Les dimanches d’Angèle, par Linda Vanden Bernden

Je le dis souvent, tout nouveau recueil de nouvelle est une nouvelle aventure totalement imprévisible ! La nouvelle met surtout le doigt là où cela doit gratter un peu, mais avec Linda Vanden Bernden nous changeons de registre ! En effet, l’auteur nous emmène dans les pas de Grand-maman dans l’établissement où désormais elle réside. Seuls ceux qui ont mis les pieds dans une maison de retraite peuvent vraiment le comprendre, mais c’est vraiment folklorique, souvent. Nos parents qui y sont perdent un peu la boule, ce qui entraîne des dialogues de sourds, des quiproquos en série, du rire et parfois des larmes. Ainsi va la vie, en vieillissant nous ne nous appartenons plus vraiment. Les petites nouvelles de ce recueil de Linda Vanden Bernden sont autant de pépites où elle raconte ses visites auprès de Grand-maman. Des histoires sur 5 ans, avec autant de lessive, d’inquiétudes et de sources de joie.


Il est à noter qu’il difficile de prendre suffisamment de distance pour relater avec humour des situations qui donneraient envie de pleurer plutôt que de sourire, surtout si l’on est concerné. Il faut pour cela avoir une bonne dose de philosophie, ou bien rire afin de conjurer le sort. Il est rassurant de voir qu’en perdant la tête, la fugacité des idées folles s’accompagne aussi de la perte de la notion de temps, si bien qu’un souci sera chassé très vite par une nouvelle lubie. Reconnaissons-le, c’est usant, mais également touchant de voir nos parents si démunis ! Une maison de retraite ressemble un peu à une cour des miracles, mais comment s’en passer aujourd’hui ? Ce recueil est un délice que l’on dévore avec le sourire. C’est fréquemment aigre-doux, drôle, tendre, c’est la vie qui continue en déraillant juste un peu. Un recueil vraiment dans le haut du panier de ce genre !

Présentation de l’éditeur

Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d’hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides renversés, 4 Noël et demi, 3650 tartines, principalement la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l’odeur de pisse, évidemment. Lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d’avoir le coeur bien accroché. Linda Vanden Bemden a donc accroché le sien et écrit des textes courts après chaque visite à sa grand-maman Angèle. Des instantanés postés par la suite sur les réseaux sociaux.

Un peu de l’auteur

Linda Vanden Bemden est interprète judiciaire à Bruxelles.

Auteure de plusieurs nouvelles, elle a remporté, en 2015, la première place du concours e-crire, organisé par le site aufeminin.com, avec sa nouvelle “Sur le pont”.

“La Reine, la Loi, la Liberté” (2019) a été son premier roman.

Source Bio Babelio.com

Source photo aufeminin sur twitter

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Détails sur le produit

• Broché : 86 pages
• Editeur : Quadrature (1 février 2020)
• Collection : MINIATURES
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2931080004
• ISBN-13 : 978-2931080009
• Dimensions du produit : 19 x 1 x 13 cm








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Les dames du mardi, de Jean Siccardi

Dans les rues étroites de la vieille ville, à Nice, les émigrés s’entassent dans des logements vétustes. Quelle que soit leurs pays d’origine, tous ont fuit la misère. Ce n’est pas qu’en France ils aient trouvé la fortune, mais au moins sont-ils logés et trouvent du travail. Leur quartier, isolé du reste du monde est un îlot dans lequel ils créent une atmosphère de village. Entre déracinés, une entraide s’établit car aucun n’oublie le déchirement de quitter son pays. Lorsque survient la grande guerre, la mobilisation emmène le père de Vittorio vers les lignes du front où il perdra la vie. Sa mère le suivra peu de temps plus tard. Orphelin, Vittorio débute une vie de petit brigandage avec les enfants du quartier. Les chapardages deviennent une source de revenus pour les veuves de leur territoire du 21 rue du Malonat. La police commençant à regarder vers eux, Vittorio décide de partir dans les montagnes après avoir dispersé sa bande. Là, il vivra en ermite faisant son ordinaire de petits riens. Puis, l’envie de vivre le prendra, mais vers quel avenir, quel destin attend Vittorio Lonbardo ?


