Les fiancés de l’été, de Christian Laborie

Ariane mène une adolescence heureuse chez ses parents. A l’âge des premiers émois, elle tombe amoureuse de Raphaël. Alors que la guerre de 39 éclate, âgée seulement de 17 ans, les amoureux se fiance. Raphaël est capturé par la Wehrmacht pour faits de résistance. Le père d’Ariane est contraint de mettre son usine au service de l’armée d’occupation, le monde d’Ariane s’écroule Pour tenter de sauver Raphaël de la captivité, elle osera, malgré elle, les plans les plus fous jusqu’à risquer de se perdre. A la fin de la guerre, Ariane devra en payer le prix, d’autant plus amer que Raphaël ne revient pas. Il lui faudra puiser en elle une force dont elle ne se savait pas capable pour affronter la réalité de l’avenir.
La France enfin libérée offre tous les possibles. Ariane trouve refuge auprès des peintres de Montmartre. Avec eux, elle commence à peindre. Ses toiles reflètent se qu’elle ressent, ses états d’âme et ses espoirs. L’une de ses toiles est repérée par un amateur d’art. Cette rencontre va bouleverser sa vie définitivement. Cependant, Ariane n’oublie rien, surtout pas Raphaël et sa famille qu’elle a dû quitter sans explication.

Christian Laborie signe ici un roman historique qui plonge le lecteur dans l’occupation allemande, puis dans une France qui essaye de se reconstruire. L’histoire d’Ariane est une le reflet du traumatisme subit et, des espoirs suscités par la libération. Intelligente, douée en dessin, Ariane mettra son talent au service de sa réussite, comme une revanche sur les drames qu’elle a vécu. D’une vie confortable dans une famille unie et relativement aisée, à la dureté de vivre dans la rue, sans toit ni avenir, Ariane n’aura d’autre choix que de rebondir, ou mourir ! Elle choisira la première option.

Christian Laborie nous offre un roman historique, doublé d’une véritable saga avec l’histoire d’Ariane. Historique, car il plonge dans le traumatisme de l’occupation, collant au plus près de la réalité.
Avec Christian Laborie, on est très loin du héros qui lutte pour défendre son pays, mais dans le ressenti de ceux qui ont cru qu’il puisse être une lueur d’espoir en acceptant des compromis impensables en temps normal. Ariane est l’image d’un pays meurtri et humilié, qui n’a plus qu’une envie, se souvenir et, vivre pleinement sa liberté. C’est émouvant, triste, parfois violent et sale, mais chargé de l’espoir animant l’instinct de survie propre à tout être vivant. Un roman qui marque, une claque en mettant en lumière les actes les plus fous dont n devient capable, non pas comme une acceptation, mais par amour et par espoir.

Présentation de l’éditeur

Entre la Lozère et Paris. Famille, amour, talent, tout est promesse dans la vie d’Ariane. Mais la guerre puis l’Occupation sonnent le glas des jours heureux et dessinent d’autres lendemains. Du pire… au meilleur…
Eté 1939, en Lozère. Tout sourit à Ariane et Raphaël… Leur jeunesse, l’amour qui les unit, un horizon plein de promesses. Il sera architecte, elle se rêve créatrice de modèles de chaussures dans l’entreprise florissante de son père. Le bonheur est là, à portée de main.
Mais, deux mois après leurs fiançailles, Raphaël apprend sa mobilisation. Des vies suspendues à la guerre. Lui, enrôlé dans la Résistance, est bientôt fait prisonnier. Elle, est prête à tout pour le sauver, en dépit des dangers.
Son geste – fou, inconscient, courageux ? – va faire vaciller tout ce en quoi elle croyait.
Ariane ne sera plus jamais la même. Son destin non plus… Pour le pire et le meilleur.

La saga d’une grande héroïne portée par la passion et le talent dans le tumulte de l’Histoire.

Un peu de l’auteur

Après des études d’Histoire Géographie effectuées à la faculté des Lettres de Lille, il enseigne huit ans dans le Nord et le Pas de Calais avant de s’installer en 1978 dans un petit village des Cévennes.
Devenu « Cévenol de cœur », il s’inscrit dans le courant populaire de la littérature. Ses romans, profondément ancrés dans l’Histoire et au cœur de sa région d’adoption, sont habituellement des drames familiaux, et ses personnages des gens à qui les lecteurs peuvent s’identifier. Ce sont des histoires qui nous ressemblent, aime-t-il rappeler. Auteur de grandes sagas, il dépeint la société de notre époque à travers des personnages hauts en couleur appartenant au monde rural et citadin.

Les Rives Blanches, la fresque romanesque des Rochefort, Dans les yeux d’Ana et Les Enfants de Val Fleuri sont parmi les plus grands succès de Christian Laborie aux Presses de la Cité. Le romancier excelle dans de généreuses sagas portées par des valeurs humanistes au cœur des Cévennes, sa région de cœur.

Source photo Babelio 

Détail du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (19 août 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 464 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258163358
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258163355
• Poids de l’article ‏ : ‎ 503 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 3.1 x 22.6 cm






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Les contreforts, de Guillaume Sire

Clémence, et son frère Pierre vivent dans le château de la famille. Léon, digne héritier de ses ancêtres soldats, aime à livrer bataille après avoir éclusé quelques verres. Les Testasecca sont une grande famille, fière de ses titres de noblesse, de son château, de ses vignes dont Léon espère qu’elles le sauveront de la faillite. L’entretien d’une forteresse coûte cher. Un arrêté de la préfecture les menace d’expulsion car le château risque de s’effondrer. Léon, qui fait régulièrement des esclandres partout où il passe, n’arrange pas une situation sous tension. Un représentant des monuments historiques entreprend de défendre leur dossier, mais encore faut-il que Léon ne se fasse plus remarquer ! Ils découvrent qu’une partie de leurs terres sont envahies par des travaux de terrassement, en vue de la construction d’un lotissement ! Leur domaine à été vendu sans qu’il en soit informés… Leur avocat tente de faire stopper ce chantier, tout en prévenant Léon qu’il doit rester calme, ne pas se faire justice lui-même. D’un côté, il y a une expulsion qui approche, de l’autre ils sont dépossédés, et la justice traîne… La famille décide de se battre jusqu’au bout pour conserver un château, certes en ruine, mais qui est un prolongement d’eux-mêmes.

Guillaume Sire nous offre ici un roman inclassable, déjanté, mais dans lequel on plonge avec délice. L’histoire des Tectasecca n’a rien de très surprenant. Rares sont les particuliers, fussent-ils nobles, qui peuvent entretenir une forteresse. Mais ils s’y accrochent désespérément, fermant les accès aux parties les plus délabrées, étayant ce qui peut l’être. Plus ils s’enfoncent, plus l’appétit de certains édiles prend des airs de vengeance. L’intrusion des engins de chantier sur leurs terres va déclencher les hostilités. Clémence, qui bricole un peu tout, a remis en route un tracteur historique dont les dimensions sont impressionnantes. Elle est suivie en permanence par son frère qui doute de tout, et surtout de lui-même. Lorsqu’il n’est pas derrière sa sœur, Pierre braconne pour nourrir la famille. Diane, leur mère, gère ce domaine ingérable, tout en tentant de maîtriser son mari, Léon, prompt à jouer les va-t-en-guerre qu’il y ait ou non une raison, l’important étant de fêter cela dignement, avant et après, autour d’une bonne bouteille.


