Une certaine idée du paradis, d’Elisabeth Segard

Un petit village de province est un endroit calme, très calme, souvent… La mairesse de Mouy-sur-Loire se démène pour tenter de conserver une attractivité afin que sa ville ne devienne pas un désert, que ses commerces, son église restent ouverts. Pour cela il y a notamment la procession annuelle organisée avec le curé afin de promener aux yeux des touristes les reliques d’un saint faisant la fierté de la commune. Au moment de préparer cette procession, le curé découvre que les oreilles du saint ont été dévorées par des souris dans le reliquaire ! Simultanément, une jeune femme nouvellement arrivée est retrouvée morte, sûrement assassinée. La gendarmerie est sur l’affaire. La peur de voir annulée l’évènement phare du village affole la commune. D’autres cadavre sont découvert rapidement et, que la presse s’empare de l’affaire. Une vielle dame décide se sortir de son isolement pour aider la police et tromper sa solitude. Cependant, elle-même n’est sans doute pas ce que l’on peut penser d’elle…


Un meurtre dans un village calme, c’est déjà beaucoup, mais pour plusieurs cela devient une histoire à mettre en émoi toute une population où tous pensent se connaître bien. Qui peut donc en vouloir à ce point à tant de personnes ? Elisabeth Segard nous tisse ici un roman terroir captivant. Tous, ou presque, peuvent avoir un motif dans ce petit bourg tourangeau. Les ambitions des uns peuvent contrecarrer celles des autres. L’auteur nous brosse des personnages attachants, reflétant parfaitement l’ambiance d’une bourgade de province où chacun tente de trouver une activité pour rester dans l’agglomération. Certes, il y a des rivalités un peu larvées entre ceux qui semblent réussir mieux que d’autres, mais la proximité de tous fait mettre en sourdine les griefs éventuels ! Au centre, il y a le bistrot restaurant, le curé et la mairesse autour de qui tout s’articule.


Les motivations du coupable sont très éloignées de celles des truands des grandes villes. Ici, la survie d’une entreprise demande des efforts colossaux. L’attractivité doit être totale pour durer. Les articles de presse relatant les crimes de Mouy-sur-Loire risquent d’éloigner les touristes si une solution n’est pas rapidement trouvée. Comme souvent dans ce genre d’affaire, c’est d’un détail infime que viendra la solution… Un rien devenu une affaire faisant grand bruit ! Elisabeth Segard signe ici un roman avec beaucoup d’humour où l’on sent de la tendresse pour les petites communes. Un livre aussi réjouissant que prenant à lire.

Présentation de l’éditeur

Chacun a son idée du paradis dans la charmante bourgade de Mouy-sur-Loire en Touraine. Madame le maire, d’abord, qui se bat pour faire de sa commune un territoire attractif. L’abbé Marcel, qui parvient à remplir son église, quitte à user d’astuces peu orthodoxes. Violette Laguille, vieille dame très discrète – pour faire oublier, peut-être, un passé trop flamboyant. Et aussi sa voisine, Nathalie, une citadine venue s’installer dans ce beau village pour y ouvrir un gîte alternatif et offrir des stages de pleine conscience.
Très vite cependant, la « Parisienne » tape sur les nerfs des habitants. Au point que quelqu’un finit par lui taper un bon coup sur la tête.
Mêlée malgré à elle à cette affaire qui met la gendarmerie sur les dents, Violette va devoir, à ses risques et périls, prendre l’enquête en main…


Un peu de l’auteur

Elisabeth Segard est une romancière française.
Après des études d’histoire, elle travaille comme assistante de direction, styliste, chargée d’assistance… avant de s’orienter vers l’information et la communication. Elle est journaliste pour un grand quotidien régional.
Elle vit à Tours

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 352 pages
• ISBN-10 : 2702180698
• ISBN-13 : 978-2702180693
• Éditeur : Calmann-Lévy (16 septembre 2020)
• Dimensions du produit : 15.3 x 2.4 x 23.5 cm
• Poids de l’article : 435 g
• Langue : : Français







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Les enfants de Val Fleuri, de Christian Laborie

Dans les années 30, Philippe Ferrière dirige une entreprise de faïence. En découvrant une terre d’argile propre à faire de la poterie dans sa propriété, il décide de construire une nouvelle usine afin de fabriquer des pots d’Anduze : célèbre vase horticole très recherché. Tout irait presque bien si ce n’est de son fils aîné qui se passionnait pour le travail, tout comme son père, meurt d’infection dans un camp de prisonnier allemand en 1940. Son second fils envisage de faire sa médecine, pas de reprendre le flambeau de l’entreprise familiale. Philippe Ferrière se désole de ne pas avoir d’héritier qui reprenne l’affaire. Il décide alors d’avoir un autre enfant, qui sera assurément un garçon pour lui succéder. Dès cet instant, rien ne sera figé dans le marbre. La vie trouve toujours moyen de s’épanouir en dehors des chemins tracés et, curieusement, aime reproduire certaines histoires n’ayant pu trouver leur achèvement !


Christian Laborie joue avec les sentiments de ses lecteurs dans ce roman passionnant ! Outre qu’avec l’auteur nous explorons les Cévennes des années folles aux années 70 au travers du métier de faïencier, les personnages sont attachants et, leurs inclinaisons sentimentales sujettes à émouvoir le lecteur le plus rigide ! Christian Laborie nous montre comment le monde va évoluer du paternalisme d’entreprise aux balbutiements du monde moderne, : comment l’on est passé le l’humanisme patronal aux prospectives de rentabilité. En moins de 50 ans, la valeur du travailleur est passée de ce qu’il sait faire à combien il rapporte. La finance prenant le pas sur les aspects humains laisse amer les anciens, en inquiétant les plus jeunes. L’essor extraordinaire des transports favorise cette transformation de la société, mais tout comme la vie, le progrès ne revient pas en arrière.


