Le choix des apparences, par Martine Delomme

Avocate dont la spécialité est les affaires familiales, Camille est une tueuse dans sa profession. Tout lui réussit et, le cabinet dans lequel elle est actionnaire repose en partie sur ses épaules. Dans le civil, divorcée, Camille vit en couple avec les deux enfants de son compagnon. Alors qu’elle vient de régler brillamment le divorce d’une de ses clientes, l’ex époux se présente à elle sur le parvis du tribunal, sort une arme et se suicide devant toutes les personnes présentes. La presse s’empare de ce fait divers immédiatement. Camille se sent une responsabilité dans cet acte insensé. Le fils de la victime la harcèle. De plus en plus mal à l’aise, Camille décide de s’éloigner quelques jours. Là où Camille se repose, une offre d’emploi se présente. Contre toute attente, elle accepte le job, bien qu’elle soit surqualifiée pour le poste. Un nouveau monde s’ouvre devant elle, avec de nouveaux codes qui la séduisent rapidement. Cette période de transition, qui agace ses proches et son compagnon, l’intéresse au point qu’elle décide de s’attarder encore un peu. La passion de son vrai métier la tenaille rapidement ! Doit-elle rentrer chez elle, ou défendre les causes se présentant à elle ici, loin de son cabinet ? N’est-ce pax aussi le moment d’affronter des vérités qu’elle se cache depuis longtemps ?…


Martine Delomme nous plonge dans une forme de renaissance ! Ce roman montre à quel point il est possible de faire selon des habitudes, des traditions familiales, plus que par véritable envie. Camille vit en couple dans le confort de l’habitude. Le calme, le manque de surprise ayant à ses yeux l’image d’une harmonie. Sa famille ne lui ayant pas montré un exemple rassurant dans ce domaine, Camille ne sait pas vraiment ce qu’est l’amour. Il y a son métier qui est sa seule vraie source d’épanouissement, mais les récent événements ont ébranlé ses convictions. En partant pour tenter de se retrouver, ou fuir un mal-être grandissant, Camille entrevoit qu’il existe une vie différente qu’elle ne se soupçonnait pas. Jusqu’ici, de par son éducation, Camille ne comprenait que la réussite par l’excellence en faisant peu de cas de l’humain. Là où elle s’est réfugiée, Camille découvre l’inverse. En effet, dans une PME, la réussite ne peut venir que de la qualité des hommes la composant. Ouvrir les yeux, c’est aussi s’enrichir de nouvelles perspectives qui ne laisseront pas Camille insensible…


Un roman qui marque, qui pousse également le lecteur à la réflexion ! L’histoire de Camille, bien que poussée dans l’extrême, est un peu l’histoire de chacun de nous. C’est un roman avec de nombreux rebondissements, qui ne se laisse pas facilement le reposer. Martine Delomme brosse parfaitement les sentiments de ses personnages qu’ils soient anges ou démons ! Par effet boule de neige, le lecteur aura de nombreuse sources d’émotions !

Présentation de l’éditeur

Camille est une brillante avocate toulousaine spécialisée dans les divorces, à qui tout réussit ou presque… Un drame doublé d’un terrible sentiment de culpabilité fait basculer son univers et ses certitudes. Elle part se ressourcer à Douarnenez, berceau de sa famille. Là, elle va affronter les ombres de son passé. Et renaître, enfin ?
Brillante, déterminée, redoutable, Camille est avocate spécialisée dans les affaires familiales à Toulouse, où elle vit avec son compagnon. Jusqu’au jour où un acte d’une détresse extrême fait chanceler ses convictions. Bouleversée, la jeune femme se réfugie à Douarnenez, là où elle a vécu ses plus beaux étés, enfant. Alors qu’elle s’apprête à rentrer, elle accepte sur un coup de tête un travail d’assistante dans une biscuiterie locale. Qu’importe qu’elle soit trop qualifiée ; ce poste, même modeste, lui offre une parenthèse salutaire. Pour renaître, Camille va changer de vie, faire de nouvelles rencontres, découvrir combien on peut être utile aux autres. Différemment…
Et affronter enfin les fantômes qui la hantent depuis tant d’années ?

