La chanson de Julien, de Catherine Boissel

L’amour d’un monstre peut-il se concevoir ?

Dans l’Eure, en 1927, chacun panse encore les blessures de la grande guerre. Beaucoup, trop, n’en sont pas revenus. Mais les autres, ravagés par les atrocités subies tentent l’impossible équation de continuer une vie dont ils ont perdu le goût. Chez eux, les souffrances morales le dispute au physique. Puis parmi ceux ayant survécu, il y a les gueules cassées, ces sans visage n’osant sortir, que l’on craint de voir. Certes, des masques sont possibles, mais ils signalent d’autant plus que là se cache le problème !
Pauline, épouse un ancien soldat vivant caché derrière un masque de cuir. Chez lui, elle voit l’homme, celui sur qui elle sait pouvoir compter sans qu’il se dérobe. N’en déplaise à certain, car elle est plus que jolie : c’est avec lui qu’elle a choisi de vivre, avec lui qu’elle a ses enfants. Henry, son époux, élève des chevaux, un haras leurs offrant une vie confortable. Julien, le frère de Pauline a lui aussi connu la guerre. Rentré avec un bras en moins, il fait vivre la propriété de sa mère. Une mère ravie de voir revenir son fils. Derrière cette façade riante, un doute fini par prendre place. Une goutte d’huile est coincée quelque part, tout le monde est-il vraiment à la place lui étant due, qui porte vraiment un masque ?

Avec Catherine Boissel on ne risque pas de s’ennuyer ! Discrètement, elle place ses pions. On commence par un roman très fléché terroir, sentant bon la terre, le foin et l’amour malgré les vestiges d’une guerre difficile à oublier. Puis, la tension monte, tout en douceur l’auteur monte sa mayonnaise qui finit par être bien ferme. Catherine Boissel ose là où beaucoup auraient tournés autour du pot. Cela dérange, ça gratte un peu, et tel que les choses sont amenées, on le boit comme du petit lait. On se surprend de continuer à lire malgré l’heure tardive tant l’intrigue est prenante. Par un habile tour de passe-passe l’auteur nous mute un roman terroir en thriller ! Le suspense y va croissant et, lorsque baisse la pression, elle nous en ajoute une couche. Avec Catherine Boissel, tous sont coupables, mais chacun a une raison bien valable.

Un peu à la façon des romanciers brodant des thrillers en prenant des risques, Catherine Boissel pousse le bouchon un peu loin, n’hésitant pas à sortir du cadre un peu collet monté, BCBG du roman terroir pour côtoyer l’envers du décor, descendre au ras des quais de basses fosses chez ceux-là qui, bien que peu recommandables, ont un chic fou pour séduire. De séduction il est question tout au fil du livre, seules les notions de valeurs des personnages sont plus discutables que louables, mais pour bien le comprendre il vous faudra attendre la fin du roman !

Présentation de l’éditeur

Suite indépendante des Portes du bonheur. En 1927, dans l’Eure. Pauline, épouse d’un ancien soldat au visage dévasté, et mère comblée, découvre les autres ravages de la Grande Guerre… Qui occupe la ferme familiale et prétend s’appeler Julien, comme son frère adoré ?
Eté 1927. Unie à Henri par une passion toujours intacte, Pauline mène une vie douce entre les siens et le haras des Tilleuls, un des plus réputés de l’Eure. Seule ombre : la crainte mêlée d’aversion de Fanfan envers son père en raison de son visage mutilé par la Grande Guerre. Ce bonheur presque tranquille vole en éclats pour Pauline lorsqu’elle intercepte une lettre de l’hôpital Sainte-Anne à Paris : un patient amnésique et paralysé à la suite d’un traumatisme de guerre affirme s’appeler Julien Vautier. Dès lors, d’anciens soupçons de Pauline renaissent : celui qui habite la ferme familiale, Julien, son frère chéri, serait-il un imposteur ?
Pour la première fois depuis son mariage, Pauline agit en cachette d’Henri. Bientôt, la jeune femme est placée devant un cruel dilemme…

