Neige sur Liège, de Patrick Dupuis et Agnès Dumont

Paul Ben Mimoun et Roger Staquet reprennent du service. Honorine, l’amie de Clarisse, a disparu sans raison. Inquiète, Clarisse fait appel a ses amis pour mener une enquête non-officielle car Clarisse est une sans papier. Seul son mobile a été retrouvé, contenant une vidéo inquiétante. En effet, elle a filmé en direct un meurtre. Le cadavre retrouvé dans les bois confirme vite ce que montre la vidéo. Paul est un flic en congé et Roger un retraité de la police, ensemble ils vont devoir jouer finement pour élucider cette embrouille avec des ramifications étranges. Il apparaît rapidement que deux équipes de voyous cherchent également Honorine. Des personnes relevant du grand banditisme qui ne s’embarrassent pas de sentiment, ni de témoins gênants. Face au trio d’enquêteur officieux, il y a de gens armés, prêt à tout pour conserver leur bizness. Clarisse qui veut absolument accompagner Paul et Roger, est particulièrement douée pour se mettre dans des situations impossibles et dangereuses. Elle complique les choses en agaçant tout le monde, mais permet aussi que ceux qui se cachent se dévoilent un peu pour la trouver.

Un mobile trouvé dans des conditions surprenantes avec une vidéo compromettante interroge Paul et Roger. C’est le serveur du café où Honorine travaillait qui l’a apporté. Son frère est un dur à cuire, qui sous couvert d’une société de surveillance trafique avec des mafieux venus de l’Est. Peut-on croire en la sincérité de ce serveur ? Il semble un peu louche, bien que Clarisse lui fasse confiance, mais n’est-elle pas prête à toutes les compromissions pour retrouver Honorine ? Les intérêts en jeu sont énormes. Le frère du serveur, autant que les russes veulent mettre la main sur cette vidéo les incriminant, afin de pouvoir continuer le juteux trafic de drogue qu’ils ont mis en place.


Avec Agnès Dumont et Patrick Dupuis, on retrouve avec plaisir ce duo d’enquêteur non-officiels, déjà présent dans leur premier roman écrit à quatre mains : Une mort pas très catholique . Puis, pour tout compliquer, il y a les sentiments que Paul nourrit pour la belle Clarisse. Un sentiment pas vraiment partagé, mais faisant le sel de l’affaire. C’est un petit polar qui nous fait visiter la région, dont la violence monte au long du livre, doucement mais surement. Frissons et sourires sont au rendez-vous dans ce polar où l’humour, le suspense et la violence s’entrecroisent.

Présentation de l’éditeur

Une disparition inquiétante, un appel au secours. Il n’en faut pas plus pour que Roger Staquet et Paul Ben Mimoun reprennent du service. Après Une mort pas très catholique, le vieux flic retraité et le jeune inspecteur sillonnent la région liégeoise à la recherche d’Honorine, réfugiée sans papiers qui s’est volatilisée… un soir d’été. Pas de flocons dans le ciel de la ville, mais une autre neige, addictive, illégale, pour laquelle on n’hésite pas à tuer. Une énigme difficile que nos amis auront beaucoup de mal à résoudre. Une nouvelle enquête de Paul Ben Mimoun et Roger Staquet


Un peu des auteurs

Source photo Babelio 

Licenciée en Philologie romane de l’Université de Liège (promotion 1984), Agnès Dumont vit et enseigne dans la cité ardente.

Après Demain, je franchis la frontière et J’ai fait mieux depuis (prix Georges Garnir 2011), Agnès Dumont nous livre son troisième recueil: Mola mola (Prix du Jury , Gros Sel 2014). Liège et sa banlieue lui servent à nouveau de toile de fond.

Enseignant, écrivain, Patrick Dupuis a fondé fin 2004 avec quelques amis Quadrature, une maison d’édition à compte d’éditeur consacrée à la nouvelle et qui publie 3 recueils par an.

Auteur lui-même, il a publié en Belgique deux romans, un recueil de nouvelles et quelques autres bricoles avant sa retraite en 2008.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Weyrich (24 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Relié ‏ : ‎ 245 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2874896551
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2874896552
• Poids de l’article ‏ : ‎ 327 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2 x 20.5 cm






















<” Neige sur Liège, de Patrick Dupuis et Agnès Dumont”>

 

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Thriller | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

L’ombre de la nuit, de Marco Pianelli

Marchant seul sur une route de l’Ardèche, de nuit et sous la pluie, Paco Sabian brave le froid, Une femme retraçant le chemin sur lequel son fils a disparu il y a cinq ans s’arrête et, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi, le prend en charge. Paco est du genre taiseux, pourtant, cette femme se sent étrangement en sécurité avec lui. Devant son air pitoyable de vagabond, elle le ramène chez elle afin qu’il se réchauffe et se sèche. La seule confession qu’il lui ait faite, est que celui qui l’attend ne sait pas quand il viendra… Pour rompre le silence, elle lui raconte la disparition inexpliquée de Nicolas, à seulement 17 ans. Paco décide de tenter de l’aider à comprendre. Une décision lourde, car elle va réveiller des souvenirs, ouvrir la boite de Pandore, déclencher des hostilités que nul ne souhaitait.

Paco Sabian n’a laissé aucune trace, jamais. Cet homme au regard franc, au contact rassurant sait se faire accepter tout en restant une énigme pour tous. En effet, il est capable de du meilleur autant que du pire, même de faire accepter l’inacceptable à un flic, sans apparaître sur aucun fichier ! On le sait vivant lorsqu’il est présent, mais est passé sous tous les radars des document administratifs. Il est serviable pour les causes qu’il pense justes, mais plus redoutable qu’un crotale avec ses ennemis. De plus Paco est très au fait des arcanes de la justice, connaisseur des méthodes des voyous et très fin psychologue. Pour tous, il est un mystère qui ne souhaite qu’une chose, le rester. Paco est ce genre de type dont on aimerait se faire un ami, alors que pour lui tout n’est qu’une étape sur son chemin. Tous le savent, Paco partira aussi discrètement qu’il est arrivé, laissant le soin de faire le ménage à ceux qui restent.