Un roman drôle, un roman tragique qui ressemble à ses personnages ! Les Testasecca ont suffisamment de quartiers de noblesse pour garder en toute circonstance la tête haute. Perdre une bataille n’est pas perdre une guerre ! Guillaume Sire signe ici un livre frais, souvent nappé de sauce aigre douce. A mesure que le château de carte s’écroute, Guillaume Sire nous entraîne dans un conte fabuleux. Ici, à l’image de la forteresse, tout est démesure, improbable, bien que… C’est fou, mais on peut facilement imaginer que tout ne soit pas pure fiction. L’histoire, bien que folle, sent le vrai. La force de ce livre est là, blottie entre le rêve et le véridique, dans cette zone de flou ouvrant tous les possibles.

Présentation de l’éditeur

“Un éclair découpa l’horizon, suivi de sa morsure sonore, et une goutte tomba, grosse comme un doigt — et le grand délire commença.”

Au seuil des Corbières, les Testasecca habitent un château fort fabuleux, fait d’une multitude anarchique de tourelles, de coursives, de chemins de ronde et de passages dérobés.
Clémence, dix-sept ans, bricoleuse de génie, rafistole le domaine au volant de son fidèle tracteur ; Pierre, quinze ans, hypersensible, braconne dans les hauts plateaux ; Léon, le père, vigneron lyrique et bagarreur, voit ses pouvoirs décroître
à mesure que la vieillesse le prend ; Diane, la mère, essaie tant bien que mal de gérer la propriété.

Ruinés, ils sont menacés d’expulsion. Et la nature autour devient folle : des hordes de chevreuils désorientés ravagent les cultures. Frondeurs et orgueilleux, les Testasecca décident de défendre coûte que coûte le château.

Dans cette épopée baroque et tragique où on retrouve toute sa puissance romanesque, Guillaume Sire érige une mythologie sur la terre de son enfance.

Un peu de l’auteur

Source photo Wikipédia

Guillaume Sire est écrivain et enseignant à l’université Toulouse Capitole. Son précédent roman, Avant la longue flamme rouge, a été distingué par de nombreux prix littéraires, notamment le prix Orange du livre, le prix des lecteurs de la Ville de Brive, le prix du roman Coiffard…

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (18 août 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 352 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702182151
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702182154
• Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.5 x 3 x 21.5 cm






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Les ombres et les lumières, de Sylvie Lassalle

1920, début des années folles, la France se relève de la grande guerre. Tous où presque ont perdu quelqu’un, malgré tout, il faut continuer de vivre. Jules et Anna, sont contactés par une connaissance surgie de leur passé, pour venir ouvrir un cinéma dans une petite ville où l’on vient prendre les eaux, jouer au casino. Pour eux, c’est une nouvelle opportunité qu’ils saisissent avec joie. D’autant plus qu’Anna est photographe et, elle pourra reprendre un commerce sur place. Très vite, ils sentent que pour certains ils ne sont pas les biens venus. Dans le village, il y a ceux qui ne comprennent pas pourquoi faire appel à des étrangers, alors qu’un enfant du pays postulait pour ce poste ! La découverte du corps d’une jeune femme alourdit encore plus l’ambiance. Ce suicide intrigue car sans motivation apparente, de plus cela n’est pas sans rappeler une autre étrange affaire de disparition de jeune femme… Anna veut comprendre pourquoi cette mort sans explication. Entre le désintérêt des autorités et les blessures de guerre que chacun tente de panser, nul ne souhaite creuser dans les affaires des autres…

Le pays a grand besoin d’oxygène après la guerre de 14-18 qui a blessé la France. La haine du Bosch persiste. Le gouvernement a décrété un embargo sur les produits germaniques. Certains voudraient cependant une ouverture à cette interdiction. Un cinéaste allemand a fait un film superbe, exporté jusqu’en Amérique. Jules réussi à obtenir le film en avant-première. Pour son jeune cinéma c’est un événement. Las, des esprits chagrins ne sont pas ravis de cette projection, ils vont le faire savoir durement à Jules qui, du coup, sera licencié. Que faire ? Anna réussi bien dans son travail et Jules tourne en rond, cultive une déprime bien compréhensible. Ne pouvant rester inactif, avec des amis, il décide de tenter de rebondir en se mettant à son compte. En parallèle Anna cherche toujours à comprendre les raisons du suicide, quitte à bouleverser le fragile équilibre du village.


Sylvie Lassalle nous entraîne dans les années folles où tous les possibles sont permis, ou presque ! Un roman terroir autant qu’historique avec une bonne dose de suspense et d’émotions. Il y a la famille que l’on se construit par amitié, les haines générées par la jalousie et, phénomène récent né de la fin du conflit : l’envie de sortir de sa condition, de voir plus grand et plus loin. Jusque-là, chacun emboîtait le chemin tracé par son père en prenant sa suite. Le vent nouveau de l’après-guerre donne envie aux jeunes de redessiner les contours du destin. Reconstruire le pays offre bien des possibilités, dont tous veulent une part du gâteau, fusse au prix de quelques sacrifices ! Redistribuer les cartes ne donne pas forcément un jeu gagnant, quoi que…

Présentation de l’éditeur

En 1920, au cœur des Années Folles, Jules et Anna arrivent dans une petite ville thermale de Gascogne pour prendre la direction d’un cinéma. Mais le jeune couple se heurte à l’hostilité permanente de ces notables du sud-ouest de la France qui ne veulent pas d’étrangers.

L’atmosphère de la ville devient encore plus oppressante quand on découvre le corps d’une jeune femme. En apparence, il s’agit d’un suicide, mais les circonstances rappellent étrangement la disparition d’une autre femme quelques années plus tôt et dont le corps vient juste d’être retrouvé.

