Une ritournelle ne fait pas le printemps, par Philippe Georget

Lors d’une procession du vendredi saint à Perpignan, La foule se presse pour voir le cortège des pénitents en caparutxe. Cette tenue traditionnelle (une robe de bure jusqu’au pieds et la tête dissimulée sous une cagoule en pointe) confère l’anonymat aux pécheurs repentant puis, cela donne des airs de mystère, de retour vers un âge sombre surgit du passé. Pour le touriste c’est du pain béni ! D’un pas lent au rythme des tambours, portant sur les épaules le misteri en suivant la croix symbolisant les outrages infligés au christ, ils vont par les ruelles de la ville dans un recueillement profane lorsque qu’une série de détonations sème la panique. Processionnaires et foule se mélange dans un élan de panique. Le misteri tombe au sol et tous s’enfuient par les rues. Sur la place reste quelques pénitents qui, ayant ôté leur cagoule, se pressent autour de l’un d’entre eux. L’homme, couché au sol, est mort poignardé… Le coup fut adroit, parti de bas en haut en perforant le diaphragme et le cœur, il ne laissait aucune chance de survie ! Au même instant un braquage est commis dans une bijouterie, la police doit se disperser sur deux fronts.

Mais si le mort avait des raisons de se repentir d’avoir enduré une vie troublée faite de solitude, mais aussi de partage via la musique qu’il enseignait aux jeunes. Des jeunes qui étaient pour lui, la quintessence de la beauté… Généreux, il a parfois logé certains d’entre eux alors qu’ils étaient dans les conflits de l’adolescence. L’enquête met au jour la vie d’un homme dont on ne savait rien, dont le passé révèle des secrets jusqu’au trésor qu’il cachait dans son coffre. Un sac de nœud qui implique les voyous et des notables possédant une grosse influence sur les autorités judiciaires, un casse-tête pour la police qui devra avoir des arguments très sérieux pour résoudre cette énigme.


Philippe Georget nous offre là un roman haletant où il nous disperse sur deux enquêtes qui pourtant n’en feront qu’une. D’abord il y a cette procession au raz du paganisme mais du domaine de la tradition venue du fond des âges. L’église ne pouvant s’y opposer a juste obtenu que cesse les pénitents allant par les rues en se flagellants jusqu’au sang. Mais qu’on ose en faire une scène de crime relève du blasphème allant à l’encontre des visées de la manifestation ! Puis ce braquage tombe à point car les forces de l’ordre étaient occupées à sécuriser le défilé. Les processionnaires sont pour beaucoup des notables qui de père en fils mettent un point d’honneur à participer à la repentance collective. La bonne question est de se repentir de quoi ? Il est sans doute des membres du cortège, qui sans être si blanc que cela, ni vraiment des voyous pour autant, portent la cagoule. Intelligemment monté, ce coup ne laisse aucune trace, la police doit trouver le détail qui ouvrira la porte de la solution …

Présentation de l’éditeur

Un Vendredi Saint à Perpignan. Comme chaque année depuis cinq siècles, la procession de la Sanch se met en marche. Sept cents pénitents défilent dissimulés sous leur traditionnelle caparutxe longue robe de bure et cagoule. Soudain, quelques pétards brisent le silence et la panique gagne la procession. Quand le calme revient, un pénitent ensanglanté reste étendu à terre, poignardé. Au même moment un violent hold-up se produit, non loin de là, dans une bijouterie… L’enquête conduit très vite le lieutenant Sebag des ruelles encombrées du quartier gitan de Saint-Jacques aux appartements feutrés de la bonne société catholique catalane. Mais y a-t-il un lien entre ces affaires alors que plane ici l’ombre aussi poétique qu ambiguë du Fou chantant, qui, ado, arpentait déjà ces mêmes ruelles…

Un peu de l’auteur

Philippe GEORGET est né en 1963 quelques jours après la mort de Kennedy, mais ne cherchez pas, il a un bon alibi ! Il a 20 ans quand il découvre la solidarité en participant à la construction d une école au Nicaragua. De retour en France, il reprend des études qui le conduiront à une licence d histoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille d abord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté d Orléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et présentateur. En 2001, il embarque femme et enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée de Marseille à Marseille en passant par l Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la Libye et la Tunisie… À son retour, il pose ses valises dans les environs de Perpignan. Et c est là, en pays catalan, qu il situe la plupart des intrigues de ses romans. Une terre qu il apprécie tout particulièrement et dont il arpente en courant et probablement pour se défouler entre deux chapitres de son prochain roman les sentiers sauvages. Il compte d ailleurs trois marathons à son actif sans compter celui dont il a un jour raté le départ, ayant malencontreusement pris celui de la course d à côté ! Un écrivain marathonien… ceci explique sans doute cela !

Source photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché : 264 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220827
• ISBN-13 : 978-2377220823
• Dimensions du produit : 21 x 0,2 x 14 cm






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Le signe du singe, de Bruno Gauscher

Un recueil de nouvelles ? Pas vraiment, c’est plus un recueil de contes fantastiques avec plusieurs niveaux de lecture possibles. Les personnages de Bruno Gauscher semblent vivre dans un film d’animation, parlant avec des objets ils paraissent vivre dans un monde parallèle. Cependant, en y regardant de plus près, selon le ressenti du lecteur, on peut y voir autre chose. Ce peut être un sixième sens, une prémonition révélée dans un songe éveillé, ou une forme de parabole où chacun puisera ce qu’il veut y trouver.


Avec des textes très courts, Bruno Gauscher déstabilise l’amateur de nouvelles. Au début, on y perd un peu son latin. Le rythme de la nouvelle y est, mais un petit quelque chose dérange. On se demande s’il n’y a pas une erreur dans le genre littéraire… Puis, un confort de lecture s’instaure en faisant sourire. C’est loufoque, mais l’arrière-goût peut être percutant. Lorsqu’on y repense, un message subliminal peut apparaître, ou pas. Un recueil plaisant à lire à coup sûr et, plus si affinité. Quel que soit le ressenti du lecteur, ces petites histoires sont parfaites pour lire deux ou trois pages avant d’aller se coucher.

