Stavros contre Goliath, de Sophia Mavroudis

L’enfer des camps ne conduit pas au paradis !

Stavros, commissaire de police à Athènes, est chargé de retrouver un terroriste infiltré parmi les migrants, sur une demande de l’Europe. Encore une fois, il a le sentiment de porter le fardeau grec en entier. Travailler dans un pays démotivé et ruiné, sur injonction des bureaucrates de Bruxelles, lui donne l’impression d’être dépossédé de son libre arbitre. Bruxelles exige sans se soucier des réalités du terrain, en ignorant les relations difficiles avec la Turquie voisine. Dora, sa collaboratrice, semble viscéralement impliquée dans cette traque. Sans doute trop, mais sûrement a-t-elle de bonnes raisons. Néanmoins, sa fougue est aussi dangereuse qu’intéressante. Elle connait l’homme, rencontré dans une autre vie. Stavros va donc devoir mettre les mains dans le cambouis, plonger avec son équipe dans les camps de réfugiés, se confronter à la misère dans laquelle vivent ceux qui espèrent une vie meilleure après avoir tout quitté. Une omerta règne dans les camps de réfugiés qui ne vient pas d’une peur de la police, c’est plus profond. Avec eux, les migrants transportent leur culture, leur façon de voir les rapports humains. Habitués au respect des anciens et des chefs, les camps semblent autogérés. Derrière le silence de tous, des murmures se font pourtant entendre dans le huis clos des tentes.

Sophia Mavroudis nous montre ce que nous ne pouvons, ne voulons voir ! Certes, nul n’ignore l’afflux massif des migrants en Grèce, mais ils sont loin de nous… Chez nous, bien que nous ne soyons pas sous la pression économique de la Grèce, nos migrants dorment dehors, dans des squats, ou sur les trottoirs, dans des tentes de fortune offerte par la charité associative. Les politiques veulent avant tout éviter l’infiltration d’extrémistes. Aucun état Européen n’était préparé au déferlement des migrants ! Pour la Grèce cela s’ajoute à la crise économique. Le respect des chefs de clan propre à l’Afrique règne dans les camps et, par crainte de représailles, nul ne parle. Stavros devra comprendre comment fonctionnent ces déracinés pour lever les verrous protégeant celui qui cherche.


Sophia Mavroudis parsème son roman de tendresse, sans quoi il serait trop indigeste. La misère génère la misère ! Elle se complait par pudeur à se recroqueviller sur elle-même et, ce faisant, s’auto-alimente du pire. L’extrême précarité se cherche des repères, qu’elle trouve chez des chefs autoproclamées avec une garde rapprochée efficace et soumise. C’est dur, c’est violent, c’est ce que vivent ceux qui fuient ! Un roman qui cadre tout à fait avec la réalité de l’actualité. L’auteur signe un polar qui règle des comptes avec la bureaucratie de Bruxelles, elle-même dépassée par l’effondrement d’un idéal commun.

Présentation de l’éditeur

Stavros contre Goliath, second roman de Sophia Mavroudis, porte encore une fois toute la Grèce actuelle sur ses épaules. Ou plutôt sur celles du commissaire Stavros Nikopolidis, une forte tête lui aussi. Entre la musique et l’ouzo, il a parfois bien du mal à choisir… Mais il est avant tout réputé pour son flair, sa perspicacité inébranlable et son humanité sans faille. Ici, c’est au cœur des camps de migrants, sur fond de misère humaine et de trafics en tous genres que les policiers vont se retrouver plongés dans les méandres des enjeux politiques, sécuritaires et sociaux d’une Grèce tout juste sortie de la crise. Sophia Mavroudis, forte de son expérience professionnelle, nous fait toucher là les conséquences dramatiques pour les Grecs d’une politique migratoire européenne non assumées par l’Europe. Avec cette nouvelle tragédie grecque des temps modernes, c’est toute l’âme d’une Grèce épuisée qui jaillit avec force des pages de ce roman édifiant !


Un peu de l’auteur

Sophia Mavroudis est gréco-française. Elle est née en 1965 à Casablanca et a grandi en Grèce. Elle en a gardé le goût immodéré des cieux bleus, des oliviers et des cyprès de la Méditerranée. Elle est docteur en sciences politiques, a enseigné les relations internationales, a travaillé dans la haute fonction publique internationale. Après avoir arpenté pendant des années les zones de conflits en Europe et dans ses confins, passionnée de lecture, d’écriture et de musique depuis l’enfance, elle plonge désormais de l’autre côté de l’Histoire, dans l’intimité des personnages et des sociétés.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 249 g
• Broché : 272 pages
• ISBN-10 : 2377221092
• ISBN-13 : 978-2377221097
• Dimensions du produit : 12.5 x 2 x 19.5 cm
• Éditeur : Jigal Editions (15 septembre 2020)
• Langue : : Français








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De soie et de cendres, de Mireille Pluchard

Auguste-césar Roustan des Fontanilles est sur la fin de sa vie, sa grande préoccupation est la transmission de son patrimoine, composé de son usine de soie. Elle a été le moteur de sa vie et, sa plus grande satisfaction. Ses fils ne semblent pas vraiment intéressés. L’un d’eux y travaille pourtant, faute de mieux, mais la grippe espagnole le fauchera. En ce début des années folles, rien ne va plus, les jeunes prennent des libertés qu’auguste-César ne comprend pas. Pourtant, parmi les fileuses de sa soierie, l’une d’elle se distingue du lot. Pendant que les couples qui l’entourent se déchirent, Auguste-César tentent de faire perdurer le travail de toute une vie, mais aussi l’entreprise de son ami décédé trop tôt en laissant une veuve encore jeune et inexpérimentée. La seule force de sa volonté pourra-t-elle trouver une issue à ses inquiétudes ? Il développera une énergie incroyable par devant et en sourdine pour atteindre son ambition que d’autres veulent contrecarrer afin de s’accaparer ses biens.

