Le temps de l’insoumise, par Jacquie Béal

Un roman historique se passant au moyen âge est peu fréquent, la période est moins connue ! Avec Jacquie Béal, nous explorons le Périgord alors que la guerre avec l’anglais est toujours présente. Une taverne, où se rencontre tous les malfaisants, les paumés, les détrousseurs de bourses et trousseur en diable sert de cadre à l’histoire. Ici, vivent Ysolda et sa famille. Son père, tavernier et maquereau y prostitue sa fille aînée et sa femme. Ysolda se fond dans le décor afin de se rendre invisible. Sale, maigre et semblant plus un garçon qu’une femelle désirable, elle se crée un monde à elle loin de cet enfer qui est malgré tout chez elle. Son aspect peu reluisant la protège efficacement, sa volonté et son refus de se soumettre seront les armes de sa survie.



Lorsque la peste noire survient, la population est décimée, les esprits s’échauffent, les survivants accusent n’importe qui d’être le vecteur de ce fléau : on trucide à tout va sorcières et étrangers pour éloigner la cause du mal. Ysolda, qui est parvenue à s’enfuir, est hébergée par une guérisseuse dont la vie est menacée car accusée de magie. Ysolda devra s’échapper encore pour avoir le droit de vivre !

Ce roman relate relativement bien le moyen-âge et les petites gens, la vie y était dure, l’inculture crasse du peuple lui laissait croire le pire d’un rien, craindre les foudres de Dieu et de son seigneur en titre, la violence était toujours proche. Les femmes n’avaient que le droit d’obéir, de se résigner… Pourtant, tous n’étaient pas des sauvages ! Heureusement pour l’humanité, certaines personnes avaient un peu de réflexion, cherchaient à comprendre et s’ouvraient vers les autres.



Ysolda, dans sa fuite vers l’inconnu, se laissera apprivoiser par des gens biens. La petite sauvageonne, ouvrant les yeux vers l’avenir, saura-t-elle trouver la force d’ouvrir son cœur ?

Décrire cette époque est un pari difficile, Jacquie Béal maîtrise bien ces temps troublés par les guerres incessantes et les maladies, les famines et la superstition. Avec elle, le lecteur voyage dans un autre siècle où seule la force faisait loi. Le seul droit qui comptait était celui de suivre ou périr. Ce roman est un beau voyage dans le temps : le temps de l’insoumise !

Présentation de l’éditeur

Périgord, XIVe siècle. Dans une Aquitaine divisée par la guerre qui oppose la France et l’Angleterre, la jeune Ysolda n’a connu que la brutalité de son père, un homme sans cœur qui n’hésite pas à prostituer ses filles. Et à les battre lorsqu’elles se montrent rebelles.

Alors que l’épidémie de Peste Noire ravage le pays, Ysolda refuse sa misérable condition et s’enfuit. Inculte, la jeune femme est terrorisée par les légendes, les monstres et les esprits de la forêt dont elle a entendu parler dans son enfance. Mais un jour, elle découvre l’atelier d’un libraire.

Elle n’aura alors de cesse de percer les mystères de l’enluminure et de l’écriture. Dans ce siècle d’hommes, Ysolda connaîtra un destin exceptionnel et, en quête d’amour et de liberté, tracera enfin son chemin vers le bonheur…

Une terre de légendes. Une femme de caractère dans un siècle d’hommes.



Un peu de l’auteur

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre désormais à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.

Crédit bio & photo Babelio.com :

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : City Edition (3 janvier 2018)
• Collection : CITY EDITIONS
• Langue : Français
• ISBN-10: 2824611324
• ISBN-13: 978-2824611327
• Dimensions du produit: 15,2 x 2,8 x 23,5 cm






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La chambre des merveilles, de Julien Sandrel

Un roman époustouflant, bouleversant, qui émeut aux larmes !

Dramatique, car perdre un enfant est une tragédie dont personne ne se relève, mais le savoir vivant, enfermé dans un coma profond en réanimation est une double peine. En effet, s’il est toujours vivant, il est mort quelque part. Comment peut-on alors organiser la vie qui continue malgré tout à filer vers demain. Que peut ressentir ce corps allongé, branché à des tuyaux, des appareils de contrôle aux bips infernaux rythmant les minutes se faisant des heures. Le temps s’est arrêté, le vide laissé devient un fardeau plus encombrant qu’une présence indésirable. On ne vit plus avec son enfant, mais par son enfant. Vos pensées deviennent siennes, vous ne pouvez vous empêcher de tenter d’agir pour lui, comme une façon maladroite de lui rendre une gestuelle dont il n’est plus capable.



Thelma, après cet accident, voit sa vie détruite. Sa carrière à laquelle elle tenait tant lui semble désormais futile, inconsistante, vide de sens. Finalement, qu’est-ce que la vie ? Est-ce une fuite en avant vers la promotion sociale, ou l’accomplissement de soi par l’épanouissement personnel ? Pour combler le vide laissé par l’absence de son fils, Thelma s’enferme dans la chambre de Louis, fouille ses affaires pour chercher à se sentir plus proche de lui, mieux le comprendre. Un fils avec qui elle vivait en marge de son métier très accaparant. Le connaissait-elle vraiment ? Un carnet retrouvé caché lui révèle les idées de Louis, bien loin de ce à quoi elle aurait pensé. Son fils avait une ouverture d’esprit qu’elle ignorait totalement ! Ce livret relate les rêves de Louis, les actes qu’il souhaitait accomplir avant de mourir, tout ce qu’il voulait faire pour se sentir pleinement vivant…

La quarantaine florissante, Telma va se substituer à Louis pour accomplir les rêves de son fils : elle réalisera tous les défis du carnet des merveilles, en fera des reportages qu’elle racontera à Louis, lui donnant ainsi la vie une seconde fois par personne interposée.



