Ce que disent les hirondelles, de Catherine Boissel

Henry et Pauline forment un couple solide. Henry porte en permanence un masque afin de cacher la partie de son visage très abimée dans les tranchées en en 14. Henry est une gueule cassée. Il exploite une ferme. Alors que la vie se déroule calmement, l’agitation gagne les esprits car le nouveau chancelier Hitler réarme son pays à marche forcée. Henry, qui a été en Allemagne visiter un ami, a été horrifié par cette marche vers l’horreur dans le bruit des bottes. Lorsque la guerre est déclarée, c’est la mobilisation générale. Fanfan, fils d’Henry, brillant élève qui a réussi son entrée à polytechnique, fera partie des premiers à partir se battre. Rapidement gradé à tout jute 20 ans, il est enrôlé pour gagner le font. Fait prisonnier, il s’évade pour entrer dans la résistance. C’est l’histoire d’une famille avec ses forces et ses faiblesses. Cette histoire fait suite aux romans Les Portes du bonheur et La Chanson de Julien https://www.leschroniquesdegoliath.com/2019/06/la-chanson-de-julien-de-ctherine-boissel/ .

Henry, mobilisé une seconde fois vite de retour chez lui, l’armée française ayant été défaite à la vitesse de l’éclair. Il apprend que son fils s’est évadé lorsqu’il est interrogé par la police qui le cherche. Dans le village, il y a ceux qui collaborent avec les forces d’occupation et, ceux qui résistent selon leurs possibilités. Puis, parmi les forces d’occupation, il n’y a pas que des monstres. Beaucoup n’ont eut d’autre choix que de servie leur pays. Combattants timides, ils tentent de profiter au mieux de leur séjour en France. Cependant, on ne peut balayer les sentiments contre nature qui se nouent. Cela crée un climat étrange entre attirance et répulsion. Certains n’ont pas cette morale et frayent sans complexe avec l’ennemi. Lorsque la guerre prend fin, la libération voit fleurir des combattants de la dernière heure voulant se refaire une virginité dans l’opinion. La plus critiquée est celles qui s’est affiché avec bien des soldats et officiers allemands. Alors que les FFI la recherche, elle arrive accompagnée d’un officier de la résistance pour remettre les pendules à l’heure.


Catherine Boissel nous offre une chronique allant de 1930 à la fin de la seconde guerre mondiale. Au travers de la vie d’une famille, elle nous montre les forces dont on peut être capable et, les faiblesses coupables. Selon les situations, chacun réagira en fonction de ses convictions. Catherine Boissel dresse une cartographie de la France au travers de la vie d’un village pendant l’occupation. Un roman à la fois tendre et violent, un livre qu’on a du mal à lâcher.

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Présentation de l’éditeur

Une belle chronique familiale en Normandie incarnée par des personnages attachants avec leurs doutes et leur courage. Et une éclairante page d’histoire qui couvre les années 1930 et fait suite aux romans Les Portes du bonheur et La Chanson de Julien.
En Normandie, Henri et Pauline forment un couple uni. Mais, en ces années 1930, la vie n’est pas simple. La crise économique a ruiné leur élevage de chevaux, Henri est devenu agriculteur. Un changement qu’il accepte avec philosophie grâce à la tendresse de son épouse. Leurs trois enfants grandissent dans une atmosphère heureuse, et Fanfan, l’aîné, connaît bientôt l’émoi du premier amour.
Mais un événement inattendu vient ébranler leur quotidien. Invité par un ami, Henri part pour Berlin ; dans son journal, il consigne sa découverte horrifiée de l’Allemagne nazie. La déclaration de guerre confirme ses pires appréhensions.
Tandis que sa famille subit l’Occupation, Fanfan, enrôlé le jour de ses vingt ans, est fait prisonnier à Dunkerque. Évadé, résistant, il va tenter de traverser cette période douloureuse en restant fidèle aux valeurs des siens. La guerre les épargnera-t-elle ?
Une chronique familiale passionnante, le destin de héros ordinaires face au souffle de l’Histoire.

Un peu de l’auteur

Catherine Boissel a grandi dans le Calvados. Elle a notamment publié L’Enfant du crépuscule, Le Prieuré des ténèbres et, aux Presses de la Cité, Les Portes du bonheur et La Chanson de Julien (prix Reine Mathilde 2019), dont Ce que disent les hirondelles peut se lire comme une suite indépendante.

Source photo Lisez.com 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (7 avril 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 444 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258197708
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258197701
• Poids de l’article ‏ : ‎ 481 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.4 x 3.3 x 22.7 cm








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Deux grains de sucre, un soupçon de secret, de Brigitte Piedfert

Dans la ville de Rouen, en 1632, un jeune confiseur, Simon del Prado, est choisi pour élaborer une composition sucrée lors de la venue de Louis XIII. Un notable de la ville, Adrien de Mèchefeux, voit d’un mauvais œil cette consécration d’un étranger. Il y a dans la ville d’autres confiseurs, bien français pour honorer le roi ! D’autre part, ces espagnols, devenus chrétiens en arrivant sur le sole France, sont restés des juifs : tout le monde le sait… Simon, qui a l’amitié du premier échevin de Rouen, découvre que sa livraison de sucre a été totalement détruite avant même d’être déchargée du bateau. Sur le port, il remarque de curieux personnages. Deux ecclésiastiques avec une mine sombre le regardent avec attention. Le grand-père de Simon l’informe que ces deux individus sont des inquisiteurs espagnols, sont ceux qui les ont persécutés, jadis, avant qu’ils se réfugient à Rouen. Adrien de Mèchefeux se rapproche des deux prêtres pour mettre des bâtons dans la belle mécanique du confiseur.

Brigitte Piedfert nous montre ce que peux faire une jalousie gratuite ! Adrien de Mèchefeux n’est pas confiseur, Simon ne lui prend rien, si ce n’est qu’Adrien ne supporte pas qu’on mette à l’honneur des étrangers ! Il a de solides réseaux dans la ville, aussi, Adrien de Mèchefeux dispense-t-il les graines de la vindicte autour de Simon. Aidé d’un malfrat qui use de violence pour lui, il fera tout pour abattre ce confiseur trop en vue. De plus, Adrien de Mèchefeux convoite la belle Adeline, fille du premier échevin et amie de Simon. Il veut l’épouser afin de lier son activité avec celle du père d’Adeline. Tout juste sorite de l’adolescence, Adeline se refuse à cette union, elle aime en secret Simon. Cette simple idée, révulse Adrien, qui redouble de machiavélisme pour détruire ce concurrent trop présent sur son chemin, trop juif, trop étranger et, trop compétent dans son domaine.


