L’inspecteur Dalil à Beyrouth, de Sofiane Chakkouche

Sitôt rentré à Casablanca, l’inspecteur Dalil est envoyé d’urgence à Beyrouth. Il doit enquêter sur le meurtre d’une jeune chanteuse marocaine, retrouvée la gorge tranchée dans sa chambre d’hôtel. C’est du moins la version officielle ! Officieusement, l’inspecteur Dalil doit localiser des missiles iraniens destinés au front Polisario, détenus par le Hezbollah, au Liban. Une opération classée secret défense pour le Maroc. Sur place, un agent double, ou triple…, mais d’une beauté à faire se damner un saint homme, est son contact. Il se lie d’amitié avec un flic local qui lui permet d’ouvrir certaines portes. Localiser les missiles pourrait être une fin de carrière éclatante en sauvant son pays. L’ambition de subtiliser les missiles par le groupuscule terrorisme d’Abou Jâafar va compliquer la donne. La grande expérience de Dalil lui permettra-t-elle, au moins, de rester en vie en fouillant dans les affaires des services secrets libanais, israéliens et Abou Jâafar lui-même cible du Hezbollah ?

Sofiane Chakkouche nous emmène au Liban, où, malgré une paix retrouvée, il y a toujours une guerre sous-jacente. Le Hezbollah, qui a partout des oreilles et des yeux, s’invite afin de régler son compte à Abou Jâafar une fois pour toute. Les Services secrets israéliens surveille cette opération de haut, comme tout ce qui touche les affaires libanaises. Puis, il y a Nabila l’égyptienne, délicieuse beauté, bouffant à tous les râteliers en usant de ses charmes… Dalil, qui en a vu d’autres ne s’émeut pas pour autant de se sac de nœud. Ce genre de complications est son oxygène, à lui, toujours fonctionnant seul à la limite très extérieure de la légalité. L’enquête montre vite qu’il s’avère que les satellites ont suivi un leurre, en pensant suivre des missiles. L’inspecteur Dalil va démontrer qu’il existe une autre vérité et, qu’une course contre la montre a débuté !

Sofiane Chakkouche, pour qui chaque mot est une image avec laquelle il nous dessine un tableau, possède un style très particulier. C’est avec douceur et humour qu’il nous plonge dans les luttes incessantes et mortelles du moyen orient. Une partie du monde en effervescences permanente, où la loi cède le pas au clientélisme, où la démocratie s’impose par les armes. Un roman nous plaçant au centre d’un nœud de vipères prêtes à mordre, abrité par la capitale libanaise, dont tous détournent pudiquement le regard. Avec Sofiane Chakkouche, les morts revêtent un costume qui permet, judicieusement, de faire passer la pilule auprès du public. En effet, il est souvent plus acceptable de croire que de savoir !
Sofiane Chakkouche nous sert un roman qui donne un coup de neuf au polar, un livre addictif difficile à lâcher. Un polar qui, finalement, réécrit l’histoire. Le privilège du romancier n’est-il pas de pouvoir dire tout haut ce que nul n’a le droit de dire sans risquer un procès ?

Pour commander le livre, cliquez ICI : L’inspecteur Dalil à beyrouth

Présentation de l’éditeur

De retour à Casablanca, l’inspecteur Dalil est envoyé d’urgence à Beyrouth, pour enquêter sur le meurtre d’une jeune chanteuse marocaine retrouvée dans sa chambre d’hôtel, la gorge tranchée. Mais ce n’est là qu’un alibi. Il est en réalité chargé d’une mission classée secret défense, capitale et bien plus dangereuse. Il s’agit de localiser des missiles iraniens détenus par le Hezbollah sur le sol libanais. Sur place, le contact de Dalil est la délicieuse Nabila l’Égyptienne, alias la Chatte, agent dormant des services marocains au Moyen-Orient. Toutefois, afin de mener sa mission à bien en toute sécurité, Dalil préfère embaucher comme guide le petit Rafik, un gamin débrouillard et réfugié syrien. Mais l’enlèvement de Rafik par Abou Jâafar – un autre prétendant aux missiles – va lourdement compliquer la donne. Une course contre la montre s’engage alors… L’inspecteur Dalil s’en sortira-t-il vivant ?

Un peu de l’auteur

Soufiane Chakkouche est né la veille de Noël 1977 dans les faubourgs de Casablanca. Après son bac, il obtient à Paris un Master 2 en Ingénierie de la statistique décisionnelle ainsi qu’un DEST Génie Civil. Mais après quelques années de travail, il plaque tout pour se consacrer aux mots. Il devient journaliste, chroniqueur et enseignant pour survivre, et écrivain par passion. C’est en remportant un concours de nouvelles noires, organisé par l’Institut Français de Marrakech, que naît son personnage fétiche, l’inspecteur Dalil. Installé depuis trois ans entre Casablanca et Toronto, Soufiane Chakkouche est l’un des premiers à écrire des romans policiers sur son pays. Son deuxième roman, « L’inspecteur Dalil à Paris », Jigal Polar, a été finaliste du prestigieux Grand prix de littérature policière 2019. Soufiane Chakkouche travaille actuellement comme journaliste politique à Queen’s Park de Toronto pour le compte du groupe TFO. Il continue d’écrire des scénarios de film et surtout des romans policiers pour que son « aventure littéraire » demeure sans frontières.

« Un vrai style, un vrai ton et un superbe personnage que l’on espère revoir ! D’une plume fluide, Soufiane Chakkouche fait une entrée fracassante dans le monde du polar avec un ton remarquablement neuf et rafraîchissant. Ce roman est totalement bluffant. Vivement la suite ! » Black Novel. Avec sa verve chantante, son souffle désaltérant, son humour stimulant, son sens du rythme, ses perles de langage, sa plume délicate… Soufiane Chakkouche a immédiatement séduit les lecteurs avec son style jubilatoire ! À Beyrouth, Dalil ne va pas faire dans la dentelle, mais toujours guidé par la Petite voix, va accomplir quelques miracles !