Un peu de l’auteur

Bordelaise d’origine, Martine Delomme a dirigé pendant vingt ans une entreprise d’exportation de vins. Créatrice de la revue France-Export à destination des vignerons, le monde viticole lui a inspiré son premier roman Un été d’ombre et de lumière, paru en 2009. Martine Delomme trouve très vite son style, celui du roman grand public, porté par un mélange des genres : le régionalisme en toile de fond, des histoires de famille mouvementées et mystérieuses, de poignants portraits de femme avec un soupçon de suspense. Elle s’attache ainsi à mettre en valeur une région et son économie dans chacun de ses romans. Elle achève aujourd’hui son dixième roman.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 360 pages
• Editeur : Presses de la Cité (23 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258162130
• ISBN-13 : 978-2258162136
• Dimensions du produit : 13,9 x 2,5 x 22,6 cm





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Deux balles, de Gérard Lecas

Deux balles, mais pas celles que l’on pourrait croire dans un polar ! En effet, il s’agit d’une pièce de deux euros lancée afin de déterminer qui sortira le premier du blindé pour lancer l’assaut… Soldats en Afghanistan Vincent Castillo et son frère d’arme Willy sortent du blindé en commencent à prendre position. Willy est salement touché par des tirs. De retour en France, Vincent revient chez lui, enfin chez son père. Celui qu’il n’a jamais pu nommer autrement que Gérard tant il sentait une distance entre eux. Ce dernier gère un hôtel hébergeant des migrants, un hôtel pouilleux, aussi délabré que son gestionnaire. Là, il retrouve aussi ses deux frères. L’aîné a monté une affaire de restauration, le cadet bosse avec lui. Ils lui demandent de venir travailler avec eux. Vincent qui voulait acheter un food-truck avec Willy, occupe son temps entre visites à l’hôpital où son ami est soigné et le restaurant. Il découvre vite que les affaires du frangin cachent la face la plus sombre que l’homme puisse imaginer et, que Willy est désormais totalement paraplégique. Un père looser et un frère trafiquant les pires magouilles est un piètre palmarès. Sortir du cloaque familial tout en réfléchissant à une solution avec Willy devient un équilibre très difficile. Vincent refuse l’impasse que représente désormais le handicap de Willy. L’avenir lui paraît très incertain, Il doit rebondir, mais dans quelle direction ? Finalement, la vie civile n’est-elle pas aussi violente que la guerre ? Vincent a le sentiment désagréable de perdre pied, de ne pas trouver de repère dans une vie qui ne l’attendait pas…

Un polar qui nous plonge dans le pire qui se peut concevoir. Il met aussi en lumière les difficultés des soldats revenant du front pour réintégrer une vie civile. Lorsque le retour est fait de solitude dans un monde que l’on ne reconnait pas, trouver ses marques devient une quadrature du cercle ! Le soldat est dressé à obéir, respecter le droit, vivre en société entouré de ses frères d’armes. Se retrouver seul, dans un univers de combines, de violence sordide dénuée de toute fraternité ne facilite pas son reclassement. Seul la présence de son camarade de combat le maintien dans l’espoir d’un lendemain. Si la mort si souvent côtoyée jusqu’ici sur le lieu des combats est aussi présente chez les civils, que vaut de vivre ? La mort n’est-elle pas une forme de délivrance ?

Un livre qui marque, un livre presque de témoignage parce qu’il semble vrai, si vrai ! Que ce soit les trafics abominables du frère aîné qui profite de la misère des plus démunis, où le retour des soldats, on est dans le concert. Un auteur que je ne connaissais pas, mais qui prend son lecteur et ne le lâche pas. Un roman bien noir, dont l’issue n’est pas très lumineuse… Deux balles ne seront pas de trop pour définir quel sera le destin de Vincent.

Présentation de l’éditeur

Juin 2013, alors que l’armée française engagée en Afghanistan se retire, le caporal-chef Vincent Castillo rejoint à Marseille Willy, son frère d’armes grièvement blessé au combat. Pour leur retour à la vie civile, ils avaient rêvé un projet : acheter un food-truck et sillonner la côte pendant l’été. Mais pour l’heure Willy est en chaise roulante et Vincent sous neuroleptiques. Faute de mieux, Vincent retourne chez son père, dans cet hôtel minable recyclé en foyer d’accueil pour migrants. Il retrouve là ses deux frères, Denis et Jordan, qu’il n’a pas vus depuis longtemps et qui ont tous les deux bien changé… Il y découvre Hamid, son ami interprète afghan, exilé pour échapper aux Talibans, et rencontre Leila, la jolie Afghane, et son fils Ashmat qui attendent il ne sait quoi… Après tout ce qu’il a vécu, Vincent est à la recherche d’une nouvelle vie. Mais le problème, c’est qu’ici, les frères, les vrais, ça ne court pas les rues…

Un peu de l’auteur

Gérard Lecas est né le 12 janvier 1951 à Paris. Il est écrivain de romans policiers, traducteur et scénariste. Après des études scientifiques et mathématiques supérieures à Saint-Nazaire et Nantes, il se réoriente pour travailler dans le milieu de sa passion et reprend ses études à l’Ecole Nationale de Cinéma Louis Lumière et en sort diplômé. Il devient ingénieur du son et travaille pour le cinéma, la musique et la télévision. Il écrit son premier roman en 1981. En marge de l’écriture, Gérard Lecas a traduit plus de vingt romans de l’italien au français (Cesare Battisti, Andrea G. Pinketts, Giorgio Scerbanenco…).

