Le livre perdu de Leonard de Vinci, par Francesco Fioretti

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Faut-il en savoir un peu sur tout, ou tout sur peu ?

Infatigable curieux, Léonard de Vinci veut tout comprendre, sur tout. Chaque avancée lui ouvrant de nouvelles portes dans lesquelles il s’engouffre, son travail d’artiste et d’ingénieur avance à petit pas. Cependant, une matière lui échappe singulièrement : les mathématiques. Il se rapproche de son ami, le frère Luca Pacioli, mathématicien de renom pour y voir plus clair dans cette discipline absconse pour beaucoup. Ce qui pourrait sembler simple s’avère plus compliqué que prévu. L’Italie du XVème siècle est en ébullition. Les luttes entre les puissants au pouvoir, et ils sont nombreux, pousse les villes à s’affronter. De plus, le roi de France revendiquant le milanais arrive avec ses troupes. Entre alliance et trahison, les routes deviennent de moins en moins sûres.



Francesco Fioretti nous emmène au moyen-âge italien. Un pays non unifié où chaque ville fonctionne comme un territoire autonome, où alliances et trahisons sont un principe pour conserver ses acquis, ou accroître ses possessions. Laurent le magnifique vient de mourir, le pape a des enfants, les turcs menacent la sérénissime république de Venise, l’Italie est au bord de l’explosion. Le calme dont les artistes ont besoin pour créer est difficile à trouver. Ceux qui le peuvent prennent la route afin de suivre un puissant pour bénéficier de sa protection, Léonard est de ceux-là. Il en a d’autant plus besoin que produisant peu, les fonds lui manquent cruellement. Salaï, le fidèle compagnon de Léonard de Vinci le suit dans ce périple audacieux. Le vol de manuscrits byzantins et l’assassinat de leur détenteur n’arrange pas les affaires du génial savant. Là encore, De Vinci voudrait savoir qui et comment !



Un roman passionnant dans une époque de la vie de Léonard de Vinci peu connue où le romancier peut à sa guise broder son intrigue. Certes un roman, mais bien documenté sur la péninsule en perpétuelle agitation mais toujours renaissant tel un phénix, pour lui donner tous les aspects de vérité. Léonard de vinci n’a pas encore besoin de fuir sa terre natale, François 1er n’est pas encore roi de France. Le roman de Francesco Fioretti se situe avant la venue de l’artiste au clos Lucé, renforçant l’intérêt du livre pour tenter de mieux comprendre cet homme multiple dont on voit beaucoup de ses productions tout en sachant peu sur l’homme. On notera cependant une tentative audacieuse du romancier sur les amours de l’artiste.



Présentation de l’éditeur

Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard de Vinci nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.
Milan, 1496. Léonard de Vinci attend avec impatience de rencontrer le frère Luca Pacioli, célèbre mathématicien dont il espère apprendre beaucoup. Pour Léonard, qui s’intéresse depuis toujours
à toutes les formes du savoir, les mathématiques, dont l’étude ne lui a pas été possible, représentent
la science souveraine. Mais suite à l’assassinat d’un moine et au vol d’anciens textes byzantins qui sont d’un intérêt inestimable pour les mathématiques, les deux hommes voient leurs projets perturbés. De Milan à Venise, de Florence à Urbino, à travers une Italie où s’achève l’époque pacifique de Laurent de Médicis et des Sforza, ils se lancent sur les traces de l’assassin et des textes volés.
Dans cette fresque de l’Italie de la Renaissance extraordinairement documentée, Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard – de la réalisation de ” La Cène ” à l’étude de ” L’Homme de Vitruve ” – nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.



Un peu de l’auteur

Originaire de Sicile, Francesco Fioretti étudie les lettres à Florence avant d’enseigner en Lombardie et dans les Marches. En 2012, il obtient un doctorat à l’université d’Eichstätt, en Allemagne, avec une thèse sur le Stilnovo de Dante et de Cavalcanti.
Son premier roman, Le Livre secret de Dante, atteint aujourd’hui les 500 000 exemplaires vendus en Italie et a été traduit dans huit langues. Paru en 2015 en France aux Éditions Hervé Chopin et en 2016 chez Pocket, il rencontre également un très grand succès. Dans le miroir du Caravage paraît en 2016 en France, et en 2017 chez Pocket.
Le livre perdu de Léonard De Vinci est son troisième roman.

Source photo HC éditions

FRANSESCO-FIORETTI

Détails sur le produit

• Broché: 255 pages
• Editeur : HC éditions (11 avril 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204559
• ISBN-13: 978-2357204553
• Dimensions du produit: 14,4 x 2 x 22,1 cm


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Toujours plus haut Broché de Marie KUHLMANN

Aristote (384–322 avant JC) prétendait que la chute des corps est d’autant plus rapide sur Terre qu’ils sont plus lourds !

