Pour oublier la nuit, de Françoise Bourdon

1720, Pour la jeune Julie qui déborde de vie, la vie auprès de son père, faïencier en Provence, s’écoule tranquillement. Elle a la chance d’avoir une famille qui la laisse libre de s’exprimer comme elle l’entend. En effet, Julie qui ne s’intéresse nullement aux tâches domestiques, ni à l’atelier familial, préfèrent apprendre le maniement de l’épée, la lecture et les grandes discussions sur les auteurs qu’elle affectionne. Pour son vingtième anniversaire elle reçoit de Ninon, une amie de Livia, sa mère décédée lors de la grande peste à Aix-en-Provence, une lettre témoignant de ce qu’a été sa courte vie. Julie est bouleversée, révoltée qu’il puisse exister tant d’horreur. Décidée de venger sa mère, Julie prend le chemin d’Aix et se rend chez Ninon. Cette dernière lui confirme la machination ignoble ourdie par quelques nobliaux locaux au détriment de Livia. Ces derniers sévissent toujours dans une totale impunité. Travestie en garçon pour être plus libre de ses mouvement, Julie devenue Jule pénètre les cercles fermés de cette aristocratie sans foi ni loi, dont seul compte leur propre plaisir. Elle découvre un monde dangereux, où seule la noblesse détient le pouvoir. Sa maîtrise du fleuret lui ouvre les portes d’une salle d’arme où elle peut perfectionner son habileté, mais aussi mesurer la puissance de ceux qu’elle veut affronter. Aura-telle la force d’aller jusqu’au bout de son désir de vengeance, malgré les mises en garde de ses amis et, l’amour qu’elle éprouve pour un jeune clerc de notaire qu’elle a rencontré ? Julie est partagée entre la peur de flancher au risque de sa vie et l’amour qui l’étreint, un sentiment de plénitude dont elle ne soupçonnait pas qu’il puisse exister…

La perversion n’épanouit mieux lorsque l’on est certain de ne rien risquer. Les noceurs d’Aix-en-Provence l’on bien compris. Aussi ne s’attaquent-ils qu’aux pauvres, n’ayant plus de famille, dont le sort n’intéresse personne. Ils évitent soigneusement les nobles et bourgeois qui risqueraient d’être entendu par une justice qui jusqu’ici regarde pudiquement ailleurs. A Aix, Julie est inconnue, son habileté avec une épée lui offre l’occasion de se mesurer à celui qu’elle abomine par-dessus tout, celui qu’elle veut détruire à jamais. Ce dernier est plus fort que les autres combattant, cependant une botte secrète que lui a enseigné son grand-père lui permet de dominer le combat. Battu par un inconnu, pas même un noble, est une insulte grave qui conduit Villèle a imaginer un plan pour pouvoir affronter ce jeune insolent si sûr de lui dans un duel à mort dont il est certain de sortir vainqueur, car il en maîtrisera les règles… Julie-Jule est enlevée par des hommes de main de Villèle : les dés sont jetés pour un duel ultime. Un affrontement où chacun devra défendre son honneur, où tous deux seront animé par la haine de l’autre !


Françoise Bourdon signe un roman passionnant, chargé de rebondissement dans une histoire qui se révèle au long du livre. C’est un véritable thriller historique, mais relativement crédible afin de donner du corps à l’histoire. Françoise Bourdon anime le ressentiment de son lecteur en lui montrant le pire de ce que peuvent inventer ceux qui s’ennuient en possédant tout. Jusqu’à la révolution de 1789, la loi du plus noble régissait tout pourvu que l’on ne s’attaque pas à ses semblables. Les pauvres n’avaient guère plus d’existence que les objets que l’on peut jeter après usage. Julie a quitté un village calme où la vie souriait pour aller vers la ville avec son agitation, ses spectacles, le paraître et les sorties. Un univers nouveau pour elle, mais un endroit où coexiste le monde du dessus et celui du dessous. Un roman qui ravira les amateurs d’émotions fortes !

Présentation de l’éditeur

La jeune et fougueuse Julie vit auprès de son père dans la demeure ancestrale des Ségurat, maîtres faïenciers à Moustiers- Sainte-Marie en Haute-Provence. La perte de sa mère, Livia, lors de l’épidémie de peste de 1720, reste une blessure inguérissable qui se ravive lorsqu’on lui remet, le jour de ses vingt-ans, le récit que celle-ci a laissé de sa courte existence.

Livia, une orpheline, y révèle avoir été manipulée par des aristocrates aixois qui ont fait d’elle l’instrument d’une conspiration diabolique. Elle est parvenue à échapper, à ses bourreaux mais a vécu jusqu’à son dernier souffle dans la crainte de retomber entre leurs mains.

L’intrépide Julie n’a plus qu’une idée en tête, rejoindre Aix-en- Provence pour venger sa mère. Elle ne sait pas encore qu’elle s’attaque à des hommes fortunés et puissants. Elle a cependant des atouts qui ne seront pas de trop : son adresse à l’escrime et son habileté au pistolet…

Un peu de l’auteur

Source photo Editions Calmann-Levy

Françoise Bourdon a été enseignante avant de se consacrer à l’écriture, sa passion de toujours. Elle a choisi pour cadre de ses derniers romans sa Provence d’adoption. Passionnée d’histoire et de littérature, elle fait revivre les métiers oubliés et les vies quotidiennes d’autrefois, en souvenir d’un arrière-grand-père compagnon du Tour de France et bâtisseur. Elle réside à Nyons.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (14 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 384 pages
• ISBN-10 : 2702167373
• ISBN-13 : 978-2702167373
• Poids de l’article : 576 g
• Dimensions : 15.4 x 3 x 23.5 cm






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Le premier amour est-il éternel, de Geneviève Senger

Ariana mène une vie heureuse. Edouard, son Mari, est charmant. Elle a deux enfants et un bel appartement à Montmartre. Une femme de ménage à demeure afin qu’elle puise faire ses vidéos d’influenceuse sans avoir à se soucier du quotidien, qui de toute façon n’est pas sa tasse de thé. Pour rien au monde, Ariana voudrait troubler cet équilibre. Sans qu’elle ne l’ait prévu, sa tante qu’elle n’a pas vue depuis une vingtaine d’année fait d’Ariana sa légatrice universelle. Elle hérite d’un manoir sur Cahors, entouré de bois, proche des vignes. Autant dire que pour Ariana c’est un trou paumé, dépourvu d’un minimum de civilisation. En rentrant de chez le notaire, elle est fermement décidée de vendre cette encombrante maison. Un accident de vélo bouleverse ses plans, Edouard est en réa ! Lorsqu’il sort de la rééducation, Edouard décide de changer de vie, d’arrêter la médecine pour se retirer dans l’héritage de sa femme. Ariana est furieuse, ils s’y installent néanmoins. De plus, avec la maison, la tante léguait l’usufruit de la maison de gardien à son employée de maison. Cette dernière accueille les parisiens venus se mettre au vert. Un nouvel équilibre se met en place, seule Ariana n’y trouve pas vraiment son compte, mais tous semblent s’épanouir. Un peu désœuvrée et désorientée loin de la capitale, loin de la mode et des artifices de beauté qui meublaient ses journées, Ariana commence à réfléchir sur sa vie, sur qui elle est derrière la bloggeuse influenceuse de mode. Une activité lui semblant surfaite, ici. Elle a tout, mais est-ce vraiment cela le bonheur ?

