Le diable n’est pas mort à Dachau, de Maurice Gouiran

Quand la raison d’état absout sans frémir le pire de l’horreur avec le sourire !
Non seulement un polar noir, mais un document choc ! De la fiction à la réalité, il n’y a qu’un pas, si mince… Pourtant, il s’agit dans ce roman d’une histoire très véridique, que cela rend encore plus effrayante, plus noire et plus captivante. Maurice Gouiran nous offre avec son intrigue une forme de témoignage. La victoire des alliés sur le nazisme a permis de juger bon nombre de criminels de guerre, mais pas tous. Les chercheurs et savants qui œuvraient pour le IIIème Reich furent convoités par l’URSS et les américains, l’avancée de leur travaux intéressait au plus haut point les grandes puissances. Ils ont donc été escamotés discrètement, revêtus d’une nouvelle identité afin de poursuivre leurs travaux sous d’autres cieux, pour d’autres idéaux.

Dans ce polar, Maurice Gouiran relate ce genre d’histoire. Simple et banale au premier regard, c’est un détail qui va mettre le feu aux poudres. Les personnalités allemandes ayant ainsi migré se refaire une santé et mener une vie normale de bon père de famille se sont fait discrètes autant que possible, peu se sont fait prendre, ou reprendre pour être exact. Paul Stokton, docteur américain, né aux USA a une demeure de vacances en France, dans un bled perdu des montagnes. Il y vient en famille de temps en temps. Puis, un habitant de la commune qui passait par là, est persuadé de reconnaître quelqu’un déjà vu auparavant : à Dachau…

Dans les années 60, vingt ans après la fin de la seconde guerre mondiale, c’est un choc ! Renseignements pris, l’américain est bien américain. Déjà un qu’un étranger dans le village suscite la méfiance, avec le doute les esprits s’échauffent en sourdine. Ici, à l’abri des montagnes personne ne voit rien, ne dit rien, sauf que les corps des victimes témoignent du contraire. La police piétine depuis des semaines sur cette affaire insoluble.

Présentation de l’éditeur

Lorsque Henri Majencoules, un jeune mathématicien qui travaille en Californie sur le projet Arpanet, revient à Agnost-d’en-haut en 1967, son village natal focalise l’attention de tous les médias du pays : une famille d’Américains, les Stokton, vient d’y être massacrée. Imprégné par la contre-culture qui bouillonne alors à San Francisco du Flower Power à la pop musique et de l’été de l’amour au LSD, Henri supporte mal le silence oppressant de la terre de son enfance. Mais avec l’aide d’Antoine Camaro, son ami journaliste, il va tenter d’en savoir plus sur ce Paul Stokton, son épouse et sa fille assassinés. Il découvre alors l’existence d’un des programmes militaires les plus secrets et les plus audacieux de l’après-guerre… De Dachau à la CIA, de l’US Army à Pont-Saint-Esprit, les hommes changent, les manipulations jamais…
Source bio: Editions Jigal :
Source image Babelio :

« Le talent de Maurice GOUIRAN nous réveille la conscience, nous ressuscite l’indignation et en refermant ce livre, on se sent plus vivant… » Intramuros

« MAURICE GOUIRAN est un auteur majeur, un très grand du polar actuel » RB.

Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !

Maurice Gouiran a le style incisif, le rythme télescopique, l’intrigue ironique et des personnages trempés dans le sang, la sueur et le pastis. Il est, en quelques romans, devenu une fine lame du polar. Une réussite littéraire saluée par la critique.
“… un style gouleyant et jubilatoire…“ … à consommer saignant et sans modération…” “… Des polars endiablés et citoyens…” “… son style incisif et ironique l’inscrit dans la grande lignée des auteurs de polars noir satiriques… à lire d’une traite, passionnant…”“… Et on se dit que Maurice Gouiran est peut être celui qui sait le mieux coucher Marseille sur le papier dans toutes ses nuances. Une réussite!…”

Détails sur le produit

• Broché: 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (18 mai 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220096
• ISBN-13: 978-2377220090
• Dimensions du produit: 21 x 1,6 x 14 cm






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La blanche Caraïbe, par Maurice Attia

La blanche Caraïbe, un polar noir sous le soleil des tropiques !

Paysages de rêve et sable chaud, les Antilles font figure de paradis, mais peut-on se fier aux apparences ? Derrière le tableau idéal, un univers entier se cache, une France de la débrouille, entre sorciers et trafics, bagarres et histoires de fesses. Elles se bougent car il faut bien vivre avec un chômage endémique, des ressources limitées souvent inégalement réparties. Maurice Attia choisi ce cadre pour son roman. Un peu comme Marseille, les Antilles ont chaudes, hautes en couleurs, surtout en Guadeloupe ! Son personnage principal, Khoupi, se trouve mêlé à un meurtre dont il n’est pour rien, son instinct d’ancien flic lui commande de trouver la solution avant d’en devenir le responsable ; il appelle à l’aide son vieil ami Paco, également ancien flic. Ensemble, ils vont découvrir un monde parallèle où l’envers de la carte postale n’est pas très clair, voire très sombre.

