Toutes ces nuits d’absence, par Alain Bron

Plus on vieillit, plus on se rapproche de son enfance disait l’excellent écrivain Michel Tournier ! Pour les jeunes d’aujourd’hui, les années 60 c’est de la préhistoire, une époque révolue tombée aux oubliettes du temps. Pourtant, leurs parents se souviennent bien de la folie des trente glorieuses, c’est leur jeunesse, c’était hier, c’est déjà si loin…



Jacques Perrot est devenu écrivain. Vivant seul avec son chat, il cultive les petites maniaqueries des vieux célibataires : chaque chose à sa place, l’immuabilité en tout pour la quiétude de l’esprit. Un incident provoque un désordre, un rien qui devient vite un tout ! Une boîte contenant des vieilles photos vient de tomber, révélant le portrait de la petite amie de son adolescence. Il l’avait tout simplement oubliée. Pourtant, le décès tragique de cette jeune femme a de quoi marquer le souvenir. Il sent qu’il doit partir sur les traces de cette sordide affaire jamais élucidée, revenir à Troyes, se confronter à son enfance et retrouver les trace d’un passé qui voulait oublier à jamais.



C’est exactement le genre de roman où l’auteur, volontairement ou malgré lui, laisse un peu de lui dans une écriture pouvant sembler autobiographique. On sent venir un regret de l’insouciance de la jeunesse, parfois tendre et nostalgique, parfois dure et un peu amère. Oui, les trente glorieuses n’avaient pas que de bons côtés, la classe aisée vivait très bien, les autres beaucoup moins ! Notre écrivain, Jacques Perrote est natif d’une famille pauvre et, comble de l’horreur monoparentale à une époque où c’était une honte absolue. Il est très partagé quand il repense à sa jeunesse. Revenir à Troyes est un besoin aigre-doux. Il veut comprendre pourquoi cette jeune femme a disparu et, peut-être savoir comment sa vie a pris le tournant qu’elle est aujourd’hui. Une enquête qui le conduira à s’interroger sur lui-même. Il était lors des faits un proche de la victime. Il avait laissé des traces de sa présence qui émaillent les recherches de la police lors de la mort de son amie : pourquoi n’a-t-il pas été entendu ? Résoudre ce fait divers tragique ne pourra déboucher sur rien car les faits sont prescrits, mais cela peut alléger la conscience !



Présentation du livre en vidéo

Présentation de l’éditeur

Jacques Perrot est écrivain. De vieilles photos raniment sa première histoire d’amour brisée par le meurtre de son amante. Ce crime impuni l’obsède. Près de cinquante ans après, il décide de reprendre l’enquête. Aidé par d’improbables comparses, il plongera dans la ville de sa jeunesse et réveillera des fantômes redoutables au premier rang desquels figurera un personnage inattendu : lui-même. Une cité industrielle dans les années 60. Un secret de famille soigneusement camouflé. Des mouvements
d’extrême droite. Une situation qui résonne avec notre époque.



Un peu de l’auteur

Essais, romans, polars, nouvelles, Alain Bron se moque du cloisonnement littéraire pour le plus grand plaisir des lecteurs. Ses ouvrages sont souvent sélectionnés ou primés pour leur finesse d’observation, leur humour décalé et leur scénario inattendu. Dans ses romans, jamais il ne juge. Les personnages mauvais ne sont pas si mauvais, et les bons ne le sont pas tout à fait. Et au moment le plus noir, le plus dramatique, se glisse un geste tendre, un trait d’esprit ou une espérance qui vient rappeler que l’humanité, si elle est loin d’être parfaite, mérite toute notre attention.

Crédit photo site de l’auteur

Détails sur le produit

• Editeur : les chemins du hasard (15 mars 2018)
• Collection : ROMAN
• Langue : Français
• ISBN-13: 979-1097547066
• ASIN: B075ZB7L99
• Dimensions du produit: 21 x 2 x 14,8 cm








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Les amants de l’été 44, de Karine Lebert

La guerre de 39-40 se termine tout juste, les américains ont débarqué en Normandie. Le pays libéré règle ses comptes. On peut de nouveau sortir et rire, la vie reprend ses droits, l’occupant est à terre, la guerre est finie. Les GI ont construit des camps pour les troupes de libération, Les boys se mêlent à la population, apportant chewing-gum, chocolat, musique et bas de soie dans leurs valises. Les jeunes font la fête, certains anciens ronchonnent que l’Amérique est une nouvelle forme d’occupation. Philipine Lemonier rencontre Ethan, un GI séduisant dont elle tombe amoureuse : ils décident de se marier avant de rentrer aux USA, mais ce n’est pas si simple que cela…



Gemma, directrice commerciale des années 2000 dans la société familiale à New-York, apprend lors du décès de sa mère que cette dernière avait engagé un détective pour retrouver les traces de son passé. Un passé lourd, née en France, élevée par une belle-mère américaine, elle voulait savoir d’où elle venait vraiment. Gemma décide de partir pour la France afin de trouver des réponses, reconstituer l’histoire de sa mère, lever le voile sur un certain nombre de non-dits qui obscurcissent l’histoire familiale. Contre l’avis de son père, patriarche au caractère fort et PDG de l’entreprise, Gemma décolle pour la Normandie.

Avec ce roman, Karine Lebert met en lumière l’histoire de ces femmes qui ayant épousé des GI fraîchement débarqués sur le territoire, avec des idées neuves décoiffant un peu la vieille Europe, ont vécu des fortunes diverses. Traverser l’Atlantique pour le nouveau monde est une aventure qui peut être extraordinaire, ou difficile. La langue, les meurs, la vie y sont différents de leurs habitudes. Traverser l’Atlantique, en plus du beau GI, c’est épouser une nouvelle vie, partir loin des siens, renoncer à tout pour un saut immense dans l’inconnu.



