Dévolution, de Max Brooks

Une petite communauté de bobos fortunés est perdue dans les bois près de Seattle. Ces rats des villes, habitués au confort, à la vie facile, ont créé ici un refuge pour renouer avec la nature, fuir la pollution et l’agitation des grandes villes. Cependant, parce qu’ils en ont les moyens, les maisons très écolos fonctionnent en autosuffisance : tout est informatisé pour n’avoir à se soucier de rien. La nature oui, mais avec tout le confort qu’offre le monde moderne ! Grace à la fibre optique, ils restent en contact avec le monde du travail. Suite à l’éruption d’un volcan situé derrière les montagnes les protégeant, leurs moyens de communication sont rompus. Ils sont désormais seuls face à un quotidien plus rude que prévu. Dans son journal, Kate relate comment la sérénité d’une vie dans la nature est vite devenue un enfer, une fois le lien avec la civilisation qu’ils fuyaient rompu…
Dévolution raconte cette histoire au travers du journal de Kate et des témoignages de ceux qui ont vécus cette irruption volcanique, notamment de la police et des secouristes qui cherchaient les survivants.

Un roman presque de science-fiction, car il reste presque dans l’ordre des possibles hormis les visiteurs qui feront trembler cette petite communauté de happy few. Max Brooks restitue très bien l’ambiance de ce qui pourrait survenir lorsque des citadins ignorants tout de la nature vers laquelle ils prétendent se rapprocher, se trouvent confrontés à la réalité de l’existence. La sérénité d’une vie au calme loin de la civilisation, c’est oser se frotter à la loi du plus fort régissant la vie sauvage. Les quelques couples vivant cette immersion dans le monde parfait et harmonieux de la forêt vont vite découvrir que la vie sauvage est justement sauvage… Loin des idées de Rousseau dont le monde par essence pacifique est perverti par l’homme, les as du clavier et de la visioconférence vont devoir se relever les manches, trouver en eux les ressources nécessaires, non plus pour vivre, mais afin de survivre et tenter de se prémunir des attaques de Big foot. Big Foot est certes un mythe, une légende qui perdure depuis la nuit des temps quelque soit la civilisation, mais toute légende ne vient-elle pas d’une vérité née d’une peur collective, pouvant ressurgir n’importe quand ?

Max Brooks signe un roman époustouflant ! La vie rurale, au contact de la nature dont rêvent les citadins nés au contact du bitume est certes très belle côté artistique, mais présente aussi ses singularités qui sont naturelles aux ruraux, mais rapidement insupportables aux gens des villes. La ville a ses bruits, la nature aussi. Dans vie sauvage, les bobos BCBG oublient vite la signification de sauvage, qui vit en liberté dans la nature dixit le dictionnaire, oubliant de mentionner qu’une vie dans le nature relève de la sauvagerie dont le double sens comporte une violence certaine. La culture, l’éducation ont transformé l’homme primitif en être capable de rêver son monde pour l’adapter à sa vision du confort. Le règne animal n’ayant pas cette faculté, c’est par la force que se maintien un équilibre. Les naufragés écolos vont vite le découvrir. Ils vont devoir réapprendre les gestes oubliés, trouver des ressources pour tenter de survivre en l’attente des secours, se mesurer aux sentiments très humains que sont la peur, la couardise, l’ambition et le mensonge. Face à lui-même, chacun révèlera sa vraie nature. Max Brooks nous offre ici une satire poussée à l’extrême de ces gens fuyant les villes pour se retrouver à poil dans une nature très éloignée de l’idée qu’ils s’en faisaient.

Présentation de l’éditeur

Bienvenue à Greenloop, près de Seattle, petite communauté écolo privilégiée permettant à des ultra-riches de vivre au plus près de la nature, mais avec une technologie de pointe. Quand un proche volcan entre en éruption, Greenloop est soudain coupée du monde, et ses habitants jetés dans une épreuve de survie au jour le jour.

Kate Holland relate dans son journal intime comment son petit coin de paradis devient un enfer, surtout quand s’abat sur les survivants un prédateur inattendu : le Bigfoot. Pour survivre, la communauté doit désapprendre tout ce que le monde moderne lui a inculqué.

Entre le journal de Kate et les nombreux témoignages extérieurs, nous reconstituons une ahurissante histoire de survival horror. À la fois conte horrifique et voyage scientifique, Dévolution est une lecture intense, qui questionne le conflit entre nature et monde civilisé.

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Né à : New York , le 22/05/1972 Maximillian Michael Brooks, dit Max Brooks, est un écrivain et scénariste américain.

Il est le fils du réalisateur Mel Brooks (1926) et de l’actrice Anne Bancroft (1931-2005) (mariés en 1964). Il est diplômé en 1994 au Pitzer College.

De 2001 à 2003, il fut membre de l’équipe créative du “Saturday Night Live”. En tant qu’acteur, il est apparu dans les séries télé “Roseanne”, “Pacific Blue” et “7th Heaven”.

Max Brooks est l’auteur du “Guide de survie en territoire zombie”(“The Zombie Survival Guide”, 2003), ouvrage proposant des conseils en cas d’imminente invasion de revenants et développant le sujet de la pop-culture du “zombie”.

Son livre suivant, “World War Z” (2006) traite de la guerre entre les humains et les zombies. Paramount Pictures acquiert les droits pour une adaptation cinématographique et le film “World War Z”, réalisé par Marc Forster avec Brad Pit dans le rôle titre, sort à l’été 2013.

Il est également scénariste de comics, notamment “Attaques répertoriées” (“The Zombie Survival Guide: Recorded Attacks”, 2009), adapté d’une partie du “Guide de survie en territoire zombie” et illustré par Ibraim Roberson.

En 2003 il épouse la dramaturge Michelle Kholos avec laquelle il a un fils. Ils vivent à Los Angeles.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (31 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 270 pages
• ISBN-10 : 2702180752
• ISBN-13 : 978-2702180754
• Poids de l’article : 500 g
• Dimensions : 15.3 x 2.7 x 23.5 cm






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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur littéraire, lecteur, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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