La défaite de 1870 a séparé l’alsace-Loraine de la France et, nombreux sont ceux qui, voulant rester français, ont quitté leurs terres. Marie Kuhlmann nous emmène dans l’une de ces familles ayant trouvé asile en région parisienne. La vie est rude pour le monde ouvrier, sans compter sur les aléas de la vie. Aurèlie voit sa mère partir, quitter le foyer en la laissant seule avec un père peu présent et fort démuni face au désarroi d’une enfant. Désormais, ils devront faire route ensemble, s’apprivoiser, se rejoindre. La passion de ce père pour la mécanique, surtout celle qui concerne l’aviation balbutiante lui laisse peu de temps pour élever sa fille. Il décide de l’emmener à l’usine après les heures de classe pour qu’elle ne soit pas seule à la maison. Un monde étrange se dévoile à la gamine, qui pour une fois y trouve une place lui revenant…



De l’enfance à l’âge adulte, Marie Kuhlmann dépeint la vie telle quelle fut au début de l’aventure des aéroplanes, du premier plus lourd que l’air ayant décollé vers ceux qui, plus tard, voleront pour de bon. Une épopée où les records de hauteur et de distance se succèdent, mais également jalonnée de morts. Ces aventuriers risquaient leur vie, la passion n’ayant pas de frontière, pour faire avancer le progrès. Sans ces fous volants, sans le génie des inventeurs, prendre l’avion n’aurait jamais été un acte banal. Nous leur devons d’avoir raccourci les distances malgré le risque encouru. Aurèlie, baignée dans cet univers dont l’industrie s’envole aussi rapidement que ce qu’elle met au point, trouve une place où l’on reconnait ses qualités, où elle existe par et pour elle-même.



L’auteur nous offre ici un roman historique, mais aussi un roman d’aventure. En effet, alors que l’homme peinait à accepter la vitesse des trains, voyager au-dessus du sol semblait plus une gageure qu’une réalité potentielle. Cependant, les records et les extrêmes en général ont toujours fasciné les foules. Le public est donc présent pour voir le miracle du vol libre, pour s’effrayer des accidents fréquents à la moindre maladresse du pilote. Dans ce roman, on côtoie les grands noms des prémices de l’avion, mais également ces inconnus qu’ont été les ingénieurs et ouvriers sans qui les fous volants n’auraient pas décollé bien haut. C’était au début du XXème siècle, c’était hier seulement ! Un livre se lisant d’une traite tant il captive son lecteur.



Présentation de l’éditeur

Près de Paris, de 1906 à 1914, les premiers pas de l’aéronautique, les exploits des pionniers Louis Blériot ou Santos-Dumont, vus à travers les yeux d’Aurélie. Avec eux et auprès de son père qui l’élève seul, la petite fille rêve d’exploits et d’aventures, toujours plus haut…
C’est une plaie vive dans le coeur d’Aurélie : le dernier regard de sa mère sur le pas de la porte, valise à la main. A dix ans, la voici seule avec son père, Roland, et les souvenirs chéris de sa grand-mère issue d’une colonie d’Alsaciens installée en banlieue parisienne après 1872. Mécanicien des premières “machines volantes” de l’industriel Nieuport, Roland a été jusqu’alors un père absent, voire indifférent. Soudés dans l’épreuve, avides de rattraper le temps perdu, père et fille s’apprivoisent et tissent un lien de plus en plus fort. Après l’école, Aurélie rejoint les ateliers de Roland ; au fil des ans, elle partage sa passion.

A ses côtés, elle assiste aux exploits et aventures des pionniers de l’air – Santos-Dumont, Louis Blériot… -, qui, en ce début du XXe siècle, rêvent de voler toujours plus loin, toujours plus haut…



Un peu de l’auteur

Journaliste pour la presse féminine, ancienne directrice de collection dans l’édition, Marie Kuhlmann est très attachée à ses racines alsaciennes. Les Presses de la Cité ont notamment publié Le Puits Amélie, Les Revenants du Haut-Barr,Les Frères amish,Les Chimères de l’exil ainsi qu’une réédition de la saga Ceux de la Grande Vallée (prix de l’Académie d’Alsace).

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché: 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (28 mars 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258147395
• ISBN-13: 978-2258147393
• Dimensions du produit: 13,8 x 2,6 x 22,5 cm








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Le goût du bonheur, d’Angeline Michel

Le goût du bonheur est une sensation rare, souvent fugace et qui une fâcheuse tendance à laisser un arrière-goût de trop peu ! Mais revenons-en à l’idée du bonheur que chacun recherche en pestant de le voir fuir toujours plus loin. Il appartient au domaine du ressenti, donc très subjectif selon l’état d’esprit du moment. Pourtant, loin d’être insaisissable, il est partout pour qui sait le voir. Dans ce premier roman, Angeline Michel met en scène deux jeunes femmes d’univers très différents, trouvant leur épanouissement dans son cade de vie pour l’une et dans son travail pour la seconde, de plus dans deux pays sans réelle proximité. Vivre chaque jour comme s’il était le dernier, avec la satisfaction d’avoir vécu au mieux de ses aspirations, va pourtant devenir un but commun les réunissant. L’auteur démontre ainsi que d’un détail peu naître une grande histoire. D’éphémère, le petit bonheur peut muter en un tout, plein et durable, pour ceux qui osent le regarder dans les yeux.



