Mort à vie, par Cédric Cham

Un livre glaçant, un raisonnement implacable, une suite logique !

Lukas arrive en détention, c’est pour lui une première. Il est inquiet d’entrer dans un monde qu’il ne connait pas, qui n’est pas le sien, où il n’aurait jamais dû enter. Hier encore, il vivait heureux avec sa femme et sa fille une vie rangée et calme. C’était le bonheur, mais aujourd’hui, tout cela est terminé, rayé à jamais, rangé au rang des souvenirs douloureux. On n’entre pas ici par vocation, mais malgré soi. Sa faute ? Un accident de voiture ayant entrainé la mort d’un enfant ! C’est grave, très grave… Sa voiture a balayé le gamin, sauf qu’au volant ce n’était pas lui. Lukas paye une dette, il sent que son devoir est là. Sa vie en offrande pour protéger celle d’un autre. Pourtant, cet autre aurait bien des reproches à se faire, ne semble pas vraiment mesurer le geste d’amour qui lui est offert. Dès son entrée en détention provisoire, Lukas signe son arrêt de mort à vie. Sa vie, l’ancienne a disparu définitivement, le vin est tiré il lui faut le boire jusqu’au bout !


Cédric Cham signe ici un roman qui décoiffe ! Un livre qui ne commence pas par le crime, mais par la prison… Un univers étrange avec des codes précis que l’on doit maîtriser si l’on veut vivre. Un monde en petit, un monde réduit en tout, sauf en violence. En effet, s’il y a peu de liberté de mouvement, une forme de solidarité autorise de rétablir l’ordre à l’insu de la pénitenciere. Lukas trouvera des soutiens, devra prendre une protection et, en acquittera le prix en réglant comptant.

Ce livre de Cédric Cham est une véritable claque ! Lukas entre malgré lui dans une forme de violence. Le monde des voyous est pourtant si éloigné du sien. Il va devoir le côtoyer, faire avec jusqu’à franchir le Rubicon. Cédric cham conduit le raisonnement de Lukas jusqu’à cet instant où il basculera dans la normalité voyoucratique pour sauver son honneur, solder sa dette, payer par le sang une dette de sang. Un polar aussi noir qu’il est possible de l’être, une plongée dans le quotidien des prisons, qui valent bien un roman pour donner plus de frisson que d’espoir. Mort à vie est un livre qui marque, pour moi c’est le meilleur roman de Cédric Cham. Un thriller à ne pas mettre entre toutes les mains ; âmes sensibles s’abstenir !

Présentation de l’éditeur

Lukas coule une vie tranquille aux côtés de Camille et de leur fille Léana. Jusqu’au jour où tout vole en éclats : il est interpellé, et dans la foulée mis en garde à vue pour homicide involontaire… Voulant protéger son frère Eddy, Lukas va endosser une lourde faute qui n’est pas la sienne. Un choix terrible ! Pris dans cette spirale infernale, il se retrouve placé en détention provisoire. Fiché, numéroté. Écrou 52641. Ici, il va tenter de survivre entre Rudy et Assane, ses compagnons de cellule, dans un univers dont il ignore tout. Il va aussi devoir affronter Moussa et ses sbires… De l’autre côté des barreaux, Eddy, entouré d’une faune interlope, s’enfonce toujours davantage… Chacun construit sa propre prison. Personne n’y échappe…

Un peu de l’auteur

Après Broyé et Le Fruit de mes entrailles, Cédric Cham, avec ce nouveau roman Mort à vie, poursuit son analyse de la violence inhérente à notre société, à notre humanité. Et c’est cette fois sous l’angle de l’enfermement et de la culpabilité qu’il décide d’aborder le problème. L’enfermement judiciaire tout d’abord, ce microcosme hors-norme qu’est la prison, qu’Edward Bunker appelait la « fabrique à animaux ». Le lecteur, à travers les yeux de Lukas, va découvrir les codes et les règles derrières les barreaux. Un univers somme toute violent par définition, mais au final très éloigné des clichés et des fantasmes véhiculés par les films ou les médias. La prison n’est que le reflet de notre société : un monde empli de moments de douleur, de désespoir, mais aussi d’amitié, de fraternité, d’amour et… d’humanité dans ce qu’elle a parfois de plus extrême. Et puis il y a l’enfermement intérieur. Celui que l’on se construit tous, en se claquemurant à un moment ou à un autre dans des schémas de pensée, de comportements de vie, la culpabilité vous collant à la peau. Notre pire ennemi est peut-être nous-mêmes. Alors ici, en n’oubliant jamais que la réalité dépasse toujours la fiction, bienvenue en cellule !

“Je suis passionné de lecture depuis que je sais lire” confie Cédric Cham qui a grandi à Sorbiers, près de Saint Etienne dans la Loire. Après ses années lycées au lycée Fauriel à Saint Etienne, il fait des études de droit. Maîtrise en poche, il réussit le concours de l’Ecole Nationale de l’Administration pénitentiaire à Agen. Depuis novembre 2008, il est conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation au centre de détention de Roanne.
Passionné de littérature noire mais aussi de cinéma policier, de western, il a découvert le cinéma coréen de Park Chanwook et de Kim Jee-Woon.

