Le marié de la saint Jean, d’Yves Viollier

L’émigration, c’est passer de Walt Disney au thriller sans préparation !

Un roman où l’auteur nous annonce en préambule que tout est faux, mais que si les personnages sont vrais, c’est la volonté du romancier ! Il n’en faut pas moins pour piquer la curiosité du lecteur.

Zhida, un jeune Sino-Cambodgien arrivé en France à l’âge de huit ans, va se marier avec la fille d’un paysan vendéen. Un mariage qui sera un choc des cultures. L’histoire se passe en 1977, le délit de racisme n’est pas encore inventé, alors, qu’un niakoué épouse une banche, en province, bouleversant les traditions tant paysannes qu’asiatiques ne peut qu’amener le doute. Zhida, par nécessité, est devenu souple pour parvenir à s’intégrer, sa force de volonté et sa gentillesse le font accepter. Pourtant, il reste partagé, nostalgique d’un bonheur perdu, d’une enfance tronquée trop tôt par l’exil.

Dans son roman, Yves Viollier, nous montre le Cambodge avant et pendant l’arrivée des khmers rouges qui poussèrent les gens sur les boat-people, tous fuyant la montée du communisme dur et violent. Sans être un roman sur la guerre d’Indochine, ce sont les souvenirs grevant le bonheur de Zhida qui mettent en avant cet aspect peu connu du public sur ce conflit, dans nos anciennes colonies. On a récupéré les gens sur les bateaux, dans les camps de transit : mais a-t-on cherché à savoir vraiment ? Nous cicatrisions de nos défaites, l’Indochine n’était plus qu’un souvenir amer.

C’est une histoire qui fait la part belle aux sentiments, à la générosité. La tendresse et l’amour sont omniprésent malgré la brutalité de la séparation et de la perte, l’humour également : sans lesquels la sinistrose serait au rendez-vous. Sans une bonne dose de philosophie, comment supporter de déchirement d’être éloigné si jeune de sa famille : huit ans, c’est bien jeune pour émigrer loin des siens.

Ce roman va paraître alors que la question des migrants est à l’ordre du jour partout en Europe. Mais est-ce le même genre ? Certes, fuir les guerres entraîne une émigration, un choc des cultures, demande une adaptation difficile, parfois. Reconstruire sa vie avec une nouvelle langue, des habitudes aux antipodes des siennes est une gageure demandant un véritable effort sur soi. Cependant, la grosse différence tient à plusieurs facteurs conjoncturels et sociétaux. Les asiatiques font tout pour conserver leurs traditions, en mettant un point d’honneur à passer inaperçu. Les musulmans cultivent également leurs us et coutumes, mais au grand jour. D’autre part, en 1977, le plein emploi commençait juste à s’atténuer, ce n’est plus qu’un souvenir aujourd’hui ! La générosité de l’époque tenait au fait que chacun vivait encore sur les vestiges des trente glorieuses, les nouveaux arrivants ne menaçaient personne. De nos jours, le risque du chômage exacerbe les sensibilités. Il suffit de voir la progression du nationalisme en Europe pour s’en convaincre.

Le marié de la saint Jean est un roman très actuel, Zhida pourrait être n’importe lequel de ceux qui dorment sous des tentes, l’espoir chevillé au cœur, des rêves qui peinent à l’emporter sur des souvenirs douloureux d’un temps révolu. Un roman que j’ai beaucoup aimé, lu sans pause jusqu’à la fin. J’ai découvert un auteur dont le style semble souligner son engagement envers les autres. Une belle leçon de vie qui démontre que toujours l’ouverture primera sur le repli. Yves Viollier nous offre là un roman que l’on pourrait penser autobiographique tant il sonne vrai !

En librairie le 06 avril 2017

Présentation de l’éditeur

1977. Le mariage de Zhida se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français  » banane  » comme il dit – jaune à l’extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l’âge de huit ans avec son petit frère, et aller en pension à Romilly.
Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France, seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l’histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l’a choisi sur les bancs du lycée. S’invitent aussi dans ses souvenirs l’enfance, que l’exil a rendue douloureuse, l’adolescence et la jeunesse précaires. Et c’est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l’accompagner jusqu’à l’autel.

Source photo & bio :  Presses de la Cité

Yves Viollier est né en Vendée. Il commence très jeune à écrire des poèmes, devient professeur de lettres, et commence à publier des romans en 1973. Ses premiers ouvrages le font remarquer par Robert Laffont, qui édite en 1988 la trilogie Jeanne la Polonaise. C’est avec ses romans vendéens, Les Pêches de vigne et Les Saisons de Vendée, qu’il fait son entrée au sein de l’Ecole de Brive. Il a obtenu, entre autres, le prix Charles Exbrayat pour Les Lilas de mer, le prix du Roman populaire pour Les Sœurs Robin, et le Grand Prix catholique de littérature pour L’Orgueil de la tribu. Il a récemment écrit L’Oratorio du Pardon avec le compositeur Bruno Coulais et reçu le prix Charette pour son roman Même les pierres ont résisté. Il vient de publier aux Presses de la Cité Y avez-vous dansé, Toinou ?, et, en avril 2017, Le Marié de la Saint-Jean.
Yves Viollier est critique littéraire à La Vie.