Parce que les autorités se désintéressent de ces affaires, Anna décide de découvrir la vérité. Mais, dans cette région où les blessures de la guerre sont encore à vif, on ne déterre pas impunément des secrets que beaucoup voudraient garder enfouis…

Un peu de l’auteur

Source photo Amazon

Sylvie Lassalle vit et travaille à Toulouse où elle enseigne le français depuis de nombreuses années.
Elle aime plus particulièrement la littérature du XIXè siècle tout en s’intéressant aux nouvelles formes d’écriture.
Passionnée d’histoire et de généalogie, des recherches dans les archives en ligne lui ont donné l’idée de son premier roman.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ City Edition (9 juin 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 304 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2824618930
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824618937
• Poids de l’article ‏ : ‎ 458 g
• Dimensions ‏ : ‎ 15.4 x 2.4 x 23.5 cm






<” Le dictionnaire de ma vie, par Charlotte de

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Le dictionnaire de ma vie, par Charlotte de Turckheim

Charlotte de Turckheim, que tout le monde connait pour savoir faire rire, cache derrière un sourire ne la quittant pas, un personnage multiple. Le dictionnaire de sa vie met un éclairage nouveau sur le personnage. Elle se dévoile sous des facettes inattendues. Généreuse, complexée, engagée, timide ou téméraire, avide de comprendre et d’apprendre, Charlotte de Turckheim est une femme d’action. Dans ce livre, l’actrice se dévoile sans fard, nous faisant partager ses combats contre les lourdeurs de son milieu, l’injustice qui la révolte, son goût de comprendre les autres, d’apprendre toujours et encore. Une boulimique de la vie en général qui s’inspire de son vécu, de ses expériences pour trouver matière à nous faire rire, nous émouvoir. Avec un nom qui se dévisse, des origines nobles, Charlotte de Turckheim sait rester les deux pieds sur terre, sans chercher à en imposer.

Dans son livre, elle nous explique les dessous des sketchs qui nous font rire. Charlotte de Turckheim s’inspire d’un vécu peu connu du public. Vivre son enfance dans un hôtel particulier du XVIème avec un huissier devant la porte, tirer le diable par la queue pour tenter de conserver les apparences d’un monde qui s’éteint, ont marqué l’actrice. Elle scénarise cette vie un peu hors du temps de la grande bourgeoisie désargentée, ce monde qui refuse de mourir en peaufinant ce qui se voit, tout en cachant la difficulté de maintenir son train de vie. Charlotte de Turckheim c’est aussi une femme touche à tout, écrivain, scénariste et metteur en scène, elle trouve encore un peu de temps pour s’occuper des autres, pour voyager, découvrir et comprendre.


Personnellement, je n’aime pas les autobiographies, partant du principe de ce n’est pas à soi de faire son auto-promo. Là, l’exercice est différent. Le dictionnaire d’une vie, c’est comme une discussion ente l’auteur et le lecteur. Sans chercher à en imposer, Charlotte de Turckheim nous explique les dessous et les pourquoi de ce qui motive ses actions. Au fil des pages, on découvre une femme éprouvant un besoin de savoir, comprendre et découvrir toujours plus. Le dictionnaire de sa vie, cerne bien son personnage aux multiples talents. Dans ce livre, l’auteur dépoussière un peu l’image BCBG qui lui colle un peu à la peau, mais qui reste le moteur principal de ses one woman show, parce qu’au final, on est vraiment crédible que dans ce que l’on connait bien !

Présentation de l’éditeur

Charlotte de Turckheim est une femme aux multiples facettes, sensible, proche des autres, curieuse de tout. Mais il existe aussi une Charlotte de Turckheim méconnue, indépendante, rebelle, engagée. L’actrice raconte des aspects de sa vie et de sa personnalité dont elle a peu parlé jusqu’à présent : les hommes, ses multiples thérapies, son combat entre gourmandise et minceur, l’orphelinat qu’elle a créé aux Philippines, ses rencontres déterminantes avec Coluche ou avec Zaman, son mari.

Un peu de l’auteur

Source photo GALA 

Anne-Charlotte de Turckheim est la fille d’Arnaud de Turckheim (1928), appartenant à une famille (anoblie en 1782 par le Saint-Empire romain germanique) protestante du Haut-Rhin, et de Françoise Husson.

Après son baccalauréat, elle exerce divers métiers (secrétaire, marchande de vêtements, professeur de français) et entame des études de théâtre en s’inscrivant en 1976 au cours Périmony5, ce qui lui permet de connaître une carrière cinématographique en tant qu’actrice, réalisatrice et scénariste.

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Kero (19 mai 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 216 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702168299
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702168295
• Poids de l’article ‏ : ‎ 240 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.4 x 1.8 x 19.5 cm




















<” Le dictionnaire de ma vie, par Charlotte de Turc

 

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La peur bleue, de Maurice Gouiran

Dans le sud de la France, des vieux harkis finissent leur vie au soleil du midi. En fin, presque tous, car l’un d’entre eux est retrouvé assassiné d’une façon ignoble. La mise en scène est impressionnante, d’une violence rare. De plus, c’est le père d’un flic de Marseille. L’enquête mets vite en évidence qu’il ne s’agit pas d’un, mai de quatre meurtres semblables qui ont été perpétrés. Pour tenter d’y voir plus clair, le capitaine Emma Govgaline et son équipe vont devoir fouiller l’histoire des harkis, plonger dans les dessous d’une guerre vieille de 60 ans. Les meurtres spectaculaires ne touchant que des octogénaires, le point commun doit remonter à une histoire très sale dont les traces se perdent dans le tréfond des mémoires. Ils vont devoir s’immerger dans le sort des harkis ayant combattus pour la France, avant d’être rejetés de part et d’autre de la Méditerranée. Ces pères tranquilles n’ont rien à se reprocher, alors qu’est-ce qui peut justifier une telle violence dans une mise en scène grandiose comme aucun film d’horreur n’aurait osé avoir l’idée ? Puisqu’il n’y a pas de délit, la voyoucratie ne semble pas concernée. Pour pouvoir perpétrer de tels actes, il faut avoir un ressentiment ayant tourné vers une forme de folie. Une folie suffisamment organisée pour éviter de laisser des traces. Les autorités se montrant timides pour défendre des vieux dont nul ne se soucie, Emma et son équipe vont se mettre en quatre pour mettre sous les barreaux l’auteur de ces mises en scène macabres.
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Le sort des harkis est une verrue dans l’histoire de France. Une histoire sale avec notre regard d’aujourd’hui. Dans les années soixante, la vision de l’époque était tout autre, la guerre d’Algérie avait laissé des traces violentes dans la mentalité de l’époque. L’Algérie devenue indépendante, ces arabes français n’étaient pas les bienvenus. Parqué dans des camps sordides, ils n’ont cependant pas défrayé la chronique, se faisant oublier pour tenter de vivre malgré tout. La violence extrême des meurtres laisse la police perplexe. Pour avoir une telle rage, le meurtrier, dont le mobile semble être la vengeance, doit avoir un point commun avec ces pères tranquilles. Ce peut-il qu’il ait attendu 60 ans pour assouvir ces représailles ? Maurice Gounran nous entraîne dans les dessous d’une guerre sale dont tous semblent vouloir effacer le souvenir. Se faisant, il nous montre une face cachée de la guerre d’indépendance de l’Algérie.