Source photo Babelio 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 septembre 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 216 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221742
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221745
• Poids de l’article ‏ : ‎ 249 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 1.8 x 21 cm









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Vos entrailles à nos chiens, de Pascal Thiriet

Lydia est de retour au village, Bartholomé s’est porté garant suite à la condamnation dont elle fut l’objet. Depuis, quelques cadavres de touristes venus sur le GR sont découverts. Ils ont des points communs car tous assez sportifs pour entreprendre cette randonnée, tous faisant partie de ka classe dirigeante, Tous suspendus par les pieds comme du gros gibier et éviscérés. Un juge marseillais est nommé pour dénouer cette étrange affaire. La méthode est surprenante ! Lorsqu’on commet un assassinat, on flingue, on poignarde, à la rigueur on découpe en petits morceaux pour ralentir les recherches, mais rarement le tueur laisse une telle mise en scène. De plus, pour suspendre des corps inertes, il faut une force étonnante, ou être plusieurs… La méthodologie des crimes s’apparente à un travail de chasseur qui éviscère pour donner les entrailles à ses chiens… D’ailleurs, les entrailles, où sont-elles ?

Un tueur implacable qui ne laisse pas de trace. Au village, c’est un petit monde vivant en vase clôt, tous se connaissent, tous chassent dans les montagnes, tous reconnaissent la qualité du travail du tueur. Lorsque les autorités arrivent pour solutionner cette affaire, ils débarquent dans un village calme, les gens ne sont pas vraiment effrayés par ces crimes. De toute façon, ces meurtres ne profitent à personne ici, le GR c’est une manne financière pour le commerce local. Depuis ces évènements sanglants, la fréquentation baisse, les revenus aussi. Bartholomé, le maire, aide au mieux les juges en charge du dossier.

Pascal Thiriet Nous embarque dans son univers fait de violence, de sang et d’une forme de poésie très particulière. Ici, tout le monde chasse et connait parfaitement la montagne et les bois qui la recouvre. L’assassin prépare les corps de ses victimes comme les cochons qu’on abat. Du travail propre, un boulot de connaisseur ! Les difficultés d’accès à la montagne compliquent les recherches. Certains villageois disparaissent, puis sont de retour sans réelle explication. Bartholomé parvient toujours à détourner la conversation pour éviter de répondre aux interrogations du juge. Un juge pas toujours très franc du collier, qui s’acoquine avec Marie-à-louer, pas vraiment pressé de conclure son enquête. Un roman noir implacable, qui tranche dans le vif sans état d’âme !

Pour commander le livre, cliquez ICI : Vos entrailles à nos chien

Présentation de l’éditeur

« Réduisant l’art à l’essentiel, Pascal Thiriet est fait du caractère bien trempé des loups solitaires qui n’ont pas de temps à perdre en palabres inutiles. Il va à l’essentiel et vous dévorerez son roman comme un goéland avale une crevette croustillante et moelleuse à cœur mais avec un petit verre de vin blanc ! » Boojum.

Lydia de retour au village est accueillie par le maire, son oncle Bartolomé, qui s’est porté garant suite à la condamnation dont elle a fait l’objet. Zia, sa tante, soigne et propose ici des remèdes pour conjurer le mauvais sort… Andréa, un gamin mazzéru, s’endort, rêve qu’il part à la chasse et qu’au matin il ramène une bête dont la tête est celle de quelqu’un du village qui mourra dans l’année… Depuis que Lydia est de retour, quelques corps de touristes ont été retrouvés éviscérés et suspendus dans les arbres de la forêt proche. Só le merle impérial voit et entend tout mais pas la peine de lui demander quoi que ce soit, il ne parle qu’en songe ou à Lydia. Le juge du parquet de Marseille, nommé sur l’île pour la circonstance, va avoir du fil à retordre pour démêler l’écheveau…

Un peu de l’auteur

Pascal Thiriet est né d’une mère corse et d’un père pied-noir.

Il abandonne ses études et part en stop aux États-Unis et au Guatemala où il fait un bref séjour en prison.

Dès son retour, il fonde une communauté proche des situationnistes, et pêle-mêle, fabrique des milliers de santons, fait des convoyages de bateaux, travaille dans un garage puis entreprend une carrière de typographe.

Il s’installe ensuite à Montpellier, a trois enfants, prépare un Capes de mathématiques, et devient professeur entre autres à la fac de Toledo aux USA. On avait déjà constaté dans ses précédents polars que Pascal Thiriet était un homme et un auteur à part. Ce nouveau roman nous le confirme. Roman très noir, poème, charge politique, écologie, mythes et rêves, humanité… Ici tout s’emmêle dans une rude et noire pagaille pleine de sens et de vie ! Pascal Thiriet a mis un certain temps et pas mal de lectures à réaliser qu’on n’arrêtait pas d’être de quelque part comme ça ! Il lui restait à dégager la Corse maternelle de la gangue de récits puérils et folkloriques que les oncles et les tantes rabâchaient dimanche après dimanche. Entre un père pied-noir tendance amnésique et une mère et ses dix frères et sœurs corses et bavards… il ne lui restait plus qu’à écrire son chemin !

Source photo Babelio 

Détails du produit

• diteur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 septembre 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 176 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221750
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221752
• Poids de l’article ‏ : ‎ 200 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 1.5 x 19.5 cm









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Mauvais daron, de Philippe Hauret

Deux retraités, Daniel et René, vivent ensemble sur le bord de l’Yvette, depuis le décès de leurs épouses respectives. Leur rêve est de pouvoir acheter un camping-car et partir sur les routes. Afin de réaliser ce projet plus rapidement, ils décident de cambrioler une riche maison de la vallée de Chevreuse. A bord de leur vieille 404 Peugeot orange, ils se lancent dans la profession de monte en l’air. A leurs âges, c’est un peu périlleux, mais ils parviennent à récupérer quelques bijoux. Seulement voilà, il faut parvenir à les revendre et ils n’y connaissent rien dans le recel et la revente ! Ils s’en ouvrent à Léni qui vit de petits boulots et, de petits bizness avec son pote Eusèbe… Léni, qui connaît un fourgue, prend les bijoux pour tenter de les lui refiler, c’est là que tout va se compliquer…

S’improviser cambrioleur alors que les rhumatismes commencent à tirailler, qu’on n’y connait rien, relève d’une folie douce, presque risible ! Pourtant, Daniel et René, vont se lancer malgré tout dans cette folle aventure. Léni, pas méchant pout deux rond, mais qui a soif d’exister dans un monde où il ne trouve pas sa place, accepte de jouer les intermédiaires pour celui qu’il s’appelle affectueusement le daron. Las, il est contrôlé par les flics du coin, convaincu de recel, un juge expéditif l’envoie en prison pour deux ans. Léni ne dénonce pas son daron de cœur. En tôle, il fait la connaissance d’un complotiste qui lui beurre le chou. Lorsqu’il est libéré, en attente de son procès, les affaires reprennent en grand. Désormais Léni est un homme, un vrai, un dur…