Hériter d’un manoir, c’est presque vivre un conte de fée, pouvoir enfin mener la grande vie ! Mais Ariana est une parisienne jusqu’au bout des ongles. Loin de la capitale, son rôle d’influenceuse passe vite en second plan. Avec le domaine, la tante a laissé une lettre pour Ariana. En la lisant, Ariana a le sentiment de voir surgir des fantômes. Pudiquement caché derrière le bonheur d’une vie de couple réussie, Ariana cache un secret lui ayant valu les foudres familiales lorsqu’elle était adolescente. Dans sa lettre la tante ravive se souvenir. Un souvenir patiemment occulté, qui refaisant surface pousse Ariana à ouvrir les yeux. Pourquoi s’est-elle mariée ? Pour l’amour d’un homme, ou pour conquérir un confort protecteur dans lequel elle se sentirait bien ? Les marques d’amour sincères d’Edouard la calment rapidement, bien que… Si elle ne doute pas de sa vie de couple, son couple lui pose quelques questions. Dans l’intimité, Edouard se semble plus la désirer. Âgé de vingt ans de plus qu’elle, Ariana sent un fossé se creuser entre eux dans l’intime alors qu’aux regards de tous ils forment un couple parfait. A force de chercher, on fini toujours par trouver. Ariana découvre finalement qu’elle est bien, loin de Paris. Elle a 40 ans, elle est belle et, elle se sent enfin vivre pour elle, non au travers du regard de ses abonnés sur internet. Une femme nouvelle est née, libre et amoureuse !


Geneviève Senger signe ici un roman qui pousse à se poser les bonnes questions sur le couple. Se marie-t-on vraiment pas amour, ou du moins, quelle est la profondeur de l’amour que l’on éprouve dans son couple ? Un couple réussi est un point d’équilibre satisfaisant les deux parties, mais est-ce vraiment cela l’amour ? N’est-ce pas plutôt la fusion de deux pour ne faire plus qu’un, unis dans un même élan afin d’affronter l’avenir ensemble ? Geneviève Senger met le doigt sur un sujet très délicat. Le ressenti animant chacun en sourdine enfle avec le temps, les concessions indispensables pour vivre en couple peuvent devenir des charges trop lourdes à porter. Mais peut-on briser l’harmonie patiemment édifiée pour se tourner vers l’inconnu, au risque de perturber les enfants et d’affronter le regard critique de la famille et des amis ? Le premier amour est-il vraiment inoubliable a tel point qu’il vaille tous les sacrifices ? Ce livre, jouissif et profond, aborde avec délicatesse la vie de couple. C’est frai et vivant, en laissant entendre, parfois, ce petit murmure de notre subconscient qui peut vite devenir tournade si on l’agace.

Présentation de l’éditeur

Pétillant comme du champagne
Irrésistible comme la tentation
Intense comme le premier amour…
Le nouveau roman de Geneviève Senger
Quarante ans, et tout sourit à Ariana, blogueuse à succès dans la mode. Séduisante en diable, mais fidèle depuis vingt ans à son tendre Edouard, deux beaux enfants, une sœur complice, un appartement à Montmartre. Pour rien au monde elle ne renoncerait à ce bonheur-là, aussi pétillant et grisant qu’une coupe de champagne.
Oui, la vie est belle ! Et pleine d’inattendu…
Car Ariana devient la propriétaire de l’Orée, belle demeure toute cernée de roses. Un héritage bien encombrant, d’autant que le Lot est très loin de sa chère capitale…
Et pourtant c’est ici, près de Cahors, au cœur de la campagne, qu’Ariana voit resurgir le souvenir de celui qui fut son premier amour.
Tout lui revient en mémoire. Et c’est une vraie tornade !
Mais n’est-il pas trop tard ?

Un peu de l’auteur

Source photo Lisez.com 

Née à Mulhouse, Geneviève Senger a découvert très jeune le bonheur des mots et de l’écriture : « Je n’ai jamais cessé de lire, de chercher, de comprendre. D’écrire. Des romans. Pour raconter des histoires, simplement. Pour donner à voir, à sentir, à vibrer. Pour consoler, aussi. Pour essayer de comprendre, toujours. »
Infirmière pendant dix ans, elle s’est ensuite tournée pleinement vers sa passion première. Elle s’est tout d’abord fait connaître avec des romans pour la jeunesse. Beaucoup ont été récompensés par des prix littéraires. Auteur de nouvelles pour Côté Femme et collaboratrice pour un journal local, Geneviève Senger vit à Strasbourg, ville d’art et d’histoire. Ses romans historiques ou contemporains ont pour la plupart l’Alsace comme décor et témoignent de l’attachement profond qu’elle porte à sa région.

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (22 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 272 pages
• ISBN-10 : 2258193885
• ISBN-13 : 978-2258193888
• Poids de l’article : 363 g
• Dimensions : 14.1 x 2.3 x 22.5 cm






 

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Les vents sauvages, de Johann Guillaud-Bachet

La France va mal ! La raréfaction des ressources, la disparition des structures d’état a créé une frontière entre certains nantis et le reste de la population. En dehors des enceintes protégées des riches, on frôle la guerre civile. Il est impossible de circuler librement sans autorisation. Etienne, une fois son viatique en poche quitte tout afin de fuir la ville avec sa fille Manon. Il se rend dans son village de montagne où il sait trouver une maison, des terres et de quoi éviter la violence citadine. Arrivé sur place, il découvre que même là, la vie paisible de son enfance a disparu. L’absence de tout contrôle pour assurer la sécurité, la disparition du travail pousse les gens du village vers une entraide permettant au moins de survivre. Rapidement, Etienne sent une tension auprès de ses amis qui l’ont accueilli chaleureusement. Sa maison a été pillée, ses bois rasés et, il semble même qu’il ne peut plus être maître chez lui. Une chappe de plomb pèse sur tous. Une pseudo milice veille pour le bien de tous, mais en se faisant facilement inquisitrice pour qui cherche à savoir. Il fini par apprendre que plusieurs jeunes filles ont disparu, que l’on retrouve régulièrement des corps atrocement mutilés sans explication rationnelle. Un climat de peur et de suspicion règne. La peur rend docile le village, le manque d’explication pousse à l’irrationnel. Certains murmurent se que d’autres n’osent avouer. Ces disparitions ne peuvent être qu’un fait de sorcellerie ! Etienne, pour sauver sa fille qui disparait subitement devra affronter la menace des hauts sommets s’il veut arriver avant le drame. Une montagne froide et hostile, balayée de tempêtes de neige, qui avale les humains d’une faim jamais satisfaite. Etienne devra affronter cette montagne, mais également les peurs d’une population en manque de repère.