Jean Siccardi à le chic d’écrire des romans qui prennent le lecteur sans jamais le lâcher. De plus, chaque roman est tellement proche du réel, qu’on pourrait croire à un vécu. Bref, Jean Siccardi nous écrit des romans terroir qui sont autant de témoignages historiques. Ce dernier roman est encore plus prenant que les autres tant il possède un parfum de vérité. Maîtriser l’art de la romance à ce point place l’auteur parmi les grands. Tout au long du livre, on se délecte des aventures de Vittorio, on tremble pour lui et, l’on s’émeut également. Un peu crapule, mais ayant un bon fond, Vittorio gardera toujours la générosité bien ancrée dans son caractère. Un altruisme ne l’empêchant pas de revêtir un costume plus sombre lorsque la nécessité survient. Vittorio a des codes qui lui sont propres pour affronter sa face noire, mais lumineuse dans la vie de tous les jours. Une dualité parfaitement maitrisée, totalement assumée…

Un roman tous public, fort instructif sur la vie des émigrés niçois à une époque où ils n’étaient aucunement considérés. N’ayant aucun droit, seul leur courage pouvait leur offrir une vie un peu meilleure que dans leurs pays respectifs. La faim est un moteur puissant vers l’intégration. Rejetés ou simplement ignoré des français, ils ont créé des entreprises ou des commerces afin d’avoir enfin une situation. Bien que leurs vies aient débuté par des drames, Jean Siccardi ne tombe jamais dans le piège du pathos. La misère de ces gens pauvres se veut propre en gardant toujours un sourire pour la vie.

Présentation de l’éditeur

Entre 1908 et 1956, des ruelles populaires du Vieux-Nice et son arrière-pays à la croisette de Cannes, de la misère de ses jeunes années à la bonne fortune, vie et destin de Vittorio Lombardo, fils d’immigrés piémontais. Avec en filigrane une magnifique évocation de la Côte d’Azur, région aux multiples influences et contrastes.

L’honneur… telle est la raison d’être de Victor Cousin, comte de Salèse. A Cannes, il promène sa haute stature avec l’aura d’un aventurier moderne. Comme d’autres notables, il se rend le mardi soir dans une ” maison ” tenue par la respectable Juliette. Mais il est déjà sous le charme d’une jeune fille perdue qui va bouleverser sa vie.
Des vies, il en a tant vécu… Né en 1908, Vittorio, enfant choyé d’un couple piémontais, a grandi dans les ruelles populaires du Vieux-Nice au sein d’une communauté immigrée solidaire. Bientôt orphelin, il va régner en chef incontesté dans plusieurs quartiers, rançonnant les riches au profit des déshérités. Jusqu’au jour où, sous la menace de bandes rivales, il doit fuir… Fuir Nice pour les montagnes.
Mais comment survivre, seul, démuni, sans espoir de retour ?

Un peu de l’auteur

Né à Nice, Jean Siccardi vit dans un petit village de montagne situé dans les Alpes-Maritimes. Ses grands-parents piémontais ont migré au début du xxe siècle dans le comté de Nice. De cet héritage sont nés son attachement et sa passion pour la culture méditerranéenne au sens large. Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre, de documents et de romans, Jean Siccardi est un auteur prolifique pour lequel le travail d’écrivain est un véritable métier que l’on ne peut partager avec rien d’autre” On doit consacrer sa vie entière à son métier d’écrivain, sans aucune concession ni indulgence. ‘

Source photo Editions Calmann-Lévy

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258148073
• ISBN-13 : 978-2258148079
• Dimensions du produit : 14 x 2,5 x 22,6 cm








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Un millionnaire à Lisbonne, de JR Dos Santos

Devenu l’homme le plus riche du monde, Kaloust Sarkisian continue son ascension. Son fils, qui comme tous les jeunes pensent détenir la vérité, s’enfuit retrouver celle qu’il aime en Turquie alors que le génocide arménien atteint son apogée. Une folie dont il fera les frais, et toutes les relations de son père n’y pourront rien changer. En Europe, l’arrivée au pouvoir d’Hitler donne quelques inquiétudes dans les milieux d’affaires. L’accord négocié par Sarkisian sur le partage des ressources pétrolières s’entend pour exclure l’Allemagne. Sitôt la guerre déclarée, Paris est conquis par les troupes de IIIème Reich. Citoyen britanniques résidant en France occupée, Sarkisian est déclaré ennemi et ses actions pétrolières sont confisquées. Il devra lancer la justice anglaise vers un procès contre les compagnies pétrolières des états unis afin de tenter de récupérer son dû.