Philippe Hauret nous emmène sur la pente glissante qu’est la vie en marge de la loi. Cambrioler est un chose, mais sans réseau pour écouler la marchandise, cela devient vite problématique. En voulant rendre service à celui qui lui est un père de substitution, Léni met les deux pieds dans un engrenage implacable. Daniel et René, à la suite de Léni, vont passer rapidement, malgré eux, d’une retraite paisible à la grande délinquance. Même chez les voyous, le métier est le fruit d’un apprentissage… Nos deux vieux vont devoir trouver des ressources pour tenter de conserver la tête hors de l’eau, éviter de finir leurs vies en prison. Un roman qui monte rapidement en puissance, dans un enchaînement inéluctable. Un livre se dévorant avec un plaisir consommé. Entre hémoglobine et humour, Philippe Hauret nous offre un régal de lecture.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Mauvais daron

Présentation de l’éditeur

Daniel et René, deux retraités au caractère bien trempé, qui, depuis la mort de leur femme, vivent ensemble dans une petite maison au bord de l’Yvette, ne rêvent que d’une chose : s’offrir un camping-car et tailler la route ensemble. Pour financer leur projet ils décident de se lancer, à bord de leur antique Peugeot 404, dans le cambriolage d’une riche propriété. Mais à leur âge, ça relève évidemment de la haute voltige… Léni, lui, vivote avec son pote Eusèbe, cumulant embrouilles et petits boulots. Mais quand Daniel leur propose de l’aider à refourguer les bijoux volés, le temps va se gâter pour tout le monde. Entre un juge dépressif, une racaille complotiste, un flic phallocentrique, et des femmes au bord de la crise de nerfs, les deux compères Daniel et René sont loin d’être sortis d’affaire.

Un peu de l’auteur

« Philippe HAURET comme à son habitude nous plonge dans un univers noir pourtant scintillant de multiples allusions humoristiques. La purge par le feu et le sang viendra crever ce tissu d’inhumanité et sincèrement, c’est jouissif. Et plus ça va plus la connexion avec Goodis ou Thompson s’impose. » Dora-Suarez. En 1979, Jean-Patrick Manchette, écrivain et spécialiste du polar, notait : « Polar signifie roman noir violent. Tandis que le roman policier à énigme, de l’école anglaise, voit le mal dans la nature humaine – mauvaise –, le polar voit le mal dans l’organisation sociale transitoire. Le polar cause d’un monde déséquilibré, donc labile, appelé donc à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise. Pas étonnant qu’il reprenne vie ces temps derniers. » Noir de chez noir, brut, cash, captivant, intrigue tordue, pur plaisir de lecture, caustique, vibrant hommage à la culture populaire – où l’on ne juge pas les gens –, lecture jouissive, cynique… Les superlatifs se bousculent… Philippe Hauret est sans doute à ce jour l’un des auteurs le plus remarquable du roman noir français !

Source photo Amazon

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 septembre 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 224 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221734
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221738
• Poids de l’article ‏ : ‎ 249 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 1.8 x 19.5 cm









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Le fric ou l’éternité, de Paul Chazen

Bon artisan, Socrate exécute ses commandes comme se doivent d’être les œuvres d’art !

Jetant un regard désabusé sur la vie, il ne veut pas suive le même chemin que celui de ses parents. Travailler comme un forçat pour nourrir sa famille, sans espoir aucun de voir poindre des perspectives meilleures, lui laisse un goût amer. Le travail et lui, ça fait deux. Il en veut pour preuve d’être perpétuellement rejeté par le travail. De toute façon, sa famille à toujours travaillé, pour ne pouvoir vivre que très chichement. La majorité des siens vivent au bidonville, les pieds dans la boue ! Certes, c’est là qu’on y organise les fêtes de famille, on s’y amuse et le vin coule à flot, mais c’est un peu juste.
« Puis, il y a ce type qui traînait au bistrot, un verre à la main. On s’est jaugés, puis il m’a dit avoir besoin d’un coup de main, qu’il cherchait quelqu’un. Dans la vie, je ne suis pas embarrassé de préjugés, je reste ouvert. Son affaire m’a intéressé, nous sommes tombés d’accord. Tu jour au lendemain, j’avais devant moi un paquet de pognon, comme jamais je ne pensais pouvoir posséder. Je venais de mettre un pied dans l’étrier ce qui sera ma voie ! La vie est faite de rencontre, il faut savoir saisir sa chance… »

Lorsqu’aucune perspective n’est en vue, il suffit parfois d’une rencontre pour modifier le cours des choses. Celui qui se fait appeler Socrate, est du genre généreux. Lorsqu’il croise en rentrant un homme qui se fait tabasser par des voyous, il lui vient immédiatement en aide en flinguant les deux sbires. Chez lui, c’est naturel, simple question de justice ! Entre le rescapé de la bastonnade et Socrate, une profonde amitié se noue rapidement. Les compétences de Socrate intéressent vivement Nino. Travailleur consciencieux, Socrate est une recrue de choix pour Nino. Ensemble, ils mettront un peu d’ordre dans les affaires de la famille. Socrate a trouvé sa voie, désormais, il a un travail lui convenant.

Paul Chazen nous démontre comment passer de rien, d’une absence totale d’avenir, à l’obtention d’un emploi bien rémunéré. Bon, il est vrai que Socrate n’est pas encombré de sens moral, ou plutôt si, mais à sa manière… Pour lui, un contrat se doit d’être exécuté au mieux des intérêts du commanditaire. Artisan dans l’âme, il n’apprécie que le travail bien fait. Généreux dans sa vie de solitaire, il est implacable et froid comme la mort dans le travail. Socrate ne cherche pas à fonder une famille, ni à se reproduire, l’amitié de Nino lui suffit amplement. Un polar qui claque sur un destin qui ne pouvait être autre. Socrate est né pour ça, rendre service à la famille en imaginant comment exécuté le plus discrètement la commande. Avec son fidèle compagnon, un fusil d’assaut ultra précis ne le quittant pas, il encaisse ses émoluments en attendant de partager un plat de pattes avec Nino. Socrate est un fluide glacial qu’on ne voit pas venir. Socrate est celui qui sur ordre signe le mot fin, sans possibilité d’interjeter appel. C’est bien ciselé, froids et précis dans l’ouvrage.

