En moi le venin, de Philippe Hauret

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La soif des bêtes, de Johann Guillaud-Bachet

Travaillant comme dameurs sur les pistes, Ludo et David sont des amis d’enfance. Ce travail leur permet de vivre mal, mais ont-ils d’autre choix ? Ils sont nés ici, dans les montagnes où l’emploi est rare. David, un être un peu singulier, qui parfois peut déranger, trouve un cadavre en partie dévoré par des sangliers. Comme il a touché la scène du crime, Ludo décide de cacher le trépassé pour protéger son ami. Il craint que des traces ADN fassent de lui un coupable potentiel. Ce qui devait assurer une tranquillité sera le début de leurs ennuis. De plus, une sècheresse particulièrement féroce plombe la saison touristique. Seuls les canons à neige peuvent sauver la saison alors que les hommes et les animaux manquent d’eau !

C’est un roman très atypique. En effet, Johann Guillaud-Bachet ne respecte pas les codes du thriller, ni du polar, tout en nous offrant un roman noir avec quelques accents fantastiques, quoi que ? Dans une petite station de ski où tout appartient à une seule famille, par conséquent seul employeur du village, on tourne en vase clos. Sourires par devant et grimaces hors des regards font la routine des travailleurs. Tous se connaissent depuis des bancs de la primaire, chacun sait donc tout sur les autres. Pourtant, un équilibre entre tous s’est mis en place. L’arrivée d’un nouveau chef des pistes extérieur au village bouleverse les habitudes. D’autre part, la sécheresse en s’éternisant tape sur les nerfs de tout le monde. Même dans les maisons l’eau est rationnée et, la mairie se montre impuissante pour solutionner le problème. David, qui préfère vivre avec les animaux qu’avec les humains, organise des points d’eau pour les bêtes vivant sur ses terres.


Lorsque la police arrive pour chercher des traces d’un inspecteur des eaux ayant disparu, Ludo sent un vent froid lui courir l’échine ! Les propriétaires de la station regardent cela d’un œil distant. Ludo en profite pour glisser une info sur le mort au directeur de la station. Curieusement, Ludo est nommé chef des pistes en remplacement du nouveau actuellement hospitalisé.

Atypique, mais un roman qui accélère au fil des pages. Au début, en plantant son décor, Johann Guillaud-Bachet nous laisse presque penser qu’on s’est trompé de genre littéraire, que ce roman serait mieux dans les mains du petit ! Puis, il tisse une embrouille que seule la complicité du secret d’une vie en vase clos peut élaborer. A force de vivre entre eux, certains s’affranchissent des règles communes, oublient que la réussite n’est pas gage d’impunité. Un roman très noir, si noir qu’il pue parfois autant qu’un cadavre au soleil. Un livre bien ficelé qui tient en haleine le lecteur jusqu’à une fin tout autant improbable que ce roman !

Présentation de l’éditeur

« Quelque chose les enveloppait. Un écho, un murmure de rage, qui démangeait les âmes, les épluchait, réduisait les corps au sang. »

Ludo et David enchaînent les nuits à damer les pistes de ski pour un salaire de misère. Au cœur des montagnes qui les ont vus naître, le petit fûté et le géant naïf ont toujours veillé l’un sur l’autre.
Lorsque David trouve un corps dans les bois, à moitié dévoré, Ludo décide de le cacher pour leur éviter des ennuis.
Bientôt le géant prend l’habitude de se confier au cadavre, enfoui au fond de son étable sous une épaisse couche de glace.
Avec la sécheresse exceptionnelle qui sévit cet hiver-là, un mal étrange rode dans la forêt. Dans la commune, la colère gronde : quelle est cette rage qui transforme les animaux les plus paisibles en fauves ? Comment la station produit-elle encore de la neige artificielle alors que l’eau manque au robinet ?
Le géant le sent : un fil se tend qui enserre les bêtes et les hommes et leur fait perdre la tête.

Un peu de l’auteur

Johann Guillaud-Bachet vit et travaille dans un village des Alpes. La Soif des bêtes est son second roman. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif  , son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Source photo Calmann -Levy :

Détails sur le produit

• Broché : 272 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2020)
• Collection : Littérature
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702166288
• ISBN-13 : 978-2702166284
• Dimensions du produit : 13,6 x 2,2 x 21,5 cm






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En moi le venin, de Philippe Hauret

Nul ne guérit de son enfance !

