La peur bleue, de Maurice Gouiran

Dans le sud de la France, des vieux harkis finissent leur vie au soleil du midi. En fin, presque tous, car l’un d’entre eux est retrouvé assassiné d’une façon ignoble. La mise en scène est impressionnante, d’une violence rare. De plus, c’est le père d’un flic de Marseille. L’enquête mets vite en évidence qu’il ne s’agit pas d’un, mai de quatre meurtres semblables qui ont été perpétrés. Pour tenter d’y voir plus clair, le capitaine Emma Govgaline et son équipe vont devoir fouiller l’histoire des harkis, plonger dans les dessous d’une guerre vieille de 60 ans. Les meurtres spectaculaires ne touchant que des octogénaires, le point commun doit remonter à une histoire très sale dont les traces se perdent dans le tréfond des mémoires. Ils vont devoir s’immerger dans le sort des harkis ayant combattus pour la France, avant d’être rejetés de part et d’autre de la Méditerranée. Ces pères tranquilles n’ont rien à se reprocher, alors qu’est-ce qui peut justifier une telle violence dans une mise en scène grandiose comme aucun film d’horreur n’aurait osé avoir l’idée ? Puisqu’il n’y a pas de délit, la voyoucratie ne semble pas concernée. Pour pouvoir perpétrer de tels actes, il faut avoir un ressentiment ayant tourné vers une forme de folie. Une folie suffisamment organisée pour éviter de laisser des traces. Les autorités se montrant timides pour défendre des vieux dont nul ne se soucie, Emma et son équipe vont se mettre en quatre pour mettre sous les barreaux l’auteur de ces mises en scène macabres.
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Le sort des harkis est une verrue dans l’histoire de France. Une histoire sale avec notre regard d’aujourd’hui. Dans les années soixante, la vision de l’époque était tout autre, la guerre d’Algérie avait laissé des traces violentes dans la mentalité de l’époque. L’Algérie devenue indépendante, ces arabes français n’étaient pas les bienvenus. Parqué dans des camps sordides, ils n’ont cependant pas défrayé la chronique, se faisant oublier pour tenter de vivre malgré tout. La violence extrême des meurtres laisse la police perplexe. Pour avoir une telle rage, le meurtrier, dont le mobile semble être la vengeance, doit avoir un point commun avec ces pères tranquilles. Ce peut-il qu’il ait attendu 60 ans pour assouvir ces représailles ? Maurice Gounran nous entraîne dans les dessous d’une guerre sale dont tous semblent vouloir effacer le souvenir. Se faisant, il nous montre une face cachée de la guerre d’indépendance de l’Algérie.

Maurice Gouiran nous offre ici un polar aussi noir que peuvent l’être des crimes ignobles, perpétrés avec un souci du détail apte à choquer l’opinion. Tuer par vengeance est d’un banal triste à pleurer, là, l’auteur des crimes veut laisser sa marque, qu’on s’en souvienne ! Son combat, il désire qu’il reste dans les annales du crime. Au travers de ces actes odieux, il fera payer à la France entière l’Algérie française, la décolonisation et, une autre blessure le touchant de près. Dans un polar, on aime bien se faire des frissons, avec La peur bleue, le lecteur s’en fera une belle ! C’est froid, sanglant et méthodique comme une punition ultime. La vengeance est un plat qui se mange froid, celui-ci, après 60 ans de placard n’en sera que meilleur.

Présentation de l’éditeur

Plusieurs meurtres de vieux harkis, dans une scénographie aussi horrible que spectaculaire, semblent dégager d’effrayants relents de vengeance. Mais qui peut en vouloir aujourd’hui à ces octogénaires ? Et pourquoi ? Clovis Narigou se laisse entraîner, une fois de plus, dans une enquête qui fera resurgir les vieux fantômes et les non-dits d’une guerre d‘Algérie qui n’osa jamais dire son nom. Ses investigations lui feront découvrir la bleuite – une vaste opération d’infiltration et d’intoxication qui, excitant la paranoïa des willayas, déclencha de sanglantes épurations – mais aussi la dramatique situation des harkis, indésirables en Algérie et malvenus dans une France qu’ils ont servie. Les recherches de Clovis Narigou et de la capitaine Emma Govgaline s’avèrent d’autant plus délicates qu’il y a de l’électricité dans l’air : la cité phocéenne est en proie au scandale de l’habitat indigne, des immeubles effondrés et des logements insalubres loués par quelques élus locaux indélicats. Et comme le commissaire Arnal a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la mort de quelques vieux Arabes, Clovis et Emma feront le boulot…

Un peu de l’auteur

Source image Babelio 

Né le 21 mars 1946 au Rove (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, dans une famille de bergers et de félibres.
Il passe son enfance dans les collines de l’Estaque, avant d’effectuer ses études au lycée Saint-Charles et au lycée Nord de Marseille, puis à la Faculté, où il obtient un doctorat en mathématiques. Sa thèse, “Ondes de souffle avec relaxation de vibration” a été exploitée dans le domaine de la propulsion.
Spécialiste de l’informatique appliquée aux risques et à la gestion des feux de forêts, il a été consultant pour l’ONU. Il enseigne également à l’université.
Depuis 2000, il a écrit de nombreux romans policiers, dont plusieurs ont été primés1. Dans son numéro spécial d’avril 2016, le magazine Marianne le classe parmi les 30 auteurs français qui comptent…

Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !

« La guerre d’Algérie n’a été que rarement relatée par l’écrit et l’image, même si les quelques films et romans qui lui furent consacrés restent dans nos mémoires. Elle est toujours l’objet d’interminables polémiques, d’interprétations et de clichés partisans, voire volontairement déformés. Soixante ans plus tard, ses plaies tardent toujours à se refermer. Même si je n’y ai jamais participé personnellement, elle reste un conflit majeur qui a marqué mon enfance. Abordé dans Les vrais durs meurent aussi, j’ai toujours pensé que ce conflit méritait un plus grand développement, à condition bien entendu de trouver un angle de vision novateur. L’opération menée à partir de 1958 sous le nom de « bleuite » (qui donne son nom au roman) m’a paru assez significative à ce sujet. Elle me permettait, en outre, d’aborder le problème des harkis. Quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur l’engagement des harkis, force est de reconnaître que le sort que la France leur a réservé est assez indigne. Le second angle d’accroche de cette histoire est le scandale des logements indignes et des immeubles effondrés qui secoue la ville depuis plus de deux ans. J’ai déjà abordé le problème de la pression immobilière à Marseille (dans Train bleu, Train noir ou Putains de pauvres ! notamment) mais en novembre 2018, les choses avaient empiré : l’appât du gain de quelques-uns avait tué et l’indigence des projets municipaux dans ce domaine, porté au regard de tous, était flagrante. » Maurice Gouiran.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 256 pages
• ISBN-10 : 2377221270
• ISBN-13 : 978-2377221271
• Poids de l’article : 249 g
• Dimensions : 14 x 2.1 x 21 cm






