Présenter un manuscrit à un éditeur !

cropped-Logo-Goliath

Une fois de plus je vais jouer les empêcheurs d’écrire en rond !

 

Lors du tri des manuscrits, la plupart ne sont pas lisibles ! Ils ne le sont pas parce que le texte est trop convenu, mièvre, plein de clichés hyperconnus, rempli de lieux commun… D’autre part, il faut que le lecteur vive votre histoire, un lecteur passif ferme le livre.

.

La chronologie des faits doit répondre à une logique, mais si vous montez, évitez surtout :

ü   De monter en haut

ü   De monter l’escalier

ü   De mettre un pied devant l’autre

ü   De vous tenir à la rampe

Abrégez cette partie…

 

Liriez-vous un livre barbant ?

 

 

Je ne parle pas là des textes truffés de fautes d’orthographe, de grammaire et de répétitions. Pour publier, il faut une histoire qui se tienne, avec des rebondissements, du mouvement, des sentiments…

 

 

Il n’est pas grave de décapiter le président, si on l’a fait passé pour un salaud et qu’on a déclenché une révolution ; ce qui compte, ce sera la façon de le dire.

 

 

C’est tout comme pour l’amour ; on ne peut rester timide !

Resteriez-vous avec quelqu’un qui ne vous fait pas jouir ? Le lecteur non plus …

Surtout pensez à vous mettre à la place de l’autre sexe, c’est plus facile pour rendre crédible une scène.  

 

 

Vous ne savez pas ce que ressent une femme, ce dont elle a envie ?

Vous êtes une femme et cherchez ce que veut un homme ?

 

Imaginez que vous êtes hétéro et, pensez pour le sexe opposé ce dont vous ne voudriez pour rien du tout… Si vous êtes homo, rêvez de ce dont vous voudriez le plus… Mais plus simplement, vous pouvez en parler avec quelqu’un du sexe opposé. Vous ferez là preuve d’une grande ouverture d’esprit!

 

L’amour est une chose qui ne s’imagine pas, mais qui se vit, le lecteur doit le sentir.

 

Il en va de même pour la haine ou l’horreur

 

 

Souvent, il y a des textes qui me parviennent, il est flagrant que l’auteur à tenté de jouer à l’écrivain, cela donne un truc plat ! On n’imite pas un style, c’est trop personnel.

 

Les listes exhaustives de chiffres, de dates, de faits pour crédibiliser sont inutiles, le lecteur les zappera très vite …

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
Ce contenu a été publié dans Se faire éditer !..., avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

6 réponses à Présenter un manuscrit à un éditeur !

  1. Vous tenez à avoir absolument le dernier mot. C’est votre droit. Mais sachez qu’il faut d’abord se donner la peine d’envoyer des textes version papier aux gros éditeurs traditionnels, voire d’être apprécié par des gens bardés de diplômes, quoique inférieurs sur le plan de la spécifité de la vie en tant que champ d’expérience et moteur de recherche. D’autre part, je ne vois pas vraiment de différence aujoud’hui entre l’édition traditionelle et l’édition numérique sur le plan de la qualité, à moins d’être rétrograde, sans concevoir que la sélection en édition numérique est moins rigoureuse et se passe de tous les compromis que sous-entendent l’acceptation d’un texte par un éditeur traditionnel. Ceci dit, rien n’est donné dans l’absolu. L’édition traditionnelle si elle peut rapporter beaucoup d’argent pour l’auteur élu accepté, puiqu’il qu’elle se vend dans les bibliothèques et les supermarchés, il faut en convenir, pue et exsude la saturation, quand ce n’est pas l’asphyxie d’un académisme social du prêt-à-porter, pardon, du prêt-à-lire, en dehors de la vie, avec beaucoup de bons clichés rassurants, pour beaucoup de textes de romans publiés. Elle est aujoud’hui bien figée. Vous avez le droit d’être traditionnaliste, puisque du bon côté de la barrière, puisque il faut savoir toujours retourner sa veste, comme on dit, toujours du bon côté. Qui gagnera la bataille? Le dilemne reste entier. Vous allez me dire encore que ces propos viennent de la logorhée d’un refusé. C’est trop facile, encore un cliché. En tant qu’auteur d’une vingtaine de romans, je n’ai pas récolté à ce jour beaucoup d’argent, mais j’ai au moins la satisfaction d’être un auteur engagé, avec des choses à dire, ce qui prime avant tout, et d’effectuer un travail au mieux possible sur le plan du style et du fond, de lancer à chaque nouveau texte que j’écris un autre défi à l’acte gratuit qui constitue à mon sens toute création, pas seulement littéraire. Tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Je regrette sincèrement d’avoir souscrit à votre blog et de vous donner à lire des phrases qui sont tout à fait secondaires à la réalisation, proprement dite, que vous ne saurai apprécier qu’en contre-sens.