Présentation de l’éditeur

D’habitude je ne parle pas aux canards. Mais à vrai dire ce n’est pas moi qui ai commencé. C’est le canard – enfin le canard de la bouée en forme de canard, celui qui était près de moi à la plage. Je vous explique. J’étais allongé sur ma serviette, en train de bronzer, j’ai fait un petit somme et quand je me suis réveillé des gens s’étaient installés juste sur ma droite. Il y avait un grand parasol, plusieurs serviettes, des sacs, des pelles et un seau, et là à quelques centimètres de moi la bouée-canard, vous voyez la bouée standard avec sa couleur bien jaune, le bec orange et les deux grands yeux ronds dessinés façon BD, noirs sur fond blanc…

Un peu de l’auteur

Bruno Gauscher a écrit de nombreuses chansons sous le nom de Bruno Morelli. Un jour, il a voulu écrire un roman qu’il a terminé au bout de deux pages. Son deuxième roman faisait quatre pages, et son troisième à nouveau deux pages. C’est donc tout naturellement que le genre de la nouvelle s’est imposé à lui. On ne contrarie pas facilement un Gauscher…

Source photo Editions Quadrature :

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Détails sur le produit

• ISBN 9782930538969 (format broché)
• ISBN 9782930538976 (format ePUB)
• 162 pages
• Livre broché – 16€
• ebook – 9.99€






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Le neutrino de Majorana, par Nils Barrellon

Au début du XXème siècle, Ettore Majorana, jeune génie de la physique est follement amoureux d’une jeune argentine se désole de la voir rentrer dans son pays. Il choisit de disparaitre : sa vie sans elle n’en est plus une, son corps ne sera pas retrouvé…
Bien des années plus tard, le cadavre dune scientifique du CERN est retrouvé à cheval sur la frontière franco-suisse. Sabrina Marco ne vivait que pour son travail. C’était sa vie, sa seule raison d’être. Elle été retrouvée le crâne fracassé ! L’enquête se complique car la police des deux pays est concernée. Cette physicienne de renommée dirigeait des recherches de pointe sur le point d’aboutir à une révolution des notions acquises dans notre conception de la matière. Pour parvenir à la compréhension de ce crime ignoble, la police devra remonter le temps dans le cœur des grands accélérateurs de particules du CERN.

Nils Barrellon réaliste une belle performance avec ce livre ! Assembler en une seule histoire des genres littéraires si différents n’était pas une gageure gagnée d’avance. Le pari est parfaitement maîtrisé. Il est vrai que l’histoire d’Ettore Majorana réuni tous les éléments d’un bon thriller. Il est un génie oublié de la physique dont la disparition relève du mystère. Une disparition aussi énigmatique que les équations dont il est l’auteur ! Nils Barrellon, partant de ce que l’on sait, nous brode un possible après pour Ettore Majorana. C’est ainsi que le monde d’hier et celui d’aujourd’hui se rejoignent autour d’un crime transfrontalier dans un polar.

Certes un polar, mais également un roman historique pour une bonne partie, le tout raconté à la sauce thriller. Un livre déroutant, parfois, car le lecteur s’égare en passant d’un genre à l’autre. Nils Barrellon signe là un polar atypique mêlant les genres avec brio. Le mode thriller donne une dynamique au récit le rendant encore plus prenant. L’auteur met en lumière Ettore Majorana qui a vraiment existé et, pour les curieux voici un PDF retraçant l’histoire d’Ettore Majorana par Etienne Klein qui est chercheur au Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au CEA. Il est membre de l’Académie des Technologies.

Ettore Majorana source : wikimedia

Présentation de l’éditeur

Au début du siècle dernier, en Italie, Ettore Majorana, jeune savant de la trempe d’Einstein, partage sa fougue et sa passion entre les particules et Emilia, une jeune étudiante argentine. Bien des années plus tard, au CERN le plus grand accélérateur de particules du monde, 600 millions de protons se heurtent chaque seconde pour faire jaillir du vide la matière telle que nous la connaissons. L’univers, les étoiles, la terre, la mer, les arbres, les plantes, les êtres vivants… Ainsi que les cadavres. Quand le corps de Sabrina Marco, chercheuse dans le prestigieux laboratoire, est découvert, le crâne fracassé, aux abords du complexe, après la sidération de tous, les questions vont très vite s’enchaîner. Qui ? Pourquoi ? Le meurtre ayant eu lieu sur la frontière, c’est en parfaite coopération, que la police française et la police suisse vont devoir mener l’enquête. Et aller de surprise en surprise…

Un peu de l’auteur

C’est en écoutant une émission de radio présentée par Etienne Klein que Nils Barrellon découvre l’existence d’Ettore Majorana. Lui, qui depuis longtemps, rêvait d’écrire un polar scientifique, tient son sujet avec l’étonnante biographie de ce savant italien de la trempe d’Einstein ou de Newton, qui l’a immédiatement émoustillé. Ne souhaitant pas être trop vulgarisateur sur le sujet, il compulse une volumineuse documentation scientifique… Et de l’agitation intellectuelle de l’Italie du début du XXe siècle aux incroyables recherches actuelles du CERN, Nils Barrellon, va mêler et distordre histoire et personnages avec une seule et obsédante idée en tête : la mécanique quantique. Sacré programme !

