Feu de joie, de Pierre Petit

Dans les années 80, un jeune couple s’enfonce dans les bois pour pêcher des écrevisses. Après une nuit sur place, ils partent placer les balances chargées d’appâts. Stéphane et Isabelle ne savent pas qu’ils ont été suivis par un jeune homme fou amoureux d’Isabelle. Ce dernier, jaloux et revanchard, il médite sa vengeance avant se sauver discrètement avant le retour du couple. L’été ayant séché les sous-bois durant des mois est propice aux incendies et, un feu gagne vite la végétation, embrase les pins pour enclencher un feu de forêt. Stéphane remarque le premier ce départ de feu. Il tente de rentrer au campement, mais vite débordé par l’avancée fulgurante de l’incendie, il doit se réfugier en aval de la rivière. Il n’a alors aucune idée d’où ce trouve Isabelle, ni si elle a pu trouver à se mettre en lieu sûr. La caserne des pompiers sonne le rappel des hommes pour combattre ce feu qui ravage désormais la région, menace les hameaux nichés sur les collines.

Stéphane est de moins en moins certain d’avoir éteint son feu du petit déjeuner. Il ressent une grosse responsabilité dans ce drame. Et qui est l’étrange vieille femme, vivant entre ses chèvres et un vieux château fort en ruine, qui a recueilli Isabelle ? Qui est le vrai responsable de cet incendie ?

Pierre Petit nous entraîne au cœur de l’action de ceux, qui chaque année, doivent lutter contre les feux de forêt. Les moyens humains semblent dérisoires face à la violence et la rapide progression de ces incendies. Sur un fond d’amours naissants et d’amour déçu, l’auteur nous fait vivre la réalité du terrain. Les feux de forêt, on en entend parler aux informations, mais s’ils sont fréquents et dévastateurs, peu de monde les vit de près. Avec Pierre Petit on entre dans le vif du sujet aux côté des professionnels du feu et des volontaires qui tente d’enrayer les ravages sur la végétation, la faune et les biens de ceux qui vivent à proximité des zones à risque.


C’est un roman choc, un témoignage mettant en avant le courage des hommes du feu. C’est un hommage aux pompiers entrés avec fierté dans la tenue pour servir la société, avec l’élégance de la discrétion. En effet il est rare que l’on parle d’eux, comme il est rare qu’ils en parlent, alors que toujours, jusqu’au péril de leur vie, ils viennent au secours de leurs concitoyens et, de la nature en furie lorsqu’elle menace une région. Instructif, ce roman est aussi une grande histoire d’amour sur un fond de mystère quant à l’origine vrai de cet incendie.

Présentation de l’éditeur

Un jeune couple amoureux, une escapade champêtre en Haute-Loire qui tourne mal quand un incendie – accidentel ? – les sépare.
Un drame sous tension, une course contre la montre pour vaincre le feu… Et le poison de la jalousie…
D’après un authentique fait divers.
Ce petit coin à écrevisses en Haute-Loire est le graal des pêcheurs… C’est là, près de l’Ondoine, rivière nichée au fond d’une gorge escarpée et boisée de pins, que Stéphane et Isabelle s’offrent une parenthèse. Les jeunes gens en profitent pour bivouaquer autour d’un feu de camp. Nature sauvage, pêche miraculeuse, douces étreintes sous les étoiles en cette nuit d’été. Seuls au monde ? C’est ce qu’ils croient…
Tout bascule au petit jour lorsque la forêt s’embrase. Accident, malveillance ou bien sortilège ? Qui est donc cette étrange vieille femme vivant non loin d’un château en ruine ?
Comme le brasier, le mystère grandit…

D’après des faits réels.
Un roman sous tension sur le poison de la jalousie…

Un peu de l’auteur

Pierre Petit est un écrivain, nouvelliste et romancier et vit près du Puy-en-Velay. Il est notamment l’auteur du Secret d’Adèle (Editions des Monts d’Auvergne). Aux Presses de la Cité, il a publié La Folie d’Albert, Le Rêveur et le Brigadier, Le Secret du docteur Favre, La Nuit de l’Orcière et Le Pont des derniers soupirs.

Mathématicien de formation, il a travaillé en tant qu’informaticien pendant quarante ans. Aujourd’hui retraité, il vit en Haute-Loire.

Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.

Son premier roman, “Les filles de la Toussaint” (2005), a reçu, entre autres prix, celui du premier roman policier de la ville de Lens.

Pierre Petit participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.

La plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Source photo Babelio 


Détails sur le produit

  • Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (16 septembre 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 384 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2258194334
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258194335
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 408 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2.7 x 22.5 cm






< Feu de joie, de Pierre Petit”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Romans contemporains, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les couleurs du destin, de Mireille Pluchard

Au XIXème, à Saint-Martial, village cévenol, le destin incroyable d’une jeune paysanne animée du désir de revanche sur la vie et, découvrir qui elle est vraiment.

Sixtine, rejetée par son père qui lui voue une haine féroce, vit un calvaire. Harassée de travail dès la petite enfance, battue pour des riens, elle rêve d’un ailleurs, d’une autre vie. L’amour qu’elle découvre avec Jean-Baptiste Le Vignal, fils des propriétaires du domaine dans lequel elle vit, l’amitié avec Thémis le berger de la ferme lui font accepter la dureté de cette vie. Parti faire son devoir dans les armées de l’empire, Jean-Baptiste est déclaré décédé. Enceinte des œuvres de son amant, Sixtine est rapidement rejetée par les Le Vignal. Agée de seulement de seize ans, elle décide de partir loin de cet univers de violence, où nul ne la reteint plus, sous le nom de Camille Dhombre qui est le nom de jeune fille de sa mère. Un accident de calèche la blesse sérieusement à la cheville, son conducteur, foudroyé par son charme et sa beauté, décide de la faire soigner chez des amis. Jaume Mercadier, indienneur de talent, s’éprend de Sixtine un peu plus à chacune de ses visites à la jeune femme. Bien que de 20 ans son aîné, Jaume ne peut concevoir de vivre sans elle. Leur union ouvrira la voie à bien des imprévus. Alors que fille-mère elle n’était rien, devenue madame Mercadier, Camille va pouvoir grandir pour obtenir contre toute attente une respectabilité de notable. Une notoriété et une fortune qui lui donneront peut-être la possibilité de prendre sa revanche sur le destin, pourvu qu’elle parvienne à panser les blessures de sa jeunesse qui ne cessent de la hanter, dont elle ne parvient même pas à parler avec son époux.