La venue du roi émeut toute la ville. Celui qui ravira les papilles de Louis XIII sera gratifié d’une belle récompense et, d’un prestige énorme. Simon est un artisan qui ne cesse de perfectionner son art. Le travail du sucre est un héritage familial qu’il cherche à perfectionner encore et encore. La haine d’Adrien va mettre à mal ses projets. Seul le réseau des émigrés espagnols, dont la solidarité est très forte, va l’aider à tenter de contrecarrer les plans d’Adrien de Mèchefeux. Sur fond de jalousie, de violence et de meurtre, Brigitte Piedfert nous entraîne dans un tourbillon généré par la bassesse humaine. Simon devra lutter à armes très inégales pour pouvoir élaborer le chariot qu’il imaginé afin d’honorer Louis XIII. Un roman dont le final est à la hauteur de l’acrimonie d’Adrien de Mèchefeux.

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Présentation de l’éditeur

Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l’occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d’exciter la jalousie d’Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d’un mauvais œil l’amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline.
Simon n’a pas le temps de fêter son succès qu’il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port.
Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s’approvisionner chez son ancien maître d’apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu’une cabale a relégué loin de Rouen.

Un peu de l’auteur

En fine romancière de l’histoire, Brigite Piedfert aime à éclairer dans son oeuvre les liens entre sa région de Normandie et le monde hispanique qui est son autre passion.

Mêlant aux ingrédients d’une intrigue palpitante les secrets de fabrication de son héros confi seur, elle nous livre ici tout à la fois un roman d’aventure haletant et un éloge de la gourmandise riche de tentations…
Mère de six enfants, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège de l’agglomération grenobloise où elle réside, aux voyages (souvent à New York, ville de cœur) et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie.

Source photo Salon du livre de Pont l’évêque

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (13 avril 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 320 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702184502
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702184509
• Poids de l’article ‏ : ‎ 480 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15.4 x 2.6 x 23.5 cm








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Après l’océan, de Laurence Peyrin

Le printemps de l’année 1912 est frappé du sceau de l’horreur. Le Titanic a sombré lors de son voyage inaugural, créant la stupeur et semant la désolation. Letta, une jeune femme de 24 ans serre sa petite sœur Molly dans les bras en passant devant la statue de la liberté. De leur famille, elles sont les seules rescapées. Elles ont perdu leurs parents, leur frère, le mari de Letta, le peu de bien dont ils disposaient en quittant l’Angleterre pour avoir une vie qu’ils espéraient meilleure en Amérique. Elles arrivent dans un monde si différent de leurs habitudes, que Letta ne songe qu’à repartir. Lors d’une tentative de rapatriement, Molly est prise de panique en montant sur le bateau. La crise est violente et Molly se retrouve enfermée dans un asile. Letta doit rester pour tirer Molly de cette mauvaise passe. Afin de sauver sa sœur, Letta doit trouver un travail, s’installer dans cette Amérique qu’elle voulait fuir. Pour Molly, qui a été fortement choquée par le sinistre, Letta devra trouver des ressources qu’elle ne pensait â avoir.

Le naufrage du Titanic a marqué l’opinion, choqué l’Amérique et le monde pour longtemps. Les hommes étant restés à bord, seules les femmes et enfants ont pu revoir la terre ferme. Au deuil, à la perte des illusions, la fuite des rêves, elles ont dû faire face, affronter une nouvelle vie. Laurence Peyrin nous emmène sur les traces de Letta et de Molly, qui doivent se créer une nouvelle vie pour soigner Molly de son traumatisme, pour vivre et tenter de regarder de nouveau vers demain. Avec leurs parents, elles ont appris à faire de la pâtisserie et des tourtes. Chez les Alistair, on travaillait en famille. Fortes de ce seul savoir, Letta décide d’ouvrir cette boutique que ses parents voulaient lancer à la demande d’un riche fils De qui avait convaincu le père de Letta de tout quitter.


Si l’on parle encore de ce naufrage abominable, on n’entend rarement parler de la difficile reconstruction qu’on affronté les survivants. C’était surtout des femmes et des enfants. En 1912, peu de femme travaillaient. Beaucoup de rescapées ont été contraintes de travailler, de s’insérer dans un univers totalement différent de ce qu’elles avaient connu jusque-là. Après l’élan d’entraide de l’Amérique pour les naufragés, l’accueil dans des hôtel et l’aide de l’armée du salut, Il a fallu pour nombre d’entre elles plonger dans le monde du travail, sécher les larmes, affronter la vie pour pouvoir de nouveau tenter de vivre. Molly, durablement choquée, contraint Letta à rester au Etats-Unis, ensemble elles devront réaliser les rêves de leur père, décéder pour avoir voulu une vie meilleure pour les siens. Laurence Peyrin signe ici un roman poignant sur un drame dont on parle encore cent ans plus tard. Elle met en lumière les ressources dont ont été capable ces femmes pour reprendre le contrôle de leur vie.

Pour commander le livre, cliquez ICI Après l’océan

Présentation de l’éditeur

En ce printemps 1912, parmi d’autres naufragés hagards tirés de l’océan, Letta Alistair, 24 ans, serre contre elle sa petite soeur Molly en regardant approcher la statue de la Liberté. Elles sont les deux seules survivantes de leur famille, engloutie comme 1491 personnes avec « l’insubmersible » Titanic.

Les soeurs Alistair ont tout perdu. Leur père, Charles, dit le roi de la tourte, célèbre pour ses pâtes brillantes, ses viandes moelleuses mêlées d’oignons caramélisés, avait embarqué famille et biens pour développer son savoir-faire à New York. Letta ne peut même pas s’autoriser le désespoir, car Molly l’inquiète, plongée depuis le drame dans un profond mutisme.