Mireille Pluchard fait de son roman un ascenseur émotionnel fort ! En effet, c’est un roman terroir comme on les aime, mais aussi un thriller où les rebondissements ne cessent de surprendre le lecteur. De la joie à la haine, on passe par toutes sortes d’émotions. Souvent la larme à l’œil, son lecteur est happé dans le tourbillon généré par une histoire dans laquelle d’autres histoires viendront se greffer. On découvrira que les secrets de famille ne sont pas aussi bien cachés qu’on le pense ; la vérité finissant toujours par trouver son chemin, n’en déplaise aux esprits chagrins.


Un gros pavé que ce livre de plus de 600 pages, mais un vrai régal de lecture. Comme dans ses autres romans, Mireille Pluchard captive son lectorat. Pour notre plus grand plaisir elle sait jouer avec nos sentiments. L’auteur nous raconte l’histoire de sa région, sans omettre de semer suffisamment d’intrigues pour satisfaire tous les publics. De la soie à la cendre, son nouveau roman est, pour moi, la perle 2020 du genre terroir !


Présentation de l’éditeur

1926. Qui pour reprendre le flambeau de la filature cévenole La Bâtie Neuve? Ce qui fut le domaine de ses ancêtres est devenu depuis plus de soixante ans l’oeuvre d’Auguste-César Roustan des Fontanilles. Il a consacré sa vie à l’entreprise, qui peut se targuer d’être la plus cotée dans le milieu séricicole. Or, parmi ses proches héritiers, l’exigeant patriarche ne voit personne. Déroulant le fil de sa longue vie, jalonnée de drames familiaux, Auguste-César affine son choix et, à l’ouverture du testament, ses dernières volontés n’admettent aucune contestation.

L’élue, que personne n’attendait, a pourtant grandi à l’ombre du temple de la soie; face aux traîtres, aux envieux, elle devra faire front. Mais, fidèle à la mémoire d’Auguste-César, rien n’arrêtera sa détermination pour que rayonne, encore, La Bâtie Neuve.

Un peu de l’auteur

Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard a écrit Le Petit Bâtard, Le Puits Sans-Nom et Les Sentes buissonnières, qui ont connu un vif succès. Aux Presses de la Cité, elle a notamment publié Le Miroir d’Amélie, Le Rêve de Toinet et Les Dames de La Glycine.

Mireille Pluchard est née dans les Cévennes, à Alès. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par son époux, le premier et le plus fervent de ses lecteurs.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives. Ses recherches sont les fondations de chacun de ses romans. Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer « construire sur le sable ».
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas. Au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime « raconter les gens ».

Source photo livre royat


Détails sur le produit

• Broché : 648 pages
• ISBN-10 : 225815149X
• ISBN-13 : 978-2258151499
• Dimensions du produit : 13.7 x 4.5 x 22.5 cm
• Éditeur : Presses de la Cité (17 septembre 2020)
• Poids de l’article : 660 g
• Langue : : Français






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Immortel, de J.R. Dos Santos

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, disait Rabelais !

Tomás Noronha, historien portugais, est contacté par un scientifique américain car il est l’une des très rares personnes à avoir rencontré un chercheur chinois travaillant sur l’intelligence artificielle. Jusque-là, rien d’extraordinaire, sauf qu’il semble que la Chine travaille à établir une conscience artificielle générale. L’homme qui inquiète les états-unis serait le chef de ce projet. La conscience artificielle, ou plutôt donner une conscience à l’informatique, la rendrait capable de régenter le monde. La technologie prendrait seule le pilotage de la planète puisque tout ou presque est désormais relié à l’Internet. L’homme, privé de son libre arbitre, ne serait plus qu’un pion soumis aux desiderata d’une conscience supérieure ! L’infaillibilité de la machine prendrait le pas sur tout, et sur tous… Rapidement, des catastrophes détruisent les centres de recherche les plus avancés en ce domaine. Les géants du Net voient leurs recherches anéanties, leurs archives détruites. Puis, c’est au tour de Tomás d’être poursuivit par un pouvoir destructeur. Une fois de plus, il devra utiliser toute son énergie pour tenter de sauver le monde d’une tempête inouïe ! L’intelligence artificielle, dotée du pouvoir d’accroître sa puissance, peut-elle vraiment être combattue ? Dans l’histoire du monde, jamais l’homme n’a pu revenir sur l’avancée inexorable du progrès ! Notre conception du monde, de la vie en général, sera-t-elle à jamais bouleversée ?

Après « L’homme de Constantinople » et « Un millionnaire à Lisbonne », c’est le grand retour de Tomás Noronha dont les aventures ne cessent de passionner les lecteurs. Cet historien, un peu l’Indiana John portugais, ne laisse pas de surprendre par sa capacité de rebond dans les situations les plus délicates, pour notre plus grand plaisir. J.R. Dos Santos entraîne son personnage fétiche dans des aventures incroyables, mais toujours ayant une part de vérité. Cette partie touchant le véridique rend les histoires bien plus vivantes, encore plus crédibles. Les écarts avec le vrai, dont le romancier dispose, passent comme tout à fait digestes. Il s’agit d’un roman, mais il cadre toujours au plus près de vérités nous touchant de très près ! Aujourd’hui, tout est connecté via Internet avec tout. J’en tiens pour preuve les voitures connectées qui envoient des messages aux constructeur, ou vos portables qui retracent vos parcours sans que vous en ayez conscience. Tout se sait, tout est épié et, vous êtes le jouet involontaire des géants de cette toile mondiale dont nul ne peut désormais se passer.


