Séquences mortelles, de Michael Connelly

Accusé de meurtre par deux inspecteurs de la criminelle, Jack McEvoy, a l’impression de vivre un mauvais film. Certes il a connu la victime, mais juste pour une rencontre d’un soir et, c’était il y a longtemps ! Dans ce cas, pourquoi avait-elle les coordonnées de Jack ? Les inspecteurs le mettent en détention provisoire. Journaliste dans une revue en ligne dont la vocation est la défense du consommateur, il est rapidement relâché pour charges insuffisantes. Jack persuade alors son rédacteur en chef de le laisser mener sa propre enquête sur le meurtre dont il est soupçonné. Il découvre que d’autres jeunes femmes ont été assassiné par le même procédé : le cou brisé. En fouillant, en interrogeant les personnes les ayant connues un détail l’intrigue. En effet, toutes ont fait un test génétique dans la même société. Toujours sous la surveillance des inspecteurs, il constitue une petite équipe pour tenter d’y voir plus clair et, se disculper totalement. Pendant ce temps, un tueur continue de se préparer à sévir de nouveau…

Michael Connelly signe à nouveau un thriller dont l’intrigue est parfaitement ciselée. S’il y a des points qui se recoupent, les traces disparaissent rapidement. Jack peine à trouver le lien entre la société de tests génétique et les victimes. Il devra enfreindre un peu la loi pour trouver enfin un indice sérieux. Il semble qu’un gène particulier intéresse le tueur. Si le dirigeant de la société a eu des reproches à se faire autrefois, pour une accusation de viol classée sans suite, cela n’en fait pas pour autant un assassin. Pourtant, en creusant un peu, Jack McEvoy trouve une incohérence dans les minutes de son procès. C’est peu de chose, mais sans autre piste Jack décide de tenter d’éclaircir cet indice qui le conduit encore une fois vers des tests génétiques. Trouver le bon ADN sera sans doute la clef de l’énigme.


Michael Connelly nous offre aujourd’hui un polar choc, qui démontre que ce que l’on pense confidentiel ne l’est jamais vraiment. Notre siècle est celui de l’hyper communication grâce à l’évolution extraordinaire de la technologie. Cependant, nous laissons de la sorte des traces que des hackers de génie savent exploiter. Mais pas que, les sociétés avec lesquelles nous interchangeons se revendent nos données à des fins publicitaires. Alors que nous pensons acheter en sécurité, notre intimité nous échappe rapidement ! Désormais, le Dark Web est devenu l’arme ultime des malfrats de tous bords. Pour commettre ses crimes ignobles, l’assassin reste caché derrière un pseudo glaçant en effaçant toutes traces le concernant. C’est un polar envoutant, ignoble, mais qui se déguste avec avidité. Seule une alliance improbable permettra, peut-être, de solutionner l’affaire, bien que…

Présentation de l’éditeur

L’illustre Jack McEvoy, maintenant journaliste au Fair Warning, un site Web de défense des consommateurs, a eu raison de bien des assassins. Jusqu’au jour où il est accusé de meurtre par deux inspecteurs du LAPD. Et leurs arguments ont du poids : il aurait tué une certaine Tina Portrero avec laquelle il a effectivement passé une nuit, et qu’il aurait harcelée en ligne. Malgré les interdictions de la police et de son propre patron, il enquête et découvre que d’autres femmes sont mortes de la même et parfaitement horrible façon : le cou brisé.

Le tueur, il le comprend aussi, choisit ses victimes à l’aide de leurs propres données génétiques. Trouver la séquence ADN qui le conduira à sa prochaine proie devient la priorité de Jack.

Mais déjà, le monstre est de nouveau prêt à frapper.

Un peu de l’auteur

Michael Connelly est né à Philadelphie en 1956. Il a déménagé en Floride avec sa famille quand il était âgé de 12 ans, il y vit toujours. Michael a décidé de devenir écrivain après avoir découvert les livres de Raymond Chandler alors qu’il assistait à l’Université de Floride. Il s’est spécialisé dans le journalisme. Il devient chroniqueur judiciaire pour le Los Angeles Times. Après trois ans au rythme du crime à Los Angeles, Michael Connelly commence à écrire son premier roman avec Hieronymus Bosch, détective au LAPD. En 1996, il publie un thriller avec un journaliste en tant que protagoniste : Le Poète (LE titre de référence concernant Connelly). Michael Connelly a reçu les plus hautes récompenses internationales, dont l’Edgar, le Nero Wolfe, l’Anthony et le grand prix de littérature policière.
Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma : Créance de sang, La défense Lincoln.
Il joue également son propre rôle dans plusieurs épisodes de la série CASTLE.

Source photo Calmann-Levy

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (10 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 486 pages
• ISBN-10 : 2702182712
• ISBN-13 : 978-2702182710
• Poids de l’article : 450 g
• Dimensions : 13.6 x 2.9 x 21.5 cm





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Vol AF 747 pour Tokyo, de Nils Barrellon

Le commandant de bord affiche un sourire Kabyle lors d’un vol vers le Japon !

Comme cadeau de départ en retraite, l’équipe du commandant Choulot lui offre un séjour au Japon dont sa femme est originaire. Le vol s’endort tranquillement dans le silence de la nuit quand il voit un petit air de panique sur l’équipe du personnel de nuit. Intrigué, il se lève pour voir de quoi il en retourne. Avec une grosse inquiétude il constate que l’équipage est devant la porte du cockpit dont ils demandent en vain l’ouverture. Contre toute règle de sécurité, il n’y a qu’un pilote en cabine. La porte blindée résiste au pied de biche, puis après quelques turbulences dues au mauvais temps, la porte accepte enfin de s’ouvrir. La surprise est grande, effrayante car l’avion trace sa route en mode pilotage automatique, mais le commandant de bord est mort. Une mort qui semble très violente. Pierre Choulot, piqué par son instinct de flic, prend d’office les choses en main. Il veut savoir, comprendre le déroulement des faits alors que le pilote était seul dans un cockpit fermé. Si c’est un suicide, il est d’une rare violence ; s’il s’agit d’un homicide, comment s’est-il déroulé puisque la porte était fermée de l’intérieur ? L’enquête va permettre au commandant Choulot de tromper l’ennui de ce très long voyage.