On attendra avec impatience un second roman de Paul Chazen, en lui demandant de faire un peu plus long la prochaine fois ; quand c’est bon, on aime bien que cela dure un plus longtemps !

Pour commander le livre, cliquez ICI : Le fric ou l’éternité

Présentation de l’éditeur

« Finalement, la seule chose qui ne changera jamais, c’est que tout change tout le temps… »

Ici, la Famille avait toujours régné en maître absolu. Socrate, lui n’en savait rien et n’en soupçonnait même pas l’existence. Mais comme au flipper, parfois il y a des rencontres qui bouleversent les destins ! Pour Socrate, ce sera Nino. Et avec lui son cortège de tsunamis. Parce que, il faut bien le dire, tueur, ce n’est quand même pas un métier comme les autres ! Gratifiant ? Oui, bien sûr. Mais pas facile tous les jours de tenir sans arrière-pensée la balance du jugement dernier ! Parfois, il suffit d’un rien…

Socrate est arrivé là par hasard… Et puis il y a pris goût ! D’un passé banal et sans intérêt, il a involontairement brisé les chaînes. Il a appris, il a joué, il a gagné. Et il a tué ! Puis soudainement, comme lassé, tout ça lui est apparu aussi stupide, injuste et vaniteux que le reste… comme un subtil déplacement de la lutte des classes… Parce que quoi qu’il arrive on se retrouve toujours au milieu du gué, coincé entre le peuple des soutiers et celui des soi-disant conquérants. Et c’est là où tout se joue, quand on se demande ce qu’on va faire, comment réagir, et ce qu’on va continuer à cautionner… Oui ou non ? Pour la plupart d’entre nous, c’est oui, parce qu’on n’a pas le choix, parce que c’est comme ça, parce que c’est la vie… Pour Socrate, ça sera non

Un peu de l’auteur

Paul Chazen est né au son du rock’n’roll. Il a toujours aimé la lumière vive, la musique, les pâtes et… les mots. Puis il a vadrouillé passant des zones trop humides et mal tempérées à des rivages plus cléments. Il y a des années où il a eu envie de ne rien faire. Et d’autres, dont nous ne saurons rien. Le Fric ou l’éternité est son premier roman.

Un tueur à gage doit être si discret, qu’aucune photo de l’auteur ne traîne, qu’on est même pas certain de son nom…

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 septembre 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 128 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221726
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221721
• Poids de l’article ‏ : ‎ 150 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 1.1 x 19.5 cm









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Le souffle d’Ange, de Gilles Laporte

Lorsque qu’Ange visite l’abbaye de Saint-Wandrille avec ses parents, elle est bouleversée en entendant jouer l’orgue. Bien que très jeune, venant tout juste de réussir son certificat d’étude, et contre toute attente, Ange décide de devenir facteur d’orgue ! Pour cela, elle doit quitter la Normandie pour aller vers l’est, pour la Lorraine. Là, elle sera formée par un célèbre facteur d’orgue, Jaquot-Jeanpierre. Fortunato la rejoint pour l’épouser. Lorsque que la grande guerre de 14-18 éclate, le couple se trouve séparé. Ange se réfugie dans son travail, elle fait beaucoup de restauration d’orgue, se déplaçant d’église en église. Les mois passant, elle a de moins en moins de nouvelles de Fortunato, la guerre qui devait ne pas durer n’en fini plus… Par son métier, Ange rencontre beaucoup de monde, dont nombre de personnes de qualité. En 1944, Ange qui a atteint la maturité dans son art, ressentira une très grande joie en restaurant l’orgue se Saint-Martin-de-Boscheville Cet orgue splendide lui rappelle celui qui a décidé sa vocation, en 1903 à Saint-Wandrille. Ange née d’une modeste famille rurale, deviendra une des grandes figures de ce petit monde des factures d’orgue.

Gilles Laporte nous fait découvrir le métier peu connu des facteurs d’orgue. Un métier d’homme. Un travail de précision, mais souvent salissant, qui demande de la force pour manipuler les différentes pièces constituant un orgue. Un travail qui laisse des traces sur les mains… Au début du XXème siècle, les femmes se destinaient plus aux tâches ménagères qu’à effectuer un travail d’artisanat. Celles qui travaillaient étaient institutrice ou secrétaires, mais en dehors des mines, exercer un métier d’homme demandait une force de caractère peu commune. Ange, par sa ténacité et la qualité de son travail, saura se faire accepter, voire respecté de ses collègues. Elle s’identifiera tellement à son métier, qu’Ange en oubliera d’être femme. Cependant, derrière son bleu de travail, il en est qui ont su déceler chez elle, des qualités dont ange ne soupçonne pas la présence.

Ce roman est un voyage où, de restauration en restauration d’orgues, Ange sera amenée à rencontrer Jean Marais, le célèbre Louis Majorelle de l’école de Nancy, ou un organiste en devenir comme Gaston Litaize… Seulement préoccupée de son métier, Ange n’éprouve aucun intérêt pour ce qui anime généralement les femmes. Vers la quarantaine, Ange a un travail, est totalement indépendante, vit seule et, lui prend l’envie de penser un peu à elle ! Elle entre dans une boutique pour acheter un manteau et un chapeau. Elle va chez le coiffeur se faire une coupe à la mode. Quitte à vivre en célibataire, autant se faire plaisir… Gilles Laporte nous fait découvrir une région et un métier avec un roman captivant. Le souffle d’Ange est de ces livres qui font voyager autant dans la géographie que dans l’histoire, sans oublier un zest se sentiment pour lier le tout. Derrière le bleu de travail, se cache un cœur qui ne demande qu’à s’épanouir pourvu qu’on sache aller l’y chercher.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Le souffle d’Ange

Présentation de l’éditeur

Entre 1898 et 1950, de Normandie en Lorraine, un destin de passions : Ange, brillante jeune fille issue d’une famille campagnarde modeste, devient une des grandes figures de la facture d’orgues, un univers très masculin.
Le jour inoubliable de l’enfance d’Ange, qui décide de son destin, est celui où elle entend l’orgue de Saint-Georges de Boscherville, une abbaye de sa Normandie natale. Aussitôt, sa conviction est faite : elle consacrera sa vie à cet instrument dont la voix la fascine.
Pas facile quand on est une femme d’origine rurale et modeste en 1900 ! Ange devra quitter son pays et les siens, gagner la Lorraine où, dans les Vosges, elle se formera au métier de facteur d’orgues, embrassé avec une ferveur qui ne la quittera jamais. Et puis il y a les rencontres, les amitiés, la découverte de sa patrie d’adoption et de coeur, les succès et les déceptions, le deuil, le temps qui passe et… l’amour !

