Toute la violence des hommes, de Paul Colize

Niko, graffeur et peintre génial orne de fresques monumentales les murs de Bruxelles, après avoir tagué Paris. Né à Vukovar, il a vécu à l’âge de huit ans la terrible guerre de Serbie, notamment le siège de sa ville. Le sang, la mort omni présente, le viol et les assassinats ne lui ont pas été épargnés. Vers la fin de la guerre, il est place dans des familles d’accueil en Allemagne puis en France. Il décide d’aller à Bruxelles finir ses études d’ingénieur. Des études qu’il laisse tomber pour son art, pour la charge d’adrénaline de graffer des murs colossaux. Là, il rencontre une jeune femme, née durant le siège de Vukovar. La jeune femme est retrouvée cruellement assassinée et, les empreintes de Niko tapissent l’appartement du crime. Pour seule défense Niko ne dit qu’une phrase : j’y étais mais ce n’est pas moi !
Placé dans un centre psychiatrique pour vérifier si sa responsabilité peut être engagée
, toujours mué dans son silence, il s’exprime avec des dessins. Son avocat et la directrice du centre tentent de comprendre ce que veulent dire ses peintures qui semblent être le seul mode d’expression de Niko.


L’histoire de Niko pourrait être une histoire vraie, les enfants n’ont pas été épargné par cette guerre sordide. Les chocs traumatiques des conflits armés commencent, hélas, à être connus pour les combattants, mais avec les enfants c’est encore une science à découvrir. Niko, qui fuie les hommes et la violence, dessine des scènes macabres. Sans doute exprime-t-il ce qu’il a vécu, ou tente-t-il de transmettre un message qu’il ne parvient pas à vocaliser… Chaque détail de ses peintures devra être ausculté à la loupe pour tenter d’y voir un peu plus clair dans son message. Peut-être dit-il la vérité, il était là pour le meurtre d’Ivanka, mais ce n’était pas lui. Nikola n’étant pas sujet à un dédoublement de personnalité, trouver la vérité de cet assassinat devient un chalenge pour l’avocat et la directrice du centre d’internement.


Paul Colize nous offre ici un thriller passionnant qui souvent fait froid dans le dos. C’est un livre qu’on ne parvient pas à lâcher facilement. Niko qui exprime une grande violence est un être doux, un taiseux retranché dans son monde. La tendresse qu’il inspire à ceux qui l’encadrent, parviendra-t-elle à l’aider ? S’il est reconnu irresponsable ce sera l’asile de fou à vie, s’il est reconnu responsable la prison à perpétuité ! Un choix qui n’en est pas vraiment un. Après avoir affronter tant de misère, Niko s’est forgé des armes… il sait se priver de tout, mais aussi faire de rien son affaire. Insaisissable, Niko ne cessera de surprendre. Niko restera-t-il à jamais une énigme ?

Présentation de l’éditeur

L’histoire de Nikola Stankovic et celle de tout un pays détruit par la guerre.
Dans la banlieue de Bruxelles, une jeune femme est retrouvée sans vie dans son appartement, criblée de coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, dernière personne que la victime
a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier d’artiste. Malgré ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie, que l’on surnomme
le Funambule et qui émaille les rues de Bruxelles de fresques ultra-violentes.
Muré dans le silence, le jeune homme nie tout en bloc et ne répète plus qu’une seule phrase :
c’est pas moi.

Si la force de Niko réside dans son mystère, les personnages clés de ce roman sont incarnés par Philippe Larivière, l’avocat de Nikola et Pauline Derval, la directrice de l’Établissement de défense sociale, qui va garder le jeune homme en observation pour quelques semaines. Ces deux professionnels rompus à l’exercice ont beau voir que tout accuse Niko, aucun des deux ne peut y croire. Ils vont devoir suivre leur instinct et laisser venir l’histoire. La vraie, celle de Niko et celle de tout un pays détruit par la guerre.

Un peu de l’auteur

Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles, d’un père belge et d’une mère polonaise. Ses polars, à l’écriture aiguisée et au rythme singulier, sont toujours ancrés dans le réel et flirtent habilement avec la littérature générale.
Son œuvre a été récompensée par de nombreuses distinctions littéraires dont le prix Landerneau, le prix Polar pourpres, le prix Arsène Lupin, le prix Plume de Cristal et le prix Sang d’Encre des lecteurs.
Toute la violence des hommes est son quatorzième roman.

Source photo wikipeia 

Détails sur le produit

• Broché : 317 pages
• Editeur : HC éditions (5 mars 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357205253
• ISBN-13 : 978-2357205253
• Dimensions du produit : 14,7 x 2,7 x 22,1 cm






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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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