La nièce du taxidermiste, de Khadija Delaval

Baya et ses sœurs, comme chaque été, rejoignent leurs cousins à Hammamet. Lorsqu’ils sont tous réunis, la famille devient un monde à part. C’est une microsociété où s’exerce des luttes de pouvoir entre les parties de cartes des adultes et les sorties à la plage. Un petit monde qui gravite autour d’une grand-mère dotée d’un caractère bien trempé. Elle est la colonne vertébrale de de la famille. Pendant que les adultes jouent au Rami-poker, les enfants, dont une majorité d’adolescents, s’inventent les souvenirs qu’ils garderont toujours. Pour Baya, c’est l’arrivée des premières règles, un changement de statut dans la hiérarchie du groupe de jeunes. Sa mère étant restée à Genève, Baya n’a personne à qui se convier, pour lui expliquer le passage de l’enfance au monde des adultes. Pour elle, cette transition est violente et, forge chez elle un caractère fort ! D’un regard neuf, Baya va découvrir les secrets et tabous se perpétrant au long des générations comme une fatalité implacable. Elevée en Europe, Elle n’accepte pas de continuer de faire comme si de rien n’était. Désormais, elle refusera de passer ses vacances en Tunisie.


Khadija Delaval tape fort ! Elle aborde le sujet très sensible de la transition de petite fille vers la femme, cet entre-deux fragile où naisent les appâts d’un désir encore tabou. Les plus grands font le mur pour avoir des soirées plus fun que de se coucher tôt avec les petits. La grand-mère a compris rapidement ces évasions nocturnes, aussi, de bon matin, efface-telle les dernières traces afin d’éviter un esclandre des parents. Il faut bien que jeunesse se fasse, du moment qu’aucune plainte ne vient troubler l’équilibre fragile de cette réunion de famille. Pour Baya, le début de l’adolescence est violent. Personne ne lui ayant expliqué les règles, elle vit très mal ce changement. Les poussées d’hormones travaillent les jeunes, Baya le découvre vite pour passer à marche forcée vers le monde des adultes… Un parcours initiatique qui marquera Baya à jamais.


Aborder dans un roman les premières règles et le tabou des désirs sexuels qui surviennent n’est pas de plus facile. Le sujet est lourd, peut devenir dérangeant en propulsant le lecteur en voyeur passif, presque coupable de n’avoir su réagir. Khadija Delaval aborde avec tact ces sujets. Elle sait mettre suffisamment de tendresse et de complicité pour faire passer la pilule. Baya, victime malgré elle, tout d’abord résignée car se sentant responsable, se forgera une belle philosophie afin de pouvoir regard que tous taisent. C’est un roman choc, qui marque le lecteur, un livre dont on se souviendra. Pour ceux qui comme moi, aiment bien les auteurs qui n’hésitent pas à taper là où ça dérange, ce livre se situe en haut de la pile ! Avec un regard et un langage d’enfant, Baya nous raconte ses vacances en Tunisie, loin des hôtels de luxe pour touristes, le lecteur pénètre un huis clos familial qui ne sent pas toujours la rose, mais se doit d’être irréprochable pour le regard de la rue…

En librairie le 17/08/2022

Vidéo de présentation

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Présentation de l’éditeur

“Ça s’est passé quatre fois. Ou peut-être une seule. Ça dépend de la manière de compter.”

Comme chaque année, Baya, ses sœurs et une ribambelle de cousins passent leurs grandes vacances à Hammamet. C’est pour elle l’été de tous les bouleversements. Véritable défi à la modération, cette famille est un univers où il est à la fois drôle, attachant et dangereux de naviguer. Les luttes de pouvoir s’exercent, y compris entre les enfants, dans l’indifférence totale des adultes. Sous le joug de cousins plus âgés, Baya vit des moments d’autant plus douloureux qu’en l’absence de sa mère elle ne peut se confier à personne.
Trébuchant mais découvrant aussi sa propre force, Baya va traverser cette mer de difficultés, d’injonctions silencieuses et de tabous transmis de génération en génération, et en sortir en tous points grandie.
Roman initiatique, La Nièce du taxidermiste nous offre une puissante et tendre évocation de ce qui attend les femmes dans la grande aventure de leur corps et de leur identité.

Un peu de l’auteur

Genevoise d’adoption, Khadija Delaval est née en 1973. Son enfance et son parcours professionnel l’ont conduite à vivre ou travailler dans de nombreux pays. L’écriture a toujours fait partie de sa vie, mais ce n’est qu’avec La Nièce du taxidermiste qu’elle s’est attelée à une oeuvre de fiction. Ce premier roman a été finaliste du prix littéraire Georges-Nicole, attribué au manuscrit d’un écrivain de langue française, suisse ou résidant en Suisse encore à découvrir.

Source photo Babelio 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (17 août 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 208 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702185800
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702185803
• Poids de l’article ‏ : ‎ 358 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.7 x 2.2 x 21.5 cm







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La mécanique du pire, de Marco Pianelli

En chemin pour Paris afin de réaliser une ultime mission, Lander est revenu en France. C’est risqué, mais le danger est son oxygène, sa façon de vivre… Lander est un nom d’emprunt, une identité nouvelle pour passer inaperçu, puisqu’il est mort aux yeux de la nation. Marchant sous la pluie, il croise la route d’une jeune femme, accompagné de ses deux enfants, en panne sur le bord de la chaussée. Son mari, policier, s’est suicidé dans des conditions étranges. Lander à une intuition que cela ne s’est pas passé ainsi. La BAC96 où il était affecté ne lui semble pas très franche du collier. Ayant horreur du doute, Lander décide de tenter d’y voir plus clair dans ce décès. Il va se lancer dans une bataille pour la vérité, seul contre une brigade bien rodée au combat, solidaire autour de leur chef, un lieutenant de police très bien noté de sa hiérarchie.

