Dans les yeux d’Ana, de Christian Laborie

Sarah Goldberg, qui vit en suisse, mène une vie tranquille jusqu’au jour où elle reçoit une convocation chez un notaire français. Pour elle, il s’agit d’une erreur, d’un homonyme. En effet, Ana ne connait personne en France, encore moins à Saint-germain-de-Calberte !
Puis, la curiosité prenant le dessus et intriguée par cette nouvelle, Sarah décide de se rendre sur place. Le notaire lui explique que sa mère, Ana Goldberg, étant décédée, c’est elle qui est la bénéficiaire de cet héritage. Il s’agit d’une petite maison jouxtant une ancienne épicerie, le tout resté au goût du jour de l’après-guerre. Quel lien pouvait donc unir Ana avec celle qui a rédigé un testament en sa faveur ? En visitant la maison, Sarah trouve dans la cave, caché derrière une pierre mal scellée, un cahier dans le quel sa mère a relaté son histoire. La rédaction s’arrête brusquement, il y manque la suite. Sarah y découvre l’histoire de sa famille dont elle ne connaissait quasiment rien, mais la fin manquante lui donne envie de savoir, de comprendre. Dans le village, nul ne souhaite évoquer le passé, puis les acteurs de la guerre de 39-40 ont presque tous disparu. Sarah devra persévérer pour savoir qui elle est vraiment…


Christian Laborie signe ici un roman qui marque, un livre fort, une histoire qui sonne le vrai. J’aurai presque envie de dire que c’est le meilleur roman de cet auteur. Dans les yeux d’Ana, tout y passe ! L’envie de Sarah de savoir qui elle est réellement : elle n’a jamais su qui était son père, sa mère étant toujours resté mutique sur son passé. Il y a le doute d’une femme dont la routine du couple assombri l’horizon. Un questionnement aggravé par l’attirance qu’elle ressent pour un homme rencontré lors de ses recherches. Puis cette quête afin de révéler l’histoire d’Ana et, par conséquence son histoire ! Christian Laborie n’oublie pas d’y semer un beau suspense, d’embrouiller les pistes jusqu’à l’horreur. Pourtant, sans preuve, tout n’est que supputation. Une incertitude qui détruit le rêve de Sarah alors qu’elle pensait toucher un bonheur nouveau. Tous les éléments d’une belle intrigue y sont, les plus de 500 pages passent sans qu’on s’en aperçoive, quitte à oublier qu’il serait bien d’éteindre la lumière !

Présentation de l’éditeur

” Mon seul héritage, aime répéter Sarah, c’est mon nom. Je ferai donc tout pour qu’il ne se perde pas dans l’oubli. ” Ainsi, Sarah Goldberg part sur les traces de sa mère Ana, qui, fuyant les rafles, fut recueillie, enfant, dans un village cévenol. Rapidement Sarah comprend que certains survivants de l’époque connaissent la vérité sur Ana.
Mais quelle vérité ?
Il a suffi d’une lettre pour que la vie de Sarah Goldberg bascule. La voici héritière d’une maison dans les Cévennes, où pourtant elle n’a aucune attache. Serait-ce une erreur ? Il y a tant d’ombres dans la vie de Sarah… Sa mère, Ana, morte trop tôt, ne s’est guère confiée sur son passé. Quittant ses missions diplomatiques, Lausanne et son compagnon, Sarah découvre la maison, prête à la revendre au plus tôt. Mais rapidement les lieux livrent leurs secrets : une inscription, ” Ne cherchez pas à savoir ” ; une trappe donnant accès à une cache. Et, derrière une pierre descellée, un cahier d’écolier : le journal d’Ana.
Défilent alors sous les yeux de Sarah les souffrances et les espoirs de la vie d’errance de sa mère et des siens, depuis la fin des années 1920 jusqu’aux rafles de 1943…

Un peu de l’auteur

Christian Laborie est né en 1948 dans le Nord. Après des études d’histoire-géographie, il a enseigné dans le Pas-de-Calais pendant six ans, puis s’est installé dans le Gard en 1978.
Cévenol d’adoption et de cœur, il vit depuis cette date entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995 : L’Arbre à palabres, Prix Découverte France Telecom 2001 ; Le Chemin des larmes, Prix Mémoire d’Oc 2004 ; Les Sarments de la colère, Prix Lucien Gachon 2011.
Auteur reconnu et incontournable du roman populaire, il est l’auteur de nombreuses sagas dont Les Rives Blanches, Prix de l’Académie cévenole Le Cabri d’Or 2013.
Aimant mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles à sa façon de ressentir les Cévennes, il s’efforce à travers ses romans de faire découvrir à ses lecteurs ce qui fait l’authenticité de cette région.

Source photo Midi libre

Détails sur le produit

• Broché: 560 pages
• Editeur : Presses de la Cité (22 août 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258147336
• ISBN-13: 978-2258147331
• Dimensions du produit: 14 x 3,7 x 22,5 cm






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La fiancée anglaise, de Gilles Laporte

Ouvrir une porte close c’est prendre le risque d’un viol d’intimité !

Les femmes, pour cause de guerre, ont dû ajouter à leur travail de mère celui des hommes occupés par les combats ou, victimes, morts au champ d’honneur. Avec un courage hors du commun, elles ont su cumuler toutes ces charges en gardant le sourire. Pourtant nombre d’entre elles furent également victimes collatérales de ces conflits. Puis il y a les enfants, autres victimes des guerres qui doivent se construire avec le manque d’un père, avec des secrets jalousement tus. L’âge venant, l’être humain a tendance à se retourner sur son passé. Pour les enfants de la guerre, cela revient à ouvrir des portes fermées, à déterrer des cadavres afin de rendre un corps aux martyres pour que la vie reprenne ses droits. Robert Forester, citoyen anglais, est de ceux-là et, la cinquantaine venant veut retrouver les trace de celui qui dans son enfance l’a entouré de son affection. Ce marin, Adolphe Lamesch, disparu en mer avec le torpilleur sur lequel il servait, lui a laissé des souvenirs, mais il souhaite réaliser la promesse faite à cet homme de dire à sa famille combien il les aimait, en savoir plus sur lui pour connaître ce que la guerre ne lui a pas laissé le temps de dire.