Marco Pianelli signe ici un polar totalement addictif, du grand art ! Son personnage sorti de nulle part, sous des airs de vagabond, cache un dur à cuire, peut-être sorti des forces spéciales, bien que rien ne permette de le vérifier. Paco cultive l’art de l’invisibilité, sauf lorsqu’on lui cherche des noises. C’est un polard qui à le talent de rebondir tout le temps, où le crime devient presque justice, d’ailleurs, quelque part ça doit l’être puisque le lecteur se surprend à l’espérer ! L’auteur réalise la performance d’allier des méthodes de gangster avec le travail des forces de l’ordre. Paco, en justicier, met sa science au service de la justice. On ne croit pas qu’il puisse exister, on souhaite le voir disparaître s’il se fâche, puis n’existe plus que dans le souvenir ; c’est ainsi que passent les ombres.
Je n’ai pas retrouvé d’autre livre de Marco Pianelli, mais j’ose espérer qu’il continuera de faire vivre l’ombre de la nuit dans de nouvelles aventures. Et s’il s’agit d’un premier roman, saluons ce talent de conteur capable de nous conduire là où nul ne pensait aller, même dans ses pires cauchemars !

Présentation de l’éditeur

Il fait nuit. Paco Sabian marche sur une route d’Ardèche. Il pleut, le froid s’immisce et glace ses os, la lune n’est pas prête à céder sa place. Une voiture s’arrête à cette heure incongrue. Une femme seule au volant. Une mère qui retrace le chemin sur lequel son fils a disparu il y a tout juste cinq ans. Depuis, plus rien. Paco, est un ténébreux, un taiseux qui traîne la fatalité, comme d’autres leur ombre. Qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Dans son costume de vagabond, il semble poursuivre un but connu de lui seul. Et quand sur son parcours, il croise le Mal, il ne se détourne pas, il ne ferme pas les yeux. Il fait face et l’affronte. Finalement peu importe son nom et pourquoi il passait par là. Paco prend la forme du destin, le dernier recours de ceux qui, sans lui, n’avaient aucune chance d’obtenir justice.

Un peu de l’auteur

Il s’appelle Marco Pianelli en hommage à une grand-mère corse, probable inspiratrice de son goût de la lecture. Après des études littéraires, il part à l’étranger en Europe Centrale, où il devient enseignant. De cette période, il gardé une saveur fictionnelle d’être l’inconnu dans un milieu, suscitant le doute, l’intérêt, la méfiance, et parfois la menace. Depuis son retour il pratique avec assiduité les sports de combat et la littérature. L’Ombre de la nuit est son premier roman.

Source photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal (25 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 256 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221408
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221400
• Poids de l’article ‏ : ‎ 320 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2.1 x 21 cm








<” L’ombre de la nuit, de Marco Pianelli”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les buveurs de ciel, de Patrick Breuzé

Victime d’un accident, une chute en montagne, Henry Payen d’Orville est tenu au repos. Son plaisir est de retrouver ses amis au bistrot, afin d’écluser des verres en se racontant des histoires. Ils sont tous des désœuvrés, épuisant le temps à se donner l’illusion de vivre. Henry, fils de soyeux lyonnais, est artiste peintre. Mis à l’écart par sa famille, il occupe la maison de la famille au bas de la montagne. Ils découvrent un matin que le café a changé de tenancier. Un Francky est apparu avec un regard qui ne plait pas vraiment au petit groupe. Francky hausse vite le ton, ne veut plus des ardoises, se montre presque agressif. Avec lui, une jeune femme est apparue, discrète et jolie, Lili est un ornement au bout du zinc. Henry à la finesse de remarque que Lili est blessée par la vie. Lili, aux ordres de Francky, prend tout de même la liberté de raccompagner Henry, avec son fauteuil roulant, jusque chez lui un soir de pluie… Là, s’ouvre devant elle un univers dont elle ignorait tout, la maison est superbe ! Entre eux une amitié se noue rapidement, jusqu’à devenir amants. Lorsque Francky sort son jeu, voulant transformer radicalement le café en salle de jeux avec ses actionnaire peu recommandables, rien ne va plus. Lili devient l’enjeu entre Henry et Francky. Un enjeu qui fera basculer tout ce petit monde dans le drame. L’amour sera-t-il assez fort pour affronter les visées des voyous ?

Ils sont tous des éclopés de la vie, réfugiés dans les souvenirs qu’ils ressassent entre deux verres de vin. Le changement de propriétaire, aussi soudain que louche, perturbe leurs habitudes qui étaient la colonne vertébrale les tenant encore debout. Tous retraité, veufs ou célibataires, le café faisait figure de famille. Ensemble, ils se donnent l’espoir d’être encore vivants, toujours de ce monde alors que la vie ne va plus tarder à les fuir. Dans le vin, ils trouvent la force de dire les mots qu’ils n’oseraient pas prononcer autrement, par pudeur, parce que cela ne se fait pas. En montagne, on serre les dents, on avance sans jamais se plaindre, l’intime devient vite aveu de faiblesse dont chacun veut se garder. Puis il y a Lili, qui pour rendre service, car sa nature est généreuse d’offrir se qu’elle n’a jamais eu pour elle, s’offre d’aider Henry à rentrer chez lui par le chemin boueux menant à sa maison. L’amitié entre les deux éclopés, va faire naître pour eux deux la perspective d’un possible lendemain. Cependant, ne se trompent-ils pas ? Depuis son fauteuil roulant, vouloir être aimé d’une jeune femme de trente ans semble presque une illusion à Henry. De son côté, Lili se demande si elle cherche le confort d’un toit et la chaleur de l’autre, ou s’il est vraiment envisageable d’aimer quelqu’un sans rien attendre d’autre que d’être ensemble ?


Patrick Breuzé nous offre un roman plein de poésie, touchant et délicieux à lire, malgré la violente tempête qui secoue le groupe d’amis. Meublé de personnages hauts en couleurs, il émane de ce roman une grande tendresse née de l’amitié entre copains de toujours, que la désespérance, ou le sentiment de n’avoir pas eu la chance de vire une autre vie, réunit au bistrot où l’on peut parler sans fin tout en ne disant rien, par un excès de pudeur propre ruraux. Puis, parmi eux, il y a la Banquise. C’est un géant, enfant du pays qui fut marin, épris de poésie et de Rimbaud, qui sait conter des histoires sentant bon le vrai. La Banquise sait aussi remettre à leur place les importuns s’il en survient un. Le Francky récemment débarqué est de ceux-là ! Les meilleures histoires de la Banquise n’auraient pu imaginer le drame en devenir, né de la suspicion, de la jalousie et de l’appât du gain.

