Versant secret, de Patrick Breuzé

Martin Grismons a quitté son poste de cadre dans l’industrie pharmaceutique. Médecin, il ne se reconnaissait plus dans cette vie. Parti en Haute-Savoie, dans un petit village, il est intrigué par celle qui passe comme une ombre et que les gens nomment « la femme aux chèvres ». Il s’installe dans un bas de ferme presque à l’abandon, loin du luxe de son duplexe des Hauts de Seine, mais suffisant pour l’instant. Des rumeurs se murmurant au village sur la femme aux cheves ne cessent d’intriguer Martin. Elle aurait un passé lourd à porter, car impliquée dans le décès d’un écrivain anglais. Martin aime comprendre et savoir. Si elle n’a pas été condamnée, c’est qu’il y a quelque chose au-delà de la rumeur. La quête de la vérité lui fera découvrir des ressources qu’il ne savait pas avoir.


Dans les petites villes de province, où tout le monde se connait depuis toujours, les rumeurs mènent rapidement la grande vie. La proximité des habitants permet au mieux de s’éviter, mais tout se sait et se colporte. Pourtant, la femme aux chèvres reste là, malgré l’hostilité envers elle. Martin rencontre Pin pon dans le bistrot se cachant derrière l’épicerie. Avec un impressionnant besoin d’alcool, surtout lorsque c’est aux frais de Martin, il parle de sa vie de journaliste avortée avant d’avoir été. Correspondant de presse, il sait tout de sa région. Il a mené des enquêtes pendant toute sa carrière , dont son journal n’a jamais voulu. Martin, en lui offrant une oreille donne à cet homme brisé un peu de l’éclat dont il a tant rêvé. Derrière la rumeur, se cachent des secrets pourrissant la vie alors qu’ils seraient salvateur de les révéler. Martin doit affronter les préjugés, pénétrer l’intime afin de sortir de l’aveuglement de la mémoire collective.


Patrick Breuzé nous offre ici un roman qui reflète bien l’ambiance d’un village en autarcie. Sans apport de sang neuf, la commune s’enkyste dans ses certitudes, ses non-dits et ses rumeurs. Un livre qui joue avec nos sentiments. On aime, on déteste, on s’indigne et l’on s’émeut. Patrick Breuzé se fait chef d’orchestre de nos émotions dans un livre passionnant, difficile à lâcher. Avec lui, le lecteur à le sentiment de vivre l’aventure, de ressentir la morsure de froids, la violence du silence.

Présentation de l’éditeur

Ancien médecin devenu cadre dans une grande firme pharmaceutique, Martin Grismons a tout quitté pour partir en quête d’une nouvelle vie.

Séjournant dans un village de Haute-Savoie, il est fasciné par celle qu’on appelle la « femme aux chèvres », Fanny, une bergère d’une beauté troublante à laquelle la rumeur prête une lourde responsabilité dans la mort d’un écrivain anglais lors d’une course en montagne.

Tout en menant l’enquête pour essayer de comprendre les circonstances du drame, Martin tente d’apprivoiser la jeune femme, qui vit en bannie.

De quoi est-elle coupable ? En voulant l’aider à exorciser le passé, Martin va découvrir un bouleversant secret…

Un peu de l’auteur

Patrick Breuzé est un auteur français né le 7 janvier 1953. Parisien dans une première partie de sa vie, il vit depuis 20 ans dans les Alpes du nord, décor de la plupart de ses romans. Ses histoires sont universelles, elles mettent en scène des personnages malmenés par la vie ou au contraire à la recherche d’un humanisme oublié, de vérité et de partage entre les hommes.
Ses cinq premiers romans ont été publiés par les Presses de la Cité, les trois derniers par Calmann Lévy, son éditeur actuel.

Source photo Amazon 

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 480 g
• Broché : 320 pages
• ISBN-10 : 2702168922
• ISBN-13 : 978-2702168929
• Dimensions : 15.3 x 2.6 x 23.5 cm
• Éditeur : Calmann-Lévy (14 octobre 2020)
• Langue : : Français






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Face à la mer, de Pierre Monbrand

La femme, cet obscur objet du désir !

Avec pour fil conducteur la femme, ce recueil de nouvelles ne peut que marquer le lecteur, surtout ceux du genre masculin, mais pas que… Que ce soit une enseignante, une naïade entraperçue de loin ou un regard lancé par le truchement de Cupidon, la femme ne cesse d’alimenter nos fantasmes, nos désirs pour nous entraîner en dehors de notre zone de confort, prendre le risque d’une chute vertigineuse ! Pierre Montbrand séduit son lecteur avec des nouvelles sur l’amour improbable, celui qui fleurit au détour d’un fragment de vie, celui que l’on n’attend pas, même si certain, plus audacieux, n’oseront jamais avouer en avoir rêvé. Ce sont des aventures uniques, dont les braises restent vivaces toute la vie.


Pierre Montbrand rédige des nouvelles longues pour des histoires courtes. En effet, l’unicité de ces aventures en fait de véritables romans, mais juste un éclair sur le long d’une vie. Chaque histoire est de l’ordre du probable, la longueur permettant de s’installer confortablement dans un récit dont certains retrouveront le pétillement d’un souvenir. Les amours interdites, car s’en sont, ébranlent la morale collective. L’histoire ne dira jamais si elles dérangent pour l’horreur d’avoir franchi un tabou, ou parce qu’elle représente un possible dont on veut se prémunir !