Alors que sa mère lui a fait jurer de ne jamais chercher à savoir, ni rencontrer quiconque de cette famille vivant en France, Robert décide de faire des recherches, puis de lui mentir afin de tenir cette promesse faite dans l’enfance. Rapidement, la tentative de rapprochement tourne court. Berthe, sa mère, a compris que robert est allé en France, sur les traces d’Adolphe : elle est furieuse. De brouilles en ruses, peu à peu la porte va pourtant s’entrouvrir. Robert va-t-il enfin savoir la vérité, car au-delà de sa promesse il perçoit rapidement que l’histoire est bien plus complexe que prévu.

Avec brio, Gilles Laporte rend ici hommage au courage des femmes ayant vécu la guerre. Avec tact, en restant très proche de la réalité il lève le voile sur les secrets de ces familles déchirées par la violence des conflits armé, sur l’intimité de ceux qui resté sur place ont dû continuer de vivre malgré tout. C’est un roman attachant et instructif qu’on ne parvient pas à lâcher. Gilles Laporte a le chic de prendre son lecteur par la main pour le conduire là où il le souhaite. La guerre de 39/40 est déjà de l’histoire ancienne pour les jeunes générations, alors que les enfants de parents l’ayant vécue sont toujours bien vivants. Lointaine pour les uns, mais suffisamment proche pour les autres afin d’être en mesure d’en retrouver des traces de vie.

Présentation de l’éditeur

En mémoire à un héros méconnu de la Seconde Guerre, l’Anglais Robert Forester part accomplir une promesse : retrouver la famille du soldat en Lorraine et remonter le cours de sa vie, frère et fils chéri, volontaire des Forces navales françaises libres et amant de l’ombre… La nécessité d’une quête et la force du souvenir.
” S’il m’arrive quelque chose, tu iras leur dire combien je les aimais. ”

A tous, Adolphe Lamesch a laissé un vide immense. C’est sur ses traces que cinquante ans plus tard Robert Forester part à Châtel-sur-Moselle pour rencontrer les membres de sa famille et leur porter les mots de celui qui accompagna son enfance en Angleterre. Telle une promesse, à la mémoire du jeune Lorrain engagé parmi les premiers dans le sillage du général de Gaulle, disparu en mer à bord du torpilleur des Forces navales françaises libres La Combattante en 1945.
Pour sa mère Berthe, l’espoir de revoir son fils vivant n’avait jamais vacillé. Elle laissait toujours sa porte ouverte, au cas où…
Parce qu’elle détenait dans ses lettres le secret d’Adolphe. Un secret troublant, plein de vie et de résilience.
Qu’elles étaient deux à partager…

Un roman bouleversant qui rend hommage à un héros discret de la Seconde Guerre mondiale, et dans lequel s’impriment la force du souvenir et le courage des femmes.

Un peu de l’auteur

Né en 1945 sur la rive gauche de la Moselle, dans une famille d’ouvriers du textile, Gilles Laporte est un authentique Lorrain. Romancier, biographe, scénariste et conférencier, il consacre toute son énergie de créateur et de conteur à son pays et à ses gens qu’il aime passionnément. Il écrit, raconte des histoires, depuis qu’il sait tenir un crayon. Fidèle à sa culture d’origine, il se présente comme un ” ouvrier des lettres “.
Couronnée par de nombreux prix littéraires dont le célèbre prix Erckmann-Chatrian, son œuvre va de la poésie au roman historique, en passant par le théâtre, le film de télévision, le roman contemporain et la biographie. Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres et administrateur de la Société des Gens de lettres, Gilles Laporte a aussi créé et animé quatre magazines littéraires pour radio et TV, et intervient régulièrement en milieu scolaire.

Source photo Wikimedia.org

Crédit photo Claude Truong

Détails sur le produit

• Broché: 448 pages
• Editeur : Presses de la Cité (29 août 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258163056
• ISBN-13: 978-2258163058
• Dimensions du produit: 13,8 x 3,1 x 22,6 cm






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Broyé, de Cédric Cham

Glacial, aussi noir qui se puisse se concevoir !

Nul ne guéri de son enfance chance Jean Ferrat, Christo est de ceux-là ! Après une enfance violente, dénuée d’affection, puis élevé en cage afin de subir un dressage en règle, Christo est devenu un soldat du crime pour la mafia russe. A la solde des Vors, il fait partie d’une bande de hors la loi montant sur des coups sous forme d’un commando redoutablement efficace. Lorsque le « père » Vor décède, tué par l’un de ses soldats, Christo ère dans la solitude. Il a perdu ses repères. Dressé à obéir, il ne sait pas prendre des décisions. Il trouve un travail dans une casse où il habite. Cet univers lui convient, jusqu’au jour où il rencontre Salomé. Bien qu’attiré par la jeune femme, la nécessité de parler le terrifie. Mathias, un ancien complice débarque. Christo doit prendre des décisions, choisir entre Salomé et Mathias, entre l’ombre et la lumière. Il a le sentiment que sa tête va exploser. Saura-t-il faire le bon choix ?