Source photo Editions JIGAL



Détails sur le produit

• Broché : 288 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220800
• ISBN-13 : 978-2377220809
• Dimensions du produit : 21 x 0,2 x 14 cm








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Le pensionnat de Catherine, par Florence Roche

Quelques années après la fin de la dernière guerre, le pays commence à regarder de plus près les zones d’ombre ayant résisté à l’épuration. Samuel, adopté durant l’occupation, entreprend des recherches pour comprendre comment ses parents ont disparu. Camille, fille de la directrice d’un pensionnat, n’a jamais connu son père ; sa mère n’aborde pas ce sujet, semant le doute par son silence. Une incertitude qui conduit Camille, suite à sa rencontre avec Samuel, à se poser les bonnes questions. Ensemble ils partent sur les maigres traces de leurs parentèles mystérieusement disparues. Bien que les raisons des séparations soient différentes, ils se découvrent vite des points communs. Une enquête les rapprochant en ne cessant d’inquiéter la mère de Camille. Des témoins vivent encore, sauront-ils raviver leurs souvenirs ? Dans les années 60, la France cherche à oublier les horreurs de la guerre. Ceux qui cherchent la vérité pourront-ils les convaincre de raconter ce qu’ils ont vu ? Relater ce genre de souvenirs, c’est accepter de voir de face une réalité parfois dérangeante, mais également soulager sa conscience…

Un roman historique et terroir mais pas que ! En effet, Florence Roche mêle avec brio une intrigue allant croissante à son récit. Un roman terroir en 1960, alors que la France est peuplée de petits villages où tous se connaissent, renforce l’envie de se taire pour continuer de vivre en paix. Parler peut revenir à accuser son voisin ! Entre les collabos ayant échappés à la vindicte générale de fin de guerre et les résistants de la dernière heure, nombreux sont ceux pour qui on évite de regarder de trop près le CV. Les réseaux de la résistance sont relativement bien connus, mais qu’en est-il de ceux plus occultes ? Certains ont profité du marché noir, ou des passages clandestins en zone libre pour s’enrichir. Ces derniers cherchent à se faire oublier, alors que d’autres veulent savoir. Florence roche utilise ces zones d’ombre pour émailler sont roman d’un suspense lui conférant des airs de thriller.

Avec Le pensionnat de Catherine, l’auteur nous offre une superbe intrigue, un roman apte à satisfaire tous les goûts littéraires. C’est vivant, souvent révoltant voire horrible, mais cela sent le vrai, le probable vécu dont certains furent victimes. Une histoire que le lecteur vit avec les personnages du livre tant ça pue le vécu… Si pour la jeunesse c’est de l’histoire ancienne, pour beaucoup de ma génération c’est notre jeunesse à une époque où nul ne parlait de réconciliation avec l’Allemagne. Une époque où on tournait en dérision les boches et les frigolins pour ne pas pleurer sur notre défaite éclair. Un roman captivant à classer dans les thrillers historiques pour tous publics. Un livre fort dont on se souviendra longtemps.

Présentation de l’éditeur

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer… pour Samuel, petit Juif adopté à six ans, victime de passeurs véreux pendant la Seconde Guerre mondiale, et pour Camille, fille d’une sévère directrice de pensionnat. Dans la région d’Annecy, tous deux vont se rencontrer et mener une périlleuse quête de vérité…
Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi,
Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu’il a été recueilli en 1943 non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir.
En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L’arrivée d’une nouvelle enseignante, qui porte de
lourdes accusations à l’encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille sur sa filiation.

C’est dans la région d’Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs.
Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent
l’amour…

Un peu de l’auteur

Professeure d’histoire-géographie, Florence Roche vit en Haute-Loire. Très impliquée auprès de ses élèves, elle partage son temps entre l’écriture et l’enseignement ; elle publie son premier roman en 1999.
Auteure de près d’une vingtaine de romans, elle aime mêler la grande Histoire au suspense.

Source photo : Amazon

Détails sur le produit

• Broché : 306 pages
• Editeur : Presses de la Cité (3 octobre 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258145015
• ISBN-13 : 978-2258145016
• Dimensions du produit : 14,3 x 2,6 x 22,6 cm






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La métamorphose, de Pascal Martin

Corbus a quitté son costume trois pièces, les belles voitures, la vie facile et luxueuse que lui offrait son métier de trader, pour se refaire une vie dans un squat. Certes, c’est une existence qui peut sembler un peu étriquée, mais si riche d’humanité. Il y trouve une solidarité, une joie de vivre et une notion de partage qu’il ne pouvait concevoir dans le tourbillon de son ancienne vie. Il brassait des millions, désormais il découvre l’économie parallèle assurant le minimum sans lequel la pauvreté ne vivrait pas. Il y a peu, mais dans le squat, de rien on fait un tout ; d’une ruine ils ont construit un îlot où la vie peut s’épanouir. Corbus, avec l’aide de tous fonde une petite entreprise de livraison de repas que cuisinent les mamas. Ils font construire des tuk-tuks pour faire les livraisons : une singularité qui ne passe pas inaperçu. Corbus innove dans ce monde de la débrouille en faisant des fiches de paies pour le personnel ! Il voit loin, cette entreprise sauvera sûrement ce petit monde de la précarité. Mais dans le meilleur des mondes il y a toujours un os, une épine pour empêcher de tourner rond. Un promoteur a des vues sur leur quartier afin de faire une grosse plus-value, ce qui mettrait tout le monde à la rue. De plus, Corbus apprend qu’un voyou et sa mafia sont parties prenantes dans ce projet. Une brute qu’il a connu alors qu’il était incarcéré après sa chute du monde de la finance. Les deux hommes engagent un duel. La mort violente de Madu, 15 ans et fervent défenseur de leur entreprise, révolte Corbus. Il n’a plus qu’un souhait : désormais il mettra tout en œuvre pour sauver leur fraternité et leur manière de vivre, quels qu’en soient les moyens…


