De sinistre mémoire, de Jacques Saussey

Un polard noir de chez noir, avec tous les ingrédients pour cela ! Les amateurs du genre apprécieront sûrement… L’intrigue est bien menée, avec de nombreux rebondissement. C’est un livre où l’on ne s’ennuie pas.

Pour un premier roman (encore qu’il me semble qu’il y en ait eu d’autres…), c’est déjà très bien, mais il y a un mais…

Cette « maison d’édition » qui prétend faire du compte d’éditeur, avec toute la qualité attachée à ce qualificatif, a laissé seul l’auteur face à sa correction. S’il n’y semble pas y avoir de faute d’orthographe, il y reste des fautes de style ! Un regard professionnel de l’éditeur, avec une relative distance, aurait gommé les répétitions, lieux commun, certaines longueurs qui ne profitent pas au livre… Il est dommage que ce travail n’ait pas été fait…

Encore une fois, ne publiez pas, ne signez pas avec un éditeur qui n’est qu’un imprimeur de livre, vous seriez déçus… Un éditeur qui ne retravaille pas un texte n’est pas un bon éditeur…

Je n’aime pas critiquer un livre, ni un auteur, c’est pour cela que je ne rédige que des chroniques. Mais là, c’est presque un cas d’école : tout y est, mais rien n’a été fait pour que le livre soit un vrai livre…

Jacques, ne m’en veut pas. Si j’en parle c’est que ton livre est bien construit, l’histoire progresse, et ne restent que les reproches que l’on peut faire aux auto-édités !

Persévère et change d’éditeur…

 Peut-être m’as-tu reconnu, je suis le gugusse très curieux du Cultura de « La croix blanche ».

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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4 réponses à De sinistre mémoire, de Jacques Saussey

  1. Anthony dit :

    Merci Jérôme pour ta réponse. Puisque tu es en dédicaces au Salon du livre de Paris avec ton éditeur, je viendrais me faire signer « Mathilde » si tu veux bien comme tu l’as fait pour le premier. À la prochaine. 🙂
    @ Pas de souci, rendez-vous au salon du livre de Paris 2011 ! A bientôt

  2. Lara dit :

    1. De nombreux rebondissement(s)
    2. faire du compte d’éditeur (où est le qualificatif ?)
    3. a laissé seul l’auteur … non : a laissé l’auteur seul face à …
    4. s’il ne semble pas y avoir de faute(s) d’orthographe …
    5. lieux commun(s) …
    J’arrête là, j’en ai marre – Je ne suis pas correctrice, moi. Ni même « chro-niqueuse ». (relisez aussi votre réponse à Anthony : un auteur qui pensent …
    J’ai volontairement zappé sur les fautes de style et autres … pour ne pas vous vexer, mais quand même ! Vous travaillez pour quels éditeurs ? Relire ne semble pas si aisé finalement … hein ?

  3. Jérôme dit :

    Oui Anthony, le livre est bon, l’histoire est bien, mais l’éditeur n’a pas fait son travail de correction. Si peu de gens le voient, cela n’en fait pas un livre à la hauteur qu’il aurait méritée. Là encore on est en présence d’un auteur qui pensent que son éditeur est bien ; forcément puisqu’il le publie !.. Sauf que « Les nouveaux auteurs » ne sont que des imprimeurs qui éditent aussi bien les bons livres que les merdouilles, sans retravailler le texte.
    Une vraie correction n’est pas que de l’orthographe ou de la syntaxe, c’est aussi le travail du texte en profondeur…

  4. Anthony dit :

    J’étais très étonné Jérôme que tu chroniques un livre provenant de cet éditeur sachant que tu m’as toujours donné l’impression d’être méfiant a son égard. ¨Puis, j’ai remarqué tu gardais le même discours. Tu as raison, si l’histoire est bonne, en parler est une bonne chose, peu importe l’éditeur au final… ça soutient l’écrivain.

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