Sois gentil, tue-le de Pascal Thiriet

Totalement dénué de morale, ils voguent jusqu’en enfer pour une rédemption.

Certains conduisent leur vie, d’autre sont conduit par la vie et, Pascal fait partie de cette seconde option. Marin pêcheur, propriétaire de son bateau, Pascal ne sait pas faire de choix. Les événements guident sa vie sans qu’il ne fasse un geste pour y remédier. Pour lui, le choix signifie aller au plus simple. Il ne connait pas les prises de tête qu’entraînent la prise de décision. Un peu en dehors des clous, mais pas trop, il n’a jamais fait parler de lui. Il embauche Murène, une jeune femme marin pêcheur comme lui. Ils deviennent amants, plus incultes qu’idiots, ils vont au plus rapide. Des soucis financiers risquant de toucher Pascal, il s’embarque sur un gros thonier faisant l’Afrique. Là, Pascal gagne bien sa vie, mais s’il fait aussi le voyage du retour il touchera de double ! L’affaire est tentante et, de toute façon, il n’a pas eu le choix : son patron a décidé pour lui… Là, Pascal franchi une limite aussi louangeable que répréhensible. Une lettre de Murène lui arrive avec juste quelques mots lui demandant de venir. Pascal prend son fusil, les chevrotines qu’il lui reste mais qui seront bien suffisantes.

Un roman sauvage, violent et tendre. Pascal Thiriet ne fait pas dans la dentelle, c’est brut de décoffrage, c’est violent dans l’action, tendre dans l’esprit ! On a un pêcheur pour qui la vie n’est qu’une succession d’évidences, et Murène guère plus affranchie que lui. Ensemble ils sont un couple. Murène a un lourd héritage sur le dos. Partie pour le solder, elle fait appel à son compagnon. Elle a besoin de lui. S’il l’aime, se dont Murène ne doute pas un instant, il le fera. Ensuite, ils pourront reprendre la mer, ensemble.

Un livre qui touche par sa tendresse, mais qui choque par sa violence. Puisqu’il ne se posent pas que question, Pascal et Murène franchissent les lignes jaunes sans sourcilier. Ils font ce qui doit être fait, où donc est le problème ? Pascal, patron pêcheur, sans souci, réglant ses traites normalement, va franchir les limites de la morale pour assurer son avenir. Murène qui peine avec un héritage difficile à régler échoue chez Pascal. La mayonnaise prend entre eux. Animés d’une même simplicité de vue, ils feront ce qui doit être fait pour être vraiment libres.

Présentation de l’éditeur

La mer, elle est partout. Et parfois, au milieu, il y a des îles. Pascal et Murène sont des insulaires mais pas de la même île. Lui, c’est une île de l’océan, et elle, une de Méditerranée. Ensemble, ils pêchent sur un chalutier. Le Mort, il s’appelle. Dessus, ballotés par les vagues et les tempêtes, ils vont bien ensemble. Mais à terre, avec leur passé à traîner, c’est pas facile tous les jours… La mer, on dit qu’elle est cruelle mais elle peut être généreuse aussi. La preuve, elle, elle rend toujours les corps. A terre, c’est parfois plus compliqué… Alors quand il reçoit la lettre de Murène, Pascal ne peut l’ignorer. C’est trop tard. Il faut qu’il y aille ! Il sort le fusil, il reste six chevrotines. C’est plus que suffisant…

Un peu de l’auteur

Pascal THIRIET est né au début des années cinquante d’une mère corse et d’un père pied-noir. Il passe une enfance tranquille en banlieue parisienne. C’est après que ça se gâte… puisqu’en soixante-huitard précoce il abandonne très vite ses études, part en stop aux Etats-Unis et au Guatemala où il passe quelques jours en prison pour une raison non encore élucidée à ce jour… Dès son retour, et pêle-mêle, il fabrique des santons, fait des convoyages de bateaux, fonde une communauté proche des situationnistes, travaille dans un garage puis entreprend une carrière de typographe tout en vendant La Cause du Peuple sur les marchés dominicaux… Il a ensuite trois enfants, prépare un Capes et devient prof de maths à Toledo USA. Il lit tout et n’importe quoi, mais sans cesse. Il déteste la chasse mais adore le whisky nippon, canoter sur le lac Michigan ou laisser son voilier filer tout droit autour de la Méditerranée… Il écoute Philip Glass, Moussu T et Monteverdi ! Il va souvent au cinéma mais n’a jamais eu la télé ! Et puis il écrit, beaucoup et tout le temps…

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Détails sur le produit

• Broché : 152 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220886
• ISBN-13 : 978-2377220885
• Dimensions du produit : 19 x 1,3 x 12,5 cm





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Les cicatrices, de Claire Favan

Un roman glaçant, à ne pas mettre dans toutes les mains !

Il y a des types comme ça, qui vivent sans vivre, la tête courbée par le poids des emmerdes qu’il accumulent malgré eux. Chez eux, les choses sont, c’est tout. Ils disent toujours oui, s’attirant de la sorte plus de nuages que d’éclaircies. Owen est ce genre de gars, foncièrement gentil, il ne sait pas se défendre. Vendeur de voiture au civil, plutôt doué dans le genre, il est un looser affectivement. Lassé des avances de Sally, la fille du patron, il a fini par l’épouser avec la bénédiction des parents. Lui, revenu à la vie après une amnésie totale due à une chute non expliquée, se trouvait avoir ainsi une famille. Las, l’épousée a un grain de folie allant croissant avec le temps ! Owen tente de divorcer, mais reste habiter une partie de la maison après le prononcé du divorce, par crainte des menaces de suicide de la dame.