Présentation de l’éditeur

Quand les passions couvent sous la neige d’une vallée alpine Condamné au repos après un accident de montagne, Henri Payen d’Orville, artiste peintre et fils de riches soyeux lyonnais, a ses habitudes au café du village d’une vallée savoyarde, parmi les vieux du pays dont le plus tonitruant, surnommé la Banquise, s’enivre d’alcool autant que de poésie.
Lorsque le café est vendu, le nouveau patron, Francky, indélicat et hâbleur, s’aliène la clientèle, mais sa serveuse, Lili, aussi douce qu’il est brutal, sait regagner les cœurs.
Blessée par la vie, Lili se sent une proximité avec Henri, qui désespère de sa guérison. Cependant, quand elle accepte l’offre du convalescent de venir chez lui quelques heures chaque jour pour l’aider dans son quotidien, Francky y voit une trahison. Sommée de prendre parti, Lili va devenir l’enjeu d’une rivalité qui fera basculer les uns et les autres dans la tragédie…


Un peu de l’auteur

Patrick Breuzé est un journaliste et écrivain français, spécialiste du roman de montagne.
Après un bac littéraire passé au lycée de Saint-Cyr-l’École, il fréquente la faculté de Droit de Sceaux puis l’École supérieure de journalisme de Paris et le futur Institut pratique du journalisme de Paris, deux écoles dont il sera diplômé.
Encore étudiant, il commence à écrire régulièrement dans la presse régionale “Les Nouvelles de Versailles” notamment. Puis est engagé à La République du Centre à Orléans, collabore parallèlement à de nombreuses autres revues et organes de presse parisiens et étrangers, fréquente la presse médicale, crée et dirige des journaux pour médecins, pharmaciens et professions de santé.
Dans le même temps, Patrick Breuzé s’intéresse à l’enseignement du journalisme : à l’Institut Pratique de journalisme tout d’abord puis parallèlement à SciencesCom à Nantes où lui sera décerné en 2005 un Doctorat honoris causa.
Un changement de vie l’a conduit à quitter Paris pour s’installer à Samoëns en 1995, village-station de Haute-Savoie.
De 1992 à 1998, il écrit des pièces de théâtre puis ses premières nouvelles. L’une d’elle remporte le Prix de la Nouvelle de Bonneville.
À la suite, il publie “La Vallée des Loups” (2002), un recueil de nouvelles qui ne cessera d’être réédité depuis lors. Suivra ensuite une œuvre entièrement consacrée, à ce jour, à la montagne, à ses habitants, à la psychologie de ceux que l’on appelle les taiseux, aux drames humains et aux destins souvent inattendus qui jalonnent les siècles.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (13 octobre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 336 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702182925
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702182925
• Poids de l’article ‏ : ‎ 463 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15.3 x 2.4 x 23.5 cm








<” Les buveurs de ciel, de Patrick Breuzé”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Romans contemporains, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Stavros sur la route de la soie, de Sophia Mavroudis

Derrière la carte postale des vacances au soleil, il y a la réalité de tous les jours. La Grèce cherche à se reconstruire après sa faillite retentissante et, les sacrifices immenses que la population doit consentir. Le commissaire Stavros Nikopolidis est chargé d’élucider le meurtre d’un ressortissants chinois, monsieur Lee. L’affaire est d’autant plus sensible que l’homme d’affaire était proche du pouvoir, faisait de grand investissement, quitte à prendre quelque liberté, parfois. Son équipe parvient lentement à décortiquer les dessous de cet assassinat. Plusieurs personnes sont mouillées, dont des grecs qui servaient les intérêts de monsieur Lee. Cependant, plus il avance en marchant sur des œufs, Stavros peine à trouver le coupable. Une bonne partie des éléments dont il a besoin se cachent en chine, hors d’atteinte…. D’autre part, la très belle Yi Ho, vice-présidente de la société de monsieur Lee, semble avoir des accointances avec l’ambassade de Chine, donc proche du pouvoir. Lorsque l’enquête semble vouloir avancer, des exécutions freinent l’investigation. Un banquier et un journaliste assassinés démontrent l’implication au plus haut niveau des protagonistes du meurtre de Lee. Le terrain est consciencieusement miné, Stavros devra frôler l’incident diplomatique pour résoudre son enquête.

Sophia Mavroudis met le commissaire Nikopolidis en danger. Les intérêts chinois sont protégés par le gouvernement grec, autant que par la Chine. Pour Stavros et son équipe, s’il y a meurtre, il a y un coupable qui doit payer à hauteur de son forfait. Peu impressionnés par les arcanes du pouvoir, Stavros et son équipe se donne à fond dans la recherche de la vérité. Entre la rigueur implacable de la Chine et la volonté de dénouer une affaire tentaculaire, il y a un choc culturel. La belle Yi Ho, au parcours professionnel impressionnant, apparaît être bien plus que ce qu’elle est sensée être, mais avec toujours une longueur d’avance, elle reste intouchable. Les enquêteurs de la Crim’ devront outrepasser les bonnes pratiques, s’affranchir un peu de l’éthique, pour trouver des éléments permettant de donner une explication au meurtre de Lee, mais aussi des autres victimes. Si les preuves disparaissent, c’est sans compter sur le pouvoir de dissimulation grec. Seul un natif de la Grèce peut trouver les cachettes ancestrales,


Sophia Mavroudis signe un roman implacable, où la puissance chinoise avance à coup d’investissement grandioses afin d’enrichir encore plus la Chine. Les investisseurs chinois œuvrent pour leur pays. Cependant, tous n’ont pas pour seule ambition de grandir un pouvoir central qui peut à tous instant les réduire à rien. La nature humaine est ainsi faite que le goût du pouvoir et de l’argent se partage peu. Certains voulant se prémunir, cherchent à mettre hors de Chine de quoi s’affranchir en cas de besoin. Le processus mis en place pour y parvenir est complexe, demande des complicités d’un haut niveau. Entre la haute voltige des capitaux et les coupes franches des maillons faibles, il reste un chemin parsemé de cadavres. Ici, on exécute avec aussi peu de sentiment, qu’on sait sourire en serrant des mains. Si l’argent n’a pas d’odeur, il laisse derrière lui une couleur rouge sang. Stavros sur la route de la soie, c’est une enquête de la criminelle, autant qu’une étude sociopolitique. Un roman où il y a certes des coupables, mais que nul n’est en mesure de solutionner totalement. Les intérêts en jeux dépassent de loin l’élimination d’une branche pourrie. L’indépendance de la justice se trouve vite confrontée à la raison d’état qui prédomine quoi qu’en pense la politique menée.