Lander, c’est un éléphant dans un magasin de porcelaine, un caillou dans la chaussure, un empêcheur de tourner en rond. Il cerne rapidement une faiblesse dans le jeu adverse, il va s’en servir pour découvrir la vérité. Puis, tant qu’il y sera, autant travailler un peu pour lui également ! Il monnaye auprès des chefs de gang le travail qu’il souhaite accomplir, ce sera son capital retraite. Il a proposé aux mafieux rançonnés par la BAC96 d’éliminé le problème sans que l’on puisse remonter jusqu’à eux. Sans arme, si ce n’est un petit couteau dans sa chaussure, Lander à promis de découvrir la vérité à la veuve, de faire cesser le racket sur le dos des mafia locales se partageant le territoire. Quand Lander entre en action, c’est une machine bien rodée qui taille la route. Lander va devenir un cauchemar pour ses ennemis, une menace pour ses partenaires, une occasion à saisir pour la veuve, ou pas…

Marco Pianelli, dans ce second roman, nous plonge dans une machinerie infernale, la mécanique du pire est un bras armé au service d’une justice parallèle, implacable dans ses jugements, innocente des dégâts qu’elle sème sur sa route. Lander, le soldat vengeur, utilise la force de ses victimes en la retournant contre eux. Avec lui, la cible expiatoire devient le coupable. Un roman totalement addictif, qu’on ne peut lâcher. La mécanique du pire c’est l’enfer qui s’ouvre sous les pieds des coupables. Lander, se fait tour à tour démon implacable, prophète d’une solution acceptable, ou Dieu en personne pour ceux qu’il défend. Lander est une trinité à lui seul, alliant force, logique et intelligence. En face de lui, le doute et la peur vont renforcer son pouvoir destructeur en fragmentant les forces adverses. Marco Pianelli promène les sentiments de son lecteur de l’effroi à la tendresse, en passant par toutes les demies teintes. La mécanique du pire serait de passer à côté de ce roman sans le lire !

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Présentation de l’éditeur

« Pour combattre des démons, on gagne à faire appel au Diable, lui avait dit un jour un chef de clan en Afghanistan. »

Lander doit se rendre à Paris pour accomplir sa dernière mission. Un objectif très à risques, véritable raison de son retour en France et de son changement d’identité. Pour lui, le compte à rebours est déjà lancé. Mais en chemin, il croise la route de Marie. Une jeune veuve dont l’époux policier s’est « suicidé » il y a quelques années, la laissant seule avec leurs deux enfants et beaucoup trop de questions… Lander a un doute, une intuition… Derrière ce geste désespéré, n’y aurait-il pas la marque du Mal ? Comme les ténébreux agissements de la BAC 96 qui semble avoir mis la ville sous sa coupe ! Implacable et plus enragé qu’un fauve, Lander se lance à corps perdu dans ce combat, bien décidé à faire place nette et à rétablir la vérité !

Un peu de l’auteur

Il s’appelle Marco Pianelli en hommage à une grand-mère corse, probable inspiratrice de son goût de la lecture. Après des études littéraires, il part à l’étranger en Europe Centrale, où il devient enseignant. De cette période, il gardé une saveur fictionnelle d’être l’inconnu dans un milieu, suscitant le doute, l’intérêt, la méfiance, et parfois la menace. Depuis son retour il pratique avec assiduité les sports de combat et la littérature. L’Ombre de la nuit  fut son premier roman, un essai qu’il transforme avec brio dans La mécanique du pire..

 

Source photo Editions JIGAL

 

 

 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (3 juin 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 264 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221653
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221653
• Poids de l’article ‏ : ‎ 259 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14 x 2.5 x 21 cm

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Pat et Garrett, de Jacques Bablon

Quand on s’appelle Octavia, on ne peut avoir une vie normale ! Déjà, elle a eu des jumeaux de père inconnu, prénommé Pat et Garrett, annoncent tout un programme. Le géniteur préférant rester discret sur ce coup-ci. Dans la famille, les liens sont totalement détendus. Jamais on ne manifeste une marque d’affection. Il n’y a ni amour maternel, ni amour filial, ça, on ne sait pas faire… Les deux garçons, à part se taper dessus lorsqu’ils étaient enfants, vivent chacun leur vie. Il leur reste une haine de l’autre tenace. Fauchée par le feu nourri d’un tueur, Octavia est retrouvée entre la vie et la mort ! Les jumeaux ont une réaction unanime : ils veulent venger cette mère dont ils découvrent qu’ils ne savent rien. En fouillant dans ses affaires, ils comprennent vite que ce n’est pas une oie blanche, qu’elle a toujours bien vécu sans travailler ! Qu’importe les secrets de famille, ils partent sur les traces d’un homme se trouvant sur une photo trouvée dans l’un des tiroirs de la commode de leur mère. L’homme, bien que vieillissant, n’est pas pour autant un pigeonneau, il sait se défendre…

Jacques Bablon met à l’honneur des amateurs, de parfaits néophytes du crime ! Pourtant, le besoin de venger l’affront fait à leur mère va réunir les jumeaux dans une haine commune, voulant aller jusqu’à occire l’auteur de la fusillade dont leur mère fut la victime. De lui, ils ne savent rien, juste que ce doit être l’un des hommes aperçus sur une ancienne photo trouvée dans un tiroir de leur mère, mais disparue après la fusillade. Elevés sans amour, Pat et Garrett ne savent pas en donner, tout comme descendre un quidam relève pour eux d’un acte banal. Au début du roman, octavia tente d’expliquer pourquoi elle n’aime pas ses enfants, donnant ainsi la tonalité du livre. Pat et Garrett, vont emboiter l’histoire familiale jamais vraiment close…

Jacques Bablon nous plonge dans l’histoire d’une famille presque normale. Des jumeaux qui bien qu’ils se détestent n’ont jamais fait parler d’eux, une mère mettant un soin jaloux à passer sous les radars en déménageant souvent, un homme qui vit avec eux depuis toujours sans être rien pour personne, le décor est planté ! Ce n’est qu’après l’attaque sur Octavia que les jumeaux comprennent de quoi ils vivaient depuis toujours. Le choc rapidement passé, ils s’unissent pour traquer celui qu’ils pensent être l’auteur de l’attaque. Jacques Bablon nous offre un polar froid, aussi froid que peut l’être la réparation d’une tromperie supposée ! Car c’est de ça dont il est question… Le tueur avait sous le coude une vengeance trop longtemps ruminée, les jumeaux ont la leur en réaction immédiate. Dans le monde des voyous, on ne rigole pas avec le sens de l’honneur…
Jacques Bablon nous cuisine ici un repas froid, où le seul sentiment qui vaille est celui de l’honneur, âmes sensibles s’abstenir !

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Présentation de l’éditeur

« Jacques Bablon nous monte une mayonnaise goûteuse avec des ingrédients de premiers choix et des acteurs aux zones d’ombres bien cachées. La sauce est parfaite et on passe de l’un à l’autre avec un bonheur sans égal. » Bruno Delaroque.