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May Fly, de Gérard Coquet

Naviguant dans la vie en sourdine, en bon père de famille, bref un cadre sachant vivre sans tomber dans le Bobo voyant, Salvatore Bonato a perdu sa tranquillité. Il a peur pour sa vie au point de se mettre sous la protection de la police. Le discret comptable du terrorisme international a détourné des sommes folles des comptes islamistes. Pour obtenir la couverture policière, il a passé un deal avec les flics irlandais. Le globetrotteur de la finance occulte s’est réfugié en Irlande qui lui rappelle de bons souvenirs d’enfance. Le marché est simple : Salvatore avoue être l’auteur de deux crimes en échange de renseignement sur le financement du terrorisme. Cependant, il exige que ce soit le lieutenant Ciara Mac Murphy qui fasse les interrogatoires. Cette dernière qui a donné sa démission de la police est rappelée bien malgré elle a reprendre du service. Entre une inspectrice au caractère volcanique et le comptable, c’est un duel larvé qui s’instaure. Le truand exaspère autant qu’il fascine Ciara. Il lui rappelle de mauvais souvenir, mais détient sans doute aussi une vérité dont elle ignore tout ! Salvatore tourne autour du pot, fait durer les choses pour gagner du temps. Traqué par ses anciens complices, ces derniers sont venus des pays de l’est afin de mettre la main sur lui. La tête qui chapeaute l’organisation a lancé une fatwa sur tout ceux qui dirigeaient cette banque offshore, afin de renouveler le personnel. Chaque fois que l’un des membres est exécuté, Ciara obtient une petite confession supplémentaire. L’étau se resserrant, Salvatore tente de sauver les meubles, de conserver au moins une partie des fonds qu’il a détourné, mais en a-t-il encore les moyens ?

Gérard Coquet nous plonge dans le grand banditisme, celui sans frontière, sans tabou ni limite. Des voyous de haut vol ne s’embarrassant pas de sentiment. Sur leur passage, les cadavres s’accumulent. Ils liquident sans l’ombre d’une émotion. Surarmés, ils vont au bout de la mission. S’il faut faire parler un témoin, ils disposent de tout un tas de raffinements très moyenâgeux pour obtenir ce qu’ils veulent. En face, la police irlandaise, dont bien des membres sont issus de la branche armée de l’IRA, doit frôler, voire franchir les limites du droit pour tenter d’enrayer l’hécatombe des assassinats jalonnant l’avancée des tueurs pourchassant Salvatore. Ils sont très bien informés car ils ont une source d’information redoutable, touchant de près le comptable. Une opération de protection policière qui tourne à une forme de guerre dont les civils ne seront pas épargnés. Un proverbe irlandais dit : quand il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir ! Les irlandais sont habitués à la dureté du climat, de la vie en général. Cependant, le combat contre un bataillon venu de l’est en plein hivers n’arrange pas les choses. Face à la force brute, seule l’instinct de survie et la force de volonté permettra à certains de s’en sortir vivants, bien que marqués à jamais…

Un roman noir, très noir ! Gérard Coquet situe en Irlande son histoire. Un pays où les légendes se mêlent à la vie de tous les jours, où l’on est habitué à la dureté de la vie, à se battre contre l’envahisseur. La violence du commando atteint des sommets pour débusquer le comptable sous protection. L’atmosphère fantasmagorique irlandaise se prête bien à ce combat hors norme. Loin des villes, la nature reste très sauvage, sur une petite ile encore plus, car c’est sur l’une d’elle qu’est caché Salvatore Bonato. Une eau à 12 degrés par beau temps, un ressac d’enfer sont une protection intéressante. Franchir le bras de mer pour mettre le pied sur l’ile discrètement nécessite des complicités, donc autant de témoins gênants ! Finalement, l’élimination systématique des témoins mettra en difficulté le gang de tueurs. Des énergumènes qui n’hésitent pas à mettre une femme au barbecue pour faire parler le mari, plonge le lecteur dans les méthodes de l’inquisition. C’est violent, sanglants et ignoble ! Les amateurs de thrillers gorgés d’hémoglobine apprécieront.

Présentation de l’éditeur

Salvatore Bonato est un homme prudent et matois qui a toujours géré sa vie en bon père de famille. Mais est-il possible d’en être un quand on est le comptable du terrorisme et que l’on vient d’en détourner les fonds ? Devant le monstre qu’il a réveillé, il choisit de se placer sous la protection de la police, accepte de livrer ses secrets, mais pose une condition : que Ciara McMurphy recueille sa confession. C’est aussi lui qui impose l’endroit de la rencontre : Inishbofin, une île au large des côtes du Connemara. Inishbofin, c’est l’île de la vieille femme et de sa vache blanche. Dans la légende celtique, quand elles émergent du brouillard et errent sur les plages de galets, c’est pour annoncer un désastre. Et pour Ciara, c’est un mauvais souvenir. Quand elle avait quatre ans, c’est sur ce caillou perdu en face de la pointe d’Aughrus que sa mère s’est noyée. Pourquoi l’Italien a-t-il décidé de se mettre en scène là-bas ? Quelle idée a-t-il en tête ? Comment se comporte une truite vorace devant les ailes diaphanes d’une May Fly ?

« Chez Coquet, la dent est carnassière, la pensée noire, mais le cœur est ouvert attiré par la lumière chaleureuse de l’âtre où la tourbe se consume. » Nyctalope.

Un peu de l’auteur

Source photo FACEBOOK de Gérard Coquet

Bien que lyonnais atavique et assumé, Gérard Coquet est un fan de l’Irlande où il va se ressourcer dès qu’il le peut… Au programme : paysages grandioses et désertiques, barrique de Guinness et pêche à la mouche ! Cela semble divinement lui réussir puisqu’il revient à chaque fois avec des histoires passionnantes et à ne pas dormir debout ! Des histoires irlandaises, avec des légendes, des contes, des vengeances, et Ciara McMurphy, qui à elle seule vaut le détour ! Flic de choc hors protocole standard, grande gueule, pugnace, combattive, amoureuse, elle ne lâche jamais rien et semble prête à régler toutes les embrouilles qui se présentent à elle ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne manque pas. La dernière en date, c’est cet Italien, là, ce Bonato, qui semble amener avec lui un wagon d’emmerdements… Est-ce qu’elle adore ça ? On se le demande ! Mais ce qui est certain, c’est qu’avec elle, ça va être chaud, brutal et efficace !

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 256 pages
• ISBN-10 : 2377221327
• ISBN-13 : 978-2377221325
• Poids de l’article : 249 g
• Dimensions : 14 x 2.1 x 21 cm






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Fucking Melody, de Noël Sisinni

Tout juste quinze printemps au compteur, celle qui se fait appeler Fiorella, séjourne dans une clinique. L’incertitude de l’avenir, un passé semblant déjà un passif, lui font s’inventer un monde. Le mensonge est pour elle un refuge pour se donner un petit rôle dans une vie qui ne l’attendait pas… Fiorellla s’est malgré elle prise d’amitié pour Soline, une adulte, une presque vieille qui lui rend visite régulièrement. Lors d’une sortie avec elle, Fiorella tombe amoureuse de Boris, le compagnon de son amie. Un amour à sens unique, mais qui lui donne envie de vivre à fond, et très vite car elle se sait atteinte d’un cancer, que son espérance de vie est sacrément compromise. Vivre peu, vivre à fond devient sa devise. Facilement très agressive par mesure de protection, par peur de l’autre, parce que n’ayant jamais eu d’amour elle ne sait pas comment se pratique cette religion que tout le monde recherche. Elle démontrera à Boris que personne d’autre ne saura l’aimer autant qu’elle. Pour atteindre son but, Fiorella se dotera des armes nécessaires, contraindra Boris à l’accompagner dans sa fugue. Fermement décidé à éliminer tout obstacle devant eux, Fiorella ira jusqu’au bout dans son voyage vers l’obscurité : la fuite est devenue la seule issue possible, quitte à frôler de trop près le bord du précipice…