Franck Mattis, lieutenant de police en disponibilité, traîne son mal être dans les bistrots. Côtoyer la misère crasse du monde, la bêtise, la violence qui font le quotidien d’un flic ont achevé de lui ôter toutes ses illusions. Là où il trimbale désormais sa carcasse personne ne sait qu’il est flic. Franck cherche l’oubli, jusqu’à s’oublier lui-même. Un drame le touchant va le plonger dans son passé et, bien malgré lui, son instinct de flic va reprendre le dessus. Revenir en arrière, retrouver ceux qui étaient rangés au rang des souvenirs, c’est faire revivre des espoirs déçus, retrouver des amis perdus de vue dont tous ne sont pas devenus des oies blanches. Mais revoir Esther justifie que Franck mouille un peu sa chemise, sorte de sa léthargie alcoolisée. Il va devoir renouer avec ceux qui vivent la nuit, combattre ses démons pour enfin, peut-être, obtenir la paix vers une vie normale.


Un roman qui plonge au cœur de l’univers de la nuit, des crapules qui ne s’embarrassent pas de principe pour atteindre leurs objectifs. Des voyous pour qui seule la valeur ajoutée pour leur profit compte, sans quoi on élimine le plus simplement du monde. Pour eux, le meilleur des amis ne l’est plus dès qu’il cesse d’être rentable, la notion de sentiment est un luxe dont ils n’ont pas les moyens. L’affection est une marque de faiblesse pouvant les mettre en danger… Il y a aussi les politiques qui frôlent la ligne jaune régulièrement car une campagne coûte cher et les financements ne courent pas les rues. Entre celui qui veut devenir le premier magistrat de la ville, et celui qui tient les cordons de la bourse, un jeu d’équilibriste s’est instauré. Ils se méprisent, mais ont besoin l’un de l’autre. Puis, la belle Esther est là, au milieu de ce jeu de rôle qui, pour promouvoir le candidat à la mairie, doit frayer avec le voyou. Détail intéressant, tous se connaissent depuis l’enfance, ayant été sur les même bancs du lycée.


C’est noir et souvent sordide, avec ça et là des instants de tendresse plus que fragiles ! Philippe Hauret brosse avec ses personnages toute une palette de couleurs. Des personnages allant du refoulé à l’ambitieux, tous avec une revanche à prendre sur la vie, sur leur vie. Si certains auraient souhaités discuter, ou simplement fermer les yeux, il en est pour qui la solution ne peut être que radicale, et ce n’est pas celui qui braille le plus fort ! Un polar sans enquête de police, car dans cette couche de la société, on sait prendre des assurances.

Présentation de l’éditeur

Suite à un événement tragique, l’ancien lieutenant de police Franck Mattis se voit contraint de retourner sur les terres de son enfance. Il y retrouve d’anciens camarades de lycée. À commencer par l’envoûtante Esther, devenue chargée de communication pour le compte d’un candidat à la mairie sans scrupules. Mais aussi Valéry, le boss un peu dingue d’une boîte de nuit dans laquelle de jeunes femmes sont contraintes à la prostitution. Il y a aussi Ben, le passionné d’informatique qui végète dans son appartement en compagnie d’une étrange créature. Cécile, la secrétaire soumise aux jeux pervers de son employeur, Warren, l’amant stupide et incontrôlable, ou encore Moe, l’homme de main impitoyable qui ne rêve que de se retirer au calme avec ses chiens. Franck Mattis se voit plongé au cœur d’un monde qu’il ne connaît que trop bien, celui de la nuit, de la violence, du mensonge et de la désespérance. Une fois encore, il lui faudra lutter contre ses propres démons, et qui sait, peut-être enfin trouver la paix…

Un peu de l’auteur

Né en 1963 à Chamalières, Philippe Hauret passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez. Après le divorce de ses parents et d’incessants déménagements, il échoue en banlieue sud parisienne. Sa scolarité est chaotique, seuls le français et la littérature le passionnent. En autodidacte convaincu, il quitte l’école et vit de petits boulots, traîne la nuit dans les bars, et soigne ses lendemains de cuite en écrivant de la poésie et des bouts de romans. Il voyage ensuite en Europe, avant de trouver sa voie en entrant à l’université. Après avoir longtemps occupé la place de factotum, il est maintenant bibliothécaire. Quand il n’écrit pas, Philippe Hauret se replonge dans ses auteurs favoris, Fante, Carver, Bukowski, joue de la guitare, regarde des films ou des séries, noirs, de préférence.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Broché : 232 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220819
• ISBN-13 : 978-2377220816
• Dimensions du produit : 19,5 x 0,2 x 12,5 cm






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Alors c’est du jazz, de Marc Menu

Le dernier bébé de Marc Menu est un recueil qui surprend un peu ! En effet, on est habitué aux textes courts pour les nouvelles, avec une écriture rapide vers une chute se voulant surprenante. Le dernier opus de Marc Menu fait dans la concision à l’extrême ! Un peu à la façon de Luc-Michel Fouassier dans histoires jivaro https://www.leschroniquesdegoliath.com/2009/06/histoires-jivaro-luc-michel-fouassier/ qui regroupait 100 nouvelles en 100 mots, Marc Menu nous offre des nouvelles en condensé ! Chacune est une petite perle ultra courte, mais tout autant parlante que ses cousines plus longues. Parfois politiquement incorrectes, elles témoignent de ce que l’on est capable de penser, de nos envies inavouées ou du ressentiment que l’on peut ressentir en certaines occasions.

