Un nom pour publier…

Comme je le déplorai dans ma note d’hier, avoir un nom qui a fait la une des journaux est un moyen réel pour trouver un éditeur, sauf dans certains cas ! Pour une fois que la loi s’en mêle un peu, on peut être rassuré. Les criminels de tous poils ne peuvent pas publier les mémoires de leurs crimes. Déjà, en son temps, Jacques Mesrine avait pu le faire, mais cela appartient au passé, encore que… Avec les rééditions le passé ressemble au passé très proche, voire au présent !

 

L’instinct de mort (roman autobiographique) publié en 1977 chez Jean-Claude Lattès ;

réédition en 1984 aux éditions Gérard Lebovici ;

Réédition en 2006 aux éditions Le Chien rouge (du journal CQFD), avec une préface de Roger Knobelspiess.

Et il y en a eu d’autres, de lui, par lui même… Son nom, et son histoire ont donné matière à beaucoup de livres, voir en bas de cette note la liste impressionnante des ouvrages qui lui ont été consacrés.

Il a été le premier people du monde carcéral, depuis, c’est presque devenu un must dans une biographie, d’avoir “subit” les affres des géoles françaises. Avec l’habitude, on a adjoint un secteur VIP pour les gros poissons. Son copain et complice, François Besse, a écrit lui aussi. Un titre choc, “Je suis un voyou d’honneur”

 Jean Marc Rouillant a lui aussi écrit des livres, dont “Pour en finir avec les prisons” aux éditions “la fabrique” , et “De mémoire” aux éditions Agone, pour raconter son combat dans “Action Directe”. Ce prisonnier singulier a fait l’objet d’une demande de mise en semi liberté pour laquelle le parquet a fait appel . Le même Jean-Marc Rouillan, 55 ans, aurait travaillé la journée en CDI chez « Agone » une maison d’édition établie dans la cité phocéenne, à un poste d’éditeur  (rien que ça !) ”Chargé de la préparation de la copie” (comme quoi, un nom ça peut quand même servir à quelque chose)

Source L’Express

Qu’est-il devenu réellement?

Rouillan, libre ou presque… A-t-il changé ? A-t-il fait «acte de repentir», comme l’exigeait implicitement la chancellerie ? Qui est-il, après près de huit mille jours et huit mille nuits en prison, dont plus de deux mille enfermé dans un isolement total ? Depuis des années, Rouillan l’a dit et répété : «Pour tenir en prison, il faut être extrêmement méthodique.» Rouillan a tenu. Il a écrit. Beaucoup. C’est sa façon «de poursuivre le combat». Septembre 2007, dans le journalsur Internet CQFD, il a ainsi raconté cette journée si spéciale au cours de laquelle le tribunal d’application des peines devait examiner sa demande de placement en semi-liberté. Source Libération

Signe d’une ère nouvelle, visant à moraliser ce genre d’exploitation du crime, la loi s’est adaptée. En décachetant la lettre, qui avait été soigneusement dactylographiée à la centrale de Moulin-Yzeure (Allier), le 6 mai, le juge Gilbert Thiel a dû avoir un haut-le-cœur. Guy Georges, l’homme qu’il a renvoyé aux assises pour le viol et l’assassinat de sept jeunes femmes, lui demandait de le recommander… auprès de son éditeur. Le «tueur de l’Est parisien», condamné à la prison à perpétuité il y a quatre ans, compte bien profiter de sa sinistre notoriété pour vendre ses Mémoires. «J’ai entrepris, depuis environ un an, de raconter l’intégralité de mon histoire à une personne qui souhaitait écrire ma biographie, révèle-t-il au juge. […] Plus de 200 pages dactylographiées sont déjà écrites, et je crois savoir que cette dernière est d’ores et déjà à la recherche d’un éditeur.» Suit cette invraisemblable requête: «En parlant de recherche, peut-être que votre éditeur serait intéressé? Si tel devait être le cas, qu’il n’hésite surtout pas à m’écrire […]» Il ne s’agirait pas seulement de raconter son enfance, mais bien d’évoquer les sept meurtres. «Je considère la parution de ce livre comme un prolongement du procès en assises. […] Nous verrons bien qui, du livre ou du procès, aura apporté le plus de lumière à ce dossier», promet-il. Cette lettre, au-delà de son indécence, pose une nouvelle fois la question du respect de la douleur des familles des victimes et de l’éventuel versement de droits d’auteur à un criminel. En novembre 2002, la parution du livre de Patrick Henry, l’assassin du petit Philippe Bertrand, avait déclenché une vive polémique. Depuis, une disposition méconnue de la loi Perben II a tranché le débat. Du moins en droit. Les juges peuvent, en effet, interdire la diffusion d’ouvrages écrits par des auteurs de meurtres ou d’agressions sexuelles. Autrement dit, si Guy Georges trouvait un éditeur, son juge d’application des peines aurait la possibilité d’envoyer ses Mémoires au pilon.

L’on ne peut plus faire l’apologie de ses propres crimes ! On doit laisser celà à d’autres…

Un nom pour publier, une bonne solution, sauf que le grand banditisme, cela semble un peu beaucoup pour y parvenir. Déjà que mentionner le nom de Jacques Mesrine augmente le taux de fréquentation d’un blog de façon non négligeable, parler de Laure Manaudou aussi, mais dire qu’on a les photos de Laure Manaudou nue fait exploser les chiffres !

Titres traitants de Jacques Mesrine :

Je n’ai pas le droit à l’oubli, Il était une fois Janou et Jacques Mesrine…

Jeanne Schneider

La chasse à l’homme, La vérité sur la mort de Jacques Mesrine

Lucien Aimé-Blanc

L’affaire Mesrine

Philippe Randa, Nicolas Gauthier

Mesrine: La mort à bout portant, La seule biographie de l’ex-ennemi public n°1

Jacques Mesrine

Mesrine, ou la dernière cavale, “Le jour où tu liras ces lignes, je serai mort”

Guy Adamik

Mesrine, l’indompté

Jean-Émile Néaumet, Philippe Randa

Coupable d’être innocent

Jacques Mesrine

L’instinct de vie, 18 mois de cavale avec Mesrine

Sylvia Jeanjacquot

Une vie de voyou, Michel Ardouin, dit “Porte-avions”

Jérôme Pierrat, Michel Ardouin

Je suis un bandit d’honneur

François Besse

J’ai tant aimé Mesrine

Jocelyne Deraiche

Mesrine: Mythes et légendes d’une mort annoncée

Jean-Marc Simon

L’instinct de mort

Jacques Mesrine

Commissaire Broussard: Mémoires

Robert Broussard, Philippe Broussard

De l’antigang à la criminelle, Un grand flic ouvre ses dossiers

Commissaire Leclerc

En première ligne devant Mesrine

Jacques Tillier

Mesrine, ennemi public n°1, Pour la rétablir la vérité

Jacques Nain

François Besse, La métamorphose d’un lieutenant de Mesrine

Mathieu Delahousse

Les jours obscurs de Gérard Lebovici

Jean-Luc Douin

Un juré en marge: trois semaines au procès de Mesrine

Autin-Monsat

Les Grandes Affaires Criminelles de la Creuse

Jean-Marie Chevrier

Les grandes affaires criminelles en France

Eric Alary

Code TL825 Mesrine, Celui qui a débusqué Mesrine raconte

Emmanuel Farrugia

Jacky Mesrine, jeunesse d’un voyou, Confessions d’un complice

Michel Laentz

A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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