Source photo wikipedia

Détails sur le produit

• Broché : 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220894
• ISBN-13 : 978-2377220892
• Dimensions du produit : 19,5 x 1,8 x 12,5 cm





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Le pont des derniers soupirs, de Pierre Petit

Installé comme cafetier dans le village de son enfance, Jean-Baptiste Quillet mène une vie paisible. La désertification des campagnes, la déchristianisation ont fait fuir la clientèle depuis longtemps. Cependant, alors qu’une tempête de neige menace d’isoler l’accès au village, Jean-Baptiste voit entrer dans son établissement des naufragés de la route qui, ne pouvant aller plus loin pour cause de congères, viennent se réchauffer et passer le temps. Une jeune femme, Hélène, retient l’attention de Jean-Baptiste tant elle à des airs de celle qu’il a aimé, et perdu, lorsqu’il était jeune. La soirée se prolonge en jouant aux cartes, d’autres discutent jusqu’au moment où s’instaure un certain malaise chez des locaux venus passer un peu de temps entre amis. Personne n’a vu venir le coup, mais le climat bon enfant est soudainement devenu très lourd. Il aura suffi d’un regard d’Hélène aux joueurs de belote et qu’elle remette une enveloppe à Jean-Baptiste pour rendre poisseuse l’ambiance. La soirée ne fait que commencer !


La bio de l’auteur mentionne des écrits entre imaginaire et réalité ; avec ce roman, bien que sûrement imaginaire, on frôle en permanence le fait divers, du domaine du possible, donc. Pierre Petit restitue très bien l’ambiance d’un village où tous se connaissent et doivent vivre ensemble, une vie faite de concessions afin de ne pas déclencher des hostilités ne profitant à personne. Certes, il y a quelques points qui fâchent dans l’historique de chacun, mais mieux vaut se taire que de risquer de mettre au jour ce dont on n’est soi-même pas très fier…


Pierre Petit signe ici un roman terroir, certes, mais avec une tonalité particulière. Il plante son décor dans un village un peu isolé, avec une intrigue allant croissante au fil des pages. Débutant par un sentiment de malaise un soir de neige, dans un petit bistro où l’on se serre en attendant que la route soit dégagée, il nous conduit vers la grande délinquance ! S’il y a toujours une petite idée toute faite qui fredonne que le roman terroir est un genre un rien guimauve, ce roman démontre qu’il n’en est rien. Pierre Petit nous offre ici un livre aux airs de thriller, glauque, avec une intrigue qui pue bien plus que le fumier des campagnes !

Présentation de l’éditeur

Par une nuit de tempête de neige, dans un village de Haute-Loire, une douzaine de personnes se mettent à l’abri dans le seul café ouvert. Là, le passé, qu’il soit sulfureux ou romantique, se convoque. C’est un huis-clos sous tension qui attend ces naufragés…
Il était bien tranquille, Jean-Baptiste Quillet, dans son café du Pont, en ce dimanche d’hiver, à écouter les élucubrations de Kiki, le boulanger, souvent son unique client du jour. Pierpont n’est qu’un village de passage, on le traverse, on n’y reste pas… Rien donc ne serait venu troubler le calme dominical sans la violente tempête de neige qui, en quelques heures, bouche tous les accès à ce village de Haute-Loire. Comme assiégé, le café du Pont devient le refuge d’une cohorte bigarrée de naufragés de la route. On se réchauffe, on se réconforte, on joue une partie de belote… Tout bascule avec l’arrivée d’Hélène, vingt ans, porteuse d’une lettre dont le contenu fait écho à un sombre épisode qui a secoué le pays.
Dès lors, dans le paisible village de Pierpont, plus rien ne sera comme avant…

Un peu de l’auteur

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien –, la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Source photo  Lisez.com 

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258162815
• ISBN-13 : 978-2258162815
• Dimensions du produit : 14 x 2,8 x 22,6 cm






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Les dimanches d’Angèle, par Linda Vanden Bernden

Je le dis souvent, tout nouveau recueil de nouvelle est une nouvelle aventure totalement imprévisible ! La nouvelle met surtout le doigt là où cela doit gratter un peu, mais avec Linda Vanden Bernden nous changeons de registre ! En effet, l’auteur nous emmène dans les pas de Grand-maman dans l’établissement où désormais elle réside. Seuls ceux qui ont mis les pieds dans une maison de retraite peuvent vraiment le comprendre, mais c’est vraiment folklorique, souvent. Nos parents qui y sont perdent un peu la boule, ce qui entraîne des dialogues de sourds, des quiproquos en série, du rire et parfois des larmes. Ainsi va la vie, en vieillissant nous ne nous appartenons plus vraiment. Les petites nouvelles de ce recueil de Linda Vanden Bernden sont autant de pépites où elle raconte ses visites auprès de Grand-maman. Des histoires sur 5 ans, avec autant de lessive, d’inquiétudes et de sources de joie.