Avec ce premier roman d’Angeline Michel le lecteur part sur une idée du bonheur un peu guimauve, c’est superficiel et girly ! Venant d’une jeune primo romancière on n’est pas vraiment surpris ! Son tour de force est le mettre le grain de sable au bon moment, de lancer ainsi l’histoire qui, tout en gardant la bonne distance pour rester crédible, nous embarque sur des chemins auxquels nous n’aurions pas pensé. Le texte tient la route, on se prend au jeu en se demandant par quel truchement extraordinaire elle retombera sur ses pattes. Un équilibre bien contrôlé, l’auteur nous conduit là où elle le désire en douceur.



Passionnée d’écriture, on voit vite qu’elle a eu raison de tenter l’aventure d’un premier roman, certes du genre un peu inclassable, mais frais et agréable à lire. Une histoire improbable démontrant s’il en est besoin que le monde est petit, le bonheur à portée de main pourvu qu’on veuille bien la tendre. Un très bon moment de lecture, d’un jeune auteur* dont on attendra avec impatience le prochain livre.

*Sans aucune idée sexiste, sans doute est-ce dû à mon grand âge, mais auteur finissant par un E, ou pire encore autrice, me coupe l’appétit auquel je tiens beaucoup…



Présentation de l’éditeur

Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l’Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais…



Un peu de l’auteur

A 27 ans, Angéline Michel signe son premier roman. Dévoreuse de livres depuis toujours, c’est tout naturellement qu’elle s’inspire de ses auteurs favoris pour imaginer ce feel good aux personnages attachants, impossible à lâcher.

Source photo Amazon :

Détails sur le produit

• Broché: 224 pages
• Editeur : J’ai lu (13 mars 2019)
• Collection : LITTERATURE FRA
• Langue : Français
• ISBN-10: 2290206520
• ISBN-13: 978-2290206522
• Dimensions du produit: 19 x 2,1 x 13 cm








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Le berceau des jours meilleurs, d’Elise Fischer

Se marier comme une montée à l’échafaud, ou pas ?

Odile se marie sans aucune envie d’y aller. Un instant de faiblesse sans doute, une lassitude devant l’insistance de la demande sûrement, Odile a des principes l’empêchant de revenir sur la parole donnée. Elle a promis, donc elle se mariera avec ce garçon. La seconde guerre mondiale est finie, le pays est à reconstruire : tout est à faire et à repenser. Chaque conflit armé amène des idées neuves, une envie de renouveau, entraîne un essor des techniques dans tous les domaines. Dans l’est où vit Odile les talents ne manquent pas, la région de Nancy accueille l’usine de Jean Prouvé, architecte très inventif qui rompt avec les traditions architecturales. C’est aussi en Meurthe et Moselle que l’abbé Pierre fut député. Issue d’un milieu très modeste, seuls les aléas que peut offrir la vie permettront Odile de rencontrer cet architecte dont la renommée ne cesse de croître et l’abbé Pierre. Pour elle un choc des cultures, qui profitera plus à ses filles qu’à elle-même.



Un roman dans lequel Elise Fischer nous emporte en voyage visiter l’est de la France dans le milieu du XXème siècle qui vit l’arrivée des trente glorieuses. Tout est possible, tout est à faire et, l’oppression de la guerre est finie, le pays souhaite un air nouveau en cassant l’ordre ancien dont la rigidité semble une entrave aux libertés de faire et de penser. Les hommes sont revenus de la guerre, les femmes ont pris goûts au travail. Si l’homme porte encore la culotte, la femme est détentrice des bretelles ! Elle a désormais la possibilité de s’opposer, de s’imposer : quoi qu’en pense monsieur… Le progrès arrive, l’aluminium remplace la tradition de l’antique, le verre éclaire mieux que les colonnades. L’opacité de l’occupation donne envie de lumière. Le manque criant de logements ayant entraîné l’appel de l’abbé Pierre en 54, nécessite la construction rapide d’un modèle nouveau : les premières cités voient le jour. Des logements novateurs avec cuisine, salle de bain et toilettes. De plus, le chauffage central se généralise évitant les corvées de charbon. Ce monde nouveau sera celui de l’hygiène et du confort.