Avec Pierre Montbrand on se délecte de nouvelles longues offrant du temps pour s’installer confortablement dans chaque histoire presque sans lendemain. Presque car si elles ne peuvent vivre au matériel sur la durée, elles tisonnent à jamais le jardin secret des victimes. Fréquemment rêvées, rarement frôlées, ce sont des impossibles ne pouvant survenir qu’une fois dans une vie pour les plus chanceux… Cependant, le prix à payer sera toujours très lourd à porter.

Présentation de l’éditeur

Un jeune étudiant amoureux de sa professeure d’anglais, un commandant de ferry voulant à tout prix retrouver une baigneuse aperçue de sa passerelle, un critique de cinéma à la recherche du passé d’Ingmar Bergman et de Harriet Andersson sur l’ile d’Ornö, un professeur d’université désargenté jouant les reporters sur les routes du Mississippi… Tous ont en commun la quête de l’éternel féminin, mystérieux et insaisissable.

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Un peu de l’auteur

Auteur de nombreuses nouvelles, Pierre Montbrand est aussi un passionné de cinéma, et plus particulièrement de l’œuvre de Bergman, qui lui a inspiré en 2018 son roman Murmures. Il vit aujourd’hui en Savoie, sur les rives du lac du Bourget.

Source photo Editions Quadrature

Détails sur le produit

• ISBN 978-2-931080-06-1 (format broché)
• ISBN 978-2-931080-07-8 (format ePUB)
• 100 pages
• Livre broché – 15.00€
• ebook – 9.99€






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La mer et au-delà, de Yann Queffélec

Surfer les océans sur un grand cormoran force à perdre quelques plumes !

Lorsque Florence Arthaud demanda à Yann Queffélec de lui écrire un livre sur elle, il refusa catégoriquement, partant du principe que ce genre d’intimité se rédige mieux dans l’entre-soi d’une retraite que par le truchement d’un nègre, la proximité de l’amitié requérant de conserver le mystère d’un jardin secret. Celle qui fut baptisée « la petite fiancée de l’Atlantique », connue comme skipper dans les courses au large, décédée lors d’un tragique accident d’hélicoptère en Argentine où elle participait à une émission de téléréalité, reste une inconnue. On ne voit des skipper que ces fous furieux qui prennent la mer sur des monstres de technologie afin de se confronter à la violence des éléments, des gladiateurs modernes risquant leurs vies pour nous offrir du frisson par personne interposée. Jusqu’à Florence Arthaud, essentiellement des marins mâles pour ne pas contrarier la mer… Jolie fille et marin fendu, elle fera tout pour rejoindre les grands, quitte à y perdre des plumes.


Un livre choc, où Yann Queffélec écrit le roman que « Flo » lui avait demandé ! Il ne l’écrit pas en désespoir de cause, mais avec le sourire et un peu de nostalgie. Ils se sont bien connus, aussi peut-il dévoiler comment une jeune fille de bonne famille devient un grand marin, comment l’étudiante passe de médecine à la course au large. Florence est éprise de liberté dans une époque où ce n’est pas vraiment de bon ton. Les années 70 sont couvertes des cicatrices de 1968, les parent veulent encore une liberté d’obéissance pour leurs enfants, ces derniers se veulent libres de penser et de partir au gré des vents. Florence payera le prix fort par amour de la mer et des marins, mais le bonheur d’être au large à surfer sur des vagues colossales mérite tous les sacrifices possibles.


La plume de Yann Queffélec se fait drôle et souvent poétique pour évoquer Florence Arthaud. Comme il le dit en quatrième de couverture, ni mon amante ni mon amie, mais une sœur d’affinité. Il fallait ce genre de lien fort entre ces deux-là pour nous faire découvrir non seulement qui elle était, mais aussi comment Florence Arthaud a construit sa légende. Au travers de l’histoire de florence Arthaud, Yann Queffélec tourne le projecteur vers ces marins que nous admirons sans les connaitre autrement qu’à la barre d’une formule 1 des mers. Un livre tendre pour parler d’une amitié très forte, mais aussi d’une admiration certaine pour la force de volonté de Florence Arthaud.

Présentation de l’éditeur

Elle était qui pour moi ? Ni mon amante ni mon amie, plutôt ma sœur d’affinités.
Les mêmes démons nous tourmentaient : la famille, la société, la mer, une envie folle de partir loin, elle sur ces voiliers que j’aime tant, mon premier job, et moi de par les mots sans limites qu’elle chérissait comme des voiliers.

Qui a tué Florence Arthaud le 9 mars 2015 ? Ses démons ? L’alcool ? La misogynie des puissants ? Le hasard d’un accident aérien dans le ciel d’Argentine ? Saura-t-on jamais les secrets de cette Antigone indomptée qui partait en mer défier la chance et les hommes.

Un peu de l’auteur

Yann Queffélec, de son vrai prénom Jean-Marie Queffélec, est un écrivain français.

Il est le fils de l’écrivain breton Henri Queffélec et le frère de la pianiste Anne Queffélec ; il a été marié à la pianiste Brigitte Engerer, avec qui il a eu une fille.

Bien qu’il vive encore à Paris, il a gardé de fortes attaches en Bretagne notamment à l’Aber-Ildut.

Amoureux de la mer et de sa Bretagne il fut stagiaire dès 1962 puis moniteur à la célèbre école de voile Jeunesse et Marine et il a pu naviguer avec Éric Tabarly.