Une mère, des jumeaux. Pat et Garrett. Pas de père déclaré. Suffisant pour faire une famille. Entre eux, les liens sont ténus. Elle n’a jamais ressenti d’amour pour ses fils. Les deux garçons ont passé leur jeunesse à se taper dessus. Leur en reste aujourd’hui une haine sourde. Quand leur mère dont ils ne connaissent rien, tombe sous des balles inconnues, la réaction des jumeaux est immédiate. Ils crient vengeance. Mais resserrer les liens après vingt ans de jalousie et de souffrance, ça donne quoi ? Venger sa mère quand le manque d’amour est criant, à quoi ça ressemble ? La traque des tueurs par la famille, la primauté des liens du sang… Ça pourrait ressembler à un excellent western dont Pat et Garrett seraient les protagonistes…

   Un peu de l’auteur

Nationalité : France, Né à Paris en 1946

Jacques Bablon est un enseignant et écrivain. Sa mère est née à Saint-Pétersbourg; il passe son enfance dans le 93. Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture.
Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués.
Parallèlement à sa carrière d’enseignant, il publie des bandes dessinées dans la revue “A suivre”, sous le pseudonyme de Violeff, et chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il cosigne le scénario “Lila Lili” (1998) de Marie Vermillard.
Son premier roman, “Trait bleu” (Jigal, 2015) a été présélectionné pour le “Polar” 2015 du meilleur roman francophone mais fait également partie de la Sélection Officielle du Grand Prix de Littérature Policière 2015.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (3 juin 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 176 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221645
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221646
• Poids de l’article ‏ : ‎ 168 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.8 x 1.5 x 19.5 cm







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Instants sauvages, de Noël Sisinni

Richard Butel est un homme fragile. Drogué et alcoolique, il est toujours sur la pente raide. Alors qu’il rentre d’une séance de dédicaces, sa femme n’est pas chez eux, or sa voiture est là ! Musicienne de renommée internationale, elle devait partir en tournée, mais pour aller à l’aéroport elle aurait dû prendre sa voiture… Richard l’appelle, fouille toute la maison, puis se dirige vers la Tiny house où elle aime à s’isoler pour jouer, pour ne constater que son absence. Sa douleur est immense, il ne conçoit pas la vie sans elle. Pour pallier à sa souffrance, il fait un transfert sur une louve venu le voir. La louve devient vite familière et l’aide à combattre son addiction à l’héroïne et à l’alcool, car sa louve n’en aime pas l’odeur… Lorsque qu’un cadavre est découvert en partie déchiqueté par les animaux sauvages, Richard est vite suspecté d’avoir éliminé sa femme. Revenu presque à l’état sauvage, Richard à totalement pété les plombs ! Interrogé en garde à vue, il tient malgré tout un discours cohérent.

Aimer à perdre la raison, c’est le cas de Richard qui, lorsque disparait sa femme, disjoncte totalement. Une louve sortie du bois l’a approché. Sans se poser la question du pourquoi, il s’imagine que c’est la réincarnation de sa femme. Noël Sisinni nous entraîne dans une forme de folie que peut générer l’absence de l’autre. Richard comble le manque le taraudant par un besoin de retour à l’état sauvage. La fragilité dont il sujet, par la drogue et l’alcool, l’a aidé à effectuer ce transfert improbable, puis le sevrage qu’il s’impose l’a envoyé sur une autre planète. Totalement déconnecté de la réalité Richard reste cohérent lorsqu’il est interrogé par la police. Le cadavre découvert près de chez Richard ne plaide pourtant pas en sa faveur, des effet personnels de son épouse se trouvait à proximité du corps dont la tête est totalement explosée ! Folie meurtrière, ou folie douce ?


Un homme qui sombre dans la folie, voyant une réincarnation de son épouse dans une louve très domestiquée l’ayant approché. Un animal que Richard nourri en l’appelant ELLE, puis en lui donnant le prénom de sa femme… Noël Sisinni plante le décor de son polard sous l’emblème de la folie furieuse. Une folie semblant s’être acharnée sur le corps que l’on retrouve au fond d’un ravin, dans les bois jouxtant la maison de Richard. Un déséquilibre notoire touche cependant plusieurs personnes de ce petit village, loin de tout. La déposition de richard est suffisamment claire pour qu’il soit innocenté assez rapidement. La police devra se satisfaire de son témoignage. Lorsqu’une demande de recherche pour disparition inquiétante arrive, l’affaire est relancée !
Noël Sisinni signe un polard glauque où l’on nage dans une dimension parallèle entre folie douce et l’absence totale de discernement que peut engendrer la très grande bêtise… Un polar qui se lit d’une traite, un polar addictif comme on aime qu’ils le soient. Noël Sisinni nous ferait presque douter de la réalité tant cela semble plausible.


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Présentation de l’éditeur

Une quête initiatique… Un désir d’absolu… Une réflexion sur la place de l’homme dans la nature !

Quelque part dans les Pyrénées, Richard Butel, romancier, la cinquantaine, ne parvient pas à surmonter la disparition brutale et inexpliquée de sa femme Leslie. Héroïnomane depuis des années, totalement isolé dans son monde, loin des hommes, il vit dans le déni le plus total lorsqu’il fait une singulière rencontre : une très belle louve qui rôde autour de chez lui. Richard décide alors d’apprendre à communiquer avec elle, de devenir sauvage à ses côtés… Il est persuadé que cela lui permettra de renouer avec Leslie… Cependant, quand le cadavre d’une femme est découvert, dans la montagne, à moitié déchiqueté par les bêtes sauvages, Richard est immédiatement soupçonné d’avoir assassiné son épouse. Qui, des autorités, de la nature humaine ou de l’instinct sauvage, sera capable de démêler cet étrange écheveau ?
a disparition d’un être cher est une réalité inéluctable. L’accepter est un des défis les plus difficiles que la vie nous impose. L’homme, lorsqu’il est profondément blessé, fait parfois preuve d’une étonnante créativité défensive. C’est le cas de Richard Butel, le personnage principal de cette histoire. Voulant garder le contact avec sa femme disparue trop soudainement, il pense neutraliser sa douleur en lui attribuant une autre forme de vie. Le thème du livre repose autant sur le déni de réalité que sur le retour d’un homme vers un état premier. Une quête initiatique qui le pousse à faire son examen de conscience. Son désir d’absolu et les épreuves qu’il s’impose lui permettent d’exorciser sa douleur et combattre son addiction au « givre de Dieu ». Le souvenir du passé, sa vie présente avec une bête sauvage, ne font que renforcer un désir d’avenir. Une réflexion sur la place de l’homme dans la nature, sur le lien ambigu qu’il entretient avec elle, surtout à une époque où il lui laisse de moins en moins de place…