On retrouve ici avec plaisir Kaloust Sarkisian que nous avions découvert dans L’homme de Constantinople. Arménien d’une famille de banquiers, cet homme a construit un empire en étant l’intermédiaire indispensable aux compagnies pétrolières du début du XXème siècle. L’essor du modernisme, le nombre croissant de véhicules autonomes, l’augmentation des distances font les choux gras des pétroliers. Le drame arménien et la guerre de 39/40 ébranlent l’édifice édifié par Sarkisian. C’est sans compter sur la force de rebond de cet homme hors du commun. Résidant en France et en Angleterre tout en cultivant la nostalgie du Bosphore, Kaloust Sakisian installe sa famille au Portugal pour fuir l’occupation de la France et, l’Angleterre qui l’a humilié en le privant de ses sources de revenus. Le Portugal est un pays qui va vraiment le marquer, où il prendra des décisions capitales…


L’auteur nous informe que toute cette venture a pour base des faits réels, des personnages ayant vraiment existés. Si son nom est changé, Kaloust ( en vrai Calouste Sarkis Gulbenkian) à vraiment été l’homme le plus riche du monde. Seul le périple de son fils en territoires ottomans durant l’épuration ethnique, bien que fort probable, semble appartenir plus au romancier qu’à l’historien. Sarkisian n’oubliera jamais ses racines, que sa fortune vient de son premier et très modeste succès sur un marché : sa première vente ! Sa réussite financière lui a permis de réunir des collections d’œuvres d’art époustouflantes. Il a le sens de beau, ou tout au moins recherche toujours ce qui est beau. Depuis sa jeunesse, une question le taraude : qu’est-ce que la beauté ?


Source fondation Gulbenkian 

Présentation de l’éditeur

L’apogée et la fin de la vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l’art.
L’organisation mondiale de l’industrie pétrolière est désormais établie et Kaloust Sarkisian devient l’homme le plus riche du XXe siècle. Vivant entre ses suites du Ritz à Paris et à Londres, l’homme d’affaires se consacre à sa collection d’art et à ses jeunes maîtresses. Mais l’Histoire va le rattraper.
L’horreur du génocide arménien puis le chaos de la Seconde Guerre mondiale forcent le millionnaire arménien à chercher une nouvelle ville pour s’installer. Il choisit Lisbonne ; un choix qui étonne tout le monde… notamment le dictateur Salazar qui ne voit pas cela d’un bon œil.
Avec la magie propre à J.R. dos Santos, ce deuxième roman nous fait comprendre combien ce petit Arménien si mystérieux a bouleversé l’ordre mondial. Il explique également comment il a marqué l’histoire des Portugais et notamment celle de Lisbonne, en léguant toute sa collection d’Art à la ville. Aujourd’hui, la Fondation Gulbenkian est l’une des plus riches et des plus importantes d’Europe.

Un peu de l’auteur

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J.R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers. Avec sa saga Tomás Noronha qui compte aujourd’hui 7 volumes et qui s’est traduite en 18 langues, il s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à plus de 500.000 exemplaires.

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché : 599 pages
• Editeur : HC éditions (9 janvier 2020)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357204990
• ISBN-13 : 978-2357204997
• Dimensions du produit : 14,6 x 3,1 x 22 cm








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L’année du gel, par Agathe Portail

En difficulté dans son exploitation viticole, Bernard Mazet décide d’ouvrir des chambres d’hôtes afin de limiter ses pertes financières. Un groupe de jeunes citadins viennent passer un séjour dans son château joutant les vignes. Le groupe semble vite un peu disparâtre. Ils se sont connus lors de leurs études, mais depuis chacun a sa vie et, l’unité n’est pas vraiment au rendez-vous. En livrant le pain, le boulanger découvre un cadavre dans la chambre froide ! L’enquête piétine rapidement, si les suspects sont nombreux, la police peine à trouver un mobile qui désignerait le coupable. Le village est petit, tourne un peu en autarcie et tous se connaissent depuis l’enfance, les liens familiaux n’arrangent rien non plus. Pourtant, des pistes s’ouvrent peu à peu vers un dénouement surprenant…


Un roman bien ancré dans son territoire : les vignobles du bordelais. Le cadre est bien restitué avec le château entouré de vignes, un couple de châtelain qui bien qu’agriculteurs de piquent d’une certaine noblesse. Ils tirent le diable par la queue pour joindre les deux bouts, mais astiquent les vestiges d’un monde qui disparait. Madame semble ignorer les difficultés financières que son mari, par fierté, lui cache. La tension entre les jeunes vacanciers et le couple monte, mais le bon ton exige de ne rien voir afin de préserver l’harmonie du séjour. Seule la présence des enquêteurs trouble la sérénité du séjour.