Puis, dans son marasme quotidien, une jeune femme, tombe dans sa vie. Avec elle, Owen découvre ce à quoi ressemble l’amour. La découverte de cadavres va également troubler Owen : des traces ADN le désignent comme coupable potentiel des meurtres. Des crimes ignobles qui rappellent ceux d’un tueur en série, d’une violence rare, recherché depuis longtemps. Le FBI décide d’inculper Owen. Cependant, alors qu’il est en cellule, un autre corps est retrouvé ! Avec un sentiment amer, la police doit le relâcher…

Claire Favan signe ici un roman très noir, ignoble, avec un suspens qui ne cesse de rebondir. Un roman non pas avec une histoire, mais plusieurs, toutes aussi glauques les unes que les autres. Avec Claire Favan, les tueurs sont machiavéliques, froids et ordonnés. Ils élèvent le geste criminel au rang d’œuvre d’art. Tout est orchestré pour coller parfaitement à leur idéal meurtrier en ne laissant aucune trace, jamais ! Pourtant, l’ADN d’Owen est apparu en bouleversant ce que l’on savait du tueur nommé Twice par la police.

Un auteur de roman noir me disait aimer des coupables qu’ils soient vraiment ignobles et leurs crimes horribles. Claire Favan, qui nous offre ici un florilège d’assassins froids et méthodiques dont la perversité le dispute à la cruauté, s’inscrit dans cette logique sans demie mesure. Un livre pour les cœurs solidement accrochés !

Présentation de l’éditeur

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.
En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu’elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.
Mais alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

« Rebondissements et faux-semblants vont vous tenir en haleine tout au long de ce roman brillant. »
Céline Ménard, Espace Culturel Leclerc, Niort

« Sueurs froides, souffle coupé, une plume directe au rythme infernal. »
Le Parisien

Claire Favan travaille dans la finance. Elle est l’autrice, entre autres, de l’inoubliable diptyque composé du Tueur intime (prix VSD du Polar 2010, prix Sang pour Sang Polar 2011) et du Tueur de l’ombre, de Serre-moi fort (prix Griffe noire du meilleur polar français 2016) et, récemment, d’Inexorable. Roman après roman, elle poursuit son exploration des contre-jours de l’humanité.

Un peu de l’auteur

Claire Favan travaille dans la finance. Elle est l’autrice, entre autres, de l’inoubliable diptyque composé du Tueur intime (Prix VSD du Polar 2010, Prix Sang pour Sang Polar 2011) et du Tueur de l’ombre, de Serre-moi fort (Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016) et, récemment, d’Inexorable.

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Détails sur le produit

• Broché : 368 pages
• Editeur : HarperCollins (4 mars 2020)
• Collection : HarperCollins
• Langue : Français
• ISBN-13 : 979-1033904489
• ASIN : B0833XNHB2
• Dimensions du produit : 14 x 2,3 x 20,5 cm






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Le puzzle de Brest, par Yann Le Rest et Pascale Tamalet

Alors que toute la classe regarde les poissons de l’aquarium d’Océanopolis de Brest, un petit objet flottant entre deux eaux sert de jouet à un poisson. Certains y voient un doigt, d’autres cherchent ce que cela peut être… La première pièce d’un puzzle macabre vit de surgir ! Le capitaine Fox est chargé d’enquêter. Le lien entre deux disparitions de membres d’équipage d’un paquebot de croisière et le doigt lui semble une évidence. Pourtant, les preuves sont rares et, peu de témoins fiables pour aider les recherches. Fox met son équipe sous pression car un paquebot de croisière ne reste que peu de temps au mouillage dans un port. D’autres restes humains apparaissent sur la plage, pas tous du même corps. L’affaire dépasse de très loin le simple homicide ! Les indices dont disposent les enquêteurs convergent toujours vers le Sea Paradise qui s’apprête à lever l’ancre.


C’est un polar avec des méchants, très méchants, et les flics. C’est un thriller car le suspense va crescendo jusqu’à donner des sueurs froides. Les horreurs dont sont capables certains n’ayant pas de limites, les auteurs trouvent toujours des arguments pour réjouir les amateurs de sensations fortes. Les auteurs de ce roman n’oublient pas de mettre ça et là des petites touches d’humour et d’amitié pour rendre mieux digestes toutes les horreurs qu’ils nous servent. Lorsqu’il est question de gagner de l’argent facile, les cols blancs et les crapules savent nouer des alliances improbables, mais les histoires d’amour finissent mal, en générale… N’est-ce pas ?


Il est rare de voir un thriller ou un polar se situant en province. Les auteurs les situent plus souvent vers la capitale et la célèbre PJ parisienne. Le puzzle de Brest n’a pourtant ri à envier aux polars du désormais ex 36 quai des orfèvres. Avec Yann Le Rest et Pascale Tamalet on plonge dans du lourd ! Les amateurs de suspense, qui comme moi, aiment que les méchants le soient vraiment et, que les crimes atteignent des sommets dans la perversité trouveront satisfaction dans ce polar. Un polar naviguant brillamment entre genres policier et thriller. Un livre où le suspense monte en puissance au long de l’histoire. L’opération commando à la conclusion reste un grand moment qui, justifierait sûrement au second livre, mais c’est là pure spéculation de ma part.