Cédric Cham nous sert ici un roman noir de chez noir, aussi glaçant qu’un esprit dérangé peut échafauder. On sait la dureté des Vors, pour qui seul le profit, la fidélité et l’obéissance compte ; mais là, nous avons affaire à un plan à la limité de la folie. Le dressage d’enfants capturés pour en faire des soldats du crime est un plan machiavélique imaginé par un chef Vor. Il déshumanise des enfants déjà bien atteint par la maltraitance, pour qui il sera le seul à avoir un peu de gentillesse, jusqu’à les convaincre qu’il en est le père, leur père. Pour plaire, et éviter les châtiments, les enfants deviennent ce pour quoi on les a dressés : des robots corvéables, une main-d’œuvre gratuite à la solde du crime. C’est le syndrome de Stockholm poussé à l’extrême, le comble de la perversité.

Avec son grand sourire, son air bonhomme qui en ferait le gendre idéal, Cédric cham parvient à écrire des histoires d’une noirceur absolue. C’est un régal dont on ne se lasse pas. Jusqu’ici, rare sont les romans vraiment noirs, horribles comme seuls des êtres dérangés peuvent les concevoir. Avec ce livre, il se place parmi les grands du genre en atteignant le niveau d’un Mallock, alias Jean-Denis Bruet-Ferréol, publié chez Fleuve Noir.

Présentation de l’éditeur

Christo porte dans sa chair les stigmates d’une enfance extrêmement violente. Christo lutte pour contenir cette rage qui bouillonne en lui… Jusqu’au jour où son regard croise celui de Salomé, une jeune femme qui va l’accompagner au-delà des cicatrices. Christo va faire ce qu’il pensait impossible jusqu’alors. Lâcher prise ! Au risque de ne plus rien maîtriser… Mathias, enfant, fugue pour éviter les coups, espérant un monde meilleur. Mathias se réveille enfermé dans une cage. Abandonné, désespéré, la peur au ventre, seul ! Jusqu’à ce que son geôlier se dévoile, un homme qui lui annonce qu’il va le dresser. Pour survivre, pour vivre, Mathias va faire ce qu’il pensait impossible jusqu’alors ! Au risque de se perdre à tout jamais. Deux êtres. Deux vies. Peut-être pas si éloignées…

Un peu de l’auteur

Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l’Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une ” addiction “. Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts… Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d’après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle… Ce qui se passe au coin d’une rue oubliée, derrière une porte close, de l’autre côté de la ligne blanche… Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

Source photo Le Progres.fr

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Jigal (15 mai 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220673
• ISBN-13: 978-2377220670
• Dimensions du produit: 19,5 x 2,2 x 12,5 cm








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La jeune fille qui déplaçait les montagnes, de Patrick Breuzé

A l’impossible nul n’est tenu, mais on doit s’en approcher !

Louise, jeune fille vivant avec son père aux pieds des montagnes qui font leur univers, se passionne pour le dessin. Lui, bistrotier au village, boit plus qu’il ne vend, son affaire est en difficulté. Il boit pour oublier l’injustice d’un père disparu trop tôt, jamais revenu de la guerre ! Sa vie durant, il espère le voir revenir. Un inconnu à l’accent « boche » arrive au bistrot et lui demande à voir Louise. Ce clerc de notaire prétend avoir des documents pour sa fille, mais refuse de les remettre à son père. Le souvenir et la haine de l’allemand lui fait indiquer au jeune clerc un endroit où il sait que ne sera pas sa fille, puisqu’elle est à son travail au bout de la rue… C’est sans compter sur la ténacité du jeune homme. Lorsque Louise découvre le but de cette visite incongrue, elle se déchire entre l’envie de savoir toute la vérité sur son grand-père et le besoin de protéger son père dont la vie est un équilibre instable, perpétuellement au bord du gouffre. Pour résoudre cette équation délicate, il lui faudra franchir ses montagnes, partir vers un inconnu aussi inquiétant qu’excitant, quoi que puisse en penser son paternel, ou les mauvaises langues du village.

Patrick Breuzé nous offre un roman faisant la part belle aux sentiments. Tous les registres y passent, de la haine à la découverte de l’amour paternel. Obnubilé par la disparition de son père, en se jetant dans la boisson il a oublié de vivre, de voir qu’il a une fille, qu’elle compte beaucoup pour lui. Réfugié dans le brouillard de ses souvenirs, il est resté aveugle à la vie qui continuait malgré tout. Un portrait du grand-père, dessiné par Louise d’après une coupure de presse entrevue, déclenchera un regain d’énergie chez cet homme. Une partie du chemin est accomplie pour que Louise soit en mesure de provoquer le destin !

Poignant, c’est un roman qu’on ne lâche pas, quitte à y passer une bonne partie de la nuit ! On est très vite happé par cette histoire qui sent le vrai. L’auteur rend si vivants ses personnages qu’il pourrait s’agir d’un fait véridique. C’est rapide, c’est frais et foncièrement humain. Un livre à emporter pour les vacances, ou simplement pour s’évader sur les traces de Louise. La jeune fille qui déplaçait les montagnes c’est la force de la jeunesse regardant vers demain, l’audace folle de vouloir toujours plus quitte à piétiner certaines choses considérées comme acquises. Louise, du haut de ses 18 printemps, représente cet état de grâce qui ose, là où d’autre ont baissé les bras.

Présentation de l’éditeur

1960. Louise part sur les traces de son grand-père disparu en Allemagne pendant la guerre de 1914… Ce passé resurgi apaisera-t-il le cœur de son père, meurtri par l’absence de la figure paternelle ? Commence alors pour la jeune fille une longue quête des âmes, des cœurs, de la vérité.
Depuis le comptoir de son café, Joseph Lapraz voit défiler les jours et disparaître ses derniers clients. Un matin de 1958, lorsqu’un inconnu vient lui demander son chemin, le bistrotier perçoit cet accent allemand qui lui répugne. Et pour cause… Son enfance fut marquée par la disparition de son père parti au front en 1914. Tant de souffrance et d’espoirs déçus dont il n’a jamais guéri. L’inconnu arrive de Forêt-Noire jusqu’à ce hameau près de Samoëns pour rencontrer Louise, la fille du cafetier, et lui remettre des écrits de son grand-père. Tout y est consigné : son quotidien de soldat, sa peur, sa colère, sa révolte aussi. La jeune fille a pour elle une beauté rare, un talentueux coup de crayon. Et une détermination sans faille. Par amour filial, Louise se promet d’aller sur les traces de ce grand-père fantasmé. Est-il seulement encore vivant ?
Une quête pleine d’espoir et de générosité.

