Les Chemins de promesse de Mireille PLUCHARD

Partir, est-ce l’espoir d’un meilleur ou une fuite vers l’inconnu ?

Sous Napoléon III la révolution industrielle se met en marche. La nécessité de doter le France de lignes de chemin de fer devient pressante. La ligne méditerranéenne est en cours de réalisation. Le besoin de recourir à une grande quantité de main-d’œuvre est criant. Dans les campagnes, les fils qui ne peuvent hériter de la ferme familiale se font embaucher à la construction de la ligne. D’autres y voient une opportunité de commercer avec le chantier, gourmand en ravitaillement afin de nourrir tout ce personnel de tacherons. L’affaire est rude, des percements de tunnels sont prévus, des ponts sont à construire, des fermes sont coupées par l’avancée du rail. Si certains y trouvent leur compte, d’autre s’opposent à ce qu’ils pressentent comme une folie contre nature, une atteinte aux traditions. Aubin quitte la ferme de son père pour aller terrasser, après avoir évité de justesse la conscription. Loin des siens, il vit mal la séparation. Chez son père, le désir de marier sa fille selon son choix pousse cette dernière à choisir la clandestinité. La famille se déchire, le monde d’Aubin se disloque. Le progrès est-il à ce point destructeur ? Pourtant, soucieux d’améliorer le confort de sa mère, Aubin, contre l’avis paternel, fait installer une citerne d’eau de pluie. Une citerne qui fera le malheur de tous. L’échec est cuisant, cependant, tout échec n’en est pas un si l’on en tire quelque profit : sauront-ils en profiter pour rebondir ?



Mireille Pluchard nous offre ici une très belle histoire se situant au milieu du XIXème, alors que le France est politiquement instable et, s’impatiente de rattraper l’Angleterre qui construit les lignes du train à vitesse forcée. Les marchandises ont besoin de circuler, les manufactures des provinces seront mieux desservies par le chemin de fer que par des routes approximatives, par des wagons que par les chariots à traction animale. Le progrès est impatient, il faut faire vite, toujours plus vite quitte à brusquer les populations, déranger la quiétude des campagnes. Le rail doit tirer le pays du sommeil, fusse au prix de quelques sacrifices !



Fort bien documenté, ce roman met la lumière sur une période mal connue qui a marqué le début de l’exode rural. Tous les manouvriers ayant pris goût au salariat, ce sont pour beaucoup fait embaucher sur place, dans les usines jalonnant les voies, puis, peu à peu vers les grandes villes. L’auteur nous dresse également un portrait très réel de la vie des campagnes, ce petit monde vivant en vase clôt sur ses terres. Des terres auxquelles ils sont attachés presque plus qu’à leur famille : elles font parties d’eux, elles sont leurs tripes, elles sont le seul univers qui vaille. Aussi, sont-ils méfiant de l’arrivée d’un futur en devenir dont on ne sait rien et, qui apporte des inconnus venus de partout dont chacun se méfie.

Un très bon moment de lecture qu’on ne lâche pas facilement. Un livre où nombre de lecteur reconnaîtront un parent paysan, où un peu d’eux même lorsqu’ils sont partis pour la ville au siècle dernier, c’est-à-dire presqu’hier !



 

Présentation de l’éditeur

A une vie tracée par son père, Aubin, l’héritier du mas de Castanhal, a préféré l’aventure. La construction de la ligne de chemin de fer entre Paris et la Méditerranée sera pour le jeune homme le terrain d’intenses initiations et de rencontres en ce milieu du XIXe siècle.
Tout doit être immuable au mas du Castanhal où le maître des lieux, Lazare Pradier, trace pour ses enfants, Aubin et Adélie, des chemins de vie calqués sur le modèle des anciens. A l’insu de son ombrageux époux, Blanche les instruit de son mieux d’un savoir reçu d’un vieil abbé. Adélie récoltera les premiers fruits de cet enseignement en quittant le Castanhal pour s’occuper des enfants d’un ingénieur des mines. Les premiers émois amoureux d’Aubin, cruel apprentissage, vont ouvrir à l’héritier du Castanhal d’autres horizons. Comme celui de la construction d’une ligne de chemin de fer qui sera pour lui le champ d’intenses découvertes : celle de l’amitié, d’abord, qui le liera à Pierre, un cadet dépossédé et jeté sur les chemins de misère ; celle de la satisfaction du travail accompli ; celle de l’amour enfin !
Et tant pis si les plans minutieusement établis par Lazare s’en trouvent bouleversés. Le voyage initiatique de son fils Aubin en fera un homme dont Lazare pourra être fier.

Un peu de l’auteur

Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard a écrit Le Petit Bâtard, Le Puits Sans-Nom et Les Sentes buissonnières, qui ont connu un vif succès. Elle a également publié Le Miroir d’Amélie, Le Choix de Diane et Les Souffleurs de rêves aux Presses de la Cité.

Source photo wikimedia.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (20 septembre 2018)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258138515
• ISBN-13: 978-2258138513
• Dimensions du produit: 13,8 x 3,8 x 22,5 cm








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Une si brève arrière-saison, de Charles Nemes

Jacques, 60 ans, célibataire par principe et retraité depuis peu constate que jeune retraité n’a plus rien à voir avec la jeunesse ! De jeune il n’a gardé que l’esprit, c’est le reste qui ne suit plus. La santé tient le coup pourvu qu’il prenne ses médicaments, la tête fonctionne bien, même presque trop bien… En effet, le temps dont il dispose désormais lui permet d’avoir de longues réflexions. Le sujet le préoccupant le plus reste la baisse de ses capacités sexuelles. Une inquiétude le poussant à consulter tous les corps de métier de la médecine. Puis il y a adèle, sa nièce dont il est très proche. Forte de ses presque trente ans, la gamine est son rayon de soleil. Ensemble, ils partagent le goût de la musique, cultivent le politiquement incorrect envers la famille. Tous deux partagent aussi la volonté de rester libres, sans union durable. Puis, survient la Bataclan et son flot d’horreurs : Adèle y était !