Un peu de l’auteur

Noël Sisinni est né au début des années cinquante à Paris. Il a tout juste vingt ans quand il quitte l’usine et sa banlieue pour suivre le mouvement soixante-huitard du retour à la terre. Il s’installe en petites Cévennes pour faire de l’élevage et du maraîchage. Il touche à tout : successivement paysan, bûcheron, maçon, peintre et sculpteur. Il a aussi envie de toucher au cinéma. Poussé par une copine, il devient acteur puis décide de se lancer dans l’écriture de scénario. Il obtient l’avance sur recette du CNC (Centre national du Cinéma) en tant qu’auteur. Le film sera réalisé avec Kirk Douglas dans le rôle principal. Malheureusement le public n’est pas au rendez-vous, mais Noël ne se démoralise pas et se tourne vers la télévision. Il signe plusieurs téléfilms et séries policières, Navarro, Engrenages, etc.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (3 juin 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 168 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2377221661
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221660
• Poids de l’article ‏ : ‎ 159 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 2 x 19.5 cm








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Epaulard, de Thierry Brun

Béatrice est une jeune femme un peu garçon manqué ! Après un bref séjour dans les forces armées, ou elle a gagné le surnom d’Epaulard, elle est devenue agent de protection rapprochée. Un travail de mec, de dur qu’elle fait avec rigueur. Puis, sur une demande express d’un client de sa société de protection, elle accepte un contrat en free-lance pour une très grosse somme. Arrivée sur le lieu d’une pause dodo, elle se trouve prise sous un feu nourri qui tue les occupants de la voiture, sauf elle. L’Epaulard est cependant très mal en point, très gravement blessée, elle passe un long moment à l’hôpital. Lorsqu’elle peut enfin en sortir, Elle part se terrer dans un petit village, loin de tout, loin de son ancien travail. Elle a failli, elle n’est plus rien ! Pour tenter de se reconstruire, de vivre de nouveau, L’Epaulard devra faire les bons choix. Persuadée d’avoir tout perdu, Béatrice-Epaulard n’a rien à sauver, si ce n’est son sens de la justice, d’autant plus que là où elle se cache il y a aussi des voyous !

Thierry Brun nous emmène sur les traces d’une garde du corps ayant enfreint les plus élémentaires des règles de sécurité : ne pas agir seule ! S’affranchir de sa société, ne pas avoir ses collègues avec elle en support, a débouché sur une tuerie d’enfer. Le résultat des courses est sans appel, sa cliente est morte avec ses deux filles. Béatrice-Epaulard tente de se cacher dans un village reculé du monde, mais là aussi il y a des individus qui ont des reproches à se faire. Lorsque le ton monte, qu’elle se trouve de nouveau en danger, ses réflexes reviennent au galop… La tranquille jeune femme qui joue la taupe dans ce trou perdu semble soudain, pour certains habitants, plus que ce qu’elle paraissait être. La presse continue à parler de l’affaire, car elle n’est toujours pas élucidée et, ne cesse de rappeler que la garde du corps est la seule rescapée de cette affaire hors norme. Les plus perspicaces font vite le rapprochement. La manière dont elle a désarmé l’aubergiste pris d’une crise de folie conforte leurs derniers doutes à son sujet. Thierry Brun nous offre ici un thriller saignant où règne une bonne dose de folie, que seule la bêtise crasse peut générer.

Lors d’une tuerie, la presse se déchaine sur le spectaculaire, sur ce sui fait vendre, mais jamais ne parle de la difficile reconstruction de ceux qui ont survécu. Se rétablir après avoir sauvé de justesse sa peau, c’est apprendre à vivre avec des cicatrices indélébiles, au propre et au figuré. Se reconstruire, c’est tenter de dompter un traumatisme avec lequel il faut à vivre. Thierry Brun aborde brillamment ce sujet avec Epaulard. Puis, parce que c’est son métier, parce qu’elle a un regard différent sur le monde qui l’entoure, Béatrice-Epaulard ne peut s’empêcher de voir ce que l’on cache, de retrouver des automatismes contre lesquels elle ne peut lutter. Un Epaulard est un animal qui peut être aussi doux que dangereux, doté d’une très bonne mémoire, à ce titre, Béatrice mérite parfaitement son surnom. Epaulard est un thriller où la pression monte inexorablement et, il y aura un moment où ça va péter ! De la part d’une jolie jeune femme, seule de surcroît on attend bien des choses, mais lorsqu’elle referme la porte derrière elle, en vase clos avec un meurtrir près à tout, ce n’est pas pour conter fleurette. Beau et gracieux, l’Epaulard est un tueur né !

Pour commander le livre, cliquez ICI : Epaulard

Présentation de l’éditeur

Béatrice est Épaulard, agent privé de protection rapprochée, héroïne invisible, figure discrète et forte à la fois qui a sacrifié sa vie à sa profession. Exigeante, reconnue par ses pairs, elle est choisie pour sécuriser le déplacement d’une mère de famille et de ses deux filles mais le contrat se solde par une nuit d’horreur dont tous les médias se font écho. Traumatisée, le corps brisé, rongée par l’échec et la culpabilité, Béatrice se réfugie seule dans un village du centre de la France. En disparaissant ainsi, elle va tenter de se reconstruire. Ici, on respecte sa solitude, à l’exception de Pôl, l’homme d’Église, qui la pousse à se révéler au fil de leurs conversations. Entre échanges de confidences le jour et combat de ses démons la nuit, Béatrice sent une menace qui rôde… Saura-t-elle saisir les mains tendues de ceux qui veulent l’aider ? Qu’a-t-elle à sauver, elle qui a déjà tout perdu ?
Le traumatisme, de la culpabilité, de la rupture et des chemins vers la reconstruction, c’est le sujet de ce roman. La protection rapprochée n’est pas une activité professionnelle comme les autres. Elle est une promesse : assurer en toutes circonstances l’intégrité physique du client, donner sa vie s’il n’y a pas d’autres choix. Une femme qui a prouvé qu’elle pouvait briller dans ce métier revendiqué masculin est obligatoirement passée par toutes sortes d’épreuves, celles que ses proches, famille, amours et patrons, lui ont imposées et celles qu’elle s’impose. Dans le roman, les racines de sa motivation sont bien ancrées dans une histoire familiale sans amour. Elle n’a jamais été celle qui comptait. Alors, quand elle fait les mauvais choix, quand par sa faute survient l’échec, que la violence brise le parcours d’excellence, comment peut-elle se sentir digne d’être aimée et puiser en elle les ressources pour trouver un sens à sa vie ? Pourquoi suis-je vivante ? Est-ce que je le mérite ? Quel est le prix à payer ?