Présentation de l’éditeur

Un vent de panique s’empare de l’aquarium d’Océanopolis à Brest quand on découvre des restes humains en suspension dans un bassin.
Le capitaine Hadrien Fox, qui commande le commissariat du port, tient une piste intéressante quand il apprend la disparition récente de deux membres de l’équipage du Sea Paradise, un paquebot de croisière retenu à Brest par une avarie. D’autant plus qu’un clochard affirme avoir vu des hommes en combinaison noire porter deux sacs assez grands pour contenir des macchabées près du bureau des Affaires maritimes.
Mais s’il y a un lien entre les deux affaires, comment des morceaux de cadavre ont-ils pu se retrouver dans l’aquarium d’Océanopolis ?
Pour trouver la réponse, Hadrien Fox va devoir plonger en eaux troubles au cœur d’un trafic terrifiant qui mettra en émoi les plus hautes autorités…

Un peu des auteurs

Sous le pseudonyme de Yann Le Rest se cache une romancière chevronnée, bretonne d’adoption depuis de longues années. Pascale Tamalet est actuellement journaliste au Télégramme après une expérience de plusieurs années au sein de la Police Judiciaire.

Détails sur le produit

• Broché : 240 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (11 mars 2020)
• Collection : Cal-Lévy-Territoires
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702167403
• ISBN-13 : 978-2702167403
• Dimensions du produit : 20,5 x 2,5 x 13 cm






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Toute la violence des hommes, de Paul Colize

Niko, graffeur et peintre génial orne de fresques monumentales les murs de Bruxelles, après avoir tagué Paris. Né à Vukovar, il a vécu à l’âge de huit ans la terrible guerre de Serbie, notamment le siège de sa ville. Le sang, la mort omni présente, le viol et les assassinats ne lui ont pas été épargnés. Vers la fin de la guerre, il est place dans des familles d’accueil en Allemagne puis en France. Il décide d’aller à Bruxelles finir ses études d’ingénieur. Des études qu’il laisse tomber pour son art, pour la charge d’adrénaline de graffer des murs colossaux. Là, il rencontre une jeune femme, née durant le siège de Vukovar. La jeune femme est retrouvée cruellement assassinée et, les empreintes de Niko tapissent l’appartement du crime. Pour seule défense Niko ne dit qu’une phrase : j’y étais mais ce n’est pas moi !
Placé dans un centre psychiatrique pour vérifier si sa responsabilité peut être engagée
, toujours mué dans son silence, il s’exprime avec des dessins. Son avocat et la directrice du centre tentent de comprendre ce que veulent dire ses peintures qui semblent être le seul mode d’expression de Niko.


L’histoire de Niko pourrait être une histoire vraie, les enfants n’ont pas été épargné par cette guerre sordide. Les chocs traumatiques des conflits armés commencent, hélas, à être connus pour les combattants, mais avec les enfants c’est encore une science à découvrir. Niko, qui fuie les hommes et la violence, dessine des scènes macabres. Sans doute exprime-t-il ce qu’il a vécu, ou tente-t-il de transmettre un message qu’il ne parvient pas à vocaliser… Chaque détail de ses peintures devra être ausculté à la loupe pour tenter d’y voir un peu plus clair dans son message. Peut-être dit-il la vérité, il était là pour le meurtre d’Ivanka, mais ce n’était pas lui. Nikola n’étant pas sujet à un dédoublement de personnalité, trouver la vérité de cet assassinat devient un chalenge pour l’avocat et la directrice du centre d’internement.


Paul Colize nous offre ici un thriller passionnant qui souvent fait froid dans le dos. C’est un livre qu’on ne parvient pas à lâcher facilement. Niko qui exprime une grande violence est un être doux, un taiseux retranché dans son monde. La tendresse qu’il inspire à ceux qui l’encadrent, parviendra-t-elle à l’aider ? S’il est reconnu irresponsable ce sera l’asile de fou à vie, s’il est reconnu responsable la prison à perpétuité ! Un choix qui n’en est pas vraiment un. Après avoir affronter tant de misère, Niko s’est forgé des armes… il sait se priver de tout, mais aussi faire de rien son affaire. Insaisissable, Niko ne cessera de surprendre. Niko restera-t-il à jamais une énigme ?

Présentation de l’éditeur

L’histoire de Nikola Stankovic et celle de tout un pays détruit par la guerre.
Dans la banlieue de Bruxelles, une jeune femme est retrouvée sans vie dans son appartement, criblée de coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, dernière personne que la victime
a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier d’artiste. Malgré ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie, que l’on surnomme
le Funambule et qui émaille les rues de Bruxelles de fresques ultra-violentes.
Muré dans le silence, le jeune homme nie tout en bloc et ne répète plus qu’une seule phrase :
c’est pas moi.

Si la force de Niko réside dans son mystère, les personnages clés de ce roman sont incarnés par Philippe Larivière, l’avocat de Nikola et Pauline Derval, la directrice de l’Établissement de défense sociale, qui va garder le jeune homme en observation pour quelques semaines. Ces deux professionnels rompus à l’exercice ont beau voir que tout accuse Niko, aucun des deux ne peut y croire. Ils vont devoir suivre leur instinct et laisser venir l’histoire. La vraie, celle de Niko et celle de tout un pays détruit par la guerre.