 

 



 

 

Avec Charles Nemes nous visitons les prémices de l’âge, lot quotidien de tous mais dont nul ne parle jamais. C’est un sujet délicat, sensible, mais plein de vérité. La médecine à fait de gros progrès ces dernières années, on vieillit mieux et plus longtemps. Autrefois 60 ans était le début de la fin. Aujourd’hui on profite de la vie, on fait du sport, des voyages. Pourtant, il y a souvent des petits désagréments qui surviennent. L’époque est vouée à l’image, le paraître, faire front devant le jeunisme ! Passer de vieux travailleur à jeune retraité n’est qu’une périphrase pour éviter de dire qu’on a vieilli et, prendre de l’âge c’est faire des concessions, accepter les renoncements pour regarder vers ce qui est vraiment important. Adèle, ressemble aux trentenaires d’aujourd’hui, avec des idées plein la tête mais une réelle difficulté à se fixer. Tout d’abord ses ambitions professionnelles ne lui permettent pas d’en vivre, la laissant sous financement paternel, donc dépendante. Ensuite, elle butine les hommes sans se décider à poursuivre ensemble un bout de route. Avec Une si brève arrière-saison, Charles Neme brosse un portrait très vrai de la société actuelle. Le XXIème siècle est le temps de l’immédiateté, ce que l’on veut est un droit, mais la vie est farceuse et aime donner des frustrations aux ambitieux. Tout droit fait face à un devoir, c’est là que l’affaire se gâte nettement. La liberté du droit s’oppose à la contrainte du devoir, donc une entrave sérieuse à la liberté.

 

 



 

 

Un roman certes Intéressant, mais qui déroute un peu. On est dans le vrai, l’âge venant c’est le début d’un naufrage. C’est aussi la notion des valeurs qui change. Si le corps vous laisse tomber, l’esprit reste intact, toujours jeune. Une jeunesse dont on se rapproche encore plus avec le grand âge. Une jeunesse qu’Adèle veut dévorer sans en avoir les clefs. Comme ceux de sa génération elle n’a pas appris les codes faits d’avancées et de reculades de la vie : elle veut sans vraiment désirer, donc sans se donner des chances de découvrir le bonheur. Elle ne veut pas ressembler à ses parents, inventer un avenir sans en accepter les contraintes. Des contraintes que le temps vous apporte en cadeau de fidélité.
La première est l’habitude, rassurante et agaçante au fil des jours par sa monotonie. Ensuite, le manque de surprise qui tue l’amour.

A paraître le 30 août 2018

 



 

Présentation de l’éditeur

Un hymne à l’amour et à la vie… avec le cœur à l’envers.
Jacques ne supporte plus la pâleur de son quotidien de jeune retraité. Seule sa nièce Adèle lui apporte un peu de lumière depuis qu’il a décidé d’écrire sans y arriver et s’est mis en tête de séduire Christine Angot sans plus de succès.
Adèle a la fraîcheur de ses trente ans et les mêmes goûts musicaux que son rocker d’Uncle Jack. Elle est  » son héritière courage, sa revanche, sa réincarnation réussie « . Jusqu’au jour où elle accepte de prendre la place de concert d’une amie. Les Eagles of Death Metal jouent au Bataclan ce soir-là et elle ira pour voir.
L’existence d’Adèle va sombrer alors que celle de Jacques retrouvera un sens. Il fallait la délicatesse et l’humanité de Charles Nemes pour aborder un tel sujet.

Un peu de l’auteur

Réalisateur et scénariste né au milieu du siècle précédent, Charles Nemes publie depuis quinze ans des livres salués par la critique. Une si brève arrière-saison est son huitième roman.

Source photo Lisez.com :

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 221 pages
• Editeur : HC éditions (30 août 2018)
• Collection : ROMAN
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204133
• ISBN-13: 978-2357204133
• Dimensions du produit: 14,6 x 1,8 x 22 cm

 



 






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L’héritier du secret, de Christian Laborie

Coup de sifflet magistral pour clore la saga des Rochefort !

Ultime roman de cette chronique familiale sur plusieurs décennies, au travers de deux guerres mondiales marquant le passage de l’ancien monde à l’ère moderne. Avec Christian Laborie, nous suivons la vie d’une famille. Des gens bien comme il faut, lisses du dehors, parfaitement intégrés dans la bonne société. Cependant, il n’est de décors sans envers, les Rochefort ne font pas exception à cette règle. Dans l’intimité de chacun se cachent des secrets, des fautes inavouées, des jardins cultivés à l’ombre de la discrétion. La vie est ainsi faite, nul n’y échappe à moins d’atteindre la sainteté absolue !

 

 



 

 

Chez les Rochefort, le penchant de la gent masculine envers le sexe faible est la source des soucis à venir. Dans la famille, tous sont solidaires au point d’élargir la fratrie aux adoptés. Puis, chacun selon ses aspirations choisit une activité et part fonder sa propre famille. Chez les Rochefort, on a toujours eu le sens de l’accueil, du respect de l’autre et un goût profond de la liberté. La boucherie de 14-18 sera suivie d’une accalmie profitable aux entreprises. Jean-Christophe Rochefort envoie son fils aîné lancer au Etats-Unis une succursale de l’entreprise française. Pierre, ce fils qui doit prendre la relève, plus tard, mais dont l’empressement auprès de sa belle-mère contraint le patriarche à expédier son fils plus tôt que prévu aux USA. L’arrivée d’Hitler au pouvoir va de nouveau rebattre les cartes. Les dictatures espagnole et italienne soutiennent le nazisme montant. La guerre en Espagne mobilise des combattants de tous pays, tous épris d’une idée de justice et voulant la démocratie.