Nul ne sait bien ce qui se passe dans les cas de coma profond, l’électroencéphalogramme indique un calme relatif qui n’est pas rien, mais sans pour autant savoir ce que signifient les pics du tracé. La conscience interfère-t-elle avec les appareils de mesure ? Le patient peut-il entendre, a-t-il des moments de lucidité lui donnant accès au monde des vivants ? Qu’importe, Thelma agira pour Louis et, ensemble ce duo improbable tentera de construire un avenir, d’envisager un devenir pour Louis.

Ce roman est une véritable pépite, plein de tendresse et d’amour. Certes dramatique, mais chargé de tout l’espoir que peut revêtir l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils. D’autre part, la vie faisant place à la vie, tel un fleuve éternel, le vide n’existe pas et le désespoir cède la place à la joie. Une joie communicative qui cimente une équipe autour de Louis, dont une larme écoulée de son œil semble indiquer que peut-être tout espoir n’est pas vain.

Peu enclin à me laisser aller aux émotions, ce livre m’a fait rire et pleurer. Avec Julien Sandrel, impossible de prendre de la distance, de rester sur sa réserve en lisant cette histoire dramatique relatant le coma profond d’un ado, fauché par un camion. Un coma est une petite mort, avec Julien Sandrel, cela devient un hymne à la vie : quel talent ! Un livre à recommander à tous. Un roman poignant qui ne laisse pas indifférent. Un roman donnant un regard nouveau sur les drames de la vie, un éclairage sur le coma dont on ne sait que peu de chose, si ce n’est qu’il est différent pour chaque cas et, potentiellement réversible, parfois… Enfin, pour l’avoir vécu et, tel qu’en disent les revenants du monde de la nuit : oui, il est parfois possible d’entendre contrairement à certaines idées reçues.

Présentation de l’éditeur

Inattendu, bouleversant et drôle,
le pari un peu fou d’une mère
qui tente de sortir son fils du coma
en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

« LE LIVRE QUI VOUS FERA
PLEURER DE BONHEUR. »
Bernard LEHUT, RTL

Coup de foudre partagé par le monde de l’édition à l’international,
ce premier roman de Julien Sandrel, 37 ans,
a déjà conquis plus de 20 pays avant même sa parution en France.



 

Un peu de l’auteur

Julien Sandrel est né en 1980 dans le sud de la France, est marié et père de deux enfants. Aujourd’hui, il réalise enfin son rêve d’enfant en publiant son premier roman, La chambre des merveilles.

Crédit bio & photo Editions Calmann Levy

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (7 mars 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702162894
• ISBN-13: 978-2702162897
• Dimensions du produit: 13,5 x 2,1 x 21,5 cm






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Rue des fantasques, par André Blanc

Le vrai pouvoir, c’est de diriger sans jamais signer, un travail de marionnettiste dont l’auteur nous fait ici une brillante démonstration.

Un roman qui nous conduit là où se prennent les décisions, au sein du pouvoir. Des gens puissants, intouchables, mais dont les mains sont rouges sang et les coffres remplis. L’argent n’a pas d’odeur pour celui qui le ramasse, pour les autres, ça pue le cadavre. André Blanc reprend ici l’affaire de la taxe Carbone dont la conception était si défaillante que certains se sont enrichis rapidement. Tous les ingrédients sont là, sexe, pouvoir, fric et hommes de main.

Le commandant Farel est appelé pour une défenestration du 7ème étage, avec en sus une blessure par balle. Dans l’appartement d’où vient la victime, ça a flingué fort. La femme qui a fait le saut de l’ange s’est défendue avec une arme, tuant l’un de ses agresseurs qui s’avère être un homme de main affilié à la mafia russe.



Farel découvre vite que la femme fenestrée multipliait les amants afin de parfaire son ascension sociale. Partie de rien, elle a faim et qu’importent les moyens pour y parvenir. Ses charmes lui permettent de naviguer entre le monde des voyous et celui des dirigeants. Deux univers qui se côtoient pour s’enrichir en feignant de ne pas se connaître. Rapidement, l’enquête démontre que la femme qui est morte n’est pas celle que l’on pensait, mais son amie… Farel qui ne se démonte pas facilement, devra jouer finement : il est bien possible que des complicités viennent de très haut.

Un roman noir et rouge sang ! Une intrigue parfaitement menée dans la zone fangeuse du crime organisé avec la complicité de représentant de l’état. Le genre d’affaire qu’on aime bien, si proche de certaines vérités du pouvoir. Ce n’est pas la théorie du complot, mais le pouvoir ne s’obtient pas toujours sans faire quelques entorses à la règle ! André Blanc, avec des textes ciselés, peint l’univers des grosses affaires, qui jusqu’au cœur de l’état brassent des sommes astronomiques, la facture de payant dans le sang. Vu la pointure des mis en cause, rien ne sera facile pour le commandant Farel.