Un peu de l’auteur

Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles, d’un père belge et d’une mère polonaise. Ses polars, à l’écriture aiguisée et au rythme singulier, sont toujours ancrés dans le réel et flirtent habilement avec la littérature générale.
Son œuvre a été récompensée par de nombreuses distinctions littéraires dont le prix Landerneau, le prix Polar pourpres, le prix Arsène Lupin, le prix Plume de Cristal et le prix Sang d’Encre des lecteurs.
Toute la violence des hommes est son quatorzième roman.

Source photo wikipeia 

Détails sur le produit

• Broché : 317 pages
• Editeur : HC éditions (5 mars 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357205253
• ISBN-13 : 978-2357205253
• Dimensions du produit : 14,7 x 2,7 x 22,1 cm






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Tu entreras dans le silence, de Maurice Gouiran

Un livre qui gratte, une révélation, presque un devoir d’inventaire !

Printemps 1916, débarque à Marseille la 1ère brigade russe venue supporter l’effort de guerre sur le front de l’est. Le deal franco-russe est simple : le tsar envoie des hommes, la France fournira des armes en échange. Des hommes, le tsar en a beaucoup, mais point d’arme. Le front de l’est épuise nos ressources humaines, aussi la France a-t-elle fait appel au grand cousin russe. La brigade qui débarque à Marseille, comme celles qui suivront sont composées de paysans, d’aventuriers, voir de gens ayant trop à se reprocher pour rester en Russie. Il y a Kolya, un activiste favorable à la révolution pour renverser le tsar, Iouri qui rumine une idée de vengeance, Rotislav qui comme d’autres n’avait rien demandé… Aucun ne sait ce qu’est une guerre et, comme les français vont découvrir l’horreur des tranchées. Kolya qui est francophone et sait lire apprend par un journal le début de la révolution russe. Il souhaite rentrer rapidement chez lui, mais pour eux ce n’est pas encore l’heure de la démobilisation. Peu à peu, les idées révolutionnaires des russes atteignent la troupe française. Le régiment russe est écarté, mais qu’en faire puisque la Russie ne souhaite pas vraiment son retour ?


Maurice Gouiran est un auteur qui aime mettre en lumière ce que l’histoire aimerait cacher. L’appel de la France au tsar pour obtenir des hommes est totalement passé sous silence, tout comme on ne parle que peu de tous ces hommes venus des colonies défendre un sol qui n’était pas le leur. Et quelle guerre ! Une boucherie sans nom où les hommes les meilleurs peuvent perdre à jamais le sourire, des hommes pour qui la mort restera en permanence à l’esprit, tuant toute idée de sommeil réparateur ou de bonheur. L’auteur nous place cette histoire dans le ressenti de l’époque, l’arrivée massive d’étranger laissait perplexe beaucoup de monde. Le pays colonisateur voyait comme des sous-hommes les colonisés qui venaient défendre notre territoire. La notion de racisme n’est venue que bien plus tard… Refusé par le gouvernement provisoire russe, les régiments parqués en France menace de rébellion. Beaucoup ont refusés de rendre les armes, l’incertitude dans laquelle ils sont confinés commence à durer et ne cesse de les inquiéter. Certain, comme Kolya échafaudent des plans pour déserter afin de rentrer chez eux. Mais pour rentrer il faut le l’argent. Donner un petit coup de main aux truands Marseillais pour une jolie somme leur semble une aubaine. D’ailleurs, cela semble presque trop beau, mais ils n’ont pas d’autre choix…


Un roman très noir, et à plusieurs titres. D’abord sur les troupes venues combattre dans un conflit qui n’était pas le leur, une guerre qui signait la fin d’un monde dans un déluge de feu et de sang. En suite parce que ces hommes venus d’ailleurs n’étaient pas vraiment appréciés… Tous, au mieux, étaient-ils de la chaire à canon que l’on ferait montrer de préférence en première ligne ! On a tous en tête la notion de « tirailleurs sénégalais » ou « d’armée d’Afrique », des noms qui sonnent comme un folklore ensoleillé mais autant de pays qui ont envoyé leur jeunesse se faire massacrer en France. Une France qui se la coulait douce en dehors des champs de bataille. Seule l’Est était à feu et à sang. Puis, l’envie légitime de renter chez soi, contrecarrée pas le refus de Moscou de reprendre ses hommes, poussera certain à franchir une limite qui auraient voulu éviter : le grand banditisme ! N’ayant connu que la violence, l’usage de la force au combat semble moins risqué que monter sur un coup en un lieu désert. Kolya et ses camarades vont découvrir une nouvelle forme de violence : la duplicité !

Un grand roman, noir et aussi cru qu’il est possible de l’être. Ce roman emprunte à l’histoire réelle le décor et les hommes, la romance y apporte un peu d’humanité.
Un livre qui marque, qui gratte en mettant en lumière les bassesses des états de l’époque. Bassesse avec notre regard du XXIème siècle, mais presque normale en 1914. La mémoire, tout comme l’histoire est souvent sélective et, Maurice Gouiran met avec brio en lumière ces morceaux d’histoire enfouis dans les archives.