Un peu de l’auteur

Thierry Brun a vu le jour sur les routes de France et non dans une ville comme tout le monde. Après une enfance bercée par des déménagements multiples, de Paris aux escales dans les ports marchands, il installe ses quartiers en banlieue parisienne et se lance dans la vie active.

S’ensuit un parcours professionnel atypique, entre Palais Brongniart et voyages au long court. Il découvre Salinger, Djian, et les polards de tous poils.

Thierry Brun aime contester la normalité et déranger les consciences.

Source photo Balelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Jigal Editions (3 juin 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 280 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 237722167X
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377221677
• Poids de l’article ‏ : ‎ 281 g
• Dimensions ‏ : ‎ 12.5 x 2.5 x 19.5 cm








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Les filles de la section caméléon, de Martine Marie Muller

Lors de l’entrée en guerre de la France en 1914, une femme tue son mari pour éviter un énième viol ! Elle boucle sa valise et part sur les routes. Le capharnaüm de la déclaration de guerre lui laissera du temps. En chemin, elle trouve de l’embauche à la citadelle. C’est une nouvelle fabrique qui démarre juste, où le salaire est correct et le logement gratuit. Là, sous le sobriquet de colline la chance, elle fait la connaissance des autres ouvrières, toutes traînant une histoire lourde à porter, faite de misère, de violence ou rejetées par une famille suite au décès de l’époux à la guerre. Sous la direction de peintre parisiens et de décorateurs de théâtre, elles doivent réaliser les camouflages imaginés par leurs chefs. La guerre de 14-18 est une guerre statique. Les troupes terrées dans les tranchées étaient décimées par l’aviation débutante. Pour tenter de protéger au mieux les hommes sur le front, une nouvelle arme a fait son apparition : le camouflage ! Les filles de la section caméléon vont créer une communauté pour construire de fausses vaches, des chars en bois, des toiles peintes pour dissimuler à la vue des avions les troupes au sol. Une aventure grandiose, basée sur des faits réels !

Martine Marie Muller met en scène cette aventure folle du camouflage, dans une guerre qui se cherche. Terriblement meurtrière, la guerre de 14-18 a enterré la façon dont on se battait jadis. L’avènement de l’aviation a nécessité d’inventer des moyens de protection. Colline la chance et ses collègues de la citadelle vont devoir concevoir une nouvelle façon de vivre dans cette fabrique d’un genre nouveau. Arrivée à la citadelle avec des enfants en bas âges et aucun bagage, ces femmes devront trouver les ressources nécessaires pour dessiner leur nouveau cadre de vie. Dans cette usine d’un genre inédit, où tout est à faire, ce bataillon d’ouvrières va construire une fabrique pour participer à l’effort de guerre, mais aussi tout un monde pour démontrer que le travail avance beaucoup mieux lorsque l’on a un certain confort et, l’esprit dégagé de la garde des enfants alors que l’on doit travailler.


Dans une époque où les femmes n’avaient aucun droit, les ouvrières de la citadelle vont imposer leurs conditions. D’abord septiques, les officiers qui coordonnent le travail de cette nouvelle usine, vont accepter les propositions des femmes dont ils ont un grand besoin. L’esprit dégagé des contingences matérielles, les femmes peuvent se consacrer pleinement à leurs tâches. Vivant sur leur lieu de travail, elles créent une communauté soudée où, elles se sentent respectées par une hiérarchie toutes masculine. Les hommes en âge de travailler sont au front, ou mort ! Les femmes vont faire tourner la mécanique France en attendant le retour des hommes. En s’imposant dans le monde du travail, les femmes vont amorcer une révolution dans le patriarcat. Cette liberté qu’elle ont obtenue, marquera la naissance des mouvements féministes revendiquant plus d’égalité entre les hommes et les femmes. Un roman instructif sur un aspect méconnu de cette guerre, un livre captivant.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Les filles de la section caméléon

Présentation de l’éditeur

La guerre de 14 vécue à travers le quotidien d’ouvrières, la Section Caméléon, expertes dans l’art du camouflage.
Grâce à ce roman, Martine Marie Muller ouvre une page méconnue de notre Histoire et rend un hommage vivant, vibrant, puissant, à une communauté de femmes solidaires et hautes en couleur.
3 août 1914. Le premier mort français de la guerre ne fut pas le fait d’un Allemand… mais d’une femme qui repoussait les assauts de son mari ! Sous le nom de Colline La Chance, celle-ci se réfugie à Amiens. Et elle sera la chance de la Citadelle, village abandonné que vont peupler deux cents femmes rejetées, filles mères, veuves… Là, sous la direction du peintre Scévola, chef de la toute nouvelle section Caméléon, et de ses décorateurs de théâtre, elles vont devenir expertes dans l’art naissant du camouflage qui doit épargner la vie des soldats, en fabriquant faux arbres, fausses vaches, faux chevaux, vestes ” caméléon “.
C’est toute la vie de cette communauté d’ouvrières solidaires, gouailleuses, émouvantes que l’on découvre autour de Colline. Elles réapprennent à aimer, à survivre, à retrouver l’estime d’elles-mêmes au milieu des surprises de l’existence… Comme l’arrivée d’un chien, un certain Rintintin…
Une histoire vraie, magnifique, qui célèbre des oubliées de l’Histoire.