L’auteur joue avec nos émotions, disais-je plus haut … Au début du XXème siècle on ne se déplaçait pas beaucoup. Par habitude les gens restaient proche de là où ils étaient nés. Les compagnons de jeux étaient les enfants du village. Aussi, il n’était pas surprenant de voir se nouer des amitiés solides entre les enfants du propriétaire et ceux de son métayer, des inclinations pouvant prendre un chemin de traverse loin des idéaux familiaux, presque contre nature ! Avec ce nouveau roman, Christian Laborie nous régale. Non seulement il ne lâche jamais le lecteur, mais il sait parfaitement l’émouvoir. Un livre captivant, qui bien de volumineux et, grâce au style très fluide de l’auteur, se lit rapidement.

Présentation de l’éditeur

1930. Fils d’un fabricant cévenol de céramiques, Damien partage, au domaine familial du Val Fleuri, ses jeux d’enfant avec Marion, la fille du régisseur. L’amitié des jeunes années se transforme en amour passionné. Damien se destine à la fabrique mais son père, Philippe, ne veut ni de ce mariage ni de ce successeur. Avant de mourir lors des combats de 1940, Damien demande à Philippe d’élever l’enfant à naître de Marion… bien qu’il ne soit pas le sien ! Lorsque Philippe devient sur le tard père d’une Juline, il décide, la mort dans l’âme, de faire de son « petit-fils » Tristan son héritier. A leur tour, Tristan et Juline deviennent compagnons de jeux…


Un peu de l’auteur

Après des études d’histoire-géographie et une maîtrise de géographie rurale, il a enseigné dans le Pas de Calais pendant six ans, successivement au lycée de Carvin et au collège de Billy-Montigny, puis il s’est installé dans le Gard en 1978. Cévenol d’adoption, il vit depuis cette date à Saint Jean du Pin entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995.

Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plusieurs décennies. Il a notamment publié Les Rives Blanches, Les Sarments de la colère, la grande saga de la famille Rochefort, Les Rochefort, L’Enfant rebelle, Le Goût du soleil, La Promesse à Elise et L’Héritier du secret, mais aussi Dans les yeux d’Ana et Les Bonheurs de Céline. Tous ont paru aux Presses de la Cité.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 608 pages
• Editeur : Presses de la Cité (20 août 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258153344
• ISBN-13 : 978-2258153349
• Dimensions du produit : 14,1 x 4 x 22,5 cm







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La mère d’Eva, de Silvia Ferreri

Eva, jeune fille de presque 18 ans, est convaincue depuis toujours qu’elle est un garçon. Elle se comporte comme tel, a les cheveux très courts, s’habille comme un gars. Tout se qui se rapporte au féminin lui occasionne des sautes d’humeur terrible. Avec l’arrivée de la puberté, les seins qui poussent et la survenue des premières règles accroissent encore plus son besoin de changer de sexe. Ses parents, tout d’abord très opposés à cette obsession, de sont rangés à cette idée par nécessité, parce qu’ils ne pouvaient plus lutter… Eva demande à sa mère de la suivre jusqu’au bout, car elle sera un homme, ou elle se donnera la mort.


Un livre monologue, un livre où seule la mère d’Eva s’exprime ! Alors qu’elle patiente dans un couloir d’hôpital en Serbie, elle repasse le fil de la vie d’Eva depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Le combat de sa fille, elle l’a vécu en se demandant souvent quelle erreur de sa part a entraîné Eva sur cette voie sans retour. Avec son mari, ils se sont posés bien des questions pour lesquelles jamais ils n’auront de réponse. Le parcours d’Eva, au-delà de la théorie du genre, parle le ressenti de ceux qui doivent vivre dans un genre ne convenant pas à ce qu’ils sont réellement. Aujourd’hui, jour funeste où Eva va mourir afin de renaître sous les traits d’Alexandro !

Silvia Ferreri aborde ici un sujet polémique, pour lequel les avis sont très partagés ! Certes, il est possible de procéder chirurgicalement à cette transformation, mais cela ne change pas l’idée que l’on se fait de cette pratique. Vu le l’extérieur, il y a ceux que cela révolte, d’autres seront plus ouverts. Silvia Ferreri a choisi de nous faire suivre ce chemin, non pas dans l’esprit d’Eva, mais dans celui de sa mère. Une mère qui fini par accepter ce qu’elle refusait auparavant. Une mère qui a subi tous les états, du refus à la révolte, puis à une acceptation plus contrainte qu’évidente.

Un livre sur un sujet difficile, qui laisse une impression plus précise de ce que peut être ce genre de bizarrerie de la génétique. Naitre dans un corps qui vous est étranger reste une épreuve pour ceux qui la vive, mais aussi pour les proches. La famille, tout comme l’opinion public, peut se déchirer car un changement de sexe est un bouleversement colossal. Les possibilités offertes par les progrès de la médecine réparatrice et reconstructive permettent de corriger presque totalement les dysphories du genre. C’est un chemin long et difficile. Sans un soutien inconditionnel des siens, le parcours vers un accord avec soi-même est encore plus difficile. Toute la question est de savoir si les proches soutiennent par amour, ou par nécessité !

Présentation de l’éditeur

Une mère parle à sa fille entre les murs d’une clinique serbe. Eva vient juste d’avoir dix-huit ans et elle attend ce moment depuis qu’elle est née. Elle veut changer de sexe en se soumettant à l’intervention qui fera d’elle ce qu’elle s’est toujours sentie : un homme.
En un dialogue sans réponses, suspendu entre l’imaginaire et le réel, la mère d’Eva raconte leur vie jusqu’à ce moment. Elle refait le chemin comme si elle s’aventurait sur une terre étrangère, en quête d’une erreur de sa part qui aurait tout précipité. Sa voix est concrète, touchante ; elle parle sans fard d’un combat sans vainqueur ni vaincu, où la défaite n’existe pas, où la forme la plus pure de l’amour doit lutter pour comprendre, pour accepter.