Nils Barrellon tisse ici une intrigue d’enfer ! En effet, qu’un pilote meure en vol est un risque qui justifie que deux pilotes soient toujours dans le cockpit, mais qu’il décède de mort violente alors qu’il est seul aux commandes, la porte fermée de l’intérieur ressemble à un remake du vol de l’A320 de la Germanwings. Sauf que le pilote automatique est resté branché et, cela change la donne. En effet, si l’on veut se suicider, pourquoi laisser une chance au vol de continuer ? Que signifie le dernier message du pilote à son chef de cabine ? Peut-on vraiment se faire une telle blessure soi-même ? Alors que le vol continue de tracer sa route, que les passagers dorment tranquillement, Choulot va devoir mener une enquête rapide, le temps est compté car s’il y a, comme le pressent le commandant, un meurtrier à bord, il faut dénouer cette affaire rapidement. En effet, le Japon n’ayant pas d’accord d’extradition avec la France, le temps est un facteur clef. Cependant, le commandant de bord était seul dans un cockpit fermé de l’intérieur, cela complique sérieusement la traque de la vérité !


Ce roman est un thriller d’enfer, une mort ignoble semblant un meurtre atroce alors que le défunt est seul dans le huis clôt de son poste de pilotage. D’autre part, le temps du vol pour comprendre complique l’affaire. La seule certitude est que seul un membre de l’équipage peut avoir joué un rôle dans le déroulement de ce crime, mais comment ? A la manière des polars noir, où un assassinat est commis sans assassin présent, dans une pièce fermée de l’intérieur, Nils Barrellon nous entraîne dans un roman psychologique, noir et alambiqué captivant. Le genre de roman qui vous tient en haleine toute la nuit. Pour comprendre, il faudra trouver quel mobile peut avoir celui ou celle qui a perpétré ce crime horrible.
C’est un roman qui fouette, sanglant dans l’univers aseptisé d’un cockpit, dont les passagers ne doivent pas savoir qu’il y a un souci majeur à bord.

Présentation de l’éditeur

Vol AF 747 pour Tokyo, nous dit Nils Barrellon, est né de la volonté de rendre hommage et d’adresser un clin d’œil appuyé aux lectures de sa jeunesse : les romans à énigme d’Agatha Christie, de Arthur Conan Doyle, de John Dickson Carr ou de Gaston Leroux pour ne citer qu’eux. Ce roman invoque plus particulièrement les meurtres en chambre close. Quézako ? Mais si, souvenez-vous : un meurtre est commis dans une pièce fermée. Quand les policiers investissent les lieux (en cassant la porte) ils constatent qu’aucune issue existante ne saurait expliquer la fuite du meurtrier. Comment est-ce possible ? Ici, pas d’appartement, pas de chambre à coucher, mais le cockpit d’un avion. Le pilote est retrouvé mort à l’intérieur. Et c’est Pierre Choulot, commandant de police à la retraite qui, partant en vacances au Japon, qui va s’y coller. Saura-t-il élucider ce mystère de haut vol ? Et vous avant lui ?

Un peu de l’auteur

Nils Barrellon est professeur agrégé de sciences physiques dans un lycée à Paris ET auteur de polar.

Janvier 2014. Le Jeu de l’Assassin, premier roman. Finaliste du Prix Quai des Orfèvres 2013, du Prix Balai de la Découverte 2014 et du Prix Polar Lens 2015.
Mars 2015 sort le deuxième épisode des enquêtes du Commissaire Kuhn, La fille qui en savait trop.
Mai 2016. Un one shot sec et abrupt, La position des tireurs couchés chez Fleur Sauvage.
Septembre 2016. Thriller historique chez Jigal, La lettre et le Peigne.
Mai 2017. I invade you, Polar jeunesse , fruit d’un travail à 4 mains.
Septembre 2019. Le neutrino de Majorana devrait ravir les fans de polar et de sciences !!!
Septembre 2020. Un petit roman jeunesse, Who’s Banksy ? (pour les 10-11 ans)
Février 2021. Vol AF747 pour Tokyo, une énigme qui devrait ravir les fans d’enquête à l’ancienne…

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Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 240 pages
• ISBN-10 : 2377221076
• ISBN-13 : 978-2377221073
• Poids de l’article : 240 g
• Dimensions : 19.8 x 2.5 x 19.5 cm





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Le rouge et le brun, de Maurice Attia

Un idéal peut être aussi meurtrier, qu’un amour passionnel !

Après une carrière de flic, Paco Martinez s’est reconverti comme chroniqueur de presse. Autant dire que les chiens écrasés et les sorties cinématographiques ne lui offrent pas les décharges d’adrénaline de son ancien métier. Pour échapper à l’ennui routinier, il part en Italie, suivre au plus près l’affaire de l’enlèvement d’Aldo Moro par les brigades rouges. Sur place, sa proximité avec une journaliste locale, qui lui sert de traductrice et de carte de visite, et l’éloignement remet en cause ses certitudes sur son couple avec sa femme, sur sa vie en général. Restée chez elle, comme l’absence de Paco se prolonge, sa femme Irène entreprend elle aussi une grosse phase de réflexion. Une double réflexion car elle a trouvé par hasard un manuscrit de son père mort par suicide. En le lisant, elle balance entre la romance ou une autobiographie. Un questionnement qui la fait réfléchir sur son propre couple et la force des sentiments qu’elle éprouve pour Paco. En Italie, les lettres d’Aldo Moro publiées dans la presse partagent l’opinion. La violence des ultras, qu’ils soient de gauche ou de droite, peut-elle prendre le pas sur la raison d’état ? Un chassé-croisé s’est installé dans le couple, rythmé par les lettres d’Aldo Moro.