Elise Fischer signe ici un roman où l’on apprend beaucoup sur l’architecture, sur l’abbé Pierre, sur l’origine des cités qui désormais posent des soucis au pays. Elles n’étaient pas faites pour affronter le temps, mais juste pour parer à l’urgence ! Jean Prouvé, architecte et inventeur de génie est ici mis à l’honneur. Qui se souvient de lui ? Pourtant, il a fait souffler un vent novateur dans de nombreux domaines, fut une figure de premier ordre de la reconstruction d’après-guerre. Un voyage dans l’est de la France, dans notre histoire.



Présentation de l’éditeur

Peinture d’une époque, les Trente Glorieuses, à travers deux générations de femmes issues des classes populaires. Odile et Isabelle accompagnent le destin plein d’altruisme de l’artiste Jean Prouvé qui a fait de sa ville, Nancy, le merveilleux champ de ses créations et de ses utopies.
Un roman sous forme d’hommage à la ville de Nancy.
Entre Nancy et Champigneulles, les vies d’Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du xxe siècle. Odile, épouse d’un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d’élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à coeur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l’appel de l’abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d’Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes.
Avec, en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l’abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d’une ” maison des jours meilleurs ” pour les plus démunis.



Un peu de l’auteur

L’Est est la région de prédilection d’Elise Fischer : sa Lorraine natale lui a inspiré plusieurs romans : Trois Reines pour une couronne, Les Alliances de cristal et Le Soleil des mineurs. Ses romans ont reçu de nombreux prix locaux : Feuille d’or de Nancy, Prix de l’Association Le Printemps du Livre lorrain, Prix des Conseils généraux de Lorraine… L’Alsace est aussi le décor de plusieurs de ses romans, parmi lesquels Les Cigognes savaient et Le Secret du pressoir.

Source photo : Babelio.com

Détails sur le produit

• Broché: 432 pages
• Editeur : Presses de la Cité (7 mars 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258148820
• ISBN-13: 978-2258148826
• Dimensions du produit: 14,2 x 3 x 22,6 cm








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Un jour comme les autres, de Paul Colize

Disparitions inquiétantes en Belgique :  la presse sur les dents !

Quoi de plus anodin que de disparaître sans laisser de trace ? D’après les chiffres du ministère de l’intérieur pour 2017, ils sont près de 10000 à s’être évaporés totalement… Des disparitions pouvant toutes avoir de nombreuses causes et, dont il faut attendre des années, parfois, pour en savoir un peu plus. Paul Colize nous présente ici Emily, jeune femme attendant le retour d’Éric, son compagnon. Depuis 2 ans, elle l’espère ! Lui, un universitaire épris de justice, passe son temps à défendre des causes ou dénoncer des abus notoires, prêchant parfois dans le désert, mais qu’importe si la cause est juste. Au fil du temps, sa renommée s’asseyant, Eric a commencé à durcir le ton jusqu’à devenir dérangeant. C’est parce qu’il est comme cela, justement, qu’Emily l’aime. Elle s’est réfugiée en Italie pour cultiver l’idée de son retour, épuisé et fourbu, mais vainqueur d’un long combat… Puis, il y a Alain, un Pitbull du journalisme belge, travaillant pour le Soir. Eric et lui se connaissaient suffisamment pour qu’il veuille diligenter des recherches sérieuses. Mais évidemment, l’absence de trace complique le travail des reporter…



Dans ce livre Paul Colize met en scène une jolie brochette de personnages, tous très différents, tous attachants. Il met souvent l’accent sur le profil psychologique de chacun, les rendant presque plus palpables, comme vous et moi ou ceux qui passent dans la rue. Excepté quelques crapules en second rôle, nous n’avons à faire qu’avec des gens très normaux. Une normalité donnant toute sa couleur à ce thriller : l’extraordinaire ne choisit pas toujours la marginalité pour pointer le bout du nez. Des assassins ou des violeurs peuvent incarner de bons pères de famille, tout comme un destin fulgurant peut naître de la plus crasse des misères. Paul Colize nous démontre ainsi que chaque individu possède un potentiel remarquable, les ressources nécessaires pour affronter l’adversité.



Une belle surprise que ce roman ! Certes un excellent thriller, mais l’auteur bouleverse les codes de ce genre littéraire. Dans un thriller, nous avons en général des vilains truands et des flics plus ou moins borderlines. La police est ici tellement en sourdine, qu’elle brille de son absence. N’ayant aucun élément concret, l’enquête ne parvient pas à démarrer, s’apprêtant même à rejoindre la pile des cold-cases. Situer le roman au cœur d’une rédaction montre une autre manière d’aborder, de voir, de comprendre chaque petite avancée. Dans ce roman, on est très loin des tirs en rafales et du sang qui coule à flots, bien que… Par contre, les voyous sont des pointures cultivant aussi bien que les disparus l’art de l’invisibilité !

Un roman qu’on ne lâche plus, un régal ! Paul Colize emmêle à la perfection la trame de son livre, donnant l’idée que plusieurs histoires s’y déroulent. On s’y perd, on s’agace, on s’y plonge avec une délectation immense.