Avec ses romans d’aventure, J.R. Dos Santos nous fait voir le monde un peu différemment de la façon dont nous l’imaginons. Se basant sur des faits scientifiques réels, un peu à la manière d’un Jules Verne, il nous informe de ce qui pourrait arriver, ou qui adviendra sûrement. Un travail quasi journalistique, ce qui d’ailleurs est son vrai métier ! Un roman choc dont on ne sort pas indemne et, qui chamboulera concrètement notre perception de l’avenir.


Présentation de l’éditeur

Le premier être humain immortel est déjà né.
Après avoir annoncé la naissance de deux bébés génétiquement modifiés, un scientifique chinois disparaît. La presse internationale commence à poser des questions, les services secrets tentent de trouver des réponses, un homme contacte Tomás Noronha à Lisbonne. Celui qui se présente comme un scientifique travaillant pour la DARPA, l’agence pour les projets de recherche avancée de la Défense américaine, est à la recherche du savant disparu. Tomás découvre alors les véritables enjeux du projet secret chinois…

Pour le grand retour de Tomás Noronha, le héros de La Formule de Dieu, J. R. dos Santos a choisi le sujet qui est dans toutes les têtes : l’intelligence artificielle. L’humanité touche-t-elle à sa fin ou fait-elle face à un nouveau départ ? Sur la base des recherches les plus avancées, J. R. dos Santos nous entraîne dans une aventure à couper le souffle et dévoile l’extraordinaire destin de l’humanité. Il nous démontre avec toujours autant de sérieux que la science est sur le point d’atteindre sa plus grande réalisation : la mort de la mort. Bientôt, nous pourrons vivre sans jamais mourir. Nous serons… Immortels.


Un peu de l’auteur

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J. R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers.
La saga Tomás Noronha, traduite en 18 langues, s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500 000 exemplaires (2 millions dans le monde) et dont les droits d’adaptation au cinéma ont été acquis par Belga Films.
Avec Immortel, il signe le 8e roman de la saga.

Source photo WIKIPEDIA 

Détails sur le produit

• Poids de l’article : 603 g
• Broché : 557 pages
• ISBN-10 : 2357205199
• ISBN-13 : 978-2357205192
• Dimensions du produit : 14.6 x 4.5 x 22.1 cm
• Éditeur : HC éditions (24 septembre 2020)
• Langue : : Français







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Une certaine idée du paradis, d’Elisabeth Segard

Un petit village de province est un endroit calme, très calme, souvent… La mairesse de Mouy-sur-Loire se démène pour tenter de conserver une attractivité afin que sa ville ne devienne pas un désert, que ses commerces, son église restent ouverts. Pour cela il y a notamment la procession annuelle organisée avec le curé afin de promener aux yeux des touristes les reliques d’un saint faisant la fierté de la commune. Au moment de préparer cette procession, le curé découvre que les oreilles du saint ont été dévorées par des souris dans le reliquaire ! Simultanément, une jeune femme nouvellement arrivée est retrouvée morte, sûrement assassinée. La gendarmerie est sur l’affaire. La peur de voir annulée l’évènement phare du village affole la commune. D’autres cadavre sont découvert rapidement et, que la presse s’empare de l’affaire. Une vielle dame décide se sortir de son isolement pour aider la police et tromper sa solitude. Cependant, elle-même n’est sans doute pas ce que l’on peut penser d’elle…


Un meurtre dans un village calme, c’est déjà beaucoup, mais pour plusieurs cela devient une histoire à mettre en émoi toute une population où tous pensent se connaître bien. Qui peut donc en vouloir à ce point à tant de personnes ? Elisabeth Segard nous tisse ici un roman terroir captivant. Tous, ou presque, peuvent avoir un motif dans ce petit bourg tourangeau. Les ambitions des uns peuvent contrecarrer celles des autres. L’auteur nous brosse des personnages attachants, reflétant parfaitement l’ambiance d’une bourgade de province où chacun tente de trouver une activité pour rester dans l’agglomération. Certes, il y a des rivalités un peu larvées entre ceux qui semblent réussir mieux que d’autres, mais la proximité de tous fait mettre en sourdine les griefs éventuels ! Au centre, il y a le bistrot restaurant, le curé et la mairesse autour de qui tout s’articule.


Les motivations du coupable sont très éloignées de celles des truands des grandes villes. Ici, la survie d’une entreprise demande des efforts colossaux. L’attractivité doit être totale pour durer. Les articles de presse relatant les crimes de Mouy-sur-Loire risquent d’éloigner les touristes si une solution n’est pas rapidement trouvée. Comme souvent dans ce genre d’affaire, c’est d’un détail infime que viendra la solution… Un rien devenu une affaire faisant grand bruit ! Elisabeth Segard signe ici un roman avec beaucoup d’humour où l’on sent de la tendresse pour les petites communes. Un livre aussi réjouissant que prenant à lire.

Présentation de l’éditeur

Chacun a son idée du paradis dans la charmante bourgade de Mouy-sur-Loire en Touraine. Madame le maire, d’abord, qui se bat pour faire de sa commune un territoire attractif. L’abbé Marcel, qui parvient à remplir son église, quitte à user d’astuces peu orthodoxes. Violette Laguille, vieille dame très discrète – pour faire oublier, peut-être, un passé trop flamboyant. Et aussi sa voisine, Nathalie, une citadine venue s’installer dans ce beau village pour y ouvrir un gîte alternatif et offrir des stages de pleine conscience.
Très vite cependant, la « Parisienne » tape sur les nerfs des habitants. Au point que quelqu’un finit par lui taper un bon coup sur la tête.
Mêlée malgré à elle à cette affaire qui met la gendarmerie sur les dents, Violette va devoir, à ses risques et périls, prendre l’enquête en main…