Un peu de l’auteur

Catherine Boissel a grandi à Isigny-sur-Mer, dans le Calvados, au seuil des marais du Cotentin où vit sa famille depuis de nombreuses générations. Elle conserve un souvenir émerveillé de son enfance insouciante et libre au cœur de ce paysage sauvage et grandiose. Ingénieur d’études, elle travaille à l’Université Caen-Normandie (ESPE).
Ecrire des œuvres de fiction est resté pour elle un rêve pendant de nombreuses années. D’abord spécialisée en littérature jeunesse, elle a rédigé des articles dans des revues professionnelles destinées aux enseignants, ainsi qu’un essai consacré aux contes traditionnels.
Alors qu’elle n’y comptait plus, au milieu des années 2000 un château fort en ruine au cœur des marais de Carentan lui souffle sa première nouvelle de fiction. Celle-ci est d’abord publiée dans un magazine, puis en recueil avec six autres textes. Suivent alors trois romans réunissant ses trois grandes passions : les marais du Cotentin, les chevaux et le Moyen Age. Dans Les Portes du bonheur, si on retrouve les marais et les chevaux, elle aborde une époque plus proche de nous qui, pour des raisons familiales, lui tient beaucoup à cœur : la Première Guerre mondiale.

Source bio & photo Lisez.com

Détails sur le produit

• Broché: 407 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 juin 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258163307
• ISBN-13: 978-2258163300
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,8 x 22,7 cm








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La dame de Ténarèze, par Madeleine Mansiet-Berthaud

une vie, c’est un thriller avec ses joies et ses cadavres !

Dans le Gers, à Eauze, en fin de XXème siècle, Claudia âgée de quatre-vingt printemps se remémore sa vie. Et quelle vie ! Elle descend d’une grande famille bourgeoise et vit seule dans le domaine familial entouré d’un parc. Une propriété qui accuse comme Claudia les effets de l’âge. Une maison qui fut du temps de la jeunesse de Claudia, un asile pour les marcheurs du chemin de Compostelle. Paulin, son mari y était très attaché, lui-même ancien marcheur mettait un point d’honneur à recevoir et soigner les pèlerins. Dans le village, tout le monde connait le drame ayant frappé Claudia : la disparition soudaine de son mari. Depuis, tous savent qu’elle espère son retour. Cependant, un doute subsiste sur cette disparition totalement inexpliquée. Claudia cacherait-elle un secret ? Née vers 1900, Claudia, très attachée à ses racines apprend du maire de sa commune une nouvelle qui bouleversera sa vie.



Avec Madeleine Mansiet-Berthaud, nous parcourons une vie au cours d’un siècle ayant vu naître le modernisme. Sauf que Claudia à inlassablement voulu que sa demeure reste telle qu’elle à toujours été. Elle n’a pas de salle de bain, l’eau courante ni chauffage central. Gardienne du temple d’un temps révolu, Claudia reste parfaitement informée de la vie. Paradoxalement, Claudia vivant en quasi recluse dans ses souvenirs, regarde avec un intérêt certain bouger le monde, éclore un modernisme qu’elle se refuse et qui pourtant lui faciliterait la vie. Entourée de peu de personne, Claudia sait pouvoir compter sur un ami sûr qui lui voue un amour platonique infini. Il l’aime depuis qu’ils se connaissent et s’ils n’ont pas été amants, ils ont partagé ce que du dehors nul ne pouvait savoir. Lui seul sait le revers de cet amour fou de Claudia pour Paulin, Ses espoirs et ses désillusions, la face peu reluisante et cachée de Paulin. Charmeur invétéré, Paulin taisait son passé. Jaloux, refusant à Claudia une maternité dont elle rêvait, il était au su de tous un mari idéal, mais un tyran au-dedans lorsque nul ne pouvait le voir. Sa disparition fut un bienfait, mais Claudia continua malgré cela de le pleurer. C’est une autre contradiction chez cette femme ouverte et secrète en même temps. A-t-elle vraiment le choix de faire autrement, et que cache cette propriété dans laquelle aucun travail de restauration ne peut être fait, ne doit être fait ?