 

 



 

 

Sous le règne de Louis XIV, une partie des Rochefort a émigré vers l’Allemagne, favorable aux idées réformistes des protestants. Thibaut, partit sur les traces de la branche germanique des Rochefort, tombe amoureux de sa lointaine cousine. La guerre de 39-40 n’est pas favorable aux couples mixtes. Surtout qu’ils n’adhèrent pas aux idéaux fascistes. Alix vit avec un galeriste parisien, Alexandre Muller, qui a oublié son passé. Traumatisé de la guerre 14-18, il cherche en vain qui il est. Son seul souvenir est en Allemagne, où il a été soigné. Thibaut, pasteur, fait des tentatives de recherche pour retrouver l’identité d’Alexandre. Son beau-frère, un officier SS, lui apporte son aide. Elodie, mariée à un russe Trotskiste vit une tourmente permanente. L’atmosphère de suspicion que génère le totalitarisme, pousse les membres de la famille Rochefort à se réfugier dans le domaine familial à Anduze.

 

 



 

 

La saga des Rochefort, famille cévenole, comprend cinq romans. Les Rochefort, l’enfant rebelle, le goût du soleil  , la promesse à Elise  et l’héritier du secret, chacun de ces romans pouvant se lire indépendamment des autres bien qu’il soit préférable de lire la saga dans l’ordre si l’on veut suivre cette famille. Pour Alexandre, retrouver la mémoire sera remettre de l’ordre chez les Rochefort. Savoir d’où il vient lui permettra de regarder vers demain. Cette saga époustouflante conduite le lecteur sur tous les fronts.
Avec les Rochefort, on aime autant qu’on déteste, les sentiments sont mis à rude épreuve, mais le fond est bon. Avec les Rochefort nous vivons le ressenti de chaque pays. Une saga qui marque, des livres qu’on dévore et celui-ci, le dernier de la série est surprenant parce que mené avec un suspense permanent, jusqu’aux dernière lignes.

 

 



Présentation de l’éditeur

De 1930 à 1940, la famille Rochefort, disséminée dans le monde, vit les grands soubresauts d’une époque en ébullition. Aux premiers grondements de la guerre, c’est à Anduze, fief cévenol du clan, que tous se retrouveront. Autour d’un mystérieux personnage recouvrant la mémoire…
De 1930 à 1940, vies et destins croisés des héritiers Rochefort.
A Nîmes, Jean-Christophe, devenu le patriarche de la lignée, est parvenu à redonner un élan salutaire à l’entreprise de textile familiale. Son fils Pierre tente l’aventure américaine en créant une usine de jeans dans l’espoir de concurrencer Levi Strauss. Alix, étudiante aux Beaux-Arts à Paris, s’éprend du célèbre galeriste Alexandre Muller, victime d’amnésie partielle, et l’aide à retrouver des pans de sa mémoire. Thibaud, parti en Allemagne à la recherche de la branche germanique des Rochefort, assiste, impuissant, à la montée du nazisme.
Aux premiers grondements de la guerre, tous se réfugient à Anduze, leur fief cévenol.
Quand Alexandre Muller retrouve enfin ses souvenirs, l’univers des Rochefort est bouleversé.

Qui est ce mystérieux personnage qu’un parfum de magnolia sort peu à peu de l’oubli ?

Un peu de l’auteur

Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de trente ans. Il a notamment publié Les Rives Blanches, puis la grande saga de la famille Rochefort, qui comprend Les Rochefort, L’Enfant rebelle, Le Goût du soleil et La Promesse à Elise. Tous ont paru aux Presses de la Cité.

Source photo Presses de la cité : Crédit photo : © © Philippe Matsas

 

 

 

 

 

 

 

 

Christian Laborie nous parle de ses sources d’inspiration

 

 

 



 

 

 

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (23 août 2018)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258142636
• ISBN-13: 978-2258142633
• Dimensions du produit: 14 x 4 x 22,6 cm

 

 



 

 

 






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Les roses du Montfort, de Gilles Laporte

Quand le sang de la vigne coule dans vos veines, le destin est en marche !

Le vigneron, comme tout paysan est viscéralement attaché à son exploitation. Il ne souhaite que transmettre son bien et son savoir à un fils qui continuera de faire vivre ses terres. Charles Vinot est de ceux-là, sauf qu’en fait de fils il a une fille, Louise. Son voisin a un fils, Adrien, qui, ingrat de physique peine à trouver une femme. Vinot s’accorde avec le père d’Adrien pour unir leurs enfants afin d’accroître la surface de vigne à exploiter et, qu’importe l’avis de Louise ! Il est le maître chez lui, sa fille fera comme il l’aura décidé pour elle. Sa femme n’est pas du même avis, elle tente en vain de lui faire entendre raison. Louise, furieuse qu’on veuille la contraindre à un mariage dont elle ne veut pas, déménage chez son oncle qui tient un commerce de drapier en ville. Là, elle découvre un univers nouveau, plus large que dans la ferme paternelle. Vendeuse dans la boutique de tissus, Louise voit plus de personnes qu’elle n’en a jamais vu. Ici, elle n’est plus isolée du monde. Puis il y a ce client, bel homme qui la trouble et qui vient souvent. A son contact, Louise a l’impression que son cœur va exploser…

 

 



 

 

Gilles Laporte situe son roman pendant la grande guerre de 14-18. Certes il y a la guerre, ignoble, qui a entraîné le départ des hommes, laissant les femmes seules pour les replacer aux travaux de la terre, mais un malheur en entraînant souvent un autre, la sécheresse de l’été et le froid quasi polaire hivernal mettent à mal les cultures. Pourtant, le pire reste à venir : le phylloxéra venu des états-unis menace le vignoble français ! Puis, pour couronner le tout : la grippe espagnole semble avoir décider de décimer encore un peu plus la population. Louise devra affronter seule ces catastrophes, son père est blessé et vieillit, son fils Pierre est trop jeune pour cultiver avec elle. Pierre est un enfant naturel, un batard : une plaie, une insulte à l’honneur d’une famille. Pourtant, Charles acceptera ce petit fils au mépris de l’opinion publique.

 

 



 

 

Concernant le phylloxera, Gilles Laporte profite de ce roman pour mettre à l’honneur le travail de Léon Millot sur la culture de la vigne. Un travail remarquable qui a sauvé les vignes du l’insecte ravageur qu’est le phylloxera.

L’auteur aime à parler des femmes, qu’il veut libres et volontaires. La condition féminine est toujours présente dans les romans de Gilles Laporte. Il aime les femmes, les préférant curieuses, avec un esprit vif, que dociles et obéissantes.