L’histoire de Fiorella prends vite l’air d’un road trip. Si elle ne sait pas d’où elle vient, elle sait parfaitement qu’elle n’ira nulle part. Une vie aussi brève que son cancer évolue vite. Tout juste 15 ans, mais déjà plus de temps devant elle. Elle décide de brûler toutes les étapes, ces pertes de temps juste capables de créer des souvenirs dont elle n’a rien à faire. Derrière elle et Boris, il y a toute une structure mise en place afin de les retrouver. Certes par contrainte, mais aussi par affection quasi paternelle, Boris tente un ultime saut de l’ange pour Fiorella. Leur fuite relève du détournement de mineur aux relents de pédophilie pour la police. Ce que ne peuvent pas comprendre les flics, c’est pourquoi tant de monde semble vouloir aider Fiorella et Boris. Qui protège qui, et pourquoi ?


Noël Sisinni nous met un flingue dans le dos pour nous emmener dans les valises des fuyards. La cause de Fiorella devient vite la nôtre, ou du moins la trouvera-t-on presque justifiée. Les horreurs dont la gamine est capable se lissent en regard de son désespoir. Un passé de merde, pour une vie de merde sans solution rendrait un peu nerveux n’importe qui. Jusqu’auboutiste, sans les freins d’une éducation, ni l’affection qui arrondit les angles, Fiorella fonce en roue libre vers un avenir mort-né. Toute l’habileté de l’auteur est de nous faire gober les pires couleuvres, faire admettre l’inacceptable, parce que finalement, elle est adorable cette furie de 15 ans. A peine pubère, elle a déjà plus vécu que bon nombre de vieillards. Son cancer galope, elle aussi ! Elle achète la liberté lui restant à vivre au prix fort. Un roman froid, nerveux et tendre, où le désespoir le dispute à l’envie de vivre encore un peu. Fiorella qui n’a que faire de souvenirs qu’elle n’aura pas le temps de convoquer, marquera durablement ceux qui l’auront côtoyée.

Avec un pétard dans son baise en ville, tout devient possible !

Présentation de l’éditeur

« Elle va, le crabe dans une poche, un flingue dans l’autre, elle va… »

Elle a quinze ans, est en soins dans une clinique spécialisée et se fait appeler Fiorella. Pas sûr que ce soit son vrai prénom… Elle ment beaucoup, s’invente des passés, traficote le présent, et ne se projette pas dans l’avenir vu qu’elle vient d’apprendre que le sien est limité. Une saloperie quelque part dans la moelle épinière selon les médecins. Alors, il lui faut vivre, vivre passionnément et vite… Et comme toutes les filles de son âge, elle veut connaître l’amour. Alors elle jette son dévolu sur Boris, le compagnon de Soline, son amie qui officie comme clown dans la clinique. Boris, dessinateur de bandes dessinées, est un personnage lunaire qui vit dans son monde. Un coup de foudre pour Fio. Pris en otage par la jeune rebelle qui, pour aller au bout de son rêve, n’hésite pas à éliminer tout ce qui se met en travers de son chemin, Boris se retrouve dans l’obligation de fuir avec elle pour échapper au rouleau compresseur à leur poursuite. Mais plus ils avanceront vers l’ouest, plus l’horizon va s’obscurcir…

Un peu de l’auteur

Noël Sisinni aime particulièrement les histoires de rencontres et les voyages initiatiques… Sa première idée est donc de placer deux personnages en situation d’exception. « La suite, quand mes deux personnages sont bien caractérisés, je me laisse porter par eux, et s’ils existent vraiment, il arrive ce moment magique dans l’écriture où ce sont eux qui me racontent leur histoire. Je ne suis plus maître de la situation et ne peux plus changer leur destin. Parfois ça finit bien, parfois très mal. Fucking Melody n’échappe pas à ce principe. La jeune Fiorella, rebelle et sans compromis, prend en otage un dessinateur de bandes dessinées. Elle veut absolument connaître la passion avec lui. Elle a quinze ans, il en a quarante. Qu’ont-ils en commun ? Au départ, rien, à la fin, quelque chose de fort sera passé entre eux. » Un premier roman ultra-sensible écrit sur le fil du rasoir !

Noël Sisinni est né au début des années cinquante à Paris. Il a tout juste vingt ans quand il quitte l’usine et sa banlieue pour suivre le mouvement soixante-huitard du retour à la terre. Il s’installe en petites Cévennes pour faire de l’élevage et du maraîchage. Il touche à tout : successivement paysan, bûcheron, maçon, peintre et sculpteur. Il a aussi envie de toucher au cinéma. Poussé par une copine, il devient acteur puis décide de se lancer dans l’écriture de scénario. Il obtient l’avance sur recette du CNC (Centre national du Cinéma) en tant qu’auteur. Le film sera réalisé avec Kirk Douglas dans le rôle principal. Malheureusement le public n’est pas au rendez-vous, mais Noël ne se démoralise pas et se tourne vers la télévision. Il signe plusieurs téléfilms et séries policières, Navarro, Engrenages, etc. Fucking Melody est son premier roman. Mais sans doute pas le dernier.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 232 pages
• ISBN-10 : 2377221335
• ISBN-13 : 978-2377221332
• Poids de l’article : 200 g
• Dimensions : 12.5 x 1.9 x 19.5 cm






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Les promesses de l’innocence, d’Éric Le Nabour

Trois jeunes femmes, tout juste au sortir de l’adolescence, étroitement liées bien que très différentes aiment fêter ensemble leurs anniversaires. Elles sont nées le même jour ! A elles trois, elles font la démonstration qu’il est possible de vivre en paix, quelle que soit la religion. L’une est chrétienne, la seconde musulmane et la dernière juive. Sous le soleil d’Alger, en 1954, commence à bruisser un air de révolte. Quelques agitateurs mobilisent contre le colonisateur pour revendiquer l’indépendance. Ce que pudiquement la France nomme des événements, devient vite une lutte armée. De confessions différentes malgré l’amitié les unissant, elles se voient de moins en moins. Chacune à désormais des préoccupations les accaparant totalement. Les parents de Clotilde, dont le père est militaire, l’envoient poursuivre ses études à Paris pour plus de sécurité. Les frères de Naïma s’engagent avec les fellaghas, Judith tombe amoureuse et doit fuir sa famille, Le souvenir d’une amitié si forte peut-il dominer les drames qui toucheront chacune d’elles ? Ebranlées et meurtries, elles vont devoir puiser en elles des ressources jusque-là impensables afin de trouver une nouvelle manière de vivre, de panser les blessures les affectant car vivre est aussi apprendre à regarder vers demain.