Maurice Gouiran nous offre ici un polar aussi noir que peuvent l’être des crimes ignobles, perpétrés avec un souci du détail apte à choquer l’opinion. Tuer par vengeance est d’un banal triste à pleurer, là, l’auteur des crimes veut laisser sa marque, qu’on s’en souvienne ! Son combat, il désire qu’il reste dans les annales du crime. Au travers de ces actes odieux, il fera payer à la France entière l’Algérie française, la décolonisation et, une autre blessure le touchant de près. Dans un polar, on aime bien se faire des frissons, avec La peur bleue, le lecteur s’en fera une belle ! C’est froid, sanglant et méthodique comme une punition ultime. La vengeance est un plat qui se mange froid, celui-ci, après 60 ans de placard n’en sera que meilleur.

Présentation de l’éditeur

Plusieurs meurtres de vieux harkis, dans une scénographie aussi horrible que spectaculaire, semblent dégager d’effrayants relents de vengeance. Mais qui peut en vouloir aujourd’hui à ces octogénaires ? Et pourquoi ? Clovis Narigou se laisse entraîner, une fois de plus, dans une enquête qui fera resurgir les vieux fantômes et les non-dits d’une guerre d‘Algérie qui n’osa jamais dire son nom. Ses investigations lui feront découvrir la bleuite – une vaste opération d’infiltration et d’intoxication qui, excitant la paranoïa des willayas, déclencha de sanglantes épurations – mais aussi la dramatique situation des harkis, indésirables en Algérie et malvenus dans une France qu’ils ont servie. Les recherches de Clovis Narigou et de la capitaine Emma Govgaline s’avèrent d’autant plus délicates qu’il y a de l’électricité dans l’air : la cité phocéenne est en proie au scandale de l’habitat indigne, des immeubles effondrés et des logements insalubres loués par quelques élus locaux indélicats. Et comme le commissaire Arnal a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la mort de quelques vieux Arabes, Clovis et Emma feront le boulot…

Un peu de l’auteur

Source image Babelio 

Né le 21 mars 1946 au Rove (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, dans une famille de bergers et de félibres.
Il passe son enfance dans les collines de l’Estaque, avant d’effectuer ses études au lycée Saint-Charles et au lycée Nord de Marseille, puis à la Faculté, où il obtient un doctorat en mathématiques. Sa thèse, “Ondes de souffle avec relaxation de vibration” a été exploitée dans le domaine de la propulsion.
Spécialiste de l’informatique appliquée aux risques et à la gestion des feux de forêts, il a été consultant pour l’ONU. Il enseigne également à l’université.
Depuis 2000, il a écrit de nombreux romans policiers, dont plusieurs ont été primés1. Dans son numéro spécial d’avril 2016, le magazine Marianne le classe parmi les 30 auteurs français qui comptent…

Inébranlable. Dans ses polars, Maurice GOUIRAN ne s’attache pas aux chiffres de l’Histoire, il s’attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts… Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits… Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes… Il n’invente (presque) rien, il n’enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !

« La guerre d’Algérie n’a été que rarement relatée par l’écrit et l’image, même si les quelques films et romans qui lui furent consacrés restent dans nos mémoires. Elle est toujours l’objet d’interminables polémiques, d’interprétations et de clichés partisans, voire volontairement déformés. Soixante ans plus tard, ses plaies tardent toujours à se refermer. Même si je n’y ai jamais participé personnellement, elle reste un conflit majeur qui a marqué mon enfance. Abordé dans Les vrais durs meurent aussi, j’ai toujours pensé que ce conflit méritait un plus grand développement, à condition bien entendu de trouver un angle de vision novateur. L’opération menée à partir de 1958 sous le nom de « bleuite » (qui donne son nom au roman) m’a paru assez significative à ce sujet. Elle me permettait, en outre, d’aborder le problème des harkis. Quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur l’engagement des harkis, force est de reconnaître que le sort que la France leur a réservé est assez indigne. Le second angle d’accroche de cette histoire est le scandale des logements indignes et des immeubles effondrés qui secoue la ville depuis plus de deux ans. J’ai déjà abordé le problème de la pression immobilière à Marseille (dans Train bleu, Train noir ou Putains de pauvres ! notamment) mais en novembre 2018, les choses avaient empiré : l’appât du gain de quelques-uns avait tué et l’indigence des projets municipaux dans ce domaine, porté au regard de tous, était flagrante. » Maurice Gouiran.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 256 pages
• ISBN-10 : 2377221270
• ISBN-13 : 978-2377221271
• Poids de l’article : 249 g
• Dimensions : 14 x 2.1 x 21 cm






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May Fly, de Gérard Coquet

Naviguant dans la vie en sourdine, en bon père de famille, bref un cadre sachant vivre sans tomber dans le Bobo voyant, Salvatore Bonato a perdu sa tranquillité. Il a peur pour sa vie au point de se mettre sous la protection de la police. Le discret comptable du terrorisme international a détourné des sommes folles des comptes islamistes. Pour obtenir la couverture policière, il a passé un deal avec les flics irlandais. Le globetrotteur de la finance occulte s’est réfugié en Irlande qui lui rappelle de bons souvenirs d’enfance. Le marché est simple : Salvatore avoue être l’auteur de deux crimes en échange de renseignement sur le financement du terrorisme. Cependant, il exige que ce soit le lieutenant Ciara Mac Murphy qui fasse les interrogatoires. Cette dernière qui a donné sa démission de la police est rappelée bien malgré elle a reprendre du service. Entre une inspectrice au caractère volcanique et le comptable, c’est un duel larvé qui s’instaure. Le truand exaspère autant qu’il fascine Ciara. Il lui rappelle de mauvais souvenir, mais détient sans doute aussi une vérité dont elle ignore tout ! Salvatore tourne autour du pot, fait durer les choses pour gagner du temps. Traqué par ses anciens complices, ces derniers sont venus des pays de l’est afin de mettre la main sur lui. La tête qui chapeaute l’organisation a lancé une fatwa sur tout ceux qui dirigeaient cette banque offshore, afin de renouveler le personnel. Chaque fois que l’un des membres est exécuté, Ciara obtient une petite confession supplémentaire. L’étau se resserrant, Salvatore tente de sauver les meubles, de conserver au moins une partie des fonds qu’il a détourné, mais en a-t-il encore les moyens ?