Les roses du Monfort est un livre passionnant et instructif. Roman historique du genre terroir il entraine le lecteur dans le vignoble vosgien, la lutte contre le phylloxera, la grippe espagnole, dans l’ambiance du début du XXème siècle. Les femmes de cette époque n’avaient aucun droit si ce n’est celui d’obéir au père, puis au mari qu’il aura choisi pour elle. Un livre tous publics, un livre qu’on ne lâche pas, dont on aurait presque souhaité qu’il fut plus long !

 

 



 

 

Présentation de l’éditeur

De 1899 à 1918, dans le décor des Vosges et de leurs vignes, le destin de Louise, fille de vigneron, qui gagne sa liberté et l’amour après sa rencontre avec trois hommes.
Au premier jour des vendanges de 1899, Louise fête ses dix-huit ans sur les pentes du Montfort. Son père, Charles Vinot, viticulteur sur ces coteaux des Vosges, veille sur elle comme sur sa vigne : sans relâche. Quitte à sacrifier son bonheur, il est prêt à la marier à un vieux garçon dont la parcelle avoisine la sienne.
Mais le phylloxéra, ce fléau, ruine les vignobles. Grâce aux conseils d’un pépiniériste réputé du pays et d’un spécialiste alsacien, la vigne de Vinot sera reconstituée. Le temps d’une passion avec un ingénieur venu du Nord, le bonheur de Louise sera épargné, jusqu’à ce que cet homme révèle sa nature profonde…
Le travail patient de la terre et du vin, la paix retrouvée avec son père suffiront-ils pour que Louise, jeune rose à peine éclose, emportée par le tourbillon de l’Histoire, s’ouvre enfin au bonheur et à la liberté ?

Un peu de l’auteur

Né dans les Vosges, Gilles Laporte a publié aux Presses de la Cité Le Loup de Métendal (prix de Littérature des Conseils généraux de Lorraine 2010), La Fontaine de Gérémoy, Cantate de cristal, Des fleurs à l’encre violette, La Clé aux âmes, L’Etendard et la Rose, Sous le regard du loup et Un parfum de fleur d’oranger. Il a été également président du prix littéraire Erckmann-Chatrian.

Source photo Les Chroniques de Goliath.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (23 août 2018)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258153085
• ISBN-13: 978-2258153080
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,6 x 22,5 cm

 

 



 

 

 





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Le prince à la petite tasse, d’Emilie de Turckheim

Certains y pensent, d’autre le font vraiment : ouvrir sa porte à un réfugié !

Les réfugiés, vaste débat qui anime les hommes politiques, nos discussions à table le soir en entendant le journal télévisé ! Ils sont là, campent sur les trottoirs, occupent les ponts, sans cesse plus nombreux à espérer pouvoir simplement vivre. Ils ont vécu la guerre, traversé de nombreux pays ou tenté une navigation très dangereuse sur la Méditerranée dans des esquifs de fortune. Ils arrivent à bout de force, inquiets de tout, ayant peur de devoir repartir vers l’inconnu, mais toujours avec l’espoir d’un lendemain meilleur. Nous les voyons, mais en dehors des œuvres caritatives que faisons-nous pour eux, que peut-on faire pour eux ? Emilie de Turckheim ce pose la question dans ce roman et tente de trouver des solutions.

 



 

Accueillir l’autre, c’est simple à dire, mais est-ce seulement ouvrir sa porte et ajouter un couvert sur une table ? Il est évident que nos traditions d’ouverture et d’accueil, sont généreuses : France terre d’asile… Cependant, les réfugiés arrivent sans préparation dans un pays en prise avec le chômage, d’une autre culture, des racines différentes. Le XXIème siècle n’est pas le même partout dans le monde, la démocratie ne revêt pas la même signification dans tous les pays. L’image de la femme est très différente chez nous de celle des pays musulmans. Ouvrir son foyer à un réfugié demande une grande capacité d’adaptation, beaucoup de pudeur, de mettre un frein à son enthousiasme. Emilie de Turckheim aborde ce sujet grave avec tout le tact possible, prudemment, lentement, laissant venir naturellement les évènements.

Reza, le jeune Afghan qui vient résider chez elle, son titre de séjour en poche, doit outre le français, tout apprendre de ce nouveau monde qui se déroule sous ses yeux. Que pense Reza de cet appartement parisien comparé aux logements qu’il connaissait chez lui. Même la nourriture est un apprentissage. Nous jetons aux encombrants une foultitude d’objets encore utilisables, qu’il collecte par principe et conserve comme autant de trésors providentiels. Se dit-il que ce pays de cocagne regorgeant de tant de chose à un prix ? Un tarif souvent prohibitif pour celui qui commence par de petits boulots mal payés. Pensant bien faire, Reza commet des gaffes malgré lui, tout comme sa logeuse. Le choc des cultures, certes, mais avec de la patience rien qui ne se résolve.

 



 

Ayant vécu le pire depuis l’âge de 15 ans, Reza dépense sans compter, non pour lui, mais pour aider ceux qui n’ont pas eu la chance de trouver un accueil. Une générosité lui faisant honneur, toute musulmane, mais le laissant continuellement démuni alors qu’il doit envisager son avenir.

C’est un roman débordant de l’amour de l’autre. Un roman souvent drôle, pudique, où les silences s’entendent autant que les rires. Un roman d’espoir qui démontre que l’autre peut vous apporter beaucoup plus qu’il ne vous en coûtera. L’amitié naissant du partage devient vite une forme de communion, une cooptation presque familiale. Avec Emilie de Turckheim ouvrir sa porte c’est ouvrir son cœur, c’est s’enrichir l’un et l’autre. Un roman d’actualité mettant le doigt sur l’un de nos points faibles : l’accueil de l’autre !