Présentation de l’éditeur

Une vie, un passé… la belle propriété de la Ténarèze, au cœur du Gers, renferme tant de beaux souvenirs pour Claudia, et de drames aussi. Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, contre le projet d’une maison de retraite, contre l’hypothétique révélation de son secret…

Son passé, Claudia croyait l’avoir enfoui à l’abri des grilles du parc de la Ténarèze. Le lierre
et le chèvrefeuille tapissent aujourd’hui les murs de cette demeure autrefois la plus belle d’Eauze.
Dans ce village gersois d’origine gallo-romaine, chaque pierre raconte une histoire. Celle de
Claudia, née avec le siècle, est marquée par la disparition inexpliquée de son mari Paulin,
quarante-cinq ans plus tôt. Pour une autre, un ailleurs ? Nul ne sait. Depuis, Claudia a perdu
son sourire, se terre dans une solitude dont elle a fait un rempart, et vit parmi ses souvenirs : son
amour pour Paulin, pourtant si jaloux, leur gîte ouvert aux pèlerins de Compostelle…
Quand, ce jour de septembre 1983, le maire vient lui exposer son projet pour la Ténarèze,
Claudia devine qu’il s’agit d’une expropriation. Que l’on investisse son parc, jamais !
Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, son passé, ses secrets…



Un peu de l’auteur

Attachée à la véracité historique et sociale dans tous ses romans, Madeleine Mansiet-Berthaud est l’auteur notamment d’une trilogie consacrée aux cagots d’Aquitaine (rééditée en Trésors de France) et, aux Presses de la Cité, de Bleu Gentiane, Les Nuits blanches de Lena, Wanda et La Valse des mouettes.

Source photo Livre en fête 

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : Presses de la Cité (7 mai 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258161657
• ISBN-13: 978-2258161658
• Dimensions du produit: 14 x 3 x 22,5 cm








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La promesse de Bois-Joli, de Lyliane Mosca

Cultiver le mensonge pour préserver un amour au risque de tout perdre…

Lara s’éprend d’Audran, un artisan verrier spécialisé dans les vitraux. L’osmose est parfaite entre les deux tourtereaux. Lara qui vit chez sa grand-mère avec son frère Julien depuis le décès de ses parents, envisage de quitter la demeure familiale avec lui pour commencer enfin à vivre vraiment. Dans le village, et plus encore dans sa famille, tous laissent entendre qu’Audran n’est pas fréquentable, qu’un lourd passé l’accable, sans pour autant dire de quoi il en retourne. Lara l’aime, quoi que puisse en penser les autres, leur amour est plus fort que la vindicte contre cet homme doux, attentionné, qui sait la comprendre et la rassurer. Pourtant, il y a des vérités qui méritent d’être mises sur la table, le meurtrier des parents de Lara n’est peut-être pas celui auquel on pense, l’omerta doit cesser.



Lyliane Mosca singe ici un roman d’amour, mais pas que… Dans cet ouvrage, il est aussi question de tolérance, de s’ouvrir aux autres. L’arrivée dans un petit village où tous se connaissent depuis toujours d’une femme noire devient un événement. De plus, c’est son compagnon, le boulanger, qui l’installe derrière le comptoir a la place de sa mère âgée et fatiguée pour qui l’heure de la retraite sonne. Lara qui vit dans la boulangerie s’accorde de suite avec elle. Avec le regard neuf de la compagne de l’oncle de Lara, elles s’efforceront de crever l’abcès qui pourrit l’ambiance depuis un vingtaine d’années. Il en restera des cicatrices lourdes, mais que peuvent-elles valoir en regard de l’amour ?



Ce roman, chargée de rebondissements en cascade prend parfois des airs de thriller ou de fantastique. En effet, la tension monte jusqu’à l’impasse, brisant de suite les projets d’avenir. Le choc ainsi produit provoque l’arrivée de réminiscences relançant la mécanique. Un système bien huilé qui tient le lecteur en haleine au long du livre. Les rebondissements maintiennent le suspense. On décernera également une mention particulière pour le risque pris par l’auteur pour l’action déterminante du soldat décédé, fusillé en 44 ! Un mélange des genres très bien agencé portant à voir le crime sous un angle différent.

