La grande Borie, de Dominique Lin

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Qui n’a jamais songé a reprendre en main une vie dont le sens échappe à la logique qui est la sienne ? Aveuglé par une réussite professionnelle, rares seront ceux qui oseront se poser les bonnes questions, lâcher le tout pour se jeter dans l’envie les animant depuis toujours dans le secret de leurs rêves les plus fous. Léon, le personnage principal, découvre lors d’une rencontre improbable que son bonheur ne réside pas là où il le pensait. C’est loin du clinquant des salons VIP, des capitales de l’art et du monde fermé de la mode que ce cache la vie dans laquelle, finalement, il a constamment imaginé s’épanouir, bien qu’il ait enfoui cette volonté par raison lorsqu’il était jeune homme. La cinquantaine le prend en défaut, au détour d’une simple rencontre, balayant une histoire établie, une position confortable et, jetant la lumière sur une situation bien plus vulnérable qu’il l’eût pensé.

Ce petit roman est une belle leçon de vie, un mirage que peut de monde transformera en réalité, et c’est bien dommage… Au-delà du genre « terroir » dont se revendique ce livre, c’est un modèle d’espoir pour ceux qui éprouvent un peu de remord d’avoir quitté leurs premières ambitions, une manière de se dire que tout reste encore possible pourvu qu’on le veuille vraiment.

J’ai attendu pour en parler, car ce livre me touche de très près, trop peut-être… En effet, il provoque quelque part en moi une résonance particulière, un sentiment partagé entre le vécu et le goût de rester soi-même. La lecture de ce roman m’a renvoyé dans un passé aux antipodes de mon univers actuel, au moment où ce sont fait des choix ne dépendant pas de mon fait ; sans doute aurai-je pu devenir ce berger habité de sa nature : il en a été autrement… Alors oui, c’est vrai, il m’a fallu du temps pour oser lire ce livre, dans lequel j’ai trouvé ce que je craignais d’y voir. De nombreux lecteurs sauront retrouver cette impression un peu douloureuse de ceux qui se perdent un peu dans un métier, alors qu’ils s’identifiaient à un autre plus proche de leurs aspirations. Cependant, rien n’est plus difficile que de faire céder ce qui offre les moyens de vivre confortablement, vous faisantt passer pour un extra terrestre inconscient ou un décroissant forcené !

4éme de couverture :

Quand le hasard d’une double rencontre bouscule un confort planifié… quand le contact de vies engagées au service de vraies valeurs ramène aux racines oubliées… la remise en question au seuil de la cinquantaine ouvre la voie d’un bonheur authentique. Tel est l’itinéraire de Léon, photographe de mode, établi à Courthezon. À travers une expérience individuelle, ce roman aborde une réflexion sur ceux qui résistent aux mirages de la vie mondaine, apparemment plus facile. C’est aussi une immersion dans l’univers pastoral, du Vaucluse à la Drôme en passant par les Cévennes.

L’auteur : 

 
Dominique Lin, toujours habité par un projet d’écriture : articles, ouvrage historique, plusieurs romans en cours… nous emmène là où on ne l’attend pas, là où les vagues de l’évidence ne viennent pas déverser leurs clichés. Après ‘Toca Leòn’, il signe ici son deuxième roman, nous révèle une nouvelle intimité, celle des bergers et de la transhumance.

le sachions, de ses textes souvent imagés.
Aujourd’hui, il se consacre entièrement à l’écriture. Ateliers, aide à l’édition, conférences et romans sont autant de vecteurs propices pour partager, transmettre ses compétences mais aussi sa vision humaniste du monde.
Il nous emmène là où on ne l’attend pas, là où les vagues de l’évidence ne viennent pas déverser leurs clichés. Ses romans en sont le bel exemple : une aventure à Cuba, un cri d’amour pour les Cévennes et son troisième dans lequel il a enlevé tout cadre pour se concentrer sur l’essentiel.
Ceux à venir partent encore dans d’autres directions, comme pour nous décrire un monde sous différentes facettes, tout en restant centré sur un seul sujet : l’être humain, c’est aussi ce qui le définit le mieux.
Dominique Lin répond aux invitations dans la mesure de ses disponibilités.

Détails sur le produit :

Broché: 222 pages

Editeur : Elan Sud; Édition : 1e (2 avril 2009)

Collection : Terroir

Langue : Français

ISBN-10: 2911137124

ISBN-13: 978-2911137129

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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Une réponse à La grande Borie, de Dominique Lin

  1. Dominique Lin dit :

    Merci Jérôme pour cette chronique touchante et sincère.
    C’est en effet mon 2e roman, paru en 2009. Celui qui a permis aux lecteurs de partager entre générations certains sujets du livre.
    Depuis, 2 autres romans sont parus : « Renaître de tes cendres » (2011) et « Passerelles » (2013).
    L’aventure continue, chaque fois dans de nouveaux univers, mais toujours avec l’humain en toile de fond

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