Présentation de l’éditeur

L’auteur d’Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale.

Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu’elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu’elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d’Éric.

En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d’investigation au Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l’a connu. Suffisamment pour s’intéresser à sa disparition.
Et encore plus quand il réapparaît…

Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu’ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d’ombre de chacun, sur ces secrets que l’on garde et qui finissent toujours par réapparaître.
Pour Un long moment de silence :
Landerneau
Polars Pourpre
Boulevard de l’Imaginaire
Pour Concerto pour 4 mains :
Arsène Lupin
Plume de Cristal
Sang d’Encre des lecteurs



Un peu de l’auteur

Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles, d’un père belge et d’une mère polonaise.
Ses premiers romans sont publiés chez Krakoen, une coopérative d’auteurs-éditeurs. En 2011, il se plonge dans la rédaction de Back-up qui sera notamment finaliste du prix Rossel en 2012. Suit Un long moment de silence, roman en partie autobiographique qui sera finaliste du prix Rossel
et du Grand Prix de la littérature policière. Il recevra trois prix, le prix Landerneau, le prix Polars Pourpres et le prix Boulevard de l’Imaginaire. Vient ensuite L’Avocat, le nain et la princesse masquée, comédie policière.
Début 2014, il se lance dans la rédaction de Concerto pour 4 mains avec l’aide d’un ancien braqueur, qu’il rencontrera chaque semaine en prison. Publié aux éditions Fleuve, le roman recevra cinq récompenses, dont le prix Arsène Lupin, le prix Plume de Cristal et le prix Sang d’Encre des lecteurs. Zanzara sort en mars 2017.
Un jour comme les autres est son treizième roman.

Source photo : LeSoir.be https://plus.lesoir.be/

 

Détails sur le produit

• Broché: 445 pages
• Editeur : HC éditions (7 mars 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204621
• ISBN-13: 978-2357204621
• Dimensions du produit: 14,7 x 3,5 x 22,2 cm








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Gaston des vignes, de Jean Siccardi

A la fin de la première guerre mondiale, la haute Provence ressemble à la campagne française, de petits hameaux, des villages isolés. Le travail de la terre y est dur, aussi, les paysans s’attachent à mettre en valeur leurs biens pour les transmettre à la génération suivante. Dans ces petites bourgades, tous se connaissent. Ils ont grandi ensemble se sont souvent mariés sur place. L’inexistence des moyens de transport les sédentarisent sur leurs terres. Le village devient une sorte de famille élargie. Certes, il y a des affinités, mais également des rancunes parfois tenaces. C’est un microcosme où pour vivre l’on préfère se taire plutôt que de se battre. Les secrets qui n’en sont pour personne ne doivent pas sortir au dehors.


De retour de la guerre, Noël Bertrand cultive sa terre avec sa mère. Lorsque son amour de jeunesse, Cécile, vient à passer sur sa ferme accompagnée d’un homme bien mis, en calèche, Noël ne pressent rien de bon. La jeune femme, mariée à un vieux barbon par son père, a fui son époux juste après le mariage. Quelle raison amenait ce duo improbable chez lui ? Noël était très ami avec le frère de Cécile, déclaré mort pour la France, ils étaient partis ensemble au front. Noël cherche à en savoir plus sur la visite chez lui. Plus il creuse l’affaire, moins cela sent la rose. Puis, le cadavre de Cécile est retrouvé, nue sur le bord de l’eau. La police débute son enquête. Noël commence à comprendre ce qui se trame et, c’est bien pire que ce à quoi il s’attendait !


Jean Siccardi signe ici un thriller sur fond de jalousie, d’envie et de rancœur. Au début du XXème siècle, les moyens de la police relevaient de la déduction logique. La guerre à peine terminée, tous voulaient oublier, quitte à passer un peu vite sur certaines choses. Avancer en omettant parfois de regarder de près. Mais derrière les mines de façades et les sourires que l’on se fait, il y a souvent un regard qui ne rate rien de qui se fait, une oreille pour entendre malgré tout. Une fois la violence amorcée, il est bien difficile de freiner cet élan funeste. Un thriller terroir qui fonctionne parfaitement, dont on ne suppose jamais jusqu’où conduiront ces évènements !

Présentation de l’éditeur

Au lendemain de la Grande Guerre, Noël Bertrand exploite avec sa mère, Madeleine, la ferme du Saut du Loup, au milieu de la nature âpre et sauvage de la Haute Provence. En son absence, Madeleine reçoit une étrange visite : celle de Cécile, une fille du pays, accompagnée d’un étranger qui propose de racheter à un bon prix la propriété.