Présentation de l’éditeur

Juin 2020. En plein centre d’Athènes, le corps d’un homme d’affaires chinois est retrouvé écrasé au pied d’un hôtel en construction. Le commissaire Stavros Nikopolidis est chargé d’enquêter sur le meurtre de ce monsieur Lee, un des principaux investisseurs chinois en Grèce. Ses pérégrinations, très loin d’une simple enquête de routine, vont le conduire rapidement vers la séduisante Yi Ho, vice-présidente de la société de monsieur Lee, qui semble se mouvoir avec beaucoup d’aisance dans les milieux opaques du transport maritime, de l’immobilier et de la politique. Les meurtres successifs d’un banquier et d’un journaliste vont plonger Stavros dans les méandres d’un vaste complot politico-financier qui va s’avérer être un des cocktails les plus explosifs dans une Grèce de l’après crise, ouverte à toutes les convoitises, et où tous les coups sont permis…

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Sophia Mavroudis est gréco-française. Elle est née en 1965 à Casablanca et a grandi en Grèce. Elle en a gardé le goût immodéré des cieux bleus, des oliviers et des cyprès de la Méditerranée. Elle est docteur en sciences politiques, a enseigné les relations internationales, et a travaillé dans la haute fonction publique et internationale. Après avoir arpenté pendant des années les zones de conflits en Europe et dans ses confins, passionnée de lecture, d’écriture et de musique depuis l’enfance, elle plonge désormais de l’autre côté de l’Histoire, dans l’intimité des personnages et des sociétés.

« Il s’agit avant tout de la Grèce éternelle, de celle des philosophes et des poètes… De la Grèce fière de sa culture, de sa cuisine, de sa musique… De la Grèce que les dieux ont abandonnée, que la troïka bruxelloise a outragée, brisée, martyrisée… De la Grèce qui, par-delà son épuisement, reste fidèle à l’humanisme… Stavros c’est tout cela et bien d’autres choses ! » Le Rayon Polar.

Loin du Sea, Sand, Sex and Sun, Sophia Mavroudis poursuit son analyse de la Grèce d’aujourd’hui autour des enquêtes du commissaire Stavros Nikopolidis. Ce roman noir sur l’avancée chinoise en Grèce, et en Europe, est le 3ème volet d’une série. Après Stavros qui traite d’archéologie, d’histoire et de mémoire sur fond de trafics d’œuvres d’art, et Stavros contre Goliath qui aborde la question des relations gréco-turques et de la sécurité de l’Europe sur fond de crise des migrants et de terrorisme à la frontière sud de l’Union, ce nouveau roman est tiré d’une histoire vraie mais largement romancée avec un commissaire Stavros Nikopolidis survolté par des mois de confinement et exaspéré par les soubresauts de son pays en pleine reconstruction.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal (25 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 260 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221394
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221394
• Poids de l’article ‏ : ‎ 300 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 2.4 x 19.5 cm






<” Stavros sur la route de la soie, de Sophia Mavroudis”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Voyages | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Grenailles errantes, de Bruno Marée

Partout, tout le temps, il est de ces instants fugaces ouvrant sur un autre monde. Alors que l’on ne s’y attend absolument pas, un détail nous offre de voir d’une autre manière ce qui nous entoure, un sentiment, ou un simple point de vue. Ce peut être à la fois chargé d’espoir, le révélateur engageant dans l’action pour rompre la routine, l’annonce d’une désillusion en devenir, autant de grenailles de vie roulant autour de nous et parfois agitant notre perception. Grenailles errantes racontent ces instantanés capables, malgré l’insignifiance les caractérisant, de frapper fort. Si elles ne déclenchent pas de tsunami, elles s’ancrent parfois profondément dans le souvenir comme autant de petits bonheurs, ou prenant le goût de l’amertume d’un espoir déçu. Elles roulent à notre côté, mais il arrive qu’elles nous fassent glisser vers un improbable devenu réalité.

Bruno Marée raconte au travers de ses nouvelles l’aventure des petits éclairs pouvant frapper fort. Il démontre que nul n’est à l’abri d’un rien capable de faire un tout. Les grenailles errantes, tourneboulant autour de nous, ont la compétence d’ouvrir une fenêtre pouvant amener cet imprévu faisant le sel de la vie, ou son poivre… Ce sont autant de promenades dans la nature, d’occasions de partage, de déambulations dans les méandres de l’esprit pour mieux ancrer les souvenirs, que d’occasions à saisir. Avec Bruno Marée, le lecteur est assuré de faire une promenade vers l’inattendu, avec tous les risques que cela comporte !

Pour le commander cliquez le lien ICI https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100121220

Présentation de l’éditeur

Elles sont bringuebalées par les hasards de la vie, par des rencontres improbables, par des doutes salutaires, par le souffle d’un vent inattendu, redouté ou inespéré. Elles roulent sur leur chemin, se bousculent parfois, s’incrustent ou s’envolent ou se perdent dans les fossés des bas-côtés. Elles s’agitent souvent et laissent apparaitre leurs hésitations, leurs forces et leurs faiblesses. Un jour ou l’autre, nous sommes tous des « grenailles errantes »…

Un peu de l’auteur

Source photo Service du livre

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Quadrature (30 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 142 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2931080144
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2931080146
• Poids de l’article ‏ : ‎ 210 g

Pour la Belgique et tous les autres pays (France comprise), vous pouvez acheter nos livres en ligne sur http://quadrature.i6doc.com , sous forme imprimée ou sous forme numérique (ebook). Cliquez sur « Commander sur i6doc.com » à partir de la page du livre qui vous intéresse.
Vous pouvez aussi commander nos livres via les principaux sites de vente en ligne.
Quadrature ne peut cependant être tenue pour responsable des délais de livraison qui, en fonction du site choisi, peuvent parfois être assez longs. Nous vous signalons que le site Amazon.fr renseigne le plus souvent (et erronément) que nos livres sont en rupture de stock






<” Grenailles errantes, de Bruno Marée”>

Publié dans Achat livre, Livres, Recueils de nouvelles, Voyages | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Va manger tes morts, de Pascal Martin

Aimer à la folie, à la vie, à la mort !