L’irrationnel conduit facilement à envisager le pire ! Lorsque l’on perd ses repères, son travail pour être livré au vide total, le manque de tout peut faire croire que des forces occultes sévissent. La peur, quant à elle, emmène vers ce qui donne des apparences de sécurité. L’absence des structures étatiques à permis la mise en place de milices dirigées d’une main de fer par quelques autocrates forts en gueule et en muscle. Si le survivaliste pense pouvoir vivre de rien afin de faire un tout, c’est qu’il n’envisage pas que même dans le pire l’envie de pouvoir persiste ! Un pouvoir sans contrôle tourne vite vers la dictature. D’autre part, la peur engendre la peur et conduit rapidement à voir se concrétiser ses pires cauchemars. Etienne et ses amis devront affronter une montagne rebelle, des préjugés accablants pour retrouver Manon disparue ainsi qu’une autre femme et sa fille, sans doute avec Sériane craignent ceux qui la pensent un peu sorcière. D’un avis contraire, Etienne espère que justement Sériane est avec les trois femmes, mais il doit faire vite, le temps joue contre eux alors que la tempête fait rage sur les flancs de la montagne.

Johann Guillaud-Bachet nous emmène dans un monde apocalyptique où règne la peur et par conséquence à l’absurde faisant loi. Etienne, pour sauver sa fille, pour se protéger lui-même doit affronter l’horreur des pires cauchemars qui puissent être. Un roman du genre science-fiction, bien que très probable lorsqu’un état s’écroule. Déjà dan La soif des bêtes il nous emmenait dans son univers étrange, mais aussi dans Noyé vif
. Des romans qui se lisent avec délice en donnant des frissons, mettant parfois à vif les nerfs du lecteur. Des thrillers dans lesquels on se plonge sans parvenir à les lâcher.

Présentation de l’éditeur

Dans une France au bord de la guerre civile, où les ressources se font rares, Étienne décide de tout quitter pour se réfugier avec sa fille Manon dans la ferme familiale, au milieu des forêts d’épineux.
Il y retrouve de vieux amis mais son rêve d’autarcie s’écroule rapidement : la vie est rude dans la vallée cernée d’imposantes montagnes où plus personne n’ose
s’aventurer. Les pouvoirs publics ont déserté la région, au profit de la mystérieuse Fonderie qui semble tenir le village et les alentours sous son joug. Ici aussi,
peur et violence règnent.
Bientôt, Étienne apprend que plusieurs jeunes filles ont disparu et que des corps d’hommes déchiquetés sont régulièrement retrouvés à la fonte des neiges.
Chaque jour, les vents se déchaînent, chaque jour, les habitants se terrent… Et les peurs ancestrales resurgissent.

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Johann Guillaud-Bachet partage sa vie entre le massif du Vercors et la ville de Casablanca au Maroc. Il est l’auteur de deux autres romans parus chez Calmann-Lévy, dont La Soif des bêtes, prix du Pays du Mont-Blanc 2020.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (7 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 352 pages
• ISBN-10 : 2702180671
• ISBN-13 : 978-2702180679
• Poids de l’article : 476 g
• Dimensions : 13.5 x 3 x 21.6 cm






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Le bruit du rêve contre la vitre, d’Alex Sénéquier

Le bruit des rêves contre la vitre ! Le titre image très bien ce que l’on peut ressentir lorsque l’on ne peut sortir. Ce recueil de douze nouvelles nous conduit vers ce bruit si dérangeant parfois qu’il heurte le silence du confinement. Pour sortir de l’isolement, Alex Sénéquier s’est évadé en écrivant des nouvelles. Chacune d’entre elles est le reflet d’une situation. La découverte pour certain d’avoir des enfants scolarisés, d’être devenu persona non grata là où l’on a grandi alors qu’on s’y pensait accueilli en fuyant Paris, sont des cas d’école des répercussions du confinement. Mais pour certains ce fut presque salutaire, une manière de voir qu’autour ce soi il y a des gens qui vivent également. Lorsque l’on ne peut sortir, on regarde encore plus vers l’extérieur. Pour d’autre, cet entre-soi forcé est prendre le risque de découvrir avec qui l’on vit, ou de faire une introspection sur son parcours personnel pour découvrir qu’on s’est totalement planté. Ce genre de sport peut avoir des conséquences dévastatrices autant que profitables, c’est selon les ressentis de chacun. Le confinement peut être aussi drôle que dramatique, Alex Sénéquier au travers de douze nouvelles ouvre la porte que la sécurité de tous avait refermé.

Souvent drôles, les nouvelles d’Alex Sénéquier feront rire jaune certains lecteurs peu adeptes de l’autodérision. En effet, les différentes situations de ce recueil sont autant de cas dont l’un d’eux, au moins, relate ce que nous avons vécu. La vie va si vite actuellement que nous ne prenons plus le temps de voir. Le fait d’être bouclés chez nous a levé le voile masquant certaines vérités, pudiquement occultées. Le confinement c’est un peu la retraire anticipée pour beaucoup, sans la sagesse du temps qui arrondit les angles, a appris à faire des concessions. La réflexion obligée occasionnée par l’enferment, lorsqu’on est dans la force de l’âge devient vite un joli cocktail. Si certains ont découvert que la scolarité ressemblait à un vrai métier, d’autres se sont fixés sur les détails invisibles mais qui vous sautent à la figure si on les regarde. Le confinement, pour certains, fut une forme de thérapie de choc afin de s’ouvrir vers l’autre. Le confinement, en donnant du temps pour réfléchir à ouvert une fenêtre sur d’autres possibles, ce qui est toujours salvateur, ou non !

Pour le commander cliquez le lien ICI https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100856540

Présentation de l’éditeur

« Sandra doit arriver d’une minute à l’autre. Il faut qu’elle se dépêche car derrière la vitre, il y a le soleil bleu, la mer jaune et les étoiles violettes qui s’impatientent, il y a cette vie bourdonnante qui attend qu’on la libère, il y a ces rêves qui frappent au carreau et craignent de mourir emprisonnés. Alors épuisé mais heureux, je désigne la fenêtre. L’infirmière comprend et me sourit. Lorsqu’elle tourne la poignée, le vent impatient s’engouffre dans cette chambre close et renverse les fleurs. Le vase explose sur le sol. Et dans les morceaux épars répandus aux quatre coins de la chambre, la lumière du soir se réfléchit et nous fait plisser les yeux. »
Douze nouvelles sur le confinement, le Covid-19 et cette époque trop sure d’elle-même qu’un virus a balayée.

Du 17 mars au 11 mai 2020, Axel Sénéquier est resté confiné dans son appartement parisien. Il a mis ce temps à profit pour faire la connaissance de ses trois enfants et écrire les 12 nouvelles qui composent ce recueil, le deuxième publié par les éditions Quadrature (après Les vrais héros ne portent pas de slip rouge).
Il est aussi auteur de théâtre. Son dernier test PCR s’est révélé négatif mais il continue de se désinfecter les mains plusieurs fois par jour.