Il entame sa carrière d’écrivain en éditant à 32 ans une biographie de Béla Bartók. Quatre ans plus tard, il reçoit le prix Goncourt pour son roman “Les noces barbares”. Il est l’auteur de nombreux romans et d’un recueil de poèmes. Il y décrit des personnages passionnés en mal d’amour. Il écrit aussi des paroles de chansons, notamment pour Pierre Bachelet.

En 1998, il anime sur internet la création d’un roman interactif Trente jours à tuer.

Il reçoit le Prix des Hussards (2016) pour “L’homme de ma vie”.

Il a été chroniqueur pour l’émission de France 2 : “Pourquoi les manchots n’ont-ils pas froid aux pieds ?”.

Source bio Wikipedia

Source photo Clamann-Levy

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 340 g
• Broché : 216 pages
• ISBN-13 : 978-2702166819
• Dimensions du produit : 13.7 x 2 x 21.5 cm
• Éditeur : Calmann-Lévy (21 octobre 2020)
• Langue : : Français








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Ange, de Philippe Hauret

Quand une pouriture promet le paradis, cela devient vite l’enfer !

Jeune, belle, sans diplôme ni travail, Ange utilise sa plastique pour séduire afin de tenter de vivre. Ce n’est pas tous les jours le beau fixe, mais elle est autonome. Elton son colocataire, un ami d’enfance, fort occupé à ne rien faire vit à ses crochets en jurant de travailler dès le lendemain… Un de ses clients, une personnalité du petit écran lui promet une place. Ange se doute de ce qu’il lui demandera en échange, mais il faut bien mériter son avenir. La star, après un WE chaud, lui fait comprendre que finalement elle n’aura pas le poste… Vexée et lassée de ses petites escroqueries, Ange décide de passer à la vitesse supérieure. Elle persuade Elton de se joindre à elle. Ensemble, elle en est certaine, ils pourront entrer dans le grand banditisme. Le premier coup sera de faire payer l’animateur, au propre et au figuré, pour l’avoir mené en bateau. Le destin va enfin lui sourire, ou pas…


Philippe Auret nous offre un roman jouissif ! C’est noir car ses personnages ont la sensibilité d’une enclume, totalement dénués de moralité, mais aussi souvent drôle. En effet, la grande délinquance requiert un minimum de sentiment pour s’épanouir. Ange et Elton vont découvrir que ceux qui vivent du crime depuis toujours sont d’un autre niveau que le leur. La violence ira crescendo pour leur offrir une formation accélérée ! Un livre qui fait rire car de nombreux personnages réels du showbiz, dont le patronyme est à peine masqué, émaillent ce roman. L’auteur semble régler quelques comptes avec ces célébrités toujours souriantes, se trouvant toutes épatantes et géniales en tentant de faire croire que la vie de merde de leur public est absolument extraordinaire. Bref, un monde totalement surfait où tout est beau et facile, du rêve à peu de coût pour oublier un quotidien sinistre… Ange et son complice, pensent justement concrétiser l’accession à une vie meilleure grâce au showbiz.


Philippe Hauret nous sert sur un plateau non seulement un bon polard où les protagonistes vont droit au but sans envisager une seconde les conséquences éventuelles. Pour eux, les dégâts collatéraux n’ont aucune signification. C’est également un livre réjouissant qui casse du bois sur les vedettes de la télé qui tentent de nous faire croire que le monde est très beau et la vie facile ! Avec Ange et son complices, Philippe HAuret rédige un scénario de téléréalité sanglant, mêlant le rire au drame afin de régler ses comptes en même temps de ses personnages !

Présentation de l’éditeur

Ange est une jeune femme rebelle, survoltée et aventureuse qui profite de sa séduisante plastique pour attirer de riches entrepreneurs avant de les dépouiller. Elle partage un appartement avec Elton, son ami d’enfance. Ce dernier passe ses journées, rivé sur le canapé, devant la télé, tout en se rêvant multimillionnaire. Lorsque Ange rencontre Thierry Tomasson, véritable icône télévisuelle, elle s’imagine déjà mener une brillante carrière de chroniqueuse. L’animateur, surtout soucieux de s’adjuger ses jolies formes, va vite la faire déchanter… Pour se venger, Ange concocte alors un plan machiavélique en entraînant Elton dans son sillage. Mais on ne s’attaque pas à un présentateur vedette sans en subir de fâcheuses conséquences. Et bien que Ange puisse toujours compter sur sa niaque et son sens inné de l’embrouille pour retourner la situation, le destin peut parfois se montrer facétieux et impitoyable…



Un peu de l’auteur

Les romans de Philippe Hauret sont souvent des romans de faille, de destruction, de désespoir. Toujours au plus près de la vie, réalistes, pessimistes mais combatifs… Avec là-bas, tout au bout, cette étincelle qui subsiste et guide les survivants du naufrage ! Philippe Hauret jongle avec les solitudes, les personnages désabusés, les amours contrariées, les dérives, les idéaux fantasmés, les fragments de vies brisées, les personnages écorchés vifs, les espoirs lointains, mais aussi avec la rage et la niaque qui au-delà du NOIR sont toujours là comme ultime rempart ! Philippe Hauret aime la vie comme il aime ses personnages. Et si chacun de ses romans est si brutal, si poignant, si douloureux, c’est sans doute parce qu’il cherche par tous les moyens à faire aimer la vie à ses personnages… Et ce n’est pas un hasard si on l’associe parfois à Goodis, Jonquet, Thompson ou même Manchette… Philippe Hauret écrit de grands romans noirs ! De ceux qui laissent des traces…