Agathe Portail nous brosse ici des personnages bien dans leur temps. Parmi le groupe de jeunes on a une bobo aux airs baba cool, un jeune cadre à qui tout semble réussir, une assistante de direction ayant perdu son boulot, une jeune femme à qui tous se confient sans qu’elle ne dévoile rien sur elle. Un couple mal assorti, elle voulant briller autant que lui cultive l’effacement ! Bref, un ensemble très hétéroclite, un cocktail un peu au bord de l’explosion. On apprécie la description des châtelains sur la voie de la décadence, mais conservant la tête haute en toutes circonstances pour continuer de vivre comme ils ont toujours vécu, et la justesse du groupe de jeunes bien dans leur siècle.
Issu d’une famille de vignerons, avec vignes et château, j’y retrouve un univers que je connais bien, parfaitement restitué ! Ce livre est un bon roman, bien soutenu par une intrigue allant crescendo au fil des pages avec une conclusion bien surprenante.

Présentation de l’éditeur

Le crime s’invite dans un château du Bordelais.

Été 2017. Après un épisode de gel qui a dévasté ses vignes, Bernard Mazet se range à l’idée de sa femme d’ouvrir des chambres d’hôtes pour sauver la propriété familiale de Haut Méac. Le château affiche complet avec la venue d’un groupe de trentenaires pour une semaine. La fantasque Olivia, Vincent, le célibataire volage, Clara, si discrète, et leurs deux couples d’amis semblent heureux de se retrouver. Mais dans la chaleur écrasante, les esprits s’échauffent et les drames personnels refont surface.
À l’aube du quatrième jour, un cadavre est découvert dans la chambre froide du château. Le major Dambérailh, chef de la brigade locale, est chargé de l’affaire. Tandis que les conflits d’intérêt émergent au sein de son équipe, sa tante Daphné, vieille fille loufoque, s’invite dans l’enquête. Il faudra exhumer bien des secrets honteux ou douloureux pour que la lumière se fasse.

Vidéo de présentation par culturevsnews.com/

Un peu de l’auteur

Agathe Portail, trentenaire, travaille dans la communication dans le secteur de la viticulture. Elle réside dans la région de Bordeaux. L’Année du gel est son premier roman.

Source photo France bleu 

Détails sur le produit

• Broché : 416 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (8 janvier 2020)
• Collection : Cal-Lévy-Territoires
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702167381
• ISBN-13 : 978-2702167380
• Dimensions du produit : 15,5 x 2,5 x 23,5 cm






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Une semaine et un jour, de Marijosé Alie

Soraya erre dans les rues, elle marche avec pour seul bagage un sac dans lequel elle conserve précieusement un vieux cahier. Elle semble à la recherche de quelque chose de presque inaccessible, du moins le pense-t-elle. Son cahier est une relique relatant l’histoire d’une jeune femme ayant vécu a la veille de la révolution française. Lors des pauses qu’elle s’accorde, Soraya se plonge dans son cahier. Lorsqu’elle lit, ses soucis s’envolent pour la transporter vers un autre monde qui ne lui est rien, mais avec qui elle ressent une proximité certaine. Sa déambulation la conduit à des rencontres très improbables, mais riches en qualité humaine. Parfois, elle loue une chambre avec de préférence une douche, qu’elle paye avec sa carte bleue premium ! Elle a donc eu une autre vie, d’autres moyens dont il reste encore de quoi aller jusqu’à demain. Soraya saura-t-elle trouver le ressort qui la ramènera chez elle, dans son monde ?


L’errance quasi destructrice de Soraya est déroutante ! En effet, elle ignore les mains qui se tendent vers elle et, même si parfois la crasse lui pèse, le plus minable des grabats lui semble un paradis. Ses manières laissent entendre qu’elle arrive d’un milieu aisé, mais choisit de préférence l’amitié des plus démunis, voire de ceux qui ont complètement pété les plombs. Elle s’enfonce dans la mouise avec pour seule oxygène la lecture de l’histoire de Célestine en 1789.


Marijosé Alie nous conduit ici sur une pente dangereuse en forme de road trip dans Paris. On retrouve avec plaisir le phrasé singulier de l’auteur. Déjà dans son premier roman, Le convois, elle nous avais charmé avec ce langage très imagé, voire poétique mais toujours percutant. Marijosé Alie a une écriture qui va droit au but, parfois politiquement incorrect, mais délicieuse pour rendre plus légère les choses graves.