Présentation de l’éditeur

Avril 1916. Les 11000 hommes de la 1ère Brigade russe débarquent à Marseille où ils seront acclamés avant d’être envoyés sur le front de Champagne et le Chemin des Dames. Kolya, l’anarchiste amoureux de la France, Slava, le meurtrier d’un bourgeois moscovite, Iouri, obsédé par une étrange vengeance, et Rotislav, qui lui n’avait rien demandé, y partagent souffrances, angoisses et espoirs. C’est là que leur parviennent les premiers échos de la révolution russe. S’ensuivent les premières mutineries et la déportation des fauteurs de troubles au camp de la Courtine dans la Creuse. Kolya ne rêve que de filer vers Marseille pour rejoindre la Révolution à Moscou en y entraînant ses frères de combat. Y parviendra-t-il ? Quels impacts laisseront ces années laminées par la barbarie d’une guerre et l’utopie d’une révolution sur ces amis ?

Un peu de l’auteur

Maurice GOUIRAN est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l’authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu’il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l’aventure balbutiante de l’informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d’information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l’ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l’existence d’une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l’enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l’Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 296 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220967
• ISBN-13 : 978-2377220960
• Dimensions du produit : 21 x 2,5 x 14 cm





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Ce qui reste de candeur, par Thierry Brun

Thomas Boral est en fuite ! mais ce n’est pas la police qu’il évite, mais son employeur… En effet, ex homme de main d’un truand de haut vol, bien comme il faut dans le civil mais capable de tout par derrière, Franck Miller veut le faire taire. Thomas est en effet ce qu’on appelle un repenti. Il a fait un peu de prison pour la forme, puis libéré il se cache sous la protection des services secrets afin de témoigner lorsque Miller sera enfin sous les verrous. Mais là où il a sa planque, rien ne va se passer comme prévu ! La campagne réputée calme ne le sera pas vraiment… Thomas Brun nous offre ici un polar atypique ! Ce n’est pas une course entre gendarmes et voleurs, mais entre malfrats de grande envergure.

Thomas en partant a emmener une grosse somme d’argent pour assurer ses vieux jours. Miller veut récupérer son bien et faire taire celui qui peut témoigner contre lui. Les moyens dont dispose Miller sont considérables. A sa solde, une armée de combattants rompus aux techniques du combat en restant invisibles ne cessent d’inquiéter Thomas Boral. Il ne sait que trop le risque encouru pour l’avoir lui-même exercé. Puis il y a cette jeune femme, si belle, trop belle qui lui tend les bras. Malgré lui, il succombe à son charme, comme tous les hommes qui l’approchent… le viendra une mine d’emmerdes, ou pas…

Avec Thierry Brun on plonge en enfer ! La campagne devient vite un cloaque où tout devient possible. La trahison est omni présente. Perdus dans les montagnes, chacun a quelque chose à cacher et, des reproches à se faire pardonner. C’est un thriller haletant mené à un rythme d’enfer. Thomas qui cherche à se faire oublier a bien du mal à ne pas paraitre sous les projecteurs des gendarmes locaux. C’est glauque et violent, aussi noir que peut l’être de mourir salement au fond d’un ravin. Un roman qui égratigne les bonnes consciences car dans le domaine des possibles ! Laissons-les s’écharper entre eux, on relèvera les restes lorsque ce sera terminé, semble être la devise des services chargés de la protection du témoin !…

Présentation de l’éditeur

Thomas Boral était l’homme de main de Franck Miller, un individu véreux en cavale suite à de nombreuses malversations. Il est aussi le témoin capital à son procès qui doit avoir lieu prochainement. Ayant fait main basse sur l’argent amassé par Miller, Boral est devenu un repenti pour sauver sa peau et échapper à une vengeance inéluctable. En attendant le procès, il est protégé par les autorités, mis à l’abri, reclus, au pied de la montagne Noire. Mais pour combien de temps ? Dans cette région on dit que le vent rend fou et que les gouffres attirent et ne rendent jamais les imprudents tombés dans leurs entrailles. Et plus dangereuses que le tueur lancé à ses trousses, il y a là des rancoeurs accumulées… D’ailleurs on dit aussi de Delphine qu’elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle.

Un peu de l’auteur

Né le 16 avril 1964, Thierry Brun vit à Paris après une enfance nomade qui le conduit du 17e arrondissement parisien aux quartiers de Garges-Lès-Gonesse en passant par Calais ou Fos-sur-Mer. Diplôme commercial en poche, il se lance dans la vie active et cumule des emplois aussi différents que steward Wagons-Lits, vendeur de tissus au marché Saint-Pierre ou secrétaire attaché aux passeports d’un importateur russe. Il fait ses véritables armes comme négociateur boursier à l’âge d’or du palais Brongniart, est plongé dans l’enfer de la criée, avant de se tourner dans les années 2000 vers la littérature. Il est l’auteur de Surhumain, (Plon, 2010), puis de La Ligne de tir (Le Passage, 2012), Les Rapaces, (Le Passage, 2016, Le Livre de Poche, 2017). Ce qui reste de candeur, (Editions Jigal, 2020) est son quatrième roman.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché : 192 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220940
• ISBN-13 : 978-2377220946
• Dimensions du produit : 19,5 x 1,6 x 12,5 cm






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Le choix des apparences, par Martine Delomme