Un peu de l’auteur

Elisabeth Segard est une romancière française.
Après des études d’histoire, elle travaille comme assistante de direction, styliste, chargée d’assistance… avant de s’orienter vers l’information et la communication. Elle est journaliste pour un grand quotidien régional.
Elle vit à Tours

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 352 pages
• ISBN-10 : 2702180698
• ISBN-13 : 978-2702180693
• Éditeur : Calmann-Lévy (16 septembre 2020)
• Dimensions du produit : 15.3 x 2.4 x 23.5 cm
• Poids de l’article : 435 g
• Langue : : Français







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Les enfants de Val Fleuri, de Christian Laborie

Dans les années 30, Philippe Ferrière dirige une entreprise de faïence. En découvrant une terre d’argile propre à faire de la poterie dans sa propriété, il décide de construire une nouvelle usine afin de fabriquer des pots d’Anduze : célèbre vase horticole très recherché. Tout irait presque bien si ce n’est de son fils aîné qui se passionnait pour le travail, tout comme son père, meurt d’infection dans un camp de prisonnier allemand en 1940. Son second fils envisage de faire sa médecine, pas de reprendre le flambeau de l’entreprise familiale. Philippe Ferrière se désole de ne pas avoir d’héritier qui reprenne l’affaire. Il décide alors d’avoir un autre enfant, qui sera assurément un garçon pour lui succéder. Dès cet instant, rien ne sera figé dans le marbre. La vie trouve toujours moyen de s’épanouir en dehors des chemins tracés et, curieusement, aime reproduire certaines histoires n’ayant pu trouver leur achèvement !


Christian Laborie joue avec les sentiments de ses lecteurs dans ce roman passionnant ! Outre qu’avec l’auteur nous explorons les Cévennes des années folles aux années 70 au travers du métier de faïencier, les personnages sont attachants et, leurs inclinaisons sentimentales sujettes à émouvoir le lecteur le plus rigide ! Christian Laborie nous montre comment le monde va évoluer du paternalisme d’entreprise aux balbutiements du monde moderne, : comment l’on est passé le l’humanisme patronal aux prospectives de rentabilité. En moins de 50 ans, la valeur du travailleur est passée de ce qu’il sait faire à combien il rapporte. La finance prenant le pas sur les aspects humains laisse amer les anciens, en inquiétant les plus jeunes. L’essor extraordinaire des transports favorise cette transformation de la société, mais tout comme la vie, le progrès ne revient pas en arrière.


L’auteur joue avec nos émotions, disais-je plus haut … Au début du XXème siècle on ne se déplaçait pas beaucoup. Par habitude les gens restaient proche de là où ils étaient nés. Les compagnons de jeux étaient les enfants du village. Aussi, il n’était pas surprenant de voir se nouer des amitiés solides entre les enfants du propriétaire et ceux de son métayer, des inclinations pouvant prendre un chemin de traverse loin des idéaux familiaux, presque contre nature ! Avec ce nouveau roman, Christian Laborie nous régale. Non seulement il ne lâche jamais le lecteur, mais il sait parfaitement l’émouvoir. Un livre captivant, qui bien de volumineux et, grâce au style très fluide de l’auteur, se lit rapidement.

Présentation de l’éditeur

1930. Fils d’un fabricant cévenol de céramiques, Damien partage, au domaine familial du Val Fleuri, ses jeux d’enfant avec Marion, la fille du régisseur. L’amitié des jeunes années se transforme en amour passionné. Damien se destine à la fabrique mais son père, Philippe, ne veut ni de ce mariage ni de ce successeur. Avant de mourir lors des combats de 1940, Damien demande à Philippe d’élever l’enfant à naître de Marion… bien qu’il ne soit pas le sien ! Lorsque Philippe devient sur le tard père d’une Juline, il décide, la mort dans l’âme, de faire de son « petit-fils » Tristan son héritier. A leur tour, Tristan et Juline deviennent compagnons de jeux…


Un peu de l’auteur

Après des études d’histoire-géographie et une maîtrise de géographie rurale, il a enseigné dans le Pas de Calais pendant six ans, successivement au lycée de Carvin et au collège de Billy-Montigny, puis il s’est installé dans le Gard en 1978. Cévenol d’adoption, il vit depuis cette date à Saint Jean du Pin entre Alès et Anduze, où il écrit depuis 1995.

Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plusieurs décennies. Il a notamment publié Les Rives Blanches, Les Sarments de la colère, la grande saga de la famille Rochefort, Les Rochefort, L’Enfant rebelle, Le Goût du soleil, La Promesse à Elise et L’Héritier du secret, mais aussi Dans les yeux d’Ana et Les Bonheurs de Céline. Tous ont paru aux Presses de la Cité.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 608 pages
• Editeur : Presses de la Cité (20 août 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258153344
• ISBN-13 : 978-2258153349
• Dimensions du produit : 14,1 x 4 x 22,5 cm







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La mère d’Eva, de Silvia Ferreri

Eva, jeune fille de presque 18 ans, est convaincue depuis toujours qu’elle est un garçon. Elle se comporte comme tel, a les cheveux très courts, s’habille comme un gars. Tout se qui se rapporte au féminin lui occasionne des sautes d’humeur terrible. Avec l’arrivée de la puberté, les seins qui poussent et la survenue des premières règles accroissent encore plus son besoin de changer de sexe. Ses parents, tout d’abord très opposés à cette obsession, de sont rangés à cette idée par nécessité, parce qu’ils ne pouvaient plus lutter… Eva demande à sa mère de la suivre jusqu’au bout, car elle sera un homme, ou elle se donnera la mort.