Présentation de l’éditeur

Prix Ivoire 2016, Marijosé Alie reprend sa plume unique pour peindre avec force et émotion la vie
de deux femmes liées par l’Histoire et par la violence de leur destin. Bouleversant.
Soraya marche dans les rues de Paris ; elle erre comme peuvent errer les gens qui ont tout perdu
ou qui se sont perdus eux-mêmes. Elle n’a qu’un sac sur le dos et un vieux cahier qu’elle ne quitte pas. Elle a certainement eu une autre vie avant ; ses manières sont trop belles, son porte-monnaie trop plein. Alors quoi ? Qu’est-ce qui la pousse à vivre dehors, à écumer les chambres d’hôtel minables, à suivre cet homme étrange qui parle aux morts ?
Et pourquoi ce vieux cahier qu’elle ouvre dès qu’elle le peut et qui semble être le seul à pouvoir l’apaiser ? Qui est donc cette Célestine qui a traversé les océans pour arriver à Paris durant l’hiver 1788, alors que le froid sévit et que la Révolution française se prépare ?

Un peu de l’auteur

Journaliste de formation, Marijosé Alie fait carrière dans le service public à la télévision. Successivement grand reporter, rédacteur en chef, directrice régionale, elle évolue entre Paris, Dijon et la Martinique jusqu’en 2002, où elle occupe à Paris le poste de directrice de l’international à RFO. Elle est ensuite nommée directrice déléguée aux programmes, chargée de la diversité pour l’ensemble des chaînes du groupe France Télévisions, qu’elle quitte en 2014 pour se consacrer à ses deux autres passions. La musique, dans les années 1980, elle compose, écrit et chante ” Karésé Mwen ” qui devient un tube et reste aujourd’hui incontournable. Et la littérature, son premier roman Le Convoi a reçu le Prix Ivoire en 2016. Une Semaine et un jour est son deuxième roman.

Source photo Editions HC

Détails sur le produit

• Broché : 345 pages
• Editeur : HC éditions (2 janvier 2020)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10 : 235720513X
• ISBN-13 : 978-2357205130
• Dimensions du produit : 14,6 x 2,8 x 22 cm






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En moi le venin, de Philippe Hauret

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La soif des bêtes, de Johann Guillaud-Bachet

Travaillant comme dameurs sur les pistes, Ludo et David sont des amis d’enfance. Ce travail leur permet de vivre mal, mais ont-ils d’autre choix ? Ils sont nés ici, dans les montagnes où l’emploi est rare. David, un être un peu singulier, qui parfois peut déranger, trouve un cadavre en partie dévoré par des sangliers. Comme il a touché la scène du crime, Ludo décide de cacher le trépassé pour protéger son ami. Il craint que des traces ADN fassent de lui un coupable potentiel. Ce qui devait assurer une tranquillité sera le début de leurs ennuis. De plus, une sècheresse particulièrement féroce plombe la saison touristique. Seuls les canons à neige peuvent sauver la saison alors que les hommes et les animaux manquent d’eau !

C’est un roman très atypique. En effet, Johann Guillaud-Bachet ne respecte pas les codes du thriller, ni du polar, tout en nous offrant un roman noir avec quelques accents fantastiques, quoi que ? Dans une petite station de ski où tout appartient à une seule famille, par conséquent seul employeur du village, on tourne en vase clos. Sourires par devant et grimaces hors des regards font la routine des travailleurs. Tous se connaissent depuis des bancs de la primaire, chacun sait donc tout sur les autres. Pourtant, un équilibre entre tous s’est mis en place. L’arrivée d’un nouveau chef des pistes extérieur au village bouleverse les habitudes. D’autre part, la sécheresse en s’éternisant tape sur les nerfs de tout le monde. Même dans les maisons l’eau est rationnée et, la mairie se montre impuissante pour solutionner le problème. David, qui préfère vivre avec les animaux qu’avec les humains, organise des points d’eau pour les bêtes vivant sur ses terres.


Lorsque la police arrive pour chercher des traces d’un inspecteur des eaux ayant disparu, Ludo sent un vent froid lui courir l’échine ! Les propriétaires de la station regardent cela d’un œil distant. Ludo en profite pour glisser une info sur le mort au directeur de la station. Curieusement, Ludo est nommé chef des pistes en remplacement du nouveau actuellement hospitalisé.

Atypique, mais un roman qui accélère au fil des pages. Au début, en plantant son décor, Johann Guillaud-Bachet nous laisse presque penser qu’on s’est trompé de genre littéraire, que ce roman serait mieux dans les mains du petit ! Puis, il tisse une embrouille que seule la complicité du secret d’une vie en vase clos peut élaborer. A force de vivre entre eux, certains s’affranchissent des règles communes, oublient que la réussite n’est pas gage d’impunité. Un roman très noir, si noir qu’il pue parfois autant qu’un cadavre au soleil. Un livre bien ficelé qui tient en haleine le lecteur jusqu’à une fin tout autant improbable que ce roman !