Détails sur le produit

• Broché: 304 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 avril 2017)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258144558
• ISBN-13: 978-2258144552
• Dimensions du produit: 14 x 2,6 x 22,5 cm






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La prophétie de Langley, de Pierre Pouchairet

Les plus beaux suspects sont les innocents, des assassins malgré eux !

Ce polar signé par Pierre Pouchairet sort des classiques du genre ! En effet, avec ce roman l’auteur nous entraîne dans la haute finance, dans le monde abscond des traders, cet univers où les profits sont colossaux, mais auxquels le profane ne comprend rien… Jouer avec les finances, c’est aussi jouer avec des vies, autant d’anonymes qui peuvent perdre un emploi, de petits épargnants spoliés jusqu’à la ruine. Un monde de requin où la pression est forte, l’adrénaline au taquet en repoussant toujours les limites quitte à frôler le risque d’une chute vertigineuse !

Chaque trader tente de savoir comment vont réagir les marchés, cherche l’information qui le placera sur la voie du succès. Avec son équipe, il tente de comprendre les dessous d’opérations étranges, anodines au premier regard, mais d’une importance capitale afin de rester dans la course. Cependant, il doit aussi veiller à se préserver du délit d’initié ! Jusqu’où peut-il aller pour chercher à vérifier une info ?

Justement, des opérations sur un titre français intriguent Ludovic d’Estre. Partis à la recherche de renseignements avec un collègue, ils tombent sur des agissements frauduleux venus du golfe : ces gens-là ne font pas dans la dentelle, la réaction sera à la mesure de leurs espérances de gains : énorme, violente, froide…

Il est plaisant de sortir des voyous traditionnels, on se sent presque dans du velours, le luxe et l’opulence, c’est propre et rassurant. Pourtant, les méthodes employées pour riposter peuvent facilement tenir du commando en terrain miné, plus que par la voie diplomatique entre états souverains. Ludovic et son confrère en feront les frais… La protection des valeurs françaises et dénouer les fils de ce micmac financier mettra la police sur les dents.

Un roman noir où le profit prime sur la vie, où la violence justifie les ambitions dans les dorures des beaux quartiers. Johanna, la flic en charge de l’enquête, pourrait se perdre dans cet imbroglio, au ras de l’incident diplomatique : il lui faudra agir avec des gants !
Le principal suspect restant introuvable, le meurtrier peut continuer d’agir à sa guise et, c’est ce qu’il fait, sans état d’âme.

Présentation de l’éditeur

Trader d’une des plus prestigieuses banques françaises, Ludovic d’Estre brasse chaque jour des millions d’euros… Issu de la bourgeoisie versaillaise, la vie a toujours souri à ce surdoué de la finance. Mais tout va basculer lorsqu’avec Reda Soulami, son fidèle collaborateur, Ludovic va s’intéresser à une transaction douteuse… Un délit d’initié ? Peut-être pire ! Très vite suspecté de meurtre, Reda, un enfant des cités qui pensait avoir définitivement tourné la page, se retrouve en première ligne d’une effrayante machination qui le dépasse complètement et menace des milliers de vies ! Au milieu du marigot politique habituel, seule Johana, la flic qui mène l’enquête, semble croire à l’innocence de Reda. S’engage alors une infernale course contre la montre pour éviter l’horreur…

Source photo & bio: Babélio 

Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale puis chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles…

Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure à Kaboul puis au Kazakhstan.

Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage « Des flics français à Kaboul » et « Coke d’Azur » en 2014. Avec à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

En 2014, il publie son premier polar « Une terre pas si sainte ».

Détails sur le produit

• Broché: 280 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2017)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220037
• ISBN-13: 978-2377220038
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm






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La vie devant elles, de Maryline Martin

La force du sexe faible est de sourire là où le cri gronde en profondeur !

Avec ce nouveau recueil de nouvelles, Maryline Martin ne nous entraîne pas sur les chemins de la guerre de 14-18 : son sujet de prédilection. Non, ici, ce sont quinze histoires de femmes, de l’enfant à l’adulte, qui vous montrent chacune sa vie. Des destins aux consonances très vraies, intemporelles. Elles nous retracent des fortunes souvent mitigées, partagées entre l’image et le ressenti. En effet, derrière chaque femme, derrière chaque tableau de façade, il y a souvent des brisures, des renoncements que masquent des sourires de convenance. Autant de fragilités leur conférant une force peu commune, afin de surmonter des rêves brisés, des déceptions, des renoncements.

Chaque nouvelle représente l’histoire d’une vie. Chacune est différente, et pourtant si semblable. Il n’y a pas de vrai coupable, parfois cela tient à la violence des hommes, parfois aux silences pesant plus lourds qu’un aveu, qu’une simple discussion. La violence des hommes est souvent avérée, mais ne s’agit-il pas là d’une divergence de point de vue ? Bien des hommes pensent savoir ce que veut leur partenaire sans jamais chercher à la comprendre vraiment, prenant la fragilité affichée comme un aveu d’adhésion implicite. C’est l’instinct du mâle présent depuis la nuit des temps, perdurant encore malgré des efforts certains vers la cause féminine.