Avec lui, nous arpentons les rues en ruminant des réflexions qui restent en général dans le domaine de l’intime, mais qui sortent ici dans la lumière. Avec un humour souvent au second degré, il met le doigt là où cela marque, il nous montre tels que nous sommes…
L’humour est une notion très difficile à définir, qui varie énormément d’une culture à l’autre. On pourrait le définir rapidement comme une forme d’esprit permettant de dégager certains aspects cocasses ou insolites de la réalité. L’humour est important dans la vie de l’Homme : il lui permet en effet de prendre du recul sur ce qu’il vit. Avec ce recueil de nouvelles, Marc Menu nous promène dans la vie de tous les jours avec un regard acerbe, tant sur nous que sur nos contemporains. Mais sans doute voyons-nous chez les autres ce que nous n’osons voir en nous.

Pour acheter le format broché suivre ce lien ICI 

Un peu de l’auteur

Poète maintes fois déprimé, Marc Menu arpente les méandres de son existence avec la curiosité tranquille du passant. De temps en temps, il s’arrête pour prendre note d’un paysage, d’une idée, d’une rencontre – le plus souvent, avec un sourire amusé. Parce qu’il serait assez peu convenable de prendre tout ça au sérieux. Voilà déjà quelques années qu’il laisse à son chien le soin d’écrire ses textes à sa place. Celui-ci manie l’ironie avec assez bien de bonheur et tout en remuant la queue – ce qui, reconnaissons-le, de la part d’un auteur, serait inapproprié. Maintenant qu’il y pense – voilà déjà quelques années qu’on lui dit qu’il écrit mieux.

Source bio & photo Editions Quadrature:

Détails sur le produit

• Relié
• Editeur : Quadrature (1 décembre 2019)
• Collection : MINIATURES
• ISBN-10 : 2930538988
• ISBN-13 : 978-2930538983
• Dimensions du produit : 10 x 0,9 x 19 cm








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Le village des secrets, de Sylvie Lassalle

La grande guerre n’a pas encore fauché toute une jeunesse, l’armée est occupée à discipliner les colonies, les villages sommeillent dans une forme de huis clos. Jules, pour fuir une vie de misère, s’est engagé sans prévenir quiconque. Son retour au village une quinzaine d’années plus tard, avec les galons d’adjudant, anime les conversations ! Ce gamin chétif, ce loqueteux sans avenir est revenu droit dans ses bottes de sous-officier !
Il devient une attraction au village, les jeunes femmes le regardent comme un mari possible. D’autant plus que le retour des armées lui offre un avenir de fonctionnaire dans un emploi réservé… Alors qu’il commence à fréquenter une jeune femme du village, il se lie d’amitié avec une photographe récemment installée au village : une veuve revendiquant haut et fort son droit du vivre libre, quitte à choquer une société retranchée dans des certitudes venues d’un autre âge. Lorsqu’il accepte de rejoindre l’équipe municipale, Jules apprend que son passé est en train de le rattraper. Un passé peu glorieux dont il ne parle pas au risque de devenir infréquentable. Si tous ne sont pas blanc dans le village, loin de là ! Jules, en faisant son devoir de soldat, aurait-il engagé l’honneur de la France ? La grande guerre n’a pas encore eu lieu, mais déjà les gens cherchent à savoir, la presse se veut moins convenue, le XXème siècle verra changer le monde.


Un premier roman possédant tous les ingrédients pour prendre le lecteur et, l’emmener dans les secrets d’un petit village endormi sur ses certitudes. Le siècle débutant va changer la face du monde, rien ne sera plus comme avant. Jules, engagé sur une fin d’époque, est démobilisé dans une vie frémissante d’envie de liberté, de vivre et de savoir : il va en faire les frais. Sylvie Lassalle exploite parfaitement ce début de renouveau qui va ouvrir l’âge moderne. Une époque dont on parle peu, mais qui va durer un bon demi-siècle. Dans les villes d’importance la société bouge rapidement. Le brassage des populations tord le cou à la tradition. Mais les villages, endormis dans leurs habitudes, mettront plus de temps à rejoindre l’ère moderne.