Alors que Rio dîne tranquillement, une jeune femme se lève et flingue le type avec qui elle était attablée. Elle s’appelle Romane, c’est une gitane pur jus, pour qui vivre et mourir relève d’une même équation. Aussi, après avoir accompli son geste radical, trouve-t-elle tout naturel de sortir avec le sourire, en prenant Rio en otage. Pourquoi lui ? Simplement parce qu’il est touchant. Contre l’avis de Rio, Romane s’installe chez lui. Rio, enquêteur pour les compagnies d’assurance a toujours été rigoureusement honnête, droit dans ses bottes, aussi il se surprend à ne pas la dénoncer. La cohabitation avec cette volcanique jeune femme lui offre un regard nouveau sur la vie. Pour Rio, le vent de liberté que Romane amène est un bol d’oxygène sur une vie trop rangée… Un tel meurtre déchaîne la presse, un portrait-robot de Romane apporte un premier nuage. Suite au second assassinat en pleine rue d’un gitan qui filait Rio, le couple doit prendre la fuite. Avec romane, une cavale est une aventure bien rodée, elle semble avoir toujours une longueur d’avance. Rio découvre peu à peu qui est vraiment Romane, capable d’aimer à perdre haleine juste après avoir abattu un type de sang-froid. Rio décide de vire enfin pleinement dans le quoi qu’il en coûte de Romane, et l’ardoise risque d’être exorbitante !

Avec Pascal Martin, ça flingue vite, ça va vite et ça aime avec furie. Il nous plonge dans un univers dont on entend parler, mais qui nous échappe. Le monde le gens du voyage venus des pays de l’est, vivant presque en autarcie dans leurs campements, bien qu’ils aient des liens fort avec la société civile traditionnelle. Romane qui a beaucoup roulé sa bosse malgré sa jeunesse, est parfaitement à l’aise avec la nature. Habituée à ne pas se faire remarquer, leur fuite devient un road trip sanglant. Afin de financer leur escapade, Romane en profite pour apurer quelque compte ayant parsemés sa jeunesse. Une fuite en avant, toujours plus onéreuse, mais que Rio fait sienne tant sa fascination pour romane le tient. Pour elle, rio ira jusqu’au bout.


Un roman qui fouette entre l’hémoglobine et les éclats de rire de Romane. Elle a beaucoup subi, beaucoup donné, maintenant elle profite de cette cavale pour relever les compteurs. Capable d’aimer dans un vent de folie, elle flingue sans l’ombre d’une émotion. Un paradoxe aussi étrange qu’il intrigue et séduit Rio. Ensemble, ils iront jusqu’au bout d’un bout dont ils ne savent rien. Derrière eux, outre les forces de l’ordre, il y a une armée de gitans qui les traque. Les premiers pour les coffrer, les second afin de leur présenter la facture pour les membres du clan ayant été abattus et la trahison des valeurs de la communauté. La marge de Manœuvre est étroite et se restreint rapidement vers un final qui est un pied de nez à tous…

Présentation de l’éditeur

Elle s’appelle Romane, elle est Gitane. Dans cette brasserie parisienne, elle vient de flinguer un sale type d’une balle en pleine tête. Lui, c’est Rio, il venait juste de prendre sa défense face aux gifles de ce mec. C’est là qu’elle l’a pris en otage, enfin presque… Et que tout a commencé ! Il est enquêteur pour les assurances. Elle, elle se débrouille comme elle peut… Et plutôt bien. Mais quand le temps vire à l’orage, ils décident ensemble de décamper au plus vite… Elle est jeune, belle, insouciante. Elle a la rage de vivre, là, tout de suite… Lui, pour la première fois de sa vie, il n’a plus qu’une envie, exister et la suivre…

Un peu de l’auteur

Pascal Martin nous a malheureusement quittés il y a peu. En ultime clin d’œil il nous a laissé ce roman. Un polar noir, dur et sanglant mais tellement réjouissant ! Un dernier road movie… Une histoire d’amour comme il n’en existe pas, une dernière folie, un dernier pied de nez… Un superbe roman noir comme un cri d’espoir et de liberté, un dernier pour la route ! Merci Pascal.

Source photo Babelio 


Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (25 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 232 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221386
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221387
• Poids de l’article ‏ : ‎ 220 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 1.9 x 19.5 cm






< Va manger tes morts, de Pascal Martin”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Pour seul pardon, de Thierry Brun

Thomas Asano s’est réfugié dans un coin paumé des Vosges. La vie y est dure, mais Thomas en a vu d’autres… Anicien voyou, ancien militaire, ancien tout, il loue ses bras comme homme à tout faire, cultivant le souvenir d’un amour perdu. En liberté conditionnelle, il serre les fesses, se fait discret. Il n’hésite pas cependant à prendre des risques en chassant, ou plutôt en braconnant pour le compte de son patron. Son seul souhait désormais est de se tenir loin de la violence des hommes. La chasse, son aventure avec Elise, la fille de son patron, suffisent à son bonheur. Puis, le fragile équilibre vacille ! Le père d’Elise est entré en possession d’un chargement de cocaïne trouvé dans un camion accidenté au bord des bois. Rapidement, un ballet de grosses berline venu d’on ne sait où tourne dans le coin. A bord des voiture, Thomas devine vite que des hommes de main cherchent la drogue. La gendarmerie commence à peine à s’étonner de ce manège, que les ennuis pressentis par Thomas arrivent. Le passé de thomas lui saute vite à la figure. Pour sauver Elise, il doit se faire violence et reprendre du service…

Thierry Brun montre à quel point il est difficile de quitter sa culture. Thomas Asano a été formaté pour les armes, pour agir sans état d’âme. La vie au grand air et le calme qu’il recherche ne l’empêche pas de trouver presque normal de reprendre le combat. D’autant plus qu’il a un avantage sur les forces de l’ordre. Sa perception de la forêt, son habitude de traquer le gibier et, la parfaite connaissance de la manière de faire des voyous. Cependant, il met tout en œuvre pour se tenir aussi longtemps que possible loin de l’agitation. Lorsque le sang commence à se répandre, que la vie d’Elise est menacée, Thomas prend son arme et se lance sur les traces des tueurs pour un ultime combat. Elise mérite bien qu’il risque sa conditionnelle !