Comment Philipine Lemonier s’est-elle adaptée à sa nouvelle vie ? Quels mystères entourent sa vie dont les Lemonier de France se refusent d’évoquer le souvenir ? Décidée d’en savoir plus, comprendre enfin la dépression chronique de sa mère force la volonté de Gemma de percer les secrets des Lemonier.



C’est toujours une grande joie de découvrir un nouveau roman de Karine Lebert. Elle possède cette faculté de prendre son lecteur par la main et, de l’emmener avec elle dans son univers. Chaque nouvel opus est un voyage ne laissant jamais indifférent. Et ce voyage-ci est si incroyable qui fera l’objet d’un second tome qui, n’en doutons pas, nous conduira encore plus loin dans cette histoire extraordinaire et romanesque. Un roman finissant en point d’interrogation pour piquer encore un peu plus notre curiosité. Vivement la suite !

Présentation de l’éditeur

Gemma est une jeune New-Yorkaise vive, séduisante, pragmatique, travaillant avec passion dans l’entreprise familiale de produits alimentaires. A la mort de sa mère, en 2000, elle découvre que sa « vraie » grand-mère était française ; elle décide alors de partir, seule, sur ses traces. Ce voyage à la recherche de ses origines la conduit en Normandie. En sillonnant la région, Pont-l’Evêque, Le Havre, Barfleur, Colleville, l’Américaine recueille les témoignages de ceux qui ont connu Philippine. Tout commence en 1944, quand, en faisant du marché noir à Deauville, la jeune Normande rencontre Ethan, un GI, cajun de Louisiane. Deux destins de femmes, deux continents, deux époques… L’une est en quête, la seconde se raconte. Gemma trouvera un nouveau sens à sa vie et comprendra comment Philippine a payé le prix de sa liberté. Avec en filigrane cette question douloureuse : pourquoi a-t-elle abandonné sa fille aux Etats-Unis ?



Un peu de l’auteur

Née dans l’Orne, dont les paysages inspirent le décor de ses romans, Karine Lebert a été journaliste à Paris Normandie. Elle a publié Les Sortilèges du Tremblay (2012), préfacé par Yves Jacob, puis, aux Presses de la Cité, Ce que Fanny veut… (2015), Les Saisons du mensonge (2016) et Les Demoiselles de Beaune (2017).

Crédit photo ©Sandrine Cellard

Détails sur le produit

• Broché: 370 pages
• Editeur : Presses de la Cité (15 mars 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258150817
• ISBN-13: 978-2258150812
• Dimensions du produit: 22,7 x 3,1 x 14,2 cm






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Le dictionnaire de ma vie, par Louis Chedid

Pour qu’une autobiographie soit digeste, il faut avoir une vie bien particulière, riche, qui soit un enrichissement pour le lecteur et d’intérêt public ! C’est rarement le cas de ce genre d’ouvrage, plus porté sur le nombrilisme que vers l’ouverture. Avec Louis Chedid, nous avons une histoire passionnante, bien écrite et pleine d’enseignements. A la manière d’un dictionnaire, par ordre alphabétique, Louis Chedid se raconte, mais pas que…



En effet, sous la forme de petites histoires qui ont émaillé la vie de l’auteur, Louis Chedid montre la voie de la raison, d’une forme de sagesse toute paternelle. Artiste par vocation, il met en garde contre les écueils nombreux de ce rêve auquel beaucoup aspirent, mais que peu d’élus atteignent. D’abord, c’est une histoire de famille : on a ça dans le sang chez les Chedid. Chez eux, c’est viscéral, l’avenir passe par les planches ! Pour y monter, et surtout pour y rester, le travail et toujours plus de travail chez ces acharnés de la poésie.



Cependant, ce n’est pas le bagne, le labeur n’empêche pas de sourire, de rester philosophe devant la fatuité de certains, nombreux dans ce milieu qui fait tant rêver. Une sagesse, mais aussi de l’humour. C’est avec un regard plein de malice que Louis Chedid observe certaines stars se prenant pour Icare, ou ceux qui sûrs de la puissance acquise regardent le monde de haut. Un univers de paillettes dont nul n’envisage le revers du miroir.

C’est avec beaucoup d’humilité que Louis Chedid savoure sa chance d’avoir percé dans ce métier de saltimbanque, lui, ainsi que les siens. Un livre qui se dévore dans la soirée. Un livre qui fait sourire et remet certaines pendules à l’heure. L’arrivée sur scène en toute discrétion c’un certain M montre bien la méthode Chedid, tel père tel fils, mais quel talent !

Présentation de l’éditeur

A R T I S T E
B A L B U T I E M E N T S
C Y R A N O
D I E U E T D I A B L E
E N FA N C E
F A M I L L E
G E E K
H O R I Z O N T A L
I N S T I N C T
J A C K L O N D O N
K I L O
L I V R E
M O R T
N O N !
L A V O Y E L L E O
P R E M I È R E S F O I S
Q U O T I D I E N
R Ê V E U R
S O L D A T R O S E
T E N N I S
U N I Q U E
V I E
W A G O N – L I T
X É N O P H O B I E
Y O – Y O
Z A P P E T T E

Né un 1er janvier à Ismaïlia en Égypte, musicien autodidacte, Louis Chedid a toujours eu la conviction qu’il deviendrait un artiste, par amour de la liberté. « Anne ma sœur Anne », « T’as beau pas être beau », « Ainsi soit-il », ses chansons nous sont familières. Mais que savons-nous de lui ? Dans ce dictionnaire très personnel, il nous parle de son enfance, de sa mère Andrée Chedid, de ses enfants, artistes eux aussi. Avec malice, il y évoque toutes ses premières fois, son goût pour la vie, la création, et les rencontres qui ont jalonné sa carrière.