Il est à noter qu’il difficile de prendre suffisamment de distance pour relater avec humour des situations qui donneraient envie de pleurer plutôt que de sourire, surtout si l’on est concerné. Il faut pour cela avoir une bonne dose de philosophie, ou bien rire afin de conjurer le sort. Il est rassurant de voir qu’en perdant la tête, la fugacité des idées folles s’accompagne aussi de la perte de la notion de temps, si bien qu’un souci sera chassé très vite par une nouvelle lubie. Reconnaissons-le, c’est usant, mais également touchant de voir nos parents si démunis ! Une maison de retraite ressemble un peu à une cour des miracles, mais comment s’en passer aujourd’hui ? Ce recueil est un délice que l’on dévore avec le sourire. C’est fréquemment aigre-doux, drôle, tendre, c’est la vie qui continue en déraillant juste un peu. Un recueil vraiment dans le haut du panier de ce genre !

Présentation de l’éditeur

Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d’hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides renversés, 4 Noël et demi, 3650 tartines, principalement la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l’odeur de pisse, évidemment. Lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d’avoir le coeur bien accroché. Linda Vanden Bemden a donc accroché le sien et écrit des textes courts après chaque visite à sa grand-maman Angèle. Des instantanés postés par la suite sur les réseaux sociaux.

Un peu de l’auteur

Linda Vanden Bemden est interprète judiciaire à Bruxelles.

Auteure de plusieurs nouvelles, elle a remporté, en 2015, la première place du concours e-crire, organisé par le site aufeminin.com, avec sa nouvelle “Sur le pont”.

“La Reine, la Loi, la Liberté” (2019) a été son premier roman.

Source Bio Babelio.com

Source photo aufeminin sur twitter

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Détails sur le produit

• Broché : 86 pages
• Editeur : Quadrature (1 février 2020)
• Collection : MINIATURES
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2931080004
• ISBN-13 : 978-2931080009
• Dimensions du produit : 19 x 1 x 13 cm








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Les dames du mardi, de Jean Siccardi

Dans les rues étroites de la vieille ville, à Nice, les émigrés s’entassent dans des logements vétustes. Quelle que soit leurs pays d’origine, tous ont fuit la misère. Ce n’est pas qu’en France ils aient trouvé la fortune, mais au moins sont-ils logés et trouvent du travail. Leur quartier, isolé du reste du monde est un îlot dans lequel ils créent une atmosphère de village. Entre déracinés, une entraide s’établit car aucun n’oublie le déchirement de quitter son pays. Lorsque survient la grande guerre, la mobilisation emmène le père de Vittorio vers les lignes du front où il perdra la vie. Sa mère le suivra peu de temps plus tard. Orphelin, Vittorio débute une vie de petit brigandage avec les enfants du quartier. Les chapardages deviennent une source de revenus pour les veuves de leur territoire du 21 rue du Malonat. La police commençant à regarder vers eux, Vittorio décide de partir dans les montagnes après avoir dispersé sa bande. Là, il vivra en ermite faisant son ordinaire de petits riens. Puis, l’envie de vivre le prendra, mais vers quel avenir, quel destin attend Vittorio Lonbardo ?


Jean Siccardi à le chic d’écrire des romans qui prennent le lecteur sans jamais le lâcher. De plus, chaque roman est tellement proche du réel, qu’on pourrait croire à un vécu. Bref, Jean Siccardi nous écrit des romans terroir qui sont autant de témoignages historiques. Ce dernier roman est encore plus prenant que les autres tant il possède un parfum de vérité. Maîtriser l’art de la romance à ce point place l’auteur parmi les grands. Tout au long du livre, on se délecte des aventures de Vittorio, on tremble pour lui et, l’on s’émeut également. Un peu crapule, mais ayant un bon fond, Vittorio gardera toujours la générosité bien ancrée dans son caractère. Un altruisme ne l’empêchant pas de revêtir un costume plus sombre lorsque la nécessité survient. Vittorio a des codes qui lui sont propres pour affronter sa face noire, mais lumineuse dans la vie de tous les jours. Une dualité parfaitement maitrisée, totalement assumée…

Un roman tous public, fort instructif sur la vie des émigrés niçois à une époque où ils n’étaient aucunement considérés. N’ayant aucun droit, seul leur courage pouvait leur offrir une vie un peu meilleure que dans leurs pays respectifs. La faim est un moteur puissant vers l’intégration. Rejetés ou simplement ignoré des français, ils ont créé des entreprises ou des commerces afin d’avoir enfin une situation. Bien que leurs vies aient débuté par des drames, Jean Siccardi ne tombe jamais dans le piège du pathos. La misère de ces gens pauvres se veut propre en gardant toujours un sourire pour la vie.