Un livre monologue, un livre où seule la mère d’Eva s’exprime ! Alors qu’elle patiente dans un couloir d’hôpital en Serbie, elle repasse le fil de la vie d’Eva depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Le combat de sa fille, elle l’a vécu en se demandant souvent quelle erreur de sa part a entraîné Eva sur cette voie sans retour. Avec son mari, ils se sont posés bien des questions pour lesquelles jamais ils n’auront de réponse. Le parcours d’Eva, au-delà de la théorie du genre, parle le ressenti de ceux qui doivent vivre dans un genre ne convenant pas à ce qu’ils sont réellement. Aujourd’hui, jour funeste où Eva va mourir afin de renaître sous les traits d’Alexandro !

Silvia Ferreri aborde ici un sujet polémique, pour lequel les avis sont très partagés ! Certes, il est possible de procéder chirurgicalement à cette transformation, mais cela ne change pas l’idée que l’on se fait de cette pratique. Vu le l’extérieur, il y a ceux que cela révolte, d’autres seront plus ouverts. Silvia Ferreri a choisi de nous faire suivre ce chemin, non pas dans l’esprit d’Eva, mais dans celui de sa mère. Une mère qui fini par accepter ce qu’elle refusait auparavant. Une mère qui a subi tous les états, du refus à la révolte, puis à une acceptation plus contrainte qu’évidente.

Un livre sur un sujet difficile, qui laisse une impression plus précise de ce que peut être ce genre de bizarrerie de la génétique. Naitre dans un corps qui vous est étranger reste une épreuve pour ceux qui la vive, mais aussi pour les proches. La famille, tout comme l’opinion public, peut se déchirer car un changement de sexe est un bouleversement colossal. Les possibilités offertes par les progrès de la médecine réparatrice et reconstructive permettent de corriger presque totalement les dysphories du genre. C’est un chemin long et difficile. Sans un soutien inconditionnel des siens, le parcours vers un accord avec soi-même est encore plus difficile. Toute la question est de savoir si les proches soutiennent par amour, ou par nécessité !

Présentation de l’éditeur

Une mère parle à sa fille entre les murs d’une clinique serbe. Eva vient juste d’avoir dix-huit ans et elle attend ce moment depuis qu’elle est née. Elle veut changer de sexe en se soumettant à l’intervention qui fera d’elle ce qu’elle s’est toujours sentie : un homme.
En un dialogue sans réponses, suspendu entre l’imaginaire et le réel, la mère d’Eva raconte leur vie jusqu’à ce moment. Elle refait le chemin comme si elle s’aventurait sur une terre étrangère, en quête d’une erreur de sa part qui aurait tout précipité. Sa voix est concrète, touchante ; elle parle sans fard d’un combat sans vainqueur ni vaincu, où la défaite n’existe pas, où la forme la plus pure de l’amour doit lutter pour comprendre, pour accepter.


Un peu de l’auteur

Silvia Ferreri est écrivain et journaliste. Née à Milan, elle y fait ses études avant de partir pour Rome où elle vit aujourd’hui avec son mari photographe et leurs trois enfants. Auteur de scénarii, elle travaille actuellement pour Rai Radio Uno. La Mère d’Eva est son premier roman, salué par la critique, il est lauréat de nombreux prix littéraires et finaliste du prix Strega. La Mère d’Eva est lauréat du prix du premier roman de Chambéry.

Source photo HC éditions :

Détails sur le produit

• Broché : 217 pages
• Editeur : HC éditions (25 juin 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357205164
• ISBN-13 : 978-2357205161
• Dimensions du produit : 14,5 x 2,3 x 22,1 cm







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La demoiselle à l’éventail, de Lyliane Mosca

Le hasard d’une rencontre peut-il bouleverser un ordre établi ? Sacha, venu dédicacer à Menton, se pose sérieusement la question. En effet, lors d’une séance de signatures, il a croisé le regard de Raffaele, une jeune femme ravissante. Il accepte sa proposition de visiter la ville avec elle. Raffaele le trouble, mais il a sa vie avec une compagne qu’il adore. Sans doute l’une de ces rencontres sans lendemain à ranger au rang des beaux souvenirs. Pourtant, plus le temps passe, moins Sacha a de certitudes. Astrid semble lui cacher beaucoup de chose, ne pas apprécier la campagne où Sacha aime vivre. Elle refuse aussi qu’il aborde l’histoire de son frère, disparu depuis des années et, dont le corps n’a pas encore été retrouvé. Il a entrepris une correspondance avec Raffaele. Cet échange épistolaire les rapproche, entre eux une complicité s’est installée naturellement. Alors que Sacha découvre qu’Astrid a une fille dont elle ne disait rien, Raffaele devient photographe. Moins Astrid accepte de partager, plus Sacha ressent le besoin de correspondre avec Raffaele. Journaliste, Astrid passe plus de temps en reportage qu’avec Sacha, comme si elle éprouvait un besoin de fuite en avant… Le couple de Sacha peut-il survivre avec une Astrid refusant le partage. L’attachement très fort de Sacha avec Johanne, la fille d’Astrid, est un lien qu’il ne peut, qu’il ne veut pas détruire. Une séparation enlèverait l’enfant, et il ne peut le concevoir.
Sacha pourra-t-il trouver un arrangement qui satisfasse Astrid en lui permettant de conserver sa relation avec Johanne ? Acculée au mur de ses incohérences, Astrid parviendra-t-elle à dire se qu’elle cache depuis si longtemps ?


Lyliane Mosca nous offre ici un roman avec un intrigue forte, mené un rythme d’enfer !
La vie calme dont rêve Sacha est perturbée par sa rencontre avec Raffaele. Il se pose des questions auxquelles il ne pensait pas auparavant. En admiration devant la très belle Astrid, il lui apparait désormais qu’elle lui faisait avaler bien des couleuvres ! Sacha comprend peu à peu, qu’il lui faut faire un distinguo entre l’attirance physique et la complicité nécessaire pour souder un couple. Avec Astrid, il a une image parfaite, mais il n’a pas le son… Avec Raffaele, la complicité le pousse à une remise en question de sa relation avec quelqu’un semblant vivre plusieurs vies, hermétiquement closes de sorte que rien ne filtre de l’une à l’autre !