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché : 208 pages
• Poids de l’article : 200 g
• ISBN-13 : 978-2377221080
• Dimensions du produit : 12.5 x 2 x 19.5 cm
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Langue : : Français








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L’orpheline des sœurs de la charité, de Florence Roche

Mathilde, orpheline, a passé son enfance chez les sœurs de la charité. Elle croise un jeune homme, fils d’une grande famille de la région, lors d’une promenade en 1913. Entre eux, c’est le coup de foudre et, malgré les manœuvres de la famille Josseran afin d’éviter cette mésalliance notoire, les amants refusent de céder. Sa famille a déjà pris des dispositions pour le mariage de leur fils unique avec une jeune fille de bonne famille, qui apportera dans la corbeille de mariage un apport financier non négligeable. Mathilde est connue comme étant la fille d’une criminelle d’une rare violence ayant ébranlé le microcosme local, quelques années plus tôt. ! Les parents d’Armand ne peuvent accepter ce choix de leur fils. Face aux pressions et menaces des Josseran, Mathilde se cache et Armand part pour le front, refusant le poste protégé obtenu par les relations de son père. Désormais, rien n’ira plus comme prévu.


Florence Roche nous emmène dans un véritable Thriller chez les sœurs de la charité ! Le lecteur est pris dans un tourbillon du début à la fin. Un roman où l’amour et la haine se combattent. La famille Josseran, gros industriels de Haute Loire, a une fortune suffisamment récente pour camper sur des positions intransigeantes. Le grand-père, partit de rien a construit une fortune que la famille entretient depuis. Faire de beaux mariages est le gage de leur notabilité, la preuve que l’on a oublié qu’ils viennent du peuple. Chez eux, comme dans beaucoup de famille jusqu’au début du XXème siècle, on ne se marie pas par amour, mais pour soutenir les alliances de la famille. Ils craignent autant de perdre leur rang, que de perdre leurs biens. Le mariage d’un bon financement avec une belle notoriété est une évidence. L’amour est une utopie pour le populaire, eux sont au-dessus de ce genre de faiblesse…


Un roman qui ravira autant les amateurs de thrillers que de romans historiques, bien que ce soit un roman terroir. Le suspense est maintenu jusqu’à la fin, sans temps mort. C’est un livre qui vous emmènera tard dans la nuit tant il est captivant. Florence Roche rédige ici un roman qui reflète parfaitement l’ambiance de la petite et haute bourgeoisie d’avant la première guerre mondiale. Les premier se piquant de faire plus pour faire oublier leurs récentes extractions, les autres regardant cela de haut, ne voulant pas s’abaisser à de si basses manœuvres ! Généralement au bord de la ruine, les grands noms se cherchaient les fortunes respectables pour conclure des mariages salutaires pour tenir leur rang. La peur du scandale, de la faute de goût ou de la mésalliance maintenait l’équilibre de ce petit monde. Mais c’est sans compter sur la nature humaine qui est par principe imprévisible…

Présentation de l’éditeur

Orpheline, Mathilde a grandi dans le pensionnat des Soeurs de la Charité au Puy-en-Velay. En 1913, lors d’une promenade, elle croise Armand, l’unique fils de la prospère famille Josserand. C’est le coup de foudre. Mais les parents du jeune homme font tout pour éloigner la jeune fille : Armand est déjà promis. En outre, Mathilde n’est qu’une simple lingère, et surtout elle serait la fille d’une criminelle, Lise Leclerc, condamnée au bagne pour le meurtre de quatre personnes. Mathilde, pour espérer goûter au bonheur, doit faire la lumière sur son passé. Elle se lance dans une quête effrénée pour comprendre l’acte fou commis par sa mère vingt ans auparavant et démêler l’écheveau que fut la vie de Lise Leclerc. Entre mystère et vengeance.

Un peu de l’auteur

Née au Puy en Velay en 1972, Florence Roche-Barthélémy partage avec sa profession d’enseignante sa passion pour l’écriture. Elle vit en Haute-Loire, à Saint-Julien Chapteuil, avec son mari et ses trois filles. Son premier roman, l’Emmuraillé, lui a permis d’entrer en littérature. Depuis, elle a publié dix romans aux éditions De Borée dont trois aux éditions France Loisirs, en avant-première. Ils sont à la fois des romans historiques et des romans terroir, avec des intrigues soutenues et accrocheuses.
Depuis 2015, Florence Roche publie ses romans aux éditions Calmann-Levy. Le premier : “La terre des Falgères” porte sur l’émancipation des femmes pendant la Première Guerre Mondiale. Le second, “L’école du lac”, est paru en janvier 2016 toujours chez Calmann-Levy. C’est un roman à intrigue qui se déroule dans l’entre-deux-guerres, en Auvergne, dans le décor d’une petite école communale.
Désormais, on peut trouver ses tous premiers romans en version numérique sur Amazon (kindle et bibliothèque gratuite). Ils sont aussi parus en livre de poche.
En 2017, chez Calmann-Lévy, “La réfugiée du domaine” reprend l’histoire des réfugiés arméniens en France après la Grande Guerre, à travers le destin romanesque et palpitant d’Irène, en quête de son identité. Un roman paru aussi chez France Loisirs, en audio-livre et en roman en gros caractères (Livra Diffusion).
En janvier 2018, toujours éditée par Calmann-Lévy, une saga familiale couvrant tout le 20ème siècle comble les amateurs de belles fresques de la Terre, avec des destins différents et captivants : “Philomène et les siens”.
En octobre 2018, “Les parfums d’Iris“, un roman publié aux Presses de la Cité, touche un public plus large. L’auteure a changé de genre et de style, tout en gardant un ancrage dans le territoire (Grasse). Il s’agit d’une histoire très bien documentée sur le monde de la parfumerie. Iris, en quête de vérité sur ses origines, entraîne les lecteurs dans de multiples péripéties, dans ses passions amoureuses avec des retournements de situation imprévisibles. L’intrigue est une réussite.
Florence Roche a gardé ce créneau de littérature contemporaine, avec une intrigue soutenue et bien menée dans “Le pensionnat de Catherine“, publié en avant-première chez France Loisirs depuis janvier 2019. La version classique est parue en octobre 2019 aux Presses de la Cité, pour être vendue dans toutes les librairies. L’Orpheline des sœurs de la Charité vient de paraître en exclusivité chez France Loisirs. Elle sera dans toutes les librairies en octobre 2020.