Une plongée généreuse dans le monde de l’orgue, une ode aux mille beautés de deux régions envoûtantes et le parcours audacieux d’une femme digne et déterminée.

Un peu de l’auteur

Né en 1945 d’une famille d’ouvriers du textile de Moselle, Gilles Laporte est un authentique Lorrain. ll se consacre depuis toujours à son pays et à ses gens qu’il aime passionnément.
Se présentant comme un ” ouvrier des lettres “, il a reçu de nombreux prix littéraires dont le célèbre prix Erckmann-Chatrian. Son œuvre va de la poésie au roman historique, en passant par le théâtre, le film de télévision, le roman contemporain et la biographie. Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres et administrateur de la Société des Gens de lettres, Gilles Laporte intervient aussi régulièrement en milieu scolaire et anime des chroniques littéraires, notamment sur RCF. Il est l’auteur de La Fiancée anglaise.

Source photo wikimedia 

Détail du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (25 août 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 416 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 225819976X
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258199767
• Poids de l’article ‏ : ‎ 450 g

• Dimensions ‏ : ‎ 14.4 x 2.8 x 22.6 cm









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Isolde ou le secret des fleurs, de Mireille Pluchard

Noël 1222 voit naître la fille d’Isabel. Fruit d’un amour de jeunesse contre nature, le père est un berger et Isabel de la petite noblesse, la petite est retirée de suite à sa mère pour être jetée aux cochons. Ainsi en est-il du sort réservé aux fruits d’amours illégitimes. La servante chargée de cette tâche place d’enfançon un peu en hauteur dans la soue du domaine voisin. Catinon la velue, une souillon vivant près de la porcherie, découvre la petite alors qu’une truie est en train de mordre le bras du nourrisson. Elle la recueille, la soigne, lui donne le nom d’isolde et l’élève comme sa fille. Isolde est placée très jeune comme chambrière d’Azalaïs, fille du chatelain les logeant. Azalaïs est une poétesse, une troubaïritz prometteuse. Entre ces deux-là, une très forte complicité va naître. Du Gévaudan en Palestine avec la croisade des barons, Isolde va perfectionner sa passion des senteurs, faire des rencontres déterminantes pour son avenir. A Jérusalem, elle découvrira l’alambic qui permet de concentrer les parfums. La jeune Isolde entame ; lors de ce séjour en orient ; un chemin difficile après qu’une rencontre lui fait entrevoir que, peut-être, le secret de sa naissance pourrait lui être enfin révéler !

Au moyen-âge, l’on ne plaisantait pas avec la chasteté des filles ! Isabel ayant fauté gravement, sa fille lui est retiré immédiatement. Son père la marie avec un nobliau de ses voisins récemment veuf.
Azalaïs, qui a été promise lors d’un accord entre son père et un chatelain voisin, négocie de suivre son frère dans la croisade des barons avant de se marier. Pieuse intention qui permet un sursis à cette union dont elle ne veut pas. Isolde et Azalaïs embarquent vers la Palestine. Là-bas, Isolde se perfectionne dans la fabrication des parfums. Très libre de ses mouvements, sa maîtresse ne la sollicite que peu, Isolde fait des rencontres. Des Ottomans lui apprennent l’art de la distillation. Pour une passionnée des senteurs, c’est une révélation. Elle retrouve aussi Joffrey, déjà rencontré dans un couvent dont il était jardinier. Entre ces deux-là, le courant passe tout de suite. Mais comment est-il possible de retrouver, si loin du pays, ce modeste jardinier ?

Mireille Pluchard emmène son lecteur dans un festival au travers une France médiévale, jusqu’en Palestine pour la croisade des barons. Avec Mireille Pluchard, on s’agace devant les injustices, nourrit des envies de meurtre devant la violence de ceux qui n’usent que de force et, on s’émeut fort face à la place de l’amitié, devant le fin’amor qui embrase Isolde et son prétendant. Il lui a promis le mariage lorsqu’ils étaient à Jérusalem, mais une fois de retour en terre de Gévaudan, en sera-t-il toujours question ? Si tout se prépare en ce sens, la disparition de messire Armand ne cesse d’inquiéter Isolde. Aurait-il changé d’avis ?
Mireille Pluchard, maîtrise parfaitement le manège des émotions. Elle sait aussi bien faire rager que tirer une larme d’émoi. Isolde ou le secret des fleurs est un gros livre, certes, mais on aurait bien suivi encore un peu les aventures de la chambrière devenue châtelaine.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Isolde ou le secret des fleurs

Présentation de l’éditeur

Au Moyen Âge, le destin hors du commun d’Isolde, du Gévaudan au lointain Orient. Une belle invitation romanesque, entre aventures, magie des parfums, et secrets des origines.
Noël 1222. Jetée aux cochons peu après sa naissance par une nuit glacée, Isolde est recueillie par une servante du château du Grand Altier, en Gévaudan. Attachée dès l’enfance au service d’Azalaïs, la fille des châtelains, elle déploie pour elle sa connaissance innée des fleurs et de leur fragrance. Quand Azalaïs est happée par les cours raffinées où s’exerce, entre musique et poésie, la langue des troubadours, Isolde prend la route avec elle.
Loin de son pays, la jeune fille à l’odorat subtil découvre avec bonheur les senteurs provençales, puis celles d’Orient, de Chypre à la Palestine. Mais le royaume de Jérusalem, terre de parfums par excellence, qui détient des procédés de fabrication encore ignorés en Europe, est aussi une terre de dangers…
Isolde sait-elle qu’au bout de son voyage se cache peut-être le secret de sa naissance ?

Magie des parfums, passions, aventures et quête des origines. Le beau roman d’Isolde.

Un peu de l’auteur

Mireille Pluchard est une vraie cévenole et vit à Alès depuis toujours. Après s’être consacrée à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par ses proches.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une souris d’archives.
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas, elle est l’auteure de plus d’une vingtaine de romans dont Les Dames de la Glycine, Prix Lucien Gachon 2021, De soie et de cendres et Le Choix de Diane. Elle s’impose désormais comme une auteure majeure de la collection Terres de France et a reçu le Prix du Cabri d’Or 2021 pour l’ensemble de son œuvre.