Comme le projet de construction d’une ligne ferroviaire est dans l’air, cette offre inattendue ravive la crainte d’une expropriation.
Noël n’a plus revu depuis longtemps Cécile, son amour de jeunesse. Mariée par son père à un vieux paysan, Gaston, elle a abandonné son époux pour aller mener une vie de plaisirs à Digne. Qui est l’inconnu avec lequel elle s’affiche ? Quelles sont ses intentions ? En quête de réponses, Noël sera peu à peu entraîné dans les méandres de la folie et du crime…

« UN ÉCRIVAIN QUI SAIT CONCILIER
DANS SON STYLE FOISONNANT, L’AUTHENTICITÉ,
LA LUCIDITÉ ET LA BIENVEILLANCE. »
Didier van Cauwelaert


Un peu de l’auteur

Né à Nice, écrivain passionné, Jean Siccardi est imprégné des paysages lumineux et odorants de la Provence. À travers le magnifique portrait de François le sourcier, il nous fait communier avec des hommes qui faisaient corps avec la terre mais gardaient la tête dans les étoiles.
Homme de la terre et de la montagne, auteur d’une soixantaine d’ouvrages, Jean Siccardi, est considéré comme un des écrivains majeurs de la Provence.

Source photo : Editions Calmann-Lévy : https://calmann-levy.fr/

Détails sur le produit

• Broché: 230 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (6 février 2019)
• Collection : Cal-Lévy-Territoires
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702158668
• ISBN-13: 978-2702158661
• Dimensions du produit: 15,4 x 1,9 x 23,5 cm




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Le trône maudit, de Jose luis Corral et Antonio Pinero

Que sait-on vraiment de Ponce Pilate, d’Antipas, et d’Hérode le grand ? Souvent cités dans les textes religieux comme les évangiles, mais vus sous le prisme de la chrétienté, accommodés à une sauce favorable aux idéaux du saint siège. Au premier siècle, les historiens étaient peu nombreux. Pourtant, quelques personnages ont rédigés des mémoires dont il reste des traces. Les auteurs de ce roman s’en sont inspirés afin de nous dresser un tableau proche de la vérité de ceux qui ont fait une partie non négligeable de l’histoire de la Palestine, qui ont vu naître les balbutiements du christianisme. Avec Jose luis Corral et Antonio Pinero, nous plongeons dans l’empire romain en terre promise au peuple élu de Dieu, la terre d’Israël vers laquelle Moïse a conduit son peuple. Les romains avaient fort à faire pour contrôler le peuple juif fermement attaché à ses traditions, opposé à l’occupant qu’il jugeait impur. Entre le conquérant et le vaincu un équilibre fragile s’est instauré…


Cette région du monde romain, en perpétuelle agitation, voit d’un œil perplexe la naissance d’un énième prédicateur. L’homme galvanise des gens de plus en plus nombreux venu l’écouter prôner la venue d’une ère nouvelle, la prochaine arrivée de l’envoyé de Dieu pour instaurer un nouveau monde. Afin de marquer le renouveau, il baptise ses adeptes par immersion dans le Jourdain. Jean le baptiste inquiète plus les autorités juives que le légat de Rome. Ce dernier ne voyant en lui que l’un de ces innombrables fanatiques se piquant d’être un nouveau prophète. Lorsque Jésus le rencontre, les gouvernances juives et romaines découvrent avec effroi qu’ils ont désormais affaire à deux prêcheurs. Il est temps d’y mettre fin, de rétablir le calme. On ne peut tolérer que des foules se regroupent en dehors du cadre établi. Jean le baptiste est capturé par la garde d’Antipas, puis exécuté. Rome ne s’en émeut pas, Antipas est juif, l’affaire réglée en interne ne les concerne plus…


Un peu de l’auteur

José Luis Corral : José Luis Corral est l’un des plus grands historiens et romanciers espagnols. Professeur d’histoire médiévale, directeur du département d’histoire de la faculté de Saragosse, il est également un homme de média. Ses romans parus en France – El Cid (Télémaque, 2005), L’Héritier du Temple (HC Éditions, 2012) et Le Nombre de Dieu (HC Éditions, 2015) – ont été de beaux succès de librairie.
Antonio Piñero : professeur de philologie grecque à l’université de Madrid, spécialisé dans la langue et la littérature du christianisme primitif, Antonio Piñero est un chercheur de renommée internationale. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le domaine du christianisme et du judaïsme.

Source photo : periodistadigital.com : http://www.periodistadigital.com/


Détails sur le produit

• Broché: 574 pages
• Editeur : HC éditions (17 janvier 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204214
• ISBN-13: 978-2357204218
• Dimensions du produit: 14,6 x 3,1 x 22 cm




<” Le trône maudit, de Jose luis Corral et Antonio Pinero “>

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San Perdido, de David Zukerman

Un premier roman qui décoiffe, qui gratte, qui ose !

