La part belle de Marie-Claude Gay

Aragon disait qu’il n’est pas d’amour heureux, c’est pourtant la plus grande des quêtes du monde…

Marie-Claude Gay doit être détentrice d’un savoir rare de l’homme et de ce qui l’anime, pour ciseler si bien le portrait du chasseur en proie de ses démons, mais aussi une science de la femme qui lui sert de gibier. Ce sont là des rapports difficiles qui pour tout deux plongent dans leurs racines, un héritage imposé, une nourriture qui jamais ne rassasie.

 

La plume de Marie-Claude Gay entraîne le lecteur dans des univers tour à tour sombres ou chargés de tendresse, l’un n’étant jamais éloigné de l’autre, les deux se rejoignant souvent. Une histoire avec des images saisissantes de vérité. C’est un livre où chaque lecteur pourra retrouver un peu de lui, un peu de l’autre, mais consolant car il s’agit forcément des autres lorsque cela s’assombri et de soi lors des éclaircies ; la part de l’autre c’est aussi cela !

 

A travers la vie d’une jeune femme se cherchant dans l’affection des autres, les rapports du couple sont disséqués, passés à la loupe, bien que si peu grossis…

Parfois dérangeant, voire acide, ce livre plein de vie sait montrer que l’amour dans le couple, se décline pareillement quelque soit le milieu. A travers la vie de Marie d’Arfeuille, ce sont nos espoirs qui se matérialisent, nos inquiétudes qui apparaissent, nos craintes qui prennent corps lorsque la raison des autres nous fuie. L’amour que cherche Marie est absolu, il est un don complet de soi, presque une abnégation par effacement, un partage qui se cherche un partenaire.

 

Avec les années qui se succèdent, Marie comprendra les motivations qui animèrent  les relations de ses parents, qui l’ont conduite à adopter de telles attitudes avec ses partenaires.

 

Pour Marie, c’est la passion amoureuse qui anime chacune au long de sa vie, ses joies et ses doutes, ses ambitions et déceptions qui font la part belle de l’autre, parfois…

 

Marie-Claude Gay a une plume qui pousse à se poser quelques questions, sans oublier de nous prendre dans son sillage vers la recherche de l’amour et ses révoltes. Déjà dans Deuxième vie en 2004, ellenous avait dressé un portrait du couple qui pouvait déranger par ses joutes, ses rapports de force sans être totalement dénué de chaleur et d’une forme d’affection ambigüe.

 

Paru le 7 octobre dans toutes les bonnes librairies, un roman à ne pas manquer.

Source : Edition JC Lattès, Roman contemporain, Parution : 7/10/2009

 

4 ème de couverture :

Lors de la tempête de janvier 2009 dans le Sud-Ouest, Marie d’Arfeuille, professeur de dessin aux Beaux-arts de Toulouse, rencontre Louis Morteau, notaire à Besançon. Elle va tomber amoureuse de cet homme marié et tente d’analyser pour quelle raison elle fait toujours le même choix qui la plonge dans la solitude. Une petite enfance en Algérie sans tendresse maternelle, ponctuée par la violence physique d’un père, la bloque et explique en partie ses échecs. Louis, après une cour en règle, la quitte sur un malentendu, la laissant une fois de plus désespérée. Commence alors une introspection pour comprendre ses faillites amoureuses qui la poussent à séduire des hommes non libres. 

Marie revoit sa vie dans les années soixante. Au cours d’un rallye dans le Périgord, lieu de rencontre des enfants de la bourgeoisie et de la noblesse française, elle fait la connaissance de Roch Sérandon, aux parents très collet-monté. Malgré l’infernale surveillance paternelle, elle commet l’irréparable et se marie, enceinte. Son jeune époux, étudiant, coureur de jupons, se sent piégé et leur couple ne fera pas long feu. Deux filles, Constance et Margaux, naissent à un an d’intervalle. Marie, qui entre-temps a fait les Beaux-arts à Toulouse, trouve un poste de professeur de dessin. Une nouvelle vie commence. Elle rencontre Paul, manipulateur, dont elle aura le courage de se séparer. Conceptrice de projets, elle met en œuvre une alliance universitaire liant les régions Midi-Pyrénées et Franche-Comté. Elle part pour trois semaines à Besançon. C’est là qu’elle va retrouver Louis…

Code ISBN / EAN : 9782709633239, Hachette : 4544425

Prix Public : 18,50€, Format : 225 mm x 140 mm, 333 pages

 

Marie-Claude Gay

Née à Tlemcen (Algérie),  Marie Claude Gay vit à Brive. Elle a signé sept romans aux éditions Lucien Souny qui ont connu un franc succès (L’Enfant de Tolède, Blessures de Femmes) et a obtenu le Prix Gironde du Second Roman en 1996 à Bordeaux pour Le Temple de l’eau.
Aux éditions Lattès, elle est l’auteur de : Le Serment de St jean de Luz (2003 ), Deuxième vie (2004), Le Défi de Solenn (2005), Une famille bien comme il faut (2006) et Les Amants du Baïkal (2008).

 

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

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