Source : la Tribune le progrès

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 320 g
• Broché : 320 pages
• ISBN-10 : 2377221106
• ISBN-13 : 978-2377221103
• Dimensions du produit : 12.5 x 2.5 x 19.5 cm
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Langue : : Français









<” Mort à vie, par Cédric Cham”>

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Le grand art des petites escroqueries, de Sophie Endelys

En recevant un colis contenant 502 dessins fait par sa mère décédée en 1999, Clémence découvre en 2010 que sa mère,  Julia James, n’est pas morte dans un accident de voiture alors qu’elle était enfant. Julia était en train d’écrire un livre sur les petites escroqueries lorsque l’accident a eu lieu. Elles étaient parties s’isoler en Normandie afin de terminer cet ouvrage. Divorcée, du moins c’est la version officielle, Clémence a été élevée par son grand-père. Qui a travesti la vérité à clémence, et pourquoi ? Plus que troublée, elle cherche à savoir pourquoi tous lui ont menti. Elle va vite découvrir qu’un mensonge peut en cacher d’autres, de sorte que la vérité s’enfoui dans une profondeur incroyable, noyée par un système auto-protecteur d’une redoutable efficacité. Le mensonge est un art, et cela s’apprend !…


Sophie Endelys signe ici un roman à suspense, c’est un festival qui ne cesse de rebondir, un véritable thriller où les protagonistes sont liés par un secret le rendant hermétique à l’éclosion de la vérité. Il faudra, pour clémence, batailler contre ceux en qui elle croyait, mais le chemin sera constellé d’embûches car tous ont quelque chose à perdre. Si l’un tombe, tous chuteront avec lui ! En voulant écrire un livre divertissant sur les petites escroqueries, Julia James a-t-elle ouvert la boîte de Pandore ? Si chacun a quelques petits reproches à se faire question honnêteté, Clémence va découvrir un système bien rodé se nourrissant de lui-même afin de vivre et de croître encore et encore… Une histoire est si bien ficelée que certains ne sauront plus vraiment qui ils sont réellement !


L’auteur nous offre un livre qui sent le soufre ! C’est un roman noir, bien écrit qui ravira les amateurs d’émotions fortes. Après avoir lu ce livre, on aura une vision un peu différente des vérités que l’on pensait acquises. Le phénix sait renaître de ses cendres, quoi qu’il advienne, là ou ailleurs… La vérité n’étant que ce à quoi l’on croit puisque tous lui donnent crédit.

Présentation de l’éditeur

Juillet 1989. Julia James est victime d’un terrible accident de voiture. La talentueuse journaliste, qui peinait sur son livre Le Grand Art des petites escroqueries, avait loué une dépendance sur la propriété de la Fondation Saint-Just – une école qui propose des stages révolutionnaires de développement personnel – pour l’été afin d’y achever son manuscrit.
Avril 2010. Sa fille, Clémence, reçoit un colis contenant 502 dessins réalisés par Julia, qui est morte en 1999 – dix ans après son décès officiel –, au couvent de la Sainte-Charité, non loin de la Fondation.
Pourquoi le père de Clémence lui a-t-il fait croire à la mort de sa mère ? Quel rôle ont joué l’avocat Maxence Saint-Just et Marius, l’édi¬teur de sa mère ? Son grand-père lunetier, qui l’a élevée, savait-il ? Et, surtout, qu’avait donc découvert Julia à Groumenville ?


Un peu de l’auteur

Sophie Endelys mène en Normandie une carrière de magis trate. On retrouve dans ce cinquième roman son univers riche de fantaisie et d’intelligence. Elle a publié aux Presses de la Cité Les Gardiennes du silence (2019).

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 531 g
• Broché : 384 pages
• ISBN-10 : 225819184X
• ISBN-13 : 978-2258191846
• Éditeur : Presses de la Cité (1 octobre 2020)
• Dimensions du produit : 14.2 x 3.2 x 22.5 cm
• Langue : : Français








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On n’entre pas chez les gens comme ça! de Jean Pierre Jansen


Lorsqu’on ouvre un recueil de nouvelles, on ne sait jamais bien à quoi s’attendre ! Le plus souvent, ça tourne autour d’un détail permettant de broder une histoire. Ce recueil, dont le titre interpelle d’emblée, fonctionne à l’inverse car ce sont les histoires qui font le détail du recueil ! C’est là le premier paradoxe de cet ouvrage, le second est en rapport avec l’activité du personnage principal : un huissier pourvu d’une sensibilité réelle, épaulé d’une bonne dose de philosophie. Ce n’est pas ainsi que l’on imagine l’huissier, surtout lorsqu’il vient frapper à votre porte… Chaque nouvelle est, comme indiquer plus haut, l’aboutissement d’une histoire, la goutte faisant déborder le vase, mais peut-être aussi l’occasion d’un nouvel élan avec un plus de raison, ou pas.