Sylvie Lassalle restitue parfaitement l’ambiance de ce début de siècle. Cela sent tellement le vrai, le vécu, qu’on saute à pieds joints dans cette histoire. Un roman terroir avec un petit parfum de thriller. Alors que Jules a besoin de savoir pour avancer, d’autres cherchent à oublier afin de dormir en paix. Des visées contradictoires donnant au roman un sel particulièrement captivant. Un premier roman prometteur, une auteure dont on attend le prochain livre en se demandant déjà jusqu’où elle nous emmènera.

Présentation de l’éditeur

Après de longues années passées dans l’armée coloniale, Jules revient en 1912 dans son village provençal. Parti brusquement pour fuir une enfance misérable, ce fils de paysan réapparaît auréolé de ses galons d’adjudant. Son avenir semble tout tracé : renouer avec une vie campagnarde simple et se marier.

Il se lie d’amitié avec Anna, une jeune photographe qui vient de la ville. La jeune femme s’est installée au village pour découvrir l’identité de son père et en apprendre davantage sur sa mère disparue.

Alors que Jules aide la jeune femme à trouver des réponses, il est rattrapé par son propre passé dans les colonies. Entre trafics d’opium, usurpation d’identité, secrets et mensonges, Jules et Anna ne pourront compter que sur eux-mêmes pour percer les mystères du village et conquérir leur liberté.

Un peu de l’auteur

SYLVIE LASSALLE vit et travaille à Toulouse où elle enseigne le français depuis plus de trente ans. Passionnée d’histoire et de généalogie, elle s’est inspirée d’une histoire vraie découverte au hasard de ses recherches pour écrire ce magnifique roman.

Source photo La dépeche.fr 

Détails sur le produit

• Broché : 288 pages
• Editeur : City Edition (2 octobre 2019)
• Collection : CITY EDITIONS
• Langue : Français
• ISBN-10 : 282461577X
• ISBN-13 : 978-2824615776
• Dimensions du produit : 15,3 x 2,3 x 23,5 cm






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Une ritournelle ne fait pas le printemps, par Philippe Georget

Lors d’une procession du vendredi saint à Perpignan, La foule se presse pour voir le cortège des pénitents en caparutxe. Cette tenue traditionnelle (une robe de bure jusqu’au pieds et la tête dissimulée sous une cagoule en pointe) confère l’anonymat aux pécheurs repentant puis, cela donne des airs de mystère, de retour vers un âge sombre surgit du passé. Pour le touriste c’est du pain béni ! D’un pas lent au rythme des tambours, portant sur les épaules le misteri en suivant la croix symbolisant les outrages infligés au christ, ils vont par les ruelles de la ville dans un recueillement profane lorsque qu’une série de détonations sème la panique. Processionnaires et foule se mélange dans un élan de panique. Le misteri tombe au sol et tous s’enfuient par les rues. Sur la place reste quelques pénitents qui, ayant ôté leur cagoule, se pressent autour de l’un d’entre eux. L’homme, couché au sol, est mort poignardé… Le coup fut adroit, parti de bas en haut en perforant le diaphragme et le cœur, il ne laissait aucune chance de survie ! Au même instant un braquage est commis dans une bijouterie, la police doit se disperser sur deux fronts.



Mais si le mort avait des raisons de se repentir d’avoir enduré une vie troublée faite de solitude, mais aussi de partage via la musique qu’il enseignait aux jeunes. Des jeunes qui étaient pour lui, la quintessence de la beauté… Généreux, il a parfois logé certains d’entre eux alors qu’ils étaient dans les conflits de l’adolescence. L’enquête met au jour la vie d’un homme dont on ne savait rien, dont le passé révèle des secrets jusqu’au trésor qu’il cachait dans son coffre. Un sac de nœud qui implique les voyous et des notables possédant une grosse influence sur les autorités judiciaires, un casse-tête pour la police qui devra avoir des arguments très sérieux pour résoudre cette énigme.


Philippe Georget nous offre là un roman haletant où il nous disperse sur deux enquêtes qui pourtant n’en feront qu’une. D’abord il y a cette procession au raz du paganisme mais du domaine de la tradition venue du fond des âges. L’église ne pouvant s’y opposer a juste obtenu que cesse les pénitents allant par les rues en se flagellants jusqu’au sang. Mais qu’on ose en faire une scène de crime relève du blasphème allant à l’encontre des visées de la manifestation ! Puis ce braquage tombe à point car les forces de l’ordre étaient occupées à sécuriser le défilé. Les processionnaires sont pour beaucoup des notables qui de père en fils mettent un point d’honneur à participer à la repentance collective. La bonne question est de se repentir de quoi ? Il est sans doute des membres du cortège, qui sans être si blanc que cela, ni vraiment des voyous pour autant, portent la cagoule. Intelligemment monté, ce coup ne laisse aucune trace, la police doit trouver le détail qui ouvrira la porte de la solution …