Un peu de l’auteur

Bio Gala.fr

Louis Chedid est un chan¬teur français né le 1er janvier 1948 au Liban.
Il gran¬dit dans une famille d’in¬tel¬lec¬tuels : sa mère est l’écri¬vain Andrée Chedid tandis que son père, Louis Selim, est un biolo¬giste reconnu. Il démé-nage rapi¬de¬ment à Paris et s’ini¬tie au chant dans la compa¬gnie des Petits Chan-teurs à la croix de bois. En 1970, il devient assis¬tant sur les plateaux de tour¬nage mais songe à se consa¬crer à la chan¬son. Remarqué par le direc¬teur artis¬tique de Barclay en 1973, il enre¬gistre son premier album : Balbu¬tie¬ments. Le chan¬teur enchaîne alors les disques au rythme d’une sortie par an et rencontre le succès avec les titres La Belle ou encore Anne, ma sœur Anne. En 2003, il compose le spec¬tacle musi¬cal Le Soldat rose dont il confie le premier rôle à son fils, le chan-teur -M-. L’ar¬tiste, aux textes enga¬gés et poétiques, s’est égale¬ment confié à son public dans son auto¬bio¬gra¬phie touchante parue en 1992, 40 Berges blues. L’au-teur de la bande origi¬nale du film Pinot, simple flic a depuis consa¬cré un album à l’un de ses chan¬teurs fétiches, Nino Ferrer. L’al¬bum Deux Fois l’in¬fini, sorti en 2013, rend hommage au franco-italien et a rencon¬tré un succès critique mérité.

Crédit photo Site de l’auteur :

Détails sur le produit

• Broché: 240 pages
• Editeur : Kero (7 mars 2018)
• Collection : KER.BIO/AUTOBIO
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366583850
• ISBN-13: 978-2366583854
• Dimensions du produit: 13,5 x 2 x 19,5 cm






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Le temps de l’insoumise, par Jacquie Béal

Un roman historique se passant au moyen âge est peu fréquent, la période est moins connue ! Avec Jacquie Béal, nous explorons le Périgord alors que la guerre avec l’anglais est toujours présente. Une taverne, où se rencontre tous les malfaisants, les paumés, les détrousseurs de bourses et trousseur en diable sert de cadre à l’histoire. Ici, vivent Ysolda et sa famille. Son père, tavernier et maquereau y prostitue sa fille aînée et sa femme. Ysolda se fond dans le décor afin de se rendre invisible. Sale, maigre et semblant plus un garçon qu’une femelle désirable, elle se crée un monde à elle loin de cet enfer qui est malgré tout chez elle. Son aspect peu reluisant la protège efficacement, sa volonté et son refus de se soumettre seront les armes de sa survie.



Lorsque la peste noire survient, la population est décimée, les esprits s’échauffent, les survivants accusent n’importe qui d’être le vecteur de ce fléau : on trucide à tout va sorcières et étrangers pour éloigner la cause du mal. Ysolda, qui est parvenue à s’enfuir, est hébergée par une guérisseuse dont la vie est menacée car accusée de magie. Ysolda devra s’échapper encore pour avoir le droit de vivre !

Ce roman relate relativement bien le moyen-âge et les petites gens, la vie y était dure, l’inculture crasse du peuple lui laissait croire le pire d’un rien, craindre les foudres de Dieu et de son seigneur en titre, la violence était toujours proche. Les femmes n’avaient que le droit d’obéir, de se résigner… Pourtant, tous n’étaient pas des sauvages ! Heureusement pour l’humanité, certaines personnes avaient un peu de réflexion, cherchaient à comprendre et s’ouvraient vers les autres.



Ysolda, dans sa fuite vers l’inconnu, se laissera apprivoiser par des gens biens. La petite sauvageonne, ouvrant les yeux vers l’avenir, saura-t-elle trouver la force d’ouvrir son cœur ?

Décrire cette époque est un pari difficile, Jacquie Béal maîtrise bien ces temps troublés par les guerres incessantes et les maladies, les famines et la superstition. Avec elle, le lecteur voyage dans un autre siècle où seule la force faisait loi. Le seul droit qui comptait était celui de suivre ou périr. Ce roman est un beau voyage dans le temps : le temps de l’insoumise !

Présentation de l’éditeur

Périgord, XIVe siècle. Dans une Aquitaine divisée par la guerre qui oppose la France et l’Angleterre, la jeune Ysolda n’a connu que la brutalité de son père, un homme sans cœur qui n’hésite pas à prostituer ses filles. Et à les battre lorsqu’elles se montrent rebelles.

Alors que l’épidémie de Peste Noire ravage le pays, Ysolda refuse sa misérable condition et s’enfuit. Inculte, la jeune femme est terrorisée par les légendes, les monstres et les esprits de la forêt dont elle a entendu parler dans son enfance. Mais un jour, elle découvre l’atelier d’un libraire.

Elle n’aura alors de cesse de percer les mystères de l’enluminure et de l’écriture. Dans ce siècle d’hommes, Ysolda connaîtra un destin exceptionnel et, en quête d’amour et de liberté, tracera enfin son chemin vers le bonheur…

Une terre de légendes. Une femme de caractère dans un siècle d’hommes.



