La jeune fille aux silences, de Lyliane Mosca

 Les amours d’enfance sont des braises inextinguibles !

 Dernière enfant d’un couple de paysans Fanette est rejetée par son père. Sa scolarité est un désastre et, elle est de toutes les corvées de la ferme. Cependant, Fanette affiche toujours un sourire séduisant tous ceux qui l’approche. Elle a pour seul ami Théotime qui est le fils de la belle maison. Une amitié qui ne laisse personne indifférent, presque une alliance contre nature. Une gardienne de vache amis avec un fils de famille ! Rapidement, cette amitié devint un amour fort malgré leur jeune âge. Théotime est brillant, rêve de devenir un savant. Avec Fanette, il se sent bien. A l’adolescence, Théotime commence des études de philosophie et Fanette est envoyée travailler dans les vignes d’un ami de son père, alors qu’elle aurait aimé apprendre la pâtisserie. Quand Théotime se lie d’amitié avec la fille d’un notaire, Fanette ravale sa jalousie, se disant que c’est la logique, qu’elle ne le mérite pas. D’autre part, un lourd secret freine les ambitions de Fanette. Ce n’est que devenu adulte, que Théotime découvrira, alors que chacun d’eux a fait sa vie se son côté, ce secret si longtemps caché. Il en est bouleversé, mais tout deux son contents de savoir l’autre heureux, malgré un sentiment très fort qui continue de les animer.

 Lyliane Mosca conte l’histoire de Fanette au long d’une vie. Partie de rien, par sa force de volonté, Fanette doit sur monter son handicap honteux afin de parvenir à réalise son rêve de devenir pâtissière. Théotime, continuellement agité de réflexions sur tout, ne trouve le repos qu’auprès de Fanette. Leur vie durant, ils restent liés par un amour puissant. Cependant, Fanette, convaincue que son handicap est un frein, rompt avec Théotime. Chacun finira par trouver un sursaut suffisant, pour constituer un couple, en gardant un œil sur la vie de l’autre. Peu à peu, ils découvriront que Fanette n’est pas du tout ce qu’elle pensait être, qu’en d’autres circonstances, tout eut été possible.

 Lyliane Mosca nous offre un roman captivant. La vie de Fanette est de celles qui marque, démontrant que la force ce volonté permet de vaincre malgré les aprioris et, que les secrets de famille peuvent être bravés. Inculte, mais intelligente, Fanette saura trouver suffisamment de force afin de préserver le mystère de ses origines, pour maintenir l’unité des ménages, déjà très perturbé par les aléas de la vie. Lyliane Mosca nous offre une saga envoutante avec un final totalement inattendu. Un roman plein de rebondissements, de tendresse et de secrets.

La plus belle preuve d’amour, est de savoir s’effacer

Un peu de l’auteur

Lyliane Mosca a passé son enfance dans l’Yonne. En 1965, elle s’installe dans l’Aube et après vingt ans passés dans le monde de l’entreprise, elle devient journaliste pour L’Est-Eclair. Aujourd’hui, Lyliane Mosca se partage entre le théâtre et l’écriture. Elle a écrit plus d’une vingtaine de romans dont Une femme en mauve préfacé par Philippe Besson, Les Gens de Laborde, Prix du Conseil Général de l’Aube 2010. D’une écriture vive et contemporaine, elle est passée maître dans l’analyse des sentiments les plus intimes. Elle est l’auteure aux Presses de la Cité de La Vie rêvée de Gabrielle, La Demoiselle à l’éventail, Le Jardin secret de Violette, Prix des lecteurs des bibliothèques du Morvan 2023, Mystérieuse Juliette.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (4 avril 2024) 4

• Langue ‏ : ‎ Français • Livre broché ‏ : ‎ 368 pages

• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258206464

• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258206465

• Poids de l’article ‏ : ‎ 404 g

• Dimensions ‏ : ‎ 14.4 x 2.7 x 22.7 cm

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Celui qui vient avec l’orage, de Catherine Boissel

Chayton, un amérindien d’Oklahoma, reçois en héritage au décès de son grand-père une boîte. Dedans, il découvre le passé militaire de Joseph Kaawosah et, un journal dans lequel il raconte les combats lors du débarquement de Normandie, en 1944 et sa rencontre avec Millie. Entre eux, ce fut immédiatement un amour très fort qui se noua. Un amour platonique car ils étaient trop jeunes et, la guerre les a séparés très vite. Sa vie durant, Joseph n’a cessé d’aimer Millie à laquelle il a beaucoup écrit sans jamais recevoir de réponse. Chayton décide de prendre un congé pour aller en France et tenter de retrouver Millie afin de lui remettre la dernière lettre que son grand-père n’a jamais osé envoyer. Parvenu en France, il se perd dans un petit village du Cotentin. Il entre dans un café pour essayer de retrouver son chemin et, rencontre Léa qui décide de l’aider. L’arrivée d’un étranger, indien de surcroît, n’est pas du goût de tout le monde. Ce voyage changera radicalement la vie de Chayton.

Catherine Boissel Nous fait découvrir qui furent les amérindiens engagés comme code talker pour crypter les messages en langage comanche afin que les allemands ne puissent les comprendre. L’enquête de Chayton devient vite un véritable thriller. Remuer le passé, mettre au jour les secrets fait trembler certains protagonistes encore vivants au village. Il existe une version de faits, loin de satisfaire chacun au village, mais qui a l’avantage de maintenir la paix. Remuer ce genre d’histoire effraye les sensibilités, risque de toucher l’honneur de gens influents. Chayton, malgré tout, décide de continuer pour la tranquillité du repos de Joseph dans le monde des esprits. Catherine Boissel joue avec les sentiments du lecteur. Que d’émotions ! Dans la vérité admise, Chayton accompagné de Léa, va devoir braver les non-dits du village, percer les barrages mis en place depuis près de 80 ans pour accéder à l’histoire de Millie et Joseph. Une histoire d’amour contrariée dont il subsiste encore, peut-être, quelques braises.

