L’homme qui aimait les tueurs, de Bernard Boudeau

Pour un homme si noir, il n’est que sourire !

Bernard Boudeau signe là un second roman dans le genre thriller. Cela surprend d’autant, que l’homme que je connais n’est que sourire… Pourtant, il manie avec une rare perversité ses personnages, les conduisant sur des rivages étranges, dans les abîmes de la folie pure en passant par la psychanalyse…

Chez lui, les tueurs se savent dangereux et demandent de l’aide, luttant contre eux-mêmes, tentant de surnager  pour enfin assassiner avec une profonde délectation. C’est que le meurtre est une opération de prestige dont tout amateurisme doit être exclu, cela se fait à froid, en évitant de laisser un lien qui conduisent l’enquêteur à relier deux façons de faire ; c’est une méthode ; c’est un art complet. Finalement, un tueur n’est rien d’autre qu’un chasseur en bien plus aguerri, une machinerie parfaite qui jamais ne grince. Jouer un tel rôle est une panacée contre soi, un défit envers tous pour atteindre, peut-être, une dimension presque divine, une sublimation par le mal.

 

Source  In octavo     Bannière

 4 ème de couverture

« Je voudrais que vous enquêtiez sur moi.
Je suis flic, un bon flic, sorti major de ma promotion, aujourd’hui commissaire de police. Je suis en instance de divorce, en analyse depuis trois ans et j’ai peur d’être un tueur en série » L’auteur de cette étrange requête s’appelle Sylvain Macarie. Êtes-vous en face du criminel le plus retors de la planète ? L’homme est-il victime d’une effroyable machination ? Encore une question : acceptez-vous l’enquête ?

De la page blanche au roman noir, très noir.

Tour à tour infirmier, formateur, enseignant, consultant ; tour à tour passionné de musique et de photo, d’Amérique aussi…Bernard Boudeau doit avoir neuf vies et nul ne sait s’il les doit à Dieu ou au Diable. En 2009, avec Méfie-toi d’Assia !, un thriller salué par de nombreux jurys, l’animal plante ses griffes en littérature, et avec un fameux coup de patte ! De la même veine,

L’Homme qui aimait les tueurs l’installe parmi les grands du roman noir.

Méfie-toi d’Assia !, In Octavo éditions, 2009.
L’Homme qui aimait les tueurs, In Octavo éditions, 2010.

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
Ce contenu a été publié dans Critiques littéraires, Livres, Romans contemporains, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à L’homme qui aimait les tueurs, de Bernard Boudeau

  1. Comme quoi un commentaire peut attirer l’attention. Cet auteur était juste en face de moi au salon du Polar de Montigny les Cormeilles.
    J’avais remarqué de loin « Mefie-toi d’Assia ». Ce sera pour une autre fois.

Les commentaires sont fermés.