La vie par effraction, de Jacinthe Mazzochetti

Le recueil de nouvelles de Jacinthe Mazzochetti est un ouvrage bien insolite !
En effet, généralement les nouvelles (dixit des nouvellistes confirmés) s’inspirent d’un fait marquant, d’un détail entraperçu ou d’un sentiment qui occupe l’esprit le temps d’un instant ; pour un auteur de nouvelle le détail devient une histoire à part entière : là c’est du ressenti des personnages dont il est question.

Le sentiment est la composante de l’émotion qui implique les fonctions cognitives de l’individu, la manière d’apprécier. Il renvoie à la perception de l’état physiologique du moment. Le ressenti relève du vécu de l’individu : ce qui a eu lieu dans la vie de quelqu’un.
La différence entre ces deux expressions n’est pas évidente en premier lieu, pourtant, elle est immense ! Le sentiment est une notion s’atténuant avec le temps, alors que le ressenti s’exacerbe au fil des jours jusqu’au rejet. L’ampleur prise par un ressenti croît lentement, elle mûrit dans le subconscient à bas bruit pour exploser sans prévenir. Placé devant la soudaineté de l’évènement, sa violence le rendant infernal, les mesures de sauvegarde que l’on prend alors au titre de la survie atteignent vite des extrémités, rendant le retour difficile à la normalité telle qu’elle fut. Un ressenti peut briser un individu aussi sûrement qu’un travail de sape, sans que son entourage n’en sache rien.

Dans chacune de ses nouvelles Jacinthe Mazzochetti explore cette impression aigre-douce, mêlant le fiel du rejet avec la douceur du sentiment, donnant une tonalité singulière, chaque fois, afin de placer son lecteur dans ce double sentiment fait de curiosité mêlé d’un je ne sais quoi presque dérangeant. Ce petit trouble dans la lecture joue un rôle aphrodisiaque, poussant à chercher un peu plus loin dans la lecture une issue favorable. Vite, on épouse la cause des personnages, explorant avec eux les ressources disponibles vers le recouvrement de l’estime de soi.

En définitive c’est un recueil qui touche profondément là où nul ne s’y attend, un livre qu’on ne lâche plus jusqu’à la fin : un auteur à découvrir et, dont on espère le prochain ouvrage en reposant le livre sur l’étagère.

4ème de couverture

Quelques heures. Quelques jours tout au plus. Intrusion dans l’histoire de treize adolescents. Morceaux de vies. Arrachées. Rêvées. Courses effrénées pour tenter d’exister. Les pas de Jessica se perdent dans les rues froides de Bruxelles, tandis que ceux d’Églantine se cherchent. Les yeux assassins de Nina. Les yeux gris de Marine. Du gris de la pluie au soleil des collines. Les rêves hauts de Maria. Le couteau de Julien. Par amour. Le couteau de Vlad. Pour les faire taire. Tous. Ne pas baisser la tête. Jamais.

Un peu de l’auteur

Jacinthe Mazzocchetti est chargée de cours et de recherche à l’Université Catholique de Louvain (LAAP/Centre d’Anthropologie Prospective).

Ses domaines d’études principaux portent sur la socialisation des adolescents et sur les migrations. Ses terrains de recherche sont situés en Afrique et en Belgique.
Concernant la socialisation des adolescents, elle a notamment publié :
• L’adolescence en rupture : le placement au féminin. Une enquête de terrain, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, 2005.
• « Pornographisation et relations amoureuses des adolescents », in J. Marquet et Ch. Janssen, Amours virtuelles. Conjugalité et Internet, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant, pp. 135-146, 2009.
• Hypersexualisation et relations amoureuses. Témoignages d’adolescents, brochure éditée par la Ville de Charleroi, 32p, 2009.

Source image et bio : Bibliomonde 

Détails sur le produit

• Format : Broché
• Editeur : Quadrature (25 novembre 2014)
• Langue : Français
• ISBN-10: 293053849X
• ISBN-13: 978-2930538495
• Dimensions du produit: 21 x 0,8 x 13,5 cm

• Format : Format Kindle
• Taille du fichier : 369 KB
• Nombre de pages de l’édition imprimée : 82 pages
• Editeur : Quadrature; Édition : 1 (27 novembre 2014)
• Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
• Langue : Français
• ASIN: B00Q8N28Q2
• Word Wise: Non activé

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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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