Un roman qui claque, laissant un arrière-goût de malaise. Thomas réussi à se refaire une santé, loin de la violence des armes. Il trouve un début de bonheur ave Elise, mais la connerie de son patron le contraint de replonger dans ce dont il ne voulait plus. Mais qui d’autre que lui peut comprendre jusqu’où les trafiquants peuvent aller pour retrouver leur bien ? C’était d’autant plus bête, que l’entrepreneur en BTP n’a pas le réseau pour revendre la came ! Le père d’Elise a pensé un instant pouvoir se faire un bon profit sur le dos de la mafia, sans prévoir qu’il y aurait des sanctions. De la part du milieu, la sentence n’a pas de juste milieu, C’est une lutte à mort qui s’engage.

Présentation de l’éditeur

Thomas Asano a trouvé refuge dans une petite ville nichée au pied des Vosges. Ici, la vie y est âpre. Homme à tout faire, il a la réputation d’être travailleur et bon chasseur. Il est surtout décidé à se faire oublier : il a connu Sarajevo et la prison. En liberté conditionnelle, c’est un homme brisé par la culpabilité qui tente de se reconstruire. Son seul souhait, ne plus laisser la violence le submerger. Une vie simple au plus près des forêts, en harmonie avec la nature, traquer le sanglier, faire l’amour à Élise, la fille du patron. Mais, chaque jour il envoie des messages à la femme qui l’a quitté. Celle qui le visite dans ses rêves, celle à qui il parle encore quand les nuits sont trop longues. Pourtant quand le père d’Élise se retrouve en possession d’une livraison de cocaïne qui ne lui est pas destinée, le passé d’Asano le rattrape. Cet homme simple et discret n’a désormais plus le choix. Il redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un homme de guerre. C’est le prix à payer pour protéger Élise.

Un peu de l’auteur

Thierry Brun a vu le jour sur les routes de France et non dans une ville comme tout le monde. Après une enfance bercée par des déménagements multiples, de Paris aux escales dans les ports marchands, il installe ses quartiers en banlieue parisienne et se lance dans la vie active.

S’ensuit un parcours professionnel atypique, entre Palais Brongniart et voyages au long court. Il découvre Salinger, Djian, et les polardeux de tous poils.

Thierry Brun aime contester la normalité et déranger les consciences.

Source photo Babelio 


Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (25 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 200 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221319
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221318
• Poids de l’article ‏ : ‎ 210 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 1.6 x 19.5 cm






< Pour seul pardon, de Thierry Brun”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Polars, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

La source maudite, de Florence Roche

Juliette perd sa meilleure amis, capturée et noyée par la Bérane : un monstre de la rivière qui selon la légende capture les mécréants. Devenue adulte, elle cherche à comprendre, car elle ne croit pas à cette fable qui terrorise le village.

Juliette, mal aimée de ses parents a toujours su trouver de l’affection auprès de son oncle dont elle est très proche. Lui, ancien résistant, organise des réunions chaque semaine avec ses amis de toujours, également anciens maquisards, pour parler du bon vieux temps. Cependant, il semble que le quatuor cache un secret de leur jeunesse. Une vieille histoire qui les lie autant qu’elle les hante, chaque jour un peu plus. Les difficultés financières de l’un d’entre eux met à mal le fragile équilibre durant depuis plus de 20 ans. Alors que la Bérane sort de nouveau ses griffes, un jeune inspecteur de police décide de comprendre quels mystères se cachent dans la rivière. S’il existe un monstre, il le trouvera !

Florence Roche emmène son lecteur dans la mythologie propre aux petits villages vivants en retrait de l’agitation des villes. Pour expliquer, voire justifier l’inexplicable, l’imaginaire s’invente des explications se transmettant au long des générations. La Bérane est de ces contes perdurant depuis la nuit des temps. Elle effraye autant qu’elle rassure, car si elle tue sans pitié, la Bérane sait aussi se faire arrangeante, parfois. Juliette, qui comme son oncle ne pense pas un seul instant que ces fariboles aient une once de vérité attire contre elle la colère de son village. Elle devient pour tous le vecteur qui pousse le monstre à sévir. Ses parents l’envoient en pension loin du village afin de calmer la vindicte la menaçant. Une fois adulte, les hasards de la vie vont la ramener affronter les villageois furieux de son retour. Cependant, il est de jeunes hommes qui voudraient bien faire de Juliette leur femme. Entre amours naissants et animosité, Juliette décide de tenir bon pour découvrir la vérité de ce qui lui semble vite plus une justification complaisante qu’une véritable menace. Le danger est peut-être ailleurs, non au fond de la rivière, mais à l’air libre…


Florence Roche signe ici un roman terroir, mais aussi un thriller dans les méandres des traditions comme savent en inventer les provinces. Pour donner une explication, justifier l’inconnu, il est parfois plus facile d’invoquer le diable que de creuser se qui pourrait déranger l’ordre des choses, gage apparent de sécurité. Dans son roman, Florence Roche mêle le mythe et le secret, créant une atmosphère de thriller dans ce petit village rural du Périgord. Nul ne souhaite en parler, sinon sous couvert du monstre, en se signant de crainte de l’invoquer. La Bérane est devenue la justification qui soude les habitants dans le silence. Pourtant, comme débarqué dans un jeu de quille, un jeune inspecteur de police veut, avec l’aide de Juliette, comprendre l’origine du phantasme meurtrier plombant l’ambiance de tous.