Gérard Coquet nous plonge dans le grand banditisme, celui sans frontière, sans tabou ni limite. Des voyous de haut vol ne s’embarrassant pas de sentiment. Sur leur passage, les cadavres s’accumulent. Ils liquident sans l’ombre d’une émotion. Surarmés, ils vont au bout de la mission. S’il faut faire parler un témoin, ils disposent de tout un tas de raffinements très moyenâgeux pour obtenir ce qu’ils veulent. En face, la police irlandaise, dont bien des membres sont issus de la branche armée de l’IRA, doit frôler, voire franchir les limites du droit pour tenter d’enrayer l’hécatombe des assassinats jalonnant l’avancée des tueurs pourchassant Salvatore. Ils sont très bien informés car ils ont une source d’information redoutable, touchant de près le comptable. Une opération de protection policière qui tourne à une forme de guerre dont les civils ne seront pas épargnés. Un proverbe irlandais dit : quand il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir ! Les irlandais sont habitués à la dureté du climat, de la vie en général. Cependant, le combat contre un bataillon venu de l’est en plein hivers n’arrange pas les choses. Face à la force brute, seule l’instinct de survie et la force de volonté permettra à certains de s’en sortir vivants, bien que marqués à jamais…

Un roman noir, très noir ! Gérard Coquet situe en Irlande son histoire. Un pays où les légendes se mêlent à la vie de tous les jours, où l’on est habitué à la dureté de la vie, à se battre contre l’envahisseur. La violence du commando atteint des sommets pour débusquer le comptable sous protection. L’atmosphère fantasmagorique irlandaise se prête bien à ce combat hors norme. Loin des villes, la nature reste très sauvage, sur une petite ile encore plus, car c’est sur l’une d’elle qu’est caché Salvatore Bonato. Une eau à 12 degrés par beau temps, un ressac d’enfer sont une protection intéressante. Franchir le bras de mer pour mettre le pied sur l’ile discrètement nécessite des complicités, donc autant de témoins gênants ! Finalement, l’élimination systématique des témoins mettra en difficulté le gang de tueurs. Des énergumènes qui n’hésitent pas à mettre une femme au barbecue pour faire parler le mari, plonge le lecteur dans les méthodes de l’inquisition. C’est violent, sanglants et ignoble ! Les amateurs de thrillers gorgés d’hémoglobine apprécieront.

Présentation de l’éditeur

Salvatore Bonato est un homme prudent et matois qui a toujours géré sa vie en bon père de famille. Mais est-il possible d’en être un quand on est le comptable du terrorisme et que l’on vient d’en détourner les fonds ? Devant le monstre qu’il a réveillé, il choisit de se placer sous la protection de la police, accepte de livrer ses secrets, mais pose une condition : que Ciara McMurphy recueille sa confession. C’est aussi lui qui impose l’endroit de la rencontre : Inishbofin, une île au large des côtes du Connemara. Inishbofin, c’est l’île de la vieille femme et de sa vache blanche. Dans la légende celtique, quand elles émergent du brouillard et errent sur les plages de galets, c’est pour annoncer un désastre. Et pour Ciara, c’est un mauvais souvenir. Quand elle avait quatre ans, c’est sur ce caillou perdu en face de la pointe d’Aughrus que sa mère s’est noyée. Pourquoi l’Italien a-t-il décidé de se mettre en scène là-bas ? Quelle idée a-t-il en tête ? Comment se comporte une truite vorace devant les ailes diaphanes d’une May Fly ?

« Chez Coquet, la dent est carnassière, la pensée noire, mais le cœur est ouvert attiré par la lumière chaleureuse de l’âtre où la tourbe se consume. » Nyctalope.

Un peu de l’auteur

Source photo FACEBOOK de Gérard Coquet

Bien que lyonnais atavique et assumé, Gérard Coquet est un fan de l’Irlande où il va se ressourcer dès qu’il le peut… Au programme : paysages grandioses et désertiques, barrique de Guinness et pêche à la mouche ! Cela semble divinement lui réussir puisqu’il revient à chaque fois avec des histoires passionnantes et à ne pas dormir debout ! Des histoires irlandaises, avec des légendes, des contes, des vengeances, et Ciara McMurphy, qui à elle seule vaut le détour ! Flic de choc hors protocole standard, grande gueule, pugnace, combattive, amoureuse, elle ne lâche jamais rien et semble prête à régler toutes les embrouilles qui se présentent à elle ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne manque pas. La dernière en date, c’est cet Italien, là, ce Bonato, qui semble amener avec lui un wagon d’emmerdements… Est-ce qu’elle adore ça ? On se le demande ! Mais ce qui est certain, c’est qu’avec elle, ça va être chaud, brutal et efficace !

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 256 pages
• ISBN-10 : 2377221327
• ISBN-13 : 978-2377221325
• Poids de l’article : 249 g
• Dimensions : 14 x 2.1 x 21 cm






<” May Fly, de Gérard Coquet”>

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Fucking Melody, de Noël Sisinni

Tout juste quinze printemps au compteur, celle qui se fait appeler Fiorella, séjourne dans une clinique. L’incertitude de l’avenir, un passé semblant déjà un passif, lui font s’inventer un monde. Le mensonge est pour elle un refuge pour se donner un petit rôle dans une vie qui ne l’attendait pas… Fiorellla s’est malgré elle prise d’amitié pour Soline, une adulte, une presque vieille qui lui rend visite régulièrement. Lors d’une sortie avec elle, Fiorella tombe amoureuse de Boris, le compagnon de son amie. Un amour à sens unique, mais qui lui donne envie de vivre à fond, et très vite car elle se sait atteinte d’un cancer, que son espérance de vie est sacrément compromise. Vivre peu, vivre à fond devient sa devise. Facilement très agressive par mesure de protection, par peur de l’autre, parce que n’ayant jamais eu d’amour elle ne sait pas comment se pratique cette religion que tout le monde recherche. Elle démontrera à Boris que personne d’autre ne saura l’aimer autant qu’elle. Pour atteindre son but, Fiorella se dotera des armes nécessaires, contraindra Boris à l’accompagner dans sa fugue. Fermement décidé à éliminer tout obstacle devant eux, Fiorella ira jusqu’au bout dans son voyage vers l’obscurité : la fuite est devenue la seule issue possible, quitte à frôler de trop près le bord du précipice…

L’histoire de Fiorella prends vite l’air d’un road trip. Si elle ne sait pas d’où elle vient, elle sait parfaitement qu’elle n’ira nulle part. Une vie aussi brève que son cancer évolue vite. Tout juste 15 ans, mais déjà plus de temps devant elle. Elle décide de brûler toutes les étapes, ces pertes de temps juste capables de créer des souvenirs dont elle n’a rien à faire. Derrière elle et Boris, il y a toute une structure mise en place afin de les retrouver. Certes par contrainte, mais aussi par affection quasi paternelle, Boris tente un ultime saut de l’ange pour Fiorella. Leur fuite relève du détournement de mineur aux relents de pédophilie pour la police. Ce que ne peuvent pas comprendre les flics, c’est pourquoi tant de monde semble vouloir aider Fiorella et Boris. Qui protège qui, et pourquoi ?


Noël Sisinni nous met un flingue dans le dos pour nous emmener dans les valises des fuyards. La cause de Fiorella devient vite la nôtre, ou du moins la trouvera-t-on presque justifiée. Les horreurs dont la gamine est capable se lissent en regard de son désespoir. Un passé de merde, pour une vie de merde sans solution rendrait un peu nerveux n’importe qui. Jusqu’auboutiste, sans les freins d’une éducation, ni l’affection qui arrondit les angles, Fiorella fonce en roue libre vers un avenir mort-né. Toute l’habileté de l’auteur est de nous faire gober les pires couleuvres, faire admettre l’inacceptable, parce que finalement, elle est adorable cette furie de 15 ans. A peine pubère, elle a déjà plus vécu que bon nombre de vieillards. Son cancer galope, elle aussi ! Elle achète la liberté lui restant à vivre au prix fort. Un roman froid, nerveux et tendre, où le désespoir le dispute à l’envie de vivre encore un peu. Fiorella qui n’a que faire de souvenirs qu’elle n’aura pas le temps de convoquer, marquera durablement ceux qui l’auront côtoyée.