Un peu de l’auteur

Source photo Editions Quadrature

Axel Sénéquier a l’habitude d’écrire tôt, le matin, avant le lever du jour. Il a publié un recueil de nouvelles noires, des romans-jeunesse ainsi qu’une pièce de théâtre consacrée à Edmond Rostand. Ses héros se nomment Chantecler, Sophie Scholl ou Charlie Bucket.

Détails sur le produit

• ISBN 978-2-931080-12-2 (format broché)
• ISBN 978-2-931080-13-9 (format ePUB)
• 146 pages
• Livre broché – 16.00€
• ebook – 9.00€

Pour la Belgique et tous les autres pays (France comprise), vous pouvez acheter nos livres en ligne sur http://quadrature.i6doc.com , sous forme imprimée ou sous forme numérique (ebook). Cliquez sur « Commander sur i6doc.com » à partir de la page du livre qui vous intéresse.
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L’oubliée de la ferme des brumes, de Corinne Javelaud

Alors que la France vit sous la menace de la seconde guerre mondiale, Colombe vit avec ses frères dans une petite ferme limousine. L’un d’eux ne rêve que d’entrer dans les ordres, mais Marceau, l’aîné, est violent. Souvent ivre, paresseux il aime traîner avec ceux qui lui ressemble. Colombe est seule à faire fonctionner la maison. Depuis le décès des parents, aucun des fils n’a repris le flambeau. Colombe peine à maintenir un semblant de vie dans une ferme dévastée, sans bétail ni récoltes. Lorsque qu’un recruteur cherchant des employés pour un atelier de couture arrive, Marceau vend sa sœur sans état d’âme. Colombe y voit rapidement une échappatoire à cette vie de quasi recluse, fuir la passivité de Sylvère qui ne pense qu’à prier et la violence de Marceau n’est pas pour lui déplaire. Un nouveau monde l’attend, d’autre codes qu’il lui faut apprendre vite. Intelligente, elle sait nouer des amitiés durables. Lorsque la guerre éclate, l’économie du pays s’arrête. Colombe s’éprend alors d’un garçon qui la convainc de la suivre. A son contact Colombe quittera l’adolescence pour devenir une femme décidée. A force de volonté, elle parviendra à gagner son indépendance. Cependant, il persiste des ombres sur son parcours. Par l’un de ses amis, elle découvre qu’un lourd secret pèse sur sa famille. Le découvrir risque bien de bouleverser sa vie !

Colombe et ses frères vivent chacun sur une planète différente. La ferme est devenue une friche, rien ne va plus. Lorsque colombe quitte la maison, le fragile équilibre s’écroule. Personne ne faisant vivre la maison, Sylvère entre dans les ordres. Marceau laissé seul maître à bord commence à faire des petits larcins pour pouvoir boire. Colombe apprend le métier de dentelière, puis change pour travailler dans une boutique de chapeau. Mais lorsque Marceau surgit de nouveau dans la vie de colombe, la violence de la rencontre lui fait perdre son travail. La guerre venue, la France vit sous l’occupation. La jeune femme fréquente alors un garçon de son âge, communiste convaincu qui peu à peu lui instille ses idées. Colombe accepte de le suivre dans la clandestinité. Là, elle découvrira que chaque famille cache des mystères, que derrière les apparences des drames se sont produits. Lorsque l’heure de la libération arrive, Colombe découvrira que la réalité peut être encore un peu plus compliquée…


Un roman qui rebondit souvent, qui fouille les secrets de famille et montre qu’à force de volonté il est toujours possible de grandir réunit tous les ingrédients d’un bon livre. Un roman qui se laisse lire d’une traite. Certes, il y a les atrocités de la guerre, la violence d’un frère marginalisé et ivrogne, mais aussi la force de l’amitié pour animer les sentiments du lecteur. La grande force du roman est de brouiller les pistes. Corinne Javelaud nous conduit vers des évidences qui ne sont qu’apparences ! La vérité se cache souvent afin de couvrir quelques illusions, pour se montrer tel que l’on doit être, non pour ce que l’on aurait voulu. C’est aussi le reflet d’une époque où le paraître était de bon goût, le qu’en dira-t-on une épée de Damoclès dont on craignait les retombées. La guerre en changeant la façon de voir et de penser à fait souffler un vent de liberté, balayant les dernières barrières protégeant certains secrets de famille. Corinne Javelaud nous offre ici un roman avec des mystères comme on les aime et, des rebondissements tout au long du livre.

Présentation de l’éditeur

Dans les années 40, Colombe vit seule avec ses frères dans une ferme du Limousin. Le cadet, Silvère, aspire à devenir prêtre, mais Marceau, l’aîné, est un homme violent, alcoolique et coureur de jupons. Il déteste Colombe, l’exploite et la maltraite. La jeune femme vit un enfer, jusqu’au jour où le recruteur d’un atelier de dentelles se présente à la ferme. Marceau n’hésite pas un seul instant : il troque sa sœur contre de l’argent. Colombe se retrouve alors en apprentissage dans une ville voisine. Les conditions de vie ne sont pas faciles, mais à force de travail et de courage, la jeune femme conquiert progressivement sa liberté. Elle découvre aussi certains secrets sur ses origines. Des secrets qui vont bouleverser son existence…

Un peu de l’auteur

Source photo Calmann-Levy

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant. Elle est membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

Détails sur le produit

  • Éditeur : DE BOREE (11 mars 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 330 pages
  • ISBN-10 : 2812928786
  • ISBN-13 : 978-2812928789
  • Poids de l’article : 170 g
  • Dimensions : 10.8 x 1.5 x 17.8 cm






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Une vie de château, de Madeleine Mansiet-Berthaud

Céline s’enfuit de chez elle. Son père, Simon, est souvent ivre et violent. Il lui a fait si peur qu’elle ne voyait d’autre solution. Retrouvée évanouie sous un arbre, les vêtements trempés par la pluie, Céline est recueillie par l’école de la préservation. Etablissement destiné aux filles que la société veut relettre dans le droit chemin. En 1944, les femmes se devaient de suivre l’avis des hommes… Le père de Céline signe sans en dire un mot à Estelle, sa femme, l’admission de sa fille dans cette maison pour enfants difficiles. L’école de la préservation cache, derrière un nom pompeux, une maison de redressement où la violence règne. Céline découvre un univers dont elle devra s’accorder jusqu’à sa majorité. C’est aussi cet éloignement qui l’amènera à se poser des questions sur sa famille, sur elle-même. Ses parents ne parlent jamais de leur vie, de leur enfance. Ont-ils une famille ? Seule chose dont Céline soit certaine est que ce n’est pas l’amour qui unit ses parents tant ils semblent vivre sur des planètes différentes. Aura-t-elle suffisamment de force pour survivre à cet enfer ?