Un peu de l’auteur

Journaliste indépendant, Patrick Breuzé partage son temps entre l’écriture de romans et la rédaction d’articles pour la presse française. Il a publié aux Presses de la Cité Le Silence des glaces, La Grande Avalanche, La Malpeur, La Montagne effacée et La Lumière des cimes. Son roman Mon fils va venir me chercher a reçu le prix du Pays du Mont-Blanc en 2016 et le prix Solidarité en 2017.

Source photo site de l’auteur

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : Presses de la Cité (13 juin 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258152771
• ISBN-13: 978-2258152779
• Dimensions du produit: 14 x 2,9 x 22,6 cm






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QARAQOSH, de Maurice Guiran

Combattre pour la justice, c’est prendre le risque de tomber très bas !

Nous avons ici des compagnons d’arme, partis lutter avec les peshmergas contre l’Etat Islamique. Intention très louable, mais pas sans risque ! Pour s’y rendre, il faut emprunter des chemins de traverses passant par un ex pays de l’est. Encore vivants à la chute de l’EI, ils rentrent au pays selon la nationalité de chacun par le même chemin. Craignant de devoir justifier à la police ce retour d’Irak, ils se font discrets. L’un d’eux débarque chez Clovis, un journaliste de la connaissance de celui l’hébergeant provisoirement car il a besoin d’aide : il est menacé de mort ! Les dires de ce Mikki semblent cohérents lorsqu’il raconte son histoire, Pourtant Clovis souhaite prendre un peu de temps pour tout vérifier. Cet individu qui n’a pas l’ait d’être grand-chose lui a servi une histoire presque trop propre sur elle. Puis, il a d’autres préoccupations pour le moment avec son métier… Officiellement une recherche à Prague, mais sa compagne, inspecteur au SRPJ, a deux meurtres sur les bras pour lesquels Clovis une fois sur place pourrait sans doute obtenir quelques renseignements intéressants.

Au XXIème siècle, Molière aurait dit : mais que diable allaient-il foutre à QARAQOSH !
N’est pas Léandre qui veut, encore que s’eut mieux vallu pour Mikki ! Et avec Maurice Gouiran on ne joue pas sur le registre du comique. Lui préfère bâtir des histoires où la noirceur occulte les meilleures intentions. Tout en collant de près à l’actualité, il nous entraîne dans un thriller haletant. D’un côté on a Mikki, de l’autre une enquête de police pour assassinat. L’auteur nous promène dans plusieurs directions. Des enquêtes se chevauchant, mais dont seuls d’infimes détails peuvent les relier. Cependant, les compagnons de guerre ont tous de bons alibis. L’affaire piétine… La résolution de toute cette histoire a de quoi donner des idées, sur ce qu’il ne faut pas faire, quand on veut passer inaperçu afin de commettre un crime.

On ne saura pas si Maurice Gouiran a inventé les combines mises en œuvre par les malfrats, ou s’il l’a lu dans les faits divers, mais on ne peut que s’incliner bien bas devant son imagination pour échafauder un tel sac de nœuds ! Dans un remake « du crime était presque parfait », c’est encore un détail du genre à passer sous les radars qui attire l’attention d’un bidouilleur en informatique, faisant s’écrouler les alibis. Mais on n’en est pas encore à la solution, car les experts n’ont pas encore livré leurs conclusions.
Quand Maurice Gouiran accroche un lecteur, il ne le lâche pas ! N’en déplaise à certains se pensant fins limiers, il vous faudra attendre la dernière ligne pour obtenir la clef d’une combine où les surprises s’enchaînent à un rythme d’enfer. Avec lui, les tueurs sont propres du dehors, mais noirs comme l’ébène du dedans.



Présentation de l’éditeur

Ce qui est sûr, c’est que Clovis ne voit pas arriver ce Mikki d’un très bon oeil… D’une part, parce que cet escogriffe pas très clair se dit menacé et cherche une planque du côté de la Varune, d’autre part, parce qu’il arrive d’Irak où il prétend avoir combattu au sein d’une milice chrétienne nommée Qaraqosh. Et puis Clovis n’a pas de temps à perdre : il doit partir le surlendemain pour un reportage à Prague où l’on vient de retrouver la bibliothèque d’Himmler consacrée à l’ésotérisme et à la sorcellerie. Coïncidence ou opportunité, c’est justement à Prague que la milice Qaraqosh a été créée. De leur côté, Emma et le SRPJ se retrouvent à enquêter sur deux meurtres commis dans la région, sur le même modus operandi. Les deux victimes s’avèrent également avoir été membres de Qaraqosh. Y aurait-il un lien avec ce fameux Mikki ? Entre les investigations de Clovis à Prague et celles d’Emma partie en urgence à Londres, le fil de la vérité semble se dénouer… Mais tous deux sont bien loin de se douter de la tournure que va prendre cette affaire !

Un peu de l’auteur

Maurice GOUIRAN est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l’authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu’il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l’aventure balbutiante de l’informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d’information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l’ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l’existence d’une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l’enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l’Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché: 264 pages
• Editeur : Jigal (15 mai 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 237722069X
• ISBN-13: 978-2377220694
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm








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L’affaire Perceval, de Pascal Martin

Tout comme pour Icare, la chute sera terrible !