Catherine Boissel joue avec les sentiments du lecteur. Que d’émotions ! Dans la vérité admise, Chayton accompagné de Léa, va devoir braver les non-dits du village, percer les barrages mis en place depuis près de 80 ans pour accéder à l’histoire de Millie et Joseph. Une histoire d’amour contrariée dont il subsiste encore, peut-être, quelques braises. Catherine Boissel signe ici un grand roman, de ceux qu’on a du mal à lâcher la lecture, qui marque fort l’imagination.

 

Présentation de l’éditeur

La rencontre insolite et puissante entre une jeune Normande et un Amérindien venu sur les traces de son grand-père, code talkers pendant la Seconde Guerre mondiale. À trente ans passés, Léa a tout quitté pour ouvrir un café au cœur des marais du Cotentin, le vert paradis de son enfance. Et commencer une nouvelle vie. Aux États-Unis, Chayton, dont le talent d’avocat sert la cause de ses frères de sang, découvre à la faveur d’un héritage le passé militaire de son aïeul. Joseph Kahwosah faisait partie des code talkers, ces GI amérindiens qui transmettaient à leur état-major des informations en langage codé lors de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi Joseph a-t-il tu ces années ? Pressentant une énigme, Chayton se rend en France pour enquêter. C’est sous les grondements de l’orage que le jeune Comanche arrive un jour devant le café de Léa. Une rencontre qui va tout changer… Sur un sujet historique méconnu : les code talkers comanches qui débarquèrent à Utah Beach le 6 juin 1944, un beau roman qui évoque aussi le monde rural entre mutation et renaissance.

Un peu de l’auteur

Catherine Boissel est originaire du Calvados. Ingénieur d’études, elle a travaillé à l’Université de Caen. D’abord spécialisée en littérature jeunesse, elle a rédigé des articles dans des revues professionnelles ainsi qu’un essai consacré aux contes traditionnels. Un château fort en ruine au cœur des marais de Carentan lui souffle sa première nouvelle de fiction puis un recueil de six autres textes. Suivent alors trois romans réunissant ses grandes passions : les marais du Cotentin, les chevaux et le Moyen Age. Aux Presses de la Cité, elle est l’auteure de la trilogie Les Portes du bonheur, La Chanson de Julien, Prix Reine Mathilde 2019 et Ce que disent les hirondelles.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (28 mars 2024)

• Langue ‏ : ‎ Français • Livre broché ‏ : ‎ 464 pages

• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258205603 • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258205604

• Poids de l’article ‏ : ‎ 508 g

• Dimensions ‏ : ‎ 14.6 x 3.4 x 22.8 cm

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Les mille et une vie de Lucie

Lucie, petite fille d’un milieu aisé, fait l’admiration d’Hermine. Fille de pêcheur, Hermine est destinée à devenir femme de pêcheur, cependant, elle rêve d’un autre avenir. Entrée comme domestique dans la famille de Lucie, Hermine va vouer sa vie au destin de Lucie. Lucie n’ambitionne pas du tout de fonder une famille, d’avoir des enfants, de suivre la voie des filles de bonnes familles. Lucie aime écrire de la poésie et, désire par-dessus tout, en vivre ! Lucie va cependant être contrainte de supporter ce dont elle a horreur afin de réussir à se faire un nom. Les nombreux voyages, de l’orient aux Etats-Unis, qu’elle fera, forgeront sa personnalité, son gout de l’indépendance. Un parcours mouvement au gré de ses amours féminines, jusqu’à devenir une icône des années folles. Parvenue au sommet, elle se perdra par amour, pour finir ruinée et malade. Sa vie durant, elle a eu un bon demi-siècle d’avance sur son temps.

Lucie Delarue-Mardrus fut une femme de lettres ayant marqué son époque. Son indépendance, ses amours saphiques revendiquées, ont largement contribué à sa notoriété. Tantôt plébiscitée ou honnie, Lucie n’a jamais laissé indifférent son public. Ses livres témoignaient de ses combats, de son ambition pour la liberté de penser et de vivre selon ses goûts. Karine Lebert nous offre ici une biographie romancée de cet écrivains poétesse normande qui a marqué sa région natale, mais également son époque.

Lucie Delarue-Mardrus fut une étoile dont le destin s’est envolé vers des sommets avec les années folles, pour s’achever aussi brutalement qu’elles avec la survenue de la seconde guerre mondiale. Lucie fut une étoile filante de l’entre-deux guerre, dont l’empreinte n’a pas marqué l’histoire. Karine Lebert lui ne donne un second souffle avec ce roman, une ultime mise en lumière de cette féministe avant l’heure, bien que jamais elle ne se soit revendiquée comme telle. Avec ce dernier roman, Karine Lebert continue son travail d’historienne de la Normandie, sa région, pour le pus rand plaisir de ses lecteurs.

Pour acheter le livre cliquez ICI : Les mille et une vie de Lucie

Présentation de l’éditeur

Les mille et une vies d’une femme singulière, Lucie Delarue-Mardrus.
C’est à cinq ans, dans sa ville natale de Honfleur, que Lucie croise la route d’Hermine, fille de pêcheur, qui lui voue une admiration proche de l’amour et deviendra sa servante. Malgré leurs différences, leurs vies seront dès lors irrémédiablement liées, l’une dans l’ombre, l’autre dans la lumière.
L’âme vagabonde, Lucie ira de Honfleur à Paris, voyagera du Maghreb en Orient, et jusqu’en Amérique. Au cœur des Années folles, son allure, sa personnalité hors norme, son talent de poétesse et de romancière lui font rencontrer les grands de son époque.
Scandaleusement libre, Lucie a écrit un destin d’une modernité absolue.

Un roman qui s’inspire de l’histoire vraie d’une femme brillante et avant-gardiste.