Pascal Matin, colle au plus près de la réalité : ce pourrait être un fait divers défrayant les chroniques de la presse. Il décrit parfaitement la vie de ceux qui, démuni de tous, font un paradis de rien, affichent une joie de vivre insolente et gardent le sourire pour conjurer leur sort. Ça sent le vrai, presque la narration d’un vécu. L’esprit du journaliste y est, l’auteur a bien étudié ce monde d’en bas qui crève en sourdine sans jamais disparaître. Mieux, il continue de prospérer et tous ne deviennent pas des voyous. Parmi eux, beaucoup auraient à apprendre sur l’altruisme au monde d’en haut. Son roman, démonte le mécanisme de la débrouille, seul expédient de ceux sur qui nul ne placerait un kopeck. Mais dans cette douceur de vivre apparente, la voyoucratie est omni présente. Ce qui ont eu vraiment faim sombrent parfois dans la grande délinquance. Souvent issus d’un même milieu, le recours à la violence reste l’arme dont les deux bords disposent afin de faire valoir leurs droits. Et quelle violence ! Combines, coups bas et meurtres alimentent les lutes pour se construire une vie meilleure. Chez eux, le politiquement correct est particulièrement différent du nôtre !

C’est un roman noir qui marque le lecteur. Un livre riche d’enseignement, qui malgré sa face sombre reste lumineux ! Pascal Martin signe ici un livre qui griffe les aprioris de ceux qui ont le temps de lire sur ceux qui tentent de survivre. Prison, misère et meurtres n’excluent pas la générosité. Ça sent bon la cuisine dans les couloirs et les escaliers, ça pue le cadavre et les ordures autour de l’immeuble… C’est horrible mais cela fait du bien. Un livre qu’on ne lâche pas tant il prend aux tripes. Un roman que l’on vit avec Corbus, faisant nôtre sa cause, jusqu’à justifier les méthodes dont il se sert pour atteindre son but. Pour moi, c’est le meilleur roman de Pascal Martin !

Présentation de l’éditeur

Cobus, ancien trader cousu d’or clochardisé après un séjour à Fleury-Mérogis, est sur le point de sortir de la galère après avoir transformé le squat dans lequel il vit en une entreprise de fast-food haut de gamme, Le Monde de Juju, cuisine labellisée tradition française. Afin d’être à l’abri de la convoitise d’un groupe de promoteurs véreux qui s’est acheté les services d’un caïd sanguinaire, d’un fasciste patenté et d’un flic ripou, Cobus souhaite que la mairie préempte le bâtiment qui abrite son petit business. Mais un soir, le squat est ravagé par un incendie criminel dans lequel la vieille cuisinière qui était à la fois l’âme et la cheville ouvrière du Monde de Juju trouve la mort. Cobus, écœuré, est sur le point de renoncer lorsque Madu, son jeune associé malien de quinze ans, est à son tour victime d’une violente agression. Alors que rien ne le prédisposait à ce genre d’exploit, Cobus va, en une seule nuit, bouleverser la donne et combattre le mal par le mal … Mais va-t-il pour autant gagner la partie ?

Ses personnages de fiction en les inscrivant dans une dimension sociale et environnementale.

Un peu de l’auteur

Pascal Martin est né en 1952 dans la banlieue sud de Paris. Après une formation en œnologie, il devient journaliste, fonde sa boîte de production et parcourt le monde comme grand reporter. Ses reportages, très remarqués, sont alors diffusés sur toutes les chaînes de TV. En 1995 il crée les Pisteurs, des personnages de fiction qui reposent sur son expérience de journaliste d’investigation, pour une série de films diffusés sur France 2. Après avoir enseigné quelques années au Centre de formation des journalistes, il développe avec Jacques Cotta une série de documentaires Dans le secret de… qui compte aujourd’hui plus de 40 numéros. Il réalise à cette occasion Dans le secret de la prison de Fleury-Mérogis et Dans le secret de la spéculation financière. C’est sur la base de ces deux enquêtes qu’il crée le personnage de Victor Cobus, jeune trader cousu d’or qui se retrouve du jour au lendemain dans l’enfer d’une prison. Pascal Martin s’est toujours inspiré de ses enquêtes journalistiques pour nourrir ses romans.

Source photo : Lisez-com 

Détails sur le produit

• Broché : 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220835
• ISBN-13 : 978-2377220830
• Dimensions du produit : 19,5 x 0,2 x 12,5 cm






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Oublie les femmes, Maurice par Florent Jaga

Le titre est prometteur ! Il laisse entendre la somme considérable des balourdises, faux pas ou ces idées saugrenues germant dans notre cerveau de sapiens du sexe dit illogiquement fort. Le recueil de Florent Jaga surfe sur ces petits travers. On sent une certaine jouissance de l’auteur à raconter ce dont les hommes sont capables, comment ils comprennent, ressentent ou se lancent dans une action totalement irréfléchie sous le levier d’une impulsion. Un geste qui, réflexion faite, semble stupide à son auteur, ou pas… Cependant, loin de casser du mâle, Florent Jaga s’attache à mettre de l’humour et de la tendresse. Avec lui, bien que maladroits, les personnages sont singulièrement humains, presque attachants ou tout à fait démoralisants. « Oublie les femmes, Maurice » est la phrase que l’on a tous eu envie de dire à un proche, un jour. Quelques mots qui résonnent comme un conseil fraternel envers autrui, à défaut de pouvoir consoler ou le guérir de son mal.


Lors de la lecture de ce recueil, on a le sentiment d’une dualité s’exprimant chez l’auteur. En effet, selon la nouvelle, le lecteur sentira sur l’histoire un regard féminin plus gouailleur que réprobateur. Pour d’autre, ce sera le ressenti d’un bauf, pas méchant, mais hors des clous question logique relationnelle. Une jolie performance car penser femme pour un homme est une gageure bien difficile… A chaque fois c’est un regard lucide sur qui nous sommes. Un regard que les auteurs de nouvelles cultivent, car les défauts qu’ils observent sont justement la matière dont ils ont besoin pour nous ravir dans leurs recueils.
C’est un paradoxe amusant, car bien que s’inspirant de nous, elles nous délectent. Chacun y reconnaîtra une connaissance, peu s’y retrouverons pleinement !