Un peu de l’auteur

Silvia Ferreri est écrivain et journaliste. Née à Milan, elle y fait ses études avant de partir pour Rome où elle vit aujourd’hui avec son mari photographe et leurs trois enfants. Auteur de scénarii, elle travaille actuellement pour Rai Radio Uno. La Mère d’Eva est son premier roman, salué par la critique, il est lauréat de nombreux prix littéraires et finaliste du prix Strega. La Mère d’Eva est lauréat du prix du premier roman de Chambéry.

Source photo HC éditions :

Détails sur le produit

• Broché : 217 pages
• Editeur : HC éditions (25 juin 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357205164
• ISBN-13 : 978-2357205161
• Dimensions du produit : 14,5 x 2,3 x 22,1 cm







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La demoiselle à l’éventail, de Lyliane Mosca

Le hasard d’une rencontre peut-il bouleverser un ordre établi ? Sacha, venu dédicacer à Menton, se pose sérieusement la question. En effet, lors d’une séance de signatures, il a croisé le regard de Raffaele, une jeune femme ravissante. Il accepte sa proposition de visiter la ville avec elle. Raffaele le trouble, mais il a sa vie avec une compagne qu’il adore. Sans doute l’une de ces rencontres sans lendemain à ranger au rang des beaux souvenirs. Pourtant, plus le temps passe, moins Sacha a de certitudes. Astrid semble lui cacher beaucoup de chose, ne pas apprécier la campagne où Sacha aime vivre. Elle refuse aussi qu’il aborde l’histoire de son frère, disparu depuis des années et, dont le corps n’a pas encore été retrouvé. Il a entrepris une correspondance avec Raffaele. Cet échange épistolaire les rapproche, entre eux une complicité s’est installée naturellement. Alors que Sacha découvre qu’Astrid a une fille dont elle ne disait rien, Raffaele devient photographe. Moins Astrid accepte de partager, plus Sacha ressent le besoin de correspondre avec Raffaele. Journaliste, Astrid passe plus de temps en reportage qu’avec Sacha, comme si elle éprouvait un besoin de fuite en avant… Le couple de Sacha peut-il survivre avec une Astrid refusant le partage. L’attachement très fort de Sacha avec Johanne, la fille d’Astrid, est un lien qu’il ne peut, qu’il ne veut pas détruire. Une séparation enlèverait l’enfant, et il ne peut le concevoir.
Sacha pourra-t-il trouver un arrangement qui satisfasse Astrid en lui permettant de conserver sa relation avec Johanne ? Acculée au mur de ses incohérences, Astrid parviendra-t-elle à dire se qu’elle cache depuis si longtemps ?


Lyliane Mosca nous offre ici un roman avec un intrigue forte, mené un rythme d’enfer !
La vie calme dont rêve Sacha est perturbée par sa rencontre avec Raffaele. Il se pose des questions auxquelles il ne pensait pas auparavant. En admiration devant la très belle Astrid, il lui apparait désormais qu’elle lui faisait avaler bien des couleuvres ! Sacha comprend peu à peu, qu’il lui faut faire un distinguo entre l’attirance physique et la complicité nécessaire pour souder un couple. Avec Astrid, il a une image parfaite, mais il n’a pas le son… Avec Raffaele, la complicité le pousse à une remise en question de sa relation avec quelqu’un semblant vivre plusieurs vies, hermétiquement closes de sorte que rien ne filtre de l’une à l’autre !


Lyliane Mosca tisse une intrigue au parfum de thriller dans ce roman. Un livre dans lequel elle explore les sentiments, très humains, au sein du couple. Une histoire tout à fait dans l’air du temps. Passé la fougue des débuts d’une liaison, l’aveuglement résultant du fait que l’on soit empli de l’autre, que reste-t-il si une harmonie et un partage ne parviennent pas à s’installer ? Malgré tout, ce que l’on a construit jusqu’ici n’est pas facile à briser. Une rupture entraîne toujours des frustrations et, pour Sacha se sera la perte de la fille de sa compagne avec qui un lien puissant s’est noué. La vraie question est doit-on rester dans une zone de confort, même relative, ou accepter la rupture vers un inconnu qui semble prometteur ? En entreprenant une liaison épistolaire avec Raffaele, Sacha a mis le doigt dans un engrenage qui ne peut que le placer devant ses responsabilités. Lorsque survient un problème, le mieux est de l’affronter de face !

En librairie le 18 juin 2020, un livre parfait à emporter en vacances !


Présentation de l’éditeur

Le charme de leur rencontre à Menton reste pour la jolie Raffaelle, la fille du Sud, et pour Sacha, l’écrivain du Nord, une parenthèse enchantée. Mais sans suite…
Or si le chemin vers le bonheur est semé d’embûches et de cruelles vérités, Raffaelle et Sacha savent qu’il en vaut la peine.
Un roman plein de charme, et dans l’air du temps.
A vingt-trois ans, Raffaele a des rêves plein la tête, le cœur généreux et une passion pour la photographie. Depuis la mort de sa mère, elle a dû mettre ses aspirations de côté pour veiller sur ses frères et sœurs. Mais le destin lui offre la chance de rencontrer son écrivain préféré, Sacha Aubanel, de passage à Menton. Celui-ci, attiré par le mélange de fragilité et de fraîcheur de la jeune fille, lui propose de le guider dans la cité. Moments enchantés pour l’un et l’autre : elle est sous le charme ; lui aussi, mais son cœur est déjà pris. Et puis Sacha vit loin, à la lisière du pays franc-comtois, dans une nature secrète qui l’inspire et adoucit tant bien que mal le manque de son frère, disparu mystérieusement.
Mais, si le chemin vers le bonheur est semé d’embûches, sinon de cruelles vérités, la demoiselle du Sud et l’homme du Nord savent qu’il en vaut la peine…