Les Antilles doivent vivre et, attirent des convoitises. Les opérations immobilières font le bonheur des uns et attirent la rancœur des autres. La construction des HLM des années 70 pour remplacer les bidons-villes ne s’est pas faite sans heurt : il fallait changer de style de vie, entrer dans le moule du colonisateur, casser des traditions et, tous n’ont pas aimé. Il y a les jalousies de ceux qui se sentent laissés en marge alors que d’autres réussissent. Enfin, c’est un mélange des cultures qui ne se fait que dans la douleur. Rien n’est simple pour Khoupi et Paco investis d’aucune légitimité pour trouver une solution, résoudre une énigme que nul ne veut voir éclater au grand jour : cela bouleverserait bien des intérêts, ébranlerait un équilibre certes instable, mais satisfaisant pour beaucoup…

Le roman se passe dans les années 70, mais cette réalité est restée très présente dans les Antilles. Ceux qui connaissent bien ces îles s’y retrouveront parfaitement. Attachantes et mystérieuses, les Caraïbes sont un mélange de rêve et de drame. C’est le cadre idéal pour un polar bien noir, noueux et complexe où chaque fait en entraîne un autre tout aussi tordu. Les Antilles sont un tout, d’un équilibre fragile, mais relativement stable. Les accommodements avec la république sont légion, mais lui permettent de survivre plutôt mieux que mal. La colère des uns, tout comme la soufrière en 1976, éclate de rage de temps en temps comme une soupape pour calmer la pression trop forte. Khoupi, blanc de la métropole, n’est attendu de personne pour dire tout haut ce qui se trame tout bas, il devra la jouer finement pour se sortir d’affaire.

En résumé, un grand polar bien noir, hors du cadre habituel des grandes villes, dans la touffeur des tropiques. On appréciera l’enchaînement des faits qui dressent une cartographie sociale des Antilles. Plus sociétal que meurtrier, ce polar est un régal de lecture, une affaire en entraînant une autre rien n’est bien clair sous le soleil des Caraïbes.

Présentation de l’éditeur

En 76, Paco a renoncé à sa carrière de flic, il est devenu chroniqueur judiciaire et critique cinéma au journal Le Provençal. Irène, elle, poursuit avec succès son activité de modiste. C’est un coup de fil de son ex-coéquipier qui va bousculer cette vie tranquille. Un véritable appel au secours que Paco ne peut ignorer. En effet, huit ans auparavant, après leur avoir sauvé la vie, Khoupi avait dû fuir précipitamment aux Antilles avec sa compagne Eva… Aujourd’hui, il a sombré dans l’alcool et semble au coeur d’une sale affaire mêlant univers néocolonial, corruption, magouilles immobilières et trafics en tous genres. Tous les ingrédients sont là : notables assassinés, meurtres inexpliqués, hommes de l’ombre, réseaux, femmes ambitieuses… Le tout à grand renfort de rhum, de drogue, de sexe et de quelques sorcelleries… Alors qu’une éruption volcanique gronde et menace de purifier l’île aux abois, Paco et Irène réussiront-ils à tirer Khoupi de cet enfer ?

Source photo & bio: Editions Jigal :

Maurice Attia est né en 1949 à Alger dans la Casbah où son père est alors cordonnier. Il va à l’école primaire dans le quartier essentiellement européen de Bab El-Oued. L’enfant joue au foot dans les ruelles quand ont lieu les fusillades avec l’armée française en mars 1962. Sa famille, comme tant d’autres à ce moment-là, décide de s’exiler à Marseille. L’adolescent grandit dans cette ville d’accueil, y fait des études de médecine, devient psychiatre et plus tard psychanalyste. Maurice Attia est l’auteur de plusieurs romans noirs dont une trilogie – Alger la Noire, Pointe Rouge et Paris Blues – parus chez Actes Sud qui relate les aventures policières et politiques de Paco Martinez entre 1962 et 1970. Des romans noirs où l’auteur s’attache à décrire les maux des petites gens et les dérives politiques, tout d’abord dans une Algérie déchirée, puis dans cette ville de Marseille qu’il connaît bien et enfin à Paris, à la Fac de Vincennes, alors expérimentale et en ébullition permanente. Maurice Attia apporte au genre policier un regard original, inspiré de sa double activité de cinéaste et de psychanalyste. Il reprend, aujourd’hui, chez Jigal, Paco, son personnage, libéré « des obligations policières » pour une nouvelle série d’enquêtes, une nouvelle trilogie qui débute en 1976 et se terminera en 1981.

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Jigal Editions (18 mai 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220045
• ISBN-13: 978-2377220045
• Dimensions du produit: 21 x 2,5 x 14 cm






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Que dieu me pardonne, de Philippe Hauret

Un roman ensorcelant, une logique destructrice implacable qui ravirait les psychiatres !

Philippe Hauret nous livre là un polar hors normes. En effet, s’il n’y avait les meurtres, cela aurait fait un bon roman contemporain. Avec l’auteur, nous plongeons dans la confrontation des mondes entre la vie des cités et la grosse bourgeoisie. Le choc des cultures, qui pourrait bien conduire vers une explosion, devient une alchimie salvatrice. Kader qui jusqu’ici vivait en marge de la vie, frôlant la délinquance, est contraint de travailler pour Ryan, un riche bourgeois de la ville, un fortuné qui n’a pas besoin d’un emploi pour et qui vivre traîne son ennui de jours en jours. Tous deux ne savent que faire d’une vie qui ne les attend pas. Pourtant, ensemble, ils trouvent presque un semblant d’équilibre : Kader devient fier de travailler, Ryan se sent occupé. Puis vient le drame, survenu par conséquence, imprévisible, mais somme toute rationnelle. Le moment d’égarement qui fait basculer une vie bien propre devient une forme de folie, le recul n’est plus possible, le prix à payer devient trop lourd et, seule une fuite en avant peu temporiser la chute inexorable.