Jean Pierre Jansen nous offre des nouvelles propres à réconcilier avec une profession malaimée. Lorsque l’huissier arrive chez vous, il ne sait jamais de quoi seront faites les minutes à venir. Certes il ne vient que lorsque cela va franchement mal, comme pour en ajouter à un trou sans fond. Cet homme n’oublie pas que le devoir motivé par son mandat requière aussi une bonne dose d’humanité. Même lorsque le débiteur en vient aux mains, il accorde une deuxième chance ! Avec Jean Pierre Jansen, chaque nouvelle est un mini roman. En effet, il écrit ses histoires comme les chapitres d’un roman. Les phrases sont longues contrairement à ce qui se pratique dans l’art de la nouvelle. Il fallait bien cela pour donner envie d’embrasser un huissier ! Un recueil tendre, qui se lit avec le sourire, pourvu que l’on n’ait pas trop d’impayés en retard…

Présentation de l’éditeur

Quand on est huissier de justice, on doit souvent forcer la porte pour entrer chez les gens. Normal, personne n’aime voir ce genre d’individu débarquer chez soi. Le cinéma et la littérature nous montrent des huissiers froids, calculateurs, ayant généralement peu d’empathie pour des gens qui ne vont pas toujours bien. Celui dont il est question ici s’éloigne de temps en temps de ce stéréotype en fonction des personnes qu’il a en face de lui, de leurs problèmes, et aussi de son envie de faire son métier différemment. Il n’est pas rare que des liens particuliers se nouent et que des histoires étranges, drôles, émouvantes, inattendues commencent. Elles sont racontées dans les quinze nouvelles qui composent ce recueil.


Un peu de l’auteur

Après une trentaine d’années consacrées à la science agronomique et aux petites bestioles, d’abord comme étudiant puis comme chercheur, l’auteur a décidé de tout plaquer pour se consacrer à une activité un peu plus sérieuse : écrire des histoires. Il a été primé lors de différents concours de nouvelles et nous offre ici son premier recueil.

Source photo Edition Quadrature

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Détails sur le produit

• Poids de l’article : 168 g
• Broché : 113 pages
• ISBN-10 : 2931080047
• ISBN-13 : 978-2931080047








<” On n’entre pas chez les gens comme ça ! de Jean Pierre Jansen”>

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Noir côté cour, de Jacques Bablon

C’est un immeuble banal avec vue sur cour, cinq étages dans lesquels la vie trouve sont chemin. Pour rappel, la définition de la vie est naître, se reproduire, manger et mourir. Donc, au premier, des locataires de passage pour une nuit partent en laissant des trainées de sang suite à l’attaque du Fouquets par Black-bloc et les gilets jaunes. Au second c’est un homme seul qui a recueilli une sans papier, belle à faire se damner un saint. Le saint dont il est question loge au cinquième dans un studio. Pour le troisième, c’est un ex importateur actuellement allongé avec une balle dans la tête. Au quatrième on fait la fête en faisant beaucoup de bruit. Puis, il y a cette enveloppe que détient le jeune du cinquième. Une enveloppe très lourde, chargée des preuves pouvant conduire le type du second en taule pour longtemps. Bref, un immeuble qui regorge de vie, où on meure vite et où on rêve d’amour !


Jacques Bablon nous sert ici un roman noir, avec des personnages tordus, capables du pire en rêvant d’amour. Ses personnages, à même de tuer plus facilement que de séduire une fille, vivent presque en autarcie dans cet immeuble. Certains y sont depuis toujours. Ils s’y sont reproduit, ont laissé derrière eux les morts, mais sont scotchés sur place. C’est violent, c’est rapide mais n’est-ce pas ainsi que va la vie ? Puis comme rien est simple, la sans papier n’est pas celle qu’elle prétendait être, Le type de troisième a payé pour un autre… Jacques Bablon nous promène en rebondissant toujours un peu plus vers la face sombre tapie derrière l’envie, la jalousie et tous les bons sentiments du genre à filer de l’urticaire aux aigris. Il est vrai que pour les aigreurs, une vue sur cour, des mystères, des non-dits et des entre-soi sont des facteurs facilitants. Un coupable putatif à chaque étage, sauf celui du déjà mort avec du plomb dans la tête, semble trop beau et trop facile…


Présentation de l’éditeur

Dans ce nouvel opus, Jacques Bablon – usant là encore de son style minimaliste, évitant le superflu, tendant à l’ascèse – va nous entraîner dans la cage d’escalier d’un immeuble parisien très intrigant. Avec lui, nous allons monter les étages un à un, nous arrêtant à chaque palier. Et en poussant la porte des locataires, Jacques Bablon va nous laisser entrevoir des pans entiers de leur vie… Une vie qui aurait pu couler des jours relativement paisibles. Mais l’ironie du sort semble vouloir s’en mêler… On va découvrir leurs aventures personnelles, tumultueuses, qui pourraient peut-être les entraîner vers le chaos… Le mélange est savoureux. La famille est omniprésente comme si l’auteur avait voulu lui donner le rôle principal… Elle est naturellement source de problèmes qui tourneront parfois au cauchemar. Monde pourri ? Désespérant ? Pas totalement. Reste une petite lumière. Tant qu’il y a de la vie… Et comme d’habitude avec Jacques Bablon, on va retrouver dans cet excellent roman noir, son don pour donner chair à ses personnages, leur apporter une profondeur qui ne peut que nous faire courir d’un étage à l’autre pour suivre leur destin… L’écriture claque, égratigne, dézingue jusqu’à en devenir jubilatoire !