Avocate dont la spécialité est les affaires familiales, Camille est une tueuse dans sa profession. Tout lui réussit et, le cabinet dans lequel elle est actionnaire repose en partie sur ses épaules. Dans le civil, divorcée, Camille vit en couple avec les deux enfants de son compagnon. Alors qu’elle vient de régler brillamment le divorce d’une de ses clientes, l’ex époux se présente à elle sur le parvis du tribunal, sort une arme et se suicide devant toutes les personnes présentes. La presse s’empare de ce fait divers immédiatement. Camille se sent une responsabilité dans cet acte insensé. Le fils de la victime la harcèle. De plus en plus mal à l’aise, Camille décide de s’éloigner quelques jours. Là où Camille se repose, une offre d’emploi se présente. Contre toute attente, elle accepte le job, bien qu’elle soit surqualifiée pour le poste. Un nouveau monde s’ouvre devant elle, avec de nouveaux codes qui la séduisent rapidement. Cette période de transition, qui agace ses proches et son compagnon, l’intéresse au point qu’elle décide de s’attarder encore un peu. La passion de son vrai métier la tenaille rapidement ! Doit-elle rentrer chez elle, ou défendre les causes se présentant à elle ici, loin de son cabinet ? N’est-ce pax aussi le moment d’affronter des vérités qu’elle se cache depuis longtemps ?…


Martine Delomme nous plonge dans une forme de renaissance ! Ce roman montre à quel point il est possible de faire selon des habitudes, des traditions familiales, plus que par véritable envie. Camille vit en couple dans le confort de l’habitude. Le calme, le manque de surprise ayant à ses yeux l’image d’une harmonie. Sa famille ne lui ayant pas montré un exemple rassurant dans ce domaine, Camille ne sait pas vraiment ce qu’est l’amour. Il y a son métier qui est sa seule vraie source d’épanouissement, mais les récent événements ont ébranlé ses convictions. En partant pour tenter de se retrouver, ou fuir un mal-être grandissant, Camille entrevoit qu’il existe une vie différente qu’elle ne se soupçonnait pas. Jusqu’ici, de par son éducation, Camille ne comprenait que la réussite par l’excellence en faisant peu de cas de l’humain. Là où elle s’est réfugiée, Camille découvre l’inverse. En effet, dans une PME, la réussite ne peut venir que de la qualité des hommes la composant. Ouvrir les yeux, c’est aussi s’enrichir de nouvelles perspectives qui ne laisseront pas Camille insensible…


Un roman qui marque, qui pousse également le lecteur à la réflexion ! L’histoire de Camille, bien que poussée dans l’extrême, est un peu l’histoire de chacun de nous. C’est un roman avec de nombreux rebondissements, qui ne se laisse pas facilement le reposer. Martine Delomme brosse parfaitement les sentiments de ses personnages qu’ils soient anges ou démons ! Par effet boule de neige, le lecteur aura de nombreuse sources d’émotions !

Présentation de l’éditeur

Camille est une brillante avocate toulousaine spécialisée dans les divorces, à qui tout réussit ou presque… Un drame doublé d’un terrible sentiment de culpabilité fait basculer son univers et ses certitudes. Elle part se ressourcer à Douarnenez, berceau de sa famille. Là, elle va affronter les ombres de son passé. Et renaître, enfin ?
Brillante, déterminée, redoutable, Camille est avocate spécialisée dans les affaires familiales à Toulouse, où elle vit avec son compagnon. Jusqu’au jour où un acte d’une détresse extrême fait chanceler ses convictions. Bouleversée, la jeune femme se réfugie à Douarnenez, là où elle a vécu ses plus beaux étés, enfant. Alors qu’elle s’apprête à rentrer, elle accepte sur un coup de tête un travail d’assistante dans une biscuiterie locale. Qu’importe qu’elle soit trop qualifiée ; ce poste, même modeste, lui offre une parenthèse salutaire. Pour renaître, Camille va changer de vie, faire de nouvelles rencontres, découvrir combien on peut être utile aux autres. Différemment…
Et affronter enfin les fantômes qui la hantent depuis tant d’années ?

Un peu de l’auteur

Bordelaise d’origine, Martine Delomme a dirigé pendant vingt ans une entreprise d’exportation de vins. Créatrice de la revue France-Export à destination des vignerons, le monde viticole lui a inspiré son premier roman Un été d’ombre et de lumière, paru en 2009. Martine Delomme trouve très vite son style, celui du roman grand public, porté par un mélange des genres : le régionalisme en toile de fond, des histoires de famille mouvementées et mystérieuses, de poignants portraits de femme avec un soupçon de suspense. Elle s’attache ainsi à mettre en valeur une région et son économie dans chacun de ses romans. Elle achève aujourd’hui son dixième roman.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 360 pages
• Editeur : Presses de la Cité (23 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258162130
• ISBN-13 : 978-2258162136
• Dimensions du produit : 13,9 x 2,5 x 22,6 cm





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Deux balles, de Gérard Lecas