Partir de rien pour s’envoler vers les sommets reste une perspective enviée par beaucoup. Avoir la chance de devenir l’animateur d’une émission grand public est un graal que peu de gens décrochent, mais aussi un risque de s’attirer quelques jalousies. Perceval anime une grande émission de télévision : La grande tchatche. Monté sur la capitale pour tenter sa chance, il a réussi à s’y faire une place. Comme Perceval, il est un chevalier de l’audiovisuel. Admiré, loué par un large public, la vie lui sourit. Parvenu au sommet de sa gloire, après un accident de scooter curieux, c’est le sommet de son crâne qui le stoppe ! En effet, après un shampoing, il perd ses cheveux par poignées. Dans l’impossibilité de conserver son image intacte, Perceval doit arrêter de présenter son émission. Sa compagne, qui est également la directrice du programme lui conseille de prendre un peu de congés dans a famille. Perceval veut comprendre ce qui lui arrive, il fait analyser le shampoing et le résultat est sans appel : un produite dépilatoire a été ajouté dans son flacon ! Perceval vit mal cette agression, d’autant plus qu’en se rendant chez ses parent, une tentative de le pousser à faire une sortie de route a échoué de justesse. Il se sent épié, la suite des événements tend à lui donner raison.

Avec Pascal Martin, la montée en puissante est constante ! Plus Perceval avance, mieux l’angoisse progresse. Si dans la presse on justifie son absence par un besoin de repos après son accident de scooter, histoire de ménager l’audimat, Perceval cultive rapidement une vraie parano. Les attaquent se multiplient contre lui. D’autre part, à Paris, un autre présente désormais son émission. Un type qu’il déteste, dont il se demande s’il n’est pas trop proche de sa compagne. Convaincu d’un complot visant à le faire chuter pour le remplacer, il ne sait plus où se cacher. Tous ont de bonnes raisons de lui en vouloir, mais lui en veut-on vraiment ?

Pascal Martin met le doigt sur les aspects un peu artificiels de notre société. Il nous montre nos faiblesses, nos incohérences dans un monde devenu implacable que la télévision affiche comme riant dans des programmes parfois cyniques où l’on doit rire aux dépends des invités. Rire des autres, c’est aussi penser à autre chose afin de ne pas pleurer sur soi. Il nous montre également que nous sommes le point faible du système, loin de l’infaillibilité papale, l’être humain est animé de sentiments qui parfois nous dépassent.
L’ambition et la jalousie sont des moteurs de la réussite, mais autant de grains de sable capables de faire dérailler un système le mieux huilé… Le suspense de ce roman tient en haleine le lecteur jusqu’à la dernière goutte !

Présentation de l’éditeur

Perceval est au top, adulé, reconnu, jalousé ! La Grande Tchatche, son émission en prime time, est un succès colossal. Le public adore, l’audimat est au sommet, la productrice est comblée… Pourtant, quelqu’un veut la peau de Perceval et s’acharne sur lui. Pourquoi ? Pauvre clown effrayé sur la piste du grand cirque médiatique, Perceval se voit contraint de quitter la scène et de prendre la fuite. Mais son persécuteur le traque. Perceval, pétrifié, découvre alors que la télé réalité est devenue pour lui… réalité. Il est au bord du gouffre mais ne veut pas être éliminé, quitter les sunlights et sortir du jeu. Ce serait pire que mourir ! Alors à l’heure des fake news, du complotisme et de la victimisation triomphante, il n’a plus qu’une seule solution pour survivre : se lancer dans le vide.

Un peu de l’auteur

Pascal Martin est né en 1952 dans la banlieue sud de Paris. Après une formation en oenologie, il devient journaliste, fonde sa boîte de production et parcourt le monde comme grand reporter. Ses reportages, très remarqués, sont alors diffusés sur toutes les chaînes de TV. En 1995 il crée les ” Pisteurs “, des personnages de fiction qui reposent sur son expérience de journaliste d’investigation, pour une série de films diffusés sur France 2. Après avoir enseigné quelques années au Centre de formation des journalistes, il développe avec Jacques Cotta une série de documentaires ” Dans le secret de… ” qui compte aujourd’hui plus de 40 numéros. Il réalise à cette occasion Dans le secret de la prison de Fleury-Mérogis et Dans le secret de la spéculation financière. C’est sur la base de ces deux enquêtes qu’il crée le personnage de Victor Cobus, jeune trader cousu d’or qui se retrouve du jour au lendemain dans l’enfer d’une prison. Pascal Martin s’est toujours inspiré de ses enquêtes journalistiques pour nourrir ses personnages de fiction en les inscrivant dans une dimension sociale et environnementale.

Source photo éditions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché: 256 pages
• Editeur : Jigal (15 mai 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220681
• ISBN-13: 978-2377220687
• Dimensions du produit: 19,5 x 2,1 x 12,5 cm


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Quai de la perle, de Dominique Marny

Si l’amour rase les montagnes, il ne sonne pas l’armistice !

Dinard, station balnéaire en vogue durant les années folles est aussi l’endroit où Alice aime vivre. Alice est une jeune femme dont un veuvage à tout juste la trentaine brise la vie. Il lui reste des amitiés solides. Héritière de son époux, elle accueille ses amis durant la belle saison, faisant de la villa Margarita un lieu d’échange et de partage. Bien décidée à rester célibataire, elle se passionne pour l’art. Elle devient rapidement créatrice de papiers peints en donnant un air neuf et épuré aux revêtements muraux traditionnels. La montée en force du national-socialisme laisse augurer un avenir très incertain. En Europe, les états s’émeuvent de la montée en puissance du IIIème Reich. Hitler semble avoir des vues sur les territoires entourant l’Allemagne.