Un peu de l’auteur

 Source photo Amazon

Karine Lebert est une romancière française éditée aux Presses de la Cité, chez Pocket, France Loisirs et De Borée.
Elle traite de sujets historiques ou contemporains, souvent méconnus, mettant en scène des personnages féminins, dans une langue fluide.
Karine Lebert est vice-présidente de la société des auteurs de Normandie (SADN) et membre de la société des gens de lettres (SGDL).

 

Détails du produit

  • Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (7 mars 2024)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 336 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2258205433
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258205437
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 370 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 14.5 x 2.5 x 22.8 cm

< Les mille et une vie de Lucie »>

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Manouchian, une histoire française

Le 21 février 2024, 80 ans jour pour jour après son exécution et celle de 21 de ses camarades, femmes et hommes membres d’un groupe de résistants, par l’armée allemande, Missak Manouchian entrera au Panthéon accompagné de son épouse Mélinée. Pour quoi lui et pas un autre ? L’histoire a besoin de symboles forts afin de marquer la mémoire. Missak Manouchian est devenu l’un de ces symboles, bien malgré lui. En effet l’armée Allemande dans son communiqué de propagande parlait du groupe Manouchian-Boczov-Rayman puis, dix ans plus tard, la contraction du temps le transformera en « Groupe Manouchian », du nom de Missak Manouchian. Ils faisaient partie des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée) qui sont les unités de la Résistance communiste fondées en avril 1942, pour conduire la guérilla urbaine en France contre l’occupant nazi. Les plus célèbres d’entre eux sont notamment les 23 résistants étrangers du groupe Manouchian. Le poème d’Aragon chanté par Léo ferret a fortement contribué à renforcer la mémoire du groupe.

Ils étaient 23 quand les fusils fleurirent
23 qui donnaient leur cœur avant le temps
23 étrangers et nos frères pourtant
23 amoureux de vivre à en mourir
23 qui criaient LA FRANCE en s’abattant
L’affiche rouge, Aragon

Quelques membres du groupe avant leur exécution

Groupe Manouchian

Ce livre collectif, explique qui étaient ces combattant de la liberté qui, au nom d’un idéal, agissaient au péril de leurs vies afin de faire triompher leur cause. Ils furent 23 à être fusillés le même jour. Missak Manouchian est devenu ce jour-là le « soldat inconnu » des combattant étrangers. Ils ne sont que dix sur l’affiche rouge, car les allemands ont sectionnés ceux qui, pour eux, représentaient physiquement le visage du terrorisme. C’est un petit livre pour rendre à césar ce qui lui appartient. Au-delà de Missak Manouchian, ce sont tous les soldats civils qui ont lutté pour la liberté qui sont honorés. Le 24 février, la multitude des FTP-MOI entrera dans le temple des grands hommes, que la nation honore, dans un souvenir perpétuel.

Affiche rouge

Pour acheter le livre cliquez ICI : Manouchian, une histoire française

Présentation de l’éditeur

Le couple Manouchian va entrer au Panthéon or Manouchian, quel que soit son héroïsme, n’était pas le chef du groupe des Francs-tireurs-partisans-main-d’œuvre-étrangère (FTP-MOI). La fameuse affiche rouge de la propagande nazie mentionne 10 résistants or 23 membres du groupe furent assassinés par les nazis. Tous sont présentés comme étrangers, ce qui est faux. Tous sont censés être communistes, ce qui était loin d’être le cas. Tout dans cette histoire est manipulation, depuis l’affiche rouge elle-même, grand moment de propagande allemande en France dont l’esthétisme semble clairement soviétique…
Pourquoi ce livre ?
Pour comprendre comment les nazis puis les communistes puis le gouvernement actuel mobilisent une même histoire à des fins diamétralement opposées.
L’ouvrage alterne des portraits de chacun des 23 membres du groupe fusillé ou décapité par les nazis avec des analyses sur des points d’histoire, sur la construction de la mémoire du groupe et sur ses enjeux divers selon périodes et points de vue, sur les écrits et les films que leur histoire hors du commun a suscités. Loin de toute recherche jargonnante, après avoir examiné chacun des points cruciaux de l’histoire de l’époque, il résume l’extraordinaire cheminement de la mémoire des Manouchian. D’Aragon à Éluard en passant par Guédiguian, les frères Lévy ou les manuels scolaires, chacun s’est réaproprié pour son époque cette saga qui mêle organisation clandestine, lutte idéologique, romance d’un couple.

Un peu des auteurs

Sylvain Boulouque est historien spécialiste de l’anarchisme, formateur à l’INSPÉ de l’Académie de Versailles et enseignant au lycée Michelet de Vanves. Il vient de publier Meurtres à la Grange aux Belles (Cerf 2024). Chez Atlande, il est l’auteur du Peuple du drapeau noir, du Petit manuel d’histoire du PCF et de Maurice Tréand, l’inquisiteur rouge. Il est aussi l’un des rédacteurs du Livre noir du communisme. Dans le présent ouvrage, il a rédigé toutes les fiches concernant les résistants (sauf celle sur Thomas Elek, et a co-écrit avec Michèle Rosellini celle sur Olga Bancic), les parties “Histoire du groupe Manouchian” et “Mémoire et historiographie de l’Affiche rouge : les processus d’élaboration de la légende” ; il a co-rédigé “L’Affiche rouge au Panthéon : une histoire française”.
Dominique Moncond’huy est professeur émérite de Littérature française à l’université de Poitiers, spécialiste de l’Oulipo, longtemps directeur de la revue La Licorne, et éditeur dans la Péliade de L’Espèce humaine et autres écrits des camps. Il a rédigé́ dans le présent ouvrage la notice sur Thomas Elek, “L’Affiche, le Mont Valèrien”(révisé́ par Sylvain Boulouque) et “Notes vagabondes sur les 23 : un symbole, des réalités” ; il a co-rédigé “L’Affiche rouge au Panthéon : une histoire française”.
Francisco Ferreira, maitre de conférences en Littérature française et en Eudes cinématographiques à l’université de Poitiers, a écrit “Deux fois vingt-trois : L’Affiche rouge et L’Armée du crime »
José-Luis Gutiérrez Molina est membre du Groupe de Recherche sur l’histoire actuelle à l’université de Cadix, et Directeur scientifique d’une base de données en ligne recensant les noms des victimes du franquisme en Andalousie, Estrémadure et Afrique du Nord, Todos los nombres. Il a écrit dans le pressent ouvrage “La guerre d’Espagne et les brigades du groupe Manouchian. Une expérience internationaliste”, traduit de l’espagnol par Olga Zilbermann