La guerre d’Algérie a brisé bien des idéaux, des vies fauchées, tout un tas d’horreur apportée par la guerre. Éric Le Nabour nous entraîne dans ce que la France n’osait pas nommé par son nom, au cœur de la guerre d’Algérie. Une guerre sale, une guerre presque fratricide entre deux peuples qui n’avançaient pas à la même vitesse. La France restait assise sur ses certitudes et, l’Algérie voulait une liberté légitime. Au milieu de tout conflit armé, il y a des gens qui cherchent à continuer de vire, d’aimer, de chercher le repos ou à s’impliquer. Cependant, les drames jalonnant les affrontements laissent des cicatrices, à jamais des plaies ouvertes pour certains, qui se lissent avec le temps pour d’autres. La force de l’amitié entre les trois jeunes femmes peut-elle dominer les tragédies dont elles ont été victimes ? Le sourire peut-il revenir malgré sang versé, les larmes et la peur ? Elles vont devoir trouver en elles des ressources dont elles ne se savaient pas capables pour aller vers un monde nouveau, une fois les cartes redistribuées.


Éric Le Nabour signe un roman où l’amour le dispute à la haine. Un livre aigre doux comme un divorce un peu raté. Des envies de liberté, le sentiment d’être coincé dans un costume mal taillé et tout explose ! La violence n’a pas de camp, pas plus que l’amitié. Prises dans la tourmente de cette guerre, les trois jeunes femmes représentent les trois confessions religieuses. La religion n’était pas la cause de la guerre, mais elle n’arrangeait rien. En effet, l’amitié réelle peut être sans pour autant admettre la mixité dans l’intime. On peut se respecter sans qu’il soit envisageable de se mélanger. Au centre des événements d’Alger, l’envie d’indépendance au lendemains radieux, préserver les traditions cultuelles se dessinait. Aucun talent permet de bien finir une guerre, mais il en faut beaucoup pour dominer un tel roman, sans cesse au bord de la rupture entre deux peuples si proches et si éloignés. Le prix de la liberté possède suffisamment de force pour briser les acquis afin de conquérir de nouveau horizons, de vivre enfin libre en continuant de penser à l’autre.

Présentation de l’éditeur

Novembre 1954. Sous le soleil intranquille d’Alger, trois amies célèbrent leurs vingt ans le même jour. Dans cette Algérie aux beautés enchanteresses, chacune vit sa jeunesse traversée par des doutes et des espoirs. Entre ses parents et l’officier auquel on veut la marier, Clotilde sent le contrôle de sa vie lui échapper. Naïma a dû renoncer à devenir infirmière pour veiller sur son père malade et ses frères. Judith, étouffant dans le cocon familial traditionnel, vit une passion
secrète avec son amant arabe.
Trois destins que tout, en apparence et dans la précipitation des événements, doit vouer à la rupture sinon à l’affrontement. Et pourtant…
Un roman choral sur la force sacrée de l’amitié et les choix courageux de trois femmes qui ne cesseront de se chercher, de part et d’autre de la Méditerranée.

Un peu de l’auteur

Source photo BABELIO

Il publie son premier livre, Charles X, le dernier roi, en 1980, alors qu’il a dix-neuf ans. La préface, élogieuse, est signée par Alain Decaux — quand Le Monde estime qu’il manque « d’idées générales ».
Il a ensuite écrit une quarantaine de livres, et signé de nombreux articles publiés dans Historia ou Chroniques de l’histoire. Il a également fait partie de l’équipe de l’émission « Les Voyageurs de l’Histoire », diffusée sur France 2, animée par Jacques Martin, sur une idée d’Alain Decaux.
La plupart de ses romans, biographies de personnages célèbres et récits font une large place à l’histoire. Cela lui vaut d’être sollicité, outre pour ses propres articles, mais également pour enrichir des dossiers publiés dans des revues grand public, comme Secrets d’histoire.
« Guénonien », il s’est également intéressé, entre autres, à la légende du Graal.
Source : WIKIPEDIA

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 416 pages
• ISBN-10 : 2258118816
• ISBN-13 : 978-2258118812
• Poids de l’article : 449 g
• Dimensions : 15.1 x 2.7 x 21 cm






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Dévolution, de Max Brooks

Une petite communauté de bobos fortunés est perdue dans les bois près de Seattle. Ces rats des villes, habitués au confort, à la vie facile, ont créé ici un refuge pour renouer avec la nature, fuir la pollution et l’agitation des grandes villes. Cependant, parce qu’ils en ont les moyens, les maisons très écolos fonctionnent en autosuffisance : tout est informatisé pour n’avoir à se soucier de rien. La nature oui, mais avec tout le confort qu’offre le monde moderne ! Grace à la fibre optique, ils restent en contact avec le monde du travail. Suite à l’éruption d’un volcan situé derrière les montagnes les protégeant, leurs moyens de communication sont rompus. Ils sont désormais seuls face à un quotidien plus rude que prévu. Dans son journal, Kate relate comment la sérénité d’une vie dans la nature est vite devenue un enfer, une fois le lien avec la civilisation qu’ils fuyaient rompu…
Dévolution raconte cette histoire au travers du journal de Kate et des témoignages de ceux qui ont vécus cette irruption volcanique, notamment de la police et des secouristes qui cherchaient les survivants.

Un roman presque de science-fiction, car il reste presque dans l’ordre des possibles hormis les visiteurs qui feront trembler cette petite communauté de happy few. Max Brooks restitue très bien l’ambiance de ce qui pourrait survenir lorsque des citadins ignorants tout de la nature vers laquelle ils prétendent se rapprocher, se trouvent confrontés à la réalité de l’existence. La sérénité d’une vie au calme loin de la civilisation, c’est oser se frotter à la loi du plus fort régissant la vie sauvage. Les quelques couples vivant cette immersion dans le monde parfait et harmonieux de la forêt vont vite découvrir que la vie sauvage est justement sauvage… Loin des idées de Rousseau dont le monde par essence pacifique est perverti par l’homme, les as du clavier et de la visioconférence vont devoir se relever les manches, trouver en eux les ressources nécessaires, non plus pour vivre, mais afin de survivre et tenter de se prémunir des attaques de Big foot. Big Foot est certes un mythe, une légende qui perdure depuis la nuit des temps quelque soit la civilisation, mais toute légende ne vient-elle pas d’une vérité née d’une peur collective, pouvant ressurgir n’importe quand ?

Max Brooks signe un roman époustouflant ! La vie rurale, au contact de la nature dont rêvent les citadins nés au contact du bitume est certes très belle côté artistique, mais présente aussi ses singularités qui sont naturelles aux ruraux, mais rapidement insupportables aux gens des villes. La ville a ses bruits, la nature aussi. Dans vie sauvage, les bobos BCBG oublient vite la signification de sauvage, qui vit en liberté dans la nature dixit le dictionnaire, oubliant de mentionner qu’une vie dans le nature relève de la sauvagerie dont le double sens comporte une violence certaine. La culture, l’éducation ont transformé l’homme primitif en être capable de rêver son monde pour l’adapter à sa vision du confort. Le règne animal n’ayant pas cette faculté, c’est par la force que se maintien un équilibre. Les naufragés écolos vont vite le découvrir. Ils vont devoir réapprendre les gestes oubliés, trouver des ressources pour tenter de survivre en l’attente des secours, se mesurer aux sentiments très humains que sont la peur, la couardise, l’ambition et le mensonge. Face à lui-même, chacun révèlera sa vraie nature. Max Brooks nous offre ici une satire poussée à l’extrême de ces gens fuyant les villes pour se retrouver à poil dans une nature très éloignée de l’idée qu’ils s’en faisaient.