Mireille Pluchard signe ici une saga familiale époustouflante. Au XIXème, les classes sociales ne se mélangeaient pas. La famille de Jaume Mercadier ne voit pas d’un bon œil l’union contre nature du manufacturier. Le charme et le talent de Camille seront ses seules armes pour affronter les innombrables vexations de sa belle-mère. L’amour qui lie Jaume et Camille est le moteur leur permettant d’avancer malgré tout. L’épidémie de choléra sévissant en Provence, Camille cherche à mettre sa famille en lieu sûr. Elle pense trouver dans les Cévenne un endroit loin de l’agitation et des miasmes de la maladie. La propriété qui lui est proposée par son notaire n’est autre que celle où elle est née ! Camille ne peut résister à cette opportunité de revanche sur le destin. Là, Camille est partagée entre les souvenirs qui lui reviennent et la satisfaction de sa réussite. Pourtant, son retour à Saint-Martial va lui démontrer que la vie réserve des tours tout à fait improbables. Le destin se jouant des certitudes, va ébranler toute la famille pour redistribuer les cartes que l’on pensait figées.

Mireille Pluchard nous offre un superbe roman où sont réunis tous les ingrédients pour animer les sentiments du lecteur. Avec Sixtine-Camille, on est entraînés dans un tourbillon époustouflant. Partie de rien, elle parviendra à s’élever au-delà de sa condition jusqu’à devenir la bienfaitrice de son pire cauchemar ! La haine et l’amour sont proches parents, mais le second l’emporte sur le premier pour avancer et, Camille va le découvrir en revenant là où elle est née. Alors qu’elle pensait ne jamais savoir, ne pouvoir pardonner, Camille-sixtine va se découvrir une nouvelle force pour enfin trouver la paix. Mireille Pluchard nous offre un roman fleuve passionnant qui vous conduira à lire jusque plus tard que de raison.

Présentation de l’éditeur

Au XIXe siècle. De son village cévenol de Saint-Martial au soleil d’Avignon, le destin romanesque de Sixtine, qui va se révéler grâce à l’amour inconditionnel de son mari indienneur. Mais aussi par un puissant désir de revanche sur son passé, et sa quête de vérité quant à ses origines.
Juin 1813. Fuyant le mépris, une jeune fille chemine seule sur les routes, sous une autre identité…
Non loin de ce Rhône qui la fascine, c’est dans une Provence pleine de couleurs que Sixtine trouve refuge. Un riche manufacturier en indiennes, subjugué par son regard d’azur, conquis par son don pour le dessin, fait bientôt d’elle son épouse. Malgré leur différence d’âge, et le passé de la jeune fille…
Des années plus tard, devenue une femme respectée, à la tête des ateliers de la manufacture de son mari, Sixtine décide de revenir dans ses Cévennes natales. Afin de prendre sa revanche sur les riches propriétaires du Souleiadou, elle qui, naïve, s’était imaginée au bras de leur fils héritier ?
Afin de faire aussi toute la lumière sur les ombres de son enfance malaimée ?

Un peu de l’auteur

Mireille Pluchard est une vraie cévenole et vit à Alès depuis toujours. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par ses proches.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une souris d’archives. Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car elle n’aime pas « construire sur le sable ».
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas, elle est l’auteure de plus d’une vingtaine de romans dont Les Dames de la Glycine, Prix Lucien Gachon 2021, De soie et de cendres et Le Choix de Diane. Elle s’impose désormais comme une auteure majeure de la collection Terres de France.

 

 

 

 

 

 

Source photo Lisez.com 

 


Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (2 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 672 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258163781
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258163782
• Poids de l’article ‏ : ‎ 840 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15.5 x 4.2 x 24.1 cm




















< Les couleurs du destin, de Mireille Pluchard”>

 

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Romans contemporains, Romans historiques | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les silences de Julien, par Gilles Laporte

Tout d’abord, il y a un couple qui s’aime. L’arrivée d’un enfant brouille un peu la belle harmonie. Léopold, ne jure que par le travail, il veut réussir quel qu’en soit le prix. Devant lui rien ne résiste, il faut céder. Centré sur lui-même à l’extrême, il fait fuir ses rares relations. Afin d’avoir plus de liberté de manœuvre, il part vivre entre la région parisienne et les états unis. Marianne et son fils Julien restent dans les Vosges, ils ne font pas partie du plan de carrière de Leo. Marianne découvre vite que Julien présente des signes comportementaux troublants. Le verdict est sans appel : Julien est autiste ! Capable du meilleur et du pire, Julien aura la force de volonté de sa mère pour le conduire vers l’autonomie à laquelle aspirent les adultes. Lors d’une soirée avec amie férue de musique classique, Marianne rencontre un artisan luthier. Une profonde amitié se noue entre eux et, c’est dans son atelier que Julien se passionnera pour le métier de luthier. Julien commence son apprentissage dans l’atelier de Baptiste. Là, Julien va devoir apprendre à se maîtriser, faire confiance, gagner en indépendance… Son projet : terminer une viole d’amour ébauchée autrefois par un maître luthier, que Leopold a ramené des états unis. Alors que Julien gagne en autonomie, les liens rompus depuis des années se renouent. Chacun aura muri avec Julien, permettant l’instauration d’un climat apaisé dans la famille, se qui va sérieusement, pour Leopold, animer la carte du tendre !

Gilles Laporte nous offre aujourd’hui un roman sur un sujet sensible. On en parle de plus en plus, mais l’autisme qui revêt autant de forme que de personnes atteintes, laisse souvent les familles très démunies. La société est faite pour une normalité commune, Sortir de la règle entendue par tous marginalise des être déjà fragiles. Peu de structure peuvent accueillir ces enfants dont la différence inquiète autant qu’elle fascine, parfois.
Dans son roman, Gilles Laporte rend hommage à la patience et l’amour dont les parents doivent témoigner pour parvenir à conduire leurs enfants vers une vie la plus normale possible. Les silences de Julien, est un livre choc. Parfois violent, parfois tendre, ce livre montre qu’il est toujours une solution pourvu qu’on le veuille vraiment. Un parcours semé d’embûches, qui fera grandir Julien en ouvrant pour son entourage une fenêtre sur une autre façon de percevoir le monde.