Un peu de l’auteur

Journaliste culturelle pour L’Est Eclair, Lyliane Mosca a notamment publié Les Gens de Laborde (2009) et Une femme en mauve, préfacé par Philippe Besson (2014). Elle est l’auteur aux Presses de la Cité de La Villa Amarante (2015), des Amants de Maulnes (2017), de La Vie rêvée de Gabrielle (2018), La Promesse de Bois-Joli et La Dame de Champbrise (2019).

Source photo BABELIO :

Détails sur le produit

• Broché : 300 pages
• Editeur : Presses de la Cité (18 juin 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258163722
• ISBN-13 : 978-2258163720






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Une mort pas très catholique, par Agnès Dumont et Patrick Dupuis

Allongé sur son lit, une seringue sur la table de nuit, l’homme est mort ! Ne parvenant à le joindre, son propriétaire à demandé au gardien de l’immeuble d’aller voir de quoi il retourne. Ancien inspecteur en retraire, il ressent un malaise face à ce trépassé bien propre, trop propre… Le commissaire veut classer rapidement cette histoire d’apparence très simple. Profitant du WE de trois jours, avec l’aide d’un jeune policier, il doit trouver matière à lancer une véritable enquête sur ce mort bien trop propre sur lui !


Sous couvert d’une gestion de magasins de vêtement, l’homme cache des trafics de contrefaçons. Pourtant, rien de suffisamment grand pour aller jusqu’au meurtre. Si la maffia s’en était mêlé, il y aurait une signature bien plus voyante qu’un modeste cadavre allongé bien droit sur son lit. 3 jours pour une enquête officieuse c’est court. Aussi devront-ils mettre les bouchées doubles pour donner matière à une enquête officielle pour meurtre. Les auteurs nous entraînent d’un trafic à l’autre, que ce soit de la contrefaçon où des affaires bien plus graves, le principe reste le même. Ce monsieur, décédé sur son lit, cache sûrement autre chose. Le manque de preuve, d’indice émousse le sentiment d’inachevé qui anime les deux inspecteurs. Le mobile du meurtre reste un mystère. Cependant, s’il est facile d’effacer les traces, il est plus dur de ne rien laisser. La curiosité est un vilain défaut, dit-on…


Souvent, les auteurs de nouvelles me disent vouloir passer au roman ! Le souci principal est que ce sont des genres d’écritures très différents. La nouvelle se veut rapide, incisive en peu de mots. Il y a un événement, un développement et une chute en quelques pages. La nouvelle ne relance pas son histoire alors que le roman se doit de relancer pour conserver le lecteur en haleine. D’autre part, il ne suffit pas de tartiner en long pour écrire un roman : ce serait trop facile ! Non, il faut pouvoir écrire beaucoup sur une histoire, sans se répéter, sans lasser, sans perdre le lecteur en route… Entre ces deux genres il existe un compromis très convenable : la nouvelle longue ou le roman court ! Stefan Zweig et bien d’autres auteurs se plaisaient dans cette catégorie. Patrick Dupuis et Agnès Dumont s’inscrivent dans ce genre entre les deux styles. Un petit roman avec lequel on passe un bon moment, dans un genre où je n’aurais pas attendu P. Dupuis, ni A. Dumont : le polar !

Présentation de l’éditeur

Un cadavre sur un lit derrière une porte fermée à clé de l’intérieur : classique. Dans la ville universitaire de Louvain-la-Neuve : plutôt inédit !
S’il y a meurtre, qui aurait tué ? Voleur dérangé ou tueur missionné ? Étudiant shooté ou sugar baby affolée ? Arpentant la ville piétonne, un flic retraité et un inspecteur débutant unissent leurs forces pour secouer les apparences…

Pour commander ce livre cliquez sur ce lien ICI :

Un peu des auteurs

Depuis 2008, Agnès Dumont a publié quatre recueils de nouvelles (éditions Quadrature) et un roman policier chez Luc Pire. En 2012, son recueil J’ai fait mieux depuis recevait le prix Georges Garnir de l’Académie Royale de langue et de littérature françaises. Son recueil Mola mola a été retenu parmi les finalistes du prix Place aux Nouvelles 2015.

Source photo Babelio

Patrick Dupuis, est auteur et éditeur de nouvelles. Avec d’autres, il a fondé et anime les éditions Quadrature, maison qui se consacre essentiellement à ce genre littéraire. En 2013, le prix Place aux nouvelles lui a été attribué pour son recueil Passés imparfaits, paru aux éditions Luce Wilquin.

Source photo Place aux nouvelles

Avec Patrick Dupuis autre auteur habitué de Lauzerte, Agnès Dumont nous offre cette année « Une mort pas très catholique », roman policier écrit à quatre mains. Il est publié chez Olivier Weyrich, dans sa collection de polars belges Noir Corbeau.

Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Weyrich (18 mai 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2874896039
• ISBN-13 : 978-2874896033
• Dimensions du colis: 21 x 14 x 1 cm







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Ferme les yeux et fais un vœu, de Cécile Bergerac

Si l’amour peut raser les montagnes, il ne saurait réveiller les morts, ou presque !