Présentation de l’éditeur

« Les perles du collier, entraînées dans un sillon de sang et d’eau de pluie, englouties par la bouche d’égout, seront vomies dans le fleuve purificateur après un voyage dans les entrailles de la ville. » Par une nuit pluvieuse, le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, se penche sur le cadavre d’une femme tuée par balle et qui a apparemment fait le saut de l’ange depuis le 7ème étage d’un immeuble de la rue des Fantasques. En remontant La piste de ce qui semble être un contrat, Farel fait sortir du bois quelques personnages sulfureux dont une redoutable femme d’affaires, quelques-uns de ses nombreux amants, plusieurs mafieux géorgiens et, entre autres, un ministre en exercice… Grand banditisme, arnaque à la taxe carbone, banques maltaises et réseaux criminels, qui tirent les ficelles de tout ce beau monde ? Des comparses abattus, des serments trahis et une course poursuite dans le gigantesque réseau souterrain de la ville obligeront Farel à révéler au grand jour les dérives de ceux qui nous gouvernent.



Un peu de l’auteur

André Blanc est né à Lyon, second d’une famille de 4 enfants. Père professeur agrégé. Fréquents séjours en Allemagne, études à Berlin. Docteur en chirurgie dentaire, passionné d’archéologie et de préhistoire. Il devient adjoint au maire de Lyon à la fin des années 80 avant de démissionner pour inadéquation totale… Il aime la tragédie classique, Racine, Shakespeare, la poésie, Hugo, Musset, la littérature, Yourcenar, Dostoïevski… le vin blanc de Condrieu et… la pêche à la mouche.

Crédit bio & photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché: 264 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220320
• ISBN-13: 978-2377220328
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm






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La nuit de l’Orcière, de Pierre Petit

Dans le huis-clos d’une campagne, le monstre grandit sans entrave !

Dans les campagnes, tout se sait, mais le silence est d’or : on règle ses comptes en famille. On sait le paysan fier de ses terres, patiemment acquises au fil des générations et que chacun tente de valoriser pour les transmettre à son tour.

Dans une ferme, un veuf cherche à se remarier, à fortiori lorsqu’il n’a pas eu de descendance. Robert épouse donc Louise, jeune femme d’une petite vingtaine, du même milieu, rejetée par son père lui reprochant le décès de sa mère. Avec cette union, Louise pense avoir trouvé un endroit où elle sera enfin bien, avec un homme qu’elle aime, même s’il préfère son métier de maçon à celui de la terre. A l’Orcière, vit avec eux le beau-père, ancien paysan qui continue de faire quelques affaires en commerçant les bêtes lui restant. Rapidement, Louise sent une défiance du vieux : il l’observe dans un silence de cathédrale. Les affaires de robert commencent à se gâter lorsqu’il entreprend des chantiers trop importants pour la taille de son entreprise. Lorsque l’héritage de son père arrive, Louise devient subitement riche, très riche. La rancœur et la convoitise du beau-père deviennent criantes. Serai-elle bonne à plumer et, à quel prix ?



Dans l’intimité d’une ferme isolée on ne sait que ce qui filtre vers l’extérieur, c’est-à-dire ce que l’on raconte à mi-voix au bistrot du village. Le reste n’est qu’apparences ! Vu du dehors, Louise semble heureuse, joyeuse et aimer la vie. Son activité au sein de la nouvelle bibliothèque le confirme. Ses collègues ont plaisir à travailler avec elle. Du dedans, le beau-père murmure en jouant aux cartes que sa belle-fille est dépressive, qu’il est inquiet pour elle, se demandant même si elle ne voudrait pas attenter à ses jours.

Robert, qui veut devenir un gros entrepreneur se débat dans les difficultés financières, les chantiers trop gros et mal calculés mettent en péril la société, puis il y a l’argent de l’héritage de Louise qu’elle a placé à la banque, semblant garder pour elle seule cette manne financière, dont nul ne connait réellement le montant.
Le père et le fils s’isolent souvent pour parler à voix basse, se cachant de Louise.
Quelques indiscrétions commencent à conduire Louise vers une peur certaine : on en veut à sa vie et, surtout à son argent !



Pierre Petit nous sert ici un roman terroir, mais c’est également un thriller d’un très bon cru ! La méchanceté, l’envie, l’appât du gain, tout ce qui mène un homme à franchir les frontières du mal, à tramer les pires solutions est ici présent. Mais au-delà des biens de Louise, son arrivée sur l’Orcière n’est peut-être que la continuité d’une entreprise infernale commencée bien plus tôt, une spirale que seule la mort peu enrayer ! Monstrueux et cynique, ce roman est un thriller de très bonne facture.

Présentation de l’éditeur


Elle était mariée et, il fallait l’espérer, pour toujours.
Ses beaux yeux gris et sa jeunesse, Louise les a offerts à Robert, veuf de quinze ans son aîné. Mais au fil des jours, dans l’austère maison familiale enchâssée dans les sapins du Haut-Forez, la jolie épousée déchante. L’isolement, les absences de son mari accaparé par son entreprise de maçonnerie, l’enfant qui tarde à venir… Surtout il y a  » le Vieux « , le beau-père omniprésent et retors à souhait. Que dit-il à Robert, chaque soir, lors de leurs messes basses au coin du feu ?
En 1971, l’émancipation féminine est en marche et Louise a ses projets. D’autant que, dans le plus grand secret, elle vient de toucher un joli héritage.
Quand il n’est pas à la cueillette des champignons,  » le Vieux  » a l’œil à tout.
Et il est prêt à tout…

Un roman noir, construit comme un huis clos, qui va crescendo.



Un peu de l’auteur

Pierre Petit est notamment l’auteur du Secret d’Adèle (Editions des Monts d’Auvergne, 2011). Aux Presses de la Cité, il a publié La Folie d’Albert (2012), Le Rêveur et le Brigadier (2013) et Le Secret du docteur Favre (2016).