Un peu de l’auteur

Sa mère est née à Saint-Pétersbourg, lui à Paris en 1946. Il passe son enfance dans le 93 à taper dans un ballon sur un terrain vague triangulaire… Ado, il décide de devenir guitariste et de chanter du Dylan pour pouvoir draguer les filles… Mais devant le peu de succès récolté il préfère s’acheter une pile de disques (les Stones, Mozart, les Beatles et compagnie…) et un Teppaz. Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture. Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués. Parallèlement à sa carrière officielle d’enseignant heureux, il publie des BD chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il a toujours eu besoin de voir loin pour survivre, c’est pourquoi il habite en haut d’une tour. Mais le pire, c’est que des années après, il ne sait toujours pas où est passé son Teppaz…

Source photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 200 g
• ISBN-13 : 978-2377221066
• Broché : 176 pages
• ISBN-10 : 2377221068
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Dimensions du produit : 12.5 x 2 x 19.5 cm
• Langue : : Français








<” Noir côté cour, de Jacque Bablon”>

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Dieu aime les rousses, de Martine Muller

Trois filles rousses, trois belles adoptées afin de ressembler à une œuvre d’art, vivent hors du temps dans la propriété de leurs parents. Pourvus de moyens importants, ils n’ont pas besoin de travailler et, occupent leur temps avec leur passion pour l’art et la botanique, évitant à tout prix de sortir se polluer en dehors de leurs terres. Les Hocquebus reçoivent fréquemment des artistes et des célébrités. La guerre de 14-18 les a frôlé sans vraiment les concerner, mais en 39, alors que bruissent les bottes allemandes, le peintre Thédorus Van de Pelt est trouvé assassiné sur leur pelouse. L’inspecteur chargé d’enquêter n’est autre que Thomas Maisonneuve, le petit Thommy qui jouait avec les filles autrefois !


Martine Muller nous régale avec cette famille complètement hors du temps, totalement loufoque qui se pique de vivre à l’heure anglaise et, toujours dans le bon goût. Chacun voit son nom anglicisé, les filles sont habillées comme au moyen-âge… Riches, les Hocquebus ont les moyens de vivre dans une époque leur appartenant. Lorsque Thédorus est découvert mort sur la pelouse, rien ne va plus. Leur vie figée dans le temps explose alors que la seconde guerre mondiale débute. L’une de fille a une liaison au village et, Morag qui est l’ainée, et la préférée, disparait en compagnie du maître à penser indou qui vivait chez eux. Le pire restant à venir car l’armée d’occupation réquisitionne le manoir pour y installer une antenne radio…


Avec Martine Muller on va de rebondissement en rebondissement. Un roman souvent drôle, reflet d’une société qui a pourtant existé, autrefois… Les Hocquebus vivent isolés du monde, mais ils sont très loin d’être seuls. En effet, ils reçoivent souvent leurs amis pour des séjours. Malgré la guerre et les restrictions, malgré l’occupation du domaine par l’armée allemande, ils tentent, quoi qu’il en coûte, de maintenir au mieux l’art de vivre par et dans le beau ! La guerre a arrêté l’enquête, mais certaines surprises dues à l’occupation risquent de relancer une affaire qui dépareillerait totalement l’harmonie du domaine.

Présentation de l’éditeur

Parents adoptifs de trois filles à la chevelure fauve, Morag, Felicity et Bonnie, les Hocquelus ne vivent que pour l’art, la beauté et la botanique, recevant souvent leurs amis, artistes ou esthètes, dans leur propriété normande. Un matin d’août 1939, le peintre Théodorus est retrouvé assassiné dans le jardin. L’inspecteur Thomas Maisonneuve enquête dans ce lieu qui a marqué son enfance.


Un peu de l’auteur

D’origine alsacienne et béarnaise, Martine Marie Muller est professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne.
Lors d’un voyage en Haïti avec une amie, elle rencontre son mari, démographe. Elle le suit dans ses missions en Afrique puis au Mexique, avec trois enfants dans les bras.
En 1992, ils rentrent en France.
Martine Marie Muller publie son premier roman, ” Terre-Mégère “, en 1993 aux Éditions Robert Laffont et entre à l’École de Brive.
En 2017, elle publie ” Nuage bleu sur ciel de craie” aux éditions Presse de la cité.
Tous ses romans témoignent d’une force hors du commun.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 600 g
• Broché : 594 pages
• ISBN-10 : 2258192242
• ISBN-13 : 978-2258192249
• Dimensions du produit : 13.9 x 4.2 x 22.5 cm
• Éditeur : Presses de la Cité (17 septembre 2020)
• Langue : : Français









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Stavros contre Goliath, de Sophia Mavroudis

L’enfer des camps ne conduit pas au paradis !

Stavros, commissaire de police à Athènes, est chargé de retrouver un terroriste infiltré parmi les migrants, sur une demande de l’Europe. Encore une fois, il a le sentiment de porter le fardeau grec en entier. Travailler dans un pays démotivé et ruiné, sur injonction des bureaucrates de Bruxelles, lui donne l’impression d’être dépossédé de son libre arbitre. Bruxelles exige sans se soucier des réalités du terrain, en ignorant les relations difficiles avec la Turquie voisine. Dora, sa collaboratrice, semble viscéralement impliquée dans cette traque. Sans doute trop, mais sûrement a-t-elle de bonnes raisons. Néanmoins, sa fougue est aussi dangereuse qu’intéressante. Elle connait l’homme, rencontré dans une autre vie. Stavros va donc devoir mettre les mains dans le cambouis, plonger avec son équipe dans les camps de réfugiés, se confronter à la misère dans laquelle vivent ceux qui espèrent une vie meilleure après avoir tout quitté. Une omerta règne dans les camps de réfugiés qui ne vient pas d’une peur de la police, c’est plus profond. Avec eux, les migrants transportent leur culture, leur façon de voir les rapports humains. Habitués au respect des anciens et des chefs, les camps semblent autogérés. Derrière le silence de tous, des murmures se font pourtant entendre dans le huis clos des tentes.