Un peu de l’auteur

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre désormais à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.

Crédit bio & photo Babelio.com :

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : City Edition (3 janvier 2018)
• Collection : CITY EDITIONS
• Langue : Français
• ISBN-10: 2824611324
• ISBN-13: 978-2824611327
• Dimensions du produit: 15,2 x 2,8 x 23,5 cm






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La chambre des merveilles, de Julien Sandrel

Un roman époustouflant, bouleversant, qui émeut aux larmes !

Dramatique, car perdre un enfant est une tragédie dont personne ne se relève, mais le savoir vivant, enfermé dans un coma profond en réanimation est une double peine. En effet, s’il est toujours vivant, il est mort quelque part. Comment peut-on alors organiser la vie qui continue malgré tout à filer vers demain. Que peut ressentir ce corps allongé, branché à des tuyaux, des appareils de contrôle aux bips infernaux rythmant les minutes se faisant des heures. Le temps s’est arrêté, le vide laissé devient un fardeau plus encombrant qu’une présence indésirable. On ne vit plus avec son enfant, mais par son enfant. Vos pensées deviennent siennes, vous ne pouvez vous empêcher de tenter d’agir pour lui, comme une façon maladroite de lui rendre une gestuelle dont il n’est plus capable.



Thelma, après cet accident, voit sa vie détruite. Sa carrière à laquelle elle tenait tant lui semble désormais futile, inconsistante, vide de sens. Finalement, qu’est-ce que la vie ? Est-ce une fuite en avant vers la promotion sociale, ou l’accomplissement de soi par l’épanouissement personnel ? Pour combler le vide laissé par l’absence de son fils, Thelma s’enferme dans la chambre de Louis, fouille ses affaires pour chercher à se sentir plus proche de lui, mieux le comprendre. Un fils avec qui elle vivait en marge de son métier très accaparant. Le connaissait-elle vraiment ? Un carnet retrouvé caché lui révèle les idées de Louis, bien loin de ce à quoi elle aurait pensé. Son fils avait une ouverture d’esprit qu’elle ignorait totalement ! Ce livret relate les rêves de Louis, les actes qu’il souhaitait accomplir avant de mourir, tout ce qu’il voulait faire pour se sentir pleinement vivant…

La quarantaine florissante, Telma va se substituer à Louis pour accomplir les rêves de son fils : elle réalisera tous les défis du carnet des merveilles, en fera des reportages qu’elle racontera à Louis, lui donnant ainsi la vie une seconde fois par personne interposée.



Nul ne sait bien ce qui se passe dans les cas de coma profond, l’électroencéphalogramme indique un calme relatif qui n’est pas rien, mais sans pour autant savoir ce que signifient les pics du tracé. La conscience interfère-t-elle avec les appareils de mesure ? Le patient peut-il entendre, a-t-il des moments de lucidité lui donnant accès au monde des vivants ? Qu’importe, Thelma agira pour Louis et, ensemble ce duo improbable tentera de construire un avenir, d’envisager un devenir pour Louis.

Ce roman est une véritable pépite, plein de tendresse et d’amour. Certes dramatique, mais chargé de tout l’espoir que peut revêtir l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils. D’autre part, la vie faisant place à la vie, tel un fleuve éternel, le vide n’existe pas et le désespoir cède la place à la joie. Une joie communicative qui cimente une équipe autour de Louis, dont une larme écoulée de son œil semble indiquer que peut-être tout espoir n’est pas vain.

Peu enclin à me laisser aller aux émotions, ce livre m’a fait rire et pleurer. Avec Julien Sandrel, impossible de prendre de la distance, de rester sur sa réserve en lisant cette histoire dramatique relatant le coma profond d’un ado, fauché par un camion. Un coma est une petite mort, avec Julien Sandrel, cela devient un hymne à la vie : quel talent ! Un livre à recommander à tous. Un roman poignant qui ne laisse pas indifférent. Un roman donnant un regard nouveau sur les drames de la vie, un éclairage sur le coma dont on ne sait que peu de chose, si ce n’est qu’il est différent pour chaque cas et, potentiellement réversible, parfois… Enfin, pour l’avoir vécu et, tel qu’en disent les revenants du monde de la nuit : oui, il est parfois possible d’entendre contrairement à certaines idées reçues.

Présentation de l’éditeur

Inattendu, bouleversant et drôle,
le pari un peu fou d’une mère
qui tente de sortir son fils du coma
en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

« LE LIVRE QUI VOUS FERA
PLEURER DE BONHEUR. »
Bernard LEHUT, RTL

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international,
ce premier roman de Julien Sandrel, 37 ans,
a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.



 

Un peu de l’auteur

Julien Sandrel est né en 1980 dans le sud de la France, est marié et père de deux enfants. Aujourd’hui, il réalise enfin son rêve d’enfant en publiant son premier roman, La chambre des merveilles.

Crédit bio & photo Editions Calmann Levy

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (7 mars 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702162894
• ISBN-13: 978-2702162897
• Dimensions du produit: 13,5 x 2,1 x 21,5 cm






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Rue des fantasques, par André Blanc

Le vrai pouvoir, c’est de diriger sans jamais signer, un travail de marionnettiste dont l’auteur nous fait ici une brillante démonstration.