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
Il est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine de romans dont La Folie d’Albert et Le Rêveur et le Brigadier aux Presses de la Cité.
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien – , la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Crédit bio & photo Lisez-moi.com

Détails sur le produit

• Broché: 432 pages
• Editeur : Presses de la Cité (22 février 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258144949
• ISBN-13: 978-2258144941
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,9 x 22,4 cm






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Jaune soufre, de Jacques Bablon

Rien ne vaut un bon flingue pour s’absoudre de ses fantômes !

Qu’un frère et une sœur aient envie de se voir semble bien normal, mais lorsque l’on a grandi sans se voir cela peut soulever quelques difficultés. Qu’attend-t-on de l’autre ? Que peut-on en attendre ? Warren, arrivé sur la quarantaine souhaite voir sa sœur Marissa dont il ne sait rien. Lui, élevé en foyer d’accueil, elle ballotée entre les frasques d’une mère excessive, n’ayant aucun intérêt pour les enfants, et l’envie de bouffer tout le monde. Les retrouvailles ne se présentent pas sous un ciel dégagé ! Grandir seuls et sans affection pousse à vivre en dehors des valeurs de la société. Chacun se fait sa propre échelle du bien et du mal. Warren et Marissa sont totalement étrangers à la notion de sentiment. Pour eux, le meurtre n’est qu’une façon comme une autre d’ôter un obstacle. De leur rencontre va naître une association détonante à l’odeur de poudre.



Jacques Bablon brosse ici un portrait très banlieue, du côté de l’envers de la force. Noir, dénué de sentiment, ça flingue en cascade ! Comme bien souvent les voyous ont des territoires qu’ils ne quittent quasiment jamais, les conflits de générations ne peuvent que se produire. Les proximités créent des malaises ; Rafa est attiré par sa mère, ça le gêne mais ça lui fait plaisir. Ses études terminées, il ne trouve que des petits boulots. La violence il la côtoie depuis toujours. Aussi, trouve-t-il normal de garder le révolver oublié par les braqueurs de la station-service où il tient la caisse. Le flingue de l’un servira les intérêts de l’autre. Warren et Marissa projettent de butter la mère de Rafa…



Il est un univers en marge du commun, ça sent la misère, ça pue et ça flingue à tout va ! Pourquoi prendre le risque de discuter, un obstacle ça se pousse ! Jacques Bablon nous offre ici un scénario très proche de la vérité : il suffit de lire la presse, les gros titres des quotidiens s’en délectent souvent. C’est glauque, dénué de morale, mais tellement crédible. Ce roman dresse le portrait de ceux que le manque de tout pousse vers l’extrême. Le bien et le mal ne sont qu’une échelle de valeurs issue d’une convention commune de la société. Il faut croire que cette société n’est pas vraiment une et indivisible : elle a une sœur jumelle dont cette notion réglant la vie des honnête gens est bien différente. Avec Jacques Bablon, ce ne sont pas des flics qui enquêtent, mais les voyous…

Présentation de l’éditeur

D’un côté il y a Rafa pour qui le boulot se fait rare et qui, diplôme en poche, se voit contraint d’enchaîner des jobs merdiques. Avec sa chance insolente, il est même possible qu’une bande de cons viennent braquer la caisse de la station-service où il bosse… De l’autre il y a Warren, parti à l’autre bout du pays sur une moto volée à la recherche d’une petite sœur qu’il n’a jamais vue… Elle, c’est Marisa, une forte tête n’ayant que moyennement confiance en l’homme, et qui après avoir incendié un dépôt de nourriture et tenté d’empoisonner les animaux du zoo, ne compte vraiment pas s’embarrasser d’un frère dont elle n’a rien à faire ! Une mère excessive d’un côté, un père tué par balle de l’autre, un pactole qui tombe du ciel, un assassin qui court toujours… Tout est apparemment là pour que les retrouvailles n’aient rien d’un conte de fées et se règlent à coups de flingues…



Un peu de l’auteur

Sa mère est née à Saint-Pétersbourg, lui à Paris en 1946. Il passe son enfance dans le 93 à taper dans un ballon sur un terrain vague triangulaire… Ado, il décide de devenir guitariste et de chanter du Dylan pour pouvoir draguer les filles… Mais devant le peu de succès récolté il préfère s’acheter une pile de disques (les Stones, Mozart, les Beatles et compagnie…) et un Teppaz. Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture. Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués. Parallèlement à sa carrière officielle d’enseignant heureux, il publie des BD chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il a toujours eu besoin de voir loin pour survivre, c’est pourquoi il habite en haut d’une tour. Mais le pire, c’est que des années après, il ne sait toujours pas où est passé son Teppaz…



Crédit bio & photo Editions JIGAL

Détails sur le produit

• Broché: 192 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220304
• ISBN-13: 978-2377220304
• Dimensions du produit: 19,5 x 1,6 x 12,5 cm






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Le maître des pyramides, de Jean Michel Thibaux

Roman d’aventure, historique et thriller en même temps, ce livre démontre que la marche du progrès n’est pas un mirage !