Maurice Attia nous emmène en 1978, alors que les brigades rouges sévissent avec l’enlèvement d’Aldo Moro. La classe politique italienne résiste aux exigences les terroristes. Le monde entier suit cette affaire qui se calque sur le mode opératoire de la bande à Baader, autre fraction de l’armée rouge. Les courriers d’Aldo Moro, laissent entendre que derrière le terroriste vit un homme animé de sentiment. La violence dont il fait preuve n’étant qu’un cri ultime, seul moyen pour faire tribune à ses yeux. Paco, pris dans le tourbillon médiatique entourant l’affaire, comprend vite qu’il n’en sortira pas indemne, ni lui ni sa femme. Tout au mieux espère-t-il pouvoir reprendre le fil de sa vie sur des bases saines. Irène, en lisant le texte de son père, comprend que l’histoire de sa famille est bien plus sombre qu’elle le pensait. Un passé peu glorieux qui laissera des traces car l’oubli n’existe pas.


C’est un roman presque historique sur une affaire de terrorisme qui date désormais. 1978 semble loin de nous, mais le terrorisme a demeuré avec le temps. Les causes à défendre sont différentes, mais les armes dont disposent les minorités restent les mêmes : l’ultra violence pour marquer l’opinion. Aujourd’hui, nous devons tous vivre avec la possibilité d’être malgré nous pris dans cette tourmente. L’affaire Aldo Moro ayant démontré qu’une armée de gardes du corps ne suffit pas. Psychanalyste de métier, Maurice Attia décortique le cheminement du terrorisme. Suivre de près ces affaires d’une rare violence transforme un homme, le poussant à réfléchir également sur lui, sur sa propre vie. C’est là le talent de l’auteur car il mène de front deux histoires ! En effet, d’une part il y a celle qui marque la grande histoire avec le début des luttes armée sans uniforme ni déclaration de guerre et, celle toute aussi violente que l’on fait contre soi-même lorsque votre monde s’écroule.

Ouvrir une porte fermée, c’est prendre un risque mortel, parfois…

Présentation de l’éditeur

Après La Blanche Caraïbe, Maurice Attia nous revient ici avec LE ROUGE ET LE BRUN, un étrange roman très engagé dans lequel nous retrouvons avec plaisir les aventures de Paco et d’Irène dans un tout autre univers. Paco, toujours journaliste, part en Italie pour un reportage sur les traces d’Aldo Moro et nous fait revivre avec beaucoup de recul et de lucidité ses derniers instants… Irène, elle, traque les souvenirs d’une autre période douloureuse, à Paris cette fois. Entre Irène et Paco, s’engage alors une sorte de duel dramatique en lien avec ces deux tragédies.

Un peu de l’auteur

Psychanalyste, psychiatre, scénariste et cinéaste, il est l’auteur de plusieurs romans noirs. Sa nouvelle Ça va bien remporte le prix de la Nouvelle noire du festival Le Noir dans le blanc en 2005.

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 296 pages
• ISBN-10 : 237722105X
• ISBN-13 : 978-2377221059
• Poids de l’article : 281 g
• Dimensions : 21 x 2.4 x 14 cm





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Le jardin secret de Violette, de Lyliane Mosca

Sous la IIIème république, Violette attend son premier enfant. Vivant dans un village du Morvan une vie simple mais heureuse, bien que souvent seule car Bertin, son mari, se loue avec ses bœufs plusieurs mois chaque année. Fatigué de partir trouver du travail loin de chez lui, Bertin décide de vendre ses animaux. L’équilibre financier du couple qui jusqu’ici est très précaire devient très difficile. Quand Bertin émet l’idée que Violette aille se louer comme nourrice lorsque l’enfant sera né, une grande inquiétude s’empare d’elle. Le besoin d’argent devient si prégnant que bien malgré elle, violette prend le train vers Paris afin de donner son lait à l’enfant de riches bourgeois. Là, elle va découvrir un autre univers si différent du sien qu’elle en est déstabilisée, puis fini par y trouver de nouveaux repères. Intelligente, sachant lire et écrire, cet éloignement contraint la transformera à jamais. Cependant, dès que l’enfant sera sevré, Violette devra retourner chez elle, dans sa masure sans confort, mais qui reste sa maison. De retour, elle retrouve sa fille et Bertin, mais son monde semble avoir changé. Violette cherche la vie insouciante d’avant en faisant des efforts, bien que rien ne soit plus pareil. Quelque chose s’est brisé. Violette commence à se poser des questions, à se demander si elle aura la force de continuer ainsi dans une vie désormais étrangère à son ressenti.

Lyliane Mosca joue habilement ente deux mondes dans ce roman. D’une part il y a le village un peu replié sur lui-même, de l’autre la ville avec ses lumières, le confort, l’émulation intellectuelle permanente. C’est la rencontre de personnes qui ne se mélange pas, qui ont un certain mépris l’un pour l’autre. La bourgeoisie, riche et cultivée, a peu de considération pour ceux qui travaillent pour eux. Cependant, à vivre sous le même toit, se créent une forme de complicité, les contours rugueux de chacun se lissent un peu pour former un équilibre, certes précaire, mais qui ouvre l’esprit. Sachant lire, violette s’éveille un peu plus vite que les autres domestiques. Les livres lui ont donner les mots pour penser par elle-même, pour se hisser par l’esprit au-delà de sa condition. Son retour est un choc violent. Elle est heureuse de retrouver sa fille après un an et demie d’absence et son mari, mais un époux désormais si différent de ses attentes.

Ce n’est pas encore l’heure de la lutte des classes, mais le monde des travailleurs et celui de nantis s’ignorent depuis toujours, n’ayant que du mépris pour l’autre. Le riche pensant que l’inculture du travailleur est source de son malheur et l’ouvrier jalousant l’aisance et la vie facile du patron. Un entre monde existe pourtant : celui des domestiques qui vivent dans les riches demeures. Lyliane Mosca situe son roman dans cet entresol. Démontrant qu’il est possible par le verbe de grandir, de pouvoir penser seul et bien. L’auteur relate très bien la complicité se nouant entre les employeurs et leurs domestiques au fil des années.