Avec un pétard dans son baise en ville, tout devient possible !

Présentation de l’éditeur

« Elle va, le crabe dans une poche, un flingue dans l’autre, elle va… »

Elle a quinze ans, est en soins dans une clinique spécialisée et se fait appeler Fiorella. Pas sûr que ce soit son vrai prénom… Elle ment beaucoup, s’invente des passés, traficote le présent, et ne se projette pas dans l’avenir vu qu’elle vient d’apprendre que le sien est limité. Une saloperie quelque part dans la moelle épinière selon les médecins. Alors, il lui faut vivre, vivre passionnément et vite… Et comme toutes les filles de son âge, elle veut connaître l’amour. Alors elle jette son dévolu sur Boris, le compagnon de Soline, son amie qui officie comme clown dans la clinique. Boris, dessinateur de bandes dessinées, est un personnage lunaire qui vit dans son monde. Un coup de foudre pour Fio. Pris en otage par la jeune rebelle qui, pour aller au bout de son rêve, n’hésite pas à éliminer tout ce qui se met en travers de son chemin, Boris se retrouve dans l’obligation de fuir avec elle pour échapper au rouleau compresseur à leur poursuite. Mais plus ils avanceront vers l’ouest, plus l’horizon va s’obscurcir…

Un peu de l’auteur

Noël Sisinni aime particulièrement les histoires de rencontres et les voyages initiatiques… Sa première idée est donc de placer deux personnages en situation d’exception. « La suite, quand mes deux personnages sont bien caractérisés, je me laisse porter par eux, et s’ils existent vraiment, il arrive ce moment magique dans l’écriture où ce sont eux qui me racontent leur histoire. Je ne suis plus maître de la situation et ne peux plus changer leur destin. Parfois ça finit bien, parfois très mal. Fucking Melody n’échappe pas à ce principe. La jeune Fiorella, rebelle et sans compromis, prend en otage un dessinateur de bandes dessinées. Elle veut absolument connaître la passion avec lui. Elle a quinze ans, il en a quarante. Qu’ont-ils en commun ? Au départ, rien, à la fin, quelque chose de fort sera passé entre eux. » Un premier roman ultra-sensible écrit sur le fil du rasoir !

Noël Sisinni est né au début des années cinquante à Paris. Il a tout juste vingt ans quand il quitte l’usine et sa banlieue pour suivre le mouvement soixante-huitard du retour à la terre. Il s’installe en petites Cévennes pour faire de l’élevage et du maraîchage. Il touche à tout : successivement paysan, bûcheron, maçon, peintre et sculpteur. Il a aussi envie de toucher au cinéma. Poussé par une copine, il devient acteur puis décide de se lancer dans l’écriture de scénario. Il obtient l’avance sur recette du CNC (Centre national du Cinéma) en tant qu’auteur. Le film sera réalisé avec Kirk Douglas dans le rôle principal. Malheureusement le public n’est pas au rendez-vous, mais Noël ne se démoralise pas et se tourne vers la télévision. Il signe plusieurs téléfilms et séries policières, Navarro, Engrenages, etc. Fucking Melody est son premier roman. Mais sans doute pas le dernier.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 232 pages
• ISBN-10 : 2377221335
• ISBN-13 : 978-2377221332
• Poids de l’article : 200 g
• Dimensions : 12.5 x 1.9 x 19.5 cm






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Les promesses de l’innocence, d’Éric Le Nabour

Trois jeunes femmes, tout juste au sortir de l’adolescence, étroitement liées bien que très différentes aiment fêter ensemble leurs anniversaires. Elles sont nées le même jour ! A elles trois, elles font la démonstration qu’il est possible de vivre en paix, quelle que soit la religion. L’une est chrétienne, la seconde musulmane et la dernière juive. Sous le soleil d’Alger, en 1954, commence à bruisser un air de révolte. Quelques agitateurs mobilisent contre le colonisateur pour revendiquer l’indépendance. Ce que pudiquement la France nomme des événements, devient vite une lutte armée. De confessions différentes malgré l’amitié les unissant, elles se voient de moins en moins. Chacune à désormais des préoccupations les accaparant totalement. Les parents de Clotilde, dont le père est militaire, l’envoient poursuivre ses études à Paris pour plus de sécurité. Les frères de Naïma s’engagent avec les fellaghas, Judith tombe amoureuse et doit fuir sa famille, Le souvenir d’une amitié si forte peut-il dominer les drames qui toucheront chacune d’elles ? Ebranlées et meurtries, elles vont devoir puiser en elles des ressources jusque-là impensables afin de trouver une nouvelle manière de vivre, de panser les blessures les affectant car vivre est aussi apprendre à regarder vers demain.

La guerre d’Algérie a brisé bien des idéaux, des vies fauchées, tout un tas d’horreur apportée par la guerre. Éric Le Nabour nous entraîne dans ce que la France n’osait pas nommé par son nom, au cœur de la guerre d’Algérie. Une guerre sale, une guerre presque fratricide entre deux peuples qui n’avançaient pas à la même vitesse. La France restait assise sur ses certitudes et, l’Algérie voulait une liberté légitime. Au milieu de tout conflit armé, il y a des gens qui cherchent à continuer de vire, d’aimer, de chercher le repos ou à s’impliquer. Cependant, les drames jalonnant les affrontements laissent des cicatrices, à jamais des plaies ouvertes pour certains, qui se lissent avec le temps pour d’autres. La force de l’amitié entre les trois jeunes femmes peut-elle dominer les tragédies dont elles ont été victimes ? Le sourire peut-il revenir malgré sang versé, les larmes et la peur ? Elles vont devoir trouver en elles des ressources dont elles ne se savaient pas capables pour aller vers un monde nouveau, une fois les cartes redistribuées.


Éric Le Nabour signe un roman où l’amour le dispute à la haine. Un livre aigre doux comme un divorce un peu raté. Des envies de liberté, le sentiment d’être coincé dans un costume mal taillé et tout explose ! La violence n’a pas de camp, pas plus que l’amitié. Prises dans la tourmente de cette guerre, les trois jeunes femmes représentent les trois confessions religieuses. La religion n’était pas la cause de la guerre, mais elle n’arrangeait rien. En effet, l’amitié réelle peut être sans pour autant admettre la mixité dans l’intime. On peut se respecter sans qu’il soit envisageable de se mélanger. Au centre des événements d’Alger, l’envie d’indépendance au lendemains radieux, préserver les traditions cultuelles se dessinait. Aucun talent permet de bien finir une guerre, mais il en faut beaucoup pour dominer un tel roman, sans cesse au bord de la rupture entre deux peuples si proches et si éloignés. Le prix de la liberté possède suffisamment de force pour briser les acquis afin de conquérir de nouveau horizons, de vivre enfin libre en continuant de penser à l’autre.