Lyliane Mosca tisse une intrigue au parfum de thriller dans ce roman. Un livre dans lequel elle explore les sentiments, très humains, au sein du couple. Une histoire tout à fait dans l’air du temps. Passé la fougue des débuts d’une liaison, l’aveuglement résultant du fait que l’on soit empli de l’autre, que reste-t-il si une harmonie et un partage ne parviennent pas à s’installer ? Malgré tout, ce que l’on a construit jusqu’ici n’est pas facile à briser. Une rupture entraîne toujours des frustrations et, pour Sacha se sera la perte de la fille de sa compagne avec qui un lien puissant s’est noué. La vraie question est doit-on rester dans une zone de confort, même relative, ou accepter la rupture vers un inconnu qui semble prometteur ? En entreprenant une liaison épistolaire avec Raffaele, Sacha a mis le doigt dans un engrenage qui ne peut que le placer devant ses responsabilités. Lorsque survient un problème, le mieux est de l’affronter de face !

En librairie le 18 juin 2020, un livre parfait à emporter en vacances !


Présentation de l’éditeur

Le charme de leur rencontre à Menton reste pour la jolie Raffaelle, la fille du Sud, et pour Sacha, l’écrivain du Nord, une parenthèse enchantée. Mais sans suite…
Or si le chemin vers le bonheur est semé d’embûches et de cruelles vérités, Raffaelle et Sacha savent qu’il en vaut la peine.
Un roman plein de charme, et dans l’air du temps.
A vingt-trois ans, Raffaele a des rêves plein la tête, le cœur généreux et une passion pour la photographie. Depuis la mort de sa mère, elle a dû mettre ses aspirations de côté pour veiller sur ses frères et sœurs. Mais le destin lui offre la chance de rencontrer son écrivain préféré, Sacha Aubanel, de passage à Menton. Celui-ci, attiré par le mélange de fragilité et de fraîcheur de la jeune fille, lui propose de le guider dans la cité. Moments enchantés pour l’un et l’autre : elle est sous le charme ; lui aussi, mais son cœur est déjà pris. Et puis Sacha vit loin, à la lisière du pays franc-comtois, dans une nature secrète qui l’inspire et adoucit tant bien que mal le manque de son frère, disparu mystérieusement.
Mais, si le chemin vers le bonheur est semé d’embûches, sinon de cruelles vérités, la demoiselle du Sud et l’homme du Nord savent qu’il en vaut la peine…

Un peu de l’auteur

Journaliste culturelle pour L’Est Eclair, Lyliane Mosca a notamment publié Les Gens de Laborde (2009) et Une femme en mauve, préfacé par Philippe Besson (2014). Elle est l’auteur aux Presses de la Cité de La Villa Amarante (2015), des Amants de Maulnes (2017), de La Vie rêvée de Gabrielle (2018), La Promesse de Bois-Joli et La Dame de Champbrise (2019).

Source photo BABELIO :

Détails sur le produit

• Broché : 300 pages
• Editeur : Presses de la Cité (18 juin 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258163722
• ISBN-13 : 978-2258163720






<” La demoiselle à l’éventail, de Lyliane Mosca”>

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Une mort pas très catholique, par Agnès Dumont et Patrick Dupuis

Allongé sur son lit, une seringue sur la table de nuit, l’homme est mort ! Ne parvenant à le joindre, son propriétaire à demandé au gardien de l’immeuble d’aller voir de quoi il retourne. Ancien inspecteur en retraire, il ressent un malaise face à ce trépassé bien propre, trop propre… Le commissaire veut classer rapidement cette histoire d’apparence très simple. Profitant du WE de trois jours, avec l’aide d’un jeune policier, il doit trouver matière à lancer une véritable enquête sur ce mort bien trop propre sur lui !


Sous couvert d’une gestion de magasins de vêtement, l’homme cache des trafics de contrefaçons. Pourtant, rien de suffisamment grand pour aller jusqu’au meurtre. Si la maffia s’en était mêlé, il y aurait une signature bien plus voyante qu’un modeste cadavre allongé bien droit sur son lit. 3 jours pour une enquête officieuse c’est court. Aussi devront-ils mettre les bouchées doubles pour donner matière à une enquête officielle pour meurtre. Les auteurs nous entraînent d’un trafic à l’autre, que ce soit de la contrefaçon où des affaires bien plus graves, le principe reste le même. Ce monsieur, décédé sur son lit, cache sûrement autre chose. Le manque de preuve, d’indice émousse le sentiment d’inachevé qui anime les deux inspecteurs. Le mobile du meurtre reste un mystère. Cependant, s’il est facile d’effacer les traces, il est plus dur de ne rien laisser. La curiosité est un vilain défaut, dit-on…


Souvent, les auteurs de nouvelles me disent vouloir passer au roman ! Le souci principal est que ce sont des genres d’écritures très différents. La nouvelle se veut rapide, incisive en peu de mots. Il y a un événement, un développement et une chute en quelques pages. La nouvelle ne relance pas son histoire alors que le roman se doit de relancer pour conserver le lecteur en haleine. D’autre part, il ne suffit pas de tartiner en long pour écrire un roman : ce serait trop facile ! Non, il faut pouvoir écrire beaucoup sur une histoire, sans se répéter, sans lasser, sans perdre le lecteur en route… Entre ces deux genres il existe un compromis très convenable : la nouvelle longue ou le roman court ! Stefan Zweig et bien d’autres auteurs se plaisaient dans cette catégorie. Patrick Dupuis et Agnès Dumont s’inscrivent dans ce genre entre les deux styles. Un petit roman avec lequel on passe un bon moment, dans un genre où je n’aurais pas attendu P. Dupuis, ni A. Dumont : le polar !