Le naufrage du Titanic est un événement majeur qui secoue toute l’Amérique, et les victimes sont prises en charge, logées à l’hôtel, examinées à l’hôpital. Et après ? Letta va devoir puiser très loin en elle pour survivre dans ce New York qu’elle n’aime pas et qu’elle ne comprend pas. Et se battre pour sauver sa petite sœur bientôt qualifiée de « folle » dans un siècle qui traite mal les fous…

Un peu de l’auteur

Laurence Peyrin est une femme de lettres française.

Elle a été attachée de presse pour Marlboro F1 (1987-1989), journaliste au “Dauphiné Libéré” (1989-2010) et est intervenante cinéma de MeMyBoss depuis 2010.

Son premier roman “Stockholm” est paru en 2014. Elle obtient le Prix Maison de la Presse en 2015 avec “La drôle de vie de Zelda Zonk”.

Après “Hanna” (2015), “Miss Cyclone” (2017) et “L’aile des vierges” (2018), un roman d’amour historique avec une dimension féministe évidente, elle raconte dans “Ma chérie” (2019) l’histoire de Gloria, une jeune femme dont le destin va prendre un tournant inattendu dans la très conservatrice Floride de 1963.

Mère de six enfants, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège de l’agglomération grenobloise où elle réside, aux voyages (souvent à New York, ville de cœur) et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (6 avril 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 486 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702166210
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702166215
• Poids de l’article ‏ : ‎ 420 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.7 x 2.8 x 21.5 cm








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A sang et à mort, de Sandrine Durochat

Lors de l’attaque d’un fourgon blindé, un convoyeur est froidement abattu. Les assaillants sont repartis avec neuf millions d’euros, de quoi lancer une guerre des gangs pour s’arroger le butin. Dans les cités d’Echirolles, deux clans sont alliés pour le Traffic de drogue et, réaliser un gros coup. L’attaque du fourgon démontre la puissance de cette association. Cependant, entre vieux briscards et jeunes loups, une lutte pour le pouvoir s’engage. Le commandant Hirsh, en charge de l’affaire, est corrompu jusqu’à la moelle. Il n’a qu’une idée en tête : récupérer les neuf millions pour lui, ou au moins la moitié s’il parvient à un accord avec les voyous. Malik, le patron des gangs dirige depuis sa prison les opérations. Precious, chef du gang des jeunes, verrait d’un bon œil de s’affranchir de la vieille génération en prenant le pouvoir. Tous veulent le pouvoir et l’argent du braco, une guerre des gangs s’engage.

Si vous aimez les polars où il y a du sang, des larmes et de la violence à l’état brut, Sandrine Durochat est l’auteur qu’il faut lire ! A sang et à mort est de ces romans addictifs qu’il n’est pas possible de lâcher. Le degré de violence, l’absence totale d’empathie des voyous, démontre ce que peut générer le manque d’éducation sur des individus restés au stade primaire de l’évolution. Sandrine Durochat nous plonge dans l’intimité des cités, où le chômage endémique trouve une issue dans le business. Drogue et trafics en tous genres font vivre la cité. Afin de se constituer un capital retraite, le boss, depuis sa prison a organisé un braco. Precious qui dirige le gang des jeunes, en veut à la société toute entière, seule sa mère et sa petite amie trouve grâce à ses yeux. Le commandant Hirsh est furieux que Precious ait flingué avec une arme qu’il lui a prêté. Ce débile pourrait le faire tomber. Il s’immisce dans le duel opposant Malik et Precious. Désormais, seul le résultat compte, qu’importe les moyens. Violence, trahisons, viols et tortures, tout est bon pour mettre la main sur le montant du braquage.

Sandrine Durochat nous offre un polar qui décoiffe ! Avec elle, on ne fait pas dans la dentelle… Des voyous dénués de toute morale, rivalisent dans la bestialité pour devenir ou pour rester le patron, le King de la cité, celui qu’on respecte… Sandrine Durochat nous emmène dans un univers dont on entend parler, sans vraiment le connaître. La cité est un état dans l’empire, avec ses codes, ses lois et sa stratégie commerciale. Dans la cité, une politique de l’emploi permet, après avoir juré fidélité et obéissance, de vivre avec un salaire fixe. Lorsque le chef demande on exécute, on n’est pas là pour réfléchir !
Sandrine Durochat cache derrière son joli sourire la capacité d’écrire des horreurs, de décrire des immondices. A sang et à mort est un livre choc qui dégouline de sang, de violence et d’un manque total de d’humanité ! Ici les méchants le sont vraiment, pas des petits joueurs, non, de vrais autocrates dont la seule loi qui ville est la leur… Chez les flics il en va de même, l’habitude de côtoyer les truands a contaminé le commandant Hirsch. Pour chacun des acteurs de cette tragicomédie, la rédemption ne peut venir que dans mort, des autres si possible !

Pour commander le livre, cliquez ICI A sang et a mort

Présentation de l’éditeur

Une violente attaque de fourgon blindé qui tourne mal. Un convoyeur au tapis et neuf millions envolés… Entre Grenoble et Échirolles, deux clans se sont alliés pour tenter un gros coup. Mais rien ne s’est passé comme prévu… Au milieu de cette faune qui s’entretue pour l’argent et le pouvoir, Nina, Audrey, Karen et Samia vont tenter d’en réchapper… Et puis il y a Hirsch, dit Le Mur, commandant de police pourri jusqu’à la moelle, Precious, le caïd, Malik, le boss. Tous aussi malsains les uns que les autres… Et Gabriel, le flic en pleine dépression depuis la mort d’un jeune manifestant, qui, en quête de rédemption, semble vouloir remettre les choses à leur juste place…

peu de l’auteur

Sandrine Durochat est avocate depuis une vingtaine d’années. Convaincre des juges par la parole ou des lecteurs par l’écriture sont des exercices délicats dans lesquels elle apprécie s’aventurer. Elle s’inspire de ses rencontres professionnelles diverses et variées ainsi que de ses contemporains pour créer ses fictions et donner vie à ses personnages.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 février 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 248 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221580
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221585
• Poids de l’article ‏ : ‎ 260 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 2 x 19.5 cm








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Les amoureux de l’écluse, de Lyliane Mosca