Un roman envoutant, aux frontières de l’imaginaire, mêlant la féérie de l’orient au cartésianisme occidental, ou comment un rêve fou devient une réalité bravant les tabous pour durer des siècles. Avec Jean-Michel Thibaux, nous partons à la suite de Ferdinand de Lesseps dans la folle aventure de la construction du canal de Suez. Les politiques préférant leurs intérêts au progrès, surtout l’envie de freiner l’émancipation d’un pays sous domination coloniale, se mettent en travers des projets de Lesseps et des dirigeant de l’Egypte encore vassale de la sublime porte. C’est sans compter sur la force de volonté des initiateurs de cette folie grandiose !



Les opposants au projet de canal sont nombreux, l’Angleterre pour mettre des bâtons dans les visées françaises de Napoléon III et, rester en bon terme avec le sultan ottoman ; les fondamentalistes conservateurs, se revendiquant d’Allah et des dieux anciens de l’Egypte, prônant une éradication des infidèles et usurpateurs présumés pour prendre le pouvoir. Ces derniers ressuscitent le mode opératoire de la secte des hashashyn, leur force tenant de la discrétion et de la peur qu’ils inspirent. C’est une lutte sans pitié pour Lesseps et les hommes qu’il a choisi pour l’épauler. Ils se heurtent à des difficultés innombrables, doivent mener bataille sur plusieurs fronts. Fabien Fuentès, français passionné d’égyptologie et ingénieur hydrauliste, se trouve sur la liste noire des étrangers indésirables, surtout depuis que l’on sait son attirance pour une jeune femme musulmane. L’ obscurantisme prendra-t-il le pas sur l’ouverture d’un monde nouveau pour l’Egypte ?



Jean-Michel Thibaux signe ici un grand roman tant d’aventure qu’historique. Il aborde le projet de la construction du canal de Suez, depuis l’idée de sa réalisation au début des travaux. Bien que louable, cette innovation bousculait bien des intérêts, propulsait le conservatisme vers le progrès en ouvrant une voie de communication rapide entre les peuples. Peut-être était-ce là ce qui soulevait une partie de l’opposition au canal ? Qui dit progrès, s’oppose à la tradition qui se veut rassurante car bien connue de tous. Entremêlant astucieusement le rêve et la magie des dieux de l’Egypte ancienne, l’auteur nous fait songer aux mystères de l’orient. D’aventure et historique, ce roman tient également du thriller. C’est un livre qu’on ne parvient pas à reposer, le suspense est permanent. Un roman destiné à tous publics, même pour les jeunes : et je gage qu’ils l’apprécieront !

Présentation de l’éditeur

Au cœur des secrets de l’Égypte éternelle.

Le Caire, 1854. Fabien Fuentès, ingénieur français au service du gouvernement égyptien, se rêve en nouveau Champollion et consacre son temps libre aux fouilles archéologiques. Blessé lors d’un affrontement avec des voleurs de momies, Fabien est soigné par Fati, une jeune paysanne aux pouvoirs de guérisseuse dont la grand-mère, Aïcha, au cours d’une transe mystique, le met en garde contre un certain Zaïd le Noir.

À l’évocation de ce seul nom, les interlocuteurs de Fabien pâlissent. Zaïd le Noir serait le maître d’un ordre secret de moines guerriers dont l’origine se perd dans la nuit des temps et qui a toujours farouchement lutté pour l’indépendance de l’Égypte.

Sollicité par Lesseps pour participer au chantier du canal de Suez, Fabien ne le sait pas encore : il est le premier sur la liste des étrangers dont la secte sanguinaire veut purifier la terre des pyramides…

Un peu de l’auteur

Né à Toulon, ancien artificier de la marine nationale, Jean-Michel Thibaux a connu le succès dès son premier roman Les Ames brûlantes. Auteur prolifique et débordant d’imagination, ses romans régionaux, comme La Bastide Blanche qui a fait l’objet d’une adaptation télévisée encore récemment rediffusée sur FR3, l’ont imposé comme un auteur phare de la Provence.

Disparu trop tôt, il nous a laissé un roman flamboyant -le maiître des pyramides- où il donne libre cours à son style expressif, à son imagination débordante, nourrie par une connaissance historique sans faille.

Crédit bio & photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché: 288 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (21 février 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702155936
• ISBN-13: 978-2702155936
• Dimensions du produit: 15,3 x 2,4 x 23,5 cm






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Le festin de l’aube, de Janis Otsiemi

Le maître du polar de Libreville sévit de nouveau !

Janis Otsiemi nous offre une nouvelle aventure dans le Ghetto Librevillois. Une jeune femme, nue sous la pluie, vient se fracasser contre une voiture conduite par un inspecteur de police. Emmenée encore vivante mais dans un sale état aux urgences, elle décède rapidement. La cause de la mort n’est pas le choc de l’accident, loin de là ! En effet, aussi improbable que soit cette mort, la jeune femme a succombé des suites d’un supplice monstrueux, que seul un individu à l’esprit dérangé ou satanique peut avoir conçu. L’enquête commence à peine qu’un vol important d’armes de guerre est commit dans une base militaire. La police est sous pression, d’autant plus que d’autres meurtres sont commis, dans les mêmes circonstances. Un braquage sanglant met la ville en émoi : la ville est-elle devenue folle ?…



Menant son roman sur deux plans, deux enquêtes criminelles qui agacent le ministre, pressé de clore ces histoires au plus vite car des élections approchent ; l’auteur plonge son lecteur dans la noirceur du milieu criminel dans ce qu’il peut engendrer de pire, dénué de tout sentiment, froid, glaçant à l’extrême. La police se décarcasse, les indics sont muets, la violence gagne du terrain. Un secret n’est pas un gage de silence, il finit toujours par fuiter quelque part, surtout lorsque l’on prend le risque de se dissiper sur deux fronts. La police commence à comprendre le raisonnement des voleurs, voire plus !