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ ATLANDE (1 février 2024)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 150 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2350309487
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2350309484
• Âge de lecture ‏ : ‎ Dès 16 ans
• Poids de l’article ‏ : ‎ 1 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.9 x 1.1 x 21 cm

 

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Dans la maison de mon père, de Joseph O’Connor

En 1943, dans Rome occupée par les forces allemandes, le chef de la gestapo, Paul Hauptmann, instaure un régime de terreur par la force. Il craint avant tout de décevoir le führer car un nombre important de prisonniers de guerre s’évadent des camps dont il a la responsabilité. Il soupçonne une filière de la résistance italienne d’être responsable de ce Traffic. Aux portes de Rome, un état neutre, le Vatican, est l’objet d’une rumeur concernant un réseau d’opposition aux force allemandes. Un prêtre irlandais attaché au Vatican, Hugh O’Flaherty, anime un groupe disparate de personnes qui, sous prétexte d’une chorale se réunissant pour des chants très particuliers, organisent une forme de résistance non violente. Le risque d’une avancée nazie dans le Vatican, contraint O’Flaherty à organiser d’urgence la mise en sécurité de tous ses protégés, les exfiltrer de Rome vers la campagne. Cette dernière mission sera très dangereuse, car la gestapo est sur leur talons. Celui qui est chargé de cette mission tombe malade. Au dernier moment, O’Flaherty prend sa place, malgré qu’il ne soit pas formé pour cela. Sans qu’il n’en sache rien, tout le groupe se met en action afin de protéger le prêtre et permettre à la mission d’aboutir. Sur le chemin du retour, Hauptmann réussi enfin à capturer O’Flaherty. Perdu pour perdu, le prêtre va opposer une résistance inattendue pour une homme de son âge et de son rang…

Joseph O’Connor maintient dans son roman un suspens allant croissant. Sans arme ni violence, un chœur de volontaires met en place une filière pour mettre à l’abri les prisonniers évadés des camps. Le Vatican, état indépendant et neutre, bien que cerné pas les forces d’occupation, reste inaccessible à la gestapo. Dans une ville sous contrôle des forces d’occupation et des milices fasciste de Mussolini, la résistance s’organise. Afin de protéger les partisans, O’Flaherty organise le groupe de sorte que nul ne sache vraiment qui est qui, ni qui fait quoi. Chacun posant une petite pierre à cet édifice périlleux sans en savoir plus qu’il ne faut. En cas de chute, impossible de parler et faire les faire tous tomber. Les autorités ecclésiastiques, n’apprécient guère les activités d’Hugh O’Flaherty. En effet, selon les accords signés, la neutralité risque d’être mise à mal si des actions assimilables à des actes de guerre sont avérés. O’Flaherty est vertement remis en place, suspendu de son travail dans les camps de prisonniers pour avoir trop montré sa désapprobation aux responsables des camps, qui se sont plaint à leur hiérarchie. Qu’importe, bien que cantonné dans l’enceinte du Vatican, le groupe doit continuer.

Joseph O’Connor, s’appuyant sur des faits réels, nous offre une fiction éblouissante, un thriller historique de premier ordre ! Une fiction plongeant ses racines si profondément dans la vérité historique, qu’elle devient tout à fait crédible. Nous sommes en 1943, l’armée allemande commence à sentir des frémissements dans les forces alliées. Les hommes sont épuisés par des années de guerre. Pour tenter de se maintenir, certain utilise des méthodes cruelles pour tenter d’enrayer un déclin qui ne saurait tarder. Paul Hauptmann est convaincu du rôle d’O’Flaherty dans la résistance. Sa priorité est de le faire tomber. Cependant, à l’abri du saint siège il reste intouchable. La mission de tous les dangers lui sera peut-être fatale. Un roman brillant d’une fiction ayant existé, un hommage à ceux qui dans l’ombre ont luté pour conserver à l’homme sa dignité.

Pour acheter le livre cliquez ICI : Dans la maison de mon père

Présentation de l’éditeur

Inspiré de l’histoire vraie de Hugh O’Flaherty, le prêtre irlandais rattaché au Vatican qui a défié les nazis et sauvé plus de 6000 juifs et soldats alliés de l’enfer de Rome en 1943, « Dans la maison de Mon Père » est un thriller littéraire de premier ordre. A la manière d’Hilary Mantel, Joseph O’Connor mêle histoire et fiction dans un véritable tour de force narratif, un récit haletant à l’intrigue parfaitement ficelée. A travers le destin et les choix courageux de personnages aussi attachants qu’inspirants, il rend un superbe hommage à ceux qui ont su suivre leurs convictions dans les temps les plus troubles.

Un peu de l’auteur

Joseph O’Connor est un écrivain irlandais, nouvelliste, romancier, scénariste.

Il est le frère aîné de la chanteuse Sinéad O’Connor (1966-2023).

Titulaire d’un M.A. en littérature anglo-irlandaise de l’University College Dublin, il poursuit ses études à l’Université d’Oxford.

Après ses études, il exerce pendant 10 ans en tant que journaliste pour le journal « Sunday Tribune » et le magazine « Esquire ». Il se consacre à l’écriture à plein temps depuis 1989.

Joseph O’Connor est l’un des romanciers les plus sûrs de la nouvelle génération d’écrivains irlandais.