Inspiré de faits réels, ce roman démontre qu’il faut garder espoir, que d’autres possibles sont envisageables. Gilles Laporte signe ici un livre sensible, presque un témoignage démontrant qu’il existe une autre voie que celle de la rentabilité exigée par la société actuelle. Un livre dur, un livre tendre qui fait du bien par son humanité.

Présentation de l’éditeur

Le roman d’un couple qui s’aime, puis se perd avec l’arrivée d’un enfant autiste. Grâce aux vertus de la musique et de la lutherie, au soutien sans faille de belles âmes, le petit Julien va s’ouvrir peu à peu à la vie.
Un roman sensible et plein d’espoir.
Julien, adorable enfant du silence, bien sage, ne parle pas… Ses parents, Léopold et Marianne, se sont aimés puis perdus. Dévoré par l’ambition, lui quitte les Vosges et sa famille.
Pleine d’amour pour son fils, Marianne est désemparée car le mot ” autisme ” vient de surgir dans sa vie. Une amie, passionnée de musique, l’épaule au mieux pour l’éducation de Julien. Un homme va tout changer. Baptiste, luthier hors norme, propose d’initier l’enfant à son art et à l’apprentissage de son métier.
Dans l’atelier riche de toute l’histoire musicale de l’humanité, au côté de sa jeune collègue qui lui transmet les gestes de l’artisan et qui ouvre son cœur, Julien va trouver sa place dans le monde par la grâce d’un instrument que son père a rapporté des Etats- Unis : la viole d’amour…

Un peu de l’auteur

Né dans les Vosges, Gilles Laporte a notamment publié aux Presses de la Cité Le Loup de Métendal (prix de Littérature des Conseils généraux de Lorraine 2010), La Fontaine de Gérémoy, Des fleurs à l’encre violette, La Clé aux âmes, L’Etendard et la Rose, Un parfum de fleur d’oranger et La Fiancée anglaise.

Source photo Wikimedia


Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (26 août 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 464 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258193729
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258193727
• Poids de l’article ‏ : ‎ 499 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 3.2 x 22.6 cm






< Les silences de Julien, par Gilles Laporte”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Romans contemporains | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les sœurs de Montmort, de Jérôme Loubry

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

Julien vient juste de prendre son nouveau poste de chef de la police de Montmort, un petit village propret au pied d’une montagne. C’est joliment décoré, bien entretenu et, très calme. Ici tous se connaissent depuis toujours, aussi la délinquance est-elle rare. C’est reposant, mais il lui semble vite qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Situé au pied de la montagne des morts, le village vit dans l’ombre du souvenir que le cimetière ne cesse de rappeler. Là, sont enterrés celles qui furent sacrifiées par une forme d’inquisition, hostile à toute pensée en dehors de la ligne unique, sous prétexte de frayer avec le diable. Un cimetière désormais à l’abandon, mais qui murmure encore à l’oreille des habitants. Derrière la façade de propreté, julien devine rapidement que la propreté cache sans doute une autre vérité.

Jérôme Loubry nous balade en terrain miné dans ce roman. Caché dans un costume impeccable, ce village bruisse d’un mal-être que chacun cache. C’est lorsque des événements dramatiques surviennent que Julien voit s’enclencher une mécanique, qui une fois lancée, ne parait avoir de fin. Un roman qui capte le lecteur avec des airs de conte pour enfant, où tout est beau et calme, mais qui lorsqu’il s’emballe devient aussi trash qu’un polar implacable. La solution viendrait-elle du souvenir hantant la nécropole abandonnée ? Julien pense avoir trouvé la solution, qui contre toute attente dépasse l’entendement.


Jérôme Loubry signe ici un polar qui décoiffe. On est promené dans une histoire semblant sortie des contes d’enfance, puis plongé dans l’horreur sans mobile ni coupable. Avec cet auteur, on passe du sourire à l’ignoble, de la vie rangée au crime sans qu’on le pressente. C’est si bien construit que le lecteur se demande vraiment comment l’auteur peut retomber sur ses pattes après de telle envolées extraordinaires. Ses personnages paraissent être le jouet des fantômes dérangeant leur quiétude et, ses derniers réclament justice !
Un roman fou, diaboliquement bien construit, un régal de lecture pour ceux qui aiment le frisson et, un auteur à découvrir absolument.

Présentation de l’éditeur

Novembre 2021. Julien Perrault vient d’être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu’il s’imaginait atterrir au bout du monde, il découvre un endroit cossu, aux rues d’une propreté immaculée, et équipé d’un système de surveillance dernier cri.
Mais quelque chose détonne dans cette atmosphère trop calme.
Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe le village ? Les voix et les superstitions qui hantent les habitants ? Les décès violents qui jalonnent l’histoire des lieux ?

Dans la lignée des Refuges, un thriller stupéfiant à la construction aussi originale qu’habile, qui vous fera douter de vos certitudes à chaque page.
Un nouveau coup de maître !

Un peu de l’auteur

Jérôme Loubry naît à Saint-Amand-Montrond en 1976. Il travaille dans le milieu de la restauration jusqu’en 2016, date à laquelle il décide de devenir écrivain. Il publie l’année suivante son premier roman, Les Chiens de Détroit1. En 2018 il est considéré comme l’un des auteurs de polars français les plus prometteurs par le journal Le Parisien2.

 

 

 

 

 

 

 

Source photo WIKIPEDIA


Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (25 août 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 414 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 270218006X
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702180068
• Poids de l’article ‏ : ‎ 426 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.4 x 2.8 x 21.5 cm




















< Les sœurs de Montmort, de Jérôme Loubry

 

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Romans contemporains | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les fiancés de l’été, de Christian Laborie

Ariane mène une adolescence heureuse chez ses parents. A l’âge des premiers émois, elle tombe amoureuse de Raphaël. Alors que la guerre de 39 éclate, âgée seulement de 17 ans, les amoureux se fiance. Raphaël est capturé par la Wehrmacht pour faits de résistance. Le père d’Ariane est contraint de mettre son usine au service de l’armée d’occupation, le monde d’Ariane s’écroule Pour tenter de sauver Raphaël de la captivité, elle osera, malgré elle, les plans les plus fous jusqu’à risquer de se perdre. A la fin de la guerre, Ariane devra en payer le prix, d’autant plus amer que Raphaël ne revient pas. Il lui faudra puiser en elle une force dont elle ne se savait pas capable pour affronter la réalité de l’avenir.
La France enfin libérée offre tous les possibles. Ariane trouve refuge auprès des peintres de Montmartre. Avec eux, elle commence à peindre. Ses toiles reflètent se qu’elle ressent, ses états d’âme et ses espoirs. L’une de ses toiles est repérée par un amateur d’art. Cette rencontre va bouleverser sa vie définitivement. Cependant, Ariane n’oublie rien, surtout pas Raphaël et sa famille qu’elle a dû quitter sans explication.