De retour d’Algérie où il fut soldat, Pierre-Marie se repose chez ses parents. Il y retrouve Béatrice, sa fiancée, qui l’a attendu avec impatience. Ils fixent rapidement la date du mariage. Sa mère, éclusière loue une chambre afin d’amélioré l’ordinaire. Une jeune allemande, Elvira, arrive donc chez eux pour passer ses vacances. Pierre-maie tombe amoureux de la belle. Leur liaison fait scandale dans le village. Bien décidé a faire sa vie avec Elvira, il rompt avec Béatrice. Pianiste talentueuse, Elvira et Pierre-Marie pensent partir pour habiter Paris où une concertiste à des chances de trouver du travail. Pierre-Marie s’adaptera… Ce dernier qui n’a pas fait d’étude, rêve de devenir journaliste Dans son village, il rédige des piges pour une feuille de chou locale. A Paris, il en est certain, il pourra trouver un journal qui voudra bien lui confier autre chose que la fête au village, ou les chiens écrasés… Alors qui rentre chez lui, il découvre qu’Elvira à disparu, partie précipitamment avec toutes ses affaires. Il est dévasté. La vie a perdu sa saveur. Avec le temps, sa peine devient un feu se consumant en sourdine. Puis, il fini pas renouer ave Béatrice qui l’a attendu encore une fois. Pierre-Marie retrouve un équilibre avec Béatrice, mais marchera désormais avec une béquille nommée Elvira…

Un coup de foudre a frappé Elvira et Pierre-Marie dès le premier regard. C’est viscéral, ils ne peuvent lutter contre cette attirance. L’amour a le pouvoir de faire table rase des meilleures certitudes ! Puis, lorsqu’Elvira part sans dire un mot, sans laisser d’explication, la consternation ôte le goût de vivre à Pierre-Marie. Si le temps atténue les peines, il ne les efface pas ! Elvira, hante le souvenir de Pierre-Marie. Marié avec Béatrice, il fini par réaliser une moitié de ses rêves, devenir journaliste. C’est justement grâce à ce métier que Pierre-Marie va retrouver la trace d’Elvira. D’un côté il a une vie équilibrée, avec femme et enfant, de l’autre un saut vers l’inconnu… Sa vie avec Béatrice n’est pas une grande histoire d’amour, mais une réelle affection les lie. Aller vers Elvira ferait du mal à Béatrice et, qu’en pensera sa fille ? Pierre-Marie Prendra le parti de jouer à un jeu dangereux en se partageant. Un exercice difficile dont son métier de chroniqueur culturel sera un parfait paravent…


Lyliane Mosca surfe sur la pente raide des sentiments. Elle nous plonge dans l’ambigüité qui peut habiter un cœur déçu. En effet, la nature n’aime pas le vide, aussi Pierre-Marie fini part renouer avec la vie en épousant son amie d’enfance, mais l’amour d’Elvira continue de le tarauder en sourdine. Tout comme Béatrice cache derrière son sourire la peur du fantôme, dont elle sait son mari hanté. Sur le côté face, tout va bien dans le meilleur des monde, côté pile, ce sont des doutes, des cachoteries, un mensonge permanent dont jamais on ne parle. C’est un sentiment qui anime beaucoup de personnes. Un premier amour ne s’oublie jamais, mais cependant, lorsqu’il est brisé sans explication, peut continuer de miner en sourdine, transformant en mascarade l’unité du couple formé par défaut. Un roman captivant, qui se lit avec appétit tant on s’identifie facilement aux personnages ! C’est le genre de livre dont on sort un peu différent, qui ravive des souvenirs tapis dans un coin de mémoire.

Pour commander le livre, cliquez ICI les Amoureux de l’écluse

Présentation de l’éditeur

Été 1963. Au bord du canal de Bourgogne, le fils d’une éclusière va vivre une passion qui bouleversera le cours de son destin.
Une belle chronique de la jeunesse, de ses élans et de ses espoirs.
Été 1963, au bord du canal de Bourgogne. Pierre-Marie, le fils de l’éclusière, est de retour d’Algérie. Il retrouve sa famille et Béatrice, sa fiancée, qui l’a patiemment attendu. C’est enfin le temps de l’insouciance. Les jeunes gens du village s’amusent, se baignent, vont au bal. Elvira, une jeune Allemande, se joint à eux.Très vite, Pierre-Marie et elle sont attirés l’un par l’autre. Elvira est belle, elle est pianiste et mène sa vie en toute liberté. Pour lui qui est destiné à une existence rangée, à une voie professionnelle toute tracée, cette rencontre est un choc. Désormais, il veut vivre avec passion. Les amants parviendront-ils à lever tous les obstacles que le destin s’acharne à mettre sur leur route ?
Une histoire d’amour fou, au-delà du temps et des distances, dans le cadre idyllique du canal de Bourgogne.

Un peu de l’auteur

Journaliste culturelle, Lyliane Mosca a notamment publié Les Gens de Laborde, Une femme en mauve, préfacé par Philippe Besson, et, aux Presses de la Cité, La Villa Amarante, Les Amants de Maulnes, La Vie rêvée de Gabrielle et La Demoiselle à l’éventail.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Editeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (7 avril 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 327 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258196620
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258196629
• Poids de l’article ‏ : ‎ 440 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.3 x 3 x 22.8 cm








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Le sens du vent, par Gilles Dienst

Chacun de nous est on ne peut plus banal, tout en étant son propre héro, selon la situation de l’instant. Car c’est là que tout se joue, dans l’instant ! Quoi qu’on en pense, quelles que soient vos habitudes, il y a toujours ce moment fugace qui vous fera agir de façon surprenante. Vous serez étonnés, sans pour autant pouvoir faire autrement que de bouleverser tous vos principes, de réagir malgré vous à rebours de vos convictions. Ces sorties de route sont le lot commun d’une forte émotion. Elles n’épargnent personne, tout en étant parfois une fenêtre qui s’ouvre, ou la tache d’huile sur laquelle on va déraper.
Huit nouvelles sur ces instants ou l’on glisse vers cet ailleurs surgit d’on ne sait où, seulement motivé par l’urgence de la situation. L’urgence de l’instant peut faire oublier des principes, toute une éducation, pour faire de vous un menteur, pécher par omission dans un sursaut d’ego ou, faire ce dont vous vous défiiez jusqu’alors… La situation de l’instant, c’est une porte ouverte sur le pire ou le meilleurs, un moment qui vous marque au fer, dont on conservera un souvenir aigre-doux, ou une braise au long cours d’un souvenir d’inachevé.