Présentation de l’éditeur

Bienvenue à Greenloop, près de Seattle, petite communauté écolo privilégiée permettant à des ultra-riches de vivre au plus près de la nature, mais avec une technologie de pointe. Quand un proche volcan entre en éruption, Greenloop est soudain coupée du monde, et ses habitants jetés dans une épreuve de survie au jour le jour.

Kate Holland relate dans son journal intime comment son petit coin de paradis devient un enfer, surtout quand s’abat sur les survivants un prédateur inattendu : le Bigfoot. Pour survivre, la communauté doit désapprendre tout ce que le monde moderne lui a inculqué.

Entre le journal de Kate et les nombreux témoignages extérieurs, nous reconstituons une ahurissante histoire de survival horror. À la fois conte horrifique et voyage scientifique, Dévolution est une lecture intense, qui questionne le conflit entre nature et monde civilisé.

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Né à : New York , le 22/05/1972 Maximillian Michael Brooks, dit Max Brooks, est un écrivain et scénariste américain.

Il est le fils du réalisateur Mel Brooks (1926) et de l’actrice Anne Bancroft (1931-2005) (mariés en 1964). Il est diplômé en 1994 au Pitzer College.

De 2001 à 2003, il fut membre de l’équipe créative du “Saturday Night Live”. En tant qu’acteur, il est apparu dans les séries télé “Roseanne”, “Pacific Blue” et “7th Heaven”.

Max Brooks est l’auteur du “Guide de survie en territoire zombie”(“The Zombie Survival Guide”, 2003), ouvrage proposant des conseils en cas d’imminente invasion de revenants et développant le sujet de la pop-culture du “zombie”.

Son livre suivant, “World War Z” (2006) traite de la guerre entre les humains et les zombies. Paramount Pictures acquiert les droits pour une adaptation cinématographique et le film “World War Z”, réalisé par Marc Forster avec Brad Pit dans le rôle titre, sort à l’été 2013.

Il est également scénariste de comics, notamment “Attaques répertoriées” (“The Zombie Survival Guide: Recorded Attacks”, 2009), adapté d’une partie du “Guide de survie en territoire zombie” et illustré par Ibraim Roberson.

En 2003 il épouse la dramaturge Michelle Kholos avec laquelle il a un fils. Ils vivent à Los Angeles.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (31 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 270 pages
• ISBN-10 : 2702180752
• ISBN-13 : 978-2702180754
• Poids de l’article : 500 g
• Dimensions : 15.3 x 2.7 x 23.5 cm






<” Dévolution, de Max Brooks”>

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Pour oublier la nuit, de Françoise Bourdon

1720, Pour la jeune Julie qui déborde de vie, la vie auprès de son père, faïencier en Provence, s’écoule tranquillement. Elle a la chance d’avoir une famille qui la laisse libre de s’exprimer comme elle l’entend. En effet, Julie qui ne s’intéresse nullement aux tâches domestiques, ni à l’atelier familial, préfèrent apprendre le maniement de l’épée, la lecture et les grandes discussions sur les auteurs qu’elle affectionne. Pour son vingtième anniversaire elle reçoit de Ninon, une amie de Livia, sa mère décédée lors de la grande peste à Aix-en-Provence, une lettre témoignant de ce qu’a été sa courte vie. Julie est bouleversée, révoltée qu’il puisse exister tant d’horreur. Décidée de venger sa mère, Julie prend le chemin d’Aix et se rend chez Ninon. Cette dernière lui confirme la machination ignoble ourdie par quelques nobliaux locaux au détriment de Livia. Ces derniers sévissent toujours dans une totale impunité. Travestie en garçon pour être plus libre de ses mouvement, Julie devenue Jule pénètre les cercles fermés de cette aristocratie sans foi ni loi, dont seul compte leur propre plaisir. Elle découvre un monde dangereux, où seule la noblesse détient le pouvoir. Sa maîtrise du fleuret lui ouvre les portes d’une salle d’arme où elle peut perfectionner son habileté, mais aussi mesurer la puissance de ceux qu’elle veut affronter. Aura-telle la force d’aller jusqu’au bout de son désir de vengeance, malgré les mises en garde de ses amis et, l’amour qu’elle éprouve pour un jeune clerc de notaire qu’elle a rencontré ? Julie est partagée entre la peur de flancher au risque de sa vie et l’amour qui l’étreint, un sentiment de plénitude dont elle ne soupçonnait pas qu’il puisse exister…

La perversion n’épanouit mieux lorsque l’on est certain de ne rien risquer. Les noceurs d’Aix-en-Provence l’on bien compris. Aussi ne s’attaquent-ils qu’aux pauvres, n’ayant plus de famille, dont le sort n’intéresse personne. Ils évitent soigneusement les nobles et bourgeois qui risqueraient d’être entendu par une justice qui jusqu’ici regarde pudiquement ailleurs. A Aix, Julie est inconnue, son habileté avec une épée lui offre l’occasion de se mesurer à celui qu’elle abomine par-dessus tout, celui qu’elle veut détruire à jamais. Ce dernier est plus fort que les autres combattant, cependant une botte secrète que lui a enseigné son grand-père lui permet de dominer le combat. Battu par un inconnu, pas même un noble, est une insulte grave qui conduit Villèle a imaginer un plan pour pouvoir affronter ce jeune insolent si sûr de lui dans un duel à mort dont il est certain de sortir vainqueur, car il en maîtrisera les règles… Julie-Jule est enlevée par des hommes de main de Villèle : les dés sont jetés pour un duel ultime. Un affrontement où chacun devra défendre son honneur, où tous deux seront animé par la haine de l’autre !


Françoise Bourdon signe un roman passionnant, chargé de rebondissement dans une histoire qui se révèle au long du livre. C’est un véritable thriller historique, mais relativement crédible afin de donner du corps à l’histoire. Françoise Bourdon anime le ressentiment de son lecteur en lui montrant le pire de ce que peuvent inventer ceux qui s’ennuient en possédant tout. Jusqu’à la révolution de 1789, la loi du plus noble régissait tout pourvu que l’on ne s’attaque pas à ses semblables. Les pauvres n’avaient guère plus d’existence que les objets que l’on peut jeter après usage. Julie a quitté un village calme où la vie souriait pour aller vers la ville avec son agitation, ses spectacles, le paraître et les sorties. Un univers nouveau pour elle, mais un endroit où coexiste le monde du dessus et celui du dessous. Un roman qui ravira les amateurs d’émotions fortes !

Présentation de l’éditeur

La jeune et fougueuse Julie vit auprès de son père dans la demeure ancestrale des Ségurat, maîtres faïenciers à Moustiers- Sainte-Marie en Haute-Provence. La perte de sa mère, Livia, lors de l’épidémie de peste de 1720, reste une blessure inguérissable qui se ravive lorsqu’on lui remet, le jour de ses vingt-ans, le récit que celle-ci a laissé de sa courte existence.

Livia, une orpheline, y révèle avoir été manipulée par des aristocrates aixois qui ont fait d’elle l’instrument d’une conspiration diabolique. Elle est parvenue à échapper, à ses bourreaux mais a vécu jusqu’à son dernier souffle dans la crainte de retomber entre leurs mains.