Présentation de l’éditeur

« Quelque chose les enveloppait. Un écho, un murmure de rage, qui démangeait les âmes, les épluchait, réduisait les corps au sang. »

Ludo et David enchaînent les nuits à damer les pistes de ski pour un salaire de misère. Au cœur des montagnes qui les ont vus naître, le petit fûté et le géant naïf ont toujours veillé l’un sur l’autre.
Lorsque David trouve un corps dans les bois, à moitié dévoré, Ludo décide de le cacher pour leur éviter des ennuis.
Bientôt le géant prend l’habitude de se confier au cadavre, enfoui au fond de son étable sous une épaisse couche de glace.
Avec la sécheresse exceptionnelle qui sévit cet hiver-là, un mal étrange rode dans la forêt. Dans la commune, la colère gronde : quelle est cette rage qui transforme les animaux les plus paisibles en fauves ? Comment la station produit-elle encore de la neige artificielle alors que l’eau manque au robinet ?
Le géant le sent : un fil se tend qui enserre les bêtes et les hommes et leur fait perdre la tête.

Un peu de l’auteur

Johann Guillaud-Bachet vit et travaille dans un village des Alpes. La Soif des bêtes est son second roman. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif  , son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Source photo Calmann -Levy :

Détails sur le produit

• Broché : 272 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2020)
• Collection : Littérature
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702166288
• ISBN-13 : 978-2702166284
• Dimensions du produit : 13,6 x 2,2 x 21,5 cm






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En moi le venin, de Philippe Hauret

Nul ne guérit de son enfance !

Franck Mattis, lieutenant de police en disponibilité, traîne son mal être dans les bistrots. Côtoyer la misère crasse du monde, la bêtise, la violence qui font le quotidien d’un flic ont achevé de lui ôter toutes ses illusions. Là où il trimbale désormais sa carcasse personne ne sait qu’il est flic. Franck cherche l’oubli, jusqu’à s’oublier lui-même. Un drame le touchant va le plonger dans son passé et, bien malgré lui, son instinct de flic va reprendre le dessus. Revenir en arrière, retrouver ceux qui étaient rangés au rang des souvenirs, c’est faire revivre des espoirs déçus, retrouver des amis perdus de vue dont tous ne sont pas devenus des oies blanches. Mais revoir Esther justifie que Franck mouille un peu sa chemise, sorte de sa léthargie alcoolisée. Il va devoir renouer avec ceux qui vivent la nuit, combattre ses démons pour enfin, peut-être, obtenir la paix vers une vie normale.


Un roman qui plonge au cœur de l’univers de la nuit, des crapules qui ne s’embarrassent pas de principe pour atteindre leurs objectifs. Des voyous pour qui seule la valeur ajoutée pour leur profit compte, sans quoi on élimine le plus simplement du monde. Pour eux, le meilleur des amis ne l’est plus dès qu’il cesse d’être rentable, la notion de sentiment est un luxe dont ils n’ont pas les moyens. L’affection est une marque de faiblesse pouvant les mettre en danger… Il y a aussi les politiques qui frôlent la ligne jaune régulièrement car une campagne coûte cher et les financements ne courent pas les rues. Entre celui qui veut devenir le premier magistrat de la ville, et celui qui tient les cordons de la bourse, un jeu d’équilibriste s’est instauré. Ils se méprisent, mais ont besoin l’un de l’autre. Puis, la belle Esther est là, au milieu de ce jeu de rôle qui, pour promouvoir le candidat à la mairie, doit frayer avec le voyou. Détail intéressant, tous se connaissent depuis l’enfance, ayant été sur les même bancs du lycée.


C’est noir et souvent sordide, avec ça et là des instants de tendresse plus que fragiles ! Philippe Hauret brosse avec ses personnages toute une palette de couleurs. Des personnages allant du refoulé à l’ambitieux, tous avec une revanche à prendre sur la vie, sur leur vie. Si certains auraient souhaités discuter, ou simplement fermer les yeux, il en est pour qui la solution ne peut être que radicale, et ce n’est pas celui qui braille le plus fort ! Un polar sans enquête de police, car dans cette couche de la société, on sait prendre des assurances.