 



 

Présentation de l’éditeur

Un jour, j’ai dit : « Ils sont des milliers à dormir dehors. Quelqu’un pourrait habiter chez nous, peut-être ? » Et Fabrice a dit : « Oui, il faudra juste acheter un lit. » Et notre fils Marius a dit : « Faudra apprendre sa langue avant qu’il arrive. » Et son petit frère Noé a ajouté : « Faudra surtout lui apprendre à jouer aux cartes, parce qu’on adore jouer aux cartes, nous ! »

Pendant neuf mois, Émilie, Fabrice et leurs deux enfants ont accueilli dans leur appartement parisien Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays en guerre à l’âge de douze ans. Ce journal lumineux retrace la formidable aventure de ces mois passés à se découvrir et à retrouver ce qu’on avait égaré en chemin : l’espoir et la fraternité.

Un peu de l’auteur

Emilie de Turckheim vit et écrit à Paris. Elle publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres.

Étudiante en doctorat de sociologie à Sciences Po, elle est visiteur de prison à la maison d’arrêt de Fresnes et modèle vivant pour des artistes peintres et sculpteurs.

Son expérience de visiteur à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 « Les Pendus ».

En 2009, elle reçoit le prix de la Vocation pour « Chute Libre », son deuxième roman et le prix Bel Ami 2012 pour « Héloïse est chauve ».

Elle est modèle vivant pour des peintres et des sculpteurs, une expérience qu’elle relate dans « La Femme à modeler », paru en 2012.

En 2013, elle publie « Jules et César » et « Mamie Antoinette » aux éditions Naïve.

Elle reçoit le prix Roger Nimier pour « La disparition du nombril » (2014). « Popcorn Melody » est son huitième roman paru en 2015 aux éditions Héloïse d’Ormesson.

Crédit bio & photo Babelio :

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 216 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (16 août 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702158978
• ISBN-13: 978-2702158975
• Dimensions du produit: 13,5 x 1,8 x 21,5 cm

 








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African queens, de Patrice Montagu-Williams

Un grand parfum d’à peu près, de la magouille comme seule la misère sait le créer !

Nous sommes dans le quartier de Pigalle, à Paris. Là où autrefois furent les gros bras du banditisme, désormais devenu une place de visite pour les cars de tourisme. Cependant, il reste suffisamment de traces de la mentalité d’autrefois pour que fonctionne encore le système.

Samarcande, commissaire de police, officie dans ce secteur. Un peu blasé d’en avoir tant vu avec la nouvelle délinquance, il ne s’attendait pas à voir débarquer une jeune somalienne, clandestine mais porteuse d’une affaire de gros…

 



 

Avec Patrice Montagu-Williams, le lecteur est immergé dans le monde de la prostitution, de la drogue, des nouveaux parrains venus d’Afrique. Nous plongeons dans la violence pure, sans garde-fou. Seuls ceux qui ont vraiment eu faim savent concevoir ce genre de combine. Pourvu qu’ils aient du charisme et une autorité naturelle, ces chefs de guerre urbains savent construire et gérer des réseaux parallèles abominables, difficiles à dénouer car protégés de l’intérieur. Les sans-papiers sont un vivier considérable pour alimenter ces trafics. En effet, payer sa dette afin de venir en Europe coûte une somme si considérable que jamais totalement réglée, la peur de l’expulsion faisant le reste. Ainsi troupeau reste docile et corvéable à souhait.

 



 

Certains se diraient que l’auteur pousse un peu loin le bouchon : ils se trompent !
C’est un sujet un peu à polémique de démontrer de genre de délinquance, la France préfère ne voir que le bon côté des choses, elle se veut samaritaine et accueillante. Alors parler de ce qui fâche demande un courage certain. Pour la nouvelle criminalité, celle venue de la population des réfugiés, l’absence de règle fait loi, la tradition héritée de l’Afrique fait le reste. Boris Samarcande devra la jouer finement pour être en mesure de faire tomber un système qui, il ne le sait que trop, renaîtra de ses cendres le lendemain !

 



 

Présentation de l’éditeur

Boris Samarcande est le monsieur loyal de cette série qui a pour théâtre le triangle Montmartre-Pigalle-Barbès du XVIIIe à Paris.
Le commissaire a une position ambiguë concernant la notion de Bien et de Mal. Il ne juge pas. Il n’arrête d’ailleurs presque jamais personne, ce qui est peu commun pour un flic.

 

Un peu de l’auteur

Il est né sur une île, au large d’Avignon, après une guerre au cours de laquelle les S.S. (qui ignoraient que ses grands-parents maternels étaient des espions britanniques) avaient occupé la maison familiale.
Diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP Europe), il a exercé ses talents dans l’informatique et dans le commerce international avant de travailler comme consultant pour la Cour du Royaume d’Arabie Saoudite et pour celle de l’Émirat du Qatar.
II a vécu à Paris puis à Rio de Janeiro avant de s’installer en Grèce où il a pu enfin assouvir pleinement sa passion pour l’écriture.

Source bio & photo site de l’auteur

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 157 pages
• Editeur : les chemins du hasard (15 mars 2018)
• Collection : ROMAN
• Langue : Français
• ISBN-13: 979-1097547059
• ASIN: B075KV2ZW3
• Dimensions du produit: 21 x 1,1 x 14,8 cm

 



 





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Ariane et Juliette, d’Hubert de Maximy

Nous sommes en 1917, la première guerre mondiale fait rage, au front les hommes tombent par milliers ; ailleurs, la vie s’organise, les femmes remplacent les hommes au travail, les mentalités commencent à changer. Juliette, doit quitter sa mère pour aller dans un pensionnat prestigieux. Une école pour gens riches, dont sa mère, fille mère lampiste à la mine n’a pas les moyens : qui paye la facture ? Malgré elle, Juliette n’a pas d’autre choix que d’y aller. Arrivée sur place, elle se lie d’amitié avec une camarade de son âge, Ariane. Pour elle, le monde des gens aisés est un apprentissage difficile. Avec Ariane, elle va tenter de découvrir qui règle la facture de l’école. Les secrets de famille exploseront au grand jour, bien des certitudes voleront en éclat en sonnant la fin d’un monde déjà ancien.