Sophia Mavroudis nous montre ce que nous ne pouvons, ne voulons voir ! Certes, nul n’ignore l’afflux massif des migrants en Grèce, mais ils sont loin de nous… Chez nous, bien que nous ne soyons pas sous la pression économique de la Grèce, nos migrants dorment dehors, dans des squats, ou sur les trottoirs, dans des tentes de fortune offerte par la charité associative. Les politiques veulent avant tout éviter l’infiltration d’extrémistes. Aucun état Européen n’était préparé au déferlement des migrants ! Pour la Grèce cela s’ajoute à la crise économique. Le respect des chefs de clan propre à l’Afrique règne dans les camps et, par crainte de représailles, nul ne parle. Stavros devra comprendre comment fonctionnent ces déracinés pour lever les verrous protégeant celui qui cherche.


Sophia Mavroudis parsème son roman de tendresse, sans quoi il serait trop indigeste. La misère génère la misère ! Elle se complait par pudeur à se recroqueviller sur elle-même et, ce faisant, s’auto-alimente du pire. L’extrême précarité se cherche des repères, qu’elle trouve chez des chefs autoproclamées avec une garde rapprochée efficace et soumise. C’est dur, c’est violent, c’est ce que vivent ceux qui fuient ! Un roman qui cadre tout à fait avec la réalité de l’actualité. L’auteur signe un polar qui règle des comptes avec la bureaucratie de Bruxelles, elle-même dépassée par l’effondrement d’un idéal commun.

Présentation de l’éditeur

Stavros contre Goliath, second roman de Sophia Mavroudis, porte encore une fois toute la Grèce actuelle sur ses épaules. Ou plutôt sur celles du commissaire Stavros Nikopolidis, une forte tête lui aussi. Entre la musique et l’ouzo, il a parfois bien du mal à choisir… Mais il est avant tout réputé pour son flair, sa perspicacité inébranlable et son humanité sans faille. Ici, c’est au cœur des camps de migrants, sur fond de misère humaine et de trafics en tous genres que les policiers vont se retrouver plongés dans les méandres des enjeux politiques, sécuritaires et sociaux d’une Grèce tout juste sortie de la crise. Sophia Mavroudis, forte de son expérience professionnelle, nous fait toucher là les conséquences dramatiques pour les Grecs d’une politique migratoire européenne non assumées par l’Europe. Avec cette nouvelle tragédie grecque des temps modernes, c’est toute l’âme d’une Grèce épuisée qui jaillit avec force des pages de ce roman édifiant !


Un peu de l’auteur

Sophia Mavroudis est gréco-française. Elle est née en 1965 à Casablanca et a grandi en Grèce. Elle en a gardé le goût immodéré des cieux bleus, des oliviers et des cyprès de la Méditerranée. Elle est docteur en sciences politiques, a enseigné les relations internationales, a travaillé dans la haute fonction publique internationale. Après avoir arpenté pendant des années les zones de conflits en Europe et dans ses confins, passionnée de lecture, d’écriture et de musique depuis l’enfance, elle plonge désormais de l’autre côté de l’Histoire, dans l’intimité des personnages et des sociétés.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 249 g
• Broché : 272 pages
• ISBN-10 : 2377221092
• ISBN-13 : 978-2377221097
• Dimensions du produit : 12.5 x 2 x 19.5 cm
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Langue : : Français








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De soie et de cendres, de Mireille Pluchard

Auguste-césar Roustan des Fontanilles est sur la fin de sa vie, sa grande préoccupation est la transmission de son patrimoine, composé de son usine de soie. Elle a été le moteur de sa vie et, sa plus grande satisfaction. Ses fils ne semblent pas vraiment intéressés. L’un d’eux y travaille pourtant, faute de mieux, mais la grippe espagnole le fauchera. En ce début des années folles, rien ne va plus, les jeunes prennent des libertés qu’auguste-César ne comprend pas. Pourtant, parmi les fileuses de sa soierie, l’une d’elle se distingue du lot. Pendant que les couples qui l’entourent se déchirent, Auguste-César tentent de faire perdurer le travail de toute une vie, mais aussi l’entreprise de son ami décédé trop tôt en laissant une veuve encore jeune et inexpérimentée. La seule force de sa volonté pourra-t-elle trouver une issue à ses inquiétudes ? Il développera une énergie incroyable par devant et en sourdine pour atteindre son ambition que d’autres veulent contrecarrer afin de s’accaparer ses biens.

Mireille Pluchard fait de son roman un ascenseur émotionnel fort ! En effet, c’est un roman terroir comme on les aime, mais aussi un thriller où les rebondissements ne cessent de surprendre le lecteur. De la joie à la haine, on passe par toutes sortes d’émotions. Souvent la larme à l’œil, son lecteur est happé dans le tourbillon généré par une histoire dans laquelle d’autres histoires viendront se greffer. On découvrira que les secrets de famille ne sont pas aussi bien cachés qu’on le pense ; la vérité finissant toujours par trouver son chemin, n’en déplaise aux esprits chagrins.