On notera un changement de style chez Janis Otsiemi, moins gouailleur, moins dénonciateur d’un système, plus professionnel dans son genre littéraire. Comme s’il avait acquit une forme de maturité afin un nous offrir un grand roman parfaitement sombre. L’impensable est l’apanage du crime, ce roman qui frôle l’actualité faisant la une des quotidiens le démontre.



Je connais Janis Otsiemi et, je me demande souvent comment un homme si doux peut avoir une telle imagination ! Mais connaissant d’autres auteurs de grands polars très noirs, tout aussi normaux et calmes, nous pouvons dormir tranquillement : ils ne sont pas prêts de passer à l’action ! La lecture de la presse suffira à alimenter les romans qu’ils nous offrent.

Présentation de l’éditeur

En pleine nuit et sous une pluie tropicale, une femme surgie de nulle part vient se jeter sous les roues de la voiture du lieutenant Boukinda. Bouleversé par ce tragique accident, il veut savoir d’où sort cette inconnue, d’autant que son décès semble suspect… Au même moment, à quelques kilomètres de là, plusieurs individus pénètrent dans un camp militaire et s’emparent de nombreuses armes et d’un stock d’explosifs. Plus tard, c’est dans une ville en ébullition, gangrénée par la violence et la pauvreté, qu’un braquage sanglant transforme le quartier en zone de guerre… Les forces de sécurité, en alerte maximum, sont à la recherche de truands visiblement déterminés. Et c’est tout à fait par hasard que ces deux affaires, apparemment sans aucun rapport, vont se télescoper et révéler un terrible complot… Sur fond de haine, de repli identitaire et de crise électorale, flics et gendarmes vont alors devoir s’épauler pour tenter de déjouer cette conspiration…



Un peu de l’auteur

Janis Otsiemi est entré dans le polar par effraction. Ses romans, il en a puisé la substance dans le chaudron bouillonnant du ghetto dans lequel il a grandi ! Janis Otsiemi n’écrit pas de polars, il écrit des romans historiques contemporains qui racontent l’Afrique, le Gabon, Libreville – un polar à ciel ouvert – et les hommes qui y vivent aujourd’hui… Le « vivant » est au cœur de tous ses polars ! Janis Otsiemi écrit avec ses tripes et l’on peut être certain qu’il est ici chez lui, que les quartiers qu’il décrit, il en a arpenté chaque ruelle boueuse, que ces mauvais garçons, c’étaient (ce sont…) ses amis, que ces galères, il les a lui aussi partagées ! C’est sombre et poisseux comme une nuit africaine. On oscille sans cesse entre cacophonie, tragédie et scènes de la vie ordinaire. Tout va trop vite, déraille, explose en vol… Il y a là une forme de désenchantement, de fatalisme, le tout enrobé d’un humour désabusé. Janis Otsiemi tricote les faits divers, les rumeurs, les fantasmes. Il dissèque au scalpel le monde dans lequel il vit et révèle au grand jour les dissensions d’une société écartelée. La plume est épurée, puissante, désordonnée, atypique. Et ce n’est pas un hasard si on parle souvent de lui comme du James Ellroy africain ! En quelques romans, il est devenu un maître du genre, un des talents les plus remarqués du polar africain actuel. Et c’est aux Éditions Jigal, bien sûr.

Crédit photo éditions JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220312
• ISBN-13: 978-2377220311
• Dimensions du produit: 19,5 x 2,2 x 12,5 cm






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Pourquoi tu réponds pas ? de Bernard Boudeau

Caroline est appelée par un grand-oncle, au seuil de sa vie. Un parent éloigné qu’elle ne connait pas. Cet homme, que certains pensaient mort depuis longtemps est toujours vivant. On a juste caché sa vie dans la famille, comme un secret inavouable. Surprise et curieuse, la jeune femme se rend à son chevet, contre l’avis de tous, dont celui de son compagnon. Le vieil homme, devenu moine est dans un monastère perdu dans la montagne. Là, elle n’a d’autre choix que de réfléchir, ou parler avec les autres religieux n’étant pas en claustration.



Un lieu de retraite propice à l’interrogation de soi. Qui suis-je et que veux-je faire de ma vie devient un questionnement qui la taraude. Son compagnon la rejoint rapidement, la pressant de ses attentions, de revenir avec lui, de quitter ce lieu perdu au monde. Une présence presque étouffante, souvent. Une présence dont elle pense ne pas avoir besoin, ce qui la pousse à tenter de comprendre en quoi cette séparation peut lui être bénéfique. Son amant est-il vraiment celui qu’il prêtant être ? De l’extérieur c’est un gendre idéal, avec toutes les qualités rêvées. De l’intérieur, il semble moins empathique que prévu. Caroline décide d’avoir plus d’information sur lui avant de prendre sa décision…

Ce roman a pour sujet la maltraitance. Ce vice qui se dissimule sous des abords charmant, derrière une prévenance trop appuyées. Le besoin d’omni présence confine à une forme d’étouffement qui peu à peu isole dans un huis clos, où chacun devient le seul sujet de l’autre, au risque de développer le syndrome de Stockholm envers celui qui devient la seule ouverture sur le monde. Caroline a du mal à l’admettre, mais elle est sur un terrain glissant avec son compagnon. Si charmeur qu’il soit, sa présence l’asphyxie lentement mais sûrement. Jusqu’où cela la conduira-t-elle ? Elle décide de rester encore au monastère après le décès du vieil oncle.