Présentation de l’éditeur

Entre 1908 et 1956, des ruelles populaires du Vieux-Nice et son arrière-pays à la croisette de Cannes, de la misère de ses jeunes années à la bonne fortune, vie et destin de Vittorio Lombardo, fils d’immigrés piémontais. Avec en filigrane une magnifique évocation de la Côte d’Azur, région aux multiples influences et contrastes.

L’honneur… telle est la raison d’être de Victor Cousin, comte de Salèse. A Cannes, il promène sa haute stature avec l’aura d’un aventurier moderne. Comme d’autres notables, il se rend le mardi soir dans une ” maison ” tenue par la respectable Juliette. Mais il est déjà sous le charme d’une jeune fille perdue qui va bouleverser sa vie.
Des vies, il en a tant vécu… Né en 1908, Vittorio, enfant choyé d’un couple piémontais, a grandi dans les ruelles populaires du Vieux-Nice au sein d’une communauté immigrée solidaire. Bientôt orphelin, il va régner en chef incontesté dans plusieurs quartiers, rançonnant les riches au profit des déshérités. Jusqu’au jour où, sous la menace de bandes rivales, il doit fuir… Fuir Nice pour les montagnes.
Mais comment survivre, seul, démuni, sans espoir de retour ?

Un peu de l’auteur

Né à Nice, Jean Siccardi vit dans un petit village de montagne situé dans les Alpes-Maritimes. Ses grands-parents piémontais ont migré au début du xxe siècle dans le comté de Nice. De cet héritage sont nés son attachement et sa passion pour la culture méditerranéenne au sens large. Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre, de documents et de romans, Jean Siccardi est un auteur prolifique pour lequel le travail d’écrivain est un véritable métier que l’on ne peut partager avec rien d’autre” On doit consacrer sa vie entière à son métier d’écrivain, sans aucune concession ni indulgence. ‘

Source photo Editions Calmann-Lévy

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258148073
• ISBN-13 : 978-2258148079
• Dimensions du produit : 14 x 2,5 x 22,6 cm








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Un millionnaire à Lisbonne, de JR Dos Santos

Devenu l’homme le plus riche du monde, Kaloust Sarkisian continue son ascension. Son fils, qui comme tous les jeunes pensent détenir la vérité, s’enfuit retrouver celle qu’il aime en Turquie alors que le génocide arménien atteint son apogée. Une folie dont il fera les frais, et toutes les relations de son père n’y pourront rien changer. En Europe, l’arrivée au pouvoir d’Hitler donne quelques inquiétudes dans les milieux d’affaires. L’accord négocié par Sarkisian sur le partage des ressources pétrolières s’entend pour exclure l’Allemagne. Sitôt la guerre déclarée, Paris est conquis par les troupes de IIIème Reich. Citoyen britanniques résidant en France occupée, Sarkisian est déclaré ennemi et ses actions pétrolières sont confisquées. Il devra lancer la justice anglaise vers un procès contre les compagnies pétrolières des états unis afin de tenter de récupérer son dû.


On retrouve ici avec plaisir Kaloust Sarkisian que nous avions découvert dans L’homme de Constantinople. Arménien d’une famille de banquiers, cet homme a construit un empire en étant l’intermédiaire indispensable aux compagnies pétrolières du début du XXème siècle. L’essor du modernisme, le nombre croissant de véhicules autonomes, l’augmentation des distances font les choux gras des pétroliers. Le drame arménien et la guerre de 39/40 ébranlent l’édifice édifié par Sarkisian. C’est sans compter sur la force de rebond de cet homme hors du commun. Résidant en France et en Angleterre tout en cultivant la nostalgie du Bosphore, Kaloust Sakisian installe sa famille au Portugal pour fuir l’occupation de la France et, l’Angleterre qui l’a humilié en le privant de ses sources de revenus. Le Portugal est un pays qui va vraiment le marquer, où il prendra des décisions capitales…


L’auteur nous informe que toute cette venture a pour base des faits réels, des personnages ayant vraiment existés. Si son nom est changé, Kaloust ( en vrai Calouste Sarkis Gulbenkian) à vraiment été l’homme le plus riche du monde. Seul le périple de son fils en territoires ottomans durant l’épuration ethnique, bien que fort probable, semble appartenir plus au romancier qu’à l’historien. Sarkisian n’oubliera jamais ses racines, que sa fortune vient de son premier et très modeste succès sur un marché : sa première vente ! Sa réussite financière lui a permis de réunir des collections d’œuvres d’art époustouflantes. Il a le sens de beau, ou tout au moins recherche toujours ce qui est beau. Depuis sa jeunesse, une question le taraude : qu’est-ce que la beauté ?