A coup sûr Florent Jaga est un auteur à suivre dont on attendra le prochain livre en espérant ne pas faire partie de la liste des personnages. Rire de l’autre est souvent plus facile que d’accepter que l’on puisse, que l’on doit mieux faire…

Présentation de l’éditeur

« Nuit noire. Les phares éclairent ma caisse. Les portes claquent. Quatre types descendent, arme à la main. J’ai juste eu le temps de me libérer pour grimper dans l’arbre. J’observe la manœuvre, perché au milieu du feuillage. J’ai la vessie qui tremble. Pourvu qu’ils ne lèvent pas la tête. Oublie les femmes, Maurice, et respire encore ces collants pour tromper ta peur. »
Entre désillusions et espoirs ténus, l’amour est fragile chez Florent Jaga. Les souvenirs se ravivent pour mieux s’estomper. Les chemins paraissent s’éloigner, puis, contre toute attente, se rejoignent. Plein d’humanité et de tendresse envers ses personnages, Florent Jaga observe les points de bascule avec autant de lucidité que d’empathie. Oublie les femmes, Florent ? Non, surtout pas !

Un peu de l’auteur

Lauréat du prix Télérama du texte court et présent dans plusieurs revues et recueils collectifs, Florent Jaga écrit quand ça lui chante, dresse ses portraits, danse avec les mots et s’attache à leur donner une certaine musicalité.« Nuit noire. Les phares éclairent ma caisse. Les portes claquent. Quatre types descendent, arme à la main. J’ai juste eu le temps de me libérer pour grimper dans l’arbre. J’observe la manoeuvre, perché au milieu du feuillage. J’ai la vessie qui tremble. Pourvu qu’ils ne lèvent pas la tête. Oublie les femmes, Maurice, et respire encore ces collants pour tromper ta peur. » Entre désillusions et espoirs ténus, l’amour est fragile chez Florent Jaga. Les souvenirs se ravivent pour mieux s’estomper. Les chemins paraissent s’éloigner, puis, contre toute attente, se rejoignent. Plein d’humanité et de tendresse envers ses personnages, Florent Jaga observe les points de bascule avec autant de lucidité que d’empathie. Oublie les femmes, Florent ? Non, Surtout pas.

Source photo Edition Quadrature :

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Détails sur le produit

• Relié
• Editeur : QUADRATURE (1 octobre 2019)
• ISBN-10 : 2930538945
• ISBN-13 : 978-2930538945
• Dimensions du produit : 13,4 x 1,2 x 21,4 cm






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Le rêve de Toinet, de Mireille Pluchard

Dans une région dévastée par les guerres de religion du XVIIIème, Toinet, jeune chevrier cévenol, doit quitter sa ferme pour commencer son apprentissage chez un potier. Pour lui c’est une découverte extraordinaire. Ce métier le passionne. Revenu de son tour de France comme compagnon, il s’installe à son compte. Il doit passer entre les rafles des soldats qui chassent les pratiquants de l’église réformée. Cette soldatesque ne fait pas dans la dentelle, ravageant tout dans les maisons en cas de suspicion, allant jusqu’au meurtre si besoin. L’entraide entre les religionnaires et les bons pratiquants est solide. Un système de protection est mis en place dans les territoires reculés, donc peu fréquenté, mais pour combien de temps encore ? Néanmoins, Toinet parvient à fonder une famille qui ne répondra pas toujours à ses attentes…

Mireille Pluchard emmène le lecteur dans les Cévennes, pour suivre trois générations issues de la paysannerie et de l’artisanat. Deux univers qui vont de pair car le travail de la terre des potiers requière du bois pour les fours. Le produit des sylviculteurs est donc primordial pour le tourneur. Mais ce sont deux mondes vivant en symbiose, sans pour autant se comprendre parfaitement. Ce sera la cause de bien des différents entre les membres de la famille, chacun trouvant plus de noblesse dans son art que dans celui de l’autre ! Ce serait sans compter sur les affinités particulières de chacun…

Mireille Pluchard met en exergue les sentiments animant ses personnages. De la grand-mère pour qui la vie ne fut qu’une lutte acharnée pour retrouver le lustre de sa famille, perdu pour cause de guerre de religion, au fils qui cherche désespérément à sublimer son art avec un pot novateur dont nul ne trouve d’usage, puis aux petits-enfants qui ont une vision de la vie différant de celle des parents. Au XVIIIème siècle le déroulement de la vie était relativement figé. Le fils prenait la suite de son père, les milieux sociaux ne se mélangeaient pas, de crainte de perdre leurs acquis, parce qu’il en était ainsi depuis toujours… Les guerres ont toujours été horrible en soi, semant la désolation partout, jetant hors de chez eux une foule de gens perdant ainsi leurs repères. Mais c’est aussi ce qui déclenche le besoin de regarder ailleurs, d’explorer d’autres horizons et d’inaugurer des changements dans l’ordre des choses précédemment établies.

C’est un superbe roman riche en enseignement qui ravira ceux qui le liront. Un livre tous publics qui asticotera les sentiments du lecteur. Avec cet auteur on s’agace, on s’émeut tout au long du livre, jamais Mireille Pluchard ne baisse la pression, ne diminue le rythme de l’histoire. Elle signe ici un roman terroir et historique de qualité. Presque 600 pages qui se lisent avec délice.