Jeune avocate, associée dans un cabinet, Sarah a tout pour être heureuse. Elle doit sa réussite à son travail dans lequel elle met toute son énergie. Elle aime maîtriser, l’ordre et l’efficacité. Sarah mène sa vie comme les affaires qu’elle défend, privilégiant l’efficience au confort personnel. Comme sa mère avant elle, le droit pénal est sa raison de vivre. Une nuit, un appel téléphonique lui demande de rejoindre les urgences, son frère l’y attend… Là, elle le découvre en piteux état. Il a été victime d’un accident de la route, renversé par une voiture. Dans un coma profond, il est placé en soins intensifs.
La vie de Sarah devient compliquée. Elle tient absolument à aller tout les après-midi rendre visite à son frère, tout en continuant de suivre les dossiers dont elle à la charge. Un inconnu lui demande d’avoir confiance en lui. Méfiante et solitaire par principe, Sarah parviendra-t-elle à se confier, à croire en la vie ? Sarah pourra-t-elle accepter que vivre c’est avoir des émotions, des rêves et des envies plutôt qu’une existence réglée par un métronome, implacable et froide mais rassurante car sans surprise ?


Cécile Bergerac nous entraîne dans un tourbillon d’émotions ! Il faut reconnaître qu’elle mélange l’eau et le feu dans son histoire. Faire se rencontrer deux êtres aussi dissemblables que Jim et Sarh est un joli coup de maître ! Jim, infirmier en charge des soins aux patients en réa est un rêveur. Il essaye toujours d’emmener les malades dont il a la charge dans des vies qu’il imagine pour eux. En cela il n’est jamais contredit puisqu’ils sont tous placés en coma artificiel, ou non… Sarah dont les certitudes ont été durement ébranlées suite à cet accident, éprouvant un besoin absolu d’espérer un miracle, prêtera une oreille attentive aux élucubrations de Jim. Ecouter est une chose, mais y croire en est une autre, bien plus difficile à obtenir…

Sarah parviendra-t-elle à accepter que le rêve et une certaine forme de magie puisse alléger sa souffrance ? Esprit très cartésien, Sarah ne voit dans la vie que des faits, des données précises et vérifiables. Le rêve avec sa part colossale d’incertitude n’entre pas dans son entendement. Ses seules relations avec quelqu’un sont celles qu’elle entretient avec ses clients. Jim, surgit tel un djinn dans son quotidien, par son sourire et son extravagante relation avec les patients et leurs familles mettra en œuvre son entregent pour convaincre Sarah qu’elle aussi a droit à sa part de rêve, qu’un peu de douceur rend plus digeste les incertitudes, que les lutins du père noël existent pour de bonnes raisons. Un roman où le drame se conjugue avec l’opportunité d’un autre possible, où Sarah découvre qu’autour d’elle il y a tout un monde qui vit, que les rives de Loire sont belles même au cœur de l’hiver ! Pour un premier roman c’est une belle réussite !

Présentation de l’éditeur

Sarah démarre la trentaine avec déjà une belle carrière d’avocate. Associée dans un cabinet, les affaires ne manquent pas. Les dossiers rythment ses jours, et souvent ses nuits.

Elle mène sa vie comme une affaire pénale : avec précision et ordre. Aucune place n’est laissée à l’aléa. Pourtant, un appel en pleine nuit va faire vaciller toutes ses certitudes. Alors que l’existence de son petit frère bascule, elle jette un regard différent sur son quotidien.

Sa réussite professionnelle est-elle un accomplissement ? Ne passe-t-elle pas à côté de l’essentiel ? Elle se battra avec la détermination dont elle sait faire preuve au tribunal pour instiller sa force à ce petit frère chéri. Mais cela sera-t-il suffisant ?
Peut-on trouver la résilience au milieu du chaos ?


Un peu de l’auteur

Si le premier amour de Cécile Bergerac est le droit, elle s’oriente rapidement vers le métier d’enseignante et se lance en parallèle dans l’écriture…
En 2019, elle découvre la plateforme Fyctia. Elle est immédiatement repérée par les éditeurs de la plateforme chez qui elle provoque un coup de cœur unanime.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 243 pages
• Editeur : Hugo Roman (12 mars 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2755647779
• ISBN-13 : 978-2755647778
• Dimensions du produit : 15,2 x 2 x 22,2 cm







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Frieda, d’Annabel Abbs

Frieda, en tout, est une passionnée, c’est sa nature. Dans le mariage, elle n’a trouvé qu’en ses enfants un peu de réconfort. En couple, elle s’ennuie. La vie coule ainsi, sans surprise dans un confort gage de stabilité, à défaut d’enthousiasme. Puis, elle part rendre visite à sa sœur en Allemagne. Elle est ravie de retrouver ses racines, son pays et, sa famille. Là, Frieda découvre un monde nouveau prônant la liberté sexuelle, la révolution, l’anarchie… Nous sommes en 1912 et les idées les plus folles veulent s’exprimer. L’Allemagne voit fleurir un courant libertaire. Frieda tombe sous le charme d’un médecin qui lui donne sa vision de ce que devrait être ce monde nouveau tel qu’il l’envisage. Elle trompe son mari avec lui sans l’ombre d’un regret. Avec son amant, elle découvre les plaisirs de la chair, sans pudeur, aucune. Le ver est dans le fruit et Frieda n’aspire qu’a retrouver sa liberté. D’un amant à l’autre, elle tombe sous le charme d’un ancien élève de son mari. Entre eux c’est le coup de foudre, ils ne peuvent imaginer la vie sans l’autre. Frieda, partie le retrouver en Allemagne lors d’un voyage, ne rentrera plus chez elle. Elle devient un paria, une femme de mauvaise vie et le divorce ne lui laissera pas de circonstance atténuante.