En 1944 on ne se souciait pas du bien-être, ni de l’avis des enfants. Les adultes savaient, les enfants devaient obéir. Les maisons de redressement, ou de correction, accueillaient les enfants placés par décision de justice jusqu’à leur majorité. Le manque de formation spécialisée du personnel encadrant face à la violence de certains mineurs était une porte ouverte sur tous les possibles. La violence tant de ces enfants, qui n’avaient jamais connu d’autres choses, faisait face à celle du personnel chargé de les redresser… Estelle, dévastée par cette décision unilatérale de Simon, bien que soutenue par le maire et l’instituteur de son village, se referme sur elle-même jusqu’à l’internement dans l’asile proche de chez elle.


Madeleine Mansiet-Berthaud aborde ici un sujet difficile : les maisons de correction ! La protection de l’enfance, vue par la société en 1944 était loin du sentimentalisme. Le bagne de Cayenne était encore ouvert ! Ces établissements étaient ce que l’on pensait satisfaisant pour ces enfants de peu, dont on ne pensait pas vraiment obtenir quelque chose une fois adultes. Au mieux, pensait-on en faire pour les filles des domestiques… L’auteur nous plonge dans cet univers qui est désormais devenu les centres éducatifs fermés. Les années 40 sont aussi une époque charnière qui marquera la fin d’un monde figé sur ses certitudes pour ouvrir la porte sur le monde actuel, bien plus ouvert sur le ressenti de chacun. La vie de château dont Estelle parlait à Céline autrefois semble une utopie. Sans doute sa mère rêvait l’avenir de sa fille afin de fuir une réalité difficile a accepter, bien que. Madeleine Mansiet-Berthaud signe un roman dur, mais non dénué de sentiments. Une fiction qui prend aux tripes, mais avec des accents de vérité.

Présentation de l’éditeur

1944, en Gironde, le roman d’une mère et de sa fille, brimées chacune dans leur destinée. La première a été contrainte au silence, la seconde traverse son adolescence au château de Cadillac, terrible école disciplinaire pour jeunes filles. Séparation, initiation, révélations… Un roman au cœur des secrets d’une famille et d’un site patrimonial.
Une autre vie…
Loin de la chèvrerie, des jours sans joie et monotones. Loin de celui qui les tourmente… Estelle et Céline, mère et fille, si proches, aspirent à de nouveaux lendemains.
Un jour de 1943, après un accès de violence paternelle de trop, Céline fugue. Au bout d’une course folle entre vignes et champs de sa terre girondine, l’adolescente découvre un château magnifique. Un vertige la saisit. Serait-ce le rêve de sa mère qui se matérialise ? Hélas… ce lieu n’est autre que l’Ecole de préservation pour les jeunes filles de Cadillac. Une ancienne prison devenue une école à la discipline de fer où Céline va vivre plusieurs années. Séparée de sa mère tant aimée, rendue inconsolable par son absence. Et par des secrets enfouis depuis trop longtemps…

Un peu de l’auteur

Source photo Lisez.com

Originaire de Mâcon, en Bourgogne, Madeleine Mansiet-Berthaud vit depuis des années dans les Landes. Férue d’écriture, elle débute par la poésie, le conte et la nouvelle. Une fois à la retraite, elle se lance dans le roman.
Madeleine Mansiet-Berthaud puise son inspiration dans des thèmes coups de cœur toujours en lien avec l’Histoire, la culture et le patrimoine de sa région.
Elle est l’auteur de plus d’une vingtaine de romans, dont de la trilogie à succès consacrée aux cagots d’Aquitaine.

Madeleine Mansiet-Berthaud est l’auteure notamment d’une trilogie consacrée aux cagots d’Aquitaine (rééditée dans la collection Trésors de France) et a également publié, entre autres titres aux Presses de la Cité, Bleu Gentiane, Les Nuits blanches de Lena, La Valse des mouettes et La Dame de la Ténarèze.

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (25 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 402 pages
• ISBN-10 : 2258195535
• ISBN-13 : 978-2258195530
• Poids de l’article : 426 g
• Dimensions : 14 x 2.7 x 22.5 cm






<” Une vie de château, de Madeleine Mansiet-Berthaud”>

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Dadjo Farel, par André Blanc

Explosif et sans l’ombre d’un remord : le fric n’a pas d’odeur !

Sa légion d’honneur à peine épinglée sur sa veste, Joseph s’effondre, victime d’une crise cardiaque. L’urgentiste du SAMU refuse de délivrer le permis d’inhumer. Un détail sur cette mort l’intrigue, il veut approfondir la cause du décès. Joseph, le Patti d’un clan Yéniche qui, par son charisme et sa force de volonté, s’est hissé de ferrailleur à capitaine d’industrie vient de rejoindre ses ancêtres dans un final grandiose ! L’autopsie démontre que la mort n’est sûrement pas naturelle. Le commandant Farel est chargé de l’enquête. Une sombre histoire de lutte pour le pouvoir se dessine, sauf que les protections intrinsèques du clan Yéniche compliquent la recherche de la vérité. Lorsque Farel commence à approcher du but, il est victime d’un accident grave qui le mène en réa pour un bon moment et, occasionne le décès de sa compagne, Maud. L’équipe de Farel continue cependant le travail. Une recherche compliquée dont certains rouages sont bloqués par des sources inattendues. Le Patti devait avoir établi des ramifications improbables, mais d’une rare efficacité. Le coupable n’est peut-être pas celui à qui le crime profite, ou bien est-ce indirectement… Le clan, sous le contrôle d’un chef extrêmement intelligent met en place une solution finale grandiose afin de parvenir à ses fins. Farel, la préfecture et la DGSI sont sur les dents pour éviter une catastrophe monumentale tant cette affaire prend de l’ampleur ! La police et le gang qui tirant les ficelles luttent à armes égales, avec une longueur d’avance pour les malfrats.

Une intrigue compliquée, des ramifications improbables, les politiciens et des truands de haut vol font de ce roman un livre qui marque. La violence qui suit l’infarctus de Joseph dépasse de loin un simple meurtre. Le clan yéniche dont les ramifications vont jusqu’en Russie applique des méthodes propres à la mafia des pays de l’est. Par principe, les voyous cherchent toujours à avoir une longueur d’avance sur les forces de l’ordre. Le clan, dirigé d’une main de maître par un jeune homme brillant n’échappe pas à cette règle. Les moyens qu’il met en œuvre sont colossaux et, à la pointe de la technologie. Le chef est jeune, il vit avec et dans son époque. Notre XXIème siècle débutant est un monde jeune, un monde qui évolue avec une technologie évoluant à une vitesse folle. Né dans ce vent d’hyper technicité, le codage informatique n’a pas de secret pour lui. Il est de la génération de l’immédiateté. Ce qu’il veut, il l’obtiendra, quels qu’en soient les moyens mis en action. S’il y a des obstacles, il suffit de les effacer ! Son univers ne fait pas de place aux sentiments. Froid, méthodique et génial ce Patti en culotte courte n’a rien a envier à Joseph, l’élève a dépassé le maître depuis longtemps.