Gilles Dienst nous offre huit nouvelles qui nous ressemblent. Huit situations que l’on pourrait rencontrer, pour lesquelles je ne suis pas certain que nous ferions autrement. Avec une écriture fluide, tour à tour drôle ou acidulé, Gilles Dienst ne fait pas de ses personnages des voyous, ni des héros ; il nous raconte avec un petit sourire quels sont nos faiblesses. Avec Gilles Dienst l’improbable est à portée de main, tous les possibles sont permis… Ce recueil est le petit guide de ce que vous ferez sur l’instant car, comme les personnages de Gilles Dienst, l’urgence de l’instant fera loi en vous donnant tous les culots, ou non…

Pour commander le livre, cliquez ICI : https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100780930

Ou vent directe : Pour la Belgique et tous les autres pays (France comprise), vous pouvez acheter nos livres en ligne sur http://quadrature.i6doc.com  , sous forme imprimée ou sous forme numérique (ebook). Cliquez sur « Commander sur i6doc.com  » à partir de la page du livre qui vous intéresse.
Vous pouvez aussi commander nos livres via les principaux sites de vente en ligne.
Quadrature ne peut cependant être tenue pour responsable des délais de livraison qui, en fonction du site choisi, peuvent parfois être assez longs. Nous vous signalons que le site Amazon.fr renseigne le plus souvent (et erronément) que nos livres sont en rupture de stock

Présentation de l’éditeur

Les vies ordinaires ont ceci d’extraordinaire qu’à tout moment elles peuvent le devenir. Read More
Comment des personnages ni super-héros ni aventuriers peuvent-ils se retrouver, sans l’avoir prémédité, en train de ne pas oser, taire, mentir, tricher, voire plus ?
Avec une sobriété d’écriture revendiquée, Gilles Dienst raconte les moments qui vont les entrainer là où ils n’auraient pas imaginé aller.
On y rencontre Jérôme et ses cendres, Williams et sa fille, celui qui n’aime pas les barbecues, Vanessa et le chien, Evelyne la charcutière espagnole, Audrey l’amoureuse, et Jean-Luc sous une carcasse de bœuf.
Huit personnages sur la crête de la vague, cet instant très éphémère avant la bascule.
Ça peut parfois mal finir…

Un peu de l’auteur

Source photo FB de l’auteur

Détails sur le produit

EAN : 9782931080221
136 pages
Editions QUADRATURE (10/04/2022)







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Et dire qu’il y a encore des cons qui croient que la terre est ronde ! de Maurice Gouiran

Un bon sniper doit avoir le don d’ubiquité !

Pendant la foire aux santons de Noël, à Marseille, cinq personnes tombent sous les balles d’un tireur isolé. Trois d’entre elles sont des chercheurs venus pour un colloque sur la vérité historique de la seconde guerre mondiale. Les deux autres, une femme abattue devant son étal et un vieux bonhomme n’ont rien de particulier, si ce n’est d’avoir été là au mauvais moment. En même temps, des colis contenant de la coke échouent sur les plages chaque jour. Pressés par la hiérarchie, la police doit faire vite en se dispersant sur plusieurs fronts. Le plus étrange, sont les angles de tir ! En effet, les tirs ont été perpétrés depuis plusieurs positions, les experts sont formels. Tout comme ils sont formels qu’il s’agit d’une seule et même arme. Comment peut-on se déplacer aussi vite, en pleine fête avec une arme ? De plus, il est impossible de se tenir là où les spécialistes de la balistique situent les postes de tir. Emma Glovgaldine et son équipe ne comprennent pas les mystères de cette affaire. Les meurtres des chercheurs semblent le seul élément sérieux dont la PJ dispose. Chercheurs complotiste, révisionnistes et acteurs de la théorie du complot, ils ne faisaient pas l’unanimité au sein de leur confrérie. Mais cela justifie-t-il de les abattre purement et simplement ? Clovis devra mettre les mains dans le cambouis pour aider Emma Glovgaldine à trouver le dénominateur commun de cette affaire hors norme…

Pas une enquête, mais une série d’enquêté n’ayant apparemment rien à voir entre elles mettent la PJ sur les dents. Maurice Gouiran tisse ici un sac de nœuds hallucinant. Tirer en un temps très court de plusieurs positions depuis des emplacement qu’on ne peut atteindre relève de la quadrature du cercle ! Une partie de l’équipe d’Emma Glovgaldine est sur les assassinats, l’autre tente de retrouver les colis de coke qui échouent sur les plages. Un bonheur ne venant jamais seul, lors d’une fiesta dans une villa chic, des jeunes sont victime d’overdoses de coke. La haute société marseillaise presse les autorités pour classer l’affaire au plus vite. Une jeune femme semble la coupable idéale, pourquoi chercher plus loin ? Trois enquêtes que rien ne relie, ou presque… Clovis, qui fouille en free-lance, va réussir à aller là où la police ne le peut. Sous sa casquette de journaliste, Clovis est bien plus sympathique qu’une PJ inquisitrice. Avec lui, les langues finissent par se délier autour d’une tasse de thé.


Maurice Gouiran compose dans ce nouveau roman une intrigue du feu de dieu ! Des tueurs ayant le don d’ubiquité, une sombre histoire de came échouée sur les plages, une nouba dans un quartier chic qui tourne mal : le décor est planté ! Pourtant, si les paquets de coke peuvent avoir un rapport avec les overdoses, les congressistes adeptes de la théorie du complot sont loin de ces petits trafics. Le point d’orgue est cette histoire de tireur. Depuis plusieurs positions inatteignables, en un temps très court, le sniper a fait un carton plein ! Pourtant, chaque victime est morte d’une balle très bien placée, laissant présager du travail d’un professionnel. Du coup, la vendeuse et le petit vieux, exécutés avec la même précision, ne peuvent être des dégâts collatéraux ! Maurice Gouiran nous promène à sa guise sur tout le roman. Une promenade qui agace et qui fascine tant l’impossible règne en maître. Le seul élément se dégageant est une volonté farouche de de cultiver le secret, quitte à y mettre les moyens, sans faire de sentimentalité. S’il y a un maillon faible, autant l’éliminer rapidement.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Et dire qu’il y a encore des cons qui croient que la terre est ronde !