Source photo Lisez.com

Détails sur le produit

• ISBN-10 : 2258163706
• ISBN-13 : 978-2258163706
• Broché : 306 pages
• Poids de l’article : 400 g
• Dimensions du produit : 14 x 2.6 x 22.6 cm
• Éditeur : Presses de la Cité (1 octobre 2020)
• Langue : : Français








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Mort à vie, par Cédric Cham

Un livre glaçant, un raisonnement implacable, une suite logique !

Lukas arrive en détention, c’est pour lui une première. Il est inquiet d’entrer dans un monde qu’il ne connait pas, qui n’est pas le sien, où il n’aurait jamais dû enter. Hier encore, il vivait heureux avec sa femme et sa fille une vie rangée et calme. C’était le bonheur, mais aujourd’hui, tout cela est terminé, rayé à jamais, rangé au rang des souvenirs douloureux. On n’entre pas ici par vocation, mais malgré soi. Sa faute ? Un accident de voiture ayant entrainé la mort d’un enfant ! C’est grave, très grave… Sa voiture a balayé le gamin, sauf qu’au volant ce n’était pas lui. Lukas paye une dette, il sent que son devoir est là. Sa vie en offrande pour protéger celle d’un autre. Pourtant, cet autre aurait bien des reproches à se faire, ne semble pas vraiment mesurer le geste d’amour qui lui est offert. Dès son entrée en détention provisoire, Lukas signe son arrêt de mort à vie. Sa vie, l’ancienne a disparu définitivement, le vin est tiré il lui faut le boire jusqu’au bout !


Cédric Cham signe ici un roman qui décoiffe ! Un livre qui ne commence pas par le crime, mais par la prison… Un univers étrange avec des codes précis que l’on doit maîtriser si l’on veut vivre. Un monde en petit, un monde réduit en tout, sauf en violence. En effet, s’il y a peu de liberté de mouvement, une forme de solidarité autorise de rétablir l’ordre à l’insu de la pénitenciere. Lukas trouvera des soutiens, devra prendre une protection et, en acquittera le prix en réglant comptant.

Ce livre de Cédric Cham est une véritable claque ! Lukas entre malgré lui dans une forme de violence. Le monde des voyous est pourtant si éloigné du sien. Il va devoir le côtoyer, faire avec jusqu’à franchir le Rubicon. Cédric cham conduit le raisonnement de Lukas jusqu’à cet instant où il basculera dans la normalité voyoucratique pour sauver son honneur, solder sa dette, payer par le sang une dette de sang. Un polar aussi noir qu’il est possible de l’être, une plongée dans le quotidien des prisons, qui valent bien un roman pour donner plus de frisson que d’espoir. Mort à vie est un livre qui marque, pour moi c’est le meilleur roman de Cédric Cham. Un thriller à ne pas mettre entre toutes les mains ; âmes sensibles s’abstenir !

Présentation de l’éditeur

Lukas coule une vie tranquille aux côtés de Camille et de leur fille Léana. Jusqu’au jour où tout vole en éclats : il est interpellé, et dans la foulée mis en garde à vue pour homicide involontaire… Voulant protéger son frère Eddy, Lukas va endosser une lourde faute qui n’est pas la sienne. Un choix terrible ! Pris dans cette spirale infernale, il se retrouve placé en détention provisoire. Fiché, numéroté. Écrou 52641. Ici, il va tenter de survivre entre Rudy et Assane, ses compagnons de cellule, dans un univers dont il ignore tout. Il va aussi devoir affronter Moussa et ses sbires… De l’autre côté des barreaux, Eddy, entouré d’une faune interlope, s’enfonce toujours davantage… Chacun construit sa propre prison. Personne n’y échappe…

Un peu de l’auteur

Après Broyé et Le Fruit de mes entrailles, Cédric Cham, avec ce nouveau roman Mort à vie, poursuit son analyse de la violence inhérente à notre société, à notre humanité. Et c’est cette fois sous l’angle de l’enfermement et de la culpabilité qu’il décide d’aborder le problème. L’enfermement judiciaire tout d’abord, ce microcosme hors-norme qu’est la prison, qu’Edward Bunker appelait la « fabrique à animaux ». Le lecteur, à travers les yeux de Lukas, va découvrir les codes et les règles derrières les barreaux. Un univers somme toute violent par définition, mais au final très éloigné des clichés et des fantasmes véhiculés par les films ou les médias. La prison n’est que le reflet de notre société : un monde empli de moments de douleur, de désespoir, mais aussi d’amitié, de fraternité, d’amour et… d’humanité dans ce qu’elle a parfois de plus extrême. Et puis il y a l’enfermement intérieur. Celui que l’on se construit tous, en se claquemurant à un moment ou à un autre dans des schémas de pensée, de comportements de vie, la culpabilité vous collant à la peau. Notre pire ennemi est peut-être nous-mêmes. Alors ici, en n’oubliant jamais que la réalité dépasse toujours la fiction, bienvenue en cellule !