La complexité de l’intrigue, les moyens mis en œuvre sont le reflet de notre société. Le tout connecté pouvant conduire vers une nébuleuse que seuls de rares initiés parviennent à maîtriser parfaitement. Cet happy few vit dans un monde très fermé, opaque aux profanes, mais lorsque l’un d’entre eux passe au stade industriel cela devient vite explosif ! D’une part un hacker de génie associé à un clan qui lui est totalement dévoué et, de l’autre des forces de l’ordre faisant le forcing pour rattraper leur retard font de cette histoire un régal de lecture. Si les voyous font péter la roteuse, les flics en boivent la lie, visqueuse et amère. Par le feu et le sang afin d’avoir toujours plus, ce gang réinvente leur art. Tout cela parce qu’un obscur urgentiste, un petit mec de rien, a voulu en savoir plus sur une banale crise cardiaque !
André Blanc pénètre, avec ce roman, dans le cercle fermé des grands auteurs polars.

Présentation de l’éditeur

« Le visage de Joseph s’était figé, tétanisé, la bouche ouverte, cherchant de l’air, le regard tourné vers son effroyable combat intérieur. Oublié le ministre, la Légion d’honneur, le grand salon et ses dorures, sa revanche sur la vie. Son corps vibrait comme une chaîne secouée par un forçat fou, ses mains s’accrochaient désespérément aux bras tendus. Joseph Kaiser ne voulait pas mourir. » L’assassinat d’un ancien patti issu de la communauté yéniche devenu un industriel en vue va entraîner le commandant Farel de la BRB dans un maelström international où des personnages inattendus vont faire surgir les aspects les plus sombres de la nature humaine : officier militaire, manouche, chaman, ministre en exercice, avocat international, mafieux de l’Est… Comme dans la tragédie grecque, la fatalité accablera les hommes, les habitera et les détruira. Personne ne sera épargné, pas même les héros qui devront payer le prix fort. Prévarications, trahisons, meurtres, attentats, c’est dans ce climat de guerre que Farel va être touché au plus profond de sa chair ! « Le visage de Joseph s’était figé, tétanisé, la bouche ouverte, cherchant de l’air, le regard tourné vers son effroyable combat intérieur. Oublié le ministre, la Légion d’honneur, le grand salon et ses dorures, sa revanche sur la vie. Son corps vibrait comme une chaîne secouée par un forçat fou, ses mains s’accrochaient désespérément aux bras tendus. Joseph Kaiser ne voulait pas mourir. » L’assassinat d’un ancien patti issu de la communauté yéniche devenu un industriel en vue va entraîner le commandant Farel de la BRB dans un maelström international où des personnages inattendus vont faire surgir les aspects les plus sombres de la nature humaine : officier militaire, manouche, chaman, ministre en exercice, avocat international, mafieux de l’Est… Comme dans la tragédie grecque, la fatalité accablera les hommes, les habitera et les détruira. Personne ne sera épargné, pas même les héros qui devront payer le prix fort. Prévarications, trahisons, meurtres, attentats, c’est dans ce climat de guerre que Farel va être touché au plus profond de sa chair !

Vidéo de présentation

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Récemment couronné du prix Lyon-Polar, André Blanc poursuit de façon magistrale sa saga sur le lobby politico-militaro-industriel ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça cogne fort ! C’est l’histoire de Joseph Kaiser, un chiffonnier devenu industriel, envié mais bien mal entouré. De militaires à l’affût d’un pouvoir musclé, de politicards corrompus et de leurs cohortes d’affidés… Ils sont tous là, avec leurs costards hors de prix, leurs dorures, leurs croyances, leur arrogance, leur suffisance, et cette volonté farouche de se remplir les poches… Car chez ces gens-là – et même si l’on prie parfois – on pense souvent que seul l’argent et les breloques accrochées au revers d’une veste sont LA valeur essentielle d’une vie enviée et réussie ! Et pour ça, ils sont tous prêts à tout ! Effrayant de réalisme… Bluffant de crédibilité… Et ça n’a rien de rassurant !

Docteur en chirurgie dentaire, André Blanc est également auteur de roman policier.

Scolarisé au lycée Ampère, il rejoint ensuite la fac dentaire, et sert dans la marine en tant qu’officier lors de son service militaire. Il a fait de fréquents séjours en Allemagne et ses études à Berlin.

Parallèlement, André Blanc est un passionné d’archéologie, il s’est spécialisé dans le Vème siècle, le paléochrétien, le Moyen Âge, et a été l’auteur d’une thèse sur les nécropoles mérovingiennes de Lyon.

Il a été, à la fin des années 80, adjoint au contrôle budgétaire et contrôle de gestion au maire de Lyon, Michel Noir.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 312 pages
• ISBN-10 : 2377221254
• ISBN-13 : 978-2377221257
• Poids de l’article : 380 g
• Dimensions : 21 x 2.5 x 14 cm






<” Dadjo Farel, par André Blanc”>

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Le poète, de Michael Connelly

Le crime parfait demande le travail d’un marionnettiste génial !

Jack McEvoy est chroniqueur judiciaire. La mort de son frère jumeau, retrouvé suicidé dans sa voiture de service, lui donne l’envie de comprendre pourquoi. Commence alors une enquête qui montre vite que les apparences du suicide ont des failles. Jack déchiffre méthodiquement les derniers instants de son frère qui, en tant qu’inspecteur de police, travaillait sur un meurtre ignoble. Il désire écrire un article sur ce sujet et, en fouillant dans les bases de données du FBI, ses recherches le conduisent à découvrir que d’autres policiers se sont également suicidés alors qu’ils étaient sur des enquête similaires. Il parvient à convaincre le FBI de chercher un peu plus loin dans ces histoires de suicide dont il reste convaincu que se sont des assassinats déguisés. Des indices infimes mettent en évidence des points communs, démontrant qu’il s’agit sûrement d’un seul coupable agissant dans tout le pays. Rapidement, un suspect semble se dessiner. Cet homme dont la police après l’avoir interpellé pour une suspicion de pédophilie semble avoir disparu. Son nom semble un faux. Libéré sous caution, il demeure introuvable, bien qu’omniprésent lors de cette traque menée conjointement avec le FBI que Jack est parvenu à convaincre de le prendre comme observateur. Il faudra aller regarder au-delà des apparences pour dénouer les pièges de ce tueur en série diablement intelligent.

Michael Connelly signe ici un thriller d’enfer ! Une intrigue extrêmement compliquée qui ravira les amateurs de polars. Sévissant dans tout le pays, avec pour seul point commun des inspecteurs chargés enquêtes horribles durant lesquelles ils se sont suicidés, Le FBI et Jack McEvoy peinent à mettre en avant ce qui relie les suicides déguisés. Les victimes, objets des recherches des policiers gravitaient sur des personnes travaillant autour de l’enfance, ou étaient des enfants. Ils parviennent à trouver des pistes convergeant vers un réseau de pédophilie tapi dans le Dark Web. Jack, qui s’est épris d’une agent du FBI durant la traque du coupable, commence à se poser des questions sur cette femme. En effet, il lui semble qu’elle cache quelques points importants. Jack veut savoir ce qu’elle dissimule. Entre eux, rapidement un climat de tension apparaît.