Ce sont des personnages de tous les jours, vous, nous ou votre voisin, tous très normaux avec des rêves et le lot de déceptions qui constitue la vie normale. Cependant, chez tout humain il y a l’égo qui pousse à chercher mieux, quitte à faire quelques sacrifices sur ses idéaux. Mieux vaut vivre bien une vie sur papier glacé qu’un amour véritable dans le besoin ! C’est ce que pense Mélissa en rencontrant Ryan, avec qui la vie semble un rêve de tous les jours. C’est sûrement aussi ce que pensait la femme de Ryan en l’épousant. Veuf depuis peu, Ryan imagine une vie nouvelle, loin de la vacuité des jours dont il est coutumier. C’est, là encore, sans compter sur le facteur humain, notamment la curiosité féminine qui peut enrayer les meilleures mécaniques d’un battement de cil.

Un roman vraiment prenant, qu’on ne lâche pas. Un roman très actuel sur la fracture des univers entre les quartiers et le monde civil. Une belle chronique de ce que peut fabriquer l’oisiveté d’avoir trop, ou trop peu… Avec Philippe Hauret, on s’identifie facilement à chacun des protagonistes du livre, on adhère presque à la cohérence destructrice qui s’en suit tant la logique semble la seule issue envisageable, puisque la police a déjà son coupable sous les verrous !

Présentation de l’éditeur

Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… A quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa cohorte de jeunes désoeuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher. D’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’une vie meilleure… De l’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption. Une cohorte d’âmes perdues qui n’auraient jamais dû se croiser… Des destins qui s’emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !

Un peu de l’auteur

Source photo & bio: Editions JIGAL

Né en 1963 à Chamalières, Philippe Hauret passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez. Après le divorce de ses parents et d’incessants déménagements, il échoue en banlieue sud parisienne. Sa scolarité est chaotique, seuls le français et la littérature le passionnent. En autodidacte convaincu, il quitte l’école et vit de petits boulots, traîne la nuit dans les bars, et soigne ses lendemains de cuite en écrivant de la poésie et des bouts de romans. Il voyage ensuite en Europe, avant de trouver sa voie en entrant à l’université. Après avoir longtemps occupé la place de factotum, il est maintenant bibliothécaire. Quand il n’écrit pas, Philippe Hauret se replonge dans ses auteurs favoris, Fante, Carver, Bukowski, joue de la guitare, regarde des films ou des séries, noirs, de préférence.

Détails sur le produit

• Broché: 208 pages
• Editeur : Jigal Editions (18 mai 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220088
• ISBN-13: 978-2377220083
• Dimensions du produit: 21 x 1,7 x 14 cm





 

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Nuits blanches et gros câlins, de Matteo Bussola

Devenir père, c’est franchir le Rubicon, un saut gigantesque dans l’inconnu. C’est un monde nouveau qui s’ouvre, avec un tas de petites portes qui s’ouvrent, ou se referment sans prévenir. Ce sont de gros soucis qui viennent lorsque l’on pense à demain, mais une grande tendresse sur l’instant. Ce sont des larmes, des cris, des fou-rires, des jeux et une grande complicité, surtout avec des filles. Ces dernières ayant de façon innée ce sixième sens fait de mots et de regards mettant en échec toute tentative d’autorité paternelle !

Matteo Bussola, avec beaucoup d’humour nous parle de sa vie de père de trois filles : trois fois plus de soucis, et autant d’occasions de rire. L’auteur, qui n’a pas peur du risque, accueille également quatre chiens. Un roman plein de joie sur la vie de famille.

Auteur de DB, Matteo Bussola a le sens du comique, du raccourci et, une âme d’enfant lui permettant de dessiner son texte. En effet, son roman est très visuel, les images sont fortes et l’on retrouve des situations analogues à celles que l’on a soi-même vécues, ou vivons avec nos enfants. Ces mêmes situations qui souvent nous mettent hors de nous, mais qui prises avec le sourire seraient des petits instants de bonheur.

C’est un instantané de la nouvelle génération qui doit se battre avec les impératifs du travail et le rôle de parents. Deux métiers à plein temps difficilement compatibles, presque aussi prenant l’un que l’autre. Jongler entre les rendez-vous d’affaires et les conseils de parents d’élèves, les horaires de classes, les courses et les réunions du soir demande une bonne dose de philosophie afin de ne pas sombrer dans la sinistrose…

Un livre frais et vivant où le lecteur sourit, s’émeut avec ce père heureux bien que parfois un peu dépassé par les évènements. Un roman que l’on ferme à regret après l’avoir lu d’une traite, qui nous montre une autre manière de voir la vie de famille, plus simple, plus vraie. C’est le regard des jeunes parents trentenaires et quadras, qui découvrent un univers pour lequel les études ne sont d’aucune utilité, où l’immédiateté du souhait est loin d’être une certitude, où Google ne fournit pas de réponse mais soulève des questions. Avec Matteo Bussola, le virtuel cède le pas au réel, le métier de parent devient un jeu de rôle grandeur nature. Un petit roman qui rassure sur la paternité, bousculant bien des idées reçues sur le partage des tâches !

En librairie le 17 mai 2017

Présentation de l’éditeur

Dans ma vie d’insomniaque, je suis père, fils, ami, cuisinier, guitariste, jardinier, dessinateur, amant, préposé à la vaisselle, constructeur de tours en cubes, et un tas d’autres choses, au quotidien, mais pas toujours dans cet ordre.

Dans ce recueil de brefs textes à la fois drôles et poétiques qui ont déjà conquis un vaste public en Italie, le dessinateur de BD Matteo Bussola nous fait partager son intimité familiale : Paola, sa compagne, Virginia, Ginevra et Melania, leurs trois petites filles vives et curieuses, leurs quatre chiens et de nombreux figurants plus ou moins excentriques : aïeuls et voisins, maîtresses d’école et vendeurs de journaux, chats et vaches…

Un peu de l’auteur

Matteo Bussola est né à Vérone en 1971. Après une carrière d’architecte, il se lance dans la bande dessinée et l’écriture. Nuits blanches et gros câlins est son premier livre traduit en français.

