L’irlandais, de Maurice Gouiran

Avec l’irlandais de Maurice Gouiran, on s’embarque dans un thriller dédaléen où tout n’est qu’apparence !

Ce qu’on a pudiquement appelé le conflit irlandais, ces émeutes opposant l’IRA catholique aux anglicans, en Irlande du nord avait tous les attributs d’une guerre civile. Cette cause irlandaise pour la liberté a occasionné de nombreux morts. Parmi ceux-ci, certains furent victimes de règlements de compte, pour la cause, pour sauver l’honneur des combattants. Une guerre sale, animée par les conflits internes de L’IRA, érigeant le meurtre en point d’honneur. Puis, le besoin de publicité de tout mouvement revendicateur a poussé les artistes à commettre des œuvres d’art. Le street art devenait le support privilégié pour dire tout haut ce que nul ne pouvait verbaliser aux yeux du monde. Des artistes qui prenaient des risques fous pour pouvoir tagger en évitant les balles de l’armée régulière d’occupation.

 



 

La découverte du meurtre, à Marseille, d’un peintre irlandais intrigue. Son ami Clovis, journaliste, décide d’aller en Irlande pour tenter d’y voir plus clair, de comprendre mieux son camarade Zach Nicoll, devenu peintre en atelier après avoir été un graffeur reconnu. En France, la police retrouve rapidement les tableaux volés dans l’atelier par des petits voyous de quartier, loin d’être des assassins. L’enquête piétine. En Irlande, les infos recueillies par le journaliste, montrent que le passé de Zach est bien trouble pour un peintre paisible. Ses liens avec L’IRA n’ont jamais cessé ! Cependant, rien ne démontre que L’IRA fasse des actes de guerre hors de son territoire. Il semble aussi que les amours de Zach ne soient pas faciles, contrairement aux apparences : il faudra jouer très serré pour solutionner ce meurtre…

 



 

Maurice Gouiran signe ici un roman où tout semble simple en apparence, mais qui se complique rapidement. Un assassinat dans le monde de l’art est peu courant. Les artistes ne sont pas des délinquants, bien que l’art soit un vecteur de communication important donnant les moyens de porter la revendication à la vue de tous. Le street art est maître en ce domaine. Souvent considérés comme des parias défigurant nos murs, certains tagueurs se fond une signature reconnue : Zach était de ceux-ci ! Mais quitter la rue pour un atelier est une forme de trahison, un renoncement à un idéal commun, un reniement presque coupable. L’auteur mêle avec bonheur la peinture, la rue, les combattants de l’IRA et, les amours du peintre pour nous offrir un thriller ciselé, où les coupables potentiels sont nombreux, autant que les raison de mettre fin à la vie d’un homme apparemment rangé.

 



 

Présentation de l’éditeur

Lorsqu’on découvre le peintre Zach Nicholl, le crâne fracassé dans son atelier marseillais, son ami Clovis n’a qu’une pensée en tête : aider Emma, en charge de l’enquête, à retrouver l’assassin ! Zach s’était illustré dans le street art avant de devenir bankable et de fuir Belfast vingt ans plus tôt. C’est donc en Irlande du Nord que Clovis va chercher ce qui se cache derrière ce crime. Zach était l’un des artistes républicains auteurs des célèbres murals, ces peintures urbaines, outils de mémoire et de propagande. Mais pourquoi avait-il quitté son pays juste au lendemain des accords de paix de 1998 ? Ce sont des femmes, étonnantes et déterminées, toutes liées à Zach – Aileen, son épouse, Ghetusa, la veuve ad vitam æternam de son frère, et Breena, combattante féministe au sein de l’IRA – qui donneront peut-être à Clovis les premiers indices…

 



 

Un peu de l’auteur

Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !

Un auteur incontournable, respecté pour la virulence et la justesse de sa plume!
« Le talent de Maurice GOUIRAN nous réveille la conscience, nous ressuscite l’indignation et en refermant ce livre, on se sent plus vivant… » Intramuros
« MAURICE GOUIRAN est un auteur majeur, un très grand du polar actuel » RB.

Crédit bio & photo Edition JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 240 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 mai 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220363
• ISBN-13: 978-2377220366
• Dimensions du produit: 21 x 2 x 14 cm

 








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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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