Rencontrer l’amour et quitter son mari en laissant ses enfants derrière soit est presque contre nature. Le mari, on peut comprendre, mais les enfants… L’histoire de Frieda est bien réelle et a inspiré « l’amant de lady Chatterley » a D.H Lawrence. Ce roman est une biographie tellement bien rendue qu’on vit cette aventure avec ferveur jusqu’à la fin. Frieda, passionnée de liberté, quelle que soit cette liberté, est toujours un peu dans l’excès. Un tempérament de feu l’anime et, pour pouvoir aimer comme elle l’entend devra endurer une souffrance absolue. Ernest, son mari, ne peut-il comprendre qu’elle ne voulait pas jeter l’opprobre sur les siens, que jamais elle n’a voulu du mal, envers quiconque ?


L’amant de lady Chatterley est l’un des premiers vrais romans que j’ai lus. Un livre qui m’avait marqué et donné le goût de lire. Frieda est de cette veine-là : un livre qui marque, qu’on n’oublie pas. C’est une biographie parfaitement romancée, ce qui la rend d’autant plus plaisante à lire. Enfin, Frieda aborde le sujet très chaud de la libération sexuelle, sans fard, en restant toujours de bon goût. Avec notre regard du XXIème siècle cette histoire semble inconcevable, mais en 1912 on ne badinait pas avec la morale, surtout avec le puritanisme anglais ! Le divorce était rarissime, les divorcés ne pouvaient plus entrer dans une église, défier l’ordre établi relevait presque du crime. Tromper son mari était inconcevable, mais normal que les hommes eussent des maitresses ! Autres temps, autres mœurs, pourtant ce n’est pas si loin puisque Frieda est décédée en 1984. Cela se passait au siècle dernier, pourtant c’était hier seulement ! Pour la petite histoire, L’amant de lady Chatterley était considéré comme transgressif lorsque je l’ai lu, en cachette des surveillants du pensionnat et des prêtres qui veillaient sur notre moralité. Transgressif il y a peu, mais la volonté de liberté est très actuelle aujourd’hui. C’est un livre qui marque, dont on ne peut que se souvenir. Ce roman d’Annabel Abbs est une réussite.

Présentation de l’éditeur

Le destin d’une femme exceptionnelle.
Une histoire d’amour qui est devenue synonyme de libération sexuelle.

En 1912, une jeune baronne allemande vivant à Nottingham commet l’irréparable : elle quitte son confortable foyer et ses trois adorables enfants pour vivre son amour. La décision de Frieda von Richthofen va donner naissance à l’un des plus grands scandales de son temps.

Mais qu’est-ce qui peut pousser une femme à quitter ses enfants ? Quel amour peut être plus fort que celui d’une mère ?

Inspiré d’une histoire vraie, Frieda raconte le parcours courageux de celle qui a inspiré l’œuvre de D.H. Lawrence et notamment le très sulfureux roman
L’Amant de lady Chatterley.

Il explore les sentiments et les émotions complexes qui traversent une femme qui se bat pour être à la fois libre et mère. Des questions qui résonnent encore aujourd’hui.

Un peu de l’auteur

Annabel Abbs s’est imposée comme la nouvelle auteure anglaise de romans biographiques à succès. Son premier titre, The Joyce Girl, a été publié dans huit pays et a reçu le Impress Prize pour les nouveaux auteurs en 2015. Frieda est son deuxième roman.

Source photo BABELIO :

Détails sur le produit

• Broché : 461 pages
• Editeur : HC éditions (28 mai 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357205024
• ISBN-13 : 978-2357205024
• Dimensions du produit : 14,6 x 3,6 x 22,1 cm





<” Frieda, d’Annabel Abbs”>

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Les murmures du lac, de Karine Lebert

Après 20 ans en Amérique du sud, Isaure revient chez elle. Chez elle ? enfin, presque… Native de l’ile d’Yeu, seule sa sœur jumelle y vit encore. Entre les deux sœurs les liens unissant les vrais jumeaux n’ont jamais existés. Lucille est fantasque, brillante, d’un contact facile et les hommes y sont sensibles. Isaure est timide, évite le contact avec les autres. Les deux sœurs sont différentes autant qu’il se puisse être. Enfants, leur père, un homme effacé, laissait leur mère diriger la maison. Très vite la mère fit une différence entre les deux filles : elle louait Lucille et rabaissait Isaure. Isaure en a conçu un sentiment de rejet de sa famille, d’où son départ au Mexique. A son retour, Isaure observe sa sœur sans se faire voir. Lucille est riche, elle mène sa vie tambours battant, n’hésite pas avec les sports extrêmes. Elle vit à cent à l’heure et, elle en a les moyens ! Isaure dresse le triste constat qu’elle ne possède rien, n’a rien construit. Un monde les sépare ! Alors qu’Isaure épie Lucille qui prend des risques insensés sur un ponton en moto, elle assiste médusée à l’accident ! Sa sœur est tombée dans le lac. Ne la voyant pas refaire surface, Isaure décide de prendre sa place. Désormais elle sera Lucille, quittera enfin sa vie de misère, sa vie faite d’échecs et de rancœur…


En arrivant dans son nouveau logement, Isaure devenue Lucille découvre un bébé ! Un imprévu de taille qui signifie que cet enfant a sans doute un père… Lucille se voulait libre de toute attache, mais un enfant grève singulièrement la liberté. Est-il envisageable que Lucille ait changé du tout au tout ? Isaure en doute et, elle devra découvrir sans se faire démasquer qui était vraiment Lucille, comment elle vivait, qui elle fréquentait pour devenir sa sœur. La découverte de la moto laissée au bord du lac par les gendarmes va donner des sueurs froides à Isaure. Pourra-t-elle perdurer dans la mystification devant les forces de l’ordre et les amis et amants de Lucille ?