“Je suis passionné de lecture depuis que je sais lire” confie Cédric Cham qui a grandi à Sorbiers, près de Saint Etienne dans la Loire. Après ses années lycées au lycée Fauriel à Saint Etienne, il fait des études de droit. Maîtrise en poche, il réussit le concours de l’Ecole Nationale de l’Administration pénitentiaire à Agen. Depuis novembre 2008, il est conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation au centre de détention de Roanne.
Passionné de littérature noire mais aussi de cinéma policier, de western, il a découvert le cinéma coréen de Park Chanwook et de Kim Jee-Woon.

Source : la Tribune le progrès

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 320 g
• Broché : 320 pages
• ISBN-10 : 2377221106
• ISBN-13 : 978-2377221103
• Dimensions du produit : 12.5 x 2.5 x 19.5 cm
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Langue : : Français









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Le grand art des petites escroqueries, de Sophie Endelys

En recevant un colis contenant 502 dessins fait par sa mère décédée en 1999, Clémence découvre en 2010 que sa mère,  Julia James, n’est pas morte dans un accident de voiture alors qu’elle était enfant. Julia était en train d’écrire un livre sur les petites escroqueries lorsque l’accident a eu lieu. Elles étaient parties s’isoler en Normandie afin de terminer cet ouvrage. Divorcée, du moins c’est la version officielle, Clémence a été élevée par son grand-père. Qui a travesti la vérité à clémence, et pourquoi ? Plus que troublée, elle cherche à savoir pourquoi tous lui ont menti. Elle va vite découvrir qu’un mensonge peut en cacher d’autres, de sorte que la vérité s’enfoui dans une profondeur incroyable, noyée par un système auto-protecteur d’une redoutable efficacité. Le mensonge est un art, et cela s’apprend !…


Sophie Endelys signe ici un roman à suspense, c’est un festival qui ne cesse de rebondir, un véritable thriller où les protagonistes sont liés par un secret le rendant hermétique à l’éclosion de la vérité. Il faudra, pour clémence, batailler contre ceux en qui elle croyait, mais le chemin sera constellé d’embûches car tous ont quelque chose à perdre. Si l’un tombe, tous chuteront avec lui ! En voulant écrire un livre divertissant sur les petites escroqueries, Julia James a-t-elle ouvert la boîte de Pandore ? Si chacun a quelques petits reproches à se faire question honnêteté, Clémence va découvrir un système bien rodé se nourrissant de lui-même afin de vivre et de croître encore et encore… Une histoire est si bien ficelée que certains ne sauront plus vraiment qui ils sont réellement !


L’auteur nous offre un livre qui sent le soufre ! C’est un roman noir, bien écrit qui ravira les amateurs d’émotions fortes. Après avoir lu ce livre, on aura une vision un peu différente des vérités que l’on pensait acquises. Le phénix sait renaître de ses cendres, quoi qu’il advienne, là ou ailleurs… La vérité n’étant que ce à quoi l’on croit puisque tous lui donnent crédit.

Présentation de l’éditeur

Juillet 1989. Julia James est victime d’un terrible accident de voiture. La talentueuse journaliste, qui peinait sur son livre Le Grand Art des petites escroqueries, avait loué une dépendance sur la propriété de la Fondation Saint-Just – une école qui propose des stages révolutionnaires de développement personnel – pour l’été afin d’y achever son manuscrit.
Avril 2010. Sa fille, Clémence, reçoit un colis contenant 502 dessins réalisés par Julia, qui est morte en 1999 – dix ans après son décès officiel –, au couvent de la Sainte-Charité, non loin de la Fondation.
Pourquoi le père de Clémence lui a-t-il fait croire à la mort de sa mère ? Quel rôle ont joué l’avocat Maxence Saint-Just et Marius, l’édi¬teur de sa mère ? Son grand-père lunetier, qui l’a élevée, savait-il ? Et, surtout, qu’avait donc découvert Julia à Groumenville ?


Un peu de l’auteur

Sophie Endelys mène en Normandie une carrière de magis trate. On retrouve dans ce cinquième roman son univers riche de fantaisie et d’intelligence. Elle a publié aux Presses de la Cité Les Gardiennes du silence (2019).