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Présentation de l’éditeur

Pour subvenir aux besoins de son foyer, la jeune Violette est contrainte de quitter son nourrisson et son mari sans travail, pour ” partir en nourriture ” à Paris. Un roman qui évoque la mémoire des femmes morvandelles, nourrices prisées dans la capitale à la fin du XIXe siècle.
1885. Dans l’attente de son premier enfant, Violette cultive un bonheur simple avec son mari Bertin. Même s’ils vivent de peu dans leur masure morvandelle, et qu’elle est souvent seule quand lui, galvacher, s’en va des mois durant avec ses bœufs pour se louer. Mais Bertin est las de sa vie itinérante. Il a une idée en tête… Que sa douce épouse aille ” en nourriture ” chez des bourgeois à Paris. En effet, les nourrices y sont choyées un an ou plus, puis rentrent avec un joli pécule. Au prix d’un lourd sacrifice : se séparer de leur enfant. Bientôt, l’argent vient à manquer et Bertin peine à trouver du travail. La jeune mère doit se résoudre à partir, et confie sa fille aux bons soins de sa sœur. Devenue une nourrice appréciée, elle va faire dans la capitale une rencontre qui la bouleversera à jamais… Qu’en sera-t-il de Violette, loin des siens ?

Un peu de l’auteur

Journaliste culturelle, Lyliane Mosca a notamment publié Les Gens de Laborde et Une femme en mauve, préfacé par Philippe Besson, et, aux Presses de la Cité, Les Amants de Maulnes, La Vie rêvée de Gabrielle, La Promesse de Bois-Joli et La Demoiselle à l’éventail.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

  • Éditeur : Presses de la Cité (25 mars 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 324 pages
  • ISBN-10 : 2258194105
  • ISBN-13 : 978-2258194106
  • Poids de l’article : 422 g
  • Dimensions : 14.2 x 2.8 x 22.7 cm






<” Le jardin secret de Violette, de Lyliane Mosca”>

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Pour l’honneur des Rochanbelles, par Karine Lebert

Alma, quatre-vingt-seize printemps, est victime d’un AVC lors de sa remise de médaille à la mairie. Avant de perdre connaissance, elle murmure quelques mots qui ne semblent avoir de sens que pour elle. Une demande de pardon qui ne cesse de troubler sa petite fille, Marion. Ce peut-il que cette femme qui a suivi la 2ème DB lors du débarquement de Normandie ait à se reprocher quelque chose, au point que ce soit la seule phrase lui venant avant de sombrer ? Marion décide de tenter d’y voir plus clair. Un chemin périlleux où la jeune femme a le sentiment de violer la mémoire d’Alma. Elle devra éclaircir les secrets de famille pour y parvenir.

Karine Lebert met en lumière lors de cette enquête les femmes s’étant engagées avec la 2ème DB pour débarquer en Normandie comme ambulancières. Des femmes courageuses, engagées dans les combats pour la libération plutôt que de rester sagement à la maison. Des destins peu connus que l’auteur nous raconte ici. Des jeunes femmes avec la force la volonté et les faiblesses de leur sexe, qui tout comme les hommes ont payé leur tribut pour reconquérir la liberté, repousser hors des frontière les forces d’occupation, des plages normandes jusque Berlin.


C’est un roman choc à plusieurs titres. D’une part Karine Lebert nous fait découvrir le rôle de ces amazones ayant eu un rôle important auprès des troupes de libération, dont certaines suivront les forces françaises jusqu’en Indochine. Des jeunes femmes qui comme les troupes armées payeront le prix fort de ce combat pour la liberté. Dans un deuxième temps, l’auteur fouille les secrets de famille qui empoisonnent parfois l’avenir des descendants. Une vie bien remplie est une succession d’actes de bravoure et de renoncements, de vérités dont on se flatte et de mystères enfouis dans le secret de l’intime. Ouvrir les portes fermées, c’est prendre le risque de découvrir ce qui peut ternir l’image d’un proche, le rendre plus humain en mettant la lumière sur ses zones d’ombre. Par voie de conséquence, c’est aussi la possibilité d’en sortir plus fort, apaisé avec la dissipation de non-dit obscurcissant l’avenir alors que l’on pensait bien faire.
Karine Lebert jongle avec brio sur le sujet très délicat de ces secrets pouvant plomber un avenir, tout comme il peut être préférable de ne pas savoir, parfois… D’un autre côté, elle continue son travail d’historienne de sa Normandie durant la deuxième guerre mondiale. Un roman brillant qui marque le lecteur en le forçant à s’interroger un peu malgré lui, mais c’est là une autre histoire.
Une vie est un équilibre qui tient la route jusqu’au jour de l’inventaire successoral.

Présentation de l’éditeur

A Trouville, passé et présent se fondent dans la quête de Marion sur les traces de sa grand-mère Alma, héroïne de la Seconde Guerre.
Ancienne Rochambelle, infirmière de la 2ème DB, celle-ci porte en elle un lourd secret qui a hanté toute sa vie…
Par l’auteur des Amants de l’été 44.

De nos jours, à Trouville, lors d’une remise de médaille pour saluer son action héroïque durant la Libération, Alma est victime d’un malaise. Elle a ces mots : « Pardonne-moi, Lucie… » Car elle porte en elle un secret qui a hanté longtemps son existence hors du commun. En 1944, Alma s’est enrôlée parmi les Rochambelles, ces infirmières et ambulancières de la 2e DB. Elle était au plus près des soldats, de l’Angleterre aux plages du Débarquement, de Paris à l’Allemagne, conciliant son engagement et sa vie de femme.
Au sein d’une famille désunie, sa petite-fille, Marion, va chercher à remonter le fil du temps et le passé d’Alma, en interrogeant des témoins de l’époque. Afin de savoir qui est Lucie. Et de découvrir le secret coupable d’Alma…

Un roman à la mémoire de ces héroïnes de l’ombre et de l’Histoire que furent les Rochambelles.