Un roman qui nous conduit là où se prennent les décisions, au sein du pouvoir. Des gens puissants, intouchables, mais dont les mains sont rouges sang et les coffres remplis. L’argent n’a pas d’odeur pour celui qui le ramasse, pour les autres, ça pue le cadavre. André Blanc reprend ici l’affaire de la taxe Carbone dont la conception était si défaillante que certains se sont enrichis rapidement. Tous les ingrédients sont là, sexe, pouvoir, fric et hommes de main.

Le commandant Farel est appelé pour une défenestration du 7ème étage, avec en sus une blessure par balle. Dans l’appartement d’où vient la victime, ça a flingué fort. La femme qui a fait le saut de l’ange s’est défendue avec une arme, tuant l’un de ses agresseurs qui s’avère être un homme de main affilié à la mafia russe.



Farel découvre vite que la femme fenestrée multipliait les amants afin de parfaire son ascension sociale. Partie de rien, elle a faim et qu’importent les moyens pour y parvenir. Ses charmes lui permettent de naviguer entre le monde des voyous et celui des dirigeants. Deux univers qui se côtoient pour s’enrichir en feignant de ne pas se connaître. Rapidement, l’enquête démontre que la femme qui est morte n’est pas celle que l’on pensait, mais son amie… Farel qui ne se démonte pas facilement, devra jouer finement : il est bien possible que des complicités viennent de très haut.

Un roman noir et rouge sang ! Une intrigue parfaitement menée dans la zone fangeuse du crime organisé avec la complicité de représentant de l’état. Le genre d’affaire qu’on aime bien, si proche de certaines vérités du pouvoir. Ce n’est pas la théorie du complot, mais le pouvoir ne s’obtient pas toujours sans faire quelques entorses à la règle ! André Blanc, avec des textes ciselés, peint l’univers des grosses affaires, qui jusqu’au cœur de l’état brassent des sommes astronomiques, la facture de payant dans le sang. Vu la pointure des mis en cause, rien ne sera facile pour le commandant Farel.



Présentation de l’éditeur

« Les perles du collier, entraînées dans un sillon de sang et d’eau de pluie, englouties par la bouche d’égout, seront vomies dans le fleuve purificateur après un voyage dans les entrailles de la ville. » Par une nuit pluvieuse, le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, se penche sur le cadavre d’une femme tuée par balle et qui a apparemment fait le saut de l’ange depuis le 7ème étage d’un immeuble de la rue des Fantasques. En remontant La piste de ce qui semble être un contrat, Farel fait sortir du bois quelques personnages sulfureux dont une redoutable femme d’affaires, quelques-uns de ses nombreux amants, plusieurs mafieux géorgiens et, entre autres, un ministre en exercice… Grand banditisme, arnaque à la taxe carbone, banques maltaises et réseaux criminels, qui tirent les ficelles de tout ce beau monde ? Des comparses abattus, des serments trahis et une course poursuite dans le gigantesque réseau souterrain de la ville obligeront Farel à révéler au grand jour les dérives de ceux qui nous gouvernent.



Un peu de l’auteur

André Blanc est né à Lyon, second d’une famille de 4 enfants. Père professeur agrégé. Fréquents séjours en Allemagne, études à Berlin. Docteur en chirurgie dentaire, passionné d’archéologie et de préhistoire. Il devient adjoint au maire de Lyon à la fin des années 80 avant de démissionner pour inadéquation totale… Il aime la tragédie classique, Racine, Shakespeare, la poésie, Hugo, Musset, la littérature, Yourcenar, Dostoïevski… le vin blanc de Condrieu et… la pêche à la mouche.

Crédit bio & photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché: 264 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220320
• ISBN-13: 978-2377220328
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm






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La nuit de l’Orcière, de Pierre Petit

Dans le huis-clos d’une campagne, le monstre grandit sans entrave !

Dans les campagnes, tout se sait, mais le silence est d’or : on règle ses comptes en famille. On sait le paysan fier de ses terres, patiemment acquises au fil des générations et que chacun tente de valoriser pour les transmettre à son tour.

Dans une ferme, un veuf cherche à se remarier, à fortiori lorsqu’il n’a pas eu de descendance. Robert épouse donc Louise, jeune femme d’une petite vingtaine, du même milieu, rejetée par son père lui reprochant le décès de sa mère. Avec cette union, Louise pense avoir trouvé un endroit où elle sera enfin bien, avec un homme qu’elle aime, même s’il préfère son métier de maçon à celui de la terre. A l’Orcière, vit avec eux le beau-père, ancien paysan qui continue de faire quelques affaires en commerçant les bêtes lui restant. Rapidement, Louise sent une défiance du vieux : il l’observe dans un silence de cathédrale. Les affaires de robert commencent à se gâter lorsqu’il entreprend des chantiers trop importants pour la taille de son entreprise. Lorsque l’héritage de son père arrive, Louise devient subitement riche, très riche. La rancœur et la convoitise du beau-père deviennent criantes. Serai-elle bonne à plumer et, à quel prix ?



Dans l’intimité d’une ferme isolée on ne sait que ce qui filtre vers l’extérieur, c’est-à-dire ce que l’on raconte à mi-voix au bistrot du village. Le reste n’est qu’apparences ! Vu du dehors, Louise semble heureuse, joyeuse et aimer la vie. Son activité au sein de la nouvelle bibliothèque le confirme. Ses collègues ont plaisir à travailler avec elle. Du dedans, le beau-père murmure en jouant aux cartes que sa belle-fille est dépressive, qu’il est inquiet pour elle, se demandant même si elle ne voudrait pas attenter à ses jours.