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 531 g
• Broché : 384 pages
• ISBN-10 : 225819184X
• ISBN-13 : 978-2258191846
• Éditeur : Presses de la Cité (1 octobre 2020)
• Dimensions du produit : 14.2 x 3.2 x 22.5 cm
• Langue : : Français








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On n’entre pas chez les gens comme ça! de Jean Pierre Jansen


Lorsqu’on ouvre un recueil de nouvelles, on ne sait jamais bien à quoi s’attendre ! Le plus souvent, ça tourne autour d’un détail permettant de broder une histoire. Ce recueil, dont le titre interpelle d’emblée, fonctionne à l’inverse car ce sont les histoires qui font le détail du recueil ! C’est là le premier paradoxe de cet ouvrage, le second est en rapport avec l’activité du personnage principal : un huissier pourvu d’une sensibilité réelle, épaulé d’une bonne dose de philosophie. Ce n’est pas ainsi que l’on imagine l’huissier, surtout lorsqu’il vient frapper à votre porte… Chaque nouvelle est, comme indiquer plus haut, l’aboutissement d’une histoire, la goutte faisant déborder le vase, mais peut-être aussi l’occasion d’un nouvel élan avec un plus de raison, ou pas.


Jean Pierre Jansen nous offre des nouvelles propres à réconcilier avec une profession malaimée. Lorsque l’huissier arrive chez vous, il ne sait jamais de quoi seront faites les minutes à venir. Certes il ne vient que lorsque cela va franchement mal, comme pour en ajouter à un trou sans fond. Cet homme n’oublie pas que le devoir motivé par son mandat requière aussi une bonne dose d’humanité. Même lorsque le débiteur en vient aux mains, il accorde une deuxième chance ! Avec Jean Pierre Jansen, chaque nouvelle est un mini roman. En effet, il écrit ses histoires comme les chapitres d’un roman. Les phrases sont longues contrairement à ce qui se pratique dans l’art de la nouvelle. Il fallait bien cela pour donner envie d’embrasser un huissier ! Un recueil tendre, qui se lit avec le sourire, pourvu que l’on n’ait pas trop d’impayés en retard…

Présentation de l’éditeur

Quand on est huissier de justice, on doit souvent forcer la porte pour entrer chez les gens. Normal, personne n’aime voir ce genre d’individu débarquer chez soi. Le cinéma et la littérature nous montrent des huissiers froids, calculateurs, ayant généralement peu d’empathie pour des gens qui ne vont pas toujours bien. Celui dont il est question ici s’éloigne de temps en temps de ce stéréotype en fonction des personnes qu’il a en face de lui, de leurs problèmes, et aussi de son envie de faire son métier différemment. Il n’est pas rare que des liens particuliers se nouent et que des histoires étranges, drôles, émouvantes, inattendues commencent. Elles sont racontées dans les quinze nouvelles qui composent ce recueil.


Un peu de l’auteur

Après une trentaine d’années consacrées à la science agronomique et aux petites bestioles, d’abord comme étudiant puis comme chercheur, l’auteur a décidé de tout plaquer pour se consacrer à une activité un peu plus sérieuse : écrire des histoires. Il a été primé lors de différents concours de nouvelles et nous offre ici son premier recueil.

Source photo Edition Quadrature

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Détails sur le produit

• Poids de l’article : 168 g
• Broché : 113 pages
• ISBN-10 : 2931080047
• ISBN-13 : 978-2931080047








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Noir côté cour, de Jacques Bablon

C’est un immeuble banal avec vue sur cour, cinq étages dans lesquels la vie trouve sont chemin. Pour rappel, la définition de la vie est naître, se reproduire, manger et mourir. Donc, au premier, des locataires de passage pour une nuit partent en laissant des trainées de sang suite à l’attaque du Fouquets par Black-bloc et les gilets jaunes. Au second c’est un homme seul qui a recueilli une sans papier, belle à faire se damner un saint. Le saint dont il est question loge au cinquième dans un studio. Pour le troisième, c’est un ex importateur actuellement allongé avec une balle dans la tête. Au quatrième on fait la fête en faisant beaucoup de bruit. Puis, il y a cette enveloppe que détient le jeune du cinquième. Une enveloppe très lourde, chargée des preuves pouvant conduire le type du second en taule pour longtemps. Bref, un immeuble qui regorge de vie, où on meure vite et où on rêve d’amour !


Jacques Bablon nous sert ici un roman noir, avec des personnages tordus, capables du pire en rêvant d’amour. Ses personnages, à même de tuer plus facilement que de séduire une fille, vivent presque en autarcie dans cet immeuble. Certains y sont depuis toujours. Ils s’y sont reproduit, ont laissé derrière eux les morts, mais sont scotchés sur place. C’est violent, c’est rapide mais n’est-ce pas ainsi que va la vie ? Puis comme rien est simple, la sans papier n’est pas celle qu’elle prétendait être, Le type de troisième a payé pour un autre… Jacques Bablon nous promène en rebondissant toujours un peu plus vers la face sombre tapie derrière l’envie, la jalousie et tous les bons sentiments du genre à filer de l’urticaire aux aigris. Il est vrai que pour les aigreurs, une vue sur cour, des mystères, des non-dits et des entre-soi sont des facteurs facilitants. Un coupable putatif à chaque étage, sauf celui du déjà mort avec du plomb dans la tête, semble trop beau et trop facile…


