Les parfums d’Iris, de Florence Roche

Dans un petit port breton, dans les années 60, Iris coule des jours heureux avec Hyppolite, son père. Ce dernier, herboriste talentueux y fait office de pharmacien. La visite d’une femme élégante et mystérieuse sème le trouble dans l’esprit d’Iris. Elle ne sait rien de sa naissance, son père semble lui cacher une autre vie : celle d’avant. L’assassinat d’Hyppolite la contraint à fuir son village et ses amies. Une nouvelle vie commence pour Iris. Elle sera la meilleure, un grand nez dans le monde feutré du parfum. Cela lui ouvrira peut-être les portes sur des vérités méticuleusement tues depuis longtemps. Des vérités dont le parfum n’est pas du meilleur cru. La note de tête peut générer la folie, celle de cœur est viscérale et celle de fond donne la nausée. Un thriller haletant où Iris tient les rênes du jeu, le pouvoir est dans ses mains : c’est elle le nez de l’avenir.

 

 



 

 

Pour créer un parfum, il faut avoir un nez, un talent de chimiste et du génie. Hyppolite avait ces trois qualités. Il savait inventer des compositions nouvelles depuis son plus jeune âge. La chimie est une science étrange, pouvant pactiser avec le mieux ou le pire. Il peut y avoir dans la chimie un relent d’alchimie un peu nauséabond s’il tombe dans de mauvaises mains. Un poison, aussi subtil d’un parfum d’exception, serait-il sorti des carnets de notes d’Hyppolite pour permettre d’assouvir des chimères dont seuls des fanatiques peuvent concevoir l’utilisation ? Dans ce livre, le fanatisme est très présent !
Les jusqu’auboutistes, que ce soit pour faire vivre la famille ou des idées insensées, ont dans ce livre une volonté farouche de durer longtemps, très longtemps quitte à lubrifier les rouages par la contrainte ou à éliminer les obstacles par le meurtre !

 

 



 

 

Florence Roche signe ici un roman, poignant, prenant le lecteur par la main, elle ne le lâche plus. L’histoire d’Iris, jeune femme brillante surgissant dans le monde clos de la parfumerie est captivante. Avec Iris, les sentiments du lecteur sont mis à rude épreuve. En effet, Florence Roche sait alterner l’amour et la haine, la droiture et la folie. Ses personnages ont pourtant un point commun, celui d’être sûr de leur bon droit. L’auteur nous amène à ressentir ses personnages. Tour à tour, on se prend pour Iris symbolisant la lumière, mais l’on parvient également à comprendre pourquoi la famille Dorian à agit de la sorte, dans l’ombre. Un exercice difficile entre le bien et le mal, un délice de lecture.

 

 



 

 

Présentation de l’éditeur

Iris est un  » nez  » de talent. A Grasse, dans les années 1960, munie des formules de parfum léguées par son père assassiné, elle lance avec succès des fragrances. En menant ses recherches sur le meurtrier de son père, Iris remonte le fil de l’histoire de sa famille et de ses origines…
Iris a – presque – suivi à la lettre les ultimes recommandations de son père, Hippolyte :  » Si je meurs, pars de cette ville. Pars très loin, et n’approche jamais la famille Dorian.  » Peu après la visite de la richissime Marie-Claire Dorian avec laquelle il s’est violemment disputé, le paisible apothicaire et parfumeur est retrouvé assassiné. Dans une valise que le défunt avait cachée à son intention, Iris trouve de faux papiers, et des cahiers avec des formules de parfum. Sous une nouvelle identité, la jeune femme quitte le petit port breton pour Aix-en-Provence, où elle s’inscrit dans une célèbre école de parfumerie. Ses premières créations, inspirées des formules d’un carnet d’Hippolyte, remportent un vif succès. Son père avait un talent de génie… Mais Iris n’a jamais vraiment rien su de lui, de sa famille, Hippolyte ayant tiré un trait sur son passé. Lors de son apprentissage, elle rencontre Armand, issu de la prestigieuse lignée de parfumeurs Dorian. Son charme, sa prestance opèrent sur elle immédiatement. Elle accepte bientôt de travailler dans les laboratoires de la firme à Grasse. Mais elle ne peut révéler ses véritables motivations : son amour pour Armand, sa volonté de connaître la famille d’Hippolyte. Et celle de retrouver son assassin.
Un roman au parfum tenace et envoûtant sur l’univers magique des parfumeurs auquel se mêlent les notes troubles d’une famille au passé chargé de secrets qui côtoient l’horreur de l’idéologie nazie, notamment les Lebensborn (maternités dédiées à la reproduction de  » la race aryenne « ).

 

 



 

 

Un peu de l’auteur

Née au Puy-en-Velay en Haute-Loire, Florence Roche a fait des études d’histoire à la faculté de Saint-Etienne. Elle a notamment publié L’Honneur des Bories (2010), L’Héritage maudit (2011), La Trahison des Combes (2012), La Réfugiée du domaine (2017) et dans la collection Trésors de France Les Carnets d’Esther (2018).

Source photo Editions Calmann-Levy :

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

Détails sur le produit

• Broché: 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (4 octobre 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258145384
• ISBN-13: 978-2258145382
• Dimensions du produit: 14 x 2,8 x 22,6 cm

 

 



 

 

 






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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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