Karine Lebert sort un peu de la lignée de ses romans avec ce nouvel ouvrage. Restant dans la collection territoire, la Vendée, elle signe ici un thriller qui n’a rien à envier aux classiques du genre ! Le coup de folie d’Isaure est soudain, si rapide qu’elle n’a pas mesuré le nombre d’obstacles qu’elle devra affronter pour devenir sa sœur. C’est fou, c’est insensé et l’on se demande vraiment quand Isaure chutera. L’auteur nous entraîne dans un tourbillon d’événements, semant le chaud et le froid pour régaler le lecteur. Une histoire un peu compliquée dont Karine Lebert se sort brillamment. Un thriller pour tous publics, un grand écart parfaitement réussi entre le droit et le possible !

Présentation de l’éditeur

En Vendée. Jusqu’où Isaure est-elle prête à aller pour endosser la vie presque rêvée et l’identité de sa jumelle décédée, celle à qui tout a réussi jusqu’alors ?
Cette sœur qu’elle a tant jalousée depuis l’enfance ?
Un suspense entre passé et présent autour de jumelles que tout sépare…
Plus aucune réconciliation ne sera possible entre Isaure et Lucille, vraies jumelles que tout sépare. Après avoir surmonté le choc de l’accident mortel de sa sœur – dont elle est l’unique témoin –, Isaure prend une folle décision : endosser l’identité de la défunte le temps de récupérer sa fortune. Le destin n’a pas toujours été tendre avec la jeune femme, qui s’est exilée vingt ans durant loin de tous. Lui offrirait-il enfin une seconde chance ?
Entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier, le danger d’être démasquée est là, permanent, notamment face au séduisant Matthias. Comment être crédible dans la peau de celle qui était son exact contraire ? Une femme sûre d’elle, aimantant les hommes, à qui tout réussissait. Avec sa part d’ombre aussi…
D’autant que, dans la jolie maison familiale, une surprise de taille attend Isaure : un bébé, Noé.
Un suspense vertigineux sur le thème de l’identité et des maux jamais guéris de l’enfance.

Un peu de l’auteur

Née en Normandie dont les paysages inspirent le décor de certains de ses romans, Karine Lebert est l’auteur de Nina et ses sœurs (2009), de Loin de Margaux (2012) et des Sortilèges du Tremblay (2013), préfacé par Yves Jacob et, aux Presses de la Cité, de Ce que Fanny veut… et Les Saisons du mensonge. Elle est membre de la SADN (Société des Auteurs de Normandie) et de la SGDL (Société des Gens de Lettres).

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché : 360 pages
• Editeur : Presses de la Cité (12 mars 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258147190
• ISBN-13 : 978-2258147195
• Dimensions du produit : 14 x 2,4 x 22,5 cm





<” Les murmures du lac, de Karine Lebert”>

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Sois gentil, tue-le de Pascal Thiriet

Totalement dénué de morale, ils voguent jusqu’en enfer pour une rédemption.

Certains conduisent leur vie, d’autre sont conduit par la vie et, Pascal fait partie de cette seconde option. Marin pêcheur, propriétaire de son bateau, Pascal ne sait pas faire de choix. Les événements guident sa vie sans qu’il ne fasse un geste pour y remédier. Pour lui, le choix signifie aller au plus simple. Il ne connait pas les prises de tête qu’entraînent la prise de décision. Un peu en dehors des clous, mais pas trop, il n’a jamais fait parler de lui. Il embauche Murène, une jeune femme marin pêcheur comme lui. Ils deviennent amants, plus incultes qu’idiots, ils vont au plus rapide. Des soucis financiers risquant de toucher Pascal, il s’embarque sur un gros thonier faisant l’Afrique. Là, Pascal gagne bien sa vie, mais s’il fait aussi le voyage du retour il touchera de double ! L’affaire est tentante et, de toute façon, il n’a pas eu le choix : son patron a décidé pour lui… Là, Pascal franchi une limite aussi louangeable que répréhensible. Une lettre de Murène lui arrive avec juste quelques mots lui demandant de venir. Pascal prend son fusil, les chevrotines qu’il lui reste mais qui seront bien suffisantes.

Un roman sauvage, violent et tendre. Pascal Thiriet ne fait pas dans la dentelle, c’est brut de décoffrage, c’est violent dans l’action, tendre dans l’esprit ! On a un pêcheur pour qui la vie n’est qu’une succession d’évidences, et Murène guère plus affranchie que lui. Ensemble ils sont un couple. Murène a un lourd héritage sur le dos. Partie pour le solder, elle fait appel à son compagnon. Elle a besoin de lui. S’il l’aime, se dont Murène ne doute pas un instant, il le fera. Ensuite, ils pourront reprendre la mer, ensemble.

Un livre qui touche par sa tendresse, mais qui choque par sa violence. Puisqu’il ne se posent pas que question, Pascal et Murène franchissent les lignes jaunes sans sourcilier. Ils font ce qui doit être fait, où donc est le problème ? Pascal, patron pêcheur, sans souci, réglant ses traites normalement, va franchir les limites de la morale pour assurer son avenir. Murène qui peine avec un héritage difficile à régler échoue chez Pascal. La mayonnaise prend entre eux. Animés d’une même simplicité de vue, ils feront ce qui doit être fait pour être vraiment libres.