Robert, qui veut devenir un gros entrepreneur se débat dans les difficultés financières, les chantiers trop gros et mal calculés mettent en péril la société, puis il y a l’argent de l’héritage de Louise qu’elle a placé à la banque, semblant garder pour elle seule cette manne financière, dont nul ne connait réellement le montant.
Le père et le fils s’isolent souvent pour parler à voix basse, se cachant de Louise.
Quelques indiscrétions commencent à conduire Louise vers une peur certaine : on en veut à sa vie et, surtout à son argent !



Pierre Petit nous sert ici un roman terroir, mais c’est également un thriller d’un très bon cru ! La méchanceté, l’envie, l’appât du gain, tout ce qui mène un homme à franchir les frontières du mal, à tramer les pires solutions est ici présent. Mais au-delà des biens de Louise, son arrivée sur l’Orcière n’est peut-être que la continuité d’une entreprise infernale commencée bien plus tôt, une spirale que seule la mort peu enrayer ! Monstrueux et cynique, ce roman est un thriller de très bonne facture.

Présentation de l’éditeur


Elle était mariée et, il fallait l’espérer, pour toujours.
Ses beaux yeux gris et sa jeunesse, Louise les a offerts à Robert, veuf de quinze ans son aîné. Mais au fil des jours, dans l’austère maison familiale enchâssée dans les sapins du Haut-Forez, la jolie épousée déchante. L’isolement, les absences de son mari accaparé par son entreprise de maçonnerie, l’enfant qui tarde à venir… Surtout il y a  » le Vieux « , le beau-père omniprésent et retors à souhait. Que dit-il à Robert, chaque soir, lors de leurs messes basses au coin du feu ?
En 1971, l’émancipation féminine est en marche et Louise a ses projets. D’autant que, dans le plus grand secret, elle vient de toucher un joli héritage.
Quand il n’est pas à la cueillette des champignons,  » le Vieux  » a l’œil à tout.
Et il est prêt à tout…

Un roman noir, construit comme un huis clos, qui va crescendo.



Un peu de l’auteur

Pierre Petit est notamment l’auteur du Secret d’Adèle (Editions des Monts d’Auvergne, 2011). Aux Presses de la Cité, il a publié La Folie d’Albert (2012), Le Rêveur et le Brigadier (2013) et Le Secret du docteur Favre (2016).

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
Il est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine de romans dont La Folie d’Albert et Le Rêveur et le Brigadier aux Presses de la Cité.
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien – , la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Crédit bio & photo Lisez-moi.com

Détails sur le produit

• Broché: 432 pages
• Editeur : Presses de la Cité (22 février 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258144949
• ISBN-13: 978-2258144941
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,9 x 22,4 cm






< » La nuit de l’Orcière, de Pierre Petit »>
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Jaune soufre, de Jacques Bablon

Rien ne vaut un bon flingue pour s’absoudre de ses fantômes !

Qu’un frère et une sœur aient envie de se voir semble bien normal, mais lorsque l’on a grandi sans se voir cela peut soulever quelques difficultés. Qu’attend-t-on de l’autre ? Que peut-on en attendre ? Warren, arrivé sur la quarantaine souhaite voir sa sœur Marissa dont il ne sait rien. Lui, élevé en foyer d’accueil, elle ballotée entre les frasques d’une mère excessive, n’ayant aucun intérêt pour les enfants, et l’envie de bouffer tout le monde. Les retrouvailles ne se présentent pas sous un ciel dégagé ! Grandir seuls et sans affection pousse à vivre en dehors des valeurs de la société. Chacun se fait sa propre échelle du bien et du mal. Warren et Marissa sont totalement étrangers à la notion de sentiment. Pour eux, le meurtre n’est qu’une façon comme une autre d’ôter un obstacle. De leur rencontre va naître une association détonante à l’odeur de poudre.



Jacques Bablon brosse ici un portrait très banlieue, du côté de l’envers de la force. Noir, dénué de sentiment, ça flingue en cascade ! Comme bien souvent les voyous ont des territoires qu’ils ne quittent quasiment jamais, les conflits de générations ne peuvent que se produire. Les proximités créent des malaises ; Rafa est attiré par sa mère, ça le gêne mais ça lui fait plaisir. Ses études terminées, il ne trouve que des petits boulots. La violence il la côtoie depuis toujours. Aussi, trouve-t-il normal de garder le révolver oublié par les braqueurs de la station-service où il tient la caisse. Le flingue de l’un servira les intérêts de l’autre. Warren et Marissa projettent de butter la mère de Rafa…



Il est un univers en marge du commun, ça sent la misère, ça pue et ça flingue à tout va ! Pourquoi prendre le risque de discuter, un obstacle ça se pousse ! Jacques Bablon nous offre ici un scénario très proche de la vérité : il suffit de lire la presse, les gros titres des quotidiens s’en délectent souvent. C’est glauque, dénué de morale, mais tellement crédible. Ce roman dresse le portrait de ceux que le manque de tout pousse vers l’extrême. Le bien et le mal ne sont qu’une échelle de valeurs issue d’une convention commune de la société. Il faut croire que cette société n’est pas vraiment une et indivisible : elle a une sœur jumelle dont cette notion réglant la vie des honnête gens est bien différente. Avec Jacques Bablon, ce ne sont pas des flics qui enquêtent, mais les voyous…