Source photo & bio: Editions KERO :

Détails sur le produit

• Broché: 252 pages
• Editeur : Kero (17 mai 2017)
• Collection : KER.LITTERAT.ET
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366583036
• ISBN-13: 978-2366583038





 

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Le retour du Caton, par Matilde Asensi

Quand la divine comédie pose des questions, la bible tente d’y répondre !

Le roman de Matilde Asensi entraîne le lecteur dans une poursuite folle dans le temps ; à la recherche des origines du monde chrétien. Un couple richissime mandate Ottavia et son époux Farag, tous deux archéologues, pour localiser les ossuaires de Jésus et de sa famille, perdus dans les temps moyenâgeux, entre la Mongolie et la Palestine. Des moyens colossaux leurs sont attribués. Malgré ce luxe à leur disposition, les ennuis commencent vite : le saint siège ne veut pas de cette recherche, car trouver les restes de Jésus et de Marie remettrait en cause le dogme de la résurrection avec son corps (resuscitatum corpus). Pour Rome, cela signifierait la fin de l’aventure après de 2000 ans d’activité !

Un gros pavé que l’on ne parvient pas à lâcher, le rythme grimpe crescendo au fil de ces recherches pour lesquelles il ne reste que peu de traces. La puissance de l’organisation finançant ces travaux se heure vite à la volonté de Rome d’en finir. Extrêmement bien documentée sur les questions religieuses, qu’elles soient catholiques, juives ou musulmanes (plus exactement les nizârites qui sont une communauté mystique chiite ismaélienne, jadis nommés les Assassins), Matilde Asensi met en scène un concert explosif. Vu la localisation des documents et des vestiges, toutes les religions doivent œuvrer ensemble, même si les ressentis divergent radicalement ! Cette quête du passé montre également que la religion est bien plus une affaire de politique du temporel, avant de s’occuper de la gestion du spirituel ! Comme tous les gouvernements du monde, la gouvernance religieuse dispose d’une armée. Des barbouzes pas toujours très recommandables et dont les chefs peuvent porter la pourpre cardinalice au besoin ! A cela il faudra ajouter les pièges laissés par ceux qui, au XIIème siècle, ont voulu protéger le secret des ossuaires. Personne n’en sortira indemne !

Tous au long du roman, c’est Ottavia qui relate cette aventure. Il est à noter que sicilienne d’origine, elle a le tempérament de son ile : volcanique. Mais ses emportements sont largement compensés par un humour décapant et, malgré les périls auxquels seront confrontés les chercheurs, on se surprend à rire franchement, entre deux frissons…

L’écriture de Matilde Asensi est un véritable bain de jouvence par son humour décalé. Une romancière dont la qualité des références qu’elle utilise rend très vivante l’aventure racontée. Toutes les références sont vraies, les ossuaires de la famille de Jésus existent vraiment, en terre d’Israël, découverts dans le tombeau de Talpiot. On y recensera :

Yeshua bar Yehosef (Jésus fils de Joseph)
Maria (Marie)
Yose (Joseph)
Yehuda bar Yeshua (Judas fils de Jésus)
Maramene e Mara
Matya

Mais sont-ce les véritables reliques de la famille du Christ ? Quoi qu’il en soit, ce roman est un thriller historique superbe et prenant, un grand moment d’aventure qui plaira aux amateurs de frissons et aux curieux.

Tombeau de Talpiot

En librairie le 11 mai 2017

Présentation de l’éditeur

Quel est le point commun entre la route de la Soie, les bas-fonds d’Istanbul, Marco Polo, la Mongolie et la Terre sainte ? C’est ce que vont devoir découvrir Ottavia Salina et Farag Boswell, risquant à nouveau leur vie pour résoudre un mystère datant du tout premier siècle de notre ère.
Dix ans après l’extraordinaire aventure qui les a amenés à découvrir la tombe de Constantin le Grand, Ottavia et Farag vivent ensemble et travaillent à Toronto. Totalement investis dans leurs travaux de recherche à l’université, leur quotidien est paisible ; bien loin des dangers et des explorations archéologiques périlleuses.
Cette tranquillité va disparaître avec l’arrivée dans leur vie des Simonson. Ce couple, l’un des plus fortunés du monde, leur promet un fragment de la couronne d’épine du Christ, s’ils acceptent de les aider à retrouver les neuf ossuaires qui ont disparu au XIIIe siècle.
Ottavia et Farag acceptent et se lancent dans une enquête qui va remettre en question l’Histoire telle que nous la connaissons. Risquant à nouveau leurs vies, toutes leurs certitudes vont être ébranlées alors qu’ils s’attaquent à la découverte de la plus importante et la plus dangereuse relique de la Chrétienté.

Un peu de l’auteur

Née à Alicante en 1962, étudie le journalisme à l’Université de Barcelone. Elle travaille comme responsable des services informatifs locaux de RNE (Radio Nationale d’Espagne).
Finaliste de plusieurs prix littéraires et même lauréate du prix des contes Juan Ortiz del Barco (1996) ainsi que de la XVI édition du Prix du Roman court Felipe Trigo (1997).

En 1994, elle publie son premier roman Le Salon d’ambre qui est traduit en plusieurs langues. En 2000, elle publie Iacobus, roman historique suivi du titre Le Dernier Caton, en 2001. En 2003, elle publie El Origen perdido, en 2004 Peregrinatio et finalement en 2006 Todo bajo el cielo.

Son œuvre est caractérisée par une prédilection par l’aventure à caractère historico-archéologique.