Découvert en France en 1996 à travers un recueil de nouvelles du genre grinçant, « Les bons chrétiens » (« True Believers », 1991), et consacré deux ans plus tard des deux côtés de l’Atlantique avec son roman « Desperados » (« Desperadoes », 1993), il cultive une manière bien à lui de dynamiter les apparences, armé de son réalisme brutal et d’un humour ravageur.

site officiel : https://josephoconnorauthor.com/

Source photo Babelio 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Rivages (3 janvier 2024)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 432 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2743661747
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2743661748
• Poids de l’article ‏ : ‎ 445 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 2.8 x 20.5 cm










< » Les culs-reptiles, de Mahamat-Saleh Haroun »>





tueur
< Dans la maison de mon père, de Joseph O’Connor »>

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De l’amour des chiens et autres phobies, par Lunatik

C’est avec un grand plaisir que l’on retrouve Lunatik, dans un nouveau recueil de nouvelles.
De la vie qui passe après laquelle on cours désespérément, malgré la maladie, dans la solitude car les amis sont inversement proportionnels aux emmerdes que l’on encaisse. De l’art de l’engraissement des filles afin de les rendre désirables. Du fils, digne héritier, qui s’en fou er ne rêve que de mettre les bouts hâtivement. Du road trip de la vie qui passe trop vite. Et bien d’autres nouvelles qui sont autant de réflexions de Lunatik sur les choses de la vie en général.

Derrière Lunatik se cache tout un univers ! En fait, c’est un auteur totalement barré, qui nous prend par la main pour raconter sa vision des choses. S’il arrive qu’on se perde un peu, il suffit de relire doucement et tout rentre dans l’ordre. Lunatik nous offre sa vision du monde avec beaucoup d’humour, noir ou grinçant, afin de rendre le sourire au lecteur, ou non… Chaque nouvelle est une réflexion que Lunatik nous offre avec une verve singulière qui doit lui venir d’un ailleurs allant bien au-delà du neuf cube dont il se revendique. Avec Lunatik, on passe un très bon moment, parfait pour rompre avec la morosité du quotidien. Mais attention, pour lire Lunatik il faut s’accrocher ferme, âmes sensibles s’abstenir.

Un peu de l’auteur

Originaire d’Aubervilliers, dans le neuf cube, Lunatik a vite décanillé vers d’autres horizons moins peuplés, plus riches en vaches, en tangues et en chlorophylle, sans passer par la case lycée, baccalauréat et autres formalités inutiles. S’ensuivit une vie d’errances géographiques autant que métaphysiques, ponctuée de ces petits boulots mal payés qui forgent les écrivains et les sdf. Ses ennemis jurés : les haricots verts en boîte et l’écriture inclusive. Ses passions : son chien, le trail, et son chien.

Source photo Babelio 

 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Paul et Mike (12 décembre 2023)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 148 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2366511566
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2366511567
• Poids de l’article ‏ : ‎ 181 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.3 x 0.9 x 20.3 cm

< De l’amour des chiens et autres phobies, par Lunatik »>

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Faim de parcours, d’Alain Bron

A 92 printemps, Pierre reste alerte, avec toute sa tête. Il vit dans un studio dans une maison de retraite avec d’autres résidents. Ici, il est heureux. Il a quelques amis pour rompre la solitude. Cependant, Pierre cultive un ressentiment envers ceux qui, durant la dernière guerre, ont laissé mourir de faim sa mère. Elle était internée dans l’hôpital psychiatrique de Clermont-sur-Oise. Nombreux sont ceux qui par manque de soin sont morts dans les mêmes conditions. Les restrictions imposées par les forces d’occupation furent telles que le peu de ressources fut destiné aux blessés des hôpitaux, plutôt qu’à ceux qui n’avaient plus toute leur tête, les improductifs, ceux qui n’avaient les moyens de se défendre. Ce ressentiment, pousse Pierre à nourrir des envies de vengeance, d’appliquer une juste sanction aux responsables de cette hécatombe, quel que soit leur niveau d’implication. Simultanément, la police enquête sur des assassinats peu communs de personnes âgées. Ces meurtres ont pour point commun d’avoir été perpétrés avec des armes datant toutes de la guerre 39/40. Chaque fois, le meurtrier n’a laissé aucune trace et, fait preuve d’une ingéniosité peu commune. Est-il possible d’établir un lien entre le drame sous l’occupation et les meurtres d’aujourd’hui ?

Alain Bron nous emmène dans une intrigue singulière. L’ingéniosité et l’habileté de l’assassin laisse à penser que l’individu est jeune, au fait des techniques modernes afin de réussir sans laisser la moindre trace. D’autre part, l’âge des victimes intrigue ! Pourquoi s’en prendre à des personnes du troisième âge ? La police finit par lettre en évidence que toutes ont un point commun avec l’établissement psychiatrique de Clermont-sur-Oise. Cependant, pourquoi avois attendu 70 ans pour se venger ? D’autre part, s’il s’agit d’une vengeance, le criminel doit être aussi vieux que ses victimes. Pendant que Pierre écoute Denise lui raconter l’histoire de sa vie pour la énième fois, le commissaire Berthier tente de remonter la piste du tueur, mais ce dernier à toujours une longueur d’avance.

Alain Bron tisse un sac de nœud pour la police ! lorsque la motivation de l’assassin semble avoir été trouvée, le manque crucial de preuve complique l’enquête. Un sac de nœud pour la police, mais un régal le lecteur amateur de polars et de crimes parfaits, ou presque !

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Présentation de l’éditeur

Il appuya sur le bouton de l’interphone.
« Paule, j’ai besoin de tous les cas d’homicides dans le département de l’Oise… ».
Paule protesta.
« Enfin, depuis la fin de la guerre… Non, depuis quarante ans, ça suffira, c’est ça, depuis quarante ans… Oui, ça prendra le temps qu’il faudra… Ah, merci d’avance, Paule. Vous êtes un ange… ».
Et de replonger dans le dossier comme on avance dans le grand bain, sans avoir pied.