David Zukerman nous sert ici un roman qui bouscule le lecteur ! Loin des standards habituels, il situe l’action autour d’une décharge. Un monticule d’ordure faisant vivre une partie de la population, ces oubliés qui survivent de rien à proximité des nantis d’une petite ville du Panama : San Perdido. Mais il est toujours possible que naisse une pépite d’un tas d’ordure. La vie est ainsi faite elle peut sublimer d’un rien, créer une légende à partir d’une singularité. Avec David Zukerman, ça pue, ça bouge, c’est tendre et violent en restant parfaitement réaliste.


Le personnage principal, muet, arrive vers l’âge d’une dizaine d’année sur la décharge, comme vomi par la forêt. C’est un descendant d’anciens esclaves rebelles, les cimarrons. Il s’installe dans un trou creusé dans le sol. Une sorte de tanière dans laquelle il lit des livres. Ceux qui le croisent sont surpris par sa force. Il semble posséder une puissance formidable dans les mains. Certes ce n’est qu’un enfant, mais un noir muet, avec des yeux bleu pâles, presque blanc dérange. Son regard parait déshabiller jusqu’au tréfonds de l’âme et, sur son passage les oiseaux se taisent, les chiens fuient… Pourtant, nul n’a de raison de se plaindre de lui. La femme près de qui il loge le prend en affection, malgré le peu de communication dont il témoigne. Elle le baptise du sobriquet de La langosta, puisque nul de sait son nom et que ses mains sont puissantes. Serviable, le gamin lui apporte régulièrement de l’eau qu’il va chercher au point d’eau tôt le matin. Cependant, vient un jour ou le gosse devenu adolescent disparait, emportant avec lui ses livres. Dans la ville de San Perdido, il apparait parfois sans qu’on s’y attende, chaque fois avec une bonne raison. Il voit ce que nul ne peut voir, ne supporte pas l’injustice, fondant ainsi le mythe de la Mano. La Mano devenue un jeu, mais qui du temps La langosta il s’agissait d’un autre jeu, bien moins innocent !


Un roman dépaysant, mais on s’y plonge avec délectation. David Zukerman avec une écriture fluide ne lâche pas son lecteur. Il nous emmène dans un monde improbable mais la mayonnaise prend rapidement ; l’illogisme devient normal, presque banal comme une évidence. C’est immoral, mais juste, dans un univers d’une rare violence sociale. L’écart entre les riches et les pauvres est tel que le sens de la justice prend le seul chemin qui s’impose : agir quel qu’en soit le prix. Dans ce petit village côtier panaméen, que l’on soit riche ou pauvre, les moyens de chacun sont identiques, c’est ruse et la force qui prime. C’est une caricature de la société avec des accents de vérité. Loin du confort européen, bien que… il y a encore des endroits dans le monde où la vie se gagne à la force des dents !

Un peu de l’auteur

Né en 1960 à Créteil, David Zukerman a été successivement ouvrier spécialisé, homme de ménage, plongeur, contrôleur dans un cinéma, membre d’un groupe de rock, comédien et metteur en scène. Pendant toutes ces années, il a également écrit une quinzaine de pièces de théâtre, dont certaines furent diffusées sur France Culture, et quatre romans qu’il n’a jamais voulu envoyer à des éditeurs. San Perdido est sa première publication.

Source photo Calmann-Levy : https://calmann-levy.fr/

Détails sur le produit


• Broché: 450 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2019)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702163696
• ISBN-13: 978-2702163696
• Dimensions du produit: 13,5 x 3 x 21,5 cm



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Pour l’amour de Lauren, de karine Lebert

Les emmerdes volent toujours en escadrille disait Jacques Chirac : il avait raison !

Avec ce roman, nous retrouvons « Les amants de l’été 44  » Ces amoureux qui avaient bravé leurs familles, pris le risque fou de s’expatrier pour suivre un amant venu d’outre-Atlantique. A la libération, nombre de jeunes filles s’étaient éprises d’un jeune GI venu libérer la France. Les amants de l’été 44 racontaient cette histoire dont on parle peu. Karine Lebert nous conte ici avec brio la suite de ces aventures romanesques.


Quitter sa famille, son pays et ses habitudes pour endosser le costume d’épouse américaine est un défi personnel. Certes l’amour arrondit les angles, mais la différence culturelle au sortir de la guerre équivalait à faire le grand écart entre un monde européen très figé dans ses traditions et une Amérique en perpétuel mouvement. Si certaines y ont trouvé un épanouissement, d’autres n’ont pas eu la même chance. Le retour sur le sol français fut souvent houleux, lourd d’amertume, de désillusion avec une vie à reprendre en main. De plus, pourvu que le couple ait divorcé, la bonne société française lui jetait l’opprobre. N’oublions pas qu’au sortir de la dernière guerre les divorcés n’étaient pas reçu, n’avaient plus le droit de communier : ils étaient considérés comme de gens de peu…


Un grand roman mêlant le suspense et l’amour, où l’histoire s’écrit souvent en cachette par crainte de scandale, du regard des autres. Un roman montrant que rien n’est jamais joué d’avance. Entre ce que l’on doit faire et ce que l’on peut faire, la frontière reste à jamais franchissable pourvu que l’on s’en donne les moyens.