Source fondation Gulbenkian 

Présentation de l’éditeur

L’apogée et la fin de la vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l’art.
L’organisation mondiale de l’industrie pétrolière est désormais établie et Kaloust Sarkisian devient l’homme le plus riche du XXe siècle. Vivant entre ses suites du Ritz à Paris et à Londres, l’homme d’affaires se consacre à sa collection d’art et à ses jeunes maîtresses. Mais l’Histoire va le rattraper.
L’horreur du génocide arménien puis le chaos de la Seconde Guerre mondiale forcent le millionnaire arménien à chercher une nouvelle ville pour s’installer. Il choisit Lisbonne ; un choix qui étonne tout le monde… notamment le dictateur Salazar qui ne voit pas cela d’un bon œil.
Avec la magie propre à J.R. dos Santos, ce deuxième roman nous fait comprendre combien ce petit Arménien si mystérieux a bouleversé l’ordre mondial. Il explique également comment il a marqué l’histoire des Portugais et notamment celle de Lisbonne, en léguant toute sa collection d’Art à la ville. Aujourd’hui, la Fondation Gulbenkian est l’une des plus riches et des plus importantes d’Europe.

Un peu de l’auteur

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J.R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers. Avec sa saga Tomás Noronha qui compte aujourd’hui 7 volumes et qui s’est traduite en 18 langues, il s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à plus de 500.000 exemplaires.

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché : 599 pages
• Editeur : HC éditions (9 janvier 2020)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357204990
• ISBN-13 : 978-2357204997
• Dimensions du produit : 14,6 x 3,1 x 22 cm








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L’année du gel, par Agathe Portail

En difficulté dans son exploitation viticole, Bernard Mazet décide d’ouvrir des chambres d’hôtes afin de limiter ses pertes financières. Un groupe de jeunes citadins viennent passer un séjour dans son château joutant les vignes. Le groupe semble vite un peu disparâtre. Ils se sont connus lors de leurs études, mais depuis chacun a sa vie et, l’unité n’est pas vraiment au rendez-vous. En livrant le pain, le boulanger découvre un cadavre dans la chambre froide ! L’enquête piétine rapidement, si les suspects sont nombreux, la police peine à trouver un mobile qui désignerait le coupable. Le village est petit, tourne un peu en autarcie et tous se connaissent depuis l’enfance, les liens familiaux n’arrangent rien non plus. Pourtant, des pistes s’ouvrent peu à peu vers un dénouement surprenant…


Un roman bien ancré dans son territoire : les vignobles du bordelais. Le cadre est bien restitué avec le château entouré de vignes, un couple de châtelain qui bien qu’agriculteurs de piquent d’une certaine noblesse. Ils tirent le diable par la queue pour joindre les deux bouts, mais astiquent les vestiges d’un monde qui disparait. Madame semble ignorer les difficultés financières que son mari, par fierté, lui cache. La tension entre les jeunes vacanciers et le couple monte, mais le bon ton exige de ne rien voir afin de préserver l’harmonie du séjour. Seule la présence des enquêteurs trouble la sérénité du séjour.


Agathe Portail nous brosse ici des personnages bien dans leur temps. Parmi le groupe de jeunes on a une bobo aux airs baba cool, un jeune cadre à qui tout semble réussir, une assistante de direction ayant perdu son boulot, une jeune femme à qui tous se confient sans qu’elle ne dévoile rien sur elle. Un couple mal assorti, elle voulant briller autant que lui cultive l’effacement ! Bref, un ensemble très hétéroclite, un cocktail un peu au bord de l’explosion. On apprécie la description des châtelains sur la voie de la décadence, mais conservant la tête haute en toutes circonstances pour continuer de vivre comme ils ont toujours vécu, et la justesse du groupe de jeunes bien dans leur siècle.
Issu d’une famille de vignerons, avec vignes et château, j’y retrouve un univers que je connais bien, parfaitement restitué ! Ce livre est un bon roman, bien soutenu par une intrigue allant crescendo au fil des pages avec une conclusion bien surprenante.

Présentation de l’éditeur

Le crime s’invite dans un château du Bordelais.