Pierre, 92 ans, vit en EHPAD. Toujours alerte, respectable et respecté, il poursuit un but secret : venger sa mère morte de faim à l’hôpital psychiatrique de Clermont-de-l’Oise sous l’occupation allemande.
Dans le même temps, l’équipe du commissaire Berthier se voit confier une enquête sur un meurtre étrange. Aucune trace, une arme datant de la Deuxième Guerre mondiale… Existerait-il un lien entre ces deux drames ? Une fois encore, Alain Bron parvient à nous entraîner dans un roman policier bouleversant où se côtoient la tragédie et l’humour. Pour
notre plus grand plaisir.

Un peu de l’auteur

Lauréat de la Bourse de l’Aventure à l’âge de seize ans, Alain BRON part seul au Sahara et en revient riche d’expériences qui marqueront toute sa vie littéraire et professionnelle.
Plus tard, il se passionnera pour la psychosociologie d’entreprise. Alain BRON a publié des essais, des nouvelles, des polars et des romans primés à plusieurs reprises. Il dirige par ailleurs L’Art en chemin dans l’Oise et préside une
compagnie théâtrale. Il est membre de la Société des Gens De Lettres et des Écrivains des Hauts-de-France.

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Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ In Octavo Editions (7 novembre 2023)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 348 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377590551
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377590551
• Âge de lecture ‏ : ‎ Dès 3 ans
• Poids de l’article ‏ : ‎ 331 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12 x 1.8 x 19 cm







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Les rescapés de Junas, de Florence Roche

Producteurs d’eau en bouteille, les Jacquart ont réussi à faire fortune au fil des génération. Norbert, le dirigeant de l’entreprise, adore sa petite-fille Mathilde, juste âgée de vingt ans, qui est diplômée en chimie. Elle travaille aux côtés de son grand-père dans l’entreprise familiale. Elle n’a jamais connu son père, décédé lors d’un accident en 1955, alors qu’elle venait de naître. Lorsque la famille est réunie pour l’enterrement de sa grand-mère, Mathilde est approchée par un homme qui lui remet un médaillon trouvé dans les ruines d’un petit village. Deux photos sont à l’intérieur, son père et une ravissante inconnue ! Il révèle aussi à Mathilde, que tous les habitants sont morts d’un empoisonnement en juin 1955. Mathilde décide d’aller en Ardèche pour tenter de découvrir pourquoi ce médaillon se trouvait là-bas et, qui est cette jeune femme. Mathilde, tout comme ce jeune homme, désirent comprendre se qui se cache derrière le drame de Junas, le village maudit qui continue 20 ans plus tard à faire peur.

Avec l’aide de Pierre Dubois, Mathilde se lance dans une enquête qui va les plonger dans le drame de Junas. Cet empoisonnement n’a jamais été élucidé. Pierre qui est devenu médecin va demander les autorisations pour ouvrir la fosse commune où sont les dépouilles des habitants de Junas. Ils doivent cependant rester le plus discrets possible afin de ménager les susceptibilités de leurs parents respectifs, Pierre et Mathilde comprennent vite que leurs familles n’ont pas dit toute la vérité. Pour eux deux, c’est une plongée dans les secrets de famille qui commence. Ils vont devoir pousser à bout le grand-père de Pierre, qui l’a élevé à la mort de ses parents à Junas, et Mathilde devra fouiller dans les affaires de sa mère pour tenter de dénouer cet écheveau n’ayant pas laissé de trace. A force de creuser, Mathilde découvre que l’entreprise familiale est au bord de la faillite. Une société américaine inonde le marché des eaux. Les Jacquart accumulent les stocks d’invendus, la banque les avertit que le pire est encore à venir…

Florence Roche trame ici un sac de nœuds totalement addictif. Elle ne cesse de jouer avec les émotions de ses lecteurs, tout en maintenant un suspense dont on ne parvient pas à comprendre le pourquoi ni le comment. Mathilde et Pierre Dubois, plongent dans un puit sans fond rempli de non-dits, de honte et d’amertumes. Au milieu de la puanteur rodant autour du drame de Junas, le cœur de Mathilde se met à battre pour un jeune homme n’étant rien de moins que le représentant de la concurrence mettant en péril l’affaire des eaux Jacquart ! Florence Roche démontre une fois de plus sa maîtrise de l’intrigue. Les rescapés de Junas est un roman difficile à lâcher, avec pour seul regret qu’il ne soit plus long.

Pour acheter le livre cliquez ICI : Les rescapés de Junas

Présentation de l’éditeur

Sur les traces et secrets presque effacés d’un père qu’elle n’a jamais connu, une jeune chimiste va mettre en lumière la tragédie d’un  » hameau maudit « .
Tendu, mystérieux, émouvant, le nouveau roman de Florence Roche.

Depuis des générations, les Jacquart forment une grande lignée de fabricants d’eau en bouteille. Mathilde sera la première femme à diriger l’entreprise. Brillante, moderne, la jeune chimiste doit beaucoup à la complicité qui la lie à son grand-père. Elle n’a pas connu Paul, son père, mort d’un accident en 1955, l’année de sa naissance.
Le jour des funérailles de sa grand-mère, Mathilde se voit remettre un médaillon trouvé dans les ruines de Junas, village ardéchois près de Privas. Elle découvre, stupéfaite, à l’intérieur du bijou des photos de Paul et d’une inconnue. Et elle apprend que les habitants de Junas ont tous péri le 15 juin 1955, d’une fièvre inconnue.
Elle décide aussitôt de faire toute la lumière sur la disparition de son père. Et sur le tragique sort du  » village maudit « .