 



 

Hubert de Maximy nous offre un roman captivant, lourd des secrets de famille comme il en existera toujours. Nous avons tous un jardin secret, mais en 1917, la société les cultivait plus encore que de nos jours. La vie était très puritaine, il fallait ne montrer au monde que le côté reluisant, la réussite, la droiture : la bourgeoisie se piquait de noblesse pour se différencier du peuple. Il y avait la bonne société et les autres… Les autres étant un vivier dans lequel on puisait sa richesse, dont on pouvait user de toutes manières, y compris par droit de cuissage. Deux univers se côtoyant sans se mélanger, bien que…
Le bon juriste vous expliquera que tout règlement est fait pour être dérogé sans quoi rien ne pourrait vraiment se faire ! Il n’est alors question que de faire accepter sa façon de lire le texte et de faire admettre son interprétation. Les gens aisés, biens instruits, avaient de nombreuses manières de contourner les règles de la bienséance de leur temps.

 



 

C’est un roman comme on les aime, qui vous met rapidement la larme à l’œil. Vu de notre XXIème siècle cela semble parfaitement injuste du côté sociétal, voire révoltant, mais pour sauver les apparences des écarts de conduite, nombreux étaient les moyens à la disposition de ceux qui pouvaient payer la note. L’impunité était totale, car le petit peuple dépourvu de financement ne pouvait s’offrir un avocat. C’était sans compter sur la guerre qui a soudé des amitiés vraies, franchissant les barrières sociales entre ceux qui ont vécus l’horreur des tranchées. C’était sans penser que l’esprit humain est changeant, qu’une guerre fait toujours grandir un peuple, change la façon de penser, donne une envie folle de vivre. Juliette et Ariane, comptent elles aussi vivre au grand jour. Elles veulent ouvrir les yeux de ceux qui cherchent à ne pas voir, ne pas savoir !

 



 

 

Présentation de l’éditeur

Saint-Etienne, 1917. Ariane et Juliette font leur rentrée dans la chic institution Sainte-Jeanne. Ce qui sépare l’insouciante fille de bourgeois et l’écorchée vive élevée par une mère trieuse à la mine favorisera leur amitié et leur quête. Car malgré leurs différences, un lien secret les unit.
Ce jour de rentrée, c’est seule qu’elle est arrivée à l’institution Sainte-Jeanne. Adolescente introvertie, Juliette a quitté son village minier et sa mère pour suivre ses études. Toujours sur ses gardes, mal à l’aise, elle ne comprend rien aux conversations blasées et superficielles des élèves  » bien nées « . Aussi s’efforce-t-elle de passer inaperçue. Ce monde tranche tellement avec le sien ! Elle qui travaillait avec sa mère au tri dans la mine où elle a vécu tant d’expériences, des traumatismes même, où elle côtoyait de près l’univers rude des mineurs, comment a-t-elle pu être inscrite dans ce prestigieux établissement ?
Ariane, quatorze ans également, affiche, elle, l’assurance des enfants de son milieu. Elle retrouve ses amies, ses habitudes. C’est juste une rentrée de plus pour elle, malgré tout endeuillée par la disparition de son père,  » mort pour la France  » dans la Somme.
Au fil des mois, les deux adolescentes s’apprivoisent et se lient d’amitié. Elles ressentent, chacune à leur façon, l’absence de la figure paternelle dans leur vie.
Car pour Ariane comme pour Juliette, leur père est resté un mystère.

 



 

 

Un peu de l’auteur

Producteur et réalisateur de documentaires, Hubert de Maximy a notamment publié aux éditions l’Archipel la trilogie rurale Le Bâtard du bois noir, La Revanche du bâtard et La Fille du bâtard (2008 à 2011).
Il est l’auteur aux Presses de la Cité du Destin d’Honorine, prix Paul Féval 2011 de la Société des Gens de Lettres, d’Alice la flamboyante, de Pierre, maître de dentelle et d’Olympe.

Source bio : Amazon

Crédit photo Babelio :

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Détails sur le produit

• Broché: 368 pages
• Editeur : Presses de la Cité (14 juin 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258144973
• ISBN-13: 978-2258144972
• Dimensions du produit: 14 x 2,6 x 22,6 cm

 








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Je suis un guépard, de Philippe Hauret

D’un côté il y a Lino qui se perd dans le confort d’un petit boulot, pour le strict minimum : ainsi, il a au moins à manger et un toit. A-t-il eu des rêves ? Lui-même n’en sait rien ; les infos, un peu d’internet, une passion pour l’écriture de textes non publié semble lui suffire. Puis il y a cette jeune femme, Jessica, une SDF qui décide de squatter son palier pour dormir. Elle s’est retrouvée à la rue, fuit la violence entre les désespérés du trottoir en tapant l’incruste où elle le peut. Lino veut l’ignorer, ne pas rompre sa solitude, éviter le contact c’est éviter les emmerdes. Au fond de lui, ce n’est pas si simple ! Son dîner passe mal… Qu’a-t-elle eu à manger, elle ? Lino lui dépose le reste de son repas sur le pas de sa porte. Puis, alors qu’elle toque chez lui, il la fait entrer. Une fois dans les lieus, l’alchimie commence, leurs frustrations se mêlent. La colère rentrée de Jessica contamine lino, le dérapage devient vite incontrôlable…

 



 

La haine et l’amour sont de proches parents ! Entre Lino et Jessica un lien se noue rapidement, c’est la force d’un instant de vie. La rage de Jessica contre le monde injuste et la colère rentrée de lino face au ratage de sa vie s’unissent dans un combat commun. Jessica prend la vie comme elle vient, chaque bonheur est un fragment gagné sur le néant, une revanche contre le capital. Lino qui jusqu’ici privilégiait son confort ose prendre des risques. Entre eux, les choses sont claires : on prend ce qu’on peut et advienne ce que pourra ! La vie est brève, autant en profiter.

 



 

On est loin du road trip de Bonnie and Clyde, mais nos deux déjantés tentent l’aventure. Le vol permet de mieux vivre : pourquoi donc se gêner ? Qu’’il y ait des dégâts collatéraux ne dérange que la moralité de Lino, mais que ne ferait-il pas pour garder Jessica encore un peu dans son modeste studio ? Avec ses deux-là, l’amour est une urgence de confort. Ensemble ils se sentent fort, profitent et vogue la galère ! Puis, vient le réveil, la prise de conscience, le grain de sable qui mènera nul ne sait où !
Un roman qui se boit comme du petit lait, une histoire de misère, du petit comme il en existe partout. Lino peut être n’importe qui de nos proches, quand à rencontrer Jessica : il suffit de regarder en bas de chez vous, là, sur le trottoir.