Source photo Lisez.com

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (1 septembre 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 592 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258193508
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258193505
• Poids de l’article ‏ : ‎ 630 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 4 x 22.5 cm









<” Les culs-reptiles, de Mahamat-Saleh Haroun”>





<” Isolde ou le secret des fleurs, de Mireille Pluchard”>

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La folle vie d’une duchesse de Napoléon, de Gilles de Becdelièvre

Laure Permon, épouse du général Junot, faite duchesse d’Abrantès par la volonté de l’emperuer, raconte sa vie calquée sur celle de Napoléon. Une vie fastueuse dans un tourbillon d’excès pour marquer la réussite du petit corse devenu empereur. L’argent coule à flots et les fêtes dans les hôtels particuliers, luxueux, s’enchaînent. La France se doit se rayonner pour signifier la gloire du chef à qui tout réussi. La duchesse dénonce aussi la difficulté d’être femme dans un monde où seule la virilité des soldats compte. Lors de ses réceptions, elle fera la connaissance des grands de ce monde. La duchesse d’Abrantès nouera des amitiés avec Hugo, Balzac ou Dumas qui lui permettront de créer des salons littéraires très prisés. La vie de la duchesse sera jalonnée de hauts et de bas. Ses facultés d’adaptation et sa force de volonté la maintiendront à flots tant bien que mal.

Gilles de Becdelièvre nous offre une vue différente de celles dont on a l’habitude sur la période napoléonienne. Laure d’Abrantès, se raconte en montrant le revers de la médaille, les dessous d’une réussite fulgurante, jusqu’à une chute spectaculaire. Ayant passé son enfance avec Napoléon, elle aura toujours une relation particulière avec lui. Ses qualités sont d’être belle, savoir recevoir, pouvoir plier pour ne point rompre, d’être suffisamment cultivée pour se trouver bien partout. Ses défauts sont de tenir tête à l’empereur, de vivre chaque jour comme si c’était le dernier, de ne pas être un homme capable de faire un soldat. Chez elle, tout est toujours trop ! Les réceptions sont grandioses, les chutes vertigineuses, les amours exclusives autant qu’envahissantes.

Depuis sa résidence huppée du cimetière de Montmartre, un hypogée offert par un généreux donateur, la duchesse entame une discussion courtoise avec un visiteur qui à la bonne idée de s’arrêter devant chez elle. L’homme a une solide culture de son époque. Un dialogue s’engage entre eux. La duchesse lui raconte sa vie, les hauts et les bas, le tout adapté à sa sauce en gardant toujours une bonne dose d’humour et, de mauvaise foi… Son interlocuteur, très au fait de sa biographie, sait lui apporter la contradiction. Laure d’Abrantès nous peint la cour de l’empereur avec des couleurs vraies. Elle a depuis toujours un regard très terre à terre sur un empire qui ne pouvait pas durer, mais dont elle aura su profiter jusqu’au bout. Elle nous raconte les excès d’une noblesse d’empire sans racine. La duchesse nous démontre que le clientélisme ne conduit pas forcément à la réussite, que les grands hommes ayant fait l’histoire ont des faiblesses parfois contreproductives. Le récit de la duchesse d’Abrantès nous montre celui qui siffla la fin de la terreur jusqu’à son exil sous un jours très humain.

En librairie le 01 septembre 2022

Pour commander le livre, cliquez ICI : La folle vie d’une duchesse de Napoléon

Présentation de l’éditeur

Laure de Permon, témoin privilégiée et méconnue de la période napoléonienne, fille de la bourgeoisie, deviendra duchesse d’Abrantès. Sa vie offre une plongée originale au coeur de la vie au temps du Consulat et de l’Empire. Maniant l’art de recevoir comme personne, l’épouse du général Junot contribuera à faire de Paris la capitale mondiale du divertissement. Du faste des réceptions à l’importance de l’étiquette, des descriptions des proches de Napoléon aux multiples rivalités amoureuses, c’est sans complaisance et avec drôlerie que cette femme séductrice et cultivée retrace sa vie et dresse le portrait de l’univers aussi superficiel qu’indispensable dans lequel elle évolue.

Un peu de l’auteur

Issu d’une ancienne famille bretonne, Gilles de Becdelièvre est passionné par les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Écrivain « d’histoires de l’Histoire », il ressuscite des épisodes inédits de la vie de personnages historiques. Ses livres mettent en exergue des personnalités célèbres ou inconnues, parties prenantes de notre histoire. Tous ont pour point commun d’avoir contribué à la fresque originelle et indestructible de notre passé.

Source photo Editions de Borée 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ DE BOREE (1 septembre 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2812927917
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2812927911
• Poids de l’article ‏ : ‎ 503 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15 x 3 x 23 cm








<” La folle vie d’une duchesse de Napoléon, de Gilles de Becdelièvre”>

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Les culs-reptiles, de Mahamat-Saleh Haroun

Des fainéants, se complaisant dans l’oisiveté, les culs-reptiles passent leurs journées sur des nattes, à refaire le monde ou jouer aux dames. Mâchouillant la noix de cola et buvant des litres de thé, ils ne se bougent qu’en fonction de la rotation du soleil. Bourma Kabo, fatigué de faire partie de cette confrérie nationale de la glandouille, se porte volontaire pour représenter son pays aux jeux olympique. Sa discipline ? La natation, évidement, puisqu’il sait nager. En fait, sa science de la natation s’apparente plus à ne pas couler lorsqu’il est dans l’eau qu’à faire des longueurs dans une piscine olympique dont son pays est dépourvu ! Pendant qu’il s’entraîne dans la piscine privée d’un hôtel de luxe, la presse nationale vante les mérites du champion. L’entraînement portes ses fruits car Bourma arrive désormais à faire quelques mètres avant d’être totalement épuisé. Puis, le grand jour arrive, c’est le départ pour les jeux. Là, il découvre qu’il a encore du chemin à parcourir avant de pouvoir rivaliser avec les autres concurrents. Le vin est tiré, il faut le boire. Burma Kabo prend place pour sa compétition sous les regards de la délégation venue l’encourager. Une épreuve difficile, où il va penser crever, mais qu’il emportera haut la main, lui qui savait à peine se maintenir en stationnaire dans un fleuve boueux il y a encore peu de temps… Le héro des JO découvrira lors de son retour au pays, qu’aucune haie d’honneur ne l’attend à sa descente de l’avion.