Présentation de l’éditeur

Suite à un événement tragique, l’ancien lieutenant de police Franck Mattis se voit contraint de retourner sur les terres de son enfance. Il y retrouve d’anciens camarades de lycée. À commencer par l’envoûtante Esther, devenue chargée de communication pour le compte d’un candidat à la mairie sans scrupules. Mais aussi Valéry, le boss un peu dingue d’une boîte de nuit dans laquelle de jeunes femmes sont contraintes à la prostitution. Il y a aussi Ben, le passionné d’informatique qui végète dans son appartement en compagnie d’une étrange créature. Cécile, la secrétaire soumise aux jeux pervers de son employeur, Warren, l’amant stupide et incontrôlable, ou encore Moe, l’homme de main impitoyable qui ne rêve que de se retirer au calme avec ses chiens. Franck Mattis se voit plongé au cœur d’un monde qu’il ne connaît que trop bien, celui de la nuit, de la violence, du mensonge et de la désespérance. Une fois encore, il lui faudra lutter contre ses propres démons, et qui sait, peut-être enfin trouver la paix…

Un peu de l’auteur

Né en 1963 à Chamalières, Philippe Hauret passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez. Après le divorce de ses parents et d’incessants déménagements, il échoue en banlieue sud parisienne. Sa scolarité est chaotique, seuls le français et la littérature le passionnent. En autodidacte convaincu, il quitte l’école et vit de petits boulots, traîne la nuit dans les bars, et soigne ses lendemains de cuite en écrivant de la poésie et des bouts de romans. Il voyage ensuite en Europe, avant de trouver sa voie en entrant à l’université. Après avoir longtemps occupé la place de factotum, il est maintenant bibliothécaire. Quand il n’écrit pas, Philippe Hauret se replonge dans ses auteurs favoris, Fante, Carver, Bukowski, joue de la guitare, regarde des films ou des séries, noirs, de préférence.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Broché : 232 pages
• Editeur : Jigal Editions (17 septembre 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220819
• ISBN-13 : 978-2377220816
• Dimensions du produit : 19,5 x 0,2 x 12,5 cm






<” En moi le venin, de Philippe Hauret”>

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Alors c’est du jazz, de Marc Menu

Le dernier bébé de Marc Menu est un recueil qui surprend un peu ! En effet, on est habitué aux textes courts pour les nouvelles, avec une écriture rapide vers une chute se voulant surprenante. Le dernier opus de Marc Menu fait dans la concision à l’extrême ! Un peu à la façon de Luc-Michel Fouassier dans histoires jivaro https://www.leschroniquesdegoliath.com/2009/06/histoires-jivaro-luc-michel-fouassier/ qui regroupait 100 nouvelles en 100 mots, Marc Menu nous offre des nouvelles en condensé ! Chacune est une petite perle ultra courte, mais tout autant parlante que ses cousines plus longues. Parfois politiquement incorrectes, elles témoignent de ce que l’on est capable de penser, de nos envies inavouées ou du ressentiment que l’on peut ressentir en certaines occasions.

Avec lui, nous arpentons les rues en ruminant des réflexions qui restent en général dans le domaine de l’intime, mais qui sortent ici dans la lumière. Avec un humour souvent au second degré, il met le doigt là où cela marque, il nous montre tels que nous sommes…
L’humour est une notion très difficile à définir, qui varie énormément d’une culture à l’autre. On pourrait le définir rapidement comme une forme d’esprit permettant de dégager certains aspects cocasses ou insolites de la réalité. L’humour est important dans la vie de l’Homme : il lui permet en effet de prendre du recul sur ce qu’il vit. Avec ce recueil de nouvelles, Marc Menu nous promène dans la vie de tous les jours avec un regard acerbe, tant sur nous que sur nos contemporains. Mais sans doute voyons-nous chez les autres ce que nous n’osons voir en nous.

Pour acheter le format broché suivre ce lien ICI 

Un peu de l’auteur

Poète maintes fois déprimé, Marc Menu arpente les méandres de son existence avec la curiosité tranquille du passant. De temps en temps, il s’arrête pour prendre note d’un paysage, d’une idée, d’une rencontre – le plus souvent, avec un sourire amusé. Parce qu’il serait assez peu convenable de prendre tout ça au sérieux. Voilà déjà quelques années qu’il laisse à son chien le soin d’écrire ses textes à sa place. Celui-ci manie l’ironie avec assez bien de bonheur et tout en remuant la queue – ce qui, reconnaissons-le, de la part d’un auteur, serait inapproprié. Maintenant qu’il y pense – voilà déjà quelques années qu’on lui dit qu’il écrit mieux.