Présentation de l’éditeur

Un cadavre sur un lit derrière une porte fermée à clé de l’intérieur : classique. Dans la ville universitaire de Louvain-la-Neuve : plutôt inédit !
S’il y a meurtre, qui aurait tué ? Voleur dérangé ou tueur missionné ? Étudiant shooté ou sugar baby affolée ? Arpentant la ville piétonne, un flic retraité et un inspecteur débutant unissent leurs forces pour secouer les apparences…

Pour commander ce livre cliquez sur ce lien ICI :

Un peu des auteurs

Depuis 2008, Agnès Dumont a publié quatre recueils de nouvelles (éditions Quadrature) et un roman policier chez Luc Pire. En 2012, son recueil J’ai fait mieux depuis recevait le prix Georges Garnir de l’Académie Royale de langue et de littérature françaises. Son recueil Mola mola a été retenu parmi les finalistes du prix Place aux Nouvelles 2015.

Source photo Babelio

Patrick Dupuis, est auteur et éditeur de nouvelles. Avec d’autres, il a fondé et anime les éditions Quadrature, maison qui se consacre essentiellement à ce genre littéraire. En 2013, le prix Place aux nouvelles lui a été attribué pour son recueil Passés imparfaits, paru aux éditions Luce Wilquin.

Source photo Place aux nouvelles

Avec Patrick Dupuis autre auteur habitué de Lauzerte, Agnès Dumont nous offre cette année « Une mort pas très catholique », roman policier écrit à quatre mains. Il est publié chez Olivier Weyrich, dans sa collection de polars belges Noir Corbeau.

Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Weyrich (18 mai 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2874896039
• ISBN-13 : 978-2874896033
• Dimensions du colis: 21 x 14 x 1 cm







<” Une mort pas très catholique, par Agnès Dumont et Patrick Dupuis”>

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Ferme les yeux et fais un vœu, de Cécile Bergerac

Si l’amour peut raser les montagnes, il ne saurait réveiller les morts, ou presque !

Jeune avocate, associée dans un cabinet, Sarah a tout pour être heureuse. Elle doit sa réussite à son travail dans lequel elle met toute son énergie. Elle aime maîtriser, l’ordre et l’efficacité. Sarah mène sa vie comme les affaires qu’elle défend, privilégiant l’efficience au confort personnel. Comme sa mère avant elle, le droit pénal est sa raison de vivre. Une nuit, un appel téléphonique lui demande de rejoindre les urgences, son frère l’y attend… Là, elle le découvre en piteux état. Il a été victime d’un accident de la route, renversé par une voiture. Dans un coma profond, il est placé en soins intensifs.
La vie de Sarah devient compliquée. Elle tient absolument à aller tout les après-midi rendre visite à son frère, tout en continuant de suivre les dossiers dont elle à la charge. Un inconnu lui demande d’avoir confiance en lui. Méfiante et solitaire par principe, Sarah parviendra-t-elle à se confier, à croire en la vie ? Sarah pourra-t-elle accepter que vivre c’est avoir des émotions, des rêves et des envies plutôt qu’une existence réglée par un métronome, implacable et froide mais rassurante car sans surprise ?


Cécile Bergerac nous entraîne dans un tourbillon d’émotions ! Il faut reconnaître qu’elle mélange l’eau et le feu dans son histoire. Faire se rencontrer deux êtres aussi dissemblables que Jim et Sarh est un joli coup de maître ! Jim, infirmier en charge des soins aux patients en réa est un rêveur. Il essaye toujours d’emmener les malades dont il a la charge dans des vies qu’il imagine pour eux. En cela il n’est jamais contredit puisqu’ils sont tous placés en coma artificiel, ou non… Sarah dont les certitudes ont été durement ébranlées suite à cet accident, éprouvant un besoin absolu d’espérer un miracle, prêtera une oreille attentive aux élucubrations de Jim. Ecouter est une chose, mais y croire en est une autre, bien plus difficile à obtenir…

Sarah parviendra-t-elle à accepter que le rêve et une certaine forme de magie puisse alléger sa souffrance ? Esprit très cartésien, Sarah ne voit dans la vie que des faits, des données précises et vérifiables. Le rêve avec sa part colossale d’incertitude n’entre pas dans son entendement. Ses seules relations avec quelqu’un sont celles qu’elle entretient avec ses clients. Jim, surgit tel un djinn dans son quotidien, par son sourire et son extravagante relation avec les patients et leurs familles mettra en œuvre son entregent pour convaincre Sarah qu’elle aussi a droit à sa part de rêve, qu’un peu de douceur rend plus digeste les incertitudes, que les lutins du père noël existent pour de bonnes raisons. Un roman où le drame se conjugue avec l’opportunité d’un autre possible, où Sarah découvre qu’autour d’elle il y a tout un monde qui vit, que les rives de Loire sont belles même au cœur de l’hiver ! Pour un premier roman c’est une belle réussite !

Présentation de l’éditeur

Sarah démarre la trentaine avec déjà une belle carrière d’avocate. Associée dans un cabinet, les affaires ne manquent pas. Les dossiers rythment ses jours, et souvent ses nuits.

Elle mène sa vie comme une affaire pénale : avec précision et ordre. Aucune place n’est laissée à l’aléa. Pourtant, un appel en pleine nuit va faire vaciller toutes ses certitudes. Alors que l’existence de son petit frère bascule, elle jette un regard différent sur son quotidien.

Sa réussite professionnelle est-elle un accomplissement ? Ne passe-t-elle pas à côté de l’essentiel ? Elle se battra avec la détermination dont elle sait faire preuve au tribunal pour instiller sa force à ce petit frère chéri. Mais cela sera-t-il suffisant ?
Peut-on trouver la résilience au milieu du chaos ?