Un peu de l’auteur

Née en Normandie, Karine Lebert est l’auteure d’une quinzaine de romans dont Nina et ses sœurs (2009), Loin de Margaux (2012) et Les Sortilèges du Tremblay (2013), préfacé par Yves Jacob et aux Presses de la Cité, de Ce que Fanny veut…, Les Demoiselles de Beaune, préfacé par Michel de Decker. Elle est membre de la SADN (Société des Auteurs de Normandie) et de la SGDL (Société des Gens de Lettres). Chroniqueuse spécialisée en architecture intérieure et décoration, elle se consacre désormais pleinement à l’écriture. Dans ses derniers romans, elle s’attache à mettre en lumière les pans méconnus de l’Histoire : Les Amants de l’été 44 et plus récemment Pour l’honneur des Rochambelles.

Source photo Presses de la Cité 

Crédit photo: ©Sandrine Cellard

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (4 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 432 pages
• ISBN-10 : 2258192854
• ISBN-13 : 978-2258192850
• Poids de l’article : 458 g
• Dimensions : 14.1 x 3 x 22.6 cm





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Les petits papiers de Marie-Lou, de Corinne Javelaud

En 1970 les trente glorieuses donnent à la France un nouveau souffle. Les jeunes se permettent ce que n’osaient pas leurs parents. Marie-Lou qui vit avec sa mère dans un hôtel particulier de Bordeaux se veut au goût du jour. Mère célibataire, elle travaille afin de conserver son indépendance et faire vivre sa fille Dora. Pour l’anniversaire de cette dernière, Marie-Lou lui offre la poupée dont elle rêvait. Dora commence alors à se fermer, son caractère joyeux fait place à des sautes d’humeur. Puis la vie de la maison devient rapidement infernale. Marie-Lou décide de se débarrasser de la poupée en l’abandonnant dans un buisson. Las, chemin faisant elle a un accident de voiture et, se réveille dans une demeure inconnue au centre du vignoble bordelais. Un homme très élégant et distingué l’accueille ; c’est lui qui l’a amené ici après le choc où elle était restée inconsciente. Charmeur au possible, Marie-Lou tombe sous le charme de Virgile. Cependant, elle découvre vite que la maudite poupée a disparu du coffre de sa voiture.

Alors que Marie-Lou sent ses défenses affectives faiblir pour le beau Virgile, la poupée refait son apparition dans la maison. Commence l’apparition de petits papiers mystérieux portant un message rédigé par son père décédé en 44. La méfiance de la famille de Marie-Lou envers Virgile, plus l’étrange comportement de tous occasionné par la réapparition de la poupée pousse chacun à se dévoiler. Marie-Lou découvre à cette occasion que sa mère lui cachait beaucoup de chose, que Virgile n’est pas aussi transparent qu’elle le pensait… Pourra-t-elle rebondir sans perdre trop de plumes ? Les révélations sur l’histoire de sa famille lui permettront-elles de trouver un nouvel élan ? Beaucoup de non-dits enfin avoués lui donnent la force pour éclaircir vraiment qui est vraiment qui…


Corinne Javelaud nous offre un roman qui fouille les secrets de famille. Par souci de protection, on omet souvent de tout dire et, cela laisse un flou dans lequel il est difficile de se construire. L’étrange poupée n’est pas la maléfique Chucky, mais elle est animée par la haine de celle que tous souhaitent oublier depuis longtemps. Une animosité poussée à son paroxysme, cultivée méticuleusement pendant des années, toute vouée à la vengeance. L’auteur jongle habilement sur l’étroite frontière entre le réel et le mystère pour créer un climat propice à entraîner le lecteur avec elle. Les petits papiers de Marie-Lou est un roman qui vous fera perdre la notion de l’heure, difficile de le lâcher tant on se passionne dans la complexité des histoires de famille. Dans la famille de Marie-Lou, ce sac de nœud occasionné par ce que l’on tait dépasse chacun rapidement pour constituer une très belle intrigue.

Présentation de l’éditeur

Fêlures secrètes dans une dynastie bordelaise.

Dans les années 70, Marie-Lou Beltran, serveuse à L’Auberge du bonheur, vit avec sa fille, Dora, et sa mère, Luce, dans la maison familiale du quartier des Chartrons à Bordeaux. La main verte de Luce et les talents culinaires de Marie-Lou font merveille pour créer un cocon harmonieux.

Un trouble naît lorsque pour son anniversaire, Marie-Lou offre à Dora une magnifique poupée, dénichée chez un antiquaire. Les femmes Beltran constatent bientôt que la poupée suscite des phénomènes étranges.

Un médium prétend qu’elle est habitée par l’esprit d’un proche assassiné. Comment ne pas penser au père de Marie-Lou, Josué, et à son oncle, Féréol, morts en héros sur leurs arpents de vigne à Saint-Émilion, alors sous la botte allemande ?

Prise dans un engrenage de manifestations surnaturelles, butant sur le silence de Luce, Marie-Lou va devoir affronter les démons d’une histoire familiale tourmentée…

Un peu de l’auteur

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant. Elle est membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (24 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 368 pages
• ISBN-10 : 2702180329
• ISBN-13 : 978-2702180327
• Poids de l’article : 381 g
• Dimensions : 15.4 x 2.1 x 23.4 cm





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Lorsque la vie déraille, de Franck Andriat

Prendre un train c’est toujours un début d’aventure, plus que d’aller d’un point vers un autre, le train offre l’opportunité d’émouvoir toutes les sensibilités ! Dans un train, la cohabitation forcée permet de s’agacer, de se rencontrer, de partager ou de subir sans pouvoir s’enfuir… Dans train, si le corps se dirige vers une destination précise, l’esprit suit souvent un parcours différent, mettant en action toutes sortes de sentiments. Le voyage ferroviaire est un raccourci de la société où tous sont représentés. Du voyou au bourgeois chic, toutes les couches de la population s’y trouve dans un huis clos plus ou moins long. L’arrivée à destination y mettra fin, ou pas…

Franck Andriat nous emmène dans son train au travers de ces six nouvelles. Des nouvelles souvent longues pour mieux mettre en situation ses personnages, décortiquer le sentiment de chacun. Chaque nouvelle est un nouveau voyage dans l’intime. Une intimité de signifiant pas toujours une proximité… Le partage lors d’un voyage peut aussi être une échappatoire, une situation salutaire bien que bancale, un geste d’ouverture chrétienne, tout comme la possibilité de se remémorer le meilleurs avant un affront final. Le voyage en train est l’assurance de tous les possibles, même de l’improbable. Lieu de rencontre, le train regorge d’histoire d’amour, de prises de conscience, de ressentiments en vous plaçant face à vos points faibles. Un voyage en train n’est jamais anodin et, Franck Andriat surfe brillamment avec vous sur l’aventure du rail.