Ses livres, d’une indiscutable qualité et toujours extrêmement documentés, ont été traduits en 16 langues et ont reçu de nombreux prix à travers le monde.

Source photo & bio: Polars Pourpre.net

Détails sur le produit

• Broché: 629 pages
• Editeur : HC éditions (11 mai 2017)
• Collection : ROMAN
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357203323
• ISBN-13: 978-2357203327
• Dimensions du produit: 14,6 x 5,1 x 22,1 cm




 

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Temps de haine, par Alfred Lenglet

L’effacement est la meilleure arme du tueur !

Les éditions Calmann-Levy nous présente là un superbe polar. Dans la pure tradition du genre, il sonne le vrai, le vécu. Avec le capitaine de police Léa Ribaucourt, récemment mutée sur Lyon, le lecteur a de quoi se mettre sous la dent une bonne dose d’émotion, en immersion dans le quotidien de la police criminelle.

Comme cadeau de bienvenue, le capitaine Ribaucourt hérite d’une affaire non-élucidée du service. C’est un défi à la nouvelle arrivante autant que le besoin d’un regard neuf sur ce dossier étrange, sans l’ombre d’un détail qui puisse donner une piste à suivre. L’enquête piétine par manque d’indice. De plus, le modus operandi est des plus étrange. L’arme utilisée est un 22 long rifle : un petit calibre bon à tirer les moineaux, ou pour les stands de foire. Ce n’est pas l’arme d’un tueur, mais d’un voyou amateur prenant néanmoins le soin de ne pas laisser de trace, prenant garde à ne pas apparaître sur les caméras vidéo. Une mise en œuvre paradoxale qui rend perplexe les policiers.

Mais justement, l’amateurisme n’est–il pas une façon habile de masquer les indices, de brouiller les pistes ? Un an après ce meurtre, l’individu accélère son tempo. Les affaires similaires se suivent : on a alors affaire à un tueur en série, redoutablement efficace.
Si l’arme utilisée ferait presque sourire n’importe quel truand, le pouvoir de nuisance de l’homme inquiète, tant il semble efficace. C’est un fantôme, une ombre à peine visible que cherche Léa Ribaucourt.

Un polar qui a toutes les qualités : le rythme, le suspense et l’émotion ! Avec Alfred Lenglet, on vit cette aventure avec les tripes. Un livre qu’on aurait souhaité plus long, qu’on lit d’une traite tant il est prenant. Contrairement à d’autres livres du genre, le lecteur n’est pas gavé de procédures, mais ce ne sont pas non-plus des flics à la limite du voyou, faisant fi des règlements qui mènent le jeu ; c’est une unité de police effectuant son travail avec passion, dans les clous, pour lutter contre le crime.

Présentation de l’éditeur

Léa Ribaucourt, capitaine de police, est mutée à Lyon.
Comme le veut la tradition à la brigade criminelle, on confie à la nouvelle arrivante une affaire non élucidée. Il s’agit d’un meurtre datant de l’année précédente. La victime est un jeune délinquant abattu d’une balle de 22 long rifle au pied d’un immeuble HLM de Bron.
Léa se lance à corps perdu dans son enquête mais ne tarde pas à déchanter : aucune piste n’émerge de ses propres investigations. Alors qu’elle craint d’inaugurer par un échec ses nouvelles fonctions, un événement relance l’affaire : un an après, jour pour jour, un meurtre est commis, en tous points identiques à celui de Bron. Léa reprend espoir. Elle ignore le pouvoir de nuisance de l’assassin qu’elle va débusquer…

Un peu de l’auteur

Alfred Lenglet a fait ses études au Prytanée militaire de La Flèche avant de s’orienter vers une carrière dans la police nationale. Il a été directeur des RG en Saône-et-Loire, directeur de la sécurité publique en Haute-Loire. Commissaire divisionnaire, il est actuellement chef du service de nuit à Lyon. Passionné de littérature, il a déjà publié sept romans chez Souny.

Source photo & bio: Editions Calmann Levy 

Détails sur le produit

• Broché: 288 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (15 mars 2017)
• Collection : Cal-Lévy-France de toujours et d’aujourd’hui
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702159605
• ISBN-13: 978-2702159606
• Dimensions du produit: 15 x 2,4 x 23 cm




 

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Vaticanum, de JR Dos Santos

Croire sans avoir vu permet de croire sans regarder !

JR Dos Santos a l’habitude de mêler l’histoire à ses romans, faisant ainsi des thrillers historiques menés à un train d’enfer. La saga de Tomás Noroñha le démontre dans ce nouvel opus des aventures de l’historien. La religion étant le ciment qui fédère les peuples, JR Dos Santos y puise les éléments donnant un caractère plus profond, qui prend le lecteur pour ne plus le lâcher.

Dans Vaticanum, JR Dos Santos va encore un peu plus loin ! Dans le toujours plus, pour forcer encore le trait, il ose reprendre le scandale financier du Vatican, à la fin des années 80, impliquant la curie jusqu’aux plus hautes autorités du saint siège : L’opération mains propres qui défraya la chroniques en alimentant la presse internationale durant des mois. Un tumulte qui ébranla la chrétienté, la papauté et, écornifla sa crédibilité. L’infaillibilité du pape en prenant par là même un sérieux coup. Par chance pour cette religion, croire sans avoir vu permet de croire sans regarder, si bien que nul n’ose plus en parler. Pourtant, les pratiques singulières des financements de Rome restent on ne peut plus opaques…

Vaticanum est une plongée en apnée dans les dédales des finances de l’état chrétien. C’est glauque, immoral, voire criminel, mais ô combien passionnant ! Il est à croire que la propagation de la foi justifie les moyens pourvu que l’on ferme les yeux. Depuis toujours, la papauté régit le spirituel sur le temporel, faisant fi des décisions étatiques, car les lois administrant le séculier diffèrent de la conduite des âmes qui répond à d’autres critères échappant au pouvoir des hommes.