Présentation de l’éditeur

Juliette perd sa meilleure amie puis son oncle, victimes, selon la légende, de la Bérane, une bête qui noie dans la rivière tous ceux qui la défient. Refusant d’y croire, elle va enquêter et s’intéresser au passé trouble de son oncle dans la Résistance.
A Montpeyroux, la légende de la Bérane, ce monstre qui noie dans la rivière tous ceux qui le défient, terrifie les villageois. En 1956, Juliette, douze ans, perd sa meilleure amie dans le gour, là où sévit la bête. Mais comme Victor, son oncle, un ancien résistant, elle est persuadée que le monstre n’existe pas.
Seize ans ont passé et, quand la Bérane frappe de nouveau, Juliette décide d’enquêter pour découvrir la vérité. Elle se plonge dans l’histoire du village, remonte aux drames obscurs de la Résistance et à des mystères plus anciens. Mais toute vérité est-elle bonne à révéler ? A fouiller dans les secrets enfouis de chacun, Juliette risque de se blesser. Et d’éveiller la colère du monstre aux aguets…

Un roman captivant, qui nous entraîne dans la beauté des paysages du Périgord.

Un peu de l’auteur

Née au Puy-en-Velay (Haute-Loire) en 1972, Florence Roche a fait des études d’Histoire à la Faculté de Saint-Étienne. Elle enseigne actuellement au collège Lafayette au Puy-en-Velay. Elle vit à Saint-Julien Chapteuil et partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et sa famille (mariée, trois filles). Florence Roche a notamment publié L’Honneur des Bories, La Réfugiée du domaine et, aux Presses de la Cité, Les Parfums d’Iris, L’Héritière des anges, Le Pensionnat de Catherine et L’Orpheline des Sœurs de la Charité.

Source photo FB

Peut être une image de Florence Roche Romancière

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (7 octobre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 288 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 225819444X
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258194441
• Poids de l’article ‏ : ‎ 386 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 2.5 x 22.6 cm



< La source maudite, de Florence Roche”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Feu de joie, de Pierre Petit

Dans les années 80, un jeune couple s’enfonce dans les bois pour pêcher des écrevisses. Après une nuit sur place, ils partent placer les balances chargées d’appâts. Stéphane et Isabelle ne savent pas qu’ils ont été suivis par un jeune homme fou amoureux d’Isabelle. Ce dernier, jaloux et revanchard, il médite sa vengeance avant se sauver discrètement avant le retour du couple. L’été ayant séché les sous-bois durant des mois est propice aux incendies et, un feu gagne vite la végétation, embrase les pins pour enclencher un feu de forêt. Stéphane remarque le premier ce départ de feu. Il tente de rentrer au campement, mais vite débordé par l’avancée fulgurante de l’incendie, il doit se réfugier en aval de la rivière. Il n’a alors aucune idée d’où ce trouve Isabelle, ni si elle a pu trouver à se mettre en lieu sûr. La caserne des pompiers sonne le rappel des hommes pour combattre ce feu qui ravage désormais la région, menace les hameaux nichés sur les collines.

Stéphane est de moins en moins certain d’avoir éteint son feu du petit déjeuner. Il ressent une grosse responsabilité dans ce drame. Et qui est l’étrange vieille femme, vivant entre ses chèvres et un vieux château fort en ruine, qui a recueilli Isabelle ? Qui est le vrai responsable de cet incendie ?

Pierre Petit nous entraîne au cœur de l’action de ceux, qui chaque année, doivent lutter contre les feux de forêt. Les moyens humains semblent dérisoires face à la violence et la rapide progression de ces incendies. Sur un fond d’amours naissants et d’amour déçu, l’auteur nous fait vivre la réalité du terrain. Les feux de forêt, on en entend parler aux informations, mais s’ils sont fréquents et dévastateurs, peu de monde les vit de près. Avec Pierre Petit on entre dans le vif du sujet aux côté des professionnels du feu et des volontaires qui tente d’enrayer les ravages sur la végétation, la faune et les biens de ceux qui vivent à proximité des zones à risque.


C’est un roman choc, un témoignage mettant en avant le courage des hommes du feu. C’est un hommage aux pompiers entrés avec fierté dans la tenue pour servir la société, avec l’élégance de la discrétion. En effet il est rare que l’on parle d’eux, comme il est rare qu’ils en parlent, alors que toujours, jusqu’au péril de leur vie, ils viennent au secours de leurs concitoyens et, de la nature en furie lorsqu’elle menace une région. Instructif, ce roman est aussi une grande histoire d’amour sur un fond de mystère quant à l’origine vrai de cet incendie.

Présentation de l’éditeur

Un jeune couple amoureux, une escapade champêtre en Haute-Loire qui tourne mal quand un incendie – accidentel ? – les sépare.
Un drame sous tension, une course contre la montre pour vaincre le feu… Et le poison de la jalousie…
D’après un authentique fait divers.
Ce petit coin à écrevisses en Haute-Loire est le graal des pêcheurs… C’est là, près de l’Ondoine, rivière nichée au fond d’une gorge escarpée et boisée de pins, que Stéphane et Isabelle s’offrent une parenthèse. Les jeunes gens en profitent pour bivouaquer autour d’un feu de camp. Nature sauvage, pêche miraculeuse, douces étreintes sous les étoiles en cette nuit d’été. Seuls au monde ? C’est ce qu’ils croient…
Tout bascule au petit jour lorsque la forêt s’embrase. Accident, malveillance ou bien sortilège ? Qui est donc cette étrange vieille femme vivant non loin d’un château en ruine ?
Comme le brasier, le mystère grandit…

D’après des faits réels.
Un roman sous tension sur le poison de la jalousie…

Un peu de l’auteur

Pierre Petit est un écrivain, nouvelliste et romancier et vit près du Puy-en-Velay. Il est notamment l’auteur du Secret d’Adèle (Editions des Monts d’Auvergne). Aux Presses de la Cité, il a publié La Folie d’Albert, Le Rêveur et le Brigadier, Le Secret du docteur Favre, La Nuit de l’Orcière et Le Pont des derniers soupirs.