Deux balles, mais pas celles que l’on pourrait croire dans un polar ! En effet, il s’agit d’une pièce de deux euros lancée afin de déterminer qui sortira le premier du blindé pour lancer l’assaut… Soldats en Afghanistan Vincent Castillo et son frère d’arme Willy sortent du blindé en commencent à prendre position. Willy est salement touché par des tirs. De retour en France, Vincent revient chez lui, enfin chez son père. Celui qu’il n’a jamais pu nommer autrement que Gérard tant il sentait une distance entre eux. Ce dernier gère un hôtel hébergeant des migrants, un hôtel pouilleux, aussi délabré que son gestionnaire. Là, il retrouve aussi ses deux frères. L’aîné a monté une affaire de restauration, le cadet bosse avec lui. Ils lui demandent de venir travailler avec eux. Vincent qui voulait acheter un food-truck avec Willy, occupe son temps entre visites à l’hôpital où son ami est soigné et le restaurant. Il découvre vite que les affaires du frangin cachent la face la plus sombre que l’homme puisse imaginer et, que Willy est désormais totalement paraplégique. Un père looser et un frère trafiquant les pires magouilles est un piètre palmarès. Sortir du cloaque familial tout en réfléchissant à une solution avec Willy devient un équilibre très difficile. Vincent refuse l’impasse que représente désormais le handicap de Willy. L’avenir lui paraît très incertain, Il doit rebondir, mais dans quelle direction ? Finalement, la vie civile n’est-elle pas aussi violente que la guerre ? Vincent a le sentiment désagréable de perdre pied, de ne pas trouver de repère dans une vie qui ne l’attendait pas…

Un polar qui nous plonge dans le pire qui se peut concevoir. Il met aussi en lumière les difficultés des soldats revenant du front pour réintégrer une vie civile. Lorsque le retour est fait de solitude dans un monde que l’on ne reconnait pas, trouver ses marques devient une quadrature du cercle ! Le soldat est dressé à obéir, respecter le droit, vivre en société entouré de ses frères d’armes. Se retrouver seul, dans un univers de combines, de violence sordide dénuée de toute fraternité ne facilite pas son reclassement. Seul la présence de son camarade de combat le maintien dans l’espoir d’un lendemain. Si la mort si souvent côtoyée jusqu’ici sur le lieu des combats est aussi présente chez les civils, que vaut de vivre ? La mort n’est-elle pas une forme de délivrance ?

Un livre qui marque, un livre presque de témoignage parce qu’il semble vrai, si vrai ! Que ce soit les trafics abominables du frère aîné qui profite de la misère des plus démunis, où le retour des soldats, on est dans le concert. Un auteur que je ne connaissais pas, mais qui prend son lecteur et ne le lâche pas. Un roman bien noir, dont l’issue n’est pas très lumineuse… Deux balles ne seront pas de trop pour définir quel sera le destin de Vincent.

Présentation de l’éditeur

Juin 2013, alors que l’armée française engagée en Afghanistan se retire, le caporal-chef Vincent Castillo rejoint à Marseille Willy, son frère d’armes grièvement blessé au combat. Pour leur retour à la vie civile, ils avaient rêvé un projet : acheter un food-truck et sillonner la côte pendant l’été. Mais pour l’heure Willy est en chaise roulante et Vincent sous neuroleptiques. Faute de mieux, Vincent retourne chez son père, dans cet hôtel minable recyclé en foyer d’accueil pour migrants. Il retrouve là ses deux frères, Denis et Jordan, qu’il n’a pas vus depuis longtemps et qui ont tous les deux bien changé… Il y découvre Hamid, son ami interprète afghan, exilé pour échapper aux Talibans, et rencontre Leila, la jolie Afghane, et son fils Ashmat qui attendent il ne sait quoi… Après tout ce qu’il a vécu, Vincent est à la recherche d’une nouvelle vie. Mais le problème, c’est qu’ici, les frères, les vrais, ça ne court pas les rues…

Un peu de l’auteur

Gérard Lecas est né le 12 janvier 1951 à Paris. Il est écrivain de romans policiers, traducteur et scénariste. Après des études scientifiques et mathématiques supérieures à Saint-Nazaire et Nantes, il se réoriente pour travailler dans le milieu de sa passion et reprend ses études à l’Ecole Nationale de Cinéma Louis Lumière et en sort diplômé. Il devient ingénieur du son et travaille pour le cinéma, la musique et la télévision. Il écrit son premier roman en 1981. En marge de l’écriture, Gérard Lecas a traduit plus de vingt romans de l’italien au français (Cesare Battisti, Andrea G. Pinketts, Giorgio Scerbanenco…).

Source photo wikipedia

Détails sur le produit

• Broché : 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220894
• ISBN-13 : 978-2377220892
• Dimensions du produit : 19,5 x 1,8 x 12,5 cm





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Le pont des derniers soupirs, de Pierre Petit

Installé comme cafetier dans le village de son enfance, Jean-Baptiste Quillet mène une vie paisible. La désertification des campagnes, la déchristianisation ont fait fuir la clientèle depuis longtemps. Cependant, alors qu’une tempête de neige menace d’isoler l’accès au village, Jean-Baptiste voit entrer dans son établissement des naufragés de la route qui, ne pouvant aller plus loin pour cause de congères, viennent se réchauffer et passer le temps. Une jeune femme, Hélène, retient l’attention de Jean-Baptiste tant elle à des airs de celle qu’il a aimé, et perdu, lorsqu’il était jeune. La soirée se prolonge en jouant aux cartes, d’autres discutent jusqu’au moment où s’instaure un certain malaise chez des locaux venus passer un peu de temps entre amis. Personne n’a vu venir le coup, mais le climat bon enfant est soudainement devenu très lourd. Il aura suffi d’un regard d’Hélène aux joueurs de belote et qu’elle remette une enveloppe à Jean-Baptiste pour rendre poisseuse l’ambiance. La soirée ne fait que commencer !