L’auteur nous brosse le portrait d’une station balnéaire où seuls les riches peuvent profiter des plages. En effet, les congés payés ne seront donnés qu’en 1936. A cette époque, les bains étaient un lieu de rencontre où l’on se recevait dans des entre soi d’un même milieu. Une époque où il était habituel d’être servi. Alice, personnage principal, a un profond respect pour les gens de maison, les petites gens que les autres regardent de haut. Ce sentiment d’ouverture était souvent mal perçu dans les couches aisées de la population.

Dominique Marny nous offre ici un roman qui fait la part belle aux sentiments, l’amitié, l’amour et la générosité sont au menu. Alice se sent proche d’un ami, venu par hasard à la villa. Après une longue maturation faite de patages, tant à Dinard qu’à Paris, ils deviennent amants. Alors qu’elle rencontre l’amour, elle en perçoit vite le prix ! Le coût est exorbitant, fait d’attentes et de résignation. Son amant autrichien n’est plus le bien venu en France… Lui, qui est né hors de France, montre la fragilité des amours binationales en cas de conflit. Qu’une guerre se déclare et ce sont des vies brisées, ne pouvant que cultiver le souvenir, avec un espoir très mince de se revoir une fois la paix revenue.

Présentation de l’éditeur

1925. Dinard, sa vie balnéaire, ses casinos, sa végétation luxuriante et ses régates… Un cadre enchanteur et cosmopolite qu’affectionne Alice, qui, en quête de beauté et de modernité, décide de créer sa marque de papiers peints.

Au cœur des Années folles, Alice ne doit-elle pas croire en sa bonne étoile ? Stimulée par diverses rencontres artistiques, de durables amitiés et de tumultueuses amours, elle forgera son destin dans un monde où se profileront bientôt des menaces. Dominant la mer, la villa Margarita sera son plus sûr refuge en cas de fortes tempêtes.
A travers les engagements et les choix d’Alice se révèlent le charme, la notoriété et les fastes de Dinard, perle de la côte d’Emeraude…

Un peu de l’auteur

Dominique Marny est née à Paris et elle y a toujours vécu. Actuellement, elle habite une rue animée et pittoresque du Ve arrondissement. Après la naissance de sa fille, elle commence à écrire et à publier des romans historiques ou contemporains dont plusieurs sont traduits à l’étranger. Ainsi que des documents et des albums illustrés. Parallèlement à son parcours d’auteur, Dominique Marny continue d’assurer le commissariat d’expositions autour de la thématique du sentiment amoureux. À son grand-oncle Jean Cocteau, elle a consacré cinq ouvrages. Elle est aussi la présidente du Comité Jean Cocteau.

Source bio & photo Site de l’auteur 

Détails sur le produit

• Broché: 384 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 mai 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258151511
• ISBN-13: 978-2258151512
• Dimensions du produit: 14 x 3,4 x 22,6 cm


<” Quai de la perle, de Dominique Marny”>

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La confusion des temps, par Brigitte Dubicki

Il n’est de notion plus confuse que celle du temps !

On le qualifie souvent de métronome, égrenant inlassablement son chapelet, ou précis tel une horloge suisse. Pourtant le temps est une notion très subjective ! En effet, malgré sa raideur, il ne coule pas de même façon pour tous. C’est là son grand luxe. C’est simple à comprendre, selon la façon dont on le meuble, il s’étire ou rétrécit. Un paradoxe dont certain saurons mieux user que d’autres. Nombre de personnes âgées en jouent volontiers. Chez elles, il n’est pas toujours facile de différencier le caprice de la réelle perte des repères. Le simple fait d’attirer l’attention suffisant parfois au bonheur de nos anciens. Dans ce roman, Brigitte Dubicki nous trace sur un siècle l’histoire de trois générations de femmes d’une même famille. La vieillesse étant venue, après des vies bien remplies et souvent difficiles, le temps prend des airs de saut à l’élastique. Tour à tour loufoque ou boudeur, la logique ne paraît pas vraiment avoir totalement perdu ses repères, l’excuse de la fatigue prenant le pas sur la raison… Certes, plus on croît en âge, plus le souvenir tient de place sur un avenir que l’on devine funeste, le passé l’emportant sur le présent. La famille qui les accompagne sur ce chemin y perd patience, parfois. Peut-être est-ce cela de caprice du temps !

On comprend facilement pourquoi Brigitte Dubicki a obtenu ce prix de la première chance à l’écriture, ce livre est un délice qui conduit le lecteur de l’agacement au rire. Une histoire où chacun retrouvera un peu d’un parent. Mais, pour ne pas perdre son lecteur dans les méandres de la complexité de l’esprit sénescent, l’auteur nous dresse les portraits de ces femmes tout au long de leurs vies, de l’Espagne à la France en passant par l’Algérie. Les migrations familiales sont des déracinements qui, s’ils sont motivés par le désespoir, accroissent un peu plus encore l’envie de se réfugier dans une mémoire plus heureuse qu’un futur incertain.

Dans notre époque moderne où de grandes migrations sont en cours et, sûrement bien d’autres à venir avec le bouleversement climatique actuel, ce roman trouve une place qui donne à réfléchir. Un grand bravo à Brigitte Dubicki pour avoir su garder une bonne distance et de la fraîcheur avec un sujet si délicat à mettre en œuvre. Ceux qui gardent un œil sur la vieillesse de leurs parents les regarderont certainement d’une autre manière, supporteront un peu mieux certaines élucubrations tournant en boucle.