Un peu de l’auteur

Professeure d’histoire-géographie, Florence Roche vit en Haute-Loire. Très impliquée auprès de ses élèves, elle partage son temps entre l’écriture et l’enseignement. Elle participe aussi activement à la vie locale de sa commune. Elle publie son premier roman, L’Emmuraillée, en 1999.
Auteure de près d’une vingtaine de romans, elle aime mêler la grande Histoire au suspense dans des intrigues habilement tissées aux héroïnes fortes et incarnées.
Elle est l’auteure de L’Orpheline des soeurs de la Charité, La Source maudite, La Vengeance du petit bagnard.

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Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (28 septembre 2023)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 352 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258206650
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258206656
• Poids de l’article ‏ : ‎ 390 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.5 x 2.6 x 22.8 cm



 

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Une fleur au cœur d’or, de Gilles Laporte

Flavie accouche difficilement d’un enfant, alors qu’elle est sans nouvelle de son mari parti sur le front de la guerre de 1870. Déjà cinq ans que Flavie espère son retour. L’enfant, arrivé par le siège est estropié. Son bassin et ses jambes se sont mis de travers. Flavie l’entoure de son affection et, à défaut de père, lui invente un monde surréaliste. Tous les dimanches ils vont déposer des fleurs qu’ils ont glané ça et là sur des tombes abandonnées, pour papa ! Le jour où Flavie est prises à voler une fleur dans un domaine privé, P’tit Louis jure de ne plus jamais vivre cette honte. De retour chez lui, il prend le carnet de compte et le crayon de sa mère, se met à dessiner une fleur. Désormais ce seront des fleurs de papier qui fleuriront le cimetière. Très doué en dessin, P’tit Louis se fera vite remarquer pour devenir un excellent aquarelliste floral. Il intègrera les serres Lemoine où il développera son immense connaissance des plantes et, le savoir-faire de l’horticulture. Dominant son handicap par sa force de volonté et sa joie de vivre, P’tit Louis transmet la tendresse de son art dans la tourmente de la Lorraine de 1875 à 1934.

La curiosité et la joie de vivre de P’tit Louis lui permettent de compenser le lourd handicap l’affectant. Pour lui, la marche est une épreuve fatiguant ses jambes et ses articulations jusqu’à le faire souffrir. Néanmoins, il avance pour montrer à sa mère que tout va bien, pour suivre le courant de la vie dont il veut faire partie. Par son art, P’tit Louis se fait remarquer par les Lemoine qui le prennent en apprentissage, puis l’embauche pour dessiner les catalogues. Invité à aller tous frais payés à Paris pour l’exposition universelle de 1889, par un mécène. Avec lui, seront du voyage les grands artistes lorrains tels que Friant, Gallé et Coué de la Châtaigneraie pour lui ouvrir encore plus les yeux sur le monde de l’art. Choqué par certaines noirceurs du monde, comme les guerres lui ayant pris son père, où l’exposition coloniale semblant plus un zoo méprisant l’indigène, qu’une valorisation par la diversité, P’tit Louis se réfugie dans l’art floral, univers de beauté et de douceur, pendant que sa mère, cultivant le souvenir du disparu, tente de sourire à son fils.

Gilles Laporte fait voyager son lecteur dans l’histoire agitée de la Lorraine. Ayant enduré les ravages de la guerre de 1870 contre Bismarck, puis la grande guerre de 14-18, mainte fois détruite et reconstruite, la Lorraine est un territoire vivant qui, tel le phénix renaît de ces cendres. Outre son passé historique, la Lorraine est un berceau de talents ayant vu s’épanouir les plus grands artistes des siècles passés dont on parle encore de nos jours. Bien que difforme, P’tit Louis embrasse goulument le passage du XIXème au XXème siècle. Gilles Laporte brosse avec une grande tendresse l’aventure de P’tit Louis et de sa mère, qui malgré les drames tentent de sourire et de regarder droit devant ! Un roman dramatique, peuplé du fantôme du père disparu, mais une leçon de courage pour que soit la vie. Une boite de couleurs offerte à P’tit Louis changera son destin, jusqu’à la passation de pouvoir, au sein d’un cimetière, avec celui qui dessine des fleurs…

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Présentation de l’éditeur

De 1875 à 1934, le destin de P’tit Louis placé sous le signe de la passion des fleurs et des plantes. Après une enfance malmenée, des années d’apprentissage, son talent et le succès vont éclore à Nancy, devenue la capitale de l’horticulture.
1889. L’Exposition universelle ! Apprenti horticulteur, Louis est à Paris avec la fine fleur des créateurs et artistes de Nancy. Quelle ivresse pour le jeune homme de dix-huit ans, infirme, orphelin de père, si malmené par l’existence.
Autour de la destinée de Louis, qui s’accomplit dans l’amour des fleurs, le dessin et la peinture, et de celle de sa mère, Flavie, femme digne et courageuse, se dévoile la riche histoire de la Lorraine et de ses paysages maintes fois détruits par les guerres, autant de fois reconstruite. Mais aussi l’histoire, captivante, de ses artistes, en relation directe avec le vivant. Au milieu des sanglantes convulsions qui déchirent l’humanité, Louis nous parle de dépassement de soi, de résilience, de transmission… et des tendres vertus du cœur.
Une célébration de la nature, une page magistrale du patrimoine lorrain, un roman initiatique entre tragédie et félicité.

Un peu de l’auteur

Né en 1945 d’une famille d’ouvriers du textile dans les Vosges, Gilles Laporte est un authentique Lorrain.
Se présentant comme un  » ouvrier des lettres « , il a reçu de nombreux prix littéraires dont le célèbre prix Erckmann-Chatrian. Son œuvre va de la poésie au roman historique, en passant par le théâtre, le film de télévision, le roman contemporain et la biographie. Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres et administrateur de la Société des Gens de lettres, Gilles Laporte intervient régulièrement en milieu scolaire et carcéral, et anime des chroniques littéraires sur RCF. Il est l’auteur aux Presse de la Cité de La Fiancée anglaise, Les Silences de Julien et Le Souffle d’Ange

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Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (24 août 2023)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 464 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258205514
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258205512
• Poids de l’article ‏ : ‎ 513 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.2 x 3.2 x 22.7 cm



 

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A l’ombre des souvenirs interdits, de Christian Laborie

Entre 1962 et 1984 près de 2000 enfants de l’ile de la Réunion ont été arrachés à leurs familles pour la Creuse sous prétexte de leur offrir une vie meilleure. Ce sont autant de destins brisés pour ces déracinés, dont la plupart n’ont jamais revu leur ile natale, ni leurs familles.