Un peu de l’auteur

Si le premier amour de Cécile Bergerac est le droit, elle s’oriente rapidement vers le métier d’enseignante et se lance en parallèle dans l’écriture…
En 2019, elle découvre la plateforme Fyctia. Elle est immédiatement repérée par les éditeurs de la plateforme chez qui elle provoque un coup de cœur unanime.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 243 pages
• Editeur : Hugo Roman (12 mars 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2755647779
• ISBN-13 : 978-2755647778
• Dimensions du produit : 15,2 x 2 x 22,2 cm







<” Ferme les yeux et fais un vœu, de Cécile Bergerac “>

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Frieda, d’Annabel Abbs

Frieda, en tout, est une passionnée, c’est sa nature. Dans le mariage, elle n’a trouvé qu’en ses enfants un peu de réconfort. En couple, elle s’ennuie. La vie coule ainsi, sans surprise dans un confort gage de stabilité, à défaut d’enthousiasme. Puis, elle part rendre visite à sa sœur en Allemagne. Elle est ravie de retrouver ses racines, son pays et, sa famille. Là, Frieda découvre un monde nouveau prônant la liberté sexuelle, la révolution, l’anarchie… Nous sommes en 1912 et les idées les plus folles veulent s’exprimer. L’Allemagne voit fleurir un courant libertaire. Frieda tombe sous le charme d’un médecin qui lui donne sa vision de ce que devrait être ce monde nouveau tel qu’il l’envisage. Elle trompe son mari avec lui sans l’ombre d’un regret. Avec son amant, elle découvre les plaisirs de la chair, sans pudeur, aucune. Le ver est dans le fruit et Frieda n’aspire qu’a retrouver sa liberté. D’un amant à l’autre, elle tombe sous le charme d’un ancien élève de son mari. Entre eux c’est le coup de foudre, ils ne peuvent imaginer la vie sans l’autre. Frieda, partie le retrouver en Allemagne lors d’un voyage, ne rentrera plus chez elle. Elle devient un paria, une femme de mauvaise vie et le divorce ne lui laissera pas de circonstance atténuante.


Rencontrer l’amour et quitter son mari en laissant ses enfants derrière soit est presque contre nature. Le mari, on peut comprendre, mais les enfants… L’histoire de Frieda est bien réelle et a inspiré « l’amant de lady Chatterley » a D.H Lawrence. Ce roman est une biographie tellement bien rendue qu’on vit cette aventure avec ferveur jusqu’à la fin. Frieda, passionnée de liberté, quelle que soit cette liberté, est toujours un peu dans l’excès. Un tempérament de feu l’anime et, pour pouvoir aimer comme elle l’entend devra endurer une souffrance absolue. Ernest, son mari, ne peut-il comprendre qu’elle ne voulait pas jeter l’opprobre sur les siens, que jamais elle n’a voulu du mal, envers quiconque ?


L’amant de lady Chatterley est l’un des premiers vrais romans que j’ai lus. Un livre qui m’avait marqué et donné le goût de lire. Frieda est de cette veine-là : un livre qui marque, qu’on n’oublie pas. C’est une biographie parfaitement romancée, ce qui la rend d’autant plus plaisante à lire. Enfin, Frieda aborde le sujet très chaud de la libération sexuelle, sans fard, en restant toujours de bon goût. Avec notre regard du XXIème siècle cette histoire semble inconcevable, mais en 1912 on ne badinait pas avec la morale, surtout avec le puritanisme anglais ! Le divorce était rarissime, les divorcés ne pouvaient plus entrer dans une église, défier l’ordre établi relevait presque du crime. Tromper son mari était inconcevable, mais normal que les hommes eussent des maitresses ! Autres temps, autres mœurs, pourtant ce n’est pas si loin puisque Frieda est décédée en 1984. Cela se passait au siècle dernier, pourtant c’était hier seulement ! Pour la petite histoire, L’amant de lady Chatterley était considéré comme transgressif lorsque je l’ai lu, en cachette des surveillants du pensionnat et des prêtres qui veillaient sur notre moralité. Transgressif il y a peu, mais la volonté de liberté est très actuelle aujourd’hui. C’est un livre qui marque, dont on ne peut que se souvenir. Ce roman d’Annabel Abbs est une réussite.

Présentation de l’éditeur

Le destin d’une femme exceptionnelle.
Une histoire d’amour qui est devenue synonyme de libération sexuelle.

En 1912, une jeune baronne allemande vivant à Nottingham commet l’irréparable : elle quitte son confortable foyer et ses trois adorables enfants pour vivre son amour. La décision de Frieda von Richthofen va donner naissance à l’un des plus grands scandales de son temps.

Mais qu’est-ce qui peut pousser une femme à quitter ses enfants ? Quel amour peut être plus fort que celui d’une mère ?

Inspiré d’une histoire vraie, Frieda raconte le parcours courageux de celle qui a inspiré l’œuvre de D.H. Lawrence et notamment le très sulfureux roman
L’Amant de lady Chatterley.

Il explore les sentiments et les émotions complexes qui traversent une femme qui se bat pour être à la fois libre et mère. Des questions qui résonnent encore aujourd’hui.

Un peu de l’auteur

Annabel Abbs s’est imposée comme la nouvelle auteure anglaise de romans biographiques à succès. Son premier titre, The Joyce Girl, a été publié dans huit pays et a reçu le Impress Prize pour les nouveaux auteurs en 2015. Frieda est son deuxième roman.

Source photo BABELIO :

Détails sur le produit

• Broché : 461 pages
• Editeur : HC éditions (28 mai 2020)
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357205024
• ISBN-13 : 978-2357205024
• Dimensions du produit : 14,6 x 3,6 x 22,1 cm





<” Frieda, d’Annabel Abbs”>

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