Présentation de l’éditeur

Une famille d’origine espagnole s’installe en Algérie au début du XIXe siècle. Suivent trois générations de femmes marquées par une vie de labeur. Un siècle plus tard, en France, Luisa ne se souvient plus de son présent, mais son esprit se promène toujours dans les oliviers et les dunes, s’enivre du parfum des orangers et du jasmin, et espère encore l’amour de Théo parti trop tôt. Sa fille Alice l’accompagne sur les traces du passé avant que le vent du désert ne les efface. Prix première chance 2019, ce roman aborde la condition de la femme à travers le temps et le déracinement des familles contraintes de quitter leur pays de naissance.

Un peu de l’auteur

Née dans le Sud-Ouest de la France, d’un père venant d’un pays du Nord et d’une mère originaire de la côte sud de la Méditerranée, Brigitte Dubicki est psychologue clinicienne auprès d’enfants et de familles issus de la migration. Elle les aide à mieux comprendre ce qui se passe lorsqu’on quitte sa terre et qui ne se dit pas si facilement. Pas étonnant que le thème des hommes et de la migration, du métissage des cultures prennent une grande place dans ses écrits et dans sa recherche.

Source bio & photo Elan Sud éditions 

Brigitte Dubicki vous parle de son roman

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Détails sur le produit

• Broché: 256 pages
• Editeur : Elan Sud (10 mai 2019)
• Collection : Elan d’elles
• Langue : Français
• ISBN-10: 2911137663
• ISBN-13: 978-2911137662
• Dimensions du produit: 21 x 2,4 x 12 cm








<” La confusion des temps, par Brigitte Dubicki”>

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La chanson de Julien, de Catherine Boissel

L’amour d’un monstre peut-il se concevoir ?

Dans l’Eure, en 1927, chacun panse encore les blessures de la grande guerre. Beaucoup, trop, n’en sont pas revenus. Mais les autres, ravagés par les atrocités subies tentent l’impossible équation de continuer une vie dont ils ont perdu le goût. Chez eux, les souffrances morales le dispute au physique. Puis parmi ceux ayant survécu, il y a les gueules cassées, ces sans visage n’osant sortir, que l’on craint de voir. Certes, des masques sont possibles, mais ils signalent d’autant plus que là se cache le problème !
Pauline, épouse un ancien soldat vivant caché derrière un masque de cuir. Chez lui, elle voit l’homme, celui sur qui elle sait pouvoir compter sans qu’il se dérobe. N’en déplaise à certain, car elle est plus que jolie : c’est avec lui qu’elle a choisi de vivre, avec lui qu’elle a ses enfants. Henry, son époux, élève des chevaux, un haras leurs offrant une vie confortable. Julien, le frère de Pauline a lui aussi connu la guerre. Rentré avec un bras en moins, il fait vivre la propriété de sa mère. Une mère ravie de voir revenir son fils. Derrière cette façade riante, un doute fini par prendre place. Une goutte d’huile est coincée quelque part, tout le monde est-il vraiment à la place lui étant due, qui porte vraiment un masque ?

Avec Catherine Boissel on ne risque pas de s’ennuyer ! Discrètement, elle place ses pions. On commence par un roman très fléché terroir, sentant bon la terre, le foin et l’amour malgré les vestiges d’une guerre difficile à oublier. Puis, la tension monte, tout en douceur l’auteur monte sa mayonnaise qui finit par être bien ferme. Catherine Boissel ose là où beaucoup auraient tournés autour du pot. Cela dérange, ça gratte un peu, et tel que les choses sont amenées, on le boit comme du petit lait. On se surprend de continuer à lire malgré l’heure tardive tant l’intrigue est prenante. Par un habile tour de passe-passe l’auteur nous mute un roman terroir en thriller ! Le suspense y va croissant et, lorsque baisse la pression, elle nous en ajoute une couche. Avec Catherine Boissel, tous sont coupables, mais chacun a une raison bien valable.

Un peu à la façon des romanciers brodant des thrillers en prenant des risques, Catherine Boissel pousse le bouchon un peu loin, n’hésitant pas à sortir du cadre un peu collet monté, BCBG du roman terroir pour côtoyer l’envers du décor, descendre au ras des quais de basses fosses chez ceux-là qui, bien que peu recommandables, ont un chic fou pour séduire. De séduction il est question tout au fil du livre, seules les notions de valeurs des personnages sont plus discutables que louables, mais pour bien le comprendre il vous faudra attendre la fin du roman !

Présentation de l’éditeur

Suite indépendante des Portes du bonheur. En 1927, dans l’Eure. Pauline, épouse d’un ancien soldat au visage dévasté, et mère comblée, découvre les autres ravages de la Grande Guerre… Qui occupe la ferme familiale et prétend s’appeler Julien, comme son frère adoré ?
Eté 1927. Unie à Henri par une passion toujours intacte, Pauline mène une vie douce entre les siens et le haras des Tilleuls, un des plus réputés de l’Eure. Seule ombre : la crainte mêlée d’aversion de Fanfan envers son père en raison de son visage mutilé par la Grande Guerre. Ce bonheur presque tranquille vole en éclats pour Pauline lorsqu’elle intercepte une lettre de l’hôpital Sainte-Anne à Paris : un patient amnésique et paralysé à la suite d’un traumatisme de guerre affirme s’appeler Julien Vautier. Dès lors, d’anciens soupçons de Pauline renaissent : celui qui habite la ferme familiale, Julien, son frère chéri, serait-il un imposteur ?
Pour la première fois depuis son mariage, Pauline agit en cachette d’Henri. Bientôt, la jeune femme est placée devant un cruel dilemme…