Présentation de l’éditeur

Novembre 1954. Sous le soleil intranquille d’Alger, trois amies célèbrent leurs vingt ans le même jour. Dans cette Algérie aux beautés enchanteresses, chacune vit sa jeunesse traversée par des doutes et des espoirs. Entre ses parents et l’officier auquel on veut la marier, Clotilde sent le contrôle de sa vie lui échapper. Naïma a dû renoncer à devenir infirmière pour veiller sur son père malade et ses frères. Judith, étouffant dans le cocon familial traditionnel, vit une passion
secrète avec son amant arabe.
Trois destins que tout, en apparence et dans la précipitation des événements, doit vouer à la rupture sinon à l’affrontement. Et pourtant…
Un roman choral sur la force sacrée de l’amitié et les choix courageux de trois femmes qui ne cesseront de se chercher, de part et d’autre de la Méditerranée.

Un peu de l’auteur

Source photo BABELIO

Il publie son premier livre, Charles X, le dernier roi, en 1980, alors qu’il a dix-neuf ans. La préface, élogieuse, est signée par Alain Decaux — quand Le Monde estime qu’il manque « d’idées générales ».
Il a ensuite écrit une quarantaine de livres, et signé de nombreux articles publiés dans Historia ou Chroniques de l’histoire. Il a également fait partie de l’équipe de l’émission « Les Voyageurs de l’Histoire », diffusée sur France 2, animée par Jacques Martin, sur une idée d’Alain Decaux.
La plupart de ses romans, biographies de personnages célèbres et récits font une large place à l’histoire. Cela lui vaut d’être sollicité, outre pour ses propres articles, mais également pour enrichir des dossiers publiés dans des revues grand public, comme Secrets d’histoire.
« Guénonien », il s’est également intéressé, entre autres, à la légende du Graal.
Source : WIKIPEDIA

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (20 mai 2021)
• Langue : Français
• Broché : 416 pages
• ISBN-10 : 2258118816
• ISBN-13 : 978-2258118812
• Poids de l’article : 449 g
• Dimensions : 15.1 x 2.7 x 21 cm






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Dévolution, de Max Brooks

Une petite communauté de bobos fortunés est perdue dans les bois près de Seattle. Ces rats des villes, habitués au confort, à la vie facile, ont créé ici un refuge pour renouer avec la nature, fuir la pollution et l’agitation des grandes villes. Cependant, parce qu’ils en ont les moyens, les maisons très écolos fonctionnent en autosuffisance : tout est informatisé pour n’avoir à se soucier de rien. La nature oui, mais avec tout le confort qu’offre le monde moderne ! Grace à la fibre optique, ils restent en contact avec le monde du travail. Suite à l’éruption d’un volcan situé derrière les montagnes les protégeant, leurs moyens de communication sont rompus. Ils sont désormais seuls face à un quotidien plus rude que prévu. Dans son journal, Kate relate comment la sérénité d’une vie dans la nature est vite devenue un enfer, une fois le lien avec la civilisation qu’ils fuyaient rompu…
Dévolution raconte cette histoire au travers du journal de Kate et des témoignages de ceux qui ont vécus cette irruption volcanique, notamment de la police et des secouristes qui cherchaient les survivants.

Un roman presque de science-fiction, car il reste presque dans l’ordre des possibles hormis les visiteurs qui feront trembler cette petite communauté de happy few. Max Brooks restitue très bien l’ambiance de ce qui pourrait survenir lorsque des citadins ignorants tout de la nature vers laquelle ils prétendent se rapprocher, se trouvent confrontés à la réalité de l’existence. La sérénité d’une vie au calme loin de la civilisation, c’est oser se frotter à la loi du plus fort régissant la vie sauvage. Les quelques couples vivant cette immersion dans le monde parfait et harmonieux de la forêt vont vite découvrir que la vie sauvage est justement sauvage… Loin des idées de Rousseau dont le monde par essence pacifique est perverti par l’homme, les as du clavier et de la visioconférence vont devoir se relever les manches, trouver en eux les ressources nécessaires, non plus pour vivre, mais afin de survivre et tenter de se prémunir des attaques de Big foot. Big Foot est certes un mythe, une légende qui perdure depuis la nuit des temps quelque soit la civilisation, mais toute légende ne vient-elle pas d’une vérité née d’une peur collective, pouvant ressurgir n’importe quand ?

Max Brooks signe un roman époustouflant ! La vie rurale, au contact de la nature dont rêvent les citadins nés au contact du bitume est certes très belle côté artistique, mais présente aussi ses singularités qui sont naturelles aux ruraux, mais rapidement insupportables aux gens des villes. La ville a ses bruits, la nature aussi. Dans vie sauvage, les bobos BCBG oublient vite la signification de sauvage, qui vit en liberté dans la nature dixit le dictionnaire, oubliant de mentionner qu’une vie dans le nature relève de la sauvagerie dont le double sens comporte une violence certaine. La culture, l’éducation ont transformé l’homme primitif en être capable de rêver son monde pour l’adapter à sa vision du confort. Le règne animal n’ayant pas cette faculté, c’est par la force que se maintien un équilibre. Les naufragés écolos vont vite le découvrir. Ils vont devoir réapprendre les gestes oubliés, trouver des ressources pour tenter de survivre en l’attente des secours, se mesurer aux sentiments très humains que sont la peur, la couardise, l’ambition et le mensonge. Face à lui-même, chacun révèlera sa vraie nature. Max Brooks nous offre ici une satire poussée à l’extrême de ces gens fuyant les villes pour se retrouver à poil dans une nature très éloignée de l’idée qu’ils s’en faisaient.

Présentation de l’éditeur

Bienvenue à Greenloop, près de Seattle, petite communauté écolo privilégiée permettant à des ultra-riches de vivre au plus près de la nature, mais avec une technologie de pointe. Quand un proche volcan entre en éruption, Greenloop est soudain coupée du monde, et ses habitants jetés dans une épreuve de survie au jour le jour.

Kate Holland relate dans son journal intime comment son petit coin de paradis devient un enfer, surtout quand s’abat sur les survivants un prédateur inattendu : le Bigfoot. Pour survivre, la communauté doit désapprendre tout ce que le monde moderne lui a inculqué.

Entre le journal de Kate et les nombreux témoignages extérieurs, nous reconstituons une ahurissante histoire de survival horror. À la fois conte horrifique et voyage scientifique, Dévolution est une lecture intense, qui questionne le conflit entre nature et monde civilisé.

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Né à : New York , le 22/05/1972 Maximillian Michael Brooks, dit Max Brooks, est un écrivain et scénariste américain.

Il est le fils du réalisateur Mel Brooks (1926) et de l’actrice Anne Bancroft (1931-2005) (mariés en 1964). Il est diplômé en 1994 au Pitzer College.