L’intrépide Julie n’a plus qu’une idée en tête, rejoindre Aix-en- Provence pour venger sa mère. Elle ne sait pas encore qu’elle s’attaque à des hommes fortunés et puissants. Elle a cependant des atouts qui ne seront pas de trop : son adresse à l’escrime et son habileté au pistolet…

Un peu de l’auteur

Source photo Editions Calmann-Levy

Françoise Bourdon a été enseignante avant de se consacrer à l’écriture, sa passion de toujours. Elle a choisi pour cadre de ses derniers romans sa Provence d’adoption. Passionnée d’histoire et de littérature, elle fait revivre les métiers oubliés et les vies quotidiennes d’autrefois, en souvenir d’un arrière-grand-père compagnon du Tour de France et bâtisseur. Elle réside à Nyons.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (14 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 384 pages
• ISBN-10 : 2702167373
• ISBN-13 : 978-2702167373
• Poids de l’article : 576 g
• Dimensions : 15.4 x 3 x 23.5 cm






<” Pour oublier la nuit, de Françoise Bourdon”>

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Le premier amour est-il éternel, de Geneviève Senger

Ariana mène une vie heureuse. Edouard, son Mari, est charmant. Elle a deux enfants et un bel appartement à Montmartre. Une femme de ménage à demeure afin qu’elle puise faire ses vidéos d’influenceuse sans avoir à se soucier du quotidien, qui de toute façon n’est pas sa tasse de thé. Pour rien au monde, Ariana voudrait troubler cet équilibre. Sans qu’elle ne l’ait prévu, sa tante qu’elle n’a pas vue depuis une vingtaine d’année fait d’Ariana sa légatrice universelle. Elle hérite d’un manoir sur Cahors, entouré de bois, proche des vignes. Autant dire que pour Ariana c’est un trou paumé, dépourvu d’un minimum de civilisation. En rentrant de chez le notaire, elle est fermement décidée de vendre cette encombrante maison. Un accident de vélo bouleverse ses plans, Edouard est en réa ! Lorsqu’il sort de la rééducation, Edouard décide de changer de vie, d’arrêter la médecine pour se retirer dans l’héritage de sa femme. Ariana est furieuse, ils s’y installent néanmoins. De plus, avec la maison, la tante léguait l’usufruit de la maison de gardien à son employée de maison. Cette dernière accueille les parisiens venus se mettre au vert. Un nouvel équilibre se met en place, seule Ariana n’y trouve pas vraiment son compte, mais tous semblent s’épanouir. Un peu désœuvrée et désorientée loin de la capitale, loin de la mode et des artifices de beauté qui meublaient ses journées, Ariana commence à réfléchir sur sa vie, sur qui elle est derrière la bloggeuse influenceuse de mode. Une activité lui semblant surfaite, ici. Elle a tout, mais est-ce vraiment cela le bonheur ?

Hériter d’un manoir, c’est presque vivre un conte de fée, pouvoir enfin mener la grande vie ! Mais Ariana est une parisienne jusqu’au bout des ongles. Loin de la capitale, son rôle d’influenceuse passe vite en second plan. Avec le domaine, la tante a laissé une lettre pour Ariana. En la lisant, Ariana a le sentiment de voir surgir des fantômes. Pudiquement caché derrière le bonheur d’une vie de couple réussie, Ariana cache un secret lui ayant valu les foudres familiales lorsqu’elle était adolescente. Dans sa lettre la tante ravive se souvenir. Un souvenir patiemment occulté, qui refaisant surface pousse Ariana à ouvrir les yeux. Pourquoi s’est-elle mariée ? Pour l’amour d’un homme, ou pour conquérir un confort protecteur dans lequel elle se sentirait bien ? Les marques d’amour sincères d’Edouard la calment rapidement, bien que… Si elle ne doute pas de sa vie de couple, son couple lui pose quelques questions. Dans l’intimité, Edouard se semble plus la désirer. Âgé de vingt ans de plus qu’elle, Ariana sent un fossé se creuser entre eux dans l’intime alors qu’aux regards de tous ils forment un couple parfait. A force de chercher, on fini toujours par trouver. Ariana découvre finalement qu’elle est bien, loin de Paris. Elle a 40 ans, elle est belle et, elle se sent enfin vivre pour elle, non au travers du regard de ses abonnés sur internet. Une femme nouvelle est née, libre et amoureuse !


Geneviève Senger signe ici un roman qui pousse à se poser les bonnes questions sur le couple. Se marie-t-on vraiment pas amour, ou du moins, quelle est la profondeur de l’amour que l’on éprouve dans son couple ? Un couple réussi est un point d’équilibre satisfaisant les deux parties, mais est-ce vraiment cela l’amour ? N’est-ce pas plutôt la fusion de deux pour ne faire plus qu’un, unis dans un même élan afin d’affronter l’avenir ensemble ? Geneviève Senger met le doigt sur un sujet très délicat. Le ressenti animant chacun en sourdine enfle avec le temps, les concessions indispensables pour vivre en couple peuvent devenir des charges trop lourdes à porter. Mais peut-on briser l’harmonie patiemment édifiée pour se tourner vers l’inconnu, au risque de perturber les enfants et d’affronter le regard critique de la famille et des amis ? Le premier amour est-il vraiment inoubliable a tel point qu’il vaille tous les sacrifices ? Ce livre, jouissif et profond, aborde avec délicatesse la vie de couple. C’est frai et vivant, en laissant entendre, parfois, ce petit murmure de notre subconscient qui peut vite devenir tournade si on l’agace.

Présentation de l’éditeur

Pétillant comme du champagne
Irrésistible comme la tentation
Intense comme le premier amour…
Le nouveau roman de Geneviève Senger
Quarante ans, et tout sourit à Ariana, blogueuse à succès dans la mode. Séduisante en diable, mais fidèle depuis vingt ans à son tendre Edouard, deux beaux enfants, une sœur complice, un appartement à Montmartre. Pour rien au monde elle ne renoncerait à ce bonheur-là, aussi pétillant et grisant qu’une coupe de champagne.
Oui, la vie est belle ! Et pleine d’inattendu…
Car Ariana devient la propriétaire de l’Orée, belle demeure toute cernée de roses. Un héritage bien encombrant, d’autant que le Lot est très loin de sa chère capitale…
Et pourtant c’est ici, près de Cahors, au cœur de la campagne, qu’Ariana voit resurgir le souvenir de celui qui fut son premier amour.
Tout lui revient en mémoire. Et c’est une vraie tornade !
Mais n’est-il pas trop tard ?

Un peu de l’auteur

Source photo Lisez.com 

Née à Mulhouse, Geneviève Senger a découvert très jeune le bonheur des mots et de l’écriture : « Je n’ai jamais cessé de lire, de chercher, de comprendre. D’écrire. Des romans. Pour raconter des histoires, simplement. Pour donner à voir, à sentir, à vibrer. Pour consoler, aussi. Pour essayer de comprendre, toujours. »
Infirmière pendant dix ans, elle s’est ensuite tournée pleinement vers sa passion première. Elle s’est tout d’abord fait connaître avec des romans pour la jeunesse. Beaucoup ont été récompensés par des prix littéraires. Auteur de nouvelles pour Côté Femme et collaboratrice pour un journal local, Geneviève Senger vit à Strasbourg, ville d’art et d’histoire. Ses romans historiques ou contemporains ont pour la plupart l’Alsace comme décor et témoignent de l’attachement profond qu’elle porte à sa région.