Menée d’une main de maître par Michael Connelly, cette intrigue compliquée est un must du genre ! Des crimes ignobles sans avoir laissées de traces, des suicides en série que l’on ne peut expliquer, sinon qu’un crime peut-être la raison de l’autre, mettent les forces de l’ordre sur les dents. Le suspect identifié semble avoir toujours une longueur d’avance lui donnant une possibilité de fuite. Ce chemin meurtrier semble démontrer que la mort de l’inspecteur chargé de l’enquête n’a pas pour visée de ralentir cette dernière, mais d’être la raison du crime. Un meurtre primaire pour déterminer le second… Le manque d’indice est troublant. Le FBI découvre cependant que le suspect a étudié lors d’un séjour en prison le droit et la psychologie, notamment la psycho criminalité ! L’assassin joue avec presque les mêmes armes que la police. Seul un regard derrière les apparences pourrait faire avancer l’enquête, mais pour regarder derrière le miroir, encore faut-il trouver le marionnettiste…

Présentation de l’éditeur

Chroniqueur judiciaire au Rocky Mountain News, Jack McEvoy ne peut croire au suicide de son frère jumeau. Inspecteur de police, Sean ne serait pas parvenu à résoudre le mystère du meurtre d’une jeune femme retrouvée coupée en deux, et ne l’aurait pas supporté. S’il s’est bien tiré une balle dans la bouche comme le font les policiers dépressifs, que vient faire ce Hors de l’espace, hors du temps d’Edgar Allan Poe écrit sur le pare-brise de sa voiture¬? Et pourquoi Rusher, un indic qu’il devait voir ce jour-là, reste-t-il introuvable¬ ?
En s’immisçant dans une base de données du FBI pour les besoins d’un article, McEvoy découvre avec stupéfaction que beaucoup de policiers se suicident et que le FBI mène l’enquête sur la mort de son frère. Il comprend alors que cette affaire est en passe de lui fournir son plus gros scoop sur des meurtres en série.
Mais il pressent aussi qu’il est devenu la prochaine cible du suspect, un certain William Gladden, membre d’un réseau de pédophiles qui a, jusqu’à présent, toujours réussi à tromper les plus fins limiers lancés à ses trousses…

Un peu de l’auteur


Source photo Amazon 

Né en 1956, Michael Connelly, maître incontesté du polar américain, a reçu les plus hautes distinctions littéraires dont l’Edgar du premier roman policier pour « Les Égouts de Los Angeles ». Il est notamment l’auteur du « Poète » et de « Créance de sang », porté à l’écran par Clint Eastwood. Tous ses ouvrages sont disponibles en Points.
Il l’auteur de : « La Glace noire », « La Blonde en béton », « Le Poète », « Le Cadavre dans la rolls » , « La Lune était noire », « Lumière morte », « Deuil interdit », « La Défense Lincoln », « Echo Park », « A genoux », « L’Épouvantail » et « Neufs dragons » . Il s’est vu décerner le Prix Pulitzer pour ses reportages sur les émeutes de Los Angeles en 1992.

Détails sur le produit

• Éditeur : Le Livre de Poche (6 septembre 2017)
• Langue : Français
• Broché : 768 pages
• ISBN-10 : 2253085863
• ISBN-13 : 978-2253085867
• Poids de l’article : 300 g
• Dimensions : 11.2 x 3 x 17.8 cm





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Les fils du ciel, par Philippe Morvan

Abraham est un métis, né d’une relation entre un riche agriculteur et sa domestique. En ce milieu du XIXème siècle, bien que l’esclavage ne soit plus, l’apartheid demeure une règle. On peut batifoler avec les noires, mais hors de question de reconnaître le fruit de ces relations contre nature. Pourtant, le paysan élèvera chez lui cet enfant, sans faire de différence entre ses enfants. Abraham dont la famille noire descend des Zoulous, bénéficie de la double culture et parle les deux langues. Régulièrement mis à l’écart auprès des afrikaners comme étant considéré comme un noir, Abraham tombe amoureux d’Elize, fille de son oncle blanc qui méprise les noirs. Lorsqu’Elize tombe enceinte, puis après le remariage de son père, le difficile équilibre qui rythme le quotidien d’Abraham s’écroule. Il est contraint de partir, chassé de chez lui, livré à une nature sauvage sans armes ni bagage. Désormais, pour survivre il devra s’adapter alors que les armées anglaises entre en guerre contre les Boers. Partagé entre ses deux cultures, trouvera-t-il enfin le bonheur après une vie peuplée des nombreux décès de ceux qu’il a aimé ?

Philippe Morvan nous emmène en Afrique du sud, l’esclavage est aboli mais l’apartheid reste une barrière infranchissable entre les autochtones et les blancs. Bien que libres, les noirs sont restés dans les fermes où ils étaient jadis en esclavage, mais ne sont guère mieux considérés. L’Angleterre cherche à étendre son empire colonial en Afrique du sud et, déclare la guerre aux Boers qui refusent cette ingérence. Exilés de hollande, ces protestant rigides veulent garder leur liberté de république autonome quel qu’en soit le prix. Pour grossir leurs troupes, les Afrikaners font régulièrement appel aux tribus Zoulou qu’ils combattent en temps normal. Il arrive en effet que les intérêts de ces deux peuples convergent contre l’envahisseur commun.


Philippe Morvan nous délecte dans ce nouveau roman situé en Afrique du sud chez les Afrikaners. Il nous plonge dans le monde où la règle de l’apartheid durera encore longtemps. L’injustice que vit Abraham est celle d’un peuple entier, dépossédé de son pays, de sa liberté. Considéré comme étant de nature à peine mieux qu’un animal, les anciens exclaves ont la vie dure. Cependant, il existe encore quelques tribus indépendantes sur le territoire. Elles cultivent les traditions et leur culture. Paradoxe notoire, pour étoffer leurs maigres troupes face à l’armée anglaise, les Boers s’allie avec les tribus Zouloues pour combattre l’ennemi. En effet les Zoulous ont non seulement la science du terrain, mais sont de bons combattant. Avec sa double culture, Abraham doit naviguer entre deux mondes qui s’opposent. Seule sont adaptabilité et son intelligence lui permettent de survivre malgré les deuils jalonnant sa vie. Après Ours , Philippe Morvan nous délecte avec un grand roman d’aventure historique, si près du vrai que le lecteur est envouté par l’histoire.