Un peu de l’auteur

‘origine alsacienne et béarnaise, Martine Marie Muller est professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne.
Lors d’un voyage en Haïti avec une amie, elle rencontre son mari, démographe. Elle le suit dans ses missions en Afrique puis au Mexique, avec trois enfants dans les bras.
En 1992, ils rentrent en France.
Martine Marie Muller publie son premier roman, ” Terre-Mégère “, en 1993 aux Éditions Robert Laffont et entre à l’École de Brive.
En 2017, elle publie ” Nuage bleu sur ciel de craie” aux éditions Presse de la cité.
Tous ses romans témoignent d’une force hors du commun.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (2 juin 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 506 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258197880
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258197886
• Poids de l’article ‏ : ‎ 550 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.2 x 3.4 x 22.7 cm








e temps des convoitises, de Frédérick d’Onaglia”
<” es filles de la section caméléon, de Martine Marie Muller “>

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Qui a tué Cloves ? d’Axel Sénéquier

Le syndrome de Cloves enfin vaincu ! le syndrome e Clove est une maladie orpheline qui pourri la vie jusqu’à la prendre définitivement. Ce livre relate comment le docteur Guillaume Canaud a trouvé comment parvenir à inverser la maladie jusqu’à recouvré une vie normale pour les patients. Maladie orpheline signifie incurable, les malades ne sont donc pas guéris, mais en rémission totale tant qu’ils prennent leur traitement. D’habitude, la médecine tente de corriger les effets indésirables des maladies orphelines, sans pour autant en faire disparaitre les symptômes. Le traitement adapté par le docteur Guillaume Canaud et son équipe permet non seulement l’arrêt de la progression, mais aussi la régression, jusqu’à disparition des grosseurs pouvant par leur prolifération abréger la vie des patients. C’est l’une de ces avancées de la science qui relève d’une succession de hasards car, un néphrologue n’avait pas pour vocation la recherche d’un traitement pour une maladie orpheline.

L’histoire est belle et démontre que, parfois, le hasard sait donner un coup de pouce à la science ! Outre la découverte du traitement pour le syndrome de Cloves, ce livre explique le fonctionnement de la recherche scientifique. En effet, on n’imagine jamais que la recherche ne se cantonne pas qu’aux seuls laboratoires de l’industrie pharmaceutique, mais est présente dans les hôpitaux, au plus proche des malades que l’on veut guérir. La recherche, c’est également pour les chefs de laboratoire, une quête perpétuelle de financements, des projets à rédiger et à faire accepter par les autorités de tutelle du ministère de la recherche et de la santé. La recherche c’est pour le chef de laboratoire un travail de chef d’entreprise, qui doit trouver des financements et défendre la performance de son équipe de chercheurs, de techniciens et d’administratifs sans qui il n’y aurait pas de recherche.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Qui à tué Cloves ?

Présentation de l’éditeur

Sur sa dernière vidéo, Océane, petite fille de 6 ans, sourit à l’objectif : « Docteur, je veux que tu montres cette vidéo dans tes congrès ! » Elle s’adresse à l’homme qui lui a sauvé la vie : Guillaume Canaud, néphrologue à l’hôpital Necker-Enfants malades. Il a découvert en 2018 un traitement révolutionnaire pour une maladie orpheline appelée « syndrome de Cloves » qui provoque des excroissances sur tout le corps et souvent la mort des patients avant qu’ils n’atteignent l’âge adulte. Ce livre est l’histoire d’une première médicale mondiale : aucun traitement n’était disponible avant. Le frère de Guillaume, Axel Sénéquier, a rencontré les protagonistes de cette aventure hors norme : il raconte les doutes et les espoirs de l’équipe de l’hôpital Necker, dresse des portraits bouleversants des jeunes patients et de leur famille et fait découvrir au grand public les coulisses d’une découverte médicale qui peut sauver la vie à des milliers d’enfants à travers le monde.

Un peu de l’auteur

Axel Sénéquier est auteur de littérature jeunesse, pièces de théâtre et recueils de nouvelles.

Il a reçu plus de cinquante distinctions pour ses nouvelles (Polar dans la ville en 2008, Fureur du noir en 2009, Noires de Pau en 2010…).

Il a publié un recueil de nouvelles noires, des romans-jeunesse ainsi qu’une pièce de théâtre consacrée à Edmond Rostand. Sa pièce “La fête des voisins” a été lue au festival de théâtre de Châtillon sur Chalaronne en 2015.

Il vit à Paris.

 Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ HYGEE (2 septembre 2021)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 218 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2810909725
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810909728
• Poids de l’article ‏ : ‎ 182 g
• Dimensions ‏ : ‎ 11 x 1.7 x 17.1 cm








e temps des convoitises, de Frédérick d’Onaglia”
<” Qui a tué Cloves ? d’Axel Sénéquier”>

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L’éclatante victoire de Susan Boyer, de Sophie Endelys

Susan Boyer a disparu à l’âge de 18 ans, dans des conditions jamais expliquées. Déclarée décédée selon la loi Belge, elle tente, 34 ans plus tard, par l’entremise d’un avocat, de retrouver son identité. Depuis sa disparition, Susan Boyer a usurpé l’identité d’une jeune fille dont elle a trouvé les papiers avant de fuir au Canada. Ce sera le départ d’interrogations bien légitimes des intervenants. Cette recherche va réveiller ceux qui pensait l’affaire oubliée à jamais. Disparue en même temps qu’un collier de très grande valeur et d’une somme très confortable, quelques personnes vont tenter de récupérer le collier. Puisqu’il n’est jamais réapparu, c’est que Susan Boyer doit toujours l’avoir… Susan est persuadée que la clef permettant sa résurrection se trouve dans la cave où elle fut enchainée. Las, la maison est occupée et il y a toujours quelqu’un qui empêche toute visite. Susan prend une location à proximité de ce moulin, qui a été le début de l’aventure extraordinaire que fut sa vie jusqu’au décès de son mari. Une mort soudaine qui a motivé son retour en Belgique, la recherche de son identité, le début de ses ennuis. En revenant, Susan ranime des peurs, redistribue les cartes d’un jeu que l’on pensait joué !

Sophie Endelys nous entraîne ici dans un thriller époustouflant ! L’histoire de Susan Boyer est autant incroyable que plausible. En voulant reprendre son identité, Susan ranime les peurs de ceux qui ont, jadis, trempés dans la mise en scène de sa disparition, la curiosité de ceux qui veulent savoir et comprendre, bref, elle se met en grand danger tout en restant invisible. Elle est partout, tout en étant nulle part ! Un jeu d’échec s’est mis en place… Un scénario qui pourrait sortir de l’imagination d’un grand scénariste se met lentement en place afin que Susan, si elle ne récupère pas son nom, retrouvera sa tranquillité après avoir solutionné les mystères entourant sa disparition il y a 34 ans.
La revange de Susan Boyer est un plat qui mijote lentement afin d’en exprimer toute la saveur…

Sophie Endelys n’y va pas de main morte ! Chez elle, le délinquant a une chance de s’en sortir… L’affaire est dans le délai de prescription, donc non attaquable en justice, c’est là toute la saveur de l’histoire ! Le retour de Susan, outre qu’il ranime des peurs chez certains, peut également faire perdre beaucoup. L’affaire, qui a fait grand bruit en son temps, est désormais oubliée. Les protagonistes ont fait leur vie. L’idée de risquer de tout perdre agace suffisamment pour qu’ils entrent dans une machination visant détruire Susan, en la dépouillant si possible de tout ce qui lui reste de son ancienne vie de femme mariée, et de son départ rocambolesque à l’âge de 18 ans, avec un gros magot et un collier d’une valeur inestimable. Ce collier, sera la clef de voute de cette affaire, le remake d’un casse du siècle de son temps jamais vraiment élucidé. Si l’on secoue l’eau qui dort, il ne faut pas s’étonner de réveiller ceux qui dormaient à l’ombre de l’oubli et, ceux qui veulent profiter que le couvert soit mis pour s’inviter au festin. Une intrigue si prenante, qu’on ne lâche plus le livre.