Un peu de l’auteur

Catherine Boissel a grandi à Isigny-sur-Mer, dans le Calvados, au seuil des marais du Cotentin où vit sa famille depuis de nombreuses générations. Elle conserve un souvenir émerveillé de son enfance insouciante et libre au cœur de ce paysage sauvage et grandiose. Ingénieur d’études, elle travaille à l’Université Caen-Normandie (ESPE).
Ecrire des œuvres de fiction est resté pour elle un rêve pendant de nombreuses années. D’abord spécialisée en littérature jeunesse, elle a rédigé des articles dans des revues professionnelles destinées aux enseignants, ainsi qu’un essai consacré aux contes traditionnels.
Alors qu’elle n’y comptait plus, au milieu des années 2000 un château fort en ruine au cœur des marais de Carentan lui souffle sa première nouvelle de fiction. Celle-ci est d’abord publiée dans un magazine, puis en recueil avec six autres textes. Suivent alors trois romans réunissant ses trois grandes passions : les marais du Cotentin, les chevaux et le Moyen Age. Dans Les Portes du bonheur, si on retrouve les marais et les chevaux, elle aborde une époque plus proche de nous qui, pour des raisons familiales, lui tient beaucoup à cœur : la Première Guerre mondiale.

Source bio & photo Lisez.com

Détails sur le produit

• Broché: 407 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 juin 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258163307
• ISBN-13: 978-2258163300
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,8 x 22,7 cm








<” La chanson de Julien, de Catherine Boissel”>

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La dame de Ténarèze, par Madeleine Mansiet-Berthaud

une vie, c’est un thriller avec ses joies et ses cadavres !

Dans le Gers, à Eauze, en fin de XXème siècle, Claudia âgée de quatre-vingt printemps se remémore sa vie. Et quelle vie ! Elle descend d’une grande famille bourgeoise et vit seule dans le domaine familial entouré d’un parc. Une propriété qui accuse comme Claudia les effets de l’âge. Une maison qui fut du temps de la jeunesse de Claudia, un asile pour les marcheurs du chemin de Compostelle. Paulin, son mari y était très attaché, lui-même ancien marcheur mettait un point d’honneur à recevoir et soigner les pèlerins. Dans le village, tout le monde connait le drame ayant frappé Claudia : la disparition soudaine de son mari. Depuis, tous savent qu’elle espère son retour. Cependant, un doute subsiste sur cette disparition totalement inexpliquée. Claudia cacherait-elle un secret ? Née vers 1900, Claudia, très attachée à ses racines apprend du maire de sa commune une nouvelle qui bouleversera sa vie.



Avec Madeleine Mansiet-Berthaud, nous parcourons une vie au cours d’un siècle ayant vu naître le modernisme. Sauf que Claudia à inlassablement voulu que sa demeure reste telle qu’elle à toujours été. Elle n’a pas de salle de bain, l’eau courante ni chauffage central. Gardienne du temple d’un temps révolu, Claudia reste parfaitement informée de la vie. Paradoxalement, Claudia vivant en quasi recluse dans ses souvenirs, regarde avec un intérêt certain bouger le monde, éclore un modernisme qu’elle se refuse et qui pourtant lui faciliterait la vie. Entourée de peu de personne, Claudia sait pouvoir compter sur un ami sûr qui lui voue un amour platonique infini. Il l’aime depuis qu’ils se connaissent et s’ils n’ont pas été amants, ils ont partagé ce que du dehors nul ne pouvait savoir. Lui seul sait le revers de cet amour fou de Claudia pour Paulin, Ses espoirs et ses désillusions, la face peu reluisante et cachée de Paulin. Charmeur invétéré, Paulin taisait son passé. Jaloux, refusant à Claudia une maternité dont elle rêvait, il était au su de tous un mari idéal, mais un tyran au-dedans lorsque nul ne pouvait le voir. Sa disparition fut un bienfait, mais Claudia continua malgré cela de le pleurer. C’est une autre contradiction chez cette femme ouverte et secrète en même temps. A-t-elle vraiment le choix de faire autrement, et que cache cette propriété dans laquelle aucun travail de restauration ne peut être fait, ne doit être fait ?



Présentation de l’éditeur

Une vie, un passé… la belle propriété de la Ténarèze, au cœur du Gers, renferme tant de beaux souvenirs pour Claudia, et de drames aussi. Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, contre le projet d’une maison de retraite, contre l’hypothétique révélation de son secret…

Son passé, Claudia croyait l’avoir enfoui à l’abri des grilles du parc de la Ténarèze. Le lierre
et le chèvrefeuille tapissent aujourd’hui les murs de cette demeure autrefois la plus belle d’Eauze.
Dans ce village gersois d’origine gallo-romaine, chaque pierre raconte une histoire. Celle de
Claudia, née avec le siècle, est marquée par la disparition inexpliquée de son mari Paulin,
quarante-cinq ans plus tôt. Pour une autre, un ailleurs ? Nul ne sait. Depuis, Claudia a perdu
son sourire, se terre dans une solitude dont elle a fait un rempart, et vit parmi ses souvenirs : son
amour pour Paulin, pourtant si jaloux, leur gîte ouvert aux pèlerins de Compostelle…
Quand, ce jour de septembre 1983, le maire vient lui exposer son projet pour la Ténarèze,
Claudia devine qu’il s’agit d’une expropriation. Que l’on investisse son parc, jamais !
Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, son passé, ses secrets…



Un peu de l’auteur

Attachée à la véracité historique et sociale dans tous ses romans, Madeleine Mansiet-Berthaud est l’auteur notamment d’une trilogie consacrée aux cagots d’Aquitaine (rééditée en Trésors de France) et, aux Presses de la Cité, de Bleu Gentiane, Les Nuits blanches de Lena, Wanda et La Valse des mouettes.

Source photo Livre en fête 

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : Presses de la Cité (7 mai 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258161657
• ISBN-13: 978-2258161658
• Dimensions du produit: 14 x 3 x 22,5 cm








<” La dame de Ténarèze, par Madeleine Mansiet-Berthaud”>

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