Un roman qui touche là où cela fait mal. Très psychologique, Bernard Boudeau démonte lentement les mécanismes de la maltraitance. La progression de la trame tissée par le pervers narcissique est surprenante, criante de vérité ! Cela fait froid dans le dos. Bien différent des thrillers dont Bernard Boudeau a l’habitude de nous régaler, ce livre reste dans son domaine de prédilection : il est aussi noir que ses polards !

Présentation de l’éditeur

La maltraitance, la subtile mécanique qui conduit une femme, intelligente, instruite, bien insérée socialement à accepter l’inacceptable. Au-delà de la brutalité de son compagnon, l’apprentissage progressif, qui transforme la victime, la persuade que tout ce qui se produit est de sa faute. Qu’elle l’a cherché, qu’elle mérite ce qui lui arrive… Pourquoi tu ne réponds pas ? “Un type comme ça, on ne le laisse pas partir” lui répète son amie Joséphine. Caroline doute, ne sait pas, hésite, comme si une petite voix venait sans cesse lui murmurer que tout est trop beau pour être vrai, que… – Les marques sur votre bras ? C’est lui ? – Il ne se rend pas compte de sa force. – Non, c’est vous qui ne vous rendez pas compte de sa brutalité. Elle ne sait pas, ne sait plus, qui elle est, qui est Cédric. Elle se bat, contre elle, contre lui, contre tous ceux qui réprouvent sa décision. “Un type comme ça, on ne le laisse pas partir”.

Un peu de l’auteur

Bernard Boudeau naît à Tunis. Après des études classiques, il fait un bref passage dans le milieu des éducateurs spécialisés avant de devenir infirmier en psychiatrie.
Il décroche un master en psychologie, poursuit son travail en institutions fermées, en hôpitaux de jour, puis progressivement, intègre un cabinet de consultants en ressources humaines.
Son parcours professionnel lui donne une connaissance précise de milieux très différents (psychiatrie, entreprise, université : univers clos, univers de compétition, de confrontation) des enjeux de pouvoirs, des règles implicites qui les organisent.
Passionné par les thrillers et les ambiances noires, sa formation lui permet de rapprocher, le temps d’un roman, l’énigme policière et celle de l’esprit humain dans son étrange complexité.
Si parfois il fait un détour par le fantastique, c’est toujours avec le même souci de véracité, qu’il tisse les portraits de ses personnages.

Site : www.romanpolicier.net 

Crédit photo Amazon : 

Détails sur le produit

• Broché: 290 pages
• Editeur : Independently published (1 février 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 1520328087
• ISBN-13: 978-1520328089
• Dimensions du produit: 12,7 x 1,9 x 20,3 cm





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Le chemin des larmes, de Christian Laborie

Ce roman est une réédition de celui de 2007, aux éditions De Borée. Une manière de rendre un coup de frais pour un roman historique (même si Christiaan Laborie n’aime pas vraiment de qualificatif….) qui nous conduit sur la fin de l’empire sous napoléon III, au XIXème, dans le pays cévenol que l’auteur affectionne tout particulièrement.

Le thème phare de ce livre est la construction des chemins de fer : innovation importante qui permettra de conduire les gens et les biens partout dans le pays. Le train est plus confortable que la traction animale et, bien plus rapide il ouvre la voie du progrès. Le monde moderne est en train de naître !

Dans les campagnes, il n’y a pas de place pour tous les fils, l’ainé conserve les terres, les autres partent chercher un travail dans les usines, grosses pourvoyeuses d’emplois. La tradition terrienne lutte pour préserver ses idéaux dans la continuité, le progrès n’en a cure, il se doit d’aller toujours plus loin, toujours plus vite. Ruben quitte sa ferme en rêvant d’horizons lointains et de réussite. Il découvre la dureté du manœuvre de chantier. Le chemin de fer permet aux meilleurs de progresser, de gagner mieux leur vie. Mais il y a un coût, la rémunération augmente avec le risque sur le chantier. Des risques parfois mortels, surtout lorsque des sabotages mettent à mal les ouvrages en constructions, fomentés par des propriétaires hostiles à la marche de siècle.



La pénibilité du travail soude les hommes, la vie collective leur permet de s’ouvrir aux autres. Sur les chantiers, des hommes arrivent de partout, d’autres pays, d’autres provinces et chacun partage son expérience avec ses collègues. Parmi eux, des esprits ouverts aux idées de la revendication syndicale font germer des envies de plus de considération de l’ouvrier, plus de respect, plus de protection. L’empire vacille devant la poussée les doléances des travailleurs dont le nombre croît sans cesse : une multitude faisant leur force et sur laquelle ils comptent pour faire bouger la politique du pays.

C’est un roman où l’on apprend beaucoup sur cette époque qui révolutionna les transports en ouvrant l’aire du progrès industriel. Comme toujours Christian Laborie accroche son lecteur, ne le laisse jamais tomber : le suspense dure tout au long du livre. L’auteur sait aussi nous prendre par les sentiments ! La dureté de la vie n’exclue pas la naissance de l’amour, elle la contrarie, mais elle réchauffe le cœur de l’homme de peine.