La bio de l’auteur mentionne des écrits entre imaginaire et réalité ; avec ce roman, bien que sûrement imaginaire, on frôle en permanence le fait divers, du domaine du possible, donc. Pierre Petit restitue très bien l’ambiance d’un village où tous se connaissent et doivent vivre ensemble, une vie faite de concessions afin de ne pas déclencher des hostilités ne profitant à personne. Certes, il y a quelques points qui fâchent dans l’historique de chacun, mais mieux vaut se taire que de risquer de mettre au jour ce dont on n’est soi-même pas très fier…


Pierre Petit signe ici un roman terroir, certes, mais avec une tonalité particulière. Il plante son décor dans un village un peu isolé, avec une intrigue allant croissante au fil des pages. Débutant par un sentiment de malaise un soir de neige, dans un petit bistro où l’on se serre en attendant que la route soit dégagée, il nous conduit vers la grande délinquance ! S’il y a toujours une petite idée toute faite qui fredonne que le roman terroir est un genre un rien guimauve, ce roman démontre qu’il n’en est rien. Pierre Petit nous offre ici un livre aux airs de thriller, glauque, avec une intrigue qui pue bien plus que le fumier des campagnes !

Présentation de l’éditeur

Par une nuit de tempête de neige, dans un village de Haute-Loire, une douzaine de personnes se mettent à l’abri dans le seul café ouvert. Là, le passé, qu’il soit sulfureux ou romantique, se convoque. C’est un huis-clos sous tension qui attend ces naufragés…
Il était bien tranquille, Jean-Baptiste Quillet, dans son café du Pont, en ce dimanche d’hiver, à écouter les élucubrations de Kiki, le boulanger, souvent son unique client du jour. Pierpont n’est qu’un village de passage, on le traverse, on n’y reste pas… Rien donc ne serait venu troubler le calme dominical sans la violente tempête de neige qui, en quelques heures, bouche tous les accès à ce village de Haute-Loire. Comme assiégé, le café du Pont devient le refuge d’une cohorte bigarrée de naufragés de la route. On se réchauffe, on se réconforte, on joue une partie de belote… Tout bascule avec l’arrivée d’Hélène, vingt ans, porteuse d’une lettre dont le contenu fait écho à un sombre épisode qui a secoué le pays.
Dès lors, dans le paisible village de Pierpont, plus rien ne sera comme avant…

Un peu de l’auteur

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien –, la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Source photo  Lisez.com 

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258162815
• ISBN-13 : 978-2258162815
• Dimensions du produit : 14 x 2,8 x 22,6 cm






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Les dimanches d’Angèle, par Linda Vanden Bernden

Je le dis souvent, tout nouveau recueil de nouvelle est une nouvelle aventure totalement imprévisible ! La nouvelle met surtout le doigt là où cela doit gratter un peu, mais avec Linda Vanden Bernden nous changeons de registre ! En effet, l’auteur nous emmène dans les pas de Grand-maman dans l’établissement où désormais elle réside. Seuls ceux qui ont mis les pieds dans une maison de retraite peuvent vraiment le comprendre, mais c’est vraiment folklorique, souvent. Nos parents qui y sont perdent un peu la boule, ce qui entraîne des dialogues de sourds, des quiproquos en série, du rire et parfois des larmes. Ainsi va la vie, en vieillissant nous ne nous appartenons plus vraiment. Les petites nouvelles de ce recueil de Linda Vanden Bernden sont autant de pépites où elle raconte ses visites auprès de Grand-maman. Des histoires sur 5 ans, avec autant de lessive, d’inquiétudes et de sources de joie.


Il est à noter qu’il difficile de prendre suffisamment de distance pour relater avec humour des situations qui donneraient envie de pleurer plutôt que de sourire, surtout si l’on est concerné. Il faut pour cela avoir une bonne dose de philosophie, ou bien rire afin de conjurer le sort. Il est rassurant de voir qu’en perdant la tête, la fugacité des idées folles s’accompagne aussi de la perte de la notion de temps, si bien qu’un souci sera chassé très vite par une nouvelle lubie. Reconnaissons-le, c’est usant, mais également touchant de voir nos parents si démunis ! Une maison de retraite ressemble un peu à une cour des miracles, mais comment s’en passer aujourd’hui ? Ce recueil est un délice que l’on dévore avec le sourire. C’est fréquemment aigre-doux, drôle, tendre, c’est la vie qui continue en déraillant juste un peu. Un recueil vraiment dans le haut du panier de ce genre !

Présentation de l’éditeur

Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d’hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides renversés, 4 Noël et demi, 3650 tartines, principalement la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l’odeur de pisse, évidemment. Lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d’avoir le coeur bien accroché. Linda Vanden Bemden a donc accroché le sien et écrit des textes courts après chaque visite à sa grand-maman Angèle. Des instantanés postés par la suite sur les réseaux sociaux.

Un peu de l’auteur

Linda Vanden Bemden est interprète judiciaire à Bruxelles.

Auteure de plusieurs nouvelles, elle a remporté, en 2015, la première place du concours e-crire, organisé par le site aufeminin.com, avec sa nouvelle “Sur le pont”.

“La Reine, la Loi, la Liberté” (2019) a été son premier roman.

Source Bio Babelio.com

Source photo aufeminin sur twitter

Comment acheter ce recueil :

En librairie à compter du 10/02/2020

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Détails sur le produit

• Broché : 86 pages
• Editeur : Quadrature (1 février 2020)
• Collection : MINIATURES
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2931080004
• ISBN-13 : 978-2931080009
• Dimensions du produit : 19 x 1 x 13 cm








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