Présentation de l’éditeur

Dans ce nouvel opus, Jacques Bablon – usant là encore de son style minimaliste, évitant le superflu, tendant à l’ascèse – va nous entraîner dans la cage d’escalier d’un immeuble parisien très intrigant. Avec lui, nous allons monter les étages un à un, nous arrêtant à chaque palier. Et en poussant la porte des locataires, Jacques Bablon va nous laisser entrevoir des pans entiers de leur vie… Une vie qui aurait pu couler des jours relativement paisibles. Mais l’ironie du sort semble vouloir s’en mêler… On va découvrir leurs aventures personnelles, tumultueuses, qui pourraient peut-être les entraîner vers le chaos… Le mélange est savoureux. La famille est omniprésente comme si l’auteur avait voulu lui donner le rôle principal… Elle est naturellement source de problèmes qui tourneront parfois au cauchemar. Monde pourri ? Désespérant ? Pas totalement. Reste une petite lumière. Tant qu’il y a de la vie… Et comme d’habitude avec Jacques Bablon, on va retrouver dans cet excellent roman noir, son don pour donner chair à ses personnages, leur apporter une profondeur qui ne peut que nous faire courir d’un étage à l’autre pour suivre leur destin… L’écriture claque, égratigne, dézingue jusqu’à en devenir jubilatoire !


Un peu de l’auteur

Sa mère est née à Saint-Pétersbourg, lui à Paris en 1946. Il passe son enfance dans le 93 à taper dans un ballon sur un terrain vague triangulaire… Ado, il décide de devenir guitariste et de chanter du Dylan pour pouvoir draguer les filles… Mais devant le peu de succès récolté il préfère s’acheter une pile de disques (les Stones, Mozart, les Beatles et compagnie…) et un Teppaz. Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture. Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués. Parallèlement à sa carrière officielle d’enseignant heureux, il publie des BD chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il a toujours eu besoin de voir loin pour survivre, c’est pourquoi il habite en haut d’une tour. Mais le pire, c’est que des années après, il ne sait toujours pas où est passé son Teppaz…

Source photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 200 g
• ISBN-13 : 978-2377221066
• Broché : 176 pages
• ISBN-10 : 2377221068
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Dimensions du produit : 12.5 x 2 x 19.5 cm
• Langue : : Français








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Dieu aime les rousses, de Martine Muller

Trois filles rousses, trois belles adoptées afin de ressembler à une œuvre d’art, vivent hors du temps dans la propriété de leurs parents. Pourvus de moyens importants, ils n’ont pas besoin de travailler et, occupent leur temps avec leur passion pour l’art et la botanique, évitant à tout prix de sortir se polluer en dehors de leurs terres. Les Hocquebus reçoivent fréquemment des artistes et des célébrités. La guerre de 14-18 les a frôlé sans vraiment les concerner, mais en 39, alors que bruissent les bottes allemandes, le peintre Thédorus Van de Pelt est trouvé assassiné sur leur pelouse. L’inspecteur chargé d’enquêter n’est autre que Thomas Maisonneuve, le petit Thommy qui jouait avec les filles autrefois !


Martine Muller nous régale avec cette famille complètement hors du temps, totalement loufoque qui se pique de vivre à l’heure anglaise et, toujours dans le bon goût. Chacun voit son nom anglicisé, les filles sont habillées comme au moyen-âge… Riches, les Hocquebus ont les moyens de vivre dans une époque leur appartenant. Lorsque Thédorus est découvert mort sur la pelouse, rien ne va plus. Leur vie figée dans le temps explose alors que la seconde guerre mondiale débute. L’une de fille a une liaison au village et, Morag qui est l’ainée, et la préférée, disparait en compagnie du maître à penser indou qui vivait chez eux. Le pire restant à venir car l’armée d’occupation réquisitionne le manoir pour y installer une antenne radio…


Avec Martine Muller on va de rebondissement en rebondissement. Un roman souvent drôle, reflet d’une société qui a pourtant existé, autrefois… Les Hocquebus vivent isolés du monde, mais ils sont très loin d’être seuls. En effet, ils reçoivent souvent leurs amis pour des séjours. Malgré la guerre et les restrictions, malgré l’occupation du domaine par l’armée allemande, ils tentent, quoi qu’il en coûte, de maintenir au mieux l’art de vivre par et dans le beau ! La guerre a arrêté l’enquête, mais certaines surprises dues à l’occupation risquent de relancer une affaire qui dépareillerait totalement l’harmonie du domaine.

Présentation de l’éditeur

Parents adoptifs de trois filles à la chevelure fauve, Morag, Felicity et Bonnie, les Hocquelus ne vivent que pour l’art, la beauté et la botanique, recevant souvent leurs amis, artistes ou esthètes, dans leur propriété normande. Un matin d’août 1939, le peintre Théodorus est retrouvé assassiné dans le jardin. L’inspecteur Thomas Maisonneuve enquête dans ce lieu qui a marqué son enfance.


Un peu de l’auteur

D’origine alsacienne et béarnaise, Martine Marie Muller est professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne.
Lors d’un voyage en Haïti avec une amie, elle rencontre son mari, démographe. Elle le suit dans ses missions en Afrique puis au Mexique, avec trois enfants dans les bras.
En 1992, ils rentrent en France.
Martine Marie Muller publie son premier roman, ” Terre-Mégère “, en 1993 aux Éditions Robert Laffont et entre à l’École de Brive.
En 2017, elle publie ” Nuage bleu sur ciel de craie” aux éditions Presse de la cité.
Tous ses romans témoignent d’une force hors du commun.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 600 g
• Broché : 594 pages
• ISBN-10 : 2258192242
• ISBN-13 : 978-2258192249
• Dimensions du produit : 13.9 x 4.2 x 22.5 cm
• Éditeur : Presses de la Cité (17 septembre 2020)
• Langue : : Français









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