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Présentation de l’éditeur

« Son train était prévu à 7h46 vers Bruxelles-Nord d’où il monterait dans le 8h06 vers Liège et Eupen. À 9h22, il descendrait à Verviers-Central. Elle l’attendrait sur le quai, “au pied des escaliers”, avait-elle précisé. Il se sentait un peu fou, comme le soir de leur première rencontre parisienne, quand il s’était retrouvé seul, sans elle, avec pourtant la certitude qu’elle était la femme de sa vie. »
Des voyages, des instantanés de vie surpris dans les trains. L’existence s’y conjugue, au fil des rencontres, à toutes les personnes du singulier et du pluriel. Des nouvelles comme des huis clos où l’être humain se retrouve face à ses fragilités, à ses drames, mais aussi à sa faculté de résilience. Des nouvelles d’amour et de vie où chacun peut se reconnaitre.

Un peu de l’auteur

Frank Andriat a vu ses recueils de nouvelles couronnés par plusieurs prix dont le Prix Sander Pierron de l’Académie royale de langue et de littérature françaises. Frank Andriat (né le 30 mars 1958 à Ixelles en Belgique) est un écrivain belge connu pour ses livres comme La Remplaçante, Rue Josaphat, Journal de Jamila, Mon pire ami, Tabou, Jolie libraire dans la lumière…

Source photo Editions Quadrature 

Détails sur le produit

• ISBN 978-2-931080-10-8 (format broché)
• ISBN 978-2-931080-11-5 (format ePUB)
• 150 pages
• Livre broché – 16.00€
• ebook – 9.99€





<” Lorsque la vie déraille, de Franck Andriat”>

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L’impossible pardon, de Martine Delomme

Huit ans plus tôt, Fabien a disparu subitement, laissant Marion avec qui il devait fonder une famille. Marion, inconsolable découvrit vite qu’elle était enceinte. Cinq ans plus loin, elle se marie avec un homme bien qui reconnait l’enfant. Elle est passionnée par son métier de journaliste, lui possède fabrique de tonneaux pour la viticulture. L’avenir s’annonce bien, jusqu’au jour où son mari ramène pour dîner un client, vigneron Italien. Marion est saisie de stupeur, incapable de prononcer le moindre mot : le visiteur n’est autre que Fabien que l’on pensait certainement mort… Lui-même surpris, ne sachant comment réagir devant la froideur de Marion, le repas se passe sous une tension certaine.

Ce qui uni les deux hommes est le vin, un monde où dans le passé quelques scandales ont été mis au jour. Cependant, le tonnelier s’étonne d’un besoin croissant en copeaux de chêne pour bonifier le vin, alors que cette pratique ne s’applique pas aux AOC. Fabien de son côté expédie en France des volumes important de vin. La journaliste écoute ces informations aptes à lui donner matière à débuter des investigations pour son journal.

Martine Delomme nous offre ici un roman que l’on aurait souhaiter plus long tant il est prenant. Outre l’histoire de Marion cherchant à se reconstruire en protégeant son fils, la discussion lors de ce dîner glacial fait son chemin. En corroborant les renseignements fournis par Fabien, ce qu’elle a appris de son mari, Marion débute son enquête. Rapidement, un schéma se met en place, les vignerons interrogés laissent entendre qu’il lui faut aller plus loin dans sa recherche de la vérité. Régulièrement, Marion ressent une présence, comme si elle était épiée. Cependant, elle n’a encore rien de tangible pour alerter les gendarmes. L’associé, de feu son mari, qui continue de faire fonctionner la tonnellerie la poursuit de ses attentions. Une cour assidue qui lui est pesante, parfois. L’auteur nous offre un véritable thriller qui va bien au-delà du roman terroir !


Ce roman qui mêle dans une même fiction, la recherche de la vérité propre aux journalistes, des histoires d’amour plus ou moins contrariées, un meurtre n’ayant laissé aucun indice, la fuite d’un passé douloureux et, un esprit de vengeance qui prévaut sur le pardon en font un livre qui marque la mémoire. Est-il envisageable de pardonner l’impardonnable ? Jusqu’où la culpabilité doit-elle aller ? Des questions insolubles qu’il faut résoudre pour enfin être en mesure de regarder vers demain en gardant la tête haute. Les personnages de ce roman en feront les frais, dans un tourbillon d’événements captivant, avec un final qui a le mérite d’être aussi lourd qu’il surprend.

Présentation de l’éditeur

Force du destin ? Hasard malheureux ? Le monde de Marion vacille avec le retour de celui qu’elle a aimé avec passion huit ans plus tôt. Et dont elle n’a pas pardonné les silences et l’abandon…
Marion, femme dans la tourmente qui s’engage aussi, par son métier de journaliste, à faire toute la lumière sur un trafic de vin dans sa région de Montauban.