Présentation de l’éditeur

À Marseille, au beau milieu de la foire aux santons de Noël, cinq victimes tombent sous les balles d’un sniper. Trois chercheurs étrangers, deux Russes et un Américain, qui participaient à un colloque vaguement complotiste intitulé « La vérité historique et la Seconde Guerre mondiale. » La théorie d’un attentat terroriste est rapidement évoquée. Au même moment, une flopée de paquets de cocaïne échoue sur le littoral marseillais ce qui, histoire d’en récupérer quelques-uns, en incite certains à troquer leur canne à pêche pour une épuisette… Pressées par une hiérarchie qui tient à tout régler au plus vite, Emma Govgaline et son équipe ne savent plus où donner de la tête. Existe-t-il un lien entre ces deux affaires ? Heureusement qu’elle peut compter sur Clovis qui oublie un temps ses collines pour l’aider à démêler l’écheveau…

Un peu de l’auteur

Pour son 32ème roman, Maurice Gouiran s’attaque (entre autres…) aux obscurantistes. Et Dieu sait si la période n’en manque pas ! Terrorisme, complotisme, tout est bon, même les thèses les plus sulfureuses et invraisemblables… Et quand, pour couronner le tout, des dizaines de paquets de drogue sont découverts sur les plages, la coupe est pleine ! Clovis, comme à son habitude, va devoir développer des trésors d’imagination pour une fois encore trouver la solution de l’énigme.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 février 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 256 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221572
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221578
• Poids de l’article ‏ : ‎ 310 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2.1 x 21 cm








<” Et dire qu’il y a encore des cons a qui croient que la terre est ronde, de Maurice Gouiran”>

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Un été d’orage, de Corinne Javelaud

En 1942, Eulalie dont le mari est au front essaye de survivre. Avec elle, sa fille tout juste sortie des langes est un frein vers l’emploi. Lors d’un bombardement, son logement est détruit. Eulalie, en fuyant, rencontre une femme avec qui elle se lie d’amitié. Les deux femmes décident de cohabiter. Parce que très jolie et gracieuse, Eulalie est repérée par le directeur des folies bergères. N’ayant d’autre moyen de subsistance, elle finit par accepter, malgré les relents sulfureux du monde de la nuit. Dans la salle, les officiers allemands sont nombreux à venir se divertir. L’un d’eux, particulièrement assidu, est tombé sous le charme d’Eulalie. Après une forte résistance, elle se laisse emporter avec son officier dans une vie de luxe et de plaisir. La soudaine disparition de son amie qui gardait sa fille lui fait un électrochoc. Eulalie décide de tenter de fuir en zone libre pour se réfugier chez des cousins qu’elle ne connaît pas. Arrivée en Charente, Eulalie découvre que rien n’est comme elle ne l’avait imaginé. Puis, lorsque l’officier allemand réussi à remettre la main sur elle, Eulalie se retrouve impliquée dans une traque dont elle se serait bien passée. Le bel amant est devenu un prédateur dont elle est le jouet… Une main tendue donnera une chance, peut-être, de franchir enfin la frontière de la zone libre avec sa fille.

Un roman historique doublé d’une intrigue relevant du thriller. Trouver du travail en 1942, alors que le pays est occupé, n’est pas chose facile. Eulalie, qui a fait de la dance étant jeune, réussi à trouver un équilibre dans la revue des folies bergères. Moralement, son reflexe premier fut le rejet. Le monde du spectacle, surtout la nuit, n’est pas bien vu par la bien-pensance de l’époque. Cependant, ce travail lui permet de vivre plutôt confortablement. L’irruption dans sa vie d’un bel officier, allemand de surcroit, la choque, puis le luxe dont Lubin Von Baden la couvre la séduit. Cette vie, jamais elle ne l’aurait connu sans la guerre ! Quand Eulalie prend conscience que les choses vont trop loin, elle tente de s’échapper, mais déjà son officier dévoile son vrai visage. Le conte de fée devient un thriller dont Eulalie est le jouet. Fini les soirées de gala, les robes de haute couture, désormais, le temps de sa mission, elle sera bonne à tout faire.

Corinne Javelaud nous emmène dans un tourbillon à la suite d’Eulalie. Une intrigue qui monte en pression doucement, une femme qui se bat pour vivre avec une enfant en bas âge, sur fond d’occupation dresse le décor. A cette époque, persiste une morale collective qui ne laisse aucune place au plaisir, vite suspecté de licence pécheresse. Eulalie va aller jusqu’à la transgression de ses principes, avant d’avoir un sursaut qu’elle espère salvateur vers la zone libre. Un chemin long et difficile l’attend. Proche de la ligne de démarcation il y a presque autant de collabos, de résistants que de soldats allemands ! Eulalie devra choisir les bonnes personnes si elle veut réussir son évasion, mais en a-t-elle vraiment le choix ? Elle devra transiger au mieux avec ceux qui peuvent lui venir en aide, parfois en se pinçant le nez et en regardant ailleurs… Un superbe roman difficile à lâcher, l’ascenseur émotionnel est au rendez-vous jusqu’à l’extrême fin du livre.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Un été d’orage

Présentation de l’éditeur

Paris, mars 1942. Dans la capitale occupée, Eulalie Fontanel tente de survivre. En acceptant de devenir danseuse aux Folies Bergères pour nourrir sa fille Beata, elle a l’impression de trahir son mari qui a été envoyé au front. La jeune femme se sent prisonnière de ce Paris occupé où elle côtoie les lieux les plus huppés et les bureaux clandestins qui organisent le marché noir. Le pire, c’est d’avoir attiré l’attention de Lubin Von Baden, un mystérieux officier de l’armée allemande qui la poursuit de ses assiduités. Alors, pour son bien et celui de sa fille, elle décide de fuir et se réfugie chez des cousins en Charente. Mais cela ne suffit pas à éloigner l’officier allemand qui s’est transformé en dangereux prédateur. Des décennies plus tard, Beata tente de découvrir les secrets de cette époque troublée ou sa mère tentait d’échapper aux orages de la guerre…

Un peu de l’auteur

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans, publiés aux éditions City et Calmann-Lévy, qui ont connu un succès croissant. Elle est membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

Source photo Goliath :

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ DE BOREE (10 mars 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 311 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2812928506
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2812928505
• Poids de l’article ‏ : ‎ 168 g
• Dimensions ‏ : ‎ 10.8 x 1.4 x 17.8 cm








<” Un été d’orage, de Corinne Javelaud”>

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La terre en colère, de Nils Barrellon

Quand la cause verte devient rouge sang !

