Mort à vie, par Cédric Cham

Un livre glaçant, un raisonnement implacable, une suite logique !

Lukas arrive en détention, c’est pour lui une première. Il est inquiet d’entrer dans un monde qu’il ne connait pas, qui n’est pas le sien, où il n’aurait jamais dû enter. Hier encore, il vivait heureux avec sa femme et sa fille une vie rangée et calme. C’était le bonheur, mais aujourd’hui, tout cela est terminé, rayé à jamais, rangé au rang des souvenirs douloureux. On n’entre pas ici par vocation, mais malgré soi. Sa faute ? Un accident de voiture ayant entrainé la mort d’un enfant ! C’est grave, très grave… Sa voiture a balayé le gamin, sauf qu’au volant ce n’était pas lui. Lukas paye une dette, il sent que son devoir est là. Sa vie en offrande pour protéger celle d’un autre. Pourtant, cet autre aurait bien des reproches à se faire, ne semble pas vraiment mesurer le geste d’amour qui lui est offert. Dès son entrée en détention provisoire, Lukas signe son arrêt de mort à vie. Sa vie, l’ancienne a disparu définitivement, le vin est tiré il lui faut le boire jusqu’au bout !


Cédric Cham signe ici un roman qui décoiffe ! Un livre qui ne commence pas par le crime, mais par la prison… Un univers étrange avec des codes précis que l’on doit maîtriser si l’on veut vivre. Un monde en petit, un monde réduit en tout, sauf en violence. En effet, s’il y a peu de liberté de mouvement, une forme de solidarité autorise de rétablir l’ordre à l’insu de la pénitenciere. Lukas trouvera des soutiens, devra prendre une protection et, en acquittera le prix en réglant comptant.

Ce livre de Cédric Cham est une véritable claque ! Lukas entre malgré lui dans une forme de violence. Le monde des voyous est pourtant si éloigné du sien. Il va devoir le côtoyer, faire avec jusqu’à franchir le Rubicon. Cédric cham conduit le raisonnement de Lukas jusqu’à cet instant où il basculera dans la normalité voyoucratique pour sauver son honneur, solder sa dette, payer par le sang une dette de sang. Un polar aussi noir qu’il est possible de l’être, une plongée dans le quotidien des prisons, qui valent bien un roman pour donner plus de frisson que d’espoir. Mort à vie est un livre qui marque, pour moi c’est le meilleur roman de Cédric Cham. Un thriller à ne pas mettre entre toutes les mains ; âmes sensibles s’abstenir !

Présentation de l’éditeur

Lukas coule une vie tranquille aux côtés de Camille et de leur fille Léana. Jusqu’au jour où tout vole en éclats : il est interpellé, et dans la foulée mis en garde à vue pour homicide involontaire… Voulant protéger son frère Eddy, Lukas va endosser une lourde faute qui n’est pas la sienne. Un choix terrible ! Pris dans cette spirale infernale, il se retrouve placé en détention provisoire. Fiché, numéroté. Écrou 52641. Ici, il va tenter de survivre entre Rudy et Assane, ses compagnons de cellule, dans un univers dont il ignore tout. Il va aussi devoir affronter Moussa et ses sbires… De l’autre côté des barreaux, Eddy, entouré d’une faune interlope, s’enfonce toujours davantage… Chacun construit sa propre prison. Personne n’y échappe…

Un peu de l’auteur

Après Broyé et Le Fruit de mes entrailles, Cédric Cham, avec ce nouveau roman Mort à vie, poursuit son analyse de la violence inhérente à notre société, à notre humanité. Et c’est cette fois sous l’angle de l’enfermement et de la culpabilité qu’il décide d’aborder le problème. L’enfermement judiciaire tout d’abord, ce microcosme hors-norme qu’est la prison, qu’Edward Bunker appelait la « fabrique à animaux ». Le lecteur, à travers les yeux de Lukas, va découvrir les codes et les règles derrières les barreaux. Un univers somme toute violent par définition, mais au final très éloigné des clichés et des fantasmes véhiculés par les films ou les médias. La prison n’est que le reflet de notre société : un monde empli de moments de douleur, de désespoir, mais aussi d’amitié, de fraternité, d’amour et… d’humanité dans ce qu’elle a parfois de plus extrême. Et puis il y a l’enfermement intérieur. Celui que l’on se construit tous, en se claquemurant à un moment ou à un autre dans des schémas de pensée, de comportements de vie, la culpabilité vous collant à la peau. Notre pire ennemi est peut-être nous-mêmes. Alors ici, en n’oubliant jamais que la réalité dépasse toujours la fiction, bienvenue en cellule !

“Je suis passionné de lecture depuis que je sais lire” confie Cédric Cham qui a grandi à Sorbiers, près de Saint Etienne dans la Loire. Après ses années lycées au lycée Fauriel à Saint Etienne, il fait des études de droit. Maîtrise en poche, il réussit le concours de l’Ecole Nationale de l’Administration pénitentiaire à Agen. Depuis novembre 2008, il est conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation au centre de détention de Roanne.
Passionné de littérature noire mais aussi de cinéma policier, de western, il a découvert le cinéma coréen de Park Chanwook et de Kim Jee-Woon.

Source : la Tribune le progrès

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 320 g
• Broché : 320 pages
• ISBN-10 : 2377221106
• ISBN-13 : 978-2377221103
• Dimensions du produit : 12.5 x 2.5 x 19.5 cm
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Langue : : Français









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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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