Ce roman met la lumière sur l’histoire vraie, d’un nageur sachant à peine nager, qui a participé aux jeux olympiques d’Australie en 2000. Malgré sa victoire au 100 mètres nage libre, Bourma Kabo, va découvrir que tous les pays ne vivent pas à la même heure ! Ce qui est plébiscité ici, n’a aucune valeur ailleurs. La publicité faite autour du champion, s’est fortement éloignée de la vérité, ce qui provoque un rejet de ceux qui le connaissent. Le reste de ses concitoyens a d’autres préoccupation que de s’intéresser aux JO. Alors qu’il se voyait déjà ministre des sport, Bourma Kabo va devoir se cacher afin de se faire oublier.

Mahamat-Saleh Haroun nous offre ici un roman divertissant, drôle autant que dramatique. Il jette un regard sans fard sur les pays sahariens, où plus rien ne pousse, où les culs-reptiles rêve du mirage occidental en buvant du thé, là où il y a un peu d’ombre. Ce nageur ayant appris à nager pour les JO a vraiment existé. Sa performance a été saluée par tous les athlètes, mais pas par les siens. Puis, après s’être terré chez lui, Bourma va découvrir qu’il a été oublié, comme si sa performance n’avait jamais été. D’un monde à l’autre, la notion de valeur diffère intégralement. La PUB qui en dit beaucoup pour qu’il n’en reste qu’un peu, est un mensonge impardonnable au pays, Bourma en fera les frais, pour s’être attribué des mérites qu’il n’a pas. Lui n’aurait jamais osé mentir pour se promouvoir, mais la machine s’est emballée sans même lui demander sont avis. Le pays voulait un champion, il fallait le faire mousser…

Pour commander le livre, cliquez ICI : Les culs-reptiles

Présentation de l’éditeur

“Même les culs-reptiles étaient de la partie, ces oisifs qui ne voulaient rien foutre au pays, des fainéants qui passaient la journée à même le sol, sur des nattes, à jouer aux dames ou au rami. Immobiles tels des montagnes, ils ruminaient la noix de cola, sirotant à longueur de journée des litres de thé accompagnés de pain sec. Ils ne bougeaient leurs fesses qu’en fonction de la rotation du soleil, disputant l’ombre aux chiens et aux margouillats. Or, Bourma Kabo, las de faire partie de cette communauté nationale de la glandouille, accepte de relever un inimaginable défi : représenter son pays de sables – les autorités plus que corrompues le lui imposent – aux jeux Olympiques de Sydney, en 2000. Épreuve de natation, cent mètres. Alors qu’il sait à peine flotter dans un fleuve boueux, il plonge corps et âme dans l’aventure. C’est ainsi que d’Afrique en Australie commence l’extraordinaire odyssée d’un Ulysse candide des temps modernes, avec aussi les magiciennes Circé des médias, et sa tant convoitée Ziréga, nouvelle Pénélope.Ce roman est un sérieux divertissement. Il nous raconte que “le propre de l’homme est de ne pas servir le mensonge”, en une impitoyable et malicieuse radiographie d’un pays sahélien et de tout un continent aux peuples bannis de culs-reptiles sous les mirages de l’Occident.

Un peu de l’auteur

Né au Tchad, Mahamat-Saleh Haroun est un cinéaste renommé. Il vit à Paris. Les culs-reptiles est son deuxième roman.

Source photo Wikipedia

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ GALLIMARD (13 janvier 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 240 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2072969859
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2072969850
• Poids de l’article ‏ : ‎ 300 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2 x 20.5 cm









<” Les culs-reptiles, de Mahamat-Saleh Haroun”>

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Le retour d’Ariane, de Christian Laborie

Lors du décès de Christian Dior en 1957, pour qui elle travaille comme styliste, Ariane décide de rentrer avec sa fille à Florac. C’est là qu’elle a passé une enfance heureuse, où vivent ses parents, où elle a vécu le drame qui l’a fait fuir. La guerre de 39-40 venait de finir, la France réglait ses comptes. Les FFI, à la surprise générale, avaient arrêté Ariane. Après la honte ultime d’avoir été tondue en place publique, ariane avait trouvé son salut dans l’anonymat de la capitale. Jeune femme déboussolée lors des faits, elle est devenue une femme accomplie, sure d’elle. A Florac, nul n’a eu de ses nouvelles depuis son départ, pas même ses parents. Faisant fi de ce qu’en penseront le gens, elle loue une petite maison et s’installe. Elle avait tiré un trait radical sur son passé, alors pourquoi ce retour ?


Christian Laborie nous emmène sur le terrain glissant de la fin de la guerre de 39-40. Epoque trouble que la France tente d’oublier, où des résistants de la dernière heure se refaisaient une santé en clamant haut et fort leur patriotisme. Les arrestations allaient bon train, les jugements sommaires brisaient des vies, assouvissaient parfois de basses vengeances sans rapport avec le conflit armé. Seul industriel de la région, son usine réquisitionnée par l’armée allemande, le père d’ariane a lui aussi été arrêté par les FFI. Si lui a été acquitté rapidement, Ariane ne le fut pas. Sa condamnation blessait son père en jetant l’ombre de la honte sur sa famille. Puis les années passant, le calme est revenu dans le village. Le retour d’Ariane n’est pas bien vu par tous. Le père d’Ariane attend des excuses, alors qu’Ariane se sent victime plus que coupable ! D’autre part, dans la petite ville, ou tous se connaissent, ce retour ravive des souvenirs pas toujours reluisants.


Christian Laborie donne ici une suite Aux Fiancés de l’été qui laissait Ariane sur un destin brisé. Le retour d’ariane est un livre grave, mais Christian Laborie sait parfaitement doser le dramatique et l’émotionnel afin d’accrocher son lecteur. Le retour D’ariane sème l’effroi chez certains dont le passé de résistant est un sujet que l’on préfère éviter, mais que ce retour risque de réveiller. Simultanément, un autre revenant arrive à Florac, lui aussi ayant disparu à la libération. Il s’installe comme médecin et, pour certains, s’en est trop ! Les revenants de Florac sont-ils venus se venger ? Un roman addictif où l’on retrouve avec joie les protagonistes des Fiancés de l’été, afin de faire une fin digne de ce nom à une histoire sordide, dont le dénouement dépasse l’imaginable. Si les deux romans peuvent se lire séparément, je recommande cependant de lire ne premier Les Fiancés de l’été, afin de ne pas mettre la charrue devant les bœufs…


Pour commander le livre, cliquez ICI : Le retour d’Ariane

Présentation de l’éditeur

Retour d’Ariane, ” enfant prodigue “, dans son village de Lozère où sa quête de vérité sur ceux qui lui ont fait du mal réveille les ombres de l’Occupation…
Suite, indépendante, des Fiancés de l’été.