Christian Laborie signe ici un roman historique qui plonge le lecteur dans l’occupation allemande, puis dans une France qui essaye de se reconstruire. L’histoire d’Ariane est une le reflet du traumatisme subit et, des espoirs suscités par la libération. Intelligente, douée en dessin, Ariane mettra son talent au service de sa réussite, comme une revanche sur les drames qu’elle a vécu. D’une vie confortable dans une famille unie et relativement aisée, à la dureté de vivre dans la rue, sans toit ni avenir, Ariane n’aura d’autre choix que de rebondir, ou mourir ! Elle choisira la première option.

Christian Laborie nous offre un roman historique, doublé d’une véritable saga avec l’histoire d’Ariane. Historique, car il plonge dans le traumatisme de l’occupation, collant au plus près de la réalité.
Avec Christian Laborie, on est très loin du héros qui lutte pour défendre son pays, mais dans le ressenti de ceux qui ont cru qu’il puisse être une lueur d’espoir en acceptant des compromis impensables en temps normal. Ariane est l’image d’un pays meurtri et humilié, qui n’a plus qu’une envie, se souvenir et, vivre pleinement sa liberté. C’est émouvant, triste, parfois violent et sale, mais chargé de l’espoir animant l’instinct de survie propre à tout être vivant. Un roman qui marque, une claque en mettant en lumière les actes les plus fous dont n devient capable, non pas comme une acceptation, mais par amour et par espoir.

Présentation de l’éditeur

Entre la Lozère et Paris. Famille, amour, talent, tout est promesse dans la vie d’Ariane. Mais la guerre puis l’Occupation sonnent le glas des jours heureux et dessinent d’autres lendemains. Du pire… au meilleur…
Eté 1939, en Lozère. Tout sourit à Ariane et Raphaël… Leur jeunesse, l’amour qui les unit, un horizon plein de promesses. Il sera architecte, elle se rêve créatrice de modèles de chaussures dans l’entreprise florissante de son père. Le bonheur est là, à portée de main.
Mais, deux mois après leurs fiançailles, Raphaël apprend sa mobilisation. Des vies suspendues à la guerre. Lui, enrôlé dans la Résistance, est bientôt fait prisonnier. Elle, est prête à tout pour le sauver, en dépit des dangers.
Son geste – fou, inconscient, courageux ? – va faire vaciller tout ce en quoi elle croyait.
Ariane ne sera plus jamais la même. Son destin non plus… Pour le pire et le meilleur.

La saga d’une grande héroïne portée par la passion et le talent dans le tumulte de l’Histoire.

Un peu de l’auteur

Après des études d’Histoire Géographie effectuées à la faculté des Lettres de Lille, il enseigne huit ans dans le Nord et le Pas de Calais avant de s’installer en 1978 dans un petit village des Cévennes.
Devenu « Cévenol de cœur », il s’inscrit dans le courant populaire de la littérature. Ses romans, profondément ancrés dans l’Histoire et au cœur de sa région d’adoption, sont habituellement des drames familiaux, et ses personnages des gens à qui les lecteurs peuvent s’identifier. Ce sont des histoires qui nous ressemblent, aime-t-il rappeler. Auteur de grandes sagas, il dépeint la société de notre époque à travers des personnages hauts en couleur appartenant au monde rural et citadin.

Les Rives Blanches, la fresque romanesque des Rochefort, Dans les yeux d’Ana et Les Enfants de Val Fleuri sont parmi les plus grands succès de Christian Laborie aux Presses de la Cité. Le romancier excelle dans de généreuses sagas portées par des valeurs humanistes au cœur des Cévennes, sa région de cœur.

Source photo Babelio 

Détail du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (19 août 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 464 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258163358
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258163355
• Poids de l’article ‏ : ‎ 503 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 3.1 x 22.6 cm






<” Les fiancés de l’été, de Christian Laborie”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Romans historiques, Voyages | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les contreforts, de Guillaume Sire

Clémence, et son frère Pierre vivent dans le château de la famille. Léon, digne héritier de ses ancêtres soldats, aime à livrer bataille après avoir éclusé quelques verres. Les Testasecca sont une grande famille, fière de ses titres de noblesse, de son château, de ses vignes dont Léon espère qu’elles le sauveront de la faillite. L’entretien d’une forteresse coûte cher. Un arrêté de la préfecture les menace d’expulsion car le château risque de s’effondrer. Léon, qui fait régulièrement des esclandres partout où il passe, n’arrange pas une situation sous tension. Un représentant des monuments historiques entreprend de défendre leur dossier, mais encore faut-il que Léon ne se fasse plus remarquer ! Ils découvrent qu’une partie de leurs terres sont envahies par des travaux de terrassement, en vue de la construction d’un lotissement ! Leur domaine à été vendu sans qu’il en soit informés… Leur avocat tente de faire stopper ce chantier, tout en prévenant Léon qu’il doit rester calme, ne pas se faire justice lui-même. D’un côté, il y a une expulsion qui approche, de l’autre ils sont dépossédés, et la justice traîne… La famille décide de se battre jusqu’au bout pour conserver un château, certes en ruine, mais qui est un prolongement d’eux-mêmes.