Un gros pavé que ce livre de plus de 600 pages, mais un vrai régal de lecture. Comme dans ses autres romans, Mireille Pluchard captive son lectorat. Pour notre plus grand plaisir elle sait jouer avec nos sentiments. L’auteur nous raconte l’histoire de sa région, sans omettre de semer suffisamment d’intrigues pour satisfaire tous les publics. De la soie à la cendre, son nouveau roman est, pour moi, la perle 2020 du genre terroir !


Présentation de l’éditeur

1926. Qui pour reprendre le flambeau de la filature cévenole La Bâtie Neuve? Ce qui fut le domaine de ses ancêtres est devenu depuis plus de soixante ans l’oeuvre d’Auguste-César Roustan des Fontanilles. Il a consacré sa vie à l’entreprise, qui peut se targuer d’être la plus cotée dans le milieu séricicole. Or, parmi ses proches héritiers, l’exigeant patriarche ne voit personne. Déroulant le fil de sa longue vie, jalonnée de drames familiaux, Auguste-César affine son choix et, à l’ouverture du testament, ses dernières volontés n’admettent aucune contestation.

L’élue, que personne n’attendait, a pourtant grandi à l’ombre du temple de la soie; face aux traîtres, aux envieux, elle devra faire front. Mais, fidèle à la mémoire d’Auguste-César, rien n’arrêtera sa détermination pour que rayonne, encore, La Bâtie Neuve.

Un peu de l’auteur

Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard a écrit Le Petit Bâtard, Le Puits Sans-Nom et Les Sentes buissonnières, qui ont connu un vif succès. Aux Presses de la Cité, elle a notamment publié Le Miroir d’Amélie, Le Rêve de Toinet et Les Dames de La Glycine.

Mireille Pluchard est née dans les Cévennes, à Alès. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par son époux, le premier et le plus fervent de ses lecteurs.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives. Ses recherches sont les fondations de chacun de ses romans. Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer « construire sur le sable ».
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas. Au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime « raconter les gens ».

Source photo livre royat


Détails sur le produit

• Broché : 648 pages
• ISBN-10 : 225815149X
• ISBN-13 : 978-2258151499
• Dimensions du produit : 13.7 x 4.5 x 22.5 cm
• Éditeur : Presses de la Cité (17 septembre 2020)
• Poids de l’article : 660 g
• Langue : : Français






<” De soie et de cendres, de Mireille Pluchard”>

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Immortel, de J.R. Dos Santos

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, disait Rabelais !

Tomás Noronha, historien portugais, est contacté par un scientifique américain car il est l’une des très rares personnes à avoir rencontré un chercheur chinois travaillant sur l’intelligence artificielle. Jusque-là, rien d’extraordinaire, sauf qu’il semble que la Chine travaille à établir une conscience artificielle générale. L’homme qui inquiète les états-unis serait le chef de ce projet. La conscience artificielle, ou plutôt donner une conscience à l’informatique, la rendrait capable de régenter le monde. La technologie prendrait seule le pilotage de la planète puisque tout ou presque est désormais relié à l’Internet. L’homme, privé de son libre arbitre, ne serait plus qu’un pion soumis aux desiderata d’une conscience supérieure ! L’infaillibilité de la machine prendrait le pas sur tout, et sur tous… Rapidement, des catastrophes détruisent les centres de recherche les plus avancés en ce domaine. Les géants du Net voient leurs recherches anéanties, leurs archives détruites. Puis, c’est au tour de Tomás d’être poursuivit par un pouvoir destructeur. Une fois de plus, il devra utiliser toute son énergie pour tenter de sauver le monde d’une tempête inouïe ! L’intelligence artificielle, dotée du pouvoir d’accroître sa puissance, peut-elle vraiment être combattue ? Dans l’histoire du monde, jamais l’homme n’a pu revenir sur l’avancée inexorable du progrès ! Notre conception du monde, de la vie en général, sera-t-elle à jamais bouleversée ?

Après « L’homme de Constantinople » et « Un millionnaire à Lisbonne », c’est le grand retour de Tomás Noronha dont les aventures ne cessent de passionner les lecteurs. Cet historien, un peu l’Indiana John portugais, ne laisse pas de surprendre par sa capacité de rebond dans les situations les plus délicates, pour notre plus grand plaisir. J.R. Dos Santos entraîne son personnage fétiche dans des aventures incroyables, mais toujours ayant une part de vérité. Cette partie touchant le véridique rend les histoires bien plus vivantes, encore plus crédibles. Les écarts avec le vrai, dont le romancier dispose, passent comme tout à fait digestes. Il s’agit d’un roman, mais il cadre toujours au plus près de vérités nous touchant de très près ! Aujourd’hui, tout est connecté via Internet avec tout. J’en tiens pour preuve les voitures connectées qui envoient des messages aux constructeur, ou vos portables qui retracent vos parcours sans que vous en ayez conscience. Tout se sait, tout est épié et, vous êtes le jouet involontaire des géants de cette toile mondiale dont nul ne peut désormais se passer.