Présentation de l’éditeur

En Champagne. Dix ans après le drame qui l’a rendue orpheline, Lara étouffe dans sa vie trop tranquille. Lorsqu’elle ne s’occupe pas de son frère, la jeune femme rêve d’amour et de musique. Sa route croise celle d’Audran, maître verrier au passé mystérieux. Est-ce une folie de s’abandonner à ce coup de foudre ?
Dans la vie de Lara, il y a la musique, la nature, la rêverie. Professeur de collège près de Troyes, elle joue du violoncelle au sein d’un orchestre symphonique. Elle habite avec sa grand-mère et son jeune frère Julien qui peine à surmonter le traumatisme de l’accident mortel de leurs parents, neuf ans plus tôt. Alors Lara s’évade lors de promenades solitaires sur son setter. Au village de Creney, elle aime se recueillir devant le monument aux cinquante-trois martyrs. Le visage photographié d’un résistant de vingt ans la trouble tant. Ne ressemble-t-il pas à celui qui hante ses rêves, la nuit ?
Un jour, en visitant des ateliers d’artistes, elle rencontre Audran Mondeville, verrier, la trentaine séduisante. Et pleine de mystère. Sans rien se révéler de leurs passés respectifs – à la demande d’Audran -, ils tissent une relation secrète.
Mais tout finit par se savoir au village, et leur liaison ne plaît pas à tout le monde…



Un peu de l’auteur

Journaliste culturelle pour L’Est éclair, Lyliane Mosca a notamment publié Les Gens de Laborde (2009) et Une femme en mauve, préfacé par Philippe Besson (2014). Elle est l’auteur aux Presses de la Cité de La Villa Amarante(2015), des Amants de Maulnes (2017) et de La Vie rêvée de Gabrielle (2018).

Source photo Babelio 

Détails sur le produit

• Broché: 352 pages
• Editeur : Presses de la Cité (11 avril 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258148863
• ISBN-13: 978-2258148864
• Dimensions du produit: 14,1 x 3 x 22,5 cm








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La force du temps, de Déborah Harkness

Aimer à la folie comme assurance d’éternité !

Phoebe, une jeune femme travaillant pour Sotheby’s tombe amoureuse de Marcus. Un amour passion, devenant rapidement un amour fou. Phoebe veut faire sa vie avec lui, quoi qu’il en coûte. Le tarif ? Juste mourir afin de renaître pour l’éternité ! Abandonnant sa vie actuelle, sa famille, elle devra réapprendre à vivre autrement avec une nouvelle famille, de nouveau codes, savoir se maîtriser en public. Un apprentissage initiatique parfois lourd, de temps à autre jouissif, semé d’embûches. Perdre ses habitudes de jeune fille libre pour enfiler le costume de jeune femme respectable faisant partie d’une grande famille, dont la noblesse n’est plus a démontrer est une école difficile, parfois. Lui, ex chirurgiens de talent doit faire face aux souvenirs hantant une vie déjà bien remplie. Un certain nombre de fantômes hantent ses nuits, notamment le meurtre de son père. Un acte commis très jeune pour protéger sa mère et sa sœur de la violence paternelle. Vivre en couple signifie endosser une partie du passé de l’autre, épouser ses craintes et ses ambitions. Phoebe et Marcus parviendront-ils à trouver une harmonie dans leur couple ? Leur jeunesse perpétuelle sera peut-être la force pour y parvenir…



Déborah Harkness nous entraîne dans un roman de folie captivant, où se mêle l’histoire vraie et le fantastique. Les siècles se bousculent, émaillés des guerres d’indépendance américaine et de 39-40 en Europe. Marcus et Phoebe, devront faire face à la réprobation d’une partie de la famille afin de pouvoir se marier pour le meilleur et le pire….
Sur ce chemin, ils seront aidés par Matthews et Diana. Matthews qui est le créateur, le père de Marcus dépense son énergie à régler les grands conflits américains. Phoebe, amenée à Paris pour parfaire son éducation, découvre le monde sous un nouveau jour. Les sang-chauds et les vampires côtoient les sorciers dans un exercice d’équilibriste quelques fois laborieux. Elle, venant de naître à sa nouvelle vie doit tout apprendre de ses immenses capacités, dominer sa force et ses envies presque irrépressibles, s’éduquer à des notions de respect qu’elle était loin d’envisager jusqu’ici.