Sous prétexte d’une attaque du siège de Pierre par l’Etat Islamique, tente-t-on de cacher aux yeux du monde les comportements mafieux des finances papales, ou cherche-t-on à pérenniser un système, certes réprouvé, mais qui arrange bien quelques puissants tant il est commode de se servir d’une institution bancaire cultivant le secret en échappant à tout contrôle ? Vaticanum trace les comptes de la banque vaticane sous la forme d’une analyse presque journalistique d’une méthodologie à peine croyable, dans un siècle où chaque état cherche la chute des paradis fiscaux, afin de lutter contre les financements occultes, le blanchiment de l’argent sale et l’évasion fiscale, le roman de JR Dos Santos est un pavé dans la mare aux eaux pas si claires d’un état souverain : un richissime pasteur prêchant la pauvreté, le repentir et l’humilité. Mais soyons rassuré, la confession lessivera par un non-lieu salvateur les acteurs de ces opérations noires, un blanchissement ouvrant ainsi les portes du paradis céleste.

En librairie le 27 avril 2017

Présentation de l’éditeur

Depuis des siècles, trois prophéties annoncent la mort du pape –  » l’homme en blanc  » – et la chute du Vatican avec elle.
Alors que des documents de première importance sont volés dans la cité pontificale, le pape fait appel à Tomás Noroñha pour l’aider à les retrouver.
Celui-ci commence son travail d’investigation dans les catacombes de la basilique Saint-Pierre, mais sa mission prend très vite une nouvelle tournure. Le souverain pontife vient d’être enlevé, il est menacé de mort. Le compte à rebours commence et le chaos menace. Des millions de personnes descendent dans les rues, les attentats s’enchaînent et plusieurs pays se préparent à entrer en guerre. Le désormais célèbre cryptologue n’a pas d’autre choix que plonger dans les mystères du Vatican pour retrouver le pape et mettre fin à cette situation apocalyptique.

Un peu de l’auteur

La saga Tomás Noroñha est traduite en 18 langues et a dépassé les 3 millions d’exemplaires vendus dans le monde. La Formule de Dieu a été vendue en France à près de 400 000 exemplaires depuis sa parution.

José António Afonso Rodrigues dos Santos est né le 1er avril 1964 à Beira au Mozambique. C’est un journaliste et écrivain portugais. J.R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers historiques, plusieurs fois primé.
Il est actuellement le présentateur phare du journal télévisé de 20h pour les chaines RTP1, RTP Internacional, RTP África et RTP Mobile.
Il est également auteur à succès de thrillers qui mêlent religion et physique. Il naît au Mozambique alors que ce pays africain fait partie de l’empire portugais. Après l’effondrement de celui-ci en 1974, il déménage au Portugal puis à Macao, alors colonie portugaise en Chine. C’est là qu’il entame sa carrière de journaliste avant de retourner au Portugal puis en Grande-Bretagne, en 1986, recruté par la BBC à Londres.
A partir de 1990, José est de retour au Portugal, il travaille alors pour la télévision publique portugaise et enseigne le journalisme à l’université de Lisbonne. Alors qu’il présente le journal du soir en janvier 1991, la guerre du golfe éclate. L’évènement va le propulser sur le devant de la scène médiatique, il est promu présentateur vedette du journal télévisé. En tant que reporter de guerre il a couvert les évènements dans plusieurs pays incluant l’Angola, le Timor oriental, l’Afrique du sud, le conflit israélo-palestinien, l’Irak, la Bosnie…
Il est récompensé à maintes reprises pour ses reportages par CNN et le Press Club portugais. A partir de 2002, il commence à écrire des nouvelles pour un magazine littéraire.

Source photo & bio: Site de la FNAC
Remarqué par la critique littéraire, son deuxième livre La fille du capitaine devient un des best-sellers de l’année 2004. Le succès depuis ne s’est pas démenti. Régulièrement depuis 2012, plébiscité par les lecteurs portugais, il est lauréat du prix du Reader’s Digest. Après le succès de son opus La Formule de Dieu sorti en 2012, il publie L’ultime secret du Christ en 2013, La clé de Salomon en 2014 et Codex 632, le secret de Christophe Colomb en 2015, premier roman de la saga Tomás Noronha.

Détails sur le produit

• Broché: 632 pages
• Editeur : HC éditions (27 avril 2017)
• Collection : ROMAN
• Langue : Français
• ISBN-10: 235720334X
• ISBN-13: 978-2357203341
• Dimensions du produit: 14,7 x 5,6 x 22,1 cm





 

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A voie basse, par Aliénor Debrocq

Mille et une petites agaceries qui vous empoisonnent la vie, des fausses routes, des erreurs de casting, des actes manqués sans lesquels la vie ne serait pas ! Justement, la vie est faite d’un nombre d’aléas certain, c’est ce qui nous pousse à changer, ou pas. Jeune, chacun s’imagine un avenir parmi tout un tas de possible, de préférence radieux. Les années passant, la trajectoire dévie souvent, des bornes sont franchies, chacun se rassure en pensant surmonter, que le meilleur reste à venir… Rien n’est moins sûr !