Avec ses romans d’aventure, J.R. Dos Santos nous fait voir le monde un peu différemment de la façon dont nous l’imaginons. Se basant sur des faits scientifiques réels, un peu à la manière d’un Jules Verne, il nous informe de ce qui pourrait arriver, ou qui adviendra sûrement. Un travail quasi journalistique, ce qui d’ailleurs est son vrai métier ! Un roman choc dont on ne sort pas indemne et, qui chamboulera concrètement notre perception de l’avenir.


Présentation de l’éditeur

Le premier être humain immortel est déjà né.
Après avoir annoncé la naissance de deux bébés génétiquement modifiés, un scientifique chinois disparaît. La presse internationale commence à poser des questions, les services secrets tentent de trouver des réponses, un homme contacte Tomás Noronha à Lisbonne. Celui qui se présente comme un scientifique travaillant pour la DARPA, l’agence pour les projets de recherche avancée de la Défense américaine, est à la recherche du savant disparu. Tomás découvre alors les véritables enjeux du projet secret chinois…

Pour le grand retour de Tomás Noronha, le héros de La Formule de Dieu, J. R. dos Santos a choisi le sujet qui est dans toutes les têtes : l’intelligence artificielle. L’humanité touche-t-elle à sa fin ou fait-elle face à un nouveau départ ? Sur la base des recherches les plus avancées, J. R. dos Santos nous entraîne dans une aventure à couper le souffle et dévoile l’extraordinaire destin de l’humanité. Il nous démontre avec toujours autant de sérieux que la science est sur le point d’atteindre sa plus grande réalisation : la mort de la mort. Bientôt, nous pourrons vivre sans jamais mourir. Nous serons… Immortels.


Un peu de l’auteur

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J. R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers.
La saga Tomás Noronha, traduite en 18 langues, s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500 000 exemplaires (2 millions dans le monde) et dont les droits d’adaptation au cinéma ont été acquis par Belga Films.
Avec Immortel, il signe le 8e roman de la saga.

Source photo WIKIPEDIA 

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 603 g
• Broché : 557 pages
• ISBN-10 : 2357205199
• ISBN-13 : 978-2357205192
• Dimensions du produit : 14.6 x 4.5 x 22.1 cm
• Éditeur : HC éditions (24 septembre 2020)
• Langue : : Français







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Une certaine idée du paradis, d’Elisabeth Segard

Un petit village de province est un endroit calme, très calme, souvent… La mairesse de Mouy-sur-Loire se démène pour tenter de conserver une attractivité afin que sa ville ne devienne pas un désert, que ses commerces, son église restent ouverts. Pour cela il y a notamment la procession annuelle organisée avec le curé afin de promener aux yeux des touristes les reliques d’un saint faisant la fierté de la commune. Au moment de préparer cette procession, le curé découvre que les oreilles du saint ont été dévorées par des souris dans le reliquaire ! Simultanément, une jeune femme nouvellement arrivée est retrouvée morte, sûrement assassinée. La gendarmerie est sur l’affaire. La peur de voir annulée l’évènement phare du village affole la commune. D’autres cadavre sont découvert rapidement et, que la presse s’empare de l’affaire. Une vielle dame décide se sortir de son isolement pour aider la police et tromper sa solitude. Cependant, elle-même n’est sans doute pas ce que l’on peut penser d’elle…


Un meurtre dans un village calme, c’est déjà beaucoup, mais pour plusieurs cela devient une histoire à mettre en émoi toute une population où tous pensent se connaître bien. Qui peut donc en vouloir à ce point à tant de personnes ? Elisabeth Segard nous tisse ici un roman terroir captivant. Tous, ou presque, peuvent avoir un motif dans ce petit bourg tourangeau. Les ambitions des uns peuvent contrecarrer celles des autres. L’auteur nous brosse des personnages attachants, reflétant parfaitement l’ambiance d’une bourgade de province où chacun tente de trouver une activité pour rester dans l’agglomération. Certes, il y a des rivalités un peu larvées entre ceux qui semblent réussir mieux que d’autres, mais la proximité de tous fait mettre en sourdine les griefs éventuels ! Au centre, il y a le bistrot restaurant, le curé et la mairesse autour de qui tout s’articule.


Les motivations du coupable sont très éloignées de celles des truands des grandes villes. Ici, la survie d’une entreprise demande des efforts colossaux. L’attractivité doit être totale pour durer. Les articles de presse relatant les crimes de Mouy-sur-Loire risquent d’éloigner les touristes si une solution n’est pas rapidement trouvée. Comme souvent dans ce genre d’affaire, c’est d’un détail infime que viendra la solution… Un rien devenu une affaire faisant grand bruit ! Elisabeth Segard signe ici un roman avec beaucoup d’humour où l’on sent de la tendresse pour les petites communes. Un livre aussi réjouissant que prenant à lire.