Un corps est trouvé pendu au-dessus du périphérique, à Paris. Un corps qui peu à peu est apparu sous le pont, comme au ralenti. Le meurtre est revendiqué par un groupuscule totalement inconnu jusqu’alors, Le Djihad Vert ! Le commissaire Bonfils est chargé de l’enquête. Rapidement, une liste de noms de personnalités comme autant de futures victimes potentielles est communiquée par voie de presse. D’ailleurs, chaque revendication passe toujours par une journaliste qui en fait la une de son quotidien avant d’en informer les services de police. L’émotion que cette liste de noms de grands capitaines d’industrie occasionne chez les intéressés agite jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Lorsque le second corps apparait, lui aussi pendu, les menaces de ce groupe d’activiste deviennent réellement sérieuses. D’eux, on ne sait rien. Ils sont apparus au public par cadavre interposé. S’ils semblent vouloir défendre une cause plus ou moins juste, très écolo, ou plutôt écolo-bobo, le commissaire Bonfils ne trouve pas trace de ce Djihad Vert dans les faits récents des activistes. La cause prétendument défendue ne justifie pas la violence des actes commis. Pourquoi assassiner les dirigeants, plutôt que montrer au monde les actes contre nature qu’ils commettent ? Puis, il a une confusion qui dérange un peu : défendre la cause végan et l’écologie uniquement par des assassinats est un tournant radical en regard des actes habituellement commis pour les causes écolo. En effet, ils affectionnent les attaquent des outils de production, dans lesquels ils font des vidéos de diabolisation pour choquer le public, laissant les attaques sur les personnes au terrorisme ! Un tournant surprenant, une escalade dans la violence qui sera peut-être une marche trop haute à franchir.

Nils Barrellon signe ici un polar rouge de colère, de sang et de honte ! Le Djihad Vert veut par des actes qui marquent sensibiliser l’opinion à sa cause. S’en prendre aux grands patrons affole jusqu’au pouvoir. Cependant, le grand public semble plus fasciné par la mise en scène des meurtres que par la cause écolo-végane. Il y là un paradoxe car, habituellement c’est la Vox populi qui fait bouger les lignes du pouvoir, non l’inverse ! Décider contre le peuple c’est prendre le risque de se voir qualifier de fasciste, de dictature, de perdre la base qui vous a porté au pouvoir. Le commissaire comprend vite qu’un arbre semble vouloir cacher la forêt. Alors que tout semble au carré, que les autorités sont prêtes à classer cette sombre affaire, l’équipe d’enquêteurs trouvent enfin le détail qui permet de relier deux personnes, venues d’univers très différents. Ceci va permettre d’investiguer plus loin, là où semble profiter le crime. Derrière une cause juste, peu se tapir la défense d’intérêts très personnels…

Nils Barrellon tisse un écheveau diabolique dans son roman. Le groupuscule semble avoir toujours une longueur d’avance. Les activistes paraissent avoir des moyens, et des connaissances spécifiques. Les mises en scène des meurtres demandent un gros travail de préparation, cela ne s’improvise pas à la hâte… Ce roman, qui se lit d’une traite tant il fascine le lecteur ne cesse de rebondir. Il y a du sang, des larmes et de la peur et, c’est ce qu’on aime trouver dans un bon polar. Nils Barrellon trompe le lecteur jusqu’au bout de son livre ! On est sur le point de comprendre enfin, lorsqu’un rebondissement fait s’écrouler la solution un instant entrevue. Avec Nils Barrellon, le fil rouge vers la solution est celui de la colère, de la peur et de la honte, bien éloigné de la cause apparemment défendue. La violence des actions végan accrédite la thèse de Djihad Vert, sauf que tuer des hommes pour défendre la non-violence sur les animaux est une contradiction notoire ! Le commissaire devra trouver à Cui bono s’il veut vraiment dénouer une affaire se cachant dans l’affaire !

Pour commander le livre, cliquez ICILa terre en colère

Présentation de l’éditeur

Un corps pendu au-dessus du périphérique parisien. Une vidéo revendiquant l’assassinat au nom d’un surprenant Djihad Vert. Le commissaire Bonfils et le groupe Da Silva, de la brigade criminelle de Paris, sont saisis. Très vite, la liste des prochaines victimes est communiquée au grand public. La panique gagne les dirigeants des entreprises les plus polluantes de la planète. Qui sont ces curieux activistes, prêts à toutes les horreurs pour faire entendre leur cause au plus haut niveau de l’État ? Qui tire les ficelles de ces soldats de la Terre jusqu’au-boutistes légitimant leurs actions par l’urgence écologique ? Julien Bonfils va devoir s’employer à faire la lumière sur ces meurtres et découvrir que les grandes causes ne servent pas toujours les grands sentiments.

Le décor de ce roman est planté : l’écologie et les potentielles actions à mener pour infléchir notre fuite éperdue. Bien sûr, c’est un polar… Et pas du tout un manifeste ! Bien sûr, c’est roman censé divertir… Néanmoins, Nils Barrellon espère que cette distraction s’accompagnera chez le lecteur d’un moment de réflexion. Doit-on vraiment en arriver aux extrémités développées dans ce roman pour interpeller nos dirigeants sur l’urgence des mesures à prendre pour ne pas foncer dans le mur ? Un polar donc, mais aussi un appel à la raison !

Un peu de l’auteur

Nils Barrellon est professeur agrégé de sciences physiques au lycée Montaigne à Paris. Il est marié et père de trois enfants.

Il obtient le Capes de Sciences Physiques à 21 ans. Puis c’est l’exil en région parisienne pour ses premiers postes d’enseignant. Il enchaîne avec le conservatoire d’art dramatique puis se met à écrire, tout d’abord des comédies avant de se lancer dans la littérature, la noire !