Été 2017. Après un épisode de gel qui a dévasté ses vignes, Bernard Mazet se range à l’idée de sa femme d’ouvrir des chambres d’hôtes pour sauver la propriété familiale de Haut Méac. Le château affiche complet avec la venue d’un groupe de trentenaires pour une semaine. La fantasque Olivia, Vincent, le célibataire volage, Clara, si discrète, et leurs deux couples d’amis semblent heureux de se retrouver. Mais dans la chaleur écrasante, les esprits s’échauffent et les drames personnels refont surface.
À l’aube du quatrième jour, un cadavre est découvert dans la chambre froide du château. Le major Dambérailh, chef de la brigade locale, est chargé de l’affaire. Tandis que les conflits d’intérêt émergent au sein de son équipe, sa tante Daphné, vieille fille loufoque, s’invite dans l’enquête. Il faudra exhumer bien des secrets honteux ou douloureux pour que la lumière se fasse.

Vidéo de présentation par culturevsnews.com/

Un peu de l’auteur

Agathe Portail, trentenaire, travaille dans la communication dans le secteur de la viticulture. Elle réside dans la région de Bordeaux. L’Année du gel est son premier roman.

Source photo France bleu 

Détails sur le produit

• Broché : 416 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (8 janvier 2020)
• Collection : Cal-Lévy-Territoires
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702167381
• ISBN-13 : 978-2702167380
• Dimensions du produit : 15,5 x 2,5 x 23,5 cm






<” L’année du gel, par Agathe Portail”>

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Une semaine et un jour, de Marijosé Alie

Soraya erre dans les rues, elle marche avec pour seul bagage un sac dans lequel elle conserve précieusement un vieux cahier. Elle semble à la recherche de quelque chose de presque inaccessible, du moins le pense-t-elle. Son cahier est une relique relatant l’histoire d’une jeune femme ayant vécu a la veille de la révolution française. Lors des pauses qu’elle s’accorde, Soraya se plonge dans son cahier. Lorsqu’elle lit, ses soucis s’envolent pour la transporter vers un autre monde qui ne lui est rien, mais avec qui elle ressent une proximité certaine. Sa déambulation la conduit à des rencontres très improbables, mais riches en qualité humaine. Parfois, elle loue une chambre avec de préférence une douche, qu’elle paye avec sa carte bleue premium ! Elle a donc eu une autre vie, d’autres moyens dont il reste encore de quoi aller jusqu’à demain. Soraya saura-t-elle trouver le ressort qui la ramènera chez elle, dans son monde ?


L’errance quasi destructrice de Soraya est déroutante ! En effet, elle ignore les mains qui se tendent vers elle et, même si parfois la crasse lui pèse, le plus minable des grabats lui semble un paradis. Ses manières laissent entendre qu’elle arrive d’un milieu aisé, mais choisit de préférence l’amitié des plus démunis, voire de ceux qui ont complètement pété les plombs. Elle s’enfonce dans la mouise avec pour seule oxygène la lecture de l’histoire de Célestine en 1789.


Marijosé Alie nous conduit ici sur une pente dangereuse en forme de road trip dans Paris. On retrouve avec plaisir le phrasé singulier de l’auteur. Déjà dans son premier roman, Le convois, elle nous avais charmé avec ce langage très imagé, voire poétique mais toujours percutant. Marijosé Alie a une écriture qui va droit au but, parfois politiquement incorrect, mais délicieuse pour rendre plus légère les choses graves.

Présentation de l’éditeur

Prix Ivoire 2016, Marijosé Alie reprend sa plume unique pour peindre avec force et émotion la vie
de deux femmes liées par l’Histoire et par la violence de leur destin. Bouleversant.
Soraya marche dans les rues de Paris ; elle erre comme peuvent errer les gens qui ont tout perdu
ou qui se sont perdus eux-mêmes. Elle n’a qu’un sac sur le dos et un vieux cahier qu’elle ne quitte pas. Elle a certainement eu une autre vie avant ; ses manières sont trop belles, son porte-monnaie trop plein. Alors quoi ? Qu’est-ce qui la pousse à vivre dehors, à écumer les chambres d’hôtel minables, à suivre cet homme étrange qui parle aux morts ?
Et pourquoi ce vieux cahier qu’elle ouvre dès qu’elle le peut et qui semble être le seul à pouvoir l’apaiser ? Qui est donc cette Célestine qui a traversé les océans pour arriver à Paris durant l’hiver 1788, alors que le froid sévit et que la Révolution française se prépare ?

Un peu de l’auteur

Journaliste de formation, Marijosé Alie fait carrière dans le service public à la télévision. Successivement grand reporter, rédacteur en chef, directrice régionale, elle évolue entre Paris, Dijon et la Martinique jusqu’en 2002, où elle occupe à Paris le poste de directrice de l’international à RFO. Elle est ensuite nommée directrice déléguée aux programmes, chargée de la diversité pour l’ensemble des chaînes du groupe France Télévisions, qu’elle quitte en 2014 pour se consacrer à ses deux autres passions. La musique, dans les années 1980, elle compose, écrit et chante ” Karésé Mwen ” qui devient un tube et reste aujourd’hui incontournable. Et la littérature, son premier roman Le Convoi a reçu le Prix Ivoire en 2016. Une Semaine et un jour est son deuxième roman.