  2. Bernard Tellez dit :

    Si c’est un travail de basse besogne, alors, là, chapeau! Ce qu’il y a, c’est que vous comprenez tout de travers, à moins que vous ne réagissiez que par clichés? Dans ce cas, comment s’y reconnaître quand on a la lourde charge d’apprécier. Il faut choisir: les héros sont-ils fatigués, ou les saints irrémédiablement vont-ils en enfer?
    @Encore une fois, ce sont les refusés qui râlent le plus, criant au scandale, à la machination et à l’incompétence…

  3. Bernard Tellez dit :

    Alors, mon grand! Comment vas-tu? Quand on ne fait pas partie des « refusés » de l’édition, on a tous les droits, même celui de donner des conseils, voire de se prendre pour un maître. Hélas.
    @ Je fais juste mon boulot…

  4. Bernard Tellez dit :

    L’essentiel est de se poser les questions et d’y répondre, une façon de ne jamais être déçu. Quand on cn crée un site, on a certes le juste droit de juger. Le monde ne s’est pas fait en un seul jour, de même qu’il paraît d’importance ou nécessaire de poser sa première pierre, comme le nomade mongol tourne trois fois autour d’un « owo », avant de la déposer. Ce qui semble évident, c’est de ne jamais se prendre pour quelqu’un ou quelque chose, ou rien… Le rien n’est déjà pas si mal, car il semble qu’il y ait toujours encore un dessous de rien.

  5. Bernard Tellez dit :

    Je vous prie de m’excuser: le mieux est de sortir du système et d’écrire pour soi.Ceux qui ne sont pas publiés, sont ceux qui ont le plus de talent, c’est bien connu.Le monde littéraire est saturé d’idées toutes faites, comme le sont nos sociétés occidentales, ou d’ailleurs… C’est un mal du siècle. Que le mondialisation demeure puisque l’on ne peut pas l’arrêter, que l’on s’exprime avec style ou à l’aide de clichés tout faits, il n’y a pas de différence. C’est la façon de penser de ce monde arriviste moderne,assujetti à des idées prometteuses, très tendance. Où se trouve l’issue, si chacun a quelque chose à dire, même moi! Qui n’a pas quelque chose à dire ? Un jour je ferai la quête au nom des exclus, pour un sondage de ceux qui n’ont absolument rien à dire. Peut-être suis-je foncièrement l’un de ceux-là. Si j’arrive à récolter des adeptes, j’aurai l’impression de reconnaître mes frères, quoique j’en doute. On a toujours quelque chose à revendiquer sur le temps qu’il fait, sur n’importe quoi. Que vive le monde d’aujourd’hui avec des idées qui rapportent, puisque l’essentiel est de faire de l’argent ! Cela fait ringard. Après tout, je n’en ai rien à faire, puisque notre humanité roule dans le bon sens,toujours, en niant les idiots qui ont le nez et le regard dans les étoiles, ces aveugles. Il faudra que je mette des lunettes de vue à mon chien pour qu’il puisse s’exprimer. Peut-être qu’il aura des choses à dire, le pauvre, même s’il ne peux les transmettre que par une pensée muette. C’est entre nous un secret. Face à l’impudeur littéraire de ceux qui se disent écrivain, je suis tout ouïe, comme mon chien qui lui, a probablement beaucoup de choses à dire, mais qui ne parlera jamais…
    @ Hélas, ce genre de logorrhée, comme de coutume, est le fait d’un « refusé » de l’édition !
    Il est bien facile de crier au complot plutôt que de chercher à faire encore mieux… Il est vrai aussi que les vrais écrivains sont ceux qui ne sont pas publiés, comme sont élus ceux qui perdent les élections !
    Je suis flatté d’avoir été éclairé par une lumière si franche que la vôtre !
    Sans rancune, et en vous souhaitant une bonne année 2011, bonne chance dans vos projets. JC

  6. Celio dit :

    Les Éditions de Fallois avouent explicitement qu’ils ne lisent plus les manuscrits reçus par la poste :

    @ Certains éditeurs préfèrent « choisir » en commandant des livres à des auteurs qu’ils apprécient ; on ne peut blâmer un entrepreneur d’être maître chez lui ! Sur près de 6000 éditeurs en France, je pense qu’il reste encore de la place pour des primos…

Les commentaires sont fermés.