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (15 février 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 264 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221599
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221592
• Poids de l’article ‏ : ‎ 270 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 2.2 x 19.5 cm








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Les souvenirs, les mensonges aussi… De Karine Lebert

L’amour à ses raisons que la raison ignore !

De la dernière guerre à 2015, le destin de femmes ayant aimé l’occupant, ou étant le fruit de ces amours reprouvées, se trouvent liés par le silence de la honte. Un silence qui plombe les générations suivantes. Au départ, un couple formé en 1938 entre Joachim et pauline. Lui est allemand, elle normande. Lorsqu’éclate la guerre, Joachim décide d’entrer dans la clandestinité, refusant de servir le nazisme. Le mariage franco-allemand est très mal perçu par les français vivant l’occupation. Joachim, toujours suivi de sa sœur, Hilda doit en permanence fuir quelque chose. Entré dans la résistance en zone libre, Joachim devient enfin un membre actif. A la fin du conflit, voulant reconstruire son pays, Joachim rentre en Allemagne avec sa femme et les enfants. Là, la partition entre alliés et russes de Berlin complique les choses. Hilda, sœur de Joachim, qui a eu un enfant avec un officier français se retrouve veuve avant d’avoir pu se marier. Sa fille est soudainement enlevée par sa nounou. Cette dernière étant russe, Ils partent tous sur ses traces afin de récupérer la petite. Las, le rideau de fer tombe brutalement et, dans le sauve qui peu général, ils sont rapidement dispersés.

Les amours entre ennemis ! On imagine assez bien que mariés avant la guerre, alors que rien ne se s’y opposait, les couples binationaux se sont vite retrouvés dans une situation très difficile. L’un des époux étant devenu un ennemi dans le camp de l’autre ! Quelque soit le côté qu’ils choisiront, leurs familles seront divisées, l’opprobre de la population ne cessera de les suspecter de tout et de rien. Karine Lebert nous entraîne dans ce que fut le quotidien des couple devenus contre nature durant la guerre de 39-40. Dans la résistance, Joachim a noué de solides amitiés, notamment avec des communistes. Le prêche qu’ils lui ont fait de l’idéal communiste l’on séduit. C’est donc avec une joie non feinte qu’il passe en Russie avec femme et enfants pour chercher la fille d’Hilda. Là, son rêve sera fortement ébranlé, le retour difficile ! Ce n’est que la curiosité des générations futures, avides de savoir et comprendre le rôle de chacun durant la guerre, qui permettra d’y voir un peu plus clair. Les survivants se faisant rares, il faut brusquer un peu tout le monde.

Après avoir mis à l’honneur les couples franco-américains durant la seconde guerre avec Les amants de l’été 44, Karine Lebert continue de jouer avec le feu avec les unions franco-allemandes. De légitimes à contre nature, le pas est rapidement franchi lorsque la guerre est déclarée. Un allemand ayant émigré en France pour fuir le nazisme montant, se retrouve dans une situation très difficile. Ennemi d’un côté et opposant de l’autre ! A moins de fuir de l’autre côté de l’Atlantique, seule la clandestinité offre une option envisageable. Joachim et Hilda, tous deux dans une union réprouvée, deviennent vite le jouet d’un destin où les choix qu’ils feront rebattront sérieusement les cartes de l’avenir. Une fois les esprits apaisés, chacun cherche à se reconstruire une vie, taisant les sujets qui fâchent, qui sont douloureux car à jamais ils consumeront leurs acteurs. Puis, il y a les générations suivantes, pour qui tout cela est de l’histoire ancienne. Alors, avec la naïveté des jeunes, leur goût de savoir et de l’immédiat, ils posent les questions, raniment sans état d’âme des braisent qui sommeillaient. Fatigués de se taire, doucement, les quelques rares survivant se risquent enfin à parler. Se raconter, c’est aussi un peu revenir en arrière, se rapprocher des jours heureux, comprendre peut-être que l’on a tu trop longtemps une part de honte et, que rien n’est jamais écrit d’avance… Karine Lebert emmène son lecteur dans un roman couvrant trois générations, sans jamais lui lâcher la main. Tout au long de ce gros roman, les rebondissements ne cessent de survenir. Karine Lebert nous brosse un tableau tout à fait méconnu des couples devenus contre nature lors de la seconde guerre mondiale. Un livre passionnant, qu’on a bien de la difficulté à lâcher.

Pour commander le livre, cliquez ICI ; Les souvenirs, les mensonges aussi…

Présentation de l’éditeur

Après Les Amants de l’été 44 et Pour l’honneur des Rochambelles, la nouvelle grande saga féminine de Karine Lebert entremêlant Histoire et destins, passions et secrets de famille.
À Honfleur, en 1938, Pauline brave l’opinion publique en épousant Joachim, un réfugié allemand qui a fui la montée du nazisme. Les unions franco-allemandes sont mal acceptées et le couple est mis à l’index. Quand la guerre éclate, Pauline quitte tout pour suivre son mari, entré en clandestinité.
En 1946, dans un Berlin occupé par les Alliés, Hilda, la sœur de Joachim, tombe amoureuse d’un officier français. De cette liaison naît une enfant, Adeline, qui disparaît mystérieusement. Hilda se lance dans une recherche désespérée pour la retrouver.
Soixante-dix ans plus tard, à Cabourg, Valentine et Magda, deux jeunes musiciennes, deviennent inséparables. Valentine est normande et Magda, l’arrière-petite-fille de Pauline, allemande. Intriguée par l’histoire familiale de son amie, Valentine part sur les traces d’Adeline.
Entre passé et présent, souvenirs et mensonges affluent. Commence alors une véritable enquête…


Un peu de l’auteur

Née en Normandie, dans l’Orne, Karine Lebert a été biographe puis journaliste à Paris-Normandie. Elle a notamment publié aux Presses de la Cité Les Amants de l’été 44, sa suite indépendante Pour l’amour de Lauren, Les Murmures du lac et Pour l’honneur des Rochambelles.

Source photo FB de Karine Lebert 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (10 mars 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 603 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258196272
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258196278
• Poids de l’article ‏ : ‎ 650 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.2 x 4.1 x 22.6 cm








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