De 2001 à 2003, il fut membre de l’équipe créative du “Saturday Night Live”. En tant qu’acteur, il est apparu dans les séries télé “Roseanne”, “Pacific Blue” et “7th Heaven”.

Max Brooks est l’auteur du “Guide de survie en territoire zombie”(“The Zombie Survival Guide”, 2003), ouvrage proposant des conseils en cas d’imminente invasion de revenants et développant le sujet de la pop-culture du “zombie”.

Son livre suivant, “World War Z” (2006) traite de la guerre entre les humains et les zombies. Paramount Pictures acquiert les droits pour une adaptation cinématographique et le film “World War Z”, réalisé par Marc Forster avec Brad Pit dans le rôle titre, sort à l’été 2013.

Il est également scénariste de comics, notamment “Attaques répertoriées” (“The Zombie Survival Guide: Recorded Attacks”, 2009), adapté d’une partie du “Guide de survie en territoire zombie” et illustré par Ibraim Roberson.

En 2003 il épouse la dramaturge Michelle Kholos avec laquelle il a un fils. Ils vivent à Los Angeles.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (31 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 270 pages
• ISBN-10 : 2702180752
• ISBN-13 : 978-2702180754
• Poids de l’article : 500 g
• Dimensions : 15.3 x 2.7 x 23.5 cm






<” Dévolution, de Max Brooks”>

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Pour oublier la nuit, de Françoise Bourdon

1720, Pour la jeune Julie qui déborde de vie, la vie auprès de son père, faïencier en Provence, s’écoule tranquillement. Elle a la chance d’avoir une famille qui la laisse libre de s’exprimer comme elle l’entend. En effet, Julie qui ne s’intéresse nullement aux tâches domestiques, ni à l’atelier familial, préfèrent apprendre le maniement de l’épée, la lecture et les grandes discussions sur les auteurs qu’elle affectionne. Pour son vingtième anniversaire elle reçoit de Ninon, une amie de Livia, sa mère décédée lors de la grande peste à Aix-en-Provence, une lettre témoignant de ce qu’a été sa courte vie. Julie est bouleversée, révoltée qu’il puisse exister tant d’horreur. Décidée de venger sa mère, Julie prend le chemin d’Aix et se rend chez Ninon. Cette dernière lui confirme la machination ignoble ourdie par quelques nobliaux locaux au détriment de Livia. Ces derniers sévissent toujours dans une totale impunité. Travestie en garçon pour être plus libre de ses mouvement, Julie devenue Jule pénètre les cercles fermés de cette aristocratie sans foi ni loi, dont seul compte leur propre plaisir. Elle découvre un monde dangereux, où seule la noblesse détient le pouvoir. Sa maîtrise du fleuret lui ouvre les portes d’une salle d’arme où elle peut perfectionner son habileté, mais aussi mesurer la puissance de ceux qu’elle veut affronter. Aura-telle la force d’aller jusqu’au bout de son désir de vengeance, malgré les mises en garde de ses amis et, l’amour qu’elle éprouve pour un jeune clerc de notaire qu’elle a rencontré ? Julie est partagée entre la peur de flancher au risque de sa vie et l’amour qui l’étreint, un sentiment de plénitude dont elle ne soupçonnait pas qu’il puisse exister…

La perversion n’épanouit mieux lorsque l’on est certain de ne rien risquer. Les noceurs d’Aix-en-Provence l’on bien compris. Aussi ne s’attaquent-ils qu’aux pauvres, n’ayant plus de famille, dont le sort n’intéresse personne. Ils évitent soigneusement les nobles et bourgeois qui risqueraient d’être entendu par une justice qui jusqu’ici regarde pudiquement ailleurs. A Aix, Julie est inconnue, son habileté avec une épée lui offre l’occasion de se mesurer à celui qu’elle abomine par-dessus tout, celui qu’elle veut détruire à jamais. Ce dernier est plus fort que les autres combattant, cependant une botte secrète que lui a enseigné son grand-père lui permet de dominer le combat. Battu par un inconnu, pas même un noble, est une insulte grave qui conduit Villèle a imaginer un plan pour pouvoir affronter ce jeune insolent si sûr de lui dans un duel à mort dont il est certain de sortir vainqueur, car il en maîtrisera les règles… Julie-Jule est enlevée par des hommes de main de Villèle : les dés sont jetés pour un duel ultime. Un affrontement où chacun devra défendre son honneur, où tous deux seront animé par la haine de l’autre !


Françoise Bourdon signe un roman passionnant, chargé de rebondissement dans une histoire qui se révèle au long du livre. C’est un véritable thriller historique, mais relativement crédible afin de donner du corps à l’histoire. Françoise Bourdon anime le ressentiment de son lecteur en lui montrant le pire de ce que peuvent inventer ceux qui s’ennuient en possédant tout. Jusqu’à la révolution de 1789, la loi du plus noble régissait tout pourvu que l’on ne s’attaque pas à ses semblables. Les pauvres n’avaient guère plus d’existence que les objets que l’on peut jeter après usage. Julie a quitté un village calme où la vie souriait pour aller vers la ville avec son agitation, ses spectacles, le paraître et les sorties. Un univers nouveau pour elle, mais un endroit où coexiste le monde du dessus et celui du dessous. Un roman qui ravira les amateurs d’émotions fortes !

Présentation de l’éditeur

La jeune et fougueuse Julie vit auprès de son père dans la demeure ancestrale des Ségurat, maîtres faïenciers à Moustiers- Sainte-Marie en Haute-Provence. La perte de sa mère, Livia, lors de l’épidémie de peste de 1720, reste une blessure inguérissable qui se ravive lorsqu’on lui remet, le jour de ses vingt-ans, le récit que celle-ci a laissé de sa courte existence.

Livia, une orpheline, y révèle avoir été manipulée par des aristocrates aixois qui ont fait d’elle l’instrument d’une conspiration diabolique. Elle est parvenue à échapper, à ses bourreaux mais a vécu jusqu’à son dernier souffle dans la crainte de retomber entre leurs mains.

L’intrépide Julie n’a plus qu’une idée en tête, rejoindre Aix-en- Provence pour venger sa mère. Elle ne sait pas encore qu’elle s’attaque à des hommes fortunés et puissants. Elle a cependant des atouts qui ne seront pas de trop : son adresse à l’escrime et son habileté au pistolet…

Un peu de l’auteur

Source photo Editions Calmann-Levy

Françoise Bourdon a été enseignante avant de se consacrer à l’écriture, sa passion de toujours. Elle a choisi pour cadre de ses derniers romans sa Provence d’adoption. Passionnée d’histoire et de littérature, elle fait revivre les métiers oubliés et les vies quotidiennes d’autrefois, en souvenir d’un arrière-grand-père compagnon du Tour de France et bâtisseur. Elle réside à Nyons.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (14 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 384 pages
• ISBN-10 : 2702167373
• ISBN-13 : 978-2702167373
• Poids de l’article : 576 g
• Dimensions : 15.4 x 3 x 23.5 cm






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