Présentation de l’éditeur

La mer, elle est partout. Et parfois, au milieu, il y a des îles. Pascal et Murène sont des insulaires mais pas de la même île. Lui, c’est une île de l’océan, et elle, une de Méditerranée. Ensemble, ils pêchent sur un chalutier. Le Mort, il s’appelle. Dessus, ballotés par les vagues et les tempêtes, ils vont bien ensemble. Mais à terre, avec leur passé à traîner, c’est pas facile tous les jours… La mer, on dit qu’elle est cruelle mais elle peut être généreuse aussi. La preuve, elle, elle rend toujours les corps. A terre, c’est parfois plus compliqué… Alors quand il reçoit la lettre de Murène, Pascal ne peut l’ignorer. C’est trop tard. Il faut qu’il y aille ! Il sort le fusil, il reste six chevrotines. C’est plus que suffisant…

Un peu de l’auteur

Pascal THIRIET est né au début des années cinquante d’une mère corse et d’un père pied-noir. Il passe une enfance tranquille en banlieue parisienne. C’est après que ça se gâte… puisqu’en soixante-huitard précoce il abandonne très vite ses études, part en stop aux Etats-Unis et au Guatemala où il passe quelques jours en prison pour une raison non encore élucidée à ce jour… Dès son retour, et pêle-mêle, il fabrique des santons, fait des convoyages de bateaux, fonde une communauté proche des situationnistes, travaille dans un garage puis entreprend une carrière de typographe tout en vendant La Cause du Peuple sur les marchés dominicaux… Il a ensuite trois enfants, prépare un Capes et devient prof de maths à Toledo USA. Il lit tout et n’importe quoi, mais sans cesse. Il déteste la chasse mais adore le whisky nippon, canoter sur le lac Michigan ou laisser son voilier filer tout droit autour de la Méditerranée… Il écoute Philip Glass, Moussu T et Monteverdi ! Il va souvent au cinéma mais n’a jamais eu la télé ! Et puis il écrit, beaucoup et tout le temps…

Source photo BABEIO :

Détails sur le produit

• Broché : 152 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220886
• ISBN-13 : 978-2377220885
• Dimensions du produit : 19 x 1,3 x 12,5 cm





<” Sois gentil, tue-le de Pascal Thiriet”>

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Les cicatrices, de Claire Favan

Un roman glaçant, à ne pas mettre dans toutes les mains !

Il y a des types comme ça, qui vivent sans vivre, la tête courbée par le poids des emmerdes qu’il accumulent malgré eux. Chez eux, les choses sont, c’est tout. Ils disent toujours oui, s’attirant de la sorte plus de nuages que d’éclaircies. Owen est ce genre de gars, foncièrement gentil, il ne sait pas se défendre. Vendeur de voiture au civil, plutôt doué dans le genre, il est un looser affectivement. Lassé des avances de Sally, la fille du patron, il a fini par l’épouser avec la bénédiction des parents. Lui, revenu à la vie après une amnésie totale due à une chute non expliquée, se trouvait avoir ainsi une famille. Las, l’épousée a un grain de folie allant croissant avec le temps ! Owen tente de divorcer, mais reste habiter une partie de la maison après le prononcé du divorce, par crainte des menaces de suicide de la dame.

Puis, dans son marasme quotidien, une jeune femme, tombe dans sa vie. Avec elle, Owen découvre ce à quoi ressemble l’amour. La découverte de cadavres va également troubler Owen : des traces ADN le désignent comme coupable potentiel des meurtres. Des crimes ignobles qui rappellent ceux d’un tueur en série, d’une violence rare, recherché depuis longtemps. Le FBI décide d’inculper Owen. Cependant, alors qu’il est en cellule, un autre corps est retrouvé ! Avec un sentiment amer, la police doit le relâcher…

Claire Favan signe ici un roman très noir, ignoble, avec un suspens qui ne cesse de rebondir. Un roman non pas avec une histoire, mais plusieurs, toutes aussi glauques les unes que les autres. Avec Claire Favan, les tueurs sont machiavéliques, froids et ordonnés. Ils élèvent le geste criminel au rang d’œuvre d’art. Tout est orchestré pour coller parfaitement à leur idéal meurtrier en ne laissant aucune trace, jamais ! Pourtant, l’ADN d’Owen est apparu en bouleversant ce que l’on savait du tueur nommé Twice par la police.

Un auteur de roman noir me disait aimer des coupables qu’ils soient vraiment ignobles et leurs crimes horribles. Claire Favan, qui nous offre ici un florilège d’assassins froids et méthodiques dont la perversité le dispute à la cruauté, s’inscrit dans cette logique sans demie mesure. Un livre pour les cœurs solidement accrochés !

Présentation de l’éditeur

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.
En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu’elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.
Mais alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.

« Rebondissements et faux-semblants vont vous tenir en haleine tout au long de ce roman brillant. »
Céline Ménard, Espace Culturel Leclerc, Niort

« Sueurs froides, souffle coupé, une plume directe au rythme infernal. »
Le Parisien

Claire Favan travaille dans la finance. Elle est l’autrice, entre autres, de l’inoubliable diptyque composé du Tueur intime (prix VSD du Polar 2010, prix Sang pour Sang Polar 2011) et du Tueur de l’ombre, de Serre-moi fort (prix Griffe noire du meilleur polar français 2016) et, récemment, d’Inexorable. Roman après roman, elle poursuit son exploration des contre-jours de l’humanité.

Un peu de l’auteur

Claire Favan travaille dans la finance. Elle est l’autrice, entre autres, de l’inoubliable diptyque composé du Tueur intime (Prix VSD du Polar 2010, Prix Sang pour Sang Polar 2011) et du Tueur de l’ombre, de Serre-moi fort (Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016) et, récemment, d’Inexorable.

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Détails sur le produit

• Broché : 368 pages
• Editeur : HarperCollins (4 mars 2020)
• Collection : HarperCollins
• Langue : Français
• ISBN-13 : 979-1033904489
• ASIN : B0833XNHB2
• Dimensions du produit : 14 x 2,3 x 20,5 cm






<” Les cicatrices, de Claire Favan”>

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