Présentation de l’éditeur

Un roman d’apprentissage – initiation, amours, et découverte de la poterie par un jeune chevrier cévenol – et d’époque qui reconstitue toute la vérité historique d’une région embrasée par les guerres de Religion au XVIIIe siècle.
Alors que le vallon de Salendrinque tremble sous les exactions des dragons du roi, venus mater les Cévennes acquises à la religion réformée, Toinet voit sa vie basculer à la mort accidentelle de son père.
Spoliée de la ferme qu’elle exploitait avec son époux, Jaquette Rouvel doit se séparer de sa fille qui ira travailler à la filature et de son fils Toinet qui sera placé en apprentissage chez un potier. Chez maître Roque, en plus de trouver une nouvelle famille, Toinet découvre sa voie : travailler cette argile qu’il façonne, jour après jour, avec habileté. Mais il doit quitter la chaleureuse famille Roque et son nouveau patron, un potier d’Anduze, abusant de sa confiance, l’engage à son insu dans un long périple pour un tour de France des Compagnons du Devoir.
Après cinq longues années, la roue du destin a enfin tourné pour Jaquette Rouvel qui rentre en possession de l’héritage paternel. Elle attend le retour de Toinet.
Reviendra-t-il comme il l’a promis à Apolline, la jolie fille de maître Roque ?
Réalisera-t-il alors son rêve de fabriquer ces poteries lumineuses découvertes au cours de ses pérégrinations : les vases Médicis ?

Un peu de l’auteur

Mireille Pluchard est née dans les Cévennes, à Alès. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par son époux, le premier et le plus fervent de ses lecteurs.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives.
Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer ” construire sur le sable “.
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas mais au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime ” raconter les gens “.

Source photo Au fil des pages

Détails sur le produit

• Broché : 592 pages
• Editeur : Presses de la Cité (12 septembre 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258147298
• ISBN-13 : 978-2258147294
• Dimensions du produit : 14 x 4 x 22,6 cm






<” Le rêve de Toinet, de Mireille Pluchard”>

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Le baiser de l’ogre, D’Elsa Roch

Un chef de groupe à la crim du 36 quai des orfèvres découvre son inspectrice dans un hall d’immeuble. Elle est jeune, belle et souvent mystérieuse, mais actuellement elle est devant un mort tué par balle. Le souci est qu’elle git au sol avec elle une balle dans le dos. Dans un souffle, Lise lui demande de veiller sur sa fille et de ne pas dire qu’elle était là ! Marsac, bien que responsable de son groupe, obtempère. Un mort déclenche une enquête, mais Marsac doit garder la gamine. Son équipe cherche des réponses que Marsac ne peut donner sans se dévoiler. Pourtant, par petite touche les choses avancent malgré une absence totale d’indice. Marsac, pour qui s’occuper d’une enfant en laissant son équipe n’est pas de son goût, découvre un univers dont il ignorait tout, quitte à ébranler ses convictions, lui faire voir la vie d’un nouveau jour.


Elsa Roch signe ici un polar qui ne laisse de surprendre le lecteur. Bien sûr il y a tous les ingrédients du genre, mais il y a également miss Butterfly, âgée de trois ans dont l’absence de réaction accroît d’autant sa présence. Muette et ne manifestant rien, elle sait envoyer des signaux montrant une forme d’attachement. Marsac doit se couper en deux pour répondre aux attentes de la fillette et, tenter d’aider les recherches en faisant sa propre enquête. Pour lui c’est un rôle de composition très éloigné de ses habitudes. Un jeu qui lui rappelle des souvenirs douloureux dont il pensait s’être affranchi.

Avec Elsa Roch on mesure vite que la psy s’exprime ! Son roman fait côtoyer une enquête criminelle avec une enfant atteinte de troubles mentaux mal défini. C’est un peu déroutant, tout en étant l’une des clefs de la solution. Avec Marsac on découvre une infime partie des dérangements psychiques. Comme lui on est vite conquis et le lecteur plonge en alternance de l’horrible du crime à la douceur d’une tendresse aussi vraie que singulière qui naît entre la petite et le flic.

Ce roman est un peu double, comme s’il y avait un roman dans le roman. C’est la découverte d’un monde parallèle qui échappe à l’entendement des gens dits normaux, et à double titre ! En effet, le lecteur de polar n’est pas un criminel, aussi, le geste de tuer ne cesse de l’interroger. Tout comme les troubles de l’esprit sont d’un domaine qui est à cent lieues d’une normalité rassurante à laquelle nous nous accrochons. Allier les deux dans un seul livre demande certainement de l’auteur une logique marginale. Un petit côté border line que les psys ont pour pouvoir tenter de comprendre les complexités de l’esprit humain. On notera avec plaisir que malgré la violence du crime, la tendresse est le fil conducteur du livre. Une tendresse sans laquelle notre univers serait vide, mais qui se fera meurtrière lorsqu’elle est pervertie : un même sentiment que tout sépare, bien que…

Parution ;Calmann-Lévy le 9 octobre 2019 

Présentation de l’éditeur

Ce flic n’affronte pas seulement le Mal.
Il combat les Ogres.

Paris, en pleine nuit. Amaury Marsac, chef de groupe à la Criminelle, découvre dans le hall d’un immeuble sa plus jeune équipière, Lise Brugguer, gisant entre la vie et la mort. Près d’elle, un cadavre d’homme à la tête explosée, mais pas d’arme.
Avant de sombrer dans l’inconscience, Brugguer lui révèle qu’elle a une fille de trois ans, qui est peut-être en danger, et que lui, Marsac, doit veiller sur elle.
Marsac est stupéfait d’apprendre l’existence de cette enfant. Et quand il la rencontre, petite fille muette aussi mystérieuse qu’attachante, la protéger devient son obsession. Mais pourquoi Brugguer était-elle dans ce hall ? Quelles étaient ses relations avec la victime, vermine criblée de dettes ? Et qui pourrait en vouloir à cette petite fille ?
Marsac va devoir démêler les faux-semblants et déterrer les secrets du passé de son équipière pour percer la vérité. Et vaincre l’Ogre…