Aliénor Debrocq nous dresse dans ses nouvelles un tableau de situations que chacun de nous peut avoir vécu. Derrière la plume de l’auteur, on devine un petit sourire, une moquerie gentille sur ces petits travers du quotidien que nous subissons. Il fallait bien ce clin d’œil pour parler de ces habitudes, renoncements et désillusions : sans quoi elles deviendraient vite insupportables. Les nouvelles de ce recueil nous poussent à réfléchir sur ce que nous désirons vraiment, de la façon dont nous voudrions tout simplement vivre. Jusqu’où peut-on accepter les entraves de l’habitude ? Le corolaire de cette réflexion sera de voir s’il est envisageable de s’en affranchir, et avec quelles conséquences ?

La nouvelle se prête bien à ce genre d’exercice presque philosophique, la concision nécessaire à ce style d’écriture renforce le trait, renvoie une image pas toujours très flatteuse de soi-même, mais salutaire en touchant le point sensible. Le lecteur pourra toujours penser qu’il n’est pas concerné, qu’il s’agit des autres, c’est si facile ! Cependant, l’inconscient aura enregistré le message. Ensuite, soit on referme le livre, soit on se pose les bonnes questions. La littérature est faite pour rêver, mais surtout pour faire bouger en dérangeant. La puissance des mots vaut mieux que la force. L’écrivain a le devoir de mettre un peu de poil à gratter, qui le ferait sinon ?

A voie basse est un recueil qui touche quoi qu’on en pense. La lecture fait sourire, pendant qu’un petit-je-ne-sais-quoi tiraille en sourdine. C’est un recueil dont on ne sortira pas indemne, de ceux dont on se souviendra longtemps, chaque fois que se renouvellera un agacement coutumier.

En librairie le 10 avril 2017

Présentation de l’éditeur

« Un truc glauque, pensait-elle. Écrire un truc bien glauque entre deux tétées. Pour s’échapper. Retrouver un peu de consistance, suspendre la dilution. Celle des fluides – lait maternel, salive du nourrisson, pipis en série. Celle de l’amour absolu dont elle avait longtemps rêvé mais qu’elle n’imaginait pas rencontrer dans le regard bleu foncé et les gazouillis naissants d’un tout petit bout de fille. »
Tout commence sans crier gare, par une attente longue de promesses. Neuf mois dans la pénombre d’un corps de femme. Puis vient la vive lumière du premier jour et, avec elle, les étincelles, les compromis, les portes qui claquent. Treize nouvelles pour dire l’éblouissement, la peur, la joie, l’intimité des chambres et la dureté du monde où s’amorcent ces vies, dans un grand silence ou un grand bruit.

Un peu de l’auteur

Née à Mons en 1983, Aliénor Debrocq vit aujourd’hui à Bruxelles. Historienne de l’art, elle travaille dans le milieu radiophonique et rédige des critiques de livres pour la revue Indications. Elle aime écrire face à sa fenêtre, un chat calé contre son bras, ou dans les trains, les gares, les métros. Ses nouvelles ont été primées à plusieurs reprises. Cruise control est son premier recueil.
Source photo & bio: Edition Quadrature


Détails sur le produit

• Broché: 140 pages
• Editeur : Quadrature (10 avril 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538724
• ISBN-13: 978-2930538723
• Dimensions du produit: 21,4 x 1,1 x 13,4 cm

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Petites surprises sur le chemin du bonheur, par Monica Wood

Partage : un petit mot simple pour trouver le bonheur !

Petites surprises sur le chemin du bonheur est un roman qui fait du bien ! En effet, Monica Wood nous entraîne dans un festival totalement atypique avec une vieille dame de 104 ans, prénommé Ona, un couple de divorcés dont l’ex-mari ne s’en remet pas et, le fils du couple, âgés de 11 ans. A première vue, rien ne les rapproche, si ce n’est le fiston qui a pour BA chez les louveteaux de donner quelques heures de travail pour aider une personne âgée et, cherche surtout à acquérir le badge d’amis des oiseaux ! Le décor est planté !

Une malformation cardiaque fauche le garçon, alors qu’il était sorti faire un tour de vélo, comme ça, en un battement de cil. Quinn, son père, musicien plus occupé de ses concerts que de chercher à partager avec le fils, décide de continuer de verser la pension alimentaire et, de tenir l’engagement dudit fiston auprès d’Ona : peut-être pense-t-il en agissant de la sorte se rapprocher de son enfant et, de son ex dont il espère encore un retour en grâce. Il découvre vite un lien très fort entre Ona et son garçon. Intrigué, il cherche à comprendre, jusqu’à se prendre réellement d’affection pour Ona. A partir de cet instant, rien ne sera plus comme avant. Le service pour personne âgée devient une ambition commune, en découle une effervescence qui les conduira bien plus loin qu’ils n’auraient pu l’imaginer. Rapprocher leurs deux solitudes leur donnera la force d’oser, ensemble, l’aventure de la vie.

Un roman plein d’humour et de tendresse, où les cœurs brisés se motivent ensemble pour rendre à la vie la place qu’ils n’y trouvaient plus. Il n’y a que la force de l’amour qui soit un moteur suffisamment puissant pour oser lorsque tout vous pousse à admettre la défaite ! Le poids de plus d’un siècle sur les épaules d’Ona, le sentiment d’être passé à côté de son fils pour Quinn et sans doute le ratage de son couple, crée une situation propice à l’ouverture. Sans s’en rendre vraiment compte, l’improbable duo va regarder vers demain d’un œil nouveau.

Jouer avec les sentiments entre un quadra et une plus que centenaire est une gageure un peu risquée. Avec un joli tact, Monica Wood nous délivre un superbe roman, tout en finesse. Jamais trop, ni trop peu, toujours le sourire ou le clin d’œil nous accompagne dans cette aventure extraordinaire. Quelle qu’en soit sa forme exacte, l’amour se nourrit du partage et, pour cela, il n’y a pas de limite d’âge.