Présentation de l’éditeur

D’un côté il y a Rafa pour qui le boulot se fait rare et qui, diplôme en poche, se voit contraint d’enchaîner des jobs merdiques. Avec sa chance insolente, il est même possible qu’une bande de cons viennent braquer la caisse de la station-service où il bosse… De l’autre il y a Warren, parti à l’autre bout du pays sur une moto volée à la recherche d’une petite sœur qu’il n’a jamais vue… Elle, c’est Marisa, une forte tête n’ayant que moyennement confiance en l’homme, et qui après avoir incendié un dépôt de nourriture et tenté d’empoisonner les animaux du zoo, ne compte vraiment pas s’embarrasser d’un frère dont elle n’a rien à faire ! Une mère excessive d’un côté, un père tué par balle de l’autre, un pactole qui tombe du ciel, un assassin qui court toujours… Tout est apparemment là pour que les retrouvailles n’aient rien d’un conte de fées et se règlent à coups de flingues…



Un peu de l’auteur

Sa mère est née à Saint-Pétersbourg, lui à Paris en 1946. Il passe son enfance dans le 93 à taper dans un ballon sur un terrain vague triangulaire… Ado, il décide de devenir guitariste et de chanter du Dylan pour pouvoir draguer les filles… Mais devant le peu de succès récolté il préfère s’acheter une pile de disques (les Stones, Mozart, les Beatles et compagnie…) et un Teppaz. Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture. Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués. Parallèlement à sa carrière officielle d’enseignant heureux, il publie des BD chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il a toujours eu besoin de voir loin pour survivre, c’est pourquoi il habite en haut d’une tour. Mais le pire, c’est que des années après, il ne sait toujours pas où est passé son Teppaz…



Crédit bio & photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché: 192 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220304
• ISBN-13: 978-2377220304
• Dimensions du produit: 19,5 x 1,6 x 12,5 cm






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Le maître des pyramides, de Jean Michel Thibaux

Roman d’aventure, historique et thriller en même temps, ce livre démontre que la marche du progrès n’est pas un mirage !

Un roman envoutant, aux frontières de l’imaginaire, mêlant la féérie de l’orient au cartésianisme occidental, ou comment un rêve fou devient une réalité bravant les tabous pour durer des siècles. Avec Jean-Michel Thibaux, nous partons à la suite de Ferdinand de Lesseps dans la folle aventure de la construction du canal de Suez. Les politiques préférant leurs intérêts au progrès, surtout l’envie de freiner l’émancipation d’un pays sous domination coloniale, se mettent en travers des projets de Lesseps et des dirigeant de l’Egypte encore vassale de la sublime porte. C’est sans compter sur la force de volonté des initiateurs de cette folie grandiose !



Les opposants au projet de canal sont nombreux, l’Angleterre pour mettre des bâtons dans les visées françaises de Napoléon III et, rester en bon terme avec le sultan ottoman ; les fondamentalistes conservateurs, se revendiquant d’Allah et des dieux anciens de l’Egypte, prônant une éradication des infidèles et usurpateurs présumés pour prendre le pouvoir. Ces derniers ressuscitent le mode opératoire de la secte des hashashyn, leur force tenant de la discrétion et de la peur qu’ils inspirent. C’est une lutte sans pitié pour Lesseps et les hommes qu’il a choisi pour l’épauler. Ils se heurtent à des difficultés innombrables, doivent mener bataille sur plusieurs fronts. Fabien Fuentès, français passionné d’égyptologie et ingénieur hydrauliste, se trouve sur la liste noire des étrangers indésirables, surtout depuis que l’on sait son attirance pour une jeune femme musulmane. L’ obscurantisme prendra-t-il le pas sur l’ouverture d’un monde nouveau pour l’Egypte ?



Jean-Michel Thibaux signe ici un grand roman tant d’aventure qu’historique. Il aborde le projet de la construction du canal de Suez, depuis l’idée de sa réalisation au début des travaux. Bien que louable, cette innovation bousculait bien des intérêts, propulsait le conservatisme vers le progrès en ouvrant une voie de communication rapide entre les peuples. Peut-être était-ce là ce qui soulevait une partie de l’opposition au canal ? Qui dit progrès, s’oppose à la tradition qui se veut rassurante car bien connue de tous. Entremêlant astucieusement le rêve et la magie des dieux de l’Egypte ancienne, l’auteur nous fait songer aux mystères de l’orient. D’aventure et historique, ce roman tient également du thriller. C’est un livre qu’on ne parvient pas à reposer, le suspense est permanent. Un roman destiné à tous publics, même pour les jeunes : et je gage qu’ils l’apprécieront !

Présentation de l’éditeur

Au cœur des secrets de l’Égypte éternelle.

Le Caire, 1854. Fabien Fuentès, ingénieur français au service du gouvernement égyptien, se rêve en nouveau Champollion et consacre son temps libre aux fouilles archéologiques. Blessé lors d’un affrontement avec des voleurs de momies, Fabien est soigné par Fati, une jeune paysanne aux pouvoirs de guérisseuse dont la grand-mère, Aïcha, au cours d’une transe mystique, le met en garde contre un certain Zaïd le Noir.

À l’évocation de ce seul nom, les interlocuteurs de Fabien pâlissent. Zaïd le Noir serait le maître d’un ordre secret de moines guerriers dont l’origine se perd dans la nuit des temps et qui a toujours farouchement lutté pour l’indépendance de l’Égypte.

Sollicité par Lesseps pour participer au chantier du canal de Suez, Fabien ne le sait pas encore : il est le premier sur la liste des étrangers dont la secte sanguinaire veut purifier la terre des pyramides…

Un peu de l’auteur

Né à Toulon, ancien artificier de la marine nationale, Jean-Michel Thibaux a connu le succès dès son premier roman Les Ames brûlantes. Auteur prolifique et débordant d’imagination, ses romans régionaux, comme La Bastide Blanche qui a fait l’objet d’une adaptation télévisée encore récemment rediffusée sur FR3, l’ont imposé comme un auteur phare de la Provence.