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (22 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 272 pages
• ISBN-10 : 2258193885
• ISBN-13 : 978-2258193888
• Poids de l’article : 363 g
• Dimensions : 14.1 x 2.3 x 22.5 cm






 

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Les vents sauvages, de Johann Guillaud-Bachet

La France va mal ! La raréfaction des ressources, la disparition des structures d’état a créé une frontière entre certains nantis et le reste de la population. En dehors des enceintes protégées des riches, on frôle la guerre civile. Il est impossible de circuler librement sans autorisation. Etienne, une fois son viatique en poche quitte tout afin de fuir la ville avec sa fille Manon. Il se rend dans son village de montagne où il sait trouver une maison, des terres et de quoi éviter la violence citadine. Arrivé sur place, il découvre que même là, la vie paisible de son enfance a disparu. L’absence de tout contrôle pour assurer la sécurité, la disparition du travail pousse les gens du village vers une entraide permettant au moins de survivre. Rapidement, Etienne sent une tension auprès de ses amis qui l’ont accueilli chaleureusement. Sa maison a été pillée, ses bois rasés et, il semble même qu’il ne peut plus être maître chez lui. Une chappe de plomb pèse sur tous. Une pseudo milice veille pour le bien de tous, mais en se faisant facilement inquisitrice pour qui cherche à savoir. Il fini par apprendre que plusieurs jeunes filles ont disparu, que l’on retrouve régulièrement des corps atrocement mutilés sans explication rationnelle. Un climat de peur et de suspicion règne. La peur rend docile le village, le manque d’explication pousse à l’irrationnel. Certains murmurent se que d’autres n’osent avouer. Ces disparitions ne peuvent être qu’un fait de sorcellerie ! Etienne, pour sauver sa fille qui disparait subitement devra affronter la menace des hauts sommets s’il veut arriver avant le drame. Une montagne froide et hostile, balayée de tempêtes de neige, qui avale les humains d’une faim jamais satisfaite. Etienne devra affronter cette montagne, mais également les peurs d’une population en manque de repère.

L’irrationnel conduit facilement à envisager le pire ! Lorsque l’on perd ses repères, son travail pour être livré au vide total, le manque de tout peut faire croire que des forces occultes sévissent. La peur, quant à elle, emmène vers ce qui donne des apparences de sécurité. L’absence des structures étatiques à permis la mise en place de milices dirigées d’une main de fer par quelques autocrates forts en gueule et en muscle. Si le survivaliste pense pouvoir vivre de rien afin de faire un tout, c’est qu’il n’envisage pas que même dans le pire l’envie de pouvoir persiste ! Un pouvoir sans contrôle tourne vite vers la dictature. D’autre part, la peur engendre la peur et conduit rapidement à voir se concrétiser ses pires cauchemars. Etienne et ses amis devront affronter une montagne rebelle, des préjugés accablants pour retrouver Manon disparue ainsi qu’une autre femme et sa fille, sans doute avec Sériane craignent ceux qui la pensent un peu sorcière. D’un avis contraire, Etienne espère que justement Sériane est avec les trois femmes, mais il doit faire vite, le temps joue contre eux alors que la tempête fait rage sur les flancs de la montagne.

Johann Guillaud-Bachet nous emmène dans un monde apocalyptique où règne la peur et par conséquence à l’absurde faisant loi. Etienne, pour sauver sa fille, pour se protéger lui-même doit affronter l’horreur des pires cauchemars qui puissent être. Un roman du genre science-fiction, bien que très probable lorsqu’un état s’écroule. Déjà dan La soif des bêtes il nous emmenait dans son univers étrange, mais aussi dans Noyé vif
. Des romans qui se lisent avec délice en donnant des frissons, mettant parfois à vif les nerfs du lecteur. Des thrillers dans lesquels on se plonge sans parvenir à les lâcher.

Présentation de l’éditeur

Dans une France au bord de la guerre civile, où les ressources se font rares, Étienne décide de tout quitter pour se réfugier avec sa fille Manon dans la ferme familiale, au milieu des forêts d’épineux.
Il y retrouve de vieux amis mais son rêve d’autarcie s’écroule rapidement : la vie est rude dans la vallée cernée d’imposantes montagnes où plus personne n’ose
s’aventurer. Les pouvoirs publics ont déserté la région, au profit de la mystérieuse Fonderie qui semble tenir le village et les alentours sous son joug. Ici aussi,
peur et violence règnent.
Bientôt, Étienne apprend que plusieurs jeunes filles ont disparu et que des corps d’hommes déchiquetés sont régulièrement retrouvés à la fonte des neiges.
Chaque jour, les vents se déchaînent, chaque jour, les habitants se terrent… Et les peurs ancestrales resurgissent.

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Johann Guillaud-Bachet partage sa vie entre le massif du Vercors et la ville de Casablanca au Maroc. Il est l’auteur de deux autres romans parus chez Calmann-Lévy, dont La Soif des bêtes, prix du Pays du Mont-Blanc 2020.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (7 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 352 pages
• ISBN-10 : 2702180671
• ISBN-13 : 978-2702180679
• Poids de l’article : 476 g
• Dimensions : 13.5 x 3 x 21.6 cm






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Le bruit du rêve contre la vitre, d’Alex Sénéquier

Le bruit des rêves contre la vitre ! Le titre image très bien ce que l’on peut ressentir lorsque l’on ne peut sortir. Ce recueil de douze nouvelles nous conduit vers ce bruit si dérangeant parfois qu’il heurte le silence du confinement. Pour sortir de l’isolement, Alex Sénéquier s’est évadé en écrivant des nouvelles. Chacune d’entre elles est le reflet d’une situation. La découverte pour certain d’avoir des enfants scolarisés, d’être devenu persona non grata là où l’on a grandi alors qu’on s’y pensait accueilli en fuyant Paris, sont des cas d’école des répercussions du confinement. Mais pour certains ce fut presque salutaire, une manière de voir qu’autour ce soi il y a des gens qui vivent également. Lorsque l’on ne peut sortir, on regarde encore plus vers l’extérieur. Pour d’autre, cet entre-soi forcé est prendre le risque de découvrir avec qui l’on vit, ou de faire une introspection sur son parcours personnel pour découvrir qu’on s’est totalement planté. Ce genre de sport peut avoir des conséquences dévastatrices autant que profitables, c’est selon les ressentis de chacun. Le confinement peut être aussi drôle que dramatique, Alex Sénéquier au travers de douze nouvelles ouvre la porte que la sécurité de tous avait refermé.

Souvent drôles, les nouvelles d’Alex Sénéquier feront rire jaune certains lecteurs peu adeptes de l’autodérision. En effet, les différentes situations de ce recueil sont autant de cas dont l’un d’eux, au moins, relate ce que nous avons vécu. La vie va si vite actuellement que nous ne prenons plus le temps de voir. Le fait d’être bouclés chez nous a levé le voile masquant certaines vérités, pudiquement occultées. Le confinement c’est un peu la retraire anticipée pour beaucoup, sans la sagesse du temps qui arrondit les angles, a appris à faire des concessions. La réflexion obligée occasionnée par l’enferment, lorsqu’on est dans la force de l’âge devient vite un joli cocktail. Si certains ont découvert que la scolarité ressemblait à un vrai métier, d’autres se sont fixés sur les détails invisibles mais qui vous sautent à la figure si on les regarde. Le confinement, pour certains, fut une forme de thérapie de choc afin de s’ouvrir vers l’autre. Le confinement, en donnant du temps pour réfléchir à ouvert une fenêtre sur d’autres possibles, ce qui est toujours salvateur, ou non !