En librairie le 08 février 2018

Présentation de l’éditeur

Ruben Lapierre, élevé dans la stricte tradition huguenote, aurait pu se résigner à son sort de paysan enraciné comme les siens dans la terre cévenole. Mais en 1865, contre l’avis paternel, il s’enrôle à vingt ans sur les chantiers de chemin de fer. C’est le début d’une nouvelle existence, celle des pionniers, faite de rencontres et d’engagement avec ses camarades ouvriers, cévenols ou étrangers. Leur mission, des plus ardues : construire la voie ferrée reliant l’Auvergne aux Cévennes.
Du rêve à la réalité, Ruben saura trouver son chemin de vie, mais au prix de sacrifices et de larmes.
Car il y a Marie, qu’il aime depuis toujours. Saura-t-elle l’attendre ?

Un peu de l’auteur

Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de trente ans. Il a notamment publié Les Rives Blanches (2013), puis la grande saga de la famille Rochefort qui comprend Les Rochefort (2014), L’Enfant rebelle (2015), Le Goût du soleil (2016) et La Promesse à Elise (Presses de la Cité).

Crédit photo Presse de la Cité

Détails sur le produit

• Broché: 480 pages
• Editeur : Presses de la Cité (8 février 2018)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258146224
• ISBN-13: 978-2258146228
• Dimensions du produit: 14,1 x 3,4 x 22,6 cm






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Noyé vif, de Johann Guillaud-Bachet

La voile, prendre le large, s’évader de la routine des jours et voguer vers l’infini est un rêve pour beaucoup, mais que seulement certains tentent de vivre pleinement. Pour prendre le large, il faut un apprentissage de la haute mer. Six personnes embarquent pour un stage de haute mer avec un moniteur chevronné. D’abord, il y a un temps où l’on doit faire connaissance, se préparer à la promiscuité de la vie à bord. Très vite, des clans se forment. Vivre ensemble n’est pas une mince affaire si l’on ne dispose que de quelques mètres carrés de surface habitable. De plus, avec les quarts de veille et le manque d’habitude la fatigue se fait ressentir, l’humeur devient aléatoire, aux instants de plaisir s’opposent les petites acrimonies inévitables lorsque des inconnus sont contraints de vivre les uns sur les autres.

En mer, rien n’est lisse, rien n’est sûr ! Face aux éléments, l’homme n’est que peu de chose. Une fois au large, loin des côtes, lorsque survient une tempête, chacun mesure l’insignifiance du bateau dont dépend sa survie. L’instructeur veille sur ses élèves, le bateau affronte une mer en furie, puis vient l’impensable : une vague plus grosse que le autres fait passer par-dessus bord le skippeur en chef. Les stagiaire sont livrés à eux-mêmes, doivent improviser pour surmonter des vagues hautes comme des immeubles, garder un cap fiable. Par radio, ils parviennent à contacter les secours.



Au même moment, un navire de réfugiés venant de Lybie est en perdition, faisant appel également au CROSS. Qui sera secouru en premier ? Entre coéquipiers, la température monte, chacun veut sauver sa peau le premier, quitte à le faire au détriment des autres. L’instinct de survie prédomine sur l’empathie !

Un roman qui met le doigt sur nos petites faiblesses en cas de promiscuité, en cas de danger. Avec Johann Guillaud-Bachet, nous faisons le tour des sentiments animant des personnes très normales, des gens comme vous ou moi, lorsque rien ne va plus. Les meilleures intentions, l’amour du prochain, l’ouverture d’esprit que l‘on peut éprouver sont-elles plus fortes face à l’envie de vivre ? Dans la balance, l’auteur met nos convictions à rude épreuve. Qu’aurions-nous fait en pareille circonstance ? La vie du plus grand nombre, celle des autres, prime-t-elle sur celles des français de souche ? La marine doit-elle secourir les nationaux en premier, ou les plus mal en point ? Un tel roman est tout à fait d’actualité avec le nombre impressionnant d’émigrants qui prennent la mer pour tenter d’avoir une vie loin des conflits, loin de la misère et offrir à leurs enfants un avenir.

Pour un premier roman, on ne peut que regretter qu’il ne fasse que 200 pages…

En librairie le 1 février 2017

Présentation de l’éditeur

Le soleil brille haut, la mer est calme. Six apprentis marins, quatre hommes et deux femmes, quittent le port de Sète dans une joyeuse anarchie encadrée par un moniteur de voile. Parmi eux, le narrateur, un homme sombre et secret, porte sur cette bande hétéroclite un regard doux-amer. Sous ses yeux qui en ont sans doute déjà trop vu se joue un concentré de comédie humaine.

C’est alors que se lève la plus effroyable des tempêtes. Une déferlante emporte le moniteur. Ils sont maintenant six néophytes sur ce bateau, dont un blessé. Les secours contactés les rassurent : un patrouilleur va se dérouter vers eux. Mais le canal d’urgence de la radio grésille à nouveau. Une voix très jeune supplie, en anglais : « S’il vous plaît, nous sommes nombreux, le bateau est cassé, il prend l’eau. »

Le dilemme surgit aussitôt : qui doit être secouru en premier ? Six Français sur un voilier qui ne tiendra peut-être pas jusqu’au bout, ou un bateau de migrants ? Tandis que les éléments continuent à s’acharner sur eux, les six s’affrontent sur la marche à suivre et la valeur des vies à sauver.

Un peu de l’auteur

Johann GUILLAUD-BACHET vit et travaille dans une commune de l’Isère. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif, son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Crédit photo Calmann-Levy 

Détails sur le produit

• Broché: 200 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (31 janvier 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702162940
• ISBN-13: 978-2702162941
• Dimensions du produit: 13,5 x 1,7 x 21,5 cm






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