Présentation de l’éditeur

Un Vendredi Saint à Perpignan. Comme chaque année depuis cinq siècles, la procession de la Sanch se met en marche. Sept cents pénitents défilent dissimulés sous leur traditionnelle caparutxe longue robe de bure et cagoule. Soudain, quelques pétards brisent le silence et la panique gagne la procession. Quand le calme revient, un pénitent ensanglanté reste étendu à terre, poignardé. Au même moment un violent hold-up se produit, non loin de là, dans une bijouterie… L’enquête conduit très vite le lieutenant Sebag des ruelles encombrées du quartier gitan de Saint-Jacques aux appartements feutrés de la bonne société catholique catalane. Mais y a-t-il un lien entre ces affaires alors que plane ici l’ombre aussi poétique qu ambiguë du Fou chantant, qui, ado, arpentait déjà ces mêmes ruelles…

Un peu de l’auteur

Philippe GEORGET est né en 1963 quelques jours après la mort de Kennedy, mais ne cherchez pas, il a un bon alibi ! Il a 20 ans quand il découvre la solidarité en participant à la construction d une école au Nicaragua. De retour en France, il reprend des études qui le conduiront à une licence d histoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille d abord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté d Orléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et présentateur. En 2001, il embarque femme et enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée de Marseille à Marseille en passant par l Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la Libye et la Tunisie… À son retour, il pose ses valises dans les environs de Perpignan. Et c est là, en pays catalan, qu il situe la plupart des intrigues de ses romans. Une terre qu il apprécie tout particulièrement et dont il arpente en courant et probablement pour se défouler entre deux chapitres de son prochain roman les sentiers sauvages. Il compte d ailleurs trois marathons à son actif sans compter celui dont il a un jour raté le départ, ayant malencontreusement pris celui de la course d à côté ! Un écrivain marathonien… ceci explique sans doute cela !

Source photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché : 264 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220827
• ISBN-13 : 978-2377220823
• Dimensions du produit : 21 x 0,2 x 14 cm






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Le signe du singe, de Bruno Gauscher

Un recueil de nouvelles ? Pas vraiment, c’est plus un recueil de contes fantastiques avec plusieurs niveaux de lecture possibles. Les personnages de Bruno Gauscher semblent vivre dans un film d’animation, parlant avec des objets ils paraissent vivre dans un monde parallèle. Cependant, en y regardant de plus près, selon le ressenti du lecteur, on peut y voir autre chose. Ce peut être un sixième sens, une prémonition révélée dans un songe éveillé, ou une forme de parabole où chacun puisera ce qu’il veut y trouver.


Avec des textes très courts, Bruno Gauscher déstabilise l’amateur de nouvelles. Au début, on y perd un peu son latin. Le rythme de la nouvelle y est, mais un petit quelque chose dérange. On se demande s’il n’y a pas une erreur dans le genre littéraire… Puis, un confort de lecture s’instaure en faisant sourire. C’est loufoque, mais l’arrière-goût peut être percutant. Lorsqu’on y repense, un message subliminal peut apparaître, ou pas. Un recueil plaisant à lire à coup sûr et, plus si affinité. Quel que soit le ressenti du lecteur, ces petites histoires sont parfaites pour lire deux ou trois pages avant d’aller se coucher.

Présentation de l’éditeur

D’habitude je ne parle pas aux canards. Mais à vrai dire ce n’est pas moi qui ai commencé. C’est le canard – enfin le canard de la bouée en forme de canard, celui qui était près de moi à la plage. Je vous explique. J’étais allongé sur ma serviette, en train de bronzer, j’ai fait un petit somme et quand je me suis réveillé des gens s’étaient installés juste sur ma droite. Il y avait un grand parasol, plusieurs serviettes, des sacs, des pelles et un seau, et là à quelques centimètres de moi la bouée-canard, vous voyez la bouée standard avec sa couleur bien jaune, le bec orange et les deux grands yeux ronds dessinés façon BD, noirs sur fond blanc…

Un peu de l’auteur

Bruno Gauscher a écrit de nombreuses chansons sous le nom de Bruno Morelli. Un jour, il a voulu écrire un roman qu’il a terminé au bout de deux pages. Son deuxième roman faisait quatre pages, et son troisième à nouveau deux pages. C’est donc tout naturellement que le genre de la nouvelle s’est imposé à lui. On ne contrarie pas facilement un Gauscher…

Source photo Editions Quadrature :

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Détails sur le produit

• ISBN 9782930538969 (format broché)
• ISBN 9782930538976 (format ePUB)
• 162 pages
• Livre broché – 16€
• ebook – 9.99€






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Le neutrino de Majorana, par Nils Barrellon