Guillaume Sire nous offre ici un roman inclassable, déjanté, mais dans lequel on plonge avec délice. L’histoire des Tectasecca n’a rien de très surprenant. Rares sont les particuliers, fussent-ils nobles, qui peuvent entretenir une forteresse. Mais ils s’y accrochent désespérément, fermant les accès aux parties les plus délabrées, étayant ce qui peut l’être. Plus ils s’enfoncent, plus l’appétit de certains édiles prend des airs de vengeance. L’intrusion des engins de chantier sur leurs terres va déclencher les hostilités. Clémence, qui bricole un peu tout, a remis en route un tracteur historique dont les dimensions sont impressionnantes. Elle est suivie en permanence par son frère qui doute de tout, et surtout de lui-même. Lorsqu’il n’est pas derrière sa sœur, Pierre braconne pour nourrir la famille. Diane, leur mère, gère ce domaine ingérable, tout en tentant de maîtriser son mari, Léon, prompt à jouer les va-t-en-guerre qu’il y ait ou non une raison, l’important étant de fêter cela dignement, avant et après, autour d’une bonne bouteille.


Un roman drôle, un roman tragique qui ressemble à ses personnages ! Les Testasecca ont suffisamment de quartiers de noblesse pour garder en toute circonstance la tête haute. Perdre une bataille n’est pas perdre une guerre ! Guillaume Sire signe ici un livre frais, souvent nappé de sauce aigre douce. A mesure que le château de carte s’écroute, Guillaume Sire nous entraîne dans un conte fabuleux. Ici, à l’image de la forteresse, tout est démesure, improbable, bien que… C’est fou, mais on peut facilement imaginer que tout ne soit pas pure fiction. L’histoire, bien que folle, sent le vrai. La force de ce livre est là, blottie entre le rêve et le véridique, dans cette zone de flou ouvrant tous les possibles.

Présentation de l’éditeur

“Un éclair découpa l’horizon, suivi de sa morsure sonore, et une goutte tomba, grosse comme un doigt — et le grand délire commença.”

Au seuil des Corbières, les Testasecca habitent un château fort fabuleux, fait d’une multitude anarchique de tourelles, de coursives, de chemins de ronde et de passages dérobés.
Clémence, dix-sept ans, bricoleuse de génie, rafistole le domaine au volant de son fidèle tracteur ; Pierre, quinze ans, hypersensible, braconne dans les hauts plateaux ; Léon, le père, vigneron lyrique et bagarreur, voit ses pouvoirs décroître
à mesure que la vieillesse le prend ; Diane, la mère, essaie tant bien que mal de gérer la propriété.

Ruinés, ils sont menacés d’expulsion. Et la nature autour devient folle : des hordes de chevreuils désorientés ravagent les cultures. Frondeurs et orgueilleux, les Testasecca décident de défendre coûte que coûte le château.

Dans cette épopée baroque et tragique où on retrouve toute sa puissance romanesque, Guillaume Sire érige une mythologie sur la terre de son enfance.

Un peu de l’auteur

Source photo Wikipédia

Guillaume Sire est écrivain et enseignant à l’université Toulouse Capitole. Son précédent roman, Avant la longue flamme rouge, a été distingué par de nombreux prix littéraires, notamment le prix Orange du livre, le prix des lecteurs de la Ville de Brive, le prix du roman Coiffard…

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (18 août 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 352 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702182151
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702182154
• Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.5 x 3 x 21.5 cm






<” Les contreforts, de Guillaume Sire”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Romans contemporains, Voyages | Marqué avec , | 2 commentaires

Les ombres et les lumières, de Sylvie Lassalle

1920, début des années folles, la France se relève de la grande guerre. Tous où presque ont perdu quelqu’un, malgré tout, il faut continuer de vivre. Jules et Anna, sont contactés par une connaissance surgie de leur passé, pour venir ouvrir un cinéma dans une petite ville où l’on vient prendre les eaux, jouer au casino. Pour eux, c’est une nouvelle opportunité qu’ils saisissent avec joie. D’autant plus qu’Anna est photographe et, elle pourra reprendre un commerce sur place. Très vite, ils sentent que pour certains ils ne sont pas les biens venus. Dans le village, il y a ceux qui ne comprennent pas pourquoi faire appel à des étrangers, alors qu’un enfant du pays postulait pour ce poste ! La découverte du corps d’une jeune femme alourdit encore plus l’ambiance. Ce suicide intrigue car sans motivation apparente, de plus cela n’est pas sans rappeler une autre étrange affaire de disparition de jeune femme… Anna veut comprendre pourquoi cette mort sans explication. Entre le désintérêt des autorités et les blessures de guerre que chacun tente de panser, nul ne souhaite creuser dans les affaires des autres…

Le pays a grand besoin d’oxygène après la guerre de 14-18 qui a blessé la France. La haine du Bosch persiste. Le gouvernement a décrété un embargo sur les produits germaniques. Certains voudraient cependant une ouverture à cette interdiction. Un cinéaste allemand a fait un film superbe, exporté jusqu’en Amérique. Jules réussi à obtenir le film en avant-première. Pour son jeune cinéma c’est un événement. Las, des esprits chagrins ne sont pas ravis de cette projection, ils vont le faire savoir durement à Jules qui, du coup, sera licencié. Que faire ? Anna réussi bien dans son travail et Jules tourne en rond, cultive une déprime bien compréhensible. Ne pouvant rester inactif, avec des amis, il décide de tenter de rebondir en se mettant à son compte. En parallèle Anna cherche toujours à comprendre les raisons du suicide, quitte à bouleverser le fragile équilibre du village.


Sylvie Lassalle nous entraîne dans les années folles où tous les possibles sont permis, ou presque ! Un roman terroir autant qu’historique avec une bonne dose de suspense et d’émotions. Il y a la famille que l’on se construit par amitié, les haines générées par la jalousie et, phénomène récent né de la fin du conflit : l’envie de sortir de sa condition, de voir plus grand et plus loin. Jusque-là, chacun emboîtait le chemin tracé par son père en prenant sa suite. Le vent nouveau de l’après-guerre donne envie aux jeunes de redessiner les contours du destin. Reconstruire le pays offre bien des possibilités, dont tous veulent une part du gâteau, fusse au prix de quelques sacrifices ! Redistribuer les cartes ne donne pas forcément un jeu gagnant, quoi que…

Présentation de l’éditeur

En 1920, au cœur des Années Folles, Jules et Anna arrivent dans une petite ville thermale de Gascogne pour prendre la direction d’un cinéma. Mais le jeune couple se heurte à l’hostilité permanente de ces notables du sud-ouest de la France qui ne veulent pas d’étrangers.