Les silences sont aussi dévastateurs que les pires violences, laissant s’installer le doute qui ronge le moral sans guérir jamais vraiment. Des silences destinés à protéger souvent, ou pour cacher quelques action dont on a honte, mais qui au long des ans minent jusqu’à empêcher de vivre libre. Le silence est l’enfer des familles, un cancer ne permettant pas à l’enfant de grandir, comment envisager demain si hier ne fut pas ?

Maryline Martin nous dresse une fresque de la société passée et toujours très actuelle, car les choses ne changent pas vite. Sans pour autant revendiquer sur le front des MLF, Maryline Martin nous montre l’envers du décor au travers d’une quinzaine de destinées. Chacune d’entre elles pourrait être notre mère, notre sœur ou peut-être est-elle notre femme !

Présentation de l’éditeur

Préface d’Hubert de Maximy

Quinze témoignages de femmes poignants, émouvants, tragiques jamais indécents.
Quinze portraits féminins, peut-être le reflet d’une seule et même femme : celle qui, depuis des générations, s’indigne et trépigne, trébuche mais se relève et se révèle malgré les discriminations.
Quinze nouvelles résolument féministes et optimistes.
Maryline Martin publie son troisième ouvrage après Les Dames du Chemin, recueil de nouvelles primé en 2014 par le Label Centenaire et deux prix (Prix de la nouvelle Lauzerte 2014, Prix des Lecteurs de la Bibliothèque d’Aumale, automne 2013), et L’Horizon de Blanche.

Source photo & bio: Edition Glyphe :

Maryline Martin est née à Angoulême mais vit, pour des raisons professionnelles, à Paris. Journaliste littéraire sur une radio libre parisienne, elle a rencontré de nombreux auteurs qui l’ont encouragée, au regard de la qualité de ses chroniques, à prendre la plume.
Maryline Martin est membre de la Sofia, de la Maison des écrivains et de la littérature (Mel), de la Société des auteurs de Normandie (SADN) et de l’Association des écrivains combattants…

Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Editions Glyphe (18 mars 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2358152048
• ISBN-13: 978-2358152044




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Mer agitée, de Christine Desrousseaux

A chercher la vérité, on s’expose au pire de ce qu’on voulait éviter !

En général, les romans se classent en fonction de leur contenu, par genre. Mer agitée de Christine Desrousseaux échappe à cette règle, non qu’il soit inclassable, mais il entre dans deux catégories. Au commencement c’est un roman contemporain, puis il opte pour le genre thriller presque inquiétant, dérangeant par son côté intimiste, si proche du lecteur que cela pourrait le concerner. Les faits, horribles, ressemblent aux faits divers de la presse. On s’indigne, mais c’est loin tout ça… Lorsque l’action se situe sur un espace quasi fermé, où les gens vivent ensemble comme dans un village ou à fortiori une presqu’ile, la rumeur enfle au point de devenir coup de tonnerre ; un membre de la famille élargie au village est coupable d’un crime dont tous peuvent être les auteurs. Le doute en ajoute à la peur, la vie devient vite un enfer.

L’atmosphère d’un village de bord de mer vivant en autarcie hors des périodes estivales est parfaitement restituée par Christine Desrousseaux. La proximité de tous est telle que le moindre geste est vu. Chacun sait la vie de l’autre, du moins, celle qu’on laisse paraître aux regards des autres : une vie rangée dont on est fier. Puis, il reste les zones d’ombre… Ne saute pas aux yeux de tous la vie de ceux qui sont partis, ni des reliefs d’épisodes ayant précédés l’installation dans la communauté. Des fragments de vie qui refont surface si l’on creuse un peu plus que d’habitude et, lorsqu’un drame survient, il est facile de chercher un coupable en marge du village.

C’est justement ce qui arrive au personnage principal, lui qui ne cherche que le calme, se mêlant peu aux autres. Certes, il les connait tous, mais cultive son indépendance d’ours mal léché. Un équilibre qui deviendra délicat lorsque son petit-fils arrivera chez lui, avec ses cauchemars dus au syndrome post traumatique du soldat revenant de mission en Afghanistan. Le grand-père veut croire à l’innocence, mais les faits sont là, accablants !

A la façon des thrillers américains, le suspense dure tout au long du livre, rebondissant chaque fois que l’atmosphère semble se calmer un peu. Plus le grand-père cherche à comprendre, mieux il entrevoit les dessous d’une histoire bien plus compliquée qu’il n’y paraissait : une seconde affaire, plus ancienne, refait surface. Les dernières lignes donneront les clefs surprenantes de ces événements dérangeants.

Un roman captivant, bien ficelé et se lisant bien. Catherine Desrouseaux, partant d’un fait divers, tisse un thriller très psycho qui prend aux tripes le lecteur.