Au début du XXème siècle, Ettore Majorana, jeune génie de la physique est follement amoureux d’une jeune argentine se désole de la voir rentrer dans son pays. Il choisit de disparaitre : sa vie sans elle n’en est plus une, son corps ne sera pas retrouvé…
Bien des années plus tard, le cadavre dune scientifique du CERN est retrouvé à cheval sur la frontière franco-suisse. Sabrina Marco ne vivait que pour son travail. C’était sa vie, sa seule raison d’être. Elle été retrouvée le crâne fracassé ! L’enquête se complique car la police des deux pays est concernée. Cette physicienne de renommée dirigeait des recherches de pointe sur le point d’aboutir à une révolution des notions acquises dans notre conception de la matière. Pour parvenir à la compréhension de ce crime ignoble, la police devra remonter le temps dans le cœur des grands accélérateurs de particules du CERN.

Nils Barrellon réaliste une belle performance avec ce livre ! Assembler en une seule histoire des genres littéraires si différents n’était pas une gageure gagnée d’avance. Le pari est parfaitement maîtrisé. Il est vrai que l’histoire d’Ettore Majorana réuni tous les éléments d’un bon thriller. Il est un génie oublié de la physique dont la disparition relève du mystère. Une disparition aussi énigmatique que les équations dont il est l’auteur ! Nils Barrellon, partant de ce que l’on sait, nous brode un possible après pour Ettore Majorana. C’est ainsi que le monde d’hier et celui d’aujourd’hui se rejoignent autour d’un crime transfrontalier dans un polar.

Certes un polar, mais également un roman historique pour une bonne partie, le tout raconté à la sauce thriller. Un livre déroutant, parfois, car le lecteur s’égare en passant d’un genre à l’autre. Nils Barrellon signe là un polar atypique mêlant les genres avec brio. Le mode thriller donne une dynamique au récit le rendant encore plus prenant. L’auteur met en lumière Ettore Majorana qui a vraiment existé et, pour les curieux voici un PDF retraçant l’histoire d’Ettore Majorana par Etienne Klein qui est chercheur au Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au CEA. Il est membre de l’Académie des Technologies.

Ettore Majorana source : wikimedia

Présentation de l’éditeur

Au début du siècle dernier, en Italie, Ettore Majorana, jeune savant de la trempe d’Einstein, partage sa fougue et sa passion entre les particules et Emilia, une jeune étudiante argentine. Bien des années plus tard, au CERN le plus grand accélérateur de particules du monde, 600 millions de protons se heurtent chaque seconde pour faire jaillir du vide la matière telle que nous la connaissons. L’univers, les étoiles, la terre, la mer, les arbres, les plantes, les êtres vivants… Ainsi que les cadavres. Quand le corps de Sabrina Marco, chercheuse dans le prestigieux laboratoire, est découvert, le crâne fracassé, aux abords du complexe, après la sidération de tous, les questions vont très vite s’enchaîner. Qui ? Pourquoi ? Le meurtre ayant eu lieu sur la frontière, c’est en parfaite coopération, que la police française et la police suisse vont devoir mener l’enquête. Et aller de surprise en surprise…

Un peu de l’auteur

C’est en écoutant une émission de radio présentée par Etienne Klein que Nils Barrellon découvre l’existence d’Ettore Majorana. Lui, qui depuis longtemps, rêvait d’écrire un polar scientifique, tient son sujet avec l’étonnante biographie de ce savant italien de la trempe d’Einstein ou de Newton, qui l’a immédiatement émoustillé. Ne souhaitant pas être trop vulgarisateur sur le sujet, il compulse une volumineuse documentation scientifique… Et de l’agitation intellectuelle de l’Italie du début du XXe siècle aux incroyables recherches actuelles du CERN, Nils Barrellon, va mêler et distordre histoire et personnages avec une seule et obsédante idée en tête : la mécanique quantique. Sacré programme !

Source photo Editions JIGAL



Détails sur le produit

• Broché : 288 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220800
• ISBN-13 : 978-2377220809
• Dimensions du produit : 21 x 0,2 x 14 cm








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Le pensionnat de Catherine, par Florence Roche

Quelques années après la fin de la dernière guerre, le pays commence à regarder de plus près les zones d’ombre ayant résisté à l’épuration. Samuel, adopté durant l’occupation, entreprend des recherches pour comprendre comment ses parents ont disparu. Camille, fille de la directrice d’un pensionnat, n’a jamais connu son père ; sa mère n’aborde pas ce sujet, semant le doute par son silence. Une incertitude qui conduit Camille, suite à sa rencontre avec Samuel, à se poser les bonnes questions. Ensemble ils partent sur les maigres traces de leurs parentèles mystérieusement disparues. Bien que les raisons des séparations soient différentes, ils se découvrent vite des points communs. Une enquête les rapprochant en ne cessant d’inquiéter la mère de Camille. Des témoins vivent encore, sauront-ils raviver leurs souvenirs ? Dans les années 60, la France cherche à oublier les horreurs de la guerre. Ceux qui cherchent la vérité pourront-ils les convaincre de raconter ce qu’ils ont vu ? Relater ce genre de souvenirs, c’est accepter de voir de face une réalité parfois dérangeante, mais également soulager sa conscience…