Lina, adoptée par une famille bourgeoise et intentionnée, éprouve vers le début de l’adolescence un grand mal-être. Lina se lie d’amitié avec Élie, un adolescent né à la Réunion et adopté par un garagiste. Comme sa mère qui est née en Martinique, Lina est de couleur, très métissée. L’histoire d’Élie l’interroge, car comme lui, Lina a la même couleur de peau. Après en avoir refusé l’idée, Lina se demande si elle aussi n’aurait pas été amenée de la Réunion. Élie est persuadé que Lina faisait partie du même vol que lui lors de son arrivée. A cette époque Lina avait quatre ans et, ne se souvient de rien… Le doute est semé, Lina de plus en plus perturbée se cherche, se renferme sur elle-même et fugue. A son retour, elle a une grosse explication avec son père qui lui révèle qu’elle a bien été adoptée à l’âge de quatre ans, venant de la réunion elle aussi. Cet aveu tardif la rapproche encore plus d’Élie dont elle s’éprend. Très bonne élève, Lina réussi après une scolarité parfois difficile à faire des études de médecine. Devenue médecin humanitaire, Lina et Elie partent à la recherche de leurs racines à la Réunion. La petite fille adoptée à l’âge de quatre ans va découvrir un univers très loin du sien, mais dont elle est le fruit…

Arrivée en sixième, Lina se sent différente des autres élèves. Un malaise s’installe, la poussant à s’affranchir de certaines règles, ce qui la conduira à faire la connaissance d’Elie dans la section technique. Le sentiment qui agite Elie, renforce chez Lina l’idée qu’elle a également un passé que l’on tait. L’aveu de son adoption, va conforter sa relation avec Elie et, calmer les turbulences qu’elle imposait à son entourage. Elle va se plonger dans ses études afin de devenir médecin, mais au fond d’elle-même persiste un goût d’inachevé, une brisure au parfum d’inconnu. Toutes les qualités de sa famille d’accueil, sa proximité avec son frère, ne suffisent pas à effacer la question qui l’agite : pourquoi a-t-elle été abandonné par ses parent biologiques ? Des parents dont elle n’a aucun souvenir, comme effacés de sa mémoire. Si Elie est convaincu qu’elle a voyagé avec lui, Lina n’en a conservé aucun souvenir. Christian Laborie nous plonge avec beaucoup de tact dans ce drame vécu par près de 2000 enfants !

Christian Laborie nous emmène avec Lina dans le scandale des enfants déplacés de force vers la métropole. Un scandale d’état, donc passé sous silence. Si la presse en a publié des échos, se fut toujours à bas bruit. L’affaire, portée devant les tribunaux par certains n’est pas encore terminée. Christian Laborie, au travers de l’histoire romancée de Lina, nous révèle cette folie commise à une époque où l’Europe pensait la seule à même d’apporter la bonne civilisation aux indigènes des territoires issus de la colonisation. Avec ce roman, Christian Laborie sort de sa zone de confort, des romans terroir dont il est l’un des fers de lance. Un exercice difficile dont il se sort avec brio ! A l’ombre des souvenirs interdits est un roman captivant, instructif et un livre choc.

Pour acheter le livre cliquez ICI : A l’ombre des souvenirs interdits

Présentation de l’éditeur

La lente reconstitution d’une identité, d’une histoire enfouie.
Entre révélations et réminiscences, le chemin douloureux de Lina.
Janvier 2002. Sans nouvelles depuis plus de quinze ans, Alice reçoit un appel de celle qui fut sa plus grande amie. Elle n’a rien oublié de Lina avec qui elle a tant partagé depuis le collège. Son intelligence, sa personnalité vive. Ses fêlures et ses humeurs changeantes aussi. Pourquoi Lina ressentait-elle un profond mal intérieur, une colère sourde ? Pourquoi pensait-elle qu’on ne lui disait pas tout ?
Professeure de lettres à l’université de Montpellier, Alice mène une vie paisible quand Lina, elle, sillonne le monde pour des missions humanitaires. Son amie veut lui confier un cahier où elle a consigné tous ses souvenirs d’enfance de Guéret, de Mende, et d’ailleurs.
Si Alice en connaît déjà beaucoup, elle va découvrir le secret qui a bouleversé les jeunes années de Lina.

L’évocation lumineuse d’une belle amitié au cœur d’une quête vitale.

Un peu de l’auteur

Christian Laborie est né en 1948 dans le Nord. Professeur d’histoire-géographie, il s’est installé dans le Gard en 1978. Cévenol d’adoption et de cœur, il vit entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995 : L’Arbre à palabres, Prix Découverte France Telecom 2001 ; Le Chemin des larmes, Prix Mémoire d’Oc 2004 ; Les Sarments de la colère, Prix Lucien Gachon 2011.
Prolifique, il est l’auteur de plus d’une trentaine de romans dont Les Rives Blanches, Prix de l’Académie cévenole Le Cabri d’Or 2013, de la saga à succès en cinq tomes de la famille Rochefort, de la saga Les Fiancésde l’été suivi du Retour d’Ariane, Les Naufragés du déluge, …
Aimant mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles à son amour pour les Cévennes, il est l’un des auteurs incontournables de la collection Terres de France.

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Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (17 août 2023)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 528 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258196078
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258196070
• Poids de l’article ‏ : ‎ 581 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.5 x 3.7 x 23 cm

 

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