L’atmosphère de la ville devient encore plus oppressante quand on découvre le corps d’une jeune femme. En apparence, il s’agit d’un suicide, mais les circonstances rappellent étrangement la disparition d’une autre femme quelques années plus tôt et dont le corps vient juste d’être retrouvé.

Parce que les autorités se désintéressent de ces affaires, Anna décide de découvrir la vérité. Mais, dans cette région où les blessures de la guerre sont encore à vif, on ne déterre pas impunément des secrets que beaucoup voudraient garder enfouis…

Un peu de l’auteur

Source photo Amazon

Sylvie Lassalle vit et travaille à Toulouse où elle enseigne le français depuis de nombreuses années.
Elle aime plus particulièrement la littérature du XIXè siècle tout en s’intéressant aux nouvelles formes d’écriture.
Passionnée d’histoire et de généalogie, des recherches dans les archives en ligne lui ont donné l’idée de son premier roman.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ City Edition (9 juin 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 304 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2824618930
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824618937
• Poids de l’article ‏ : ‎ 458 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15.4 x 2.4 x 23.5 cm






<” Le dictionnaire de ma vie, par Charlotte de

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Romans historiques, Voyages | Marqué avec , | Un commentaire

Le dictionnaire de ma vie, par Charlotte de Turckheim

Charlotte de Turckheim, que tout le monde connait pour savoir faire rire, cache derrière un sourire ne la quittant pas, un personnage multiple. Le dictionnaire de sa vie met un éclairage nouveau sur le personnage. Elle se dévoile sous des facettes inattendues. Généreuse, complexée, engagée, timide ou téméraire, avide de comprendre et d’apprendre, Charlotte de Turckheim est une femme d’action. Dans ce livre, l’actrice se dévoile sans fard, nous faisant partager ses combats contre les lourdeurs de son milieu, l’injustice qui la révolte, son goût de comprendre les autres, d’apprendre toujours et encore. Une boulimique de la vie en général qui s’inspire de son vécu, de ses expériences pour trouver matière à nous faire rire, nous émouvoir. Avec un nom qui se dévisse, des origines nobles, Charlotte de Turckheim sait rester les deux pieds sur terre, sans chercher à en imposer.

Dans son livre, elle nous explique les dessous des sketchs qui nous font rire. Charlotte de Turckheim s’inspire d’un vécu peu connu du public. Vivre son enfance dans un hôtel particulier du XVIème avec un huissier devant la porte, tirer le diable par la queue pour tenter de conserver les apparences d’un monde qui s’éteint, ont marqué l’actrice. Elle scénarise cette vie un peu hors du temps de la grande bourgeoisie désargentée, ce monde qui refuse de mourir en peaufinant ce qui se voit, tout en cachant la difficulté de maintenir son train de vie. Charlotte de Turckheim c’est aussi une femme touche à tout, écrivain, scénariste et metteur en scène, elle trouve encore un peu de temps pour s’occuper des autres, pour voyager, découvrir et comprendre.


Personnellement, je n’aime pas les autobiographies, partant du principe de ce n’est pas à soi de faire son auto-promo. Là, l’exercice est différent. Le dictionnaire d’une vie, c’est comme une discussion ente l’auteur et le lecteur. Sans chercher à en imposer, Charlotte de Turckheim nous explique les dessous et les pourquoi de ce qui motive ses actions. Au fil des pages, on découvre une femme éprouvant un besoin de savoir, comprendre et découvrir toujours plus. Le dictionnaire de sa vie, cerne bien son personnage aux multiples talents. Dans ce livre, l’auteur dépoussière un peu l’image BCBG qui lui colle un peu à la peau, mais qui reste le moteur principal de ses one woman show, parce qu’au final, on est vraiment crédible que dans ce que l’on connait bien !

Présentation de l’éditeur

Charlotte de Turckheim est une femme aux multiples facettes, sensible, proche des autres, curieuse de tout. Mais il existe aussi une Charlotte de Turckheim méconnue, indépendante, rebelle, engagée. L’actrice raconte des aspects de sa vie et de sa personnalité dont elle a peu parlé jusqu’à présent : les hommes, ses multiples thérapies, son combat entre gourmandise et minceur, l’orphelinat qu’elle a créé aux Philippines, ses rencontres déterminantes avec Coluche ou avec Zaman, son mari.

Un peu de l’auteur

Source photo GALA 

Anne-Charlotte de Turckheim est la fille d’Arnaud de Turckheim (1928), appartenant à une famille (anoblie en 1782 par le Saint-Empire romain germanique) protestante du Haut-Rhin, et de Françoise Husson.

Après son baccalauréat, elle exerce divers métiers (secrétaire, marchande de vêtements, professeur de français) et entame des études de théâtre en s’inscrivant en 1976 au cours Périmony5, ce qui lui permet de connaître une carrière cinématographique en tant qu’actrice, réalisatrice et scénariste.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Kero (19 mai 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 216 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702168299
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702168295
• Poids de l’article ‏ : ‎ 240 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.4 x 1.8 x 19.5 cm




















<” Le dictionnaire de ma vie, par Charlotte de Turc

 

Publié dans Achat livre, Biographie, Livres, Voyages | Marqué avec , | Laisser un commentaire

La peur bleue, de Maurice Gouiran

Dans le sud de la France, des vieux harkis finissent leur vie au soleil du midi. En fin, presque tous, car l’un d’entre eux est retrouvé assassiné d’une façon ignoble. La mise en scène est impressionnante, d’une violence rare. De plus, c’est le père d’un flic de Marseille. L’enquête mets vite en évidence qu’il ne s’agit pas d’un, mai de quatre meurtres semblables qui ont été perpétrés. Pour tenter d’y voir plus clair, le capitaine Emma Govgaline et son équipe vont devoir fouiller l’histoire des harkis, plonger dans les dessous d’une guerre vieille de 60 ans. Les meurtres spectaculaires ne touchant que des octogénaires, le point commun doit remonter à une histoire très sale dont les traces se perdent dans le tréfond des mémoires. Ils vont devoir s’immerger dans le sort des harkis ayant combattus pour la France, avant d’être rejetés de part et d’autre de la Méditerranée. Ces pères tranquilles n’ont rien à se reprocher, alors qu’est-ce qui peut justifier une telle violence dans une mise en scène grandiose comme aucun film d’horreur n’aurait osé avoir l’idée ? Puisqu’il n’y a pas de délit, la voyoucratie ne semble pas concernée. Pour pouvoir perpétrer de tels actes, il faut avoir un ressentiment ayant tourné vers une forme de folie. Une folie suffisamment organisée pour éviter de laisser des traces. Les autorités se montrant timides pour défendre des vieux dont nul ne se soucie, Emma et son équipe vont se mettre en quatre pour mettre sous les barreaux l’auteur de ces mises en scène macabres.
,