Présentation de l’éditeur

Chacun a son idée du paradis dans la charmante bourgade de Mouy-sur-Loire en Touraine. Madame le maire, d’abord, qui se bat pour faire de sa commune un territoire attractif. L’abbé Marcel, qui parvient à remplir son église, quitte à user d’astuces peu orthodoxes. Violette Laguille, vieille dame très discrète – pour faire oublier, peut-être, un passé trop flamboyant. Et aussi sa voisine, Nathalie, une citadine venue s’installer dans ce beau village pour y ouvrir un gîte alternatif et offrir des stages de pleine conscience.
Très vite cependant, la « Parisienne » tape sur les nerfs des habitants. Au point que quelqu’un finit par lui taper un bon coup sur la tête.
Mêlée malgré à elle à cette affaire qui met la gendarmerie sur les dents, Violette va devoir, à ses risques et périls, prendre l’enquête en main…


Un peu de l’auteur

Elisabeth Segard est une romancière française.
Après des études d’histoire, elle travaille comme assistante de direction, styliste, chargée d’assistance… avant de s’orienter vers l’information et la communication. Elle est journaliste pour un grand quotidien régional.
Elle vit à Tours

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 352 pages
• ISBN-10 : 2702180698
• ISBN-13 : 978-2702180693
• Éditeur : Calmann-Lévy (16 septembre 2020)
• Dimensions du produit : 15.3 x 2.4 x 23.5 cm
• Poids de l’article : 435 g
• Langue : : Français







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Les enfants de Val Fleuri, de Christian Laborie

Dans les années 30, Philippe Ferrière dirige une entreprise de faïence. En découvrant une terre d’argile propre à faire de la poterie dans sa propriété, il décide de construire une nouvelle usine afin de fabriquer des pots d’Anduze : célèbre vase horticole très recherché. Tout irait presque bien si ce n’est de son fils aîné qui se passionnait pour le travail, tout comme son père, meurt d’infection dans un camp de prisonnier allemand en 1940. Son second fils envisage de faire sa médecine, pas de reprendre le flambeau de l’entreprise familiale. Philippe Ferrière se désole de ne pas avoir d’héritier qui reprenne l’affaire. Il décide alors d’avoir un autre enfant, qui sera assurément un garçon pour lui succéder. Dès cet instant, rien ne sera figé dans le marbre. La vie trouve toujours moyen de s’épanouir en dehors des chemins tracés et, curieusement, aime reproduire certaines histoires n’ayant pu trouver leur achèvement !


Christian Laborie joue avec les sentiments de ses lecteurs dans ce roman passionnant ! Outre qu’avec l’auteur nous explorons les Cévennes des années folles aux années 70 au travers du métier de faïencier, les personnages sont attachants et, leurs inclinaisons sentimentales sujettes à émouvoir le lecteur le plus rigide ! Christian Laborie nous montre comment le monde va évoluer du paternalisme d’entreprise aux balbutiements du monde moderne, : comment l’on est passé le l’humanisme patronal aux prospectives de rentabilité. En moins de 50 ans, la valeur du travailleur est passée de ce qu’il sait faire à combien il rapporte. La finance prenant le pas sur les aspects humains laisse amer les anciens, en inquiétant les plus jeunes. L’essor extraordinaire des transports favorise cette transformation de la société, mais tout comme la vie, le progrès ne revient pas en arrière.


L’auteur joue avec nos émotions, disais-je plus haut … Au début du XXème siècle on ne se déplaçait pas beaucoup. Par habitude les gens restaient proche de là où ils étaient nés. Les compagnons de jeux étaient les enfants du village. Aussi, il n’était pas surprenant de voir se nouer des amitiés solides entre les enfants du propriétaire et ceux de son métayer, des inclinations pouvant prendre un chemin de traverse loin des idéaux familiaux, presque contre nature ! Avec ce nouveau roman, Christian Laborie nous régale. Non seulement il ne lâche jamais le lecteur, mais il sait parfaitement l’émouvoir. Un livre captivant, qui bien de volumineux et, grâce au style très fluide de l’auteur, se lit rapidement.

Présentation de l’éditeur

1930. Fils d’un fabricant cévenol de céramiques, Damien partage, au domaine familial du Val Fleuri, ses jeux d’enfant avec Marion, la fille du régisseur. L’amitié des jeunes années se transforme en amour passionné. Damien se destine à la fabrique mais son père, Philippe, ne veut ni de ce mariage ni de ce successeur. Avant de mourir lors des combats de 1940, Damien demande à Philippe d’élever l’enfant à naître de Marion… bien qu’il ne soit pas le sien ! Lorsque Philippe devient sur le tard père d’une Juline, il décide, la mort dans l’âme, de faire de son « petit-fils » Tristan son héritier. A leur tour, Tristan et Juline deviennent compagnons de jeux…


Un peu de l’auteur

Après des études d’histoire-géographie et une maîtrise de géographie rurale, il a enseigné dans le Pas de Calais pendant six ans, successivement au lycée de Carvin et au collège de Billy-Montigny, puis il s’est installé dans le Gard en 1978. Cévenol d’adoption, il vit depuis cette date à Saint Jean du Pin entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995.

Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plusieurs décennies. Il a notamment publié Les Rives Blanches, Les Sarments de la colère, la grande saga de la famille Rochefort, Les Rochefort, L’Enfant rebelle, Le Goût du soleil, La Promesse à Elise et L’Héritier du secret, mais aussi Dans les yeux d’Ana et Les Bonheurs de Céline. Tous ont paru aux Presses de la Cité.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 608 pages
• Editeur : Presses de la Cité (20 août 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258153344
• ISBN-13 : 978-2258153349
• Dimensions du produit : 14,1 x 4 x 22,5 cm







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