A paraître le 15 mars 2017 dans toutes les librairies.

Présentation de l’éditeur

Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l’eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d’Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. À quel moment s’est envolé l’enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l’une de ses missions ?
Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s’en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Il commence lui-même à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l’irréparable ?

Un peu de l’auteur

Christine Desrousseaux vit à Lille. Parallèlement à son métier de conceptrice-rédactrice en publicité, elle a écrit plusieurs romans policiers.

Source: Editions KERO :

Détails sur le produit

• Prix : 18.90€
• Broché: 232 pages
• Editeur : Editions KERO (15 mars 2017)
• Langue : Français
• ISBN : 9782366582970
• Format : 140*225






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Le piège de verre, d’Éric Fouassier

Le piège de verre d’Eric Fouassier est un roman historique, mais pas que…

Un roman historique très bien documenté : de nombreux personnage ont vraiment existés, de même que bien des situations sont avérées dans l’histoire de la France. Cela rend encore plus vivant ce roman captivant nous faisant parcourir la France au moyen âge, apercevoir les guerres d’Italie pour défendre les intérêts français sur le royaume de Naples sous le règne très peu connu de Louis XII. En effet, ce roi ayant régné durant un peu plus de 16 ans n’a pas laissé de souvenir impérissable, bien qu’il ait participé au redressement des finances de l’état et réformé la justice du pays. L’histoire n’a retenu de lui qu’il a été un bon roi, sage et modéré.

Son mariage en secondes noces avec Anne de Bretagne n’avait pas contenté certains dont les ambitions en furent contrariées ; le duché de Bretagne n’entrait pas dans la succession ! L’époque est dure, les complots foisonnent dans le royaume. Anne de Bretagne se sent menacée. Une lettre glissée dans son livre l’inquiète.
Des meurtres suspects attirent son attention, mais elle ne peut diligenter une enquête officielle, trop voyante, qui risquerait d’avertir les commanditaires en leur laissant la possibilité de se mettre à l’abri des représailles. Elle demande à Héloïse Sanglar, jeune apothicaire, très indépendante, de chercher la vérité sur ces affaires. Elle lui adjoint le Baron de Comballec, qui lui est entièrement dévoué, pour sa mission. Ensemble ils devront dénouer une énigme soigneusement dissimulée afin de parvenir à trouver les auteurs du complot. Au centre de cette sombre histoire, l’alchimie et la science du codage seront omniprésents. De plus, aussi belle soit-elle, une femme menant une telle enquête de cesse d’intriguer. Les complotistes ont vent de ses recherches, aussi tentent-ils de contrecarrer ce projet.

Le romancier reste toujours maître de son histoire et de ses personnages. Eric fouassier met ici en scène un complot imaginaire dans un cadre ayant existé pour lui donner la force du vrai. Un roman complexe, où il est certes question de vie ou de mort, mais aussi d’amour. L’amour vrai, celui qui a suffisamment de force pour supporter l’attente et l’éloignement. Héloïse, farouchement indépendante dans une société reléguant la femme au foyer et à ses maternités, aime Pierre Terrail, seigneur de Bayard, plus connu sous le nom du chevalier Bayard. Un serment les sépare, mais les circonstances ne peuvent-elle pas lever cet engagement éternel ?

Eric Fouassier présente ici un grand roman historique, une aventure au XVIème siècle qui n’a rien à envier aux romans classiques. C’est une histoire qui prend le lecteur de bout en bout, sans temps pause, l’action est permanente.

Présentation de l’éditeur

Automne 1503, trois alchimistes sont retrouvés assassinés dans des circonstances dramatiques. Convaincue qu’un terrible complot se trame à l’ombre de la Couronne, la reine Anne de Bretagne lance sur la piste des suspects le plus improbable des duos d’enquêteurs : le baron de Comballec, un soldat rude et autoritaire, accompagné d’Héloïse Sanglar, une séduisante jeune femme experte en apothicairerie.
Pour déjouer l’incroyable machination conçue par un esprit dérangé, ils devront décrypter les énigmes d’un mystérieux parchemin et récolter des indices en différents hauts lieux symboliques du Royaume. Mais les apparences sont souvent trompeuses. Dissimulés en coulisses, les véritables ennemis sont bien décidés à contrecarrer les efforts de nos héros. Dans ces conditions, le chasseur peut rapidement devenir gibier à son tour…
Vitrail aux pouvoirs mortifères, sciences occultes, disparitions mystérieuses… les menaces ploient sur la jeune Héloïse, bien décidée à venir à bout des adversaires du roi. Mais les temps sont difficiles quand on est une femme, et afin de survivre, il lui faudra l’aide de tous ses alliés. Peut-être même devra-t-elle faire appel à son amour de jeunesse, le chevalier Bayard. À moins que l’attrait grandissant que Comballec exerce sur elle ne bouleverse ses plans…

Source photo Babelio

Source Bio : Du noir si bleu

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Maur-des-Fossés , le 6/10/1963

Docteur en droit et en pharmacie, Eric Fouassier est professeur d’université en région parisienne. Il écrit depuis l’âge de 15 ans, mais n’a cherché à diffuser ses textes que depuis l’an 2000.