Le sort des harkis est une verrue dans l’histoire de France. Une histoire sale avec notre regard d’aujourd’hui. Dans les années soixante, la vision de l’époque était tout autre, la guerre d’Algérie avait laissé des traces violentes dans la mentalité de l’époque. L’Algérie devenue indépendante, ces arabes français n’étaient pas les bienvenus. Parqué dans des camps sordides, ils n’ont cependant pas défrayé la chronique, se faisant oublier pour tenter de vivre malgré tout. La violence extrême des meurtres laisse la police perplexe. Pour avoir une telle rage, le meurtrier, dont le mobile semble être la vengeance, doit avoir un point commun avec ces pères tranquilles. Ce peut-il qu’il ait attendu 60 ans pour assouvir ces représailles ? Maurice Gounran nous entraîne dans les dessous d’une guerre sale dont tous semblent vouloir effacer le souvenir. Se faisant, il nous montre une face cachée de la guerre d’indépendance de l’Algérie.

Maurice Gouiran nous offre ici un polar aussi noir que peuvent l’être des crimes ignobles, perpétrés avec un souci du détail apte à choquer l’opinion. Tuer par vengeance est d’un banal triste à pleurer, là, l’auteur des crimes veut laisser sa marque, qu’on s’en souvienne ! Son combat, il désire qu’il reste dans les annales du crime. Au travers de ces actes odieux, il fera payer à la France entière l’Algérie française, la décolonisation et, une autre blessure le touchant de près. Dans un polar, on aime bien se faire des frissons, avec La peur bleue, le lecteur s’en fera une belle ! C’est froid, sanglant et méthodique comme une punition ultime. La vengeance est un plat qui se mange froid, celui-ci, après 60 ans de placard n’en sera que meilleur.

Présentation de l’éditeur

Plusieurs meurtres de vieux harkis, dans une scénographie aussi horrible que spectaculaire, semblent dégager d’effrayants relents de vengeance. Mais qui peut en vouloir aujourd’hui à ces octogénaires ? Et pourquoi ? Clovis Narigou se laisse entraîner, une fois de plus, dans une enquête qui fera resurgir les vieux fantômes et les non-dits d’une guerre d‘Algérie qui n’osa jamais dire son nom. Ses investigations lui feront découvrir la bleuite – une vaste opération d’infiltration et d’intoxication qui, excitant la paranoïa des willayas, déclencha de sanglantes épurations – mais aussi la dramatique situation des harkis, indésirables en Algérie et malvenus dans une France qu’ils ont servie. Les recherches de Clovis Narigou et de la capitaine Emma Govgaline s’avèrent d’autant plus délicates qu’il y a de l’électricité dans l’air : la cité phocéenne est en proie au scandale de l’habitat indigne, des immeubles effondrés et des logements insalubres loués par quelques élus locaux indélicats. Et comme le commissaire Arnal a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la mort de quelques vieux Arabes, Clovis et Emma feront le boulot…

Un peu de l’auteur

Source image Babelio 

Né le 21 mars 1946 au Rove (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, dans une famille de bergers et de félibres.
Il passe son enfance dans les collines de l’Estaque, avant d’effectuer ses études au lycée Saint-Charles et au lycée Nord de Marseille, puis à la Faculté, où il obtient un doctorat en mathématiques. Sa thèse, “Ondes de souffle avec relaxation de vibration” a été exploitée dans le domaine de la propulsion.
Spécialiste de l’informatique appliquée aux risques et à la gestion des feux de forêts, il a été consultant pour l’ONU. Il enseigne également à l’université.
Depuis 2000, il a écrit de nombreux romans policiers, dont plusieurs ont été primés1. Dans son numéro spécial d’avril 2016, le magazine Marianne le classe parmi les 30 auteurs français qui comptent…

Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !

« La guerre d’Algérie n’a été que rarement relatée par l’écrit et l’image, même si les quelques films et romans qui lui furent consacrés restent dans nos mémoires. Elle est toujours l’objet d’interminables polémiques, d’interprétations et de clichés partisans, voire volontairement déformés. Soixante ans plus tard, ses plaies tardent toujours à se refermer. Même si je n’y ai jamais participé personnellement, elle reste un conflit majeur qui a marqué mon enfance. Abordé dans Les vrais durs meurent aussi, j’ai toujours pensé que ce conflit méritait un plus grand développement, à condition bien entendu de trouver un angle de vision novateur. L’opération menée à partir de 1958 sous le nom de « bleuite » (qui donne son nom au roman) m’a paru assez significative à ce sujet. Elle me permettait, en outre, d’aborder le problème des harkis. Quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur l’engagement des harkis, force est de reconnaître que le sort que la France leur a réservé est assez indigne. Le second angle d’accroche de cette histoire est le scandale des logements indignes et des immeubles effondrés qui secoue la ville depuis plus de deux ans. J’ai déjà abordé le problème de la pression immobilière à Marseille (dans Train bleu, Train noir ou Putains de pauvres ! notamment) mais en novembre 2018, les choses avaient empiré : l’appât du gain de quelques-uns avait tué et l’indigence des projets municipaux dans ce domaine, porté au regard de tous, était flagrante. » Maurice Gouiran.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 256 pages
• ISBN-10 : 2377221270
• ISBN-13 : 978-2377221271
• Poids de l’article : 249 g
• Dimensions : 14 x 2.1 x 21 cm






<” La peur bleue, de Maurice goiran”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