En librairie le 12 avril 2017

Présentation de l’éditeur

Un roman lumineux qui fait la part belle à l’amitié et l’espoir.
A 104 ans, Mlle Ona Vitkus pensait en avoir fini avec les sentiments. Mais l’arrivée dans sa vie si ordonnée d’un jeune garçon pas comme les autres va tout chambouler.
Du jour au lendemain, la vieille dame se trouve embringuée au cœur d’une famille en plein tourment, et même dans un road trip inattendu et burlesque. Chemin faisant, elle découvre que la vie lui réserve encore bien des surprises, et, surtout, qu’elle a encore beaucoup à offrir à ceux qui croyaient avoir tout perdu…
 » Plein de charme, bouleversant… tout simplement magnifique.  »
Source photo & bio Editions KERO

Monica Wood, née dans le Maine où elle vit toujours, a travaillé comme conseillère d’éducation avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Petites surprises sur le chemin du bonheur est son premier roman traduit en français.

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Kero (12 avril 2017)
• Collection : KER.LITTERAT.ET
• Langue : Français
• ISBN-10: 236658265X
• ISBN-13: 978-2366582659
• Dimensions du produit: 22,4 x 14 x 3,6 cm






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Les demoiselles de Beaune, de Karine Lebert

Les hospices de Beaune, qui ne connait pas, ne serait-ce par la vente des vins… Mais les hospices de Beaune ne sont pas que cela : c’est tout une aventure, un pari fou de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, en 1443. Un homme riche, qui a voulu offrir aux pauvres de quoi se faire soigner. Une gageure ayant surmonté les siècles pour parvenir jusqu’à nous. C’est grâce à la vente des vins de Beaune que cette institution survécut jusqu’à aujourd’hui.

Le roman de Karine Lebert nous entraîne dans la construction de l’hospice, jusqu’à sa mise en fonctionnement. Balbine, religieuse de l’hospice nous le fait vivre avec passion. La grande nouveauté de cet endroit, fut de penser au confort des malades, à bien les alimenter, à avoir toutes les disciplines médicales de l’époque sur place, apothicaires, chirurgiens barbiers et médecins. C’était quasiment du jamais vu. Les médecins avaient la fâcheuse habitude de mépriser les chirurgiens barbiers, alors les faire travailler de concert, en dehors des champs de bataille, était un enjeu risqué dans cette fin de moyen-âge où l’innovation scientifique relevait facilement de la sorcellerie, et conduisait au bûcher les curieux se faisant expérimentateurs de l’observation post mortem sur les cadavres.

Les demoiselles de Beaune est un véritable roman historique, se basant sur des faits qui ont été, des personnages ayant vécu et dont la force de volonté à peut-être aidé la médecine à avancer, en donnant du réconfort aux pauvres dans un temps où vivre était périlleux, dur et souvent violent.

En écrivant ce livre basé sur des faits avérés, L’auteur donne de la force au roman. Une histoire qui aborde également la vie en bourgogne au temps des ducs de bourgogne. Mais c’est aussi une chronique de la vie au travers de trois destins de femmes. Trois femmes qui prennent en main leurs avenirs, quitte à chambouler une société faisant la part belle aux hommes. Jusqu’à il y a peu, les femmes n’avaient pas de droits, les hommes avaient une main mise sur tout. Les femmes devant se satisfaire des maternités et des travaux de couture ! Seules quelques femmes ayant un charisme fort, une détermination de feu et beaucoup de diplomatie parvenaient à dominer les entendements pour imposer leurs volontés. Balbine et Guigone de Salins, l’épouse de Nicolas Rolin, furent de celles-ci.

L’écriture de Karine Lebert est fluide, son livre se lit facilement. Si facilement qu’on ne parvient qu’avec difficulté à lâcher. Un beau roman historique à lire absolument.

En librairie le 06 avril 2017

Présentation de l’éditeur

Balbine de Joinville est religieuse aux hospices nouvellement fondés à Beaune. Elle a choisi de s’enfermer en ces lieux, l’année de ses dix-huit ans, pour cacher la honte d’avoir été violée. Elle y est demeurée par passion pour les herbes médicinales – une passion qui nourrit un talent de thérapeute qu’apprécie le médecin Maric Lambert, attiré par cette religieuse singulière. Du viol, perpétré par son oncle dans le château familial, une petite fille est née, Jeanne. Elle est élevée par le jardinier, non loin de sa cousine Alix, seule héritière des Joinville. Bien qu’elles ignorent ce qui les lie, une forme de rivalité s’installe entre elles. Tout les oppose : Alix renonce à un grand amour pour faire un mariage de prestige ; Jeanne devient chef d’une bande de brigands et disparaît peu à peu de la mémoire de ses proches. Jusqu’au jour où une blessure plus grave que les autres la conduit aux hospices de Beaune…
Balbine, Alix, Jeanne : trois destins de femmes s’entremêlent pendant un demi-siècle comme les fils de laine d’une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne dans les hospices de Beaune à leur apogée.

Source photo & bio Presses de la Cité

Née en Normandie, dans l’Orne, dont les paysages inspirent le décor de ses romans, Karine Lebert a été biographe pendant quinze ans, puis journaliste à Paris Normandie. Elle a publié Les Sortilèges de Tremblay (2012), préfacé par Yves Jacob, puis, aux Presses de la Cité, Ce que Fanny veut… (2015) et Les Saisons du mensonge (2016).

 

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 avril 2017)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258118549
• ISBN-13: 978-2258118546
• Dimensions du produit: 14 x 2,7 x 22,5 cm






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