Disparu trop tôt, il nous a laissé un roman flamboyant -le maiître des pyramides- où il donne libre cours à son style expressif, à son imagination débordante, nourrie par une connaissance historique sans faille.

Crédit bio & photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché: 288 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (21 février 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702155936
• ISBN-13: 978-2702155936
• Dimensions du produit: 15,3 x 2,4 x 23,5 cm






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Le festin de l’aube, de Janis Otsiemi

Le maître du polar de Libreville sévit de nouveau !

Janis Otsiemi nous offre une nouvelle aventure dans le Ghetto Librevillois. Une jeune femme, nue sous la pluie, vient se fracasser contre une voiture conduite par un inspecteur de police. Emmenée encore vivante mais dans un sale état aux urgences, elle décède rapidement. La cause de la mort n’est pas le choc de l’accident, loin de là ! En effet, aussi improbable que soit cette mort, la jeune femme a succombé des suites d’un supplice monstrueux, que seul un individu à l’esprit dérangé ou satanique peut avoir conçu. L’enquête commence à peine qu’un vol important d’armes de guerre est commit dans une base militaire. La police est sous pression, d’autant plus que d’autres meurtres sont commis, dans les mêmes circonstances. Un braquage sanglant met la ville en émoi : la ville est-elle devenue folle ?…



Menant son roman sur deux plans, deux enquêtes criminelles qui agacent le ministre, pressé de clore ces histoires au plus vite car des élections approchent ; l’auteur plonge son lecteur dans la noirceur du milieu criminel dans ce qu’il peut engendrer de pire, dénué de tout sentiment, froid, glaçant à l’extrême. La police se décarcasse, les indics sont muets, la violence gagne du terrain. Un secret n’est pas un gage de silence, il finit toujours par fuiter quelque part, surtout lorsque l’on prend le risque de se dissiper sur deux fronts. La police commence à comprendre le raisonnement des voleurs, voire plus !

On notera un changement de style chez Janis Otsiemi, moins gouailleur, moins dénonciateur d’un système, plus professionnel dans son genre littéraire. Comme s’il avait acquit une forme de maturité afin un nous offrir un grand roman parfaitement sombre. L’impensable est l’apanage du crime, ce roman qui frôle l’actualité faisant la une des quotidiens le démontre.



Je connais Janis Otsiemi et, je me demande souvent comment un homme si doux peut avoir une telle imagination ! Mais connaissant d’autres auteurs de grands polars très noirs, tout aussi normaux et calmes, nous pouvons dormir tranquillement : ils ne sont pas prêts de passer à l’action ! La lecture de la presse suffira à alimenter les romans qu’ils nous offrent.

Présentation de l’éditeur

En pleine nuit et sous une pluie tropicale, une femme surgie de nulle part vient se jeter sous les roues de la voiture du lieutenant Boukinda. Bouleversé par ce tragique accident, il veut savoir d’où sort cette inconnue, d’autant que son décès semble suspect… Au même moment, à quelques kilomètres de là, plusieurs individus pénètrent dans un camp militaire et s’emparent de nombreuses armes et d’un stock d’explosifs. Plus tard, c’est dans une ville en ébullition, gangrénée par la violence et la pauvreté, qu’un braquage sanglant transforme le quartier en zone de guerre… Les forces de sécurité, en alerte maximum, sont à la recherche de truands visiblement déterminés. Et c’est tout à fait par hasard que ces deux affaires, apparemment sans aucun rapport, vont se télescoper et révéler un terrible complot… Sur fond de haine, de repli identitaire et de crise électorale, flics et gendarmes vont alors devoir s’épauler pour tenter de déjouer cette conspiration…



Un peu de l’auteur

Janis Otsiemi est entré dans le polar par effraction. Ses romans, il en a puisé la substance dans le chaudron bouillonnant du ghetto dans lequel il a grandi ! Janis Otsiemi n’écrit pas de polars, il écrit des romans historiques contemporains qui racontent l’Afrique, le Gabon, Libreville – un polar à ciel ouvert – et les hommes qui y vivent aujourd’hui… Le « vivant » est au cœur de tous ses polars ! Janis Otsiemi écrit avec ses tripes et l’on peut être certain qu’il est ici chez lui, que les quartiers qu’il décrit, il en a arpenté chaque ruelle boueuse, que ces mauvais garçons, c’étaient (ce sont…) ses amis, que ces galères, il les a lui aussi partagées ! C’est sombre et poisseux comme une nuit africaine. On oscille sans cesse entre cacophonie, tragédie et scènes de la vie ordinaire. Tout va trop vite, déraille, explose en vol… Il y a là une forme de désenchantement, de fatalisme, le tout enrobé d’un humour désabusé. Janis Otsiemi tricote les faits divers, les rumeurs, les fantasmes. Il dissèque au scalpel le monde dans lequel il vit et révèle au grand jour les dissensions d’une société écartelée. La plume est épurée, puissante, désordonnée, atypique. Et ce n’est pas un hasard si on parle souvent de lui comme du James Ellroy africain ! En quelques romans, il est devenu un maître du genre, un des talents les plus remarqués du polar africain actuel. Et c’est aux Éditions Jigal, bien sûr.

Crédit photo éditions JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220312
• ISBN-13: 978-2377220311
• Dimensions du produit: 19,5 x 2,2 x 12,5 cm






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