Déborah Harkness livre ici un roman fantaisie où elle nous guide sur ce chemin délicat de la naissance au vampirisme. Un genre de littérature qu’en général je ne goûte guère mais dont, pour mon plus grand plaisir, je me suis délecté. Un livre lu dans la nuit tant il est captivant, presque diaboliquement envoûtant. Avec Déborah Harkness les choses les moins crédibles passent comme des lettres à la poste. On plonge dedans en laissant au vestiaire la raison, sa logique cartésienne. Avec Déborah Harkness le lecteur s’envole vers d’autres horizons. Un livre tous publics dont on attend la suite avec impatience, car il s’agit du premier opus d’une trilogie !

Présentation de l’éditeur

L’amour peut-il bâtir un pont entre les siècles ?

Sur un champ de bataille durant la guerre d’indépendance américaine, Marcus MacNeil, un jeune chirurgien du Massachusetts, croise la route du vampire Matthew de Clermont. Alors que le monde semble à l’aube d’un avenir meilleur, Matthew offre à Marcus l’opportunité de devenir un vampire, et de s’affranchir d’une existence puritaine étouffante, ainsi que la promesse d’une vie éternelle. Mais sa transformation ne se fait pas sans mal, et les anciennes traditions et responsabilités qui pèsent sur la famille De Clermont ont tôt fait d’entrer en conflit avec les valeurs de Marcus, qui ne rêve que de liberté, d’égalité et de fraternité.

À Paris, de nos jours, Phoebe Taylor, jeune employée de Sotheby’s dont Marcus est tombé amoureux, s’apprête à faire le même choix d’immortalité que son âme-sœur. Le processus, modernisé avec le temps, semble facile, mais le couple doit très vite faire face à la réalité : par le passé comme aujourd’hui, un humain souhaitant devenir un vampire doit en subir les conséquences. Et les ombres auxquelles Marcus avait échappé des siècles auparavant pourraient revenir les hanter tous les deux, malgré tout le soutien que leur apportent Matthew et Diana.

Deborah Harkness nous conte l’histoire d’un amour nouveau et destiné à devenir immortel. La Force du temps, à l’image de la trilogie All Souls, bâtit petit à petit son monde surnaturel et romantique avec en son cœur, un couple appelé lui aussi à devenir emblématique

Un peu de l’auteur

Deborah Harkness est professeure d’histoire à l’Université de Californie du sud et spécialiste de l’histoire des sciences et de la magie en Europe du XVIe au XVIIIe siècle.
Sa trilogie Le livre perdu des sortilèges, best-seller international salué par la critique, a été adaptée pour la télévision en 2018. La Force du temps est le premier volume d’une nouvelle trilogie, qui fait suite aux aventures de Diana et Matthew.



Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché: 463 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (10 avril 2019)
• Collection : C-LEV.LITT.ETR.
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702162991
• ISBN-13: 978-2702162996
• Dimensions du produit: 14,5 x 3 x 24 cm








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L’homme de Constantinople, de JR Dos Santos

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Tout perdre pour devenir le roi du monde, le plus riche de son temps !

Parti de rien, avec pour ambition de réussir sa vie, le jeune Kaloust quitte son village d’Arménie avec sa famille pour espérer une vie meilleure. L’empire ottoman ne fait pas de cadeau aux non-musulmans. Même si la loi prône l’égalité entre tous, quel que soit sa confession, les faits démontrent une réalité bien éloignée des textes. Régulièrement des crimes, ou des brimades sont commis contre les chrétiens d’Arménie. Puis, le sultan cédant à la pression des ultras décrète un Islam purgé des infidèles. Commence alors le génocide arménien. Kaloust dont la principale motivation est la recherche en toutes choses de la beauté, décide de faire des études d’ingénieur dans cette matière jusqu’alors mal connue : le pétrole. Nous sommes en 1900 et le moteur à explosion fait son apparition. Les besoins en carburant souffrent d’un marché à créer totalement, de même qu’il faut inventer les raffineries. Kaloust, fort d’un peu d’argent gagné en faisant des affaires de revente d’antiquités, place ses fonds dans cette industrie en plein essor, pour lui c’est le début de la fortune. Il a désormais les moyens de devenir un grand collectionneur d’œuvres d’art.