Après avoir beaucoup écumé les concours de nouvelles entre 2002 et 2006 et récolté de nombreux succès (prix Albertine Sarrazin 2005, grand prix littéraire de Péronne 2005, prix Harfang 2003…), il a d’abord publié des nouvelles en revues et dans des recueils collectifs.

Son premier roman, « Morts thématiques », en 2009 lui vaut de décrocher le prix Plume de Glace au festival du roman policier de Serres-Chevalier en 2011.

Il est secrétaire du Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de pharmacie et membre du jury du prix Védrarias (concours de nouvelles).

Détails sur le produit

• Broché: 480 pages
• Editeur : JC Lattès (1 février 2017)
• Collection : Romans historiques
• Langue : Français
• ISBN-10: 2709658410
• ISBN-13: 978-2709658416
• Dimensions du produit: 13,5 x 3,2 x 20,5 cm




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Connemara black, de Gérard Coquet

Un polar en passant en Irlande ne peut qu’être aussi noir que l’est ce peuple doux, mais ô combien ombrageux, parfois !

Sur fond de paysages sauvages comme seule l’Irlande a le secret, là où rodent toujours les légendes, les anciens combattants de l’IRA s’activent encore en sourdine : pour eux la paix a une autre signification que la nôtre. Des meurtres en série jalonnent l’enquête de Ciara MacMurphy, les indices oscillent entre l’occulte et la vendetta. Sa hiérarchie l’envoie là où elle est née, dont elle s’est jadis enfuie, tenter de démêler ce sac de nœuds. En Irlande, une pensée latine, presque mafieuse, anime les consciences, les esprits risquent de rapidement s’échauffer et, ils ne se battront pas avec des cure-dents !

Avec Gérard Coquet, le lecteur visite l’âme Irlandaise dans ce qu’elle a de plus cher : le sentiment national. Il faut bien connaître ce peuple plus latin que british pour en bien parler. L’auteur retranscrit parfaitement ce qui anime vraiment les irlandais. Le nationalisme solidement ancré frôle l’appartenance à un régime presque mafieux, surtout hors des grandes métropoles. Les demi-mesures ne sont pas le point fort des combattant de feue l’IRA dont la conscience anime encore une quantité de gens. Leur violence, leur imagination n’a pas vraiment de limite : seule la cause si longtemps défendue leur importe.

Pour avoir vécu longtemps dans ce pays fantastique, je peux vous dire que la légende, les fantômes et l’occultisme ne sont jamais loin en Irlande. Les combattant de l’IRA, souvent jusqu’au-boutistes, ne sont pas des enfants de cœur. Le mélange de cette armée de l’ombre avec celle non moins rassurante de l’imaginaire entraîne une explosion dont les reliefs demandent une présence d’esprit peu commune afin de faire ressortir la vérité.

Connemara black est un roman comme on les aime, noir de chez noir. Avec ce livre Gérard Coquet monte en puissance, il augmente la pression par rapport à ses précédents ouvrages en tissant une intrigue complexe et sombre. Un roman que les amateurs de polars noirs et dont l’intrigue sort des sentiers battus apprécieront.

Présentation de l’éditeur

La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille… C’est également le nom d’un ancien groupe armé de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise. Mais c’est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l’ouest de l’Irlande. Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu’un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s’est engagée dans la Garda, la police locale. Mais lorsqu’une série de meurtres balaie la ville de Galway, c’est elle que le commissaire Grady choisit d’envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes. Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui entre terres désolées, légendes d’un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords veille dans l’ombre… Mais sur quoi veille-t-il ?

Source photo & bio: Editions Jigal :

Gérard Coquet est né le jour anniversaire de la mort de Louis XVI… le 21 janvier 1956. Mais il jure encore qu’il n’y est pour rien. Issu d’une longue lignée de blanchisseurs, il passe son enfance avec sa jumelle à se cacher au milieu des draps séchés au vent. Puis dans un ordre aléatoire se succèdent le collège des Lazaristes, un diplôme d’expert-comptable, la guitare basse et la création de ses premières chansons. D’ailleurs, tout vient sans doute de là, l’écriture… Après la reprise de l’entreprise familiale, il devient juge consulaire avant de créer récemment un cabinet d’archi. Ce qui ne l’a jamais empêché d’adorer la charcuterie, le gamey, le tablier de sapeur et la cervelle de canut ! Sauf bien sûr quand il se ressource en Irlande avec la pêche à la mouche et la Guinness.

Détails sur le produit

• Broché: 344 pages
• Editeur : Jigal (15 février 2017)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-13: 979-1092016925
• ASIN: B01MSDZGRL
• Dimensions du produit: 21 x 2,7 x 14 cm




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Il était temps, de Myriam Saligari

La notion d’amour chez nos seniors, est-ce dégradant, ou une aubaine ?