Présentation de l’éditeur

Afrique du Sud, milieu du XIXe siècle. Abraham est le fruit d’une relation adultère entre un riche propriétaire terrien et une domestique issue d’une lignée de guerriers zoulous. Élevé aux côtés de ses demi-frères blancs, bercé par les légendes zouloues que lui racontent ses grands-parents maternels, il grandit tiraillé entre deux mondes que tout oppose, et nulle part à sa place.

Et le destin n’aura pour lui aucune pitié. Sa très grande histoire d’amour avec la douce Elize se transforme en un drame affreux, et Abraham va tout perdre. Ou du moins le croit-il. Les épreuves qu’il traverse bravement, pris dans les tourments de l’Histoire, le mèneront-elles sur le chemin de la réconciliation entre ses deux identités, et du bonheur, enfin ?

Un peu de l’auteur

Source photo EmOtionS blog littéraire

PHILIPPE MORVAN est né en 1962 à Clermont-Ferrand. Auteur pour la célèbre Bibliothèque verte dans ses jeunes années, il renoue depuis 2012 avec sa passion, l’écriture, et publie notamment plusieurs romans noirs sous pseudonyme.
Ours  lui a été inspiré par l’histoire vraie de l’un de ses ancêtres.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (24 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 480 pages
• ISBN-10 : 270216742X
• ISBN-13 : 978-2702167427
• Poids de l’article : 480 g
• Dimensions : 13.6 x 3.2 x 21.5 cm






<” Les fils du ciel, par Philippe Morvan”>

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Tarmac blues, de Gérard Carré

C’est sanglant, ça flingue avant sommation dans un duel aux intérêt très divergents !

Récemment nommé patron aux stups de Paris, Léonard Delevigne fait équipe avec son presque frère, Milo, dans la traque des narcotrafiquants. Entre eux il y a Salomé qui, après avoir aimé les deux, s’est unie à Léonard. Elle est enceinte de jumeaux lorsqu’elle est enlevée par l’organisation de Viking, un caïd puissant qui dirige son entreprise depuis sa prison. Soupçonné de fournir des armes aux djihadistes contre de la drogue, Viking veut récupérer une clef USB contenant les preuves qui risque de transformer sa détention préventive en perpétuité. Pour parvenir à ses fins Viking, alias Jüri Ostnik, donne carte blanche pour l’utilisation de la force à ses hommes de main. Une consigne parfaitement respectée, la force étant presque la seule chose que connaissent les troupes du cartel. Léonard est grièvement blessé lors d’une fusillade. Milo prend alors le relai pour retrouver Salomé qui doit être sur le point d’accoucher. Milo qui a combattu au Rwanda comme casque bleu, constitue une petite équipe prête à tout pour atteindre leur but, quitte à franchir le ligne jaune du droit. Le temps est compté car le Viking a fomenté un attentat pour éliminer un témoin à charge, mais nul ne sait où ni quand, juste que ce sera avant la date de son procès… Milo veut éviter le massacre d’innocents autant qu’il veut délivrer Salomé. Contre les mercenaires du cartel, Milo doit lutter avec les mêmes moyens s’il veut aller vite sans s’embarrasser de la paperasse et de la hiérarchie.

Gérard Carré signe ici un scénario de film d’action digne des meilleurs ! Ça flingue à tout va, ne s’embarrasse pas de la morale qui serait faire aveu de faiblesse, c’est un festival de rebondissement : bref un régal pour le lecteur. Entre la violence sourde à toute émotion du cartel, il y a l’amour pour faire passer la pilule. L’amour entre mecs, qui lie deux hommes mieux que par le sang jusqu’au sacrifice ultime. L’amour entre un homme et une femme qui d’un regard se sentent aspirés l’un vers l’autre pour ne faire plus qu’un. Puis il y a l’amour de la vie qui prime sur le ressentiment, sur l’instinct de vengeance parce que l’on peut être une crapule et, avoir un sursaut comme un éblouissement salvateur.


Gérard Carré emmène son lecteur dans un thriller haletant pour ne plus le lâcher. Aucun temps mort ne vous laisse sur le bord de la route. Les voyous, autant que les flics, mettent en œuvre l’artillerie lourde dans une intrigue aux multiples ramifications n’ayant pour visée que la justice. Une justice bien différente selon que l’on soit d’un bord ou de l’autre ! On appréciera particulièrement de côté borderline du groupe de Milo, un flic comme on les aime avec ses faiblesses mais aussi la force qu’il sait mettre en action pour combattre à armes égales contre les cartels de la drogue. On n’entre pas avec des courbettes dans le monde souterrain du deal ! C’est gore, ça pue, ça flingue à tous les étages et on aime ça. Un polar qui glace le sang, qu’on lira cependant avec une jouissance certaine. Gérard Carré ne compte pas fleurette, il nous conduit dans l’univers du crime organisé, sans arrondir les angles…

Présentation de l’éditeur

Léonard Delevigne est le tout jeune patron de la BAND, branche spéciale de la brigade des Stups de Paris en charge de la lutte contre le narco-djihadisme. Milovan Milosevic, commandant dans la même unité, est le « presque » frère de Léonard que ses parents ont adopté lorsqu’ils étaient adolescents. À l’inverse de Léonard, Milo est un homme d’action, pulsionnel et intuitif, pour qui la fin justifie souvent les moyens. Salomé Delevigne, une brillante avocate d’origine juive hongroise, a rencontré ces deux hommes de sa vie le même jour, une vingtaine d’années auparavant. Elle les a aimés l’un et l’autre, incapable de choisir entre le cérébral et l’aventurier, jusqu’à ce que Milo s’engage dans les casques bleus de l’ONU pour laisser le champ libre à ce « presque frère » envers qui il se sent redevable. Jüri Ostnik, alias Viking, est le parrain d’un important cartel, incarcéré à Fleury pour détention et trafic de drogue. Afin de faire pression sur son mari, Viking donne l’ordre à ses hommes d’enlever Salomé qui est enceinte et prête à accoucher de jumeaux…

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Avec Tarmac Blues, Gérard CARRÉ avait envie – besoin ? – d’incarner, pour mieux les exorciser, ses propres angoisses concernant ce monde chaotique qui est le nôtre. Le racisme, l’antisémitisme, la misère, l’injustice sociale et leur corolaire, la violence et les extrémismes religieux qui terrorisent le monde… C’est le début d’un engrenage infernal où de nombreux personnages, tous plus paumés les uns que les autres, naviguent à vue, jonglant entre survie, enjeux personnels et principes. Et qu’elles soient victime, bourreau, cible émouvante ou simple complice, c’est essentiellement vers les femmes – ses héroïnes – que vont ses pensées, elles qui portent l’histoire sur leurs épaules, les hommes ne faisant que se débattre, victimes de leurs turpitudes, de leurs trahisons, de leurs jalousies, de leur violence… Un roman dense, carré, efficace qui déboule à toute vitesse !

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 368 pages
• ISBN-10 : 2377221262
• ISBN-13 : 978-2377221264
• Poids de l’article : 299 g
• Dimensions : 21 x 2.8 x 14 cm






<” Tarmac blues, de Gérard Carré”>

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