May Fly, de Gérard Coquet

Naviguant dans la vie en sourdine, en bon père de famille, bref un cadre sachant vivre sans tomber dans le Bobo voyant, Salvatore Bonato a perdu sa tranquillité. Il a peur pour sa vie au point de se mettre sous la protection de la police. Le discret comptable du terrorisme international a détourné des sommes folles des comptes islamistes. Pour obtenir la couverture policière, il a passé un deal avec les flics irlandais. Le globetrotteur de la finance occulte s’est réfugié en Irlande qui lui rappelle de bons souvenirs d’enfance. Le marché est simple : Salvatore avoue être l’auteur de deux crimes en échange de renseignement sur le financement du terrorisme. Cependant, il exige que ce soit le lieutenant Ciara Mac Murphy qui fasse les interrogatoires. Cette dernière qui a donné sa démission de la police est rappelée bien malgré elle a reprendre du service. Entre une inspectrice au caractère volcanique et le comptable, c’est un duel larvé qui s’instaure. Le truand exaspère autant qu’il fascine Ciara. Il lui rappelle de mauvais souvenir, mais détient sans doute aussi une vérité dont elle ignore tout ! Salvatore tourne autour du pot, fait durer les choses pour gagner du temps. Traqué par ses anciens complices, ces derniers sont venus des pays de l’est afin de mettre la main sur lui. La tête qui chapeaute l’organisation a lancé une fatwa sur tout ceux qui dirigeaient cette banque offshore, afin de renouveler le personnel. Chaque fois que l’un des membres est exécuté, Ciara obtient une petite confession supplémentaire. L’étau se resserrant, Salvatore tente de sauver les meubles, de conserver au moins une partie des fonds qu’il a détourné, mais en a-t-il encore les moyens ?

Gérard Coquet nous plonge dans le grand banditisme, celui sans frontière, sans tabou ni limite. Des voyous de haut vol ne s’embarrassant pas de sentiment. Sur leur passage, les cadavres s’accumulent. Ils liquident sans l’ombre d’une émotion. Surarmés, ils vont au bout de la mission. S’il faut faire parler un témoin, ils disposent de tout un tas de raffinements très moyenâgeux pour obtenir ce qu’ils veulent. En face, la police irlandaise, dont bien des membres sont issus de la branche armée de l’IRA, doit frôler, voire franchir les limites du droit pour tenter d’enrayer l’hécatombe des assassinats jalonnant l’avancée des tueurs pourchassant Salvatore. Ils sont très bien informés car ils ont une source d’information redoutable, touchant de près le comptable. Une opération de protection policière qui tourne à une forme de guerre dont les civils ne seront pas épargnés. Un proverbe irlandais dit : quand il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir ! Les irlandais sont habitués à la dureté du climat, de la vie en général. Cependant, le combat contre un bataillon venu de l’est en plein hivers n’arrange pas les choses. Face à la force brute, seule l’instinct de survie et la force de volonté permettra à certains de s’en sortir vivants, bien que marqués à jamais…

Un roman noir, très noir ! Gérard Coquet situe en Irlande son histoire. Un pays où les légendes se mêlent à la vie de tous les jours, où l’on est habitué à la dureté de la vie, à se battre contre l’envahisseur. La violence du commando atteint des sommets pour débusquer le comptable sous protection. L’atmosphère fantasmagorique irlandaise se prête bien à ce combat hors norme. Loin des villes, la nature reste très sauvage, sur une petite ile encore plus, car c’est sur l’une d’elle qu’est caché Salvatore Bonato. Une eau à 12 degrés par beau temps, un ressac d’enfer sont une protection intéressante. Franchir le bras de mer pour mettre le pied sur l’ile discrètement nécessite des complicités, donc autant de témoins gênants ! Finalement, l’élimination systématique des témoins mettra en difficulté le gang de tueurs. Des énergumènes qui n’hésitent pas à mettre une femme au barbecue pour faire parler le mari, plonge le lecteur dans les méthodes de l’inquisition. C’est violent, sanglants et ignoble ! Les amateurs de thrillers gorgés d’hémoglobine apprécieront.

Présentation de l’éditeur

Salvatore Bonato est un homme prudent et matois qui a toujours géré sa vie en bon père de famille. Mais est-il possible d’en être un quand on est le comptable du terrorisme et que l’on vient d’en détourner les fonds ? Devant le monstre qu’il a réveillé, il choisit de se placer sous la protection de la police, accepte de livrer ses secrets, mais pose une condition : que Ciara McMurphy recueille sa confession. C’est aussi lui qui impose l’endroit de la rencontre : Inishbofin, une île au large des côtes du Connemara. Inishbofin, c’est l’île de la vieille femme et de sa vache blanche. Dans la légende celtique, quand elles émergent du brouillard et errent sur les plages de galets, c’est pour annoncer un désastre. Et pour Ciara, c’est un mauvais souvenir. Quand elle avait quatre ans, c’est sur ce caillou perdu en face de la pointe d’Aughrus que sa mère s’est noyée. Pourquoi l’Italien a-t-il décidé de se mettre en scène là-bas ? Quelle idée a-t-il en tête ? Comment se comporte une truite vorace devant les ailes diaphanes d’une May Fly ?

« Chez Coquet, la dent est carnassière, la pensée noire, mais le cœur est ouvert attiré par la lumière chaleureuse de l’âtre où la tourbe se consume. » Nyctalope.

Un peu de l’auteur

Source photo FACEBOOK de Gérard Coquet

Bien que lyonnais atavique et assumé, Gérard Coquet est un fan de l’Irlande où il va se ressourcer dès qu’il le peut… Au programme : paysages grandioses et désertiques, barrique de Guinness et pêche à la mouche ! Cela semble divinement lui réussir puisqu’il revient à chaque fois avec des histoires passionnantes et à ne pas dormir debout ! Des histoires irlandaises, avec des légendes, des contes, des vengeances, et Ciara McMurphy, qui à elle seule vaut le détour ! Flic de choc hors protocole standard, grande gueule, pugnace, combattive, amoureuse, elle ne lâche jamais rien et semble prête à régler toutes les embrouilles qui se présentent à elle ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne manque pas. La dernière en date, c’est cet Italien, là, ce Bonato, qui semble amener avec lui un wagon d’emmerdements… Est-ce qu’elle adore ça ? On se le demande ! Mais ce qui est certain, c’est qu’avec elle, ça va être chaud, brutal et efficace !

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 256 pages
• ISBN-10 : 2377221327
• ISBN-13 : 978-2377221325
• Poids de l’article : 249 g
• Dimensions : 14 x 2.1 x 21 cm






<” May Fly, de Gérard Coquet”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Romans contemporains | Marqué avec , | Laisser un commentaire