Une belle réflexion sur comment peut penser l’ex SDF, sa perception du juste et de l’injuste, de la ligne à ne pas franchir. Mais aussi de ce que la solitude engendre comme sentiments pour ne plus être seul. Un livre bien mené, une belle histoire décortiquant les envies de ceux qui n’ont rien.

 



 

Présentation de l’éditeur

Le jour, Lino, employé anonyme d’une grosse boîte, trime sans passion au 37e étage d’une tour parisienne. La nuit, dans son studio miteux, il cogite, désespère, noircit des pages blanches et se rêve écrivain… Un peu plus loin, Jessica arpente les rues, fait la manche et lutte chaque jour pour survivre. Deux âmes perdues qui ne vont pas tarder à se télescoper et tenter de s’apprivoiser, entre désir, scrupule, débrouille et désillusion… Jusqu’au jour où Jessica fait la connaissance de Melvin, un jeune et riche businessman qui s’ennuie ferme au bras de la somptueuse Charlène. Deux univers vont alors s’entremêler pour le meilleur et surtout pour le pire…

 



 

Un peu de l’auteur

Né en 1963 à Chamalières, Philippe Hauret passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez. Après le divorce de ses parents et d’incessants déménagements, il échoue en banlieue sud parisienne. Sa scolarité est chaotique, seuls le français et la littérature le passionnent. En autodidacte convaincu, il quitte l’école et vit de petits boulots, traîne la nuit dans les bars, et soigne ses lendemains de cuite en écrivant de la poésie et des bouts de romans. Il voyage ensuite en Europe, avant de trouver sa voie en entrant à l’université. Après avoir longtemps occupé la place de factotum, il est maintenant bibliothécaire. Quand il n’écrit pas, Philippe Hauret se replonge dans ses auteurs favoris, Fante, Carver, Bukowski, joue de la guitare, regarde des films ou des séries, noirs, de préférence.

Crédit bio & photo Editions JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 mai 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220371
• ISBN-13: 978-2377220373
• Dimensions du produit: 19,5 x 1,8 x 12,5 cm

 



 






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L’irlandais, de Maurice Gouiran

Avec l’irlandais de Maurice Gouiran, on s’embarque dans un thriller dédaléen où tout n’est qu’apparence !

Ce qu’on a pudiquement appelé le conflit irlandais, ces émeutes opposant l’IRA catholique aux anglicans, en Irlande du nord avait tous les attributs d’une guerre civile. Cette cause irlandaise pour la liberté a occasionné de nombreux morts. Parmi ceux-ci, certains furent victimes de règlements de compte, pour la cause, pour sauver l’honneur des combattants. Une guerre sale, animée par les conflits internes de L’IRA, érigeant le meurtre en point d’honneur. Puis, le besoin de publicité de tout mouvement revendicateur a poussé les artistes à commettre des œuvres d’art. Le street art devenait le support privilégié pour dire tout haut ce que nul ne pouvait verbaliser aux yeux du monde. Des artistes qui prenaient des risques fous pour pouvoir tagger en évitant les balles de l’armée régulière d’occupation.

 



 

La découverte du meurtre, à Marseille, d’un peintre irlandais intrigue. Son ami Clovis, journaliste, décide d’aller en Irlande pour tenter d’y voir plus clair, de comprendre mieux son camarade Zach Nicoll, devenu peintre en atelier après avoir été un graffeur reconnu. En France, la police retrouve rapidement les tableaux volés dans l’atelier par des petits voyous de quartier, loin d’être des assassins. L’enquête piétine. En Irlande, les infos recueillies par le journaliste, montrent que le passé de Zach est bien trouble pour un peintre paisible. Ses liens avec L’IRA n’ont jamais cessé ! Cependant, rien ne démontre que L’IRA fasse des actes de guerre hors de son territoire. Il semble aussi que les amours de Zach ne soient pas faciles, contrairement aux apparences : il faudra jouer très serré pour solutionner ce meurtre…

 



 

Maurice Gouiran signe ici un roman où tout semble simple en apparence, mais qui se complique rapidement. Un assassinat dans le monde de l’art est peu courant. Les artistes ne sont pas des délinquants, bien que l’art soit un vecteur de communication important donnant les moyens de porter la revendication à la vue de tous. Le street art est maître en ce domaine. Souvent considérés comme des parias défigurant nos murs, certains tagueurs se fond une signature reconnue : Zach était de ceux-ci ! Mais quitter la rue pour un atelier est une forme de trahison, un renoncement à un idéal commun, un reniement presque coupable. L’auteur mêle avec bonheur la peinture, la rue, les combattants de l’IRA et, les amours du peintre pour nous offrir un thriller ciselé, où les coupables potentiels sont nombreux, autant que les raison de mettre fin à la vie d’un homme apparemment rangé.

 



 

Présentation de l’éditeur

Lorsqu’on découvre le peintre Zach Nicholl, le crâne fracassé dans son atelier marseillais, son ami Clovis n’a qu’une pensée en tête : aider Emma, en charge de l’enquête, à retrouver l’assassin ! Zach s’était illustré dans le street art avant de devenir bankable et de fuir Belfast vingt ans plus tôt. C’est donc en Irlande du Nord que Clovis va chercher ce qui se cache derrière ce crime. Zach était l’un des artistes républicains auteurs des célèbres murals, ces peintures urbaines, outils de mémoire et de propagande. Mais pourquoi avait-il quitté son pays juste au lendemain des accords de paix de 1998 ? Ce sont des femmes, étonnantes et déterminées, toutes liées à Zach – Aileen, son épouse, Ghetusa, la veuve ad vitam æternam de son frère, et Breena, combattante féministe au sein de l’IRA – qui donneront peut-être à Clovis les premiers indices…

 



 

Un peu de l’auteur

Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !

Un auteur incontournable, respecté pour la virulence et la justesse de sa plume!
« Le talent de Maurice GOUIRAN nous réveille la conscience, nous ressuscite l’indignation et en refermant ce livre, on se sent plus vivant… » Intramuros
« MAURICE GOUIRAN est un auteur majeur, un très grand du polar actuel » RB.

Crédit bio & photo Edition JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 240 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 mai 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220363
• ISBN-13: 978-2377220366
• Dimensions du produit: 21 x 2 x 14 cm

 








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La dernière couverture, de Matthieu Dixon

Le devoir d’information du journaliste peut cacher les vérités que l’on doit taire !

A première vue, ce titre ferait presque penser à une soirée pyjama, du cocooning, en bref en ennui mortel ! Et bien non, ce genre de couverture ne protège pas grand-chose, bien que sa trame soit solide, large au possible, elle reste très sensible au courant d’air. Avec Matthieu Dixon, nous partons en voyage dans le monde du secret, de l’inavouable, du nécessaire à la nation dont nul ne parle, ou dont on parle trop en imaginant au besoin une théorie du complot afin d’en forcer le trait. Les intérêts vitaux d’un pays sont très subjectifs, c’est de la politique, des variables mouvantes qu’un chef d’orchestre tente de garder sous contrôle. Avec cette Dernière couverture, le lecteur est propulsé dans les services secrets, là où tout se joue mais où rien n’existe…

 



 

Les services secrets travaillent avec des informateurs, des témoins privilégiés, des électrons libres mais ce ne sont pas pour autant des agents secret du type Bond 007 avec un couteau dans les dents. Ce sont des personnes qui le deviennent malgré eux, par goût du risque, pour l’adrénaline, par appât du gain, ou simplement pour l’honneur de la patrie. C’est un milieu souvent dangereux où les alliances avec puissances étrangères sont indispensable bien que risquée, où les hommes d’affaire sulfureux sont légion. La pression est constante. C’est le cadre légal de la voyoucratie sous couvert de la raison d’état. Les officiers de la grande muette s’y sentent parfaitement à l’aise. La DGSE, ex renseignement généraux, est en charge de la coordination de cette mafia gouvernementale.

 



 

Raphaël, jeune journaliste photographe apprend le décès de Bernard, son ami et mentor, dans l’accident de l’hélicoptère qui le menait dans le sud de la France pour un rendez-vous mystérieux. Rapidement, Raphaël en bon journaliste, cherche à comprendre. Les choses semblent moins évidentes que ce que la version officielle démontre. Peu à peu, Il est entraîné dans une spirale qui le conduit à intégrer le renseignement malgré-lui. Raphaël veut comprendre, il ne cherche pas de vengeance. S’il a raison, la vérité se doit d’être dite au grand jour, c’est sa mission, sa raison d’être, son devoir d’informer ! Cependant, tout n’est pas toujours bon à dire. Différent camps s’affrontent avec chacun sa vérité, qui tout comme les chiffres officiels se décline de différentes façons. La vérité est-elle un point de vue, ou est-ce un élément brut que l’on peut jeter en pâture au public sans un décorum pour le justifier ?

 



 

Matthieu Dixon signe ici un roman qui marque son lecteur, de la théorie du complot à la réalité la frontière est souvent mince ! Les mythes naissent de fait réels. Avec Raphaël, nous découvrons cet univers glauque du renseignement, ses combines, ses alliances et ses dangers. Le bon renseignement n’ayant pas de prix, on découvre vite qu’il est plus important que la vie. Le bon renseignement écrit l’histoire, l’homme ne fait que passer, il est une denrée périssable dont on peut se séparer rapidement ! Ce livre est un roman noir, bien que se situant souvent dans les salons chics des beaux quartiers. On tue, oui, mais avec une certaine élégance puisqu’il n’y a pas de coupable…

Ici, le meurtre est une œuvre d’art, un crime parfait à faire baver de jalousie les assassins reconnus coupables ! La pression psychique, l’adrénaline et le danger sont de la partie en permanence. Meurtres, argent sale, complots, mafieux aux gants blancs avec des militaires galonnés aux commandes : tout y est pour en faire un thriller de choc.

Présentation de l’éditeur

Voir une de ses photos en première page d’un magazine, affichée sur tous les kiosques, pour Raphaël, jeune reporter, c’est le graal. Mais en travaillant avec Bernard, célèbre photographe devenu son mentor, il comprend très vite que les choses ne sont jamais aussi simples et que les apparences sont parfois trompeuses. En enquêtant sur la mort de celui-ci, tragiquement disparu dans le crash de son hélicoptère, Raphaël va se retrouver seul, en première ligne, à devoir jongler entre rumeurs, paranoïa, bizness, corruption, hommes de l’ombre et affaires d’État. Seul aussi à devoir slalomer entre intégrité et vérité…

 



 

Un peu de l’auteur

Matthieu Dixon est né en 1977. Après un bac scientifique, il déménage à Paris pour des études d’audiovisuelles pendant lesquelles il découvre le fameux Manufacturing Consent de Noam Chomsky et Edward Herman. Cette œuvre va profondément le marquer et ouvrir son esprit sur les stratégies de manipulation des masses. Dès lors il va porter un regard particulièrement circonspect sur le monde des médias dans lequel il va travailler. Alternativement, chargé de production, producteur, réalisateur, monteur, il exerce son regard critique sur l’Image et la fascination qu’elle exerce. En 2009, il prend un tournant en se consacrant plus directement à ce qui le passionne : l’écriture. Il participe ainsi à l’écriture de séries pour enfants, de mélodrame et de comédie romantique en tant que scénariste. Depuis longtemps, Matthieu Dixon se passionne pour les histoires politiques et les scandales d’état. Il était donc naturel que sa plume vienne rencontrer quelques célèbres cadavres de la République. Il partage actuellement sa vie entre la France et l’Angleterre.

Crédit bio & photo Edition JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 208 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 mai 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220193
• ISBN-13: 978-2377220199
• Dimensions du produit: 21 x 1,7 x 14 cm

 



 






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