« Elsa Roch donne une voix à ceux qu’on n’entend pas d’habitude ou que l’on refuse de regarder. Un nouveau souffle à la fois doux et puissant dans l’univers du roman policier. »
Sophie Peugnez, Librairie Brouillon de Culture, Caen

Un peu de l’auteur

Elsa Roch écrit depuis son enfance, de la poésie d’abord. A l’adolescence, une rencontre change sa vie, celle d’une petite fille autiste dont elle s’occupe pendant son temps libre. C’est ainsi que naît sa première vocation, et qu’elle devient psy, avec pour spécialisation les troubles autistiques, ceux de l’adolescence, et les addictions. Parallèlement elle écrit toujours, et la découverte de Lehane, James Lee Burke, Fred Vargas… est un déclic. Désormais elle écrira des polars. « Ce monde est le mien. Il concentre tout. La vie, l’amour, la mort. » Elle vit près de Grenoble

Source photo Calmann Levy

Détails sur le produit

  • Broché: 306 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (9 octobre 2019)
  • Collection : Suspense Crime
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2702165478
  • ISBN-13: 978-2702165478
  • Dimensions du produit: 13,5 x 2,5 x 21,5 cm





<” Le baiser de l’ogre, D’Elsa Roch”>

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Dans les yeux d’Ana, de Christian Laborie

Sarah Goldberg, qui vit en suisse, mène une vie tranquille jusqu’au jour où elle reçoit une convocation chez un notaire français. Pour elle, il s’agit d’une erreur, d’un homonyme. En effet, Ana ne connait personne en France, encore moins à Saint-germain-de-Calberte !
Puis, la curiosité prenant le dessus et intriguée par cette nouvelle, Sarah décide de se rendre sur place. Le notaire lui explique que sa mère, Ana Goldberg, étant décédée, c’est elle qui est la bénéficiaire de cet héritage. Il s’agit d’une petite maison jouxtant une ancienne épicerie, le tout resté au goût du jour de l’après-guerre. Quel lien pouvait donc unir Ana avec celle qui a rédigé un testament en sa faveur ? En visitant la maison, Sarah trouve dans la cave, caché derrière une pierre mal scellée, un cahier dans le quel sa mère a relaté son histoire. La rédaction s’arrête brusquement, il y manque la suite. Sarah y découvre l’histoire de sa famille dont elle ne connaissait quasiment rien, mais la fin manquante lui donne envie de savoir, de comprendre. Dans le village, nul ne souhaite évoquer le passé, puis les acteurs de la guerre de 39-40 ont presque tous disparu. Sarah devra persévérer pour savoir qui elle est vraiment…


Christian Laborie signe ici un roman qui marque, un livre fort, une histoire qui sonne le vrai. J’aurai presque envie de dire que c’est le meilleur roman de cet auteur. Dans les yeux d’Ana, tout y passe ! L’envie de Sarah de savoir qui elle est réellement : elle n’a jamais su qui était son père, sa mère étant toujours resté mutique sur son passé. Il y a le doute d’une femme dont la routine du couple assombri l’horizon. Un questionnement aggravé par l’attirance qu’elle ressent pour un homme rencontré lors de ses recherches. Puis cette quête afin de révéler l’histoire d’Ana et, par conséquence son histoire ! Christian Laborie n’oublie pas d’y semer un beau suspense, d’embrouiller les pistes jusqu’à l’horreur. Pourtant, sans preuve, tout n’est que supputation. Une incertitude qui détruit le rêve de Sarah alors qu’elle pensait toucher un bonheur nouveau. Tous les éléments d’une belle intrigue y sont, les plus de 500 pages passent sans qu’on s’en aperçoive, quitte à oublier qu’il serait bien d’éteindre la lumière !

Présentation de l’éditeur

” Mon seul héritage, aime répéter Sarah, c’est mon nom. Je ferai donc tout pour qu’il ne se perde pas dans l’oubli. ” Ainsi, Sarah Goldberg part sur les traces de sa mère Ana, qui, fuyant les rafles, fut recueillie, enfant, dans un village cévenol. Rapidement Sarah comprend que certains survivants de l’époque connaissent la vérité sur Ana.
Mais quelle vérité ?
Il a suffi d’une lettre pour que la vie de Sarah Goldberg bascule. La voici héritière d’une maison dans les Cévennes, où pourtant elle n’a aucune attache. Serait-ce une erreur ? Il y a tant d’ombres dans la vie de Sarah… Sa mère, Ana, morte trop tôt, ne s’est guère confiée sur son passé. Quittant ses missions diplomatiques, Lausanne et son compagnon, Sarah découvre la maison, prête à la revendre au plus tôt. Mais rapidement les lieux livrent leurs secrets : une inscription, ” Ne cherchez pas à savoir ” ; une trappe donnant accès à une cache. Et, derrière une pierre descellée, un cahier d’écolier : le journal d’Ana.
Défilent alors sous les yeux de Sarah les souffrances et les espoirs de la vie d’errance de sa mère et des siens, depuis la fin des années 1920 jusqu’aux rafles de 1943…

Un peu de l’auteur

Christian Laborie est né en 1948 dans le Nord. Après des études d’histoire-géographie, il a enseigné dans le Pas-de-Calais pendant six ans, puis s’est installé dans le Gard en 1978.
Cévenol d’adoption et de cœur, il vit depuis cette date entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995 : L’Arbre à palabres, Prix Découverte France Telecom 2001 ; Le Chemin des larmes, Prix Mémoire d’Oc 2004 ; Les Sarments de la colère, Prix Lucien Gachon 2011.
Auteur reconnu et incontournable du roman populaire, il est l’auteur de nombreuses sagas dont Les Rives Blanches, Prix de l’Académie cévenole Le Cabri d’Or 2013.
Aimant mêler son goût pour l’histoire et pour la société des XIXe et XXe siècles à sa façon de ressentir les Cévennes, il s’efforce à travers ses romans de faire découvrir à ses lecteurs ce qui fait l’authenticité de cette région.