Pour commander le livre, cliquez ICI : L’éclatante revanche de Susan Boyer

Présentation de l’éditeur

Au fil d’une enquête sur le passé d’une femme énigmatique, disparue à l’âge de dix-huit ans en même temps qu’un collier de grande valeur, se déroule une machination épatante de virtuosité.

” Cher Maître,
Merci de m’avoir rassurée lors de notre voyage sur la confidentialité de nos échanges. Voici trente-quatre ans, je quittais Bruxelles sans prévenir ni ma famille ni mes amis. Je vous épargne les détails de ce départ précipité dont les circonstances sont trop compliquées à expliquer. Qu’il vous suffise de savoir que, depuis, j’ai fait ma vie au Canada : je me suis mariée à Lethbridge où j’ai travaillé dans une librairie. Toutes ces années ont été heureuses.
Mon mari est mort à l’automne dernier. Plus rien ne me rattache à mon pays d’adoption.
J’ai donc décidé de refaire le chemin à l’envers et de revenir à mon point de départ.
Ce retour se heurte à une difficulté. J’ai été judiciairement déclarée morte le 25 avril 2009 conformément aux dispositions du Code civil belge. Comment rétablir mon identité ? Quelles en seraient les conséquences ? ”

Un peu de l’auteur

Née à Paris, et installée actuellement en Normandie, Sophie Endelys a été juge au tribunal de grande instance de Paris et mène une carrière de magistrat tout en se consacrant à l’écriture.
Elle a publié plusieurs romans, Du gypse, du plomb et une légère odeur de fraise (Fayard, 2003), Diététique et balle perdue (Plon, 2007), La Brodeuse des ombres (Denoël, 2013), Les Gardiennes du silence, et Le Grand Art des petites escroqueries (Presses de la Cité, 2019 et 2020) et aussi raconté ce qu’est le quotidien d’un juge dans Salle des pas perdus (Plon, 2012).

Source photo Lisez.com 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (2 juin 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 300 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258197848
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258197848
• Poids de l’article ‏ : ‎ 404 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.2 x 2.5 x 22.7 c








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<” L’éclatante victoire de Susan Boyer, de Sophie Endelys”>

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Le temps des convoitises, de Frédérick d’Onaglia

Sous le soleil provençal, les ambitions électorales de certains notables pourrissent la campagne. Les coups les plus bas sont de sortie. Un projet grandiose est en jeu ! Un projet qui dynamisera la commune perdue dans les Alpilles en bétonnant pour construire des logements, contre un projet voulant préserver les traditions rurales. Claire Césaire, journaliste et fille de l’un des candidats à la mairie revient chez elle. Depuis 9 ans, personne ne l’avait vue. Elle trouve un poste dans un journal régional dirigé par un homme d’affaire ayant de grandes ambitions, notamment tenter d’acquérir la manufacture de tissus provençaux d’Alexis Bastide. Ce dernier tente de sauvegarder son entreprise grâce au projet de lotissement dans la commune. L’enquête de Claire l’amène rapidement à regarder de plus près ce projet immobilier. Un projet entaché d’irrégularités et de malversations. Les articles que Claire rédige déclenchent un vent de panique. Désormais, tous les coups sont permis pour sauver ce qui peut l’être. Un roman plein de passion et d’intrigues, d’amours et de haines, une saga qui conduira le lecteur vers des émotions qu’il n’attendait pas.

Frédérick d’Onaglia place rapidement son lecteur dans un ascenseur émotionnel ! La campagne électorale se joue sur un grand projet de lotissement très controversé par l’opposition. Derrière tout ça, se tapissent des intérêts financiers. S’il apparait que des malversations entachent le projet de construction, il y a aussi une lutte pour garder le contrôle de la vallée. Une comtesse qui exploite ses vignes, ne semble pas être vraiment informée qu’une révolution a débouché sur une république et une démocratie. Mariée à un préfet par goût du pouvoir plus que par amour, elle s’est constitué un beau carnet d’adresse dont elle compte se servir pour assoir sa domination sur la vallée. Autour d’elle, suite aux articles de Claire Césaire, les têtes tombent. La comtesse a cependant compris une chose essentielle : mieux vaut contrôler en sous-main que d’être au premier plan. Ainsi, elle n’est jamais impliquée dans les scandales, seuls l’assurance que la politique menée lui convient et le prestige de son domaine l’intéresse.


Dans un panier de crabes, il y a toujours les leaders et les suiveurs. Alexis Bastide qui tente de sauver son entreprise, est prêt à toutes les compromissions afin d’épargner cet héritage qui est toute sa vie. Son endettement colossal en fait une proie facile pour porter le chapeau. La comtesse, qui tire les ficelles de la politique communale est une redoutable négociatrice. Son préfet de mari renforce sa position dominante sur presque tout. Lorsque le préfet est démis de ses fonctions, le château de carte tombe. La comtesse qui jamais n’est devant, continue de diriger ses ambitions, alors qu’autour d’elle un monde s’écroule. Cependant, alors que certains payent au pris fort les conséquences de leurs actes, d’autres s’en sortent en faisant de bons profits dans une alliance contre nature, mais indispensable pour pouvoir exploiter pleinement le nouveau projet initié par la nouvelle municipalité. Frédérick d’Onaglia tisse une intrigue complexe où tous les coups sont permis, sur fonds de pouvoir et d’amours contre nature. Il signe ici un roman qui ravira les amateurs de thriller.