Présentation de l’éditeur

Entre la Normandie et la Louisiane, portraits croisés de deux femmes audacieuses en terre inconnue. L’une, américaine, cherche à remonter le fil de sa généalogie et enquête sur sa grand-mère maternelle française, une war bride, qui a tout quitté par amour…
Par l’auteur des Amants de l’été 44.

Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant
de femme d’affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part depuis Honfleur sur les
traces de son aïeule, Philippine, cinquante ans après, grâce à ceux qui l’ont connue.
Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau GI rencontré
à l’été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane. Passé le choc de la découverte
du Nouveau Monde, le bonheur s’offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions
de son pays natal ?
Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ?
Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ?…

Entre deux continents, deux époques, portraits croisés de deux femmes entières qui
vibrent à l’unisson. Pour l’amour d’une petite fille, Lauren…


Un peu de l’auteur

Née en Normandie, dans l’Orne, dont les paysages inspirent le décor de ses romans, Karine Lebert a été biographe pendant quinze ans, puis journaliste à Paris Normandie. Elle a publié aux Presses de la Cité Ce que Fanny veut… (2015), Les Saisons du mensonge (2016) et Les Demoiselles de Beaune (2017).

Source photo Babelio.com

Détails sur le produit

• Broché: 416 pages
• Editeur : Presses de la Cité (17 janvier 2019)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258161959
• ISBN-13: 978-2258161955
• Dimensions du produit: 14,2 x 3,6 x 22,6 cm




<” Pour l’amour de Lauren, de karine Lebert”>

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La journée mondiale de la gentillesse, de Jacqueline Daussain

Bien faire ou faire le bien ne sont pas toujours des actes médités. Dans ce recueil de nouvelles, Jacqueline Daussain nous brosse une série de personnages qui tous, volontairement ou non font un geste vers l’autre. Dans une vie souvent chargée de grisaille, chaque geste prend une ampleur insoupçonnée. Celui qui reçoit le ressent souvent plus que celui qui en est l’auteur, encore que… Notre monde avance si vite que le moindre geste que l’on qualifierait de courtoisie, autrefois, semble désormais un acte de bravoure exceptionnel. Chacune de ces nouvelles nous ressemble, montrant un chemin vers un peu plus d’humanité, de partage, d’ouverture vers les autres. Aller vers l’autre peut aussi être mal pris, ou mal compris. J’en veux pour preuve ces femmes à qui l’on tient une porte et qui vous toisent du haut de leurs talons aiguille, outragées que l’on eût pu penser qu’elles ne pouvaient l’ouvrir elle-même ! Puis il y a ceux pour qui ce geste anodin est une petite lumière dans une journée morose, un baume qui redonne un peu de force.



Jacqueline Daussan a bien saisi le mode de fonctionnement des relations entre inconnus. Les personnes que l’on croisent en allant travailler dans les transports en commun sont toutes dans leurs mondes, perdues dans leurs pensées : vouloir faire bien surprendra d’autant plus. Il y a également les promesses que l’on se fait de faire bien pour rompre une solitude, briser un isolement en allant vers les autres. Les autres, tous ces gens que l’on ne connaît pas, que jamais plus l’on recroisera, mais qui comme nous, sont là. Faire le bien est un geste de civilité que notre époque semble avoir oublié. Faire du bien, c’est tout simplement faire un geste de politesse pour rendre la vie meilleure.



Un peu de l’auteur

Source photo Editions Quadrature 

Jacqueline Daussain est née à Namur en 1955. Elle vit à Lustin. Durant son enfance, la maison familiale est aussi l’un des cafés du village tenu par sa mère et sa grand-mère. La petite fille sera touchée d’emblée par ce qu’elle peut y observer : le plaisir des clients de partager un peu de chaleur humaine, leur solitude.
Elle a été institutrice, libraire, conteuse, lectrice en maison de retraite parce qu’elle aime les mots et les gens.
C’est pour cette raison aussi que, en 1996, elle s’inscrit aux ateliers d’écriture Aganippé. Elle a donc 46 ans quand elle commence à écrire.
Formée principalement par Éva Kavian, elle se consacre depuis 2006 à l’animation d’ateliers d’écriture.
Elle est membre de la Scam.



Détails sur le produit

• ISBN 978-2-930538-88-4 (format broché)
• ISBN 9782930538891 (format ePUB)
• 128 pages
• Livre broché – 16€
• ebook – 9.99€

Pour commander ce recueil suivre ce lien : https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100809370






<” La journée mondiale de la gentillesse, de Jacqueline Daussain”>

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