Source photo Editions HC

Détails sur le produit

• Broché : 345 pages
• Editeur : HC éditions (2 janvier 2020)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10 : 235720513X
• ISBN-13 : 978-2357205130
• Dimensions du produit : 14,6 x 2,8 x 22 cm






<” Une semaine et un jour, de Marijosé Alie”>

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En moi le venin, de Philippe Hauret

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La soif des bêtes, de Johann Guillaud-Bachet

Travaillant comme dameurs sur les pistes, Ludo et David sont des amis d’enfance. Ce travail leur permet de vivre mal, mais ont-ils d’autre choix ? Ils sont nés ici, dans les montagnes où l’emploi est rare. David, un être un peu singulier, qui parfois peut déranger, trouve un cadavre en partie dévoré par des sangliers. Comme il a touché la scène du crime, Ludo décide de cacher le trépassé pour protéger son ami. Il craint que des traces ADN fassent de lui un coupable potentiel. Ce qui devait assurer une tranquillité sera le début de leurs ennuis. De plus, une sècheresse particulièrement féroce plombe la saison touristique. Seuls les canons à neige peuvent sauver la saison alors que les hommes et les animaux manquent d’eau !

C’est un roman très atypique. En effet, Johann Guillaud-Bachet ne respecte pas les codes du thriller, ni du polar, tout en nous offrant un roman noir avec quelques accents fantastiques, quoi que ? Dans une petite station de ski où tout appartient à une seule famille, par conséquent seul employeur du village, on tourne en vase clos. Sourires par devant et grimaces hors des regards font la routine des travailleurs. Tous se connaissent depuis des bancs de la primaire, chacun sait donc tout sur les autres. Pourtant, un équilibre entre tous s’est mis en place. L’arrivée d’un nouveau chef des pistes extérieur au village bouleverse les habitudes. D’autre part, la sécheresse en s’éternisant tape sur les nerfs de tout le monde. Même dans les maisons l’eau est rationnée et, la mairie se montre impuissante pour solutionner le problème. David, qui préfère vivre avec les animaux qu’avec les humains, organise des points d’eau pour les bêtes vivant sur ses terres.


Lorsque la police arrive pour chercher des traces d’un inspecteur des eaux ayant disparu, Ludo sent un vent froid lui courir l’échine ! Les propriétaires de la station regardent cela d’un œil distant. Ludo en profite pour glisser une info sur le mort au directeur de la station. Curieusement, Ludo est nommé chef des pistes en remplacement du nouveau actuellement hospitalisé.

Atypique, mais un roman qui accélère au fil des pages. Au début, en plantant son décor, Johann Guillaud-Bachet nous laisse presque penser qu’on s’est trompé de genre littéraire, que ce roman serait mieux dans les mains du petit ! Puis, il tisse une embrouille que seule la complicité du secret d’une vie en vase clos peut élaborer. A force de vivre entre eux, certains s’affranchissent des règles communes, oublient que la réussite n’est pas gage d’impunité. Un roman très noir, si noir qu’il pue parfois autant qu’un cadavre au soleil. Un livre bien ficelé qui tient en haleine le lecteur jusqu’à une fin tout autant improbable que ce roman !

Présentation de l’éditeur

« Quelque chose les enveloppait. Un écho, un murmure de rage, qui démangeait les âmes, les épluchait, réduisait les corps au sang. »

Ludo et David enchaînent les nuits à damer les pistes de ski pour un salaire de misère. Au cœur des montagnes qui les ont vus naître, le petit fûté et le géant naïf ont toujours veillé l’un sur l’autre.
Lorsque David trouve un corps dans les bois, à moitié dévoré, Ludo décide de le cacher pour leur éviter des ennuis.
Bientôt le géant prend l’habitude de se confier au cadavre, enfoui au fond de son étable sous une épaisse couche de glace.
Avec la sécheresse exceptionnelle qui sévit cet hiver-là, un mal étrange rode dans la forêt. Dans la commune, la colère gronde : quelle est cette rage qui transforme les animaux les plus paisibles en fauves ? Comment la station produit-elle encore de la neige artificielle alors que l’eau manque au robinet ?
Le géant le sent : un fil se tend qui enserre les bêtes et les hommes et leur fait perdre la tête.

Un peu de l’auteur

Johann Guillaud-Bachet vit et travaille dans un village des Alpes. La Soif des bêtes est son second roman. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif  , son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Source photo Calmann -Levy :

Détails sur le produit

• Broché : 272 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2020)
• Collection : Littérature
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702166288
• ISBN-13 : 978-2702166284
• Dimensions du produit : 13,6 x 2,2 x 21,5 cm






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