JR Dos Santos quitte les romans qui ont faits sa renommée où il met en scène son personnage fétiche Tomás Noronha dans des aventures époustouflantes, pour s’essayer au roman historique. Un roman fort bien documenté et relatant des faits réels où l’on découvre le début de la souveraineté du pétrole, roi du monde et des affaires. L’OPEP n’existe pas encore, les pays producteurs sont sous la tutelle des états européens colonisateurs, des empires financiers peuvent se créer avec peu d’entrave. Une success storie incroyable où la politique et le relationnel sont primordiaux. La politique car chaque état veut pouvoir contrôler ses approvisionnements, indispensable en cas de conflits armés et, le relationnel car rien ne peut se faire sans ces liens que l’on noue par amitié, par intérêt, ou simplement par égoïsme pour réaliser ses rêves…



Mais un bonheur ne vient jamais seul, il est fréquemment suivi de tout un lot d’emmerdes ! Avoir de l’argent, réussir en affaires ne protège en rien contre les luttes de pouvoir, les revers de la politique ou la jalousie. Réussir et devenir riche peut également donner un sentiment de toute puissance, d’invulnérabilité qui pousse certains à assouvir leurs penchants, fussent-ils coupables… Derrière les plus belles réussites se cache souvent quelques cadavres, des culpabilités dont on évite de parler par une forme d’autocensure envers des notables admirés de tous, mais craints tout autant !
JR Dos Santos nous offre ici un roman passionnant et très instructif sur la création des empires pétroliers dont nous ne savons peu. Un roman historique qui est aussi en soi une aventure extraordinaire, celle d’un petit émigré arménien qui dans l’ombre bâtit l’industrie du pétrole, augurant de la sorte une ère nouvelle pour le monde qui, sortant de la traction animale, pouvait envisager le XXème siècle qui sera l’âge des transports toutes distances et rapides. Un livre hélas plus court que les précédents livres de JR Dos Santos. Un roman dans lequel le lecteur se plongerait volontiers plus longuement.



Présentation de l’éditeur

La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l’art.
Alors que l’Empire ottoman s’effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
” Qu’est-ce que la beauté ? ”
Il ne sait pas encore qu’il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l’homme le plus riche et le plus puissant de la planète… et le plus grand collectionneur de tous les temps.

Inspiré de faits réels, L’Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde – et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l’un des grands écrivains contemporains.

Un peu de l’auteur

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J.R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers. Avec sa saga Tomás Noronha qui compte aujourd’hui 7 volumes et qui s’est traduite en 18 langues, il s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à près de 500.000 exemplaires.

Source photo Amazon :AVT_Jose-Rodrigues-dos-Santos_212

Détails sur le produit

• Broché: 455 pages
• Editeur : HC éditions (2 mai 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204583
• ISBN-13: 978-2357204584
• Dimensions du produit: 14,5 x 3,6 x 22,1 cm


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Le livre perdu de Leonard de Vinci, par Francesco Fioretti

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Faut-il en savoir un peu sur tout, ou tout sur peu ?

Infatigable curieux, Léonard de Vinci veut tout comprendre, sur tout. Chaque avancée lui ouvrant de nouvelles portes dans lesquelles il s’engouffre, son travail d’artiste et d’ingénieur avance à petit pas. Cependant, une matière lui échappe singulièrement : les mathématiques. Il se rapproche de son ami, le frère Luca Pacioli, mathématicien de renom pour y voir plus clair dans cette discipline absconse pour beaucoup. Ce qui pourrait sembler simple s’avère plus compliqué que prévu. L’Italie du XVème siècle est en ébullition. Les luttes entre les puissants au pouvoir, et ils sont nombreux, pousse les villes à s’affronter. De plus, le roi de France revendiquant le milanais arrive avec ses troupes. Entre alliance et trahison, les routes deviennent de moins en moins sûres.