Presque politiquement incorrecte, la notion d’amour des personnes âgées reste un tabou pour beaucoup, une tendresse inouïe pour quelque uns, rares, mais plus tolérant !
Cette question se pose de plus en plus. En effet, la population vieillit mieux et plus longtemps que dans le passé, les ménages divorcent même à un âge avancé, des opportunités se présentent et, chacun peut saisir la chance s’offrant à lui, ou non…

Pour les enfants, les parents sont des êtres asexués : ils sont des parents, point à la ligne ! C’est lorsque survient un divorce que les enfants, s’ils sont en âge de l’envisager, ajoutent à la notion de parent une sexualité potentielle. Mais la vraie question serait plutôt de savoir si l’amour n’est qu’une question de sexe, ou de sentiment qui volerait la primauté au physique. Mécaniquement, il est bien connu que le charnel est une denrée périssable, mais pas l’esprit pour qui le temps reste profitable.

 L’esprit, cet organe immatériel, plein de ressources qui tel un muscle sollicité croît en puissance en réservant bien des surprises. Michel Tournier, récemment entré dans la prestigieuse Pléiade, ne disait-il pas que l’âge le rapprochait de son enfance ? Et très justement ce rapprochement peut mener aux mêmes questionnements. Il faut vivre de près avec des personnes âgées pour deviner derrière les rides et les rhumatismes le regard briller lorsque survient un intérêt particulier pour une personne, une attention chargée de tendresse, un regard d’enfant qui peut en dire long sur les pensées se bousculant sous les cheveux blancs !

Dans notre esprit, notre âge mène une vie différente de notre corps et, si ce dernier à une fâcheuse tendance à nous lâcher, ce qui se trame dans notre tête conserve toute sa force.
Myriam Saligari n’aborde pas le sujet sensible de l’amour physique du troisième âge, mais elle ose aborder avec délicatesse le ressenti, la grande tendresse qui uni deux êtres, motivant le rapprochement pour ne plus vivre seuls, parce que le besoin de l’autre vient d’ailleurs afin de partager mieux encore, quitte à bousculer des idées reçues et un équilibre que l’on pensait imperturbable.

Avec Myriam Saligari le lecteur plonge dans la jeunesse du troisième âge. Tour à tour drôles ou routiniers, ses personnages sont bien ancrés dans la vie : une vie commençant à s’étioler et pour lequel ils peuvent envisager un avenir. Un premier roman chargé de tendresse, les yeux bien ouverts sur notre temps, sur nos anciens beaucoup moins à la ramasse que l’imagerie populaire veut nous faire croire. Demain, les baby-boomers seront majoritaires, cela va décoiffer les esprits chagrins !

Présentation de l’éditeur

Dans sa tête, Madeleine a moins de cinquante ans, mais demain, elle soufflera vingt bougies de plus.
Pierre, son voisin du dessus, fêtera ses quatre-vingts printemps ce même jour. Ils se croisent sans se voir, jusqu’à l’erreur de distribution de courrier d’un certain Jean qui va changer le cours de leur histoire.

   

Source photo & bio : Editions Elan Sud

Après ses études de psychologie, Myriam Saligari a enseigné pendant une vingtaine d’années. Aujourd’hui, elle se consacre aux élèves en difficulté, toujours pour l’Éducation nationale.
Ses premiers écrits sont des ouvrages et articles professionnels. Il était temps est son premier roman.
Ce texte a été primé en 2016 par le jury du Prix « Première chance à l’écriture ».

Vidéo de Myriam Saligari qui parle de son livre : https://www.facebook.com/1Myriamsaligari/videos/278060125875388/

Détails sur le produit

• Broché 16 euros
• Editeur : Elan Sud (2 juin 2016)
• Collection : Elan d’elles
• Langue : Français
• ISBN-10: 2911137477
• ISBN-13: 978-2911137471
• Dimensions du produit: 21 x 1,5 x 12 cm

Commande directe sur le site de l’éditeur ICI : http://elansud.com/boutique/




Publié dans Achat livre, Critiques littéraires, Livres, Romans contemporains | Marqué avec , , , , , | Commentaires fermés sur Il était temps, de Myriam Saligari

Nu couché sur fond vert, de Jacques Bablon

Lorsque le souvenir de famille éclaire le macabre, rien ne sera plus pareil !

Ce nouveau roman de Jacques Bablon reste fidèle au style de l’auteur : le polar noir. Un polar un peu plus sombre que ses précédents livres, mieux ciselé et, d’une intrigue survolant les générations comme un sort implacable.

Romain dont le père est mort, assassiné par balle, est policier. Sa collègue de travail, Margot, avec qui les relations sont compliquées, se met en tête de retrouver l’auteur du meurtre du père de Romain. L’affaire ne s’annonce pas bien car tout cela s’est déroulé il y a 25 ans et, l’enquête au moment des faits n’a rien donné de positif. De plus, presque tous les membres de la famille semblent avoir finis leurs jours de façon brutale, la malédiction prendra-t-elle fin un jour ?

Romain qui ne s’entend guère avec Ivo avec qui il travaille habituellement est pris dans une embuscade meurtrière. Ivo en mourra. Romain décide alors de venger son coéquipier, quitte à enfreindre les règles et le code de conduite de la police.

