Combien gagnent les écrivains

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J’ai envie de parler de l’écriture, car sur le blog d’une de mes lectrices (elle se reconnaîtra), j’ai lu hier, qu’il n’est pas facile d’écrire sur commande, que cela lui rappelle l’école…

 

D’abord, il n’est pas facile d’écrire, car si ça l’était, plus de monde écrirait et, l’écrit ne serait plus un problème ni un art. D’autre part, il est très ardu de vivre de son travail lorsque l’on écrit, alors on se cherche une autre activité ; on rédige pour les autres, sur commande, parce qu’on ne sait rien faire d’autre et que c’est encore ce qu’on fait de mieux, ou de  moins mal.

 

 

Cela va des courriers pour les proches, à la future proche ou que l’on voudrait voir devenir telle, aux services publics, au notaire, à l’employeur, pour un employeur, à maman… L’écrivain écrit parce que cela lui permet de tenir la tête droite, hors de l’eau, c’est son oxygène. Il rédige sur commande pour plaire et, comme manière d’entraînement, des figures imposées pour améliorer un style et percevoir le ressenti des autres : Ce sont là des travaux pratiques ordinaires, rien d’autre :

Une pension alimentaire plus ou moins régulière selon les cas, mais le moyen d’écrire pour le plaisir, de faire des textes pour soi en espérant que les autres les apprécieront…

 

 

Cela me ramène à une question qui renvoie les internautes sur ce blog, « le salaire des écrivains » ou « que gagne un écrivain » ?

 

 

Ils sont payés en fonction des ventes de leur travail entre 4 et 15 % de droits d’auteur. Les droits sur les ventes téléchargeables en fichier PDF sont plus hauts, proche de 40 %, mais génèrent très peu de ventes, si peu !

Ces chiffres sont des moyennes des taux régulièrement pratiqués dans l’édition.

De la même façon, l’écrivain public est payé à la ligne, au nombre de mots, à la tête du client, mais de manière très irrégulière.

 

 

L’écrivain est un intermittent du verbe, un précaire, le genre de type que le banquier exècre devant tout ; c’est un risque de retours et d’impayés, mais curieusement une icône dans l’opinion de gens.

 

 

L’écrivain est souvent le salarié d’un employeur, ce qui permet des revenus réguliers et une vie décente ; le travail littéraire est alors une cerise sur le gâteau, un plus qui fait du bien. Moi-même, je rédige des rapports, des notes pour finir de régler les traites qui arrivent chaque mois avec le salaire que je touche sur douze mois.

 

Il n’y a que 5 % environ des auteurs qui vivent de leur plume, c’est peu. Parmi eux, certains de mes amis qui me disent en vivre sans faire de folie.  Leur seul luxe étant leur indépendance, la liberté d’écrire pour eux.

 

Je ne parle pas de ceux qui attendent les droits d’auteurs que certains éditeurs tardent à verser…

 

C’est un travail de passion, de fous furieux, de désespérés ; c’est une souffrance quotidienne, mais un pied d’enfer pour celui qui est lu !

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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.

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Une réponse à Combien gagnent les écrivains

  1. Laurence dit :

    Vous avez tout à fait raison, tout nous ramène à l’écriture en fin de compte. C’est peut-être la peur de participer à un concours qui me fait penser à l’école, je ne sais pas trop ! Mais après tout pourquoi se priver du plaisir d’écrire même si on n’a pas choisi le thème.

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