1958. Une femme revient dans son village de Lozère, auréolée de mystère. Après une vie recommencée à Paris où elle a travaillé au sein de la maison Dior, Ariane est de retour, avec sa petite fille. Treize ans se sont écoulés depuis tout ce qu’elle a dû surmonter, seule : son arrestation par les FFI, le traumatisme, la condamnation sans appel de son père, et la fuite…
Ariane a beaucoup changé et, la trentaine élégante, sûre d’elle, accomplie, elle semble avoir tiré un trait sur son passé. Alors, que cherche-t-elle à Florac ? Le souvenir douloureux de Raphaël, son premier amour, ou la vérité sur ceux qui lui ont fait tant de mal ?

Le Retour d’Ariane raconte la chronique d’un village d’après-guerre et peint le portrait d’une héroïne inoubliable qui, de ses épreuves, a su faire une force de vie.

Un peu de l’auteur

Christian Laborie est né en 1948 dans le Nord. Professeur d’histoire-géographie, il s’est installé dans le Gard en 1978. Cévenol d’adoption et de cœur, il vit entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995 : L’Arbre à palabres, Prix Découverte France Telecom 2001 ; Le Chemin des larmes, Prix Mémoire d’Oc 2004 ; Les Sarments de la colère, Prix Lucien Gachon 2011.
Auteur de nombreuses sagas dont Les Rives Blanches, Prix de l’Académie cévenole Le Cabri d’Or 2013 et de la saga à succès en cinq tomes de la famille Rochefort.
Aimant mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles à son amour pour les Cévennes, il est l’un des auteurs incontournables de la collection Terres de France.

Source photo Babelio

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (18 août 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 432 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258192870
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258192874
• Poids de l’article ‏ : ‎ 470 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.2 x 3 x 22.7 cm



<” Le retour d’Ariane, de Christian Laborie”>

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La loi du désordre, de Philippe Hayat

Eté 1914, à Paris, Montparnasse fête la joie de vivre. Militante socialiste de la première heure, Jeanne croit en une possibilité de changer le monde. Le XXème siècle débute en fanfare, Les usines s’automatisent pour produire toujours davantage, l’homme ne compte que pour une machine de plus. Le socialisme ambitionne de révolutionner tout ça, de remettre l’humain à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter. Les travailleurs ont des droits, les patrons devront les reconnaître ! Elève brillante, jeanne est devenue journaliste et, rejoint l’équipe de Jaurès pour défendre ses convictions.
Soudain, en quelques jours seulement, le monde bascule dans une guerre dont on pense qu’elle ne durera pas. Jeanne doit faire des choix, souvent douloureux, sans lesquels elle n’oserait plus se regarder dans une glace. Jeanne va se trouver au cœur des combats, là où l’horreur atteint des sommets.

Philippe Hayat place son roman au centre de l’horreur de la guerre de 14-18. Une guerre que personne n’attendait qui, en quelques jours a plongé l’Europe dans une rare violence. Les nouvelles armes permettent de détruire à distance, rasant des villages entiers et provocant des blessures ignobles. Jeanne, très proche de Charles, son frère, s’engage comme infirmière afin d’être plus proche de lui. D’un tempérament doux et rêveur, incapable de se défendre, Jeanne le sent en danger et veut se rapprocher de lui pour le protéger. Lorsqu’elle le retrouve, ce n’est plus le même homme. La violence des combats l’a transformé définitivement. Charles est traumatisé, il demande à sa sœur de l’aider à fuir loin de la violence des hommes, partir à jamais pour tenter de retrouver une paix en laquelle il espère trouver l’oubli.


Philippe Hayat commence son roman comme un terroir historique, puis propulse le lecteur sur le champ de bataille du front de l’Est. Tous les hommes valides sont au front. Les femmes sont aux commandes d’un pays qui ne cesse de compter ses morts. Les liens qui unissent Jeanne t son frère Charles sont très forts, aussi, consciente de la faiblesse de ce frère qui ne sait défendre ses intérêts, ressent-elle le besoin de le rejoindre. Un roman tendre et dur dans le précipice creusé par de la guerre de 14-18 et, l’amour absolu entre un frère et une sœur. Un livre fort, marquant le lecteur en donnant un regard dénué de fard sur le conflit de 14-18. Entre Jeanne et Charles, les rôles sont inversés ! Jeanne mène la vie dont Charles rêvait, alors que lui subit les ambitions de son père, les lois de la guerre…

En librairie le 17/08/2022

Présentation du roman

Pour commander le livre, cliquez ICI : La loi du désordre

Présentation de l’éditeur

“Les massifs explosaient de couleurs et les fleurs finissaient au col des vestons. Les gens buvaient, riaient, l’air doux des beaux jours les enivrait. Ils gonflaient le torse. La guerre n’aurait pas lieu.”

Juillet 1914, Paris célèbre la vie sous les pinceaux de Montparnasse. Étudiante brillante et militante socialiste, Jeanne embrasse le nouveau siècle et sa modernité.
Depuis l’attentat de Sarajevo, le conflit menace mais elle refuse d’y croire. Comment l’homme épris d’art et de sciences, plus progressiste que jamais, pourrait-il causer sa perte ?
En quelques jours, l’Histoire bascule. Tiraillée entre affections et convictions, Jeanne doit faire des choix.
Les événements vont la précipiter dans l’enfer des combats.
La confrontation d’une jeune idéaliste à l’absurdité du monde. Le souffle d’un grand roman populaire.

Un peu de l’auteur

Né à : Neuilly-sur-Seine , Philippe Hayat est un entrepreneur français. Il est fondateur de l’association 100 000 Entrepreneurs.

Depuis 20 ans, il a créé ou repris avec succès plusieurs entreprises dans les domaines de l’industrie (Les bâches de France, fabricant de toiles techniques et publicitaires), des technologies (Kangaroo Village, incubateur de sociétés high tech), des services (Architel, archivage et gestion de documents) et de la finance (Serena Capital, fonds d’investissement pour PME innovantes).

Philippe Hayat publie Momo des Halles en 2014, traduit en plusieurs langues, lauréat du Festival du premier roman de Chambéry. En 2019, Où bat le cœur du monde reçoit les prix Filigranes et Talents Cultura. La Loi du désordre est son troisième roman.

Source photo Babelio 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (17 août 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 448 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702169023
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702169025
• Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g




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