Pour le commander cliquez le lien ICI https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100856540

Présentation de l’éditeur

« Sandra doit arriver d’une minute à l’autre. Il faut qu’elle se dépêche car derrière la vitre, il y a le soleil bleu, la mer jaune et les étoiles violettes qui s’impatientent, il y a cette vie bourdonnante qui attend qu’on la libère, il y a ces rêves qui frappent au carreau et craignent de mourir emprisonnés. Alors épuisé mais heureux, je désigne la fenêtre. L’infirmière comprend et me sourit. Lorsqu’elle tourne la poignée, le vent impatient s’engouffre dans cette chambre close et renverse les fleurs. Le vase explose sur le sol. Et dans les morceaux épars répandus aux quatre coins de la chambre, la lumière du soir se réfléchit et nous fait plisser les yeux. »
Douze nouvelles sur le confinement, le Covid-19 et cette époque trop sure d’elle-même qu’un virus a balayée.

Du 17 mars au 11 mai 2020, Axel Sénéquier est resté confiné dans son appartement parisien. Il a mis ce temps à profit pour faire la connaissance de ses trois enfants et écrire les 12 nouvelles qui composent ce recueil, le deuxième publié par les éditions Quadrature (après Les vrais héros ne portent pas de slip rouge).
Il est aussi auteur de théâtre. Son dernier test PCR s’est révélé négatif mais il continue de se désinfecter les mains plusieurs fois par jour.

Un peu de l’auteur

Source photo Editions Quadrature

Axel Sénéquier a l’habitude d’écrire tôt, le matin, avant le lever du jour. Il a publié un recueil de nouvelles noires, des romans-jeunesse ainsi qu’une pièce de théâtre consacrée à Edmond Rostand. Ses héros se nomment Chantecler, Sophie Scholl ou Charlie Bucket.

Détails sur le produit

• ISBN 978-2-931080-12-2 (format broché)
• ISBN 978-2-931080-13-9 (format ePUB)
• 146 pages
• Livre broché – 16.00€
• ebook – 9.00€

Pour la Belgique et tous les autres pays (France comprise), vous pouvez acheter nos livres en ligne sur http://quadrature.i6doc.com , sous forme imprimée ou sous forme numérique (ebook). Cliquez sur « Commander sur i6doc.com » à partir de la page du livre qui vous intéresse.
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L’oubliée de la ferme des brumes, de Corinne Javelaud

Alors que la France vit sous la menace de la seconde guerre mondiale, Colombe vit avec ses frères dans une petite ferme limousine. L’un d’eux ne rêve que d’entrer dans les ordres, mais Marceau, l’aîné, est violent. Souvent ivre, paresseux il aime traîner avec ceux qui lui ressemble. Colombe est seule à faire fonctionner la maison. Depuis le décès des parents, aucun des fils n’a repris le flambeau. Colombe peine à maintenir un semblant de vie dans une ferme dévastée, sans bétail ni récoltes. Lorsque qu’un recruteur cherchant des employés pour un atelier de couture arrive, Marceau vend sa sœur sans état d’âme. Colombe y voit rapidement une échappatoire à cette vie de quasi recluse, fuir la passivité de Sylvère qui ne pense qu’à prier et la violence de Marceau n’est pas pour lui déplaire. Un nouveau monde l’attend, d’autre codes qu’il lui faut apprendre vite. Intelligente, elle sait nouer des amitiés durables. Lorsque la guerre éclate, l’économie du pays s’arrête. Colombe s’éprend alors d’un garçon qui la convainc de la suivre. A son contact Colombe quittera l’adolescence pour devenir une femme décidée. A force de volonté, elle parviendra à gagner son indépendance. Cependant, il persiste des ombres sur son parcours. Par l’un de ses amis, elle découvre qu’un lourd secret pèse sur sa famille. Le découvrir risque bien de bouleverser sa vie !

Colombe et ses frères vivent chacun sur une planète différente. La ferme est devenue une friche, rien ne va plus. Lorsque colombe quitte la maison, le fragile équilibre s’écroule. Personne ne faisant vivre la maison, Sylvère entre dans les ordres. Marceau laissé seul maître à bord commence à faire des petits larcins pour pouvoir boire. Colombe apprend le métier de dentelière, puis change pour travailler dans une boutique de chapeau. Mais lorsque Marceau surgit de nouveau dans la vie de colombe, la violence de la rencontre lui fait perdre son travail. La guerre venue, la France vit sous l’occupation. La jeune femme fréquente alors un garçon de son âge, communiste convaincu qui peu à peu lui instille ses idées. Colombe accepte de le suivre dans la clandestinité. Là, elle découvrira que chaque famille cache des mystères, que derrière les apparences des drames se sont produits. Lorsque l’heure de la libération arrive, Colombe découvrira que la réalité peut être encore un peu plus compliquée…


Un roman qui rebondit souvent, qui fouille les secrets de famille et montre qu’à force de volonté il est toujours possible de grandir réunit tous les ingrédients d’un bon livre. Un roman qui se laisse lire d’une traite. Certes, il y a les atrocités de la guerre, la violence d’un frère marginalisé et ivrogne, mais aussi la force de l’amitié pour animer les sentiments du lecteur. La grande force du roman est de brouiller les pistes. Corinne Javelaud nous conduit vers des évidences qui ne sont qu’apparences ! La vérité se cache souvent afin de couvrir quelques illusions, pour se montrer tel que l’on doit être, non pour ce que l’on aurait voulu. C’est aussi le reflet d’une époque où le paraître était de bon goût, le qu’en dira-t-on une épée de Damoclès dont on craignait les retombées. La guerre en changeant la façon de voir et de penser à fait souffler un vent de liberté, balayant les dernières barrières protégeant certains secrets de famille. Corinne Javelaud nous offre ici un roman avec des mystères comme on les aime et, des rebondissements tout au long du livre.

Présentation de l’éditeur

Dans les années 40, Colombe vit seule avec ses frères dans une ferme du Limousin. Le cadet, Silvère, aspire à devenir prêtre, mais Marceau, l’aîné, est un homme violent, alcoolique et coureur de jupons. Il déteste Colombe, l’exploite et la maltraite. La jeune femme vit un enfer, jusqu’au jour où le recruteur d’un atelier de dentelles se présente à la ferme. Marceau n’hésite pas un seul instant : il troque sa sœur contre de l’argent. Colombe se retrouve alors en apprentissage dans une ville voisine. Les conditions de vie ne sont pas faciles, mais à force de travail et de courage, la jeune femme conquiert progressivement sa liberté. Elle découvre aussi certains secrets sur ses origines. Des secrets qui vont bouleverser son existence…

Un peu de l’auteur

Source photo Calmann-Levy

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant. Elle est membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

Détails sur le produit

  • Éditeur : DE BOREE (11 mars 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 330 pages
  • ISBN-10 : 2812928786
  • ISBN-13 : 978-2812928789
  • Poids de l’article : 170 g
  • Dimensions : 10.8 x 1.5 x 17.8 cm






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