Le nouveau roman de Martine Delomme, l’auteur du Choix des apparences.
Il y a huit ans, Fabien a disparu sans un mot, laissant derrière lui Marion, son grand amour. Fuyant le trop lourd passé de sa famille, il a tout abandonné. Une longue errance l’a conduit en Italie, où il a changé de nom et est devenu propriétaire d’un vignoble dans le Piémont. Quand, à Montauban, le hasard place sur sa route Marion, et un petit Lucas de sept ans, il comprend rapidement qu’il est le père. Non sans douleur, Marion, elle, a tourné la page : devenue une pugnace journaliste d’investigation, elle est mariée depuis trois ans à Romain, qui travaille également pour la filière viticole, et qui a adopté le petit garçon. Alors que ces retrouvailles viennent troubler son bonheur tranquille, la jeune femme découvre un scandale lié à la communauté vinicole locale.
Une affaire de vin frelaté qui, bientôt, expose Marion à de nombreux dangers…
Avec la résurgence du passé, sombre et douloureux, Marion et Fabien devront faire face à leurs sentiments exacerbés, et à leur difficulté à trouver le chemin du pardon.
Mais existe-t-il seulement un avenir pour eux ?
Un beau portrait de femme signé Martine Delomme, l’auteur du Choix des apparences.

Un peu de l’auteur

Bordelaise d’origine, Martine Delomme a dirigé pendant vingt ans une entreprise d’exportation de vin et fut la créatrice de la revue France-Export à destination des vignerons. Elle a trouvé son style, celui du roman grand public, qui mêle régionalisme en toile de fond, histoires de famille mouvementées et mystérieuses, poignants portraits de femmes avec un soupçon de suspense.

Source photo Presses de la cité

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (21 janvier 2021)
• Langue : Français
• Broché : 416 pages
• ISBN-10 : 2258164133
• ISBN-13 : 978-2258164130
• Poids de l’article : 440 g
• Dimensions : 14.1 x 2.5 x 22.5 cm






<” L’impossible pardon, de Martine Delomme”>

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La danse de la tarentule, de Claire Blanchard

Confiés à leur grand-mère, Emilie et son frère grandissent loin de leurs parents au Croisic. Travaillant en Inde, ils ont préféré partir seuls. La grand-mère et sa fille restée célibataire les élèvent dans un régime très autoritaire, voire vexatoire et frustrant. Emilie attend toujours les congés de Noël et d’été avec impatience pour retrouver sa mère. Lorsque les parents reviennent pour de bon, Emilie découvre rapidement la toxicité de sa mère, loin des idéaux qu’elle en avait jusqu’ici. Retorse, sa mère est charmante au-devant, mais toxique en privé une fois loin des regards. Emilie se fabriquera un univers à elle pour continuer de grandir avec un minimum de dégâts. S’en voulant se l’étroitesse de sa vie, la mère d’Emilie fait payer à sa fille le prix de sa misère affective. Devant le cercueil de sa mère, dans la grande maison familiale du Croisic, Emilie revoit défiler son enfance.


Claire Blanchard signe ici un roman dur, qui prend aux tripes. Elle démonte la machine infernale qui mène à une forme de vengeance : si je suis mal, les autres doivent l’être également ! Bons chrétiens, à la limite de l’extrême, il ne faut rien montrer aux regards des autres. Le qu’en dira-t-on est une sanction redoutée… De plus, faisant partie de la bourgeoisie bien-pensante, l’on se doit de toujours s’afficher en exemple de vertu. Le prétexte d’une bonne éducation leur permet de serrer au plus prés les enfants, jusqu’à ériger la maltraitance comme modèle éducatif. Emilie, cependant, ne perd pas sa capacité de rêver. Des rêves qui la font s’imaginer pianiste. Elle est douée et envisage d’en faire un métier. La musique est son refuge, loin du fracas de la vie. La hargne de sa mère sera telle que là encore Emilie devra renoncer.


Un roman qui met au jour les mécanismes poussant à faire subir aux enfants l’étroitesse de certains adultes. Claire Blanchard pousse loin se bouchon ! Ses personnages s’en veulent de l’échec de leur vie, il leur faut un exutoire et, ce seront les enfants. Cette une maltraitance qui se voile la face, elle est un fait, plus qu’une volonté de nuire. En effet, agacés de ne pas avoir la vie dont ils avaient rêvé, ils perdent leurs nerfs rapidement et ce sont les plus faibles qui en feront les frais. Des vies ratées qui conduisent à la violence, aux brimades, jusqu’au dégout de soi. Les enfants qui en sont victime se créent des mondes à eux. Si Emilie possède une farouche force de caractère, ce n’est pas le cas de son frère. Devant le cercueil de sa mère, alors qu’Emilie est maintenant adulte, elle se remémore son enfance avec la furieuse envie d’être déjà partie, loin !

Présentation de l’éditeur

Bouleversante histoire sur l’amour d’une enfant pour sa mère aux lisières de la folie, ce roman d’une grande justesse nous entraîne dans le cercle infernal de la violence familiale…

« Ker Kroaz. Le manoir où j’ai vécu enfant. Une demeure gigantesque avec une tourelle, entourée d’un parc donnant sur une petite crique, des pièces partout, fermées à clé pour la plupart. Au début des années 1980, de l’âge de cinq ans à l’âge de neuf ans, j’ai habité là avec ma grand-mère, Joséphine Vernois, mon petit frère, Jean-Baptiste, et tante Micheline, la sœur de ma mère.
Ma mère, si tant est qu’on puisse l’appeler ainsi, nous avait pondus, mon frère et moi, pouf, pouf, à deux ans d’intervalle, puis s’était promenée à travers le monde, une fois qu’on n’eut plus besoin de lui téter les mamelles, pour suivre mon père dans ses déplacements. On avait vécu tous ensemble à Palaiseau, mais un beau jour, ça y est, ça s’était décidé du jour au lendemain, mes parents avaient disparu et je m’étais retrouvée au Croisic avec mon frangin de trois ans. Ma mère nous avait confiés à ma grand-mère pour six mois, puis ces six mois s’étaient changés en années. »

La Danse de la tarentule raconte l’éveil douloureux d’une enfant éperdue d’adoration pour sa mère, monstre pervers au masque trop charmant. Dans ce roman, qui dit avec grande justesse l’enfance, Emilie émeut tout autant que sa volonté de rompre le cercle des violences familiales impressionne. Le jour où cette mère impose la tragédie, Emilie s’échappe de ses rets et ne la reverra pas de son vivant.