Mathématicien de formation, il a travaillé en tant qu’informaticien pendant quarante ans. Aujourd’hui retraité, il vit en Haute-Loire.

Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.

Son premier roman, “Les filles de la Toussaint” (2005), a reçu, entre autres prix, celui du premier roman policier de la ville de Lens.

Pierre Petit participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.

La plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Source photo Babelio 


Détails sur le produit

  • Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (16 septembre 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 384 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2258194334
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258194335
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 408 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2.7 x 22.5 cm






< Feu de joie, de Pierre Petit”>

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Romans contemporains, Thriller | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les couleurs du destin, de Mireille Pluchard

Au XIXème, à Saint-Martial, village cévenol, le destin incroyable d’une jeune paysanne animée du désir de revanche sur la vie et, découvrir qui elle est vraiment.

Sixtine, rejetée par son père qui lui voue une haine féroce, vit un calvaire. Harassée de travail dès la petite enfance, battue pour des riens, elle rêve d’un ailleurs, d’une autre vie. L’amour qu’elle découvre avec Jean-Baptiste Le Vignal, fils des propriétaires du domaine dans lequel elle vit, l’amitié avec Thémis le berger de la ferme lui font accepter la dureté de cette vie. Parti faire son devoir dans les armées de l’empire, Jean-Baptiste est déclaré décédé. Enceinte des œuvres de son amant, Sixtine est rapidement rejetée par les Le Vignal. Agée de seulement de seize ans, elle décide de partir loin de cet univers de violence, où nul ne la reteint plus, sous le nom de Camille Dhombre qui est le nom de jeune fille de sa mère. Un accident de calèche la blesse sérieusement à la cheville, son conducteur, foudroyé par son charme et sa beauté, décide de la faire soigner chez des amis. Jaume Mercadier, indienneur de talent, s’éprend de Sixtine un peu plus à chacune de ses visites à la jeune femme. Bien que de 20 ans son aîné, Jaume ne peut concevoir de vivre sans elle. Leur union ouvrira la voie à bien des imprévus. Alors que fille-mère elle n’était rien, devenue madame Mercadier, Camille va pouvoir grandir pour obtenir contre toute attente une respectabilité de notable. Une notoriété et une fortune qui lui donneront peut-être la possibilité de prendre sa revanche sur le destin, pourvu qu’elle parvienne à panser les blessures de sa jeunesse qui ne cessent de la hanter, dont elle ne parvient même pas à parler avec son époux.

Mireille Pluchard signe ici une saga familiale époustouflante. Au XIXème, les classes sociales ne se mélangeaient pas. La famille de Jaume Mercadier ne voit pas d’un bon œil l’union contre nature du manufacturier. Le charme et le talent de Camille seront ses seules armes pour affronter les innombrables vexations de sa belle-mère. L’amour qui lie Jaume et Camille est le moteur leur permettant d’avancer malgré tout. L’épidémie de choléra sévissant en Provence, Camille cherche à mettre sa famille en lieu sûr. Elle pense trouver dans les Cévenne un endroit loin de l’agitation et des miasmes de la maladie. La propriété qui lui est proposée par son notaire n’est autre que celle où elle est née ! Camille ne peut résister à cette opportunité de revanche sur le destin. Là, Camille est partagée entre les souvenirs qui lui reviennent et la satisfaction de sa réussite. Pourtant, son retour à Saint-Martial va lui démontrer que la vie réserve des tours tout à fait improbables. Le destin se jouant des certitudes, va ébranler toute la famille pour redistribuer les cartes que l’on pensait figées.

Mireille Pluchard nous offre un superbe roman où sont réunis tous les ingrédients pour animer les sentiments du lecteur. Avec Sixtine-Camille, on est entraînés dans un tourbillon époustouflant. Partie de rien, elle parviendra à s’élever au-delà de sa condition jusqu’à devenir la bienfaitrice de son pire cauchemar ! La haine et l’amour sont proches parents, mais le second l’emporte sur le premier pour avancer et, Camille va le découvrir en revenant là où elle est née. Alors qu’elle pensait ne jamais savoir, ne pouvoir pardonner, Camille-sixtine va se découvrir une nouvelle force pour enfin trouver la paix. Mireille Pluchard nous offre un roman fleuve passionnant qui vous conduira à lire jusque plus tard que de raison.

Présentation de l’éditeur

Au XIXe siècle. De son village cévenol de Saint-Martial au soleil d’Avignon, le destin romanesque de Sixtine, qui va se révéler grâce à l’amour inconditionnel de son mari indienneur. Mais aussi par un puissant désir de revanche sur son passé, et sa quête de vérité quant à ses origines.
Juin 1813. Fuyant le mépris, une jeune fille chemine seule sur les routes, sous une autre identité…
Non loin de ce Rhône qui la fascine, c’est dans une Provence pleine de couleurs que Sixtine trouve refuge. Un riche manufacturier en indiennes, subjugué par son regard d’azur, conquis par son don pour le dessin, fait bientôt d’elle son épouse. Malgré leur différence d’âge, et le passé de la jeune fille…
Des années plus tard, devenue une femme respectée, à la tête des ateliers de la manufacture de son mari, Sixtine décide de revenir dans ses Cévennes natales. Afin de prendre sa revanche sur les riches propriétaires du Souleiadou, elle qui, naïve, s’était imaginée au bras de leur fils héritier ?
Afin de faire aussi toute la lumière sur les ombres de son enfance malaimée ?

Un peu de l’auteur

Mireille Pluchard est une vraie cévenole et vit à Alès depuis toujours. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par ses proches.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une souris d’archives. Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car elle n’aime pas « construire sur le sable ».
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas, elle est l’auteure de plus d’une vingtaine de romans dont Les Dames de la Glycine, Prix Lucien Gachon 2021, De soie et de cendres et Le Choix de Diane. Elle s’impose désormais comme une auteure majeure de la collection Terres de France.

 

 

 

 

 

 

Source photo Lisez.com 

 


Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (2 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 672 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258163781
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258163782
• Poids de l’article ‏ : ‎ 840 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15.5 x 4.2 x 24.1 cm




















< Les couleurs du destin, de Mireille Pluchard”>

 

Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Presse de la Cité, Romans contemporains, Romans historiques | Marqué avec , | Laisser un commentaire