Source photo Midi libre

Détails sur le produit

• Broché: 560 pages
• Editeur : Presses de la Cité (22 août 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258147336
• ISBN-13: 978-2258147331
• Dimensions du produit: 14 x 3,7 x 22,5 cm






<” Dans les yeux d’Ana, de Christian Laborie”>

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La fiancée anglaise, de Gilles Laporte

Ouvrir une porte close c’est prendre le risque d’un viol d’intimité !

Les femmes, pour cause de guerre, ont dû ajouter à leur travail de mère celui des hommes occupés par les combats ou, victimes, morts au champ d’honneur. Avec un courage hors du commun, elles ont su cumuler toutes ces charges en gardant le sourire. Pourtant nombre d’entre elles furent également victimes collatérales de ces conflits. Puis il y a les enfants, autres victimes des guerres qui doivent se construire avec le manque d’un père, avec des secrets jalousement tus. L’âge venant, l’être humain a tendance à se retourner sur son passé. Pour les enfants de la guerre, cela revient à ouvrir des portes fermées, à déterrer des cadavres afin de rendre un corps aux martyres pour que la vie reprenne ses droits. Robert Forester, citoyen anglais, est de ceux-là et, la cinquantaine venant veut retrouver les trace de celui qui dans son enfance l’a entouré de son affection. Ce marin, Adolphe Lamesch, disparu en mer avec le torpilleur sur lequel il servait, lui a laissé des souvenirs, mais il souhaite réaliser la promesse faite à cet homme de dire à sa famille combien il les aimait, en savoir plus sur lui pour connaître ce que la guerre ne lui a pas laissé le temps de dire.

Alors que sa mère lui a fait jurer de ne jamais chercher à savoir, ni rencontrer quiconque de cette famille vivant en France, Robert décide de faire des recherches, puis de lui mentir afin de tenir cette promesse faite dans l’enfance. Rapidement, la tentative de rapprochement tourne court. Berthe, sa mère, a compris que robert est allé en France, sur les traces d’Adolphe : elle est furieuse. De brouilles en ruses, peu à peu la porte va pourtant s’entrouvrir. Robert va-t-il enfin savoir la vérité, car au-delà de sa promesse il perçoit rapidement que l’histoire est bien plus complexe que prévu.

Avec brio, Gilles Laporte rend ici hommage au courage des femmes ayant vécu la guerre. Avec tact, en restant très proche de la réalité il lève le voile sur les secrets de ces familles déchirées par la violence des conflits armé, sur l’intimité de ceux qui resté sur place ont dû continuer de vivre malgré tout. C’est un roman attachant et instructif qu’on ne parvient pas à lâcher. Gilles Laporte a le chic de prendre son lecteur par la main pour le conduire là où il le souhaite. La guerre de 39/40 est déjà de l’histoire ancienne pour les jeunes générations, alors que les enfants de parents l’ayant vécue sont toujours bien vivants. Lointaine pour les uns, mais suffisamment proche pour les autres afin d’être en mesure d’en retrouver des traces de vie.

Présentation de l’éditeur

En mémoire à un héros méconnu de la Seconde Guerre, l’Anglais Robert Forester part accomplir une promesse : retrouver la famille du soldat en Lorraine et remonter le cours de sa vie, frère et fils chéri, volontaire des Forces navales françaises libres et amant de l’ombre… La nécessité d’une quête et la force du souvenir.
” S’il m’arrive quelque chose, tu iras leur dire combien je les aimais. ”

A tous, Adolphe Lamesch a laissé un vide immense. C’est sur ses traces que cinquante ans plus tard Robert Forester part à Châtel-sur-Moselle pour rencontrer les membres de sa famille et leur porter les mots de celui qui accompagna son enfance en Angleterre. Telle une promesse, à la mémoire du jeune Lorrain engagé parmi les premiers dans le sillage du général de Gaulle, disparu en mer à bord du torpilleur des Forces navales françaises libres La Combattante en 1945.
Pour sa mère Berthe, l’espoir de revoir son fils vivant n’avait jamais vacillé. Elle laissait toujours sa porte ouverte, au cas où…
Parce qu’elle détenait dans ses lettres le secret d’Adolphe. Un secret troublant, plein de vie et de résilience.
Qu’elles étaient deux à partager…

Un roman bouleversant qui rend hommage à un héros discret de la Seconde Guerre mondiale, et dans lequel s’impriment la force du souvenir et le courage des femmes.

Un peu de l’auteur

Né en 1945 sur la rive gauche de la Moselle, dans une famille d’ouvriers du textile, Gilles Laporte est un authentique Lorrain. Romancier, biographe, scénariste et conférencier, il consacre toute son énergie de créateur et de conteur à son pays et à ses gens qu’il aime passionnément. Il écrit, raconte des histoires, depuis qu’il sait tenir un crayon. Fidèle à sa culture d’origine, il se présente comme un ” ouvrier des lettres “.
Couronnée par de nombreux prix littéraires dont le célèbre prix Erckmann-Chatrian, son œuvre va de la poésie au roman historique, en passant par le théâtre, le film de télévision, le roman contemporain et la biographie. Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres et administrateur de la Société des Gens de lettres, Gilles Laporte a aussi créé et animé quatre magazines littéraires pour radio et TV, et intervient régulièrement en milieu scolaire.

Source photo Wikimedia.org

Crédit photo Claude Truong

Détails sur le produit

• Broché: 448 pages
• Editeur : Presses de la Cité (29 août 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258163056
• ISBN-13: 978-2258163058
• Dimensions du produit: 13,8 x 3,1 x 22,6 cm






<” La fiancée anglaise, de Gilles Laporte”>

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