 
Francesco Fioretti nous emmène au moyen-âge italien. Un pays non unifié où chaque ville fonctionne comme un territoire autonome, où alliances et trahisons sont un principe pour conserver ses acquis, ou accroître ses possessions. Laurent le magnifique vient de mourir, le pape a des enfants, les turcs menacent la sérénissime république de Venise, l’Italie est au bord de l’explosion. Le calme dont les artistes ont besoin pour créer est difficile à trouver. Ceux qui le peuvent prennent la route afin de suivre un puissant pour bénéficier de sa protection, Léonard est de ceux-là. Il en a d’autant plus besoin que produisant peu, les fonds lui manquent cruellement. Salaï, le fidèle compagnon de Léonard de Vinci le suit dans ce périple audacieux. Le vol de manuscrits byzantins et l’assassinat de leur détenteur n’arrange pas les affaires du génial savant. Là encore, De Vinci voudrait savoir qui et comment !

 



Un roman passionnant dans une époque de la vie de Léonard de Vinci peu connue où le romancier peut à sa guise broder son intrigue. Certes un roman, mais bien documenté sur la péninsule en perpétuelle agitation mais toujours renaissant tel un phénix, pour lui donner tous les aspects de vérité. Léonard de vinci n’a pas encore besoin de fuir sa terre natale, François 1er n’est pas encore roi de France. Le roman de Francesco Fioretti se situe avant la venue de l’artiste au clos Lucé, renforçant l’intérêt du livre pour tenter de mieux comprendre cet homme multiple dont on voit beaucoup de ses productions tout en sachant peu sur l’homme. On notera cependant une tentative audacieuse du romancier sur les amours de l’artiste.

 



Présentation de l’éditeur

Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard de Vinci nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.
Milan, 1496. Léonard de Vinci attend avec impatience de rencontrer le frère Luca Pacioli, célèbre mathématicien dont il espère apprendre beaucoup. Pour Léonard, qui s’intéresse depuis toujours
à toutes les formes du savoir, les mathématiques, dont l’étude ne lui a pas été possible, représentent
la science souveraine. Mais suite à l’assassinat d’un moine et au vol d’anciens textes byzantins qui sont d’un intérêt inestimable pour les mathématiques, les deux hommes voient leurs projets perturbés. De Milan à Venise, de Florence à Urbino, à travers une Italie où s’achève l’époque pacifique de Laurent de Médicis et des Sforza, ils se lancent sur les traces de l’assassin et des textes volés.
Dans cette fresque de l’Italie de la Renaissance extraordinairement documentée, Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard – de la réalisation de ” La Cène ” à l’étude de ” L’Homme de Vitruve ” – nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.

 

Un peu de l’auteur

Originaire de Sicile, Francesco Fioretti étudie les lettres à Florence avant d’enseigner en Lombardie et dans les Marches. En 2012, il obtient un doctorat à l’université d’Eichstätt, en Allemagne, avec une thèse sur le Stilnovo de Dante et de Cavalcanti.
Son premier roman, Le Livre secret de Dante, atteint aujourd’hui les 500 000 exemplaires vendus en Italie et a été traduit dans huit langues. Paru en 2015 en France aux Éditions Hervé Chopin et en 2016 chez Pocket, il rencontre également un très grand succès. Dans le miroir du Caravage paraît en 2016 en France, et en 2017 chez Pocket.
Le livre perdu de Léonard De Vinci est son troisième roman.

Source photo HC éditions

FRANSESCO-FIORETTI

Détails sur le produit

• Broché: 255 pages
• Editeur : HC éditions (11 avril 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204559
• ISBN-13: 978-2357204553
• Dimensions du produit: 14,4 x 2 x 22,1 cm


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Toujours plus haut Broché de Marie KUHLMANN

Aristote (384–322 avant JC) prétendait que la chute des corps est d’autant plus rapide sur Terre qu’ils sont plus lourds !