Deux intrigues se mettent en place, dont les vraies motivations échappent un peu à Romain et à Margot. Romain défend la mémoire d’un type qu’il n’aimait pas. Margot veut venger la mort du père d’un collègue avec qui les relations sont difficiles !

Romain plonge en solo dans le grand banditisme fortement armé, et Margot doit rechercher une ombre passée sous les radars de la citoyenneté depuis des années, une enquête non-officielle. Ce genre d’enquête à tendance à mettre les nerfs à vif, à pousser vers l’extrême les protagonistes. La charge d’émotion peut aussi abaisser les barrières du sentiment, amener à voir la vie d’un jour nouveau : Margot et Romain en feront-il les frais ? Aucun des deux ne sait comment il en sortira, mais le vin est tiré et il le faut boire jusqu’au bout.

C’est un roman qu’on ne lâche pas, dont l’issue ne viendra que sur les dernières lignes. Un dénouement à la limite de la morale pour Romain, une belle réussite pour Margot, bien que… Dans ce genre d’affaire rien n’est jamais acquis, le retour de bâton vient en règle général du détail !

Présentation de l’éditeur

Margot et Romain. Deux flics d’une même brigade. Ont en commun l’habitude de sortir du cadre autorisé pour régler à leur manière les affaires criminelles qui leur tiennent à cœur. Margot veut retrouver l’assassin du père de Romain, tué par balle, il y a vingt-cinq ans. Une famille au destin tragique… Romain ne lui a rien demandé. Mais Margot ne supporte pas que des tueurs cavalent librement dans la nature. Romain, lui, traque les auteurs du carambolage meurtrier qui a coûté la vie à l’inspecteur Ivo, son coéquipier. Leurs armes ? Acharnement et patience sans bornes pour Margot… Beretta et fusil à lunette pour Romain ! Une plongée dévastatrice où le hasard n’a pas sa place…

Source photo & bio : Editions JIGAL


Sa mère est née à Saint-Pétersbourg, lui à Paris en 1946. Il passe son enfance dans le 93 à taper dans un ballon sur un terrain vague triangulaire… Ado, il décide de devenir guitariste et de chanter du Dylan pour pouvoir draguer les filles… Mais devant le peu de succès récolté il préfère s’acheter une pile de disques (les Stones, Mozart, les Beatles et compagnie…) et un Teppaz. Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture. Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués. Parallèlement à sa carrière officielle d’enseignant heureux, il publie des BD chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il a toujours eu besoin de voir loin pour survivre, c’est pourquoi il habite en haut d’une tour. Mais le pire, c’est que des années après, il ne sait toujours pas où est passé son Teppaz…

Jacques Bablon est l’auteur de Trait Bleu paru aux éditions Jigal qui a été présélectionné pour le “POLAR “ 2015 du meilleur roman francophone mais fait également partie de la Sélection Officielle du Grand Prix de Littérature Policière 2015

Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Jigal (15 février 2017)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-13: 979-1092016918
• ASIN: B01MTFNC2H
• Dimensions du produit: 19,5 x 1,7 x 12,5 cm




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Tu n’auras pas peur, de Michel Moatti

Jeune public et âmes sensibles s’abstenir : il est des vérités qu’il faut mieux ignorer !

Michel Moatti nous livre là un thriller atypique : tous les ingrédients y sont, mais il y a un peu plus encore !

Tout d’abord, ce sont des journalistes qui mènent l’enquête et, ce point de vue journalistique donne une vision un peu différente du thriller classique. La volonté de faire savoir, de publier le bon papier le premier, les force à être sur le pont en permanence, à faire du sensationnel au plus juste de la vérité.

Du sensationnel il y en a dans ce roman, la perversité dans le crime n’ayant pas de point limite, c’est un tortionnaire de la pire espèce que l’on cherche. Un artiste dans son genre, peaufinant ses mises en scène avec un soin jaloux. Ce faisant, il revendique ses tableaux, veut que l’on sache sa détermination. Chaque meurtre est signé, mais sans trace aucune pour que les enquêteurs puisse le retrouver. Le meurtrier est une ombre insaisissable qui chaque fois augmente son œuvre d’un peu plus d’horreur.

Avec Michel Moatti, le lecteur pénètre dans le quotidien des journalistes travaillant sur les grosses affaires criminelles et, dans la complexité de l’esprit perturbé de l’assassin. La police est sur les dents, le monstre se délecte, un jeu se met en place entre ce dernier et Lynn, la journaliste à qui il téléphone… Pour le comprendre, afin de savoir pour informer, Lynn s’implique jusqu’à la déraison, rien ne semble pouvoir arrêter ce duo improbable.

Un très bon thriller, captivant jusqu’au bout et, dont la solution ne vient qu’avec les dernières lignes : suspense garanti tout au long du livre. Outre les crimes odieux, Michel Moatti dépeint la psychologie de chacun de ses personnages. On les sent vivre, on vit l’histoire avec eux. Un beau roman très sombre et très psychologique qui classe ce livre dans le top des romans de ce genre.

