Les Matins de Jénine de Susan Abulhawa

 

 

Il faut une volonté peu commune pour vivre en tel enfer que celui de la Palestine et, une force morale incroyable pour continuer de croire et d’aimer encore ; il est des gens qui méritent vraiment d’exister.

 

Ce livre aux sentiments forts et parfois provocant relate la vie d’une famille sur trois générations dans une Palestine où ils vivaient en paix. La Palestine était alors un pays où chacun fraternisait quelque soit ses origines, parce que c’est ainsi qu’il en était depuis la nuit des temps ; un endroit dont les invasions avaient fait l’histoire.

 

Généreux, ils accueillaient les visiteurs, pourquoi auraient-ils pensé se voir expulsés dans des camps de réfugiés pour l’éternité ? Au long de la vie de cette famille, le lecteur est conduit sur les chemins de l’exode vers une iniquité dont un peuple fut la victime malgré lui, pour l’expiation d’une autre injustice non moins sanglante.

La logique des uns reste le combat des autres…

 

Ce livre est à déconseiller aux âmes trop sensibles, mais il prend aux tripes le lecteur, le conduisant à une saine réflexion sur la politique des grands, la loi des grandes puissances et à la place accordée aux Dieux de la terre dans les religions qui prônent la paix entre les hommes…

 

ABULHAWA Susan

 

Biographie source Poket:

Susan Abulhawa est née en 1967 en Palestine, de parents réfugiés de la guerre des Six-Jours. Élevée en partie au Koweït, en Jordanie et dans la partie occupée de Jérusalem-Est, elle vit maintenant aux États-Unis. Les Matins de Jénine est son premier roman ; il a remporté le Best Book Award 2007 dans la catégorie Fiction historique.

Comme son père, et comme le père de son père, Hassan vit de la culture des olives dans le petit village palestinien d’Ein Hod. Mais en 1948, lors du conflit qui suit la création de l’État d’Israël, Ein Hod est détruit et ses habitants conduits vers un camp de réfugiés. Pour Hassan, cet exil s’accompagne de la douleur de voir l’ancestral cycle familial brisé à jamais. Son jeune fils Ismaïl a été enlevé par des Israéliens qui lui cacheront ses origines. L’aîné, Youssef, grandira dans la haine des Juifs, prêt à toutes les extrémités. Quant à Amal, sa fille, elle tentera sa chance aux États-Unis, inconsolable cependant d’avoir fui les siens.

La guerre les a séparés. Elle seule pourra les réunir…

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.

Ce contenu a été publié dans Livres, Romans contemporains, Romans historiques, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.