Source bio & photo Editions Quadrature:

Détails sur le produit

• Relié
• Editeur : Quadrature (1 décembre 2019)
• Collection : MINIATURES
• ISBN-10 : 2930538988
• ISBN-13 : 978-2930538983
• Dimensions du produit : 10 x 0,9 x 19 cm








<” Alors c’est du jazz, de Marc Menu”>

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Le village des secrets, de Sylvie Lassalle

La grande guerre n’a pas encore fauché toute une jeunesse, l’armée est occupée à discipliner les colonies, les villages sommeillent dans une forme de huis clos. Jules, pour fuir une vie de misère, s’est engagé sans prévenir quiconque. Son retour au village une quinzaine d’années plus tard, avec les galons d’adjudant, anime les conversations ! Ce gamin chétif, ce loqueteux sans avenir est revenu droit dans ses bottes de sous-officier !
Il devient une attraction au village, les jeunes femmes le regardent comme un mari possible. D’autant plus que le retour des armées lui offre un avenir de fonctionnaire dans un emploi réservé… Alors qu’il commence à fréquenter une jeune femme du village, il se lie d’amitié avec une photographe récemment installée au village : une veuve revendiquant haut et fort son droit du vivre libre, quitte à choquer une société retranchée dans des certitudes venues d’un autre âge. Lorsqu’il accepte de rejoindre l’équipe municipale, Jules apprend que son passé est en train de le rattraper. Un passé peu glorieux dont il ne parle pas au risque de devenir infréquentable. Si tous ne sont pas blanc dans le village, loin de là ! Jules, en faisant son devoir de soldat, aurait-il engagé l’honneur de la France ? La grande guerre n’a pas encore eu lieu, mais déjà les gens cherchent à savoir, la presse se veut moins convenue, le XXème siècle verra changer le monde.


Un premier roman possédant tous les ingrédients pour prendre le lecteur et, l’emmener dans les secrets d’un petit village endormi sur ses certitudes. Le siècle débutant va changer la face du monde, rien ne sera plus comme avant. Jules, engagé sur une fin d’époque, est démobilisé dans une vie frémissante d’envie de liberté, de vivre et de savoir : il va en faire les frais. Sylvie Lassalle exploite parfaitement ce début de renouveau qui va ouvrir l’âge moderne. Une époque dont on parle peu, mais qui va durer un bon demi-siècle. Dans les villes d’importance la société bouge rapidement. Le brassage des populations tord le cou à la tradition. Mais les villages, endormis dans leurs habitudes, mettront plus de temps à rejoindre l’ère moderne.


Sylvie Lassalle restitue parfaitement l’ambiance de ce début de siècle. Cela sent tellement le vrai, le vécu, qu’on saute à pieds joints dans cette histoire. Un roman terroir avec un petit parfum de thriller. Alors que Jules a besoin de savoir pour avancer, d’autres cherchent à oublier afin de dormir en paix. Des visées contradictoires donnant au roman un sel particulièrement captivant. Un premier roman prometteur, une auteure dont on attend le prochain livre en se demandant déjà jusqu’où elle nous emmènera.

Présentation de l’éditeur

Après de longues années passées dans l’armée coloniale, Jules revient en 1912 dans son village provençal. Parti brusquement pour fuir une enfance misérable, ce fils de paysan réapparaît auréolé de ses galons d’adjudant. Son avenir semble tout tracé : renouer avec une vie campagnarde simple et se marier.

Il se lie d’amitié avec Anna, une jeune photographe qui vient de la ville. La jeune femme s’est installée au village pour découvrir l’identité de son père et en apprendre davantage sur sa mère disparue.

Alors que Jules aide la jeune femme à trouver des réponses, il est rattrapé par son propre passé dans les colonies. Entre trafics d’opium, usurpation d’identité, secrets et mensonges, Jules et Anna ne pourront compter que sur eux-mêmes pour percer les mystères du village et conquérir leur liberté.

Un peu de l’auteur

SYLVIE LASSALLE vit et travaille à Toulouse où elle enseigne le français depuis plus de trente ans. Passionnée d’histoire et de généalogie, elle s’est inspirée d’une histoire vraie découverte au hasard de ses recherches pour écrire ce magnifique roman.

Source photo La dépeche.fr 

Détails sur le produit

• Broché : 288 pages
• Editeur : City Edition (2 octobre 2019)
• Collection : CITY EDITIONS
• Langue : Français
• ISBN-10 : 282461577X
• ISBN-13 : 978-2824615776
• Dimensions du produit : 15,3 x 2,3 x 23,5 cm






<” Le village des secrets, de Sylvie Lassalle”>

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