Video de presentation

Un peu de l’auteur

Après un Capes de Lettres Modernes et quelques années d’enseignement, Claire Blanchard publie en 2012 un recueil de nouvelles, Paris/La Baule.
En 2016, paraît chez Librinova son premier roman, irrésistible de drôlerie, Comment j’ai aidé ma copine à tuer le chat de son mec.
Elle signe ensuite neuf contes pour enfants aux éditions Leduc.s jeunesse, en 2017.
La Danse de la tarentule est son deuxième roman, paru tout d’abord sur Librinova.

Source photo Amazon 

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (14 janvier 2021)
• Langue : Français
• Broché : 320 pages
• ISBN-10 : 2258164087
• ISBN-13 : 978-2258164086
• Poids de l’article : 404 g
• Dimensions : 14 x 2.6 x 22.5 cm






<” La danse de la tarentule, de Claire Blanchard”>

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Le chant du bison, par Antonio Perez Henares

lors que les Néandertaliens vont inexorablement vers leur déclin, les Sapiens s’installent dans la durée. Les deux espèces cohabitent en s’évitant, normalement… En effet, il arrive de des conflits les opposent, surtout lorsque l’un va voler l’autre ! Terre d’ombre et sa tribu vivent dans leur vallée et Chat-huant, qui est encore un enfant, dans la montagne avec les siens. Lorsque qu’arrive un homme au grand charisme nommé L’Errant, Chat-huant qui se sent différent de ceux de sa grotte trouve dans cet homme un maître. Il décide de le suivre lorsque ce dernier reprend son voyage. Pour le jeune homme ce sera tout un apprentissage de la vie, une expérience lui donnant, à défaut de force physique, une force morale qui le placera toujours un peu au-dessus des autres. Cependant, lorsqu’il laissera l’Errant enfin rentré chez lui, Chat-huant devra trouver les forces nécessaires pour accomplir son destin…


Antonio Perez Henares nous entraîne dans une histoire passionnante. Il nous fait vivre avec nos ancêtres une vie mal connue du public. Les deux espèces se sont côtoyées, mais se sont également croisées. Il a été récemment démontré que nous possédons quelques gènes Néandertaliens dans notre patrimoine génétique. Cependant, l’essor de Sapiens est inexorable alors que le Néandertalien à qui manque l’adresse et la parole décline. L’auteur qui situe l’histoire en Espagne, place l’aventure dans des lieux connus pour leurs occupations dans la préhistoire hispanique. C’est si vivant qu’on est entraîné dans le tourbillon de ses personnages.


Très bien documenté, se basant sur des faits scientifiques avérés, Antonio Perez Henares signe un roman fascinant. Il nous emmène vivre chez les deux espèces sans en privilégier aucune. On est loin de l’homme moderne, mais cela n’empêche nullement les histoires d’amour ; Chat-Huant, tout comme Terre d’ombre en feront les frais ! La lutte des clans pour tenter de trouver de la nourriture dans une nature sauvage, peuplée de prédateurs dangereux donne des frissons. Un roman tous public, un roman historique et d’aventure époustouflant d’un auteur dont on espère qu’il continuera de raconter les balbutiements de l’Homo-sapiens.

NB : La préhistoire est très peu racontée dans les romans. Jusqu’ici, seul Jean Marie Auel*  s’y était vraiment risqué dans une aventure crédible, bien que plus romancée, en six tomes .

* Jean M. Auel (née Jean Marie Untinen, le 18 février 1936 à Chicago, Illinois, États-Unis) est une femme écrivain américaine plus connue sous son nom marital. Elle est célèbre pour avoir écrit une série de romans de fiction préhistorique se déroulant en Europe et mettant en scène des hommes de Cro-Magnon et des hommes de Néandertal : Les Enfants de la Terre . Ses livres se sont vendus à plus de 45 millions d’exemplaires dans le monde.

Présentation de l’éditeur

Il fut un temps où deux espèces humaines coexistaient sur terre : Homo sapiens et Néandertaliens. Que s’est-il passé pour que l’une d’elles disparaisse ?
Chat-Huant est encore jeune lorsqu’il voit arriver dans sa grotte celui que l’on surnomme l’Errant, que tout le monde craint et respecte. La solitude du petit garçon et son intelligence poussent le grand homme à l’emmener avec lui dans son long périple.
Un voyage initiatique commence alors pour le jeune Homo sapiens, qui découvre de nouvelles contrées, de nouveaux horizons, de nouveaux clans, leur art, le pouvoir des femmes… Il va aussi s’approcher de la vallée des Premiers Hommes où vivent Terre d’Ombre et les Néandertaliens.
Mais alors que les Lunes de glace deviennent de plus en plus rudes, alors que chaque nuit est une occasion de mourir, Chat-Huant et Terre d’Ombre comprennent qu’ils ne vont pas avoir d’autre choix que celui de s’affronter pour tenter de survivre.
Extraordinairement documenté, Le Chant du Bison est aussi un roman d’amour et d’aventure au temps de la dernière glaciation. Best-seller en Espagne dès sa sortie, Le Chant du Bison est particulièrement actuel, mettant en lumière les valeurs écologistes et féministes de nos ancêtres néandertaliens.

Un peu de l’auteur

Antonio Pérez Henares est né en Espagne en 1953. Écrivain et journaliste depuis l’âge de dix-huit ans, il est l’auteur de nombreux romans historiques, dont la célèbre trilogie préhistorique, Nublares, Le Fils du héron et Le dernier chasseur.
Le Chant du Bison est son premier roman traduit en France.

Source photo Wikipedia 

Détails sur le produit

• Éditeur : HC éditions (21 janvier 2021)
• Langue : Français
• Broché : 493 pages
• ISBN-10 : 2357205059
• ISBN-13 : 978-2357205055
• Poids de l’article : 671 g
• Dimensions : 14.6 x 4.4 x 22.1 cm






<” Le chant du bison, par Antonio Perez Henares”>

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