La défaite de 1870 a séparé l’alsace-Loraine de la France et, nombreux sont ceux qui, voulant rester français, ont quitté leurs terres. Marie Kuhlmann nous emmène dans l’une de ces familles ayant trouvé asile en région parisienne. La vie est rude pour le monde ouvrier, sans compter sur les aléas de la vie. Aurèlie voit sa mère partir, quitter le foyer en la laissant seule avec un père peu présent et fort démuni face au désarroi d’une enfant. Désormais, ils devront faire route ensemble, s’apprivoiser, se rejoindre. La passion de ce père pour la mécanique, surtout celle qui concerne l’aviation balbutiante lui laisse peu de temps pour élever sa fille. Il décide de l’emmener à l’usine après les heures de classe pour qu’elle ne soit pas seule à la maison. Un monde étrange se dévoile à la gamine, qui pour une fois y trouve une place lui revenant…



De l’enfance à l’âge adulte, Marie Kuhlmann dépeint la vie telle quelle fut au début de l’aventure des aéroplanes, du premier plus lourd que l’air ayant décollé vers ceux qui, plus tard, voleront pour de bon. Une épopée où les records de hauteur et de distance se succèdent, mais également jalonnée de morts. Ces aventuriers risquaient leur vie, la passion n’ayant pas de frontière, pour faire avancer le progrès. Sans ces fous volants, sans le génie des inventeurs, prendre l’avion n’aurait jamais été un acte banal. Nous leur devons d’avoir raccourci les distances malgré le risque encouru. Aurèlie, baignée dans cet univers dont l’industrie s’envole aussi rapidement que ce qu’elle met au point, trouve une place où l’on reconnait ses qualités, où elle existe par et pour elle-même.



L’auteur nous offre ici un roman historique, mais aussi un roman d’aventure. En effet, alors que l’homme peinait à accepter la vitesse des trains, voyager au-dessus du sol semblait plus une gageure qu’une réalité potentielle. Cependant, les records et les extrêmes en général ont toujours fasciné les foules. Le public est donc présent pour voir le miracle du vol libre, pour s’effrayer des accidents fréquents à la moindre maladresse du pilote. Dans ce roman, on côtoie les grands noms des prémices de l’avion, mais également ces inconnus qu’ont été les ingénieurs et ouvriers sans qui les fous volants n’auraient pas décollé bien haut. C’était au début du XXème siècle, c’était hier seulement ! Un livre se lisant d’une traite tant il captive son lecteur.



Présentation de l’éditeur

Près de Paris, de 1906 à 1914, les premiers pas de l’aéronautique, les exploits des pionniers Louis Blériot ou Santos-Dumont, vus à travers les yeux d’Aurélie. Avec eux et auprès de son père qui l’élève seul, la petite fille rêve d’exploits et d’aventures, toujours plus haut…
C’est une plaie vive dans le coeur d’Aurélie : le dernier regard de sa mère sur le pas de la porte, valise à la main. A dix ans, la voici seule avec son père, Roland, et les souvenirs chéris de sa grand-mère issue d’une colonie d’Alsaciens installée en banlieue parisienne après 1872. Mécanicien des premières “machines volantes” de l’industriel Nieuport, Roland a été jusqu’alors un père absent, voire indifférent. Soudés dans l’épreuve, avides de rattraper le temps perdu, père et fille s’apprivoisent et tissent un lien de plus en plus fort. Après l’école, Aurélie rejoint les ateliers de Roland ; au fil des ans, elle partage sa passion.

A ses côtés, elle assiste aux exploits et aventures des pionniers de l’air – Santos-Dumont, Louis Blériot… -, qui, en ce début du XXe siècle, rêvent de voler toujours plus loin, toujours plus haut…



Un peu de l’auteur

Journaliste pour la presse féminine, ancienne directrice de collection dans l’édition, Marie Kuhlmann est très attachée à ses racines alsaciennes. Les Presses de la Cité ont notamment publié Le Puits Amélie, Les Revenants du Haut-Barr,Les Frères amish,Les Chimères de l’exil ainsi qu’une réédition de la saga Ceux de la Grande Vallée (prix de l’Académie d’Alsace).

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché: 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (28 mars 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258147395
• ISBN-13: 978-2258147393
• Dimensions du produit: 13,8 x 2,6 x 22,5 cm








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Le goût du bonheur, d’Angeline Michel

Le goût du bonheur est une sensation rare, souvent fugace et qui une fâcheuse tendance à laisser