Pour commander le livre, cliquez ICI : Le temps des convoitises

Présentation de l’éditeur

Dans les années 1970, entre scandale financier, ambitions électorales et tourments amoureux, une saga passionnante qui se déploie sous le ciel de Provence.
Ses Alpilles lui avaient tant manqué… même si Claire sait que ce retour aux sources risque de ressusciter les fantômes du passé. Pour son nouveau poste, la jeune journaliste veut donner le meilleur d’elle-même. À Fontvieille, son village natal, elle doit enquêter sur un projet immobilier lancé par le propriétaire d’une manufacture de tissus, Alexis Bastide. Si Claire est troublée par le charme de cet homme mûr, elle comprend aussi le combat de son propre père, opposé au projet de Bastide. La situation se tend encore lorsqu’elle a vent de révélations compromettantes…
Mais surtout Claire retrouve celle qui connaît ses blessures secrètes, et qui n’hésitera pas à en jouer le moment venu, la conquérante Victoire de Montauban…

Dans une Provence pleine de passions, d’intrigues, de tourments amoureux, s’entrecroisent des personnages prêts à tout, certains au nom de la vérité, d’autres pour leurs intérêts.
Une superbe saga.

Un peu de l’auteur

Frédérick d’Onaglia est né à et a grandi à Lyon. Depuis sa première trilogie – Le Secret des cépages, prix 2005 du Lions Club International, L’Invitée de Fontenay, L’Héritière des Montauban – suivie d’une saga en deux parties, L’Honneur des Bastide et La Mémoire des Bastide, tous ses romans, qui allient secrets de famille, amours et ambitions, ont été des succès.

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (5 mai 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 413 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2258194555
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258194557
• Poids de l’article ‏ : ‎ 450 g
• Dimensions ‏ : ‎ 14.4 x 3.2 x 22.8 cm








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L’antre des louves, d’Elodie Harper

An 74 avant Jésus Christ, à Pompéi, des femmes réduites en esclavage tentent de survivre. Leur condition est très précaire, d’autant plus qu’elles vivent dans un bordel où, dans une promiscuité effarante, elles se prostituent pour le compte d’un demi-sel. Parmi elles, Amara, instruite, fille de médecin grec comprend vite que la ville offre des possibilités vers un avenir meilleur. Dans l’antre des louves où Amara se prostitue pour le compte de Felix, elle parvient à convaincre son proxénète qu’elle peut lui rendre des services en augmentant la clientèle de gens à qui Félix prête de l’argent contre des intérêts colossaux. Se faisant, Amara démontre qu’elle peut avoir d’autres atouts. Ayant parfaitement décodé de fonctionnement de la société pompéienne, Amara tisse lentement sa toile. Connaisseuse du fonctionnement des hommes, elle se rendra indispensable, quitte à bouleverser un peu la quiétude de l’antre des louves. Pour tenter de regagner sa liberté, Amara doit se trouver un protecteur qui la rachètera à Félix et, qui accepte de lui donner son nom. Une équation difficile à résoudre, mais qu’Amara veut réussir. Elle doit surtout tenter de faire oublier autant que possible qu’elle n’est qu’une putain de l’antre des louves…

Dans un monde d’une rare violence, où la vie d’un esclave ne vaut que ce qu’on est prêt à lui donner, certains ont réussi à devenir des affranchis. Ces derniers sont des modèles enviés autant que craints. Amara, instruite et intelligente, comprend comment fonctionne cette société. Elle parvient à se faire une petite place au soleil en ne faisant plus qu’un seul client, ce qui allège considérablement son quotidien. De plus, elle loge désormais à l’étage, dans un réduit, mais loin des cellules exigües du bordel, des clients ivres, d’une violence omniprésente. Entre les prostituées des amitiés solides se nouent, ainsi que de des amours, souvent platoniques, avec d’autres esclaves. Tous rêvent de retrouver leur liberté, surtout ceux qui ne sont pas nés captifs ! Peu d’entre eux y parviendront. Seule une parfaite assimilation, une très bonne maitrise des codes de cette société peut permettre, parfois, d’obtenir le graal de l’affranchissement. Avec sa force de volonté pour arme, Amara ne désire qu’une chose : conquérir sa liberté…


Elodie Harper ose situer son roman dans un bordel sur près de 500 pages ! Ceux qui ont visité Pompéi et son lupanar, mesureront très bien l’exigüité des lieux. De toutes petites cellules où même le lit en pierre est réduit au minimum. En effet, ils sont trop courts pour qu’on puisse s’y allonger en entier ! Avec Elodie Harper le lecteur découvre la vie des esclaves. L’esclavage était une pratique courante. Depuis la nuit des temps, des hommes et des femmes perdaient leur liberté pour différentes raisons. Une fois réduit à l’état de meuble, l’esclave devenait une propriété dont le propriétaire pouvait jouir comme il l’entendait. L’affranchissement était la seule voie de recourt pour retrouver une liberté perdue. Elodie Harper nous entraîne dans un roman tour à tour tendre ou violent. Situer un roman sur un espace si petit est une grande prise de risque. Elodie Harper réussi l’exploit de passionner le lecteur en signant un roman historique captivant. Pour un premier roman, c’est une belle performance !…
Pour info : il était entendu avec Calmann-Lévy que parmi les SP il y aurait un bracelet en or ! Las, pour Goliath ce sera des noces de coton, comme en témoigne le bandeau ci-dessous…

Pour commander le livre, cliquez ICI : L’antre des louves

Présentation de l’éditeur

Bienvenue à Pompéi, en l’an 74 avant notre ère. Amara, jeune grecque instruite mais réduite en esclavage après la mort de son père, est vendue à bas prix à un lupanar sordide, l’Antre des Louves, dirigé par Félix, un homme violent et imprévisible.
L’impétueuse Amara comprend vite que la cité a beaucoup d’opportunités à offrir à celles qui savent les saisir. Avec les autres prostituées, qui deviennent sa famille de coeur, elle gravit les échelons d’une société où les hommes détiennent le pouvoir, forçant les femmes à constamment s’adapter pour survivre.
Des ruelles animées de Pompéi aux recoins les plus sombres de l’Antre des Louves, nul n’imagine une seconde que les prostituées connaissent les règles du jeu mieux que quiconque.
Amara va apprendre à utiliser et à contourner les codes de ce monde impitoyable afin de regagner sa liberté.

Un peu de l’auteur

Elodie Harper est journaliste. Elle est diplômée d’Oxford en littérature, où elle s’est découvert une passion pour la poésie antique.
L’Antre des Louves est son premier roman.

Source photo Twitter

Détails sur le produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (11 mai 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 494 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702184634
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702184639
• Poids de l’article ‏ : ‎ 510 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.5 x 3.2 x 21.5 cm








<” L’antre des louves, d’Elodie Harper”>

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