Le faux compte d’éditeur, une arnaque grandiose …

  
cropped-Logo-Goliath

Histoire d’une escroquerie courante !

Contrairement à mon habitude, je vais parler d’un livre qui ne m’a pas plu ! En effet, je n’aime pas « casser » ni un livre, ni un auteur… Mais dans ce cas ci, il s’agit comme d’habitude d’un compte d’auteur déguisé en compte d’éditeur. L’escroquerie est bien connue ! C’est un cas d’école …

Je m’explique : On signe un contrat « à compte d’éditeur », on ne paye rien pour que le livre existe, mais si on veut le vendre, il faut l’acheter à l’éditeur et se débrouiller seul ! L’auteur s’est fait pigeonner…

L’éditeur, pour sa part, se contentera de le mettre en ligne chez Amazon ou Priceminister et bien d’autres .com encore ; toujours sans se fatiguer à en faire la promotion. Le livre ne se vendant pas, les espoirs de l’auteur sont déçus, il en veut à la terre entière, son talent n’est pas reconnu, il y a une conspiration contre lui… (J’exagère à peine !..)

.

Bon parlons de ce livre

.

(Bien sûr sans le nommer, rapport au premier paragraphe de cette note).

A/ Il y a une histoire, avec des personnages qui ont un caractère palpable, une intrigue qui tient la route jusqu’à la fin, un cadre qui se défend, des rebondissements et, une chute que personne n’a vue venir… Bref, tous les ingrédients d’un bon polar…

De plus, c’est un premier vrai roman édité, ce qui dans le cas présent est plus qu’honorable !

(L’auteur dont je parle écrit depuis longtemps, je trouve une autre publication, un peu discutable, mais existante… D’autres textes de lui ont fait des essais de publication, sans vrai résultat)

B/ Son éditeur est une maison pas très regardante : le texte est en français, sans faute, il y a une histoire ; roule poupoule, on éditera le monsieur… Le livre est en place chez les grossistes du net, en stock, mais ne se vend que confidentiellement, aucune publicité n’est faite. A la rigueur, le site de l’éditeur vend un peu…

C/ Pourtant, l’auteur se pensait sorti d’affaire, tiré du néant, enfin édité il rejoint la liste des écrivains. Avec le temps, les jours se suivent et le livre ne décolle pas. Curieusement, la presse reste muette. L’auteur le fait lire autour de chez lui, les commentaires sont bons : sympa ton livre…

Alors vient le doute, il trouve à se faire lire par quelqu’un de sérieux.

.

C’est là que commence son drame :

– Le style est convenu, passéiste,

– Il a voulu jouer à l’écrivain,

– Il n’a pas pris de risque,

– Il n’y a pas de personnalité,

– Il y a des longueurs, du remplissage,

– Sur 200 pages, la moitié suffirait à l’histoire…

.

D/ Le résultat est que l’auteur devra acheter ses livres et devra les vendre par ses propres moyens pour qu’il existe enfin…

.

C’est donc de l’autoédition déguisée (camouflée) en compte d’éditeur… Un vréritable éditeur, même un petit, mouillera vraiment sa chemise pour promouvoir ses petits !

ET IL Y EN A !!

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.

Ce contenu a été publié dans Se faire éditer !..., avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.