Présentation de l’éditeur

Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté.
Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s’organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres  » natures mortes  » ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille  » à l’ancienne « , se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.

Source photo & bio : HC Editions

Michel Moatti, universitaire et journaliste de formation, a été correspondant de l’agence de presse britannique Reuters, et a vécu à Londres au début des années 1990. Il a signé en 2013 Retour à Whitechapel, La véritable histoire de Jack l’Éventreur, fruit d’une recherche de près de trois années dans les archives victoriennes : presse de l’époque, dossiers de la Metropolitan Police (Scotland Yard), rapports médico-légaux, témoignages des jurys d’enquêtes…

Détails sur le produit

• Broché: 473 pages
• Editeur : HC éditions (16 février 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357203196
• ISBN-13: 978-2357203198
• Dimensions du produit: 14,8 x 3,8 x 22,1 cm





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L’inachèvement, par Axelle Faussadier

Y a-t-il de geste d’amour plus fort que de vouloir rejoindre dans la tombe ?

A 16 ans, on rêve sa vie, se jurant de faire différemment des autres et, surtout ne pas devenir une Bovary. A 16 ans, les pieds solidement ancrés sur la terre ferme, point de chimère, Austia veut décider de son avenir, ne pas se laisser bercer d’illusion. Le piège du mariage ne se refermera pas sur elle tel un étau, elle restera lucide pour se choisir un mari, pragmatique et non frivole, laissant la bluette aux autres filles.

La vie aime jouer des tours, surtout lorsque le bonheur est enfin là. Peu de temps après son mariage avec un homme beau et solide, naît une petite fille. Lors des premières vacances au bord de la mer, en rentrant de la plage, la petite cesse de respirer : c’est la mort subite du nourrisson qui fauche l’enfant âgée de six mois.

Le roman d’Axelle Faussadier nous fait vivre ce drame qui peut toucher n’importe quel couple. L’auteur analyse très bien les sentiments, les ressentis des deux époux. La femme et l’homme ne perçoivent pas de la même façon la mort d’un enfant. L’homme cache des sentiments, fait front, souhaite conserver le cap de sa vie brisée ; la femme vit en boucle l’atrocité de ce décès. La communication ne fonctionne plus, leur langage est devenu différent… L’homme souhaite refaire un enfant. La femme, toujours emplie de cet enfant trop vite disparu ne percevra pas cette idée comme un si bel événement, elle qui pour retrouver son enfant ne souhaite plus que partir le rejoindre. L’auteur, mesure si bien cette situation, qu’il est tentant de se demander s’il n’y a pas un vécu certain en filigrane du roman. Les parents ayant affrontés ce genre de drame s’y reconnaîtront.

Au long du livre, Axelle Faussadier dépeint le difficile chemin à parcourir pour reprendre le fil d’une vie brisée à jamais. Un livre souvent dur, mais comment pourrait-il en être autrement ? La mort fait partie de la vie, mais elle ne devrait pas toucher les jeunes. C’est un roman attachant, criant de vérité, démontrant les mécanismes se mettant en place lorsque cela survient. C’est aussi un roman courageux tant le sujet est sensible. Axelle faussadier montre aux autres se qui se passe de l’intérieur, ce qu’ils ne peuvent comprendre sans l’avoir vécu eux-mêmes.

Ce roman est un exercice délicat, sans tomber dans le pathos qui l’eût rendu indigeste : c’est un témoignage précis, presque un cri à la face du monde. Un cri que ceux qui comme moi fleurissent chaque semaine la tombe de leur petit-fils partit trop tôt entendront parfaitement. Un livre qui peut-être fera comprendre aux familles qu’il peut y avoir des raisons de s’absenter dans son monde intérieur, d’afficher un sourire de convenance, de faire semblant d’être là.

Parution en librairie le 15 février 2017.

Présentation de l’éditeur

« Pour elle, un homme, une femme, c’était avant tout une histoire d’alchimie raisonnable ; elle ne s’interdirait pas d’être amoureuse, mais elle ne rêvait pas de ces passions dévorantes qui semblaient laisser pantelantes leurs victimes, privées en outre d’un dénouement heureux. Non, ces rêves-là, ils étaient bons pour toutes les Emma Bovary de la terre. »

Contrairement à l’héroïne de Flaubert, la jeune Austia se jure de ne pas s’épuiser dans de vaines attentes. Elle se sent différente, rêve d’un destin loin de la vie humble et satisfaite de ses parents. Elle se promet donc de porter un regard lucide sur l’amour et de garder la maîtrise de sa destinée. Elle s’attache alors à Théodore qui semble à la hauteur de ses espérances.
Mais à force de penser sa vie, Austia, ne risque-t-elle pas de passer à côté ?

Un peu de l’auteur

Axelle Faussadier a 34 ans. Après des études de lettres classiques, elle devient professeur de français. Elle enseigne actuellement dans un collège parisien.

Source photo & bio: Editions KERO

 

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : Kero (15 février 2017)
• Collection : KER.LITTERAT.FR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366582137
• ISBN-13: 978-2366582130





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