Un roman historique et terroir mais pas que ! En effet, Florence Roche mêle avec brio une intrigue allant croissante à son récit. Un roman terroir en 1960, alors que la France est peuplée de petits villages où tous se connaissent, renforce l’envie de se taire pour continuer de vivre en paix. Parler peut revenir à accuser son voisin ! Entre les collabos ayant échappés à la vindicte générale de fin de guerre et les résistants de la dernière heure, nombreux sont ceux pour qui on évite de regarder de trop près le CV. Les réseaux de la résistance sont relativement bien connus, mais qu’en est-il de ceux plus occultes ? Certains ont profité du marché noir, ou des passages clandestins en zone libre pour s’enrichir. Ces derniers cherchent à se faire oublier, alors que d’autres veulent savoir. Florence roche utilise ces zones d’ombre pour émailler sont roman d’un suspense lui conférant des airs de thriller.

Avec Le pensionnat de Catherine, l’auteur nous offre une superbe intrigue, un roman apte à satisfaire tous les goûts littéraires. C’est vivant, souvent révoltant voire horrible, mais cela sent le vrai, le probable vécu dont certains furent victimes. Une histoire que le lecteur vit avec les personnages du livre tant ça pue le vécu… Si pour la jeunesse c’est de l’histoire ancienne, pour beaucoup de ma génération c’est notre jeunesse à une époque où nul ne parlait de réconciliation avec l’Allemagne. Une époque où on tournait en dérision les boches et les frigolins pour ne pas pleurer sur notre défaite éclair. Un roman captivant à classer dans les thrillers historiques pour tous publics. Un livre fort dont on se souviendra longtemps.

Présentation de l’éditeur

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer… pour Samuel, petit Juif adopté à six ans, victime de passeurs véreux pendant la Seconde Guerre mondiale, et pour Camille, fille d’une sévère directrice de pensionnat. Dans la région d’Annecy, tous deux vont se rencontrer et mener une périlleuse quête de vérité…
Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi,
Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu’il a été recueilli en 1943 non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir.
En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L’arrivée d’une nouvelle enseignante, qui porte de
lourdes accusations à l’encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille sur sa filiation.

C’est dans la région d’Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs.
Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent
l’amour…

Un peu de l’auteur

Professeure d’histoire-géographie, Florence Roche vit en Haute-Loire. Très impliquée auprès de ses élèves, elle partage son temps entre l’écriture et l’enseignement ; elle publie son premier roman en 1999.
Auteure de près d’une vingtaine de romans, elle aime mêler la grande Histoire au suspense.

Source photo : Amazon

Détails sur le produit

• Broché : 306 pages
• Editeur : Presses de la Cité (3 octobre 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258145015
• ISBN-13 : 978-2258145016
• Dimensions du produit : 14,3 x 2,6 x 22,6 cm






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La métamorphose, de Pascal Martin

Corbus a quitté son costume trois pièces, les belles voitures, la vie facile et luxueuse que lui offrait son métier de trader, pour se refaire une vie dans un squat. Certes, c’est une existence qui peut sembler un peu étriquée, mais si riche d’humanité. Il y trouve une solidarité, une joie de vivre et une notion de partage qu’il ne pouvait concevoir dans le tourbillon de son ancienne vie. Il brassait des millions, désormais il découvre l’économie parallèle assurant le minimum sans lequel la pauvreté ne vivrait pas. Il y a peu, mais dans le squat, de rien on fait un tout ; d’une ruine ils ont construit un îlot où la vie peut s’épanouir. Corbus, avec l’aide de tous fonde une petite entreprise de livraison de repas que cuisinent les mamas. Ils font construire des tuk-tuks pour faire les livraisons : une singularité qui ne passe pas inaperçu. Corbus innove dans ce monde de la débrouille en faisant des fiches de paies pour le personnel ! Il voit loin, cette entreprise sauvera sûrement ce petit monde de la précarité. Mais dans le meilleur des mondes il y a toujours un os, une épine pour empêcher de tourner rond. Un promoteur a des vues sur leur quartier afin de faire une grosse plus-value, ce qui mettrait tout le monde à la rue. De plus, Corbus apprend qu’un voyou et sa mafia sont parties prenantes dans ce projet. Une brute qu’il a connu alors qu’il était incarcéré après sa chute du monde de la finance. Les deux hommes engagent un duel. La mort violente de Madu, 15 ans et fervent défenseur de leur entreprise, révolte Corbus. Il n’a plus qu’un souhait : désormais il mettra tout en œuvre pour sauver leur fraternité et leur manière de vivre, quels qu’en soient les moyens…


Pascal Matin, colle au plus près de la réalité : ce pourrait être un fait divers défrayant les chroniques de la presse. Il décrit parfaitement la vie de ceux qui, démuni de tous, font un paradis de rien, affichent une joie de vivre insolente et gardent le sourire pour conjurer leur sort. Ça sent le vrai, presque la narration d’un vécu. L’esprit du journaliste y est, l’auteur a bien étudié ce monde d’en bas qui crève en sourdine sans jamais disparaître. Mieux, il continue de prospérer et tous ne deviennent pas des voyous. Parmi eux, beaucoup auraient à apprendre sur l’altruisme au monde d’en haut. Son roman, démonte le mécanisme de la débrouille, seul expédient de ceux sur qui nul ne placerait un kopeck. Mais dans cette douceur de vivre apparente, la voyoucratie est omni présente. Ce qui ont eu vraiment faim sombrent parfois dans la grande délinquance. Souvent issus d’un même milieu, le recours à la violence reste l’arme dont les deux bords disposent afin de faire valoir leurs droits. Et quelle violence ! Combines, coups bas et meurtres alimentent les lutes pour se construire une vie meilleure. Chez eux, le politiquement correct est particulièrement différent du nôtre !

C’est un roman noir qui marque le lecteur. Un livre riche d’enseignement, qui malgré sa face sombre reste lumineux ! Pascal Martin signe ici un livre qui griffe les aprioris de ceux qui ont le temps de lire sur ceux qui tentent de survivre. Prison, misère et meurtres n’excluent pas la générosité. Ça sent bon la cuisine dans les couloirs et les escaliers, ça pue le cadavre et les ordures autour de l’immeuble… C’est horrible mais cela fait du bien. Un livre qu’on ne lâche pas tant il prend aux tripes. Un roman que l’on vit avec Corbus, faisant nôtre sa cause, jusqu’à justifier les méthodes dont il se sert pour atteindre son but. Pour moi, c’est le meilleur roman de Pascal Martin !

Présentation de l’éditeur

Cobus, ancien trader cousu d’or clochardisé après un séjour à Fleury-Mérogis, est sur le point de sortir de la galère après avoir transformé le squat dans lequel il vit en une entreprise de fast-food haut de gamme, Le Monde de Juju, cuisine labellisée tradition française. Afin d’être à l’abri de la convoitise d’un groupe de promoteurs véreux qui s’est acheté les services d’un caïd sanguinaire, d’un fasciste patenté et d’un flic ripou, Cobus souhaite que la mairie préempte le bâtiment qui abrite son petit business. Mais un soir, le squat est ravagé par un incendie criminel dans lequel la vieille cuisinière qui était à la fois l’âme et la cheville ouvrière du Monde de Juju trouve la mort. Cobus, écœuré, est sur le point de renoncer lorsque Madu, son jeune associé malien de quinze ans, est à son tour victime d’une violente agression. Alors que rien ne le prédisposait à ce genre d’exploit, Cobus va, en une seule nuit, bouleverser la donne et combattre le mal par le mal … Mais va-t-il pour autant gagner la partie ?

Ses personnages de fiction en les inscrivant dans une dimension sociale et environnementale.

Un peu de l’auteur

Pascal Martin est né en 1952 dans la banlieue sud de Paris. Après une formation en œnologie, il devient journaliste, fonde sa boîte de production et parcourt le monde comme grand reporter. Ses reportages, très remarqués, sont alors diffusés sur toutes les chaînes de TV. En 1995 il crée les Pisteurs, des personnages de fiction qui reposent sur son expérience de journaliste d’investigation, pour une série de films diffusés sur France 2. Après avoir enseigné quelques années au Centre de formation des journalistes, il développe avec Jacques Cotta une série de documentaires Dans le secret de… qui compte aujourd’hui plus de 40 numéros. Il réalise à cette occasion Dans le secret de la prison de Fleury-Mérogis et Dans le secret de la spéculation financière. C’est sur la base de ces deux enquêtes qu’il crée le personnage de Victor Cobus, jeune trader cousu d’or qui se retrouve du jour au lendemain dans l’enfer d’une prison. Pascal Martin s’est toujours inspiré de ses enquêtes journalistiques pour nourrir ses romans.

Source photo : Lisez-com 

Détails sur le produit

• Broché : 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220835
• ISBN-13 : 978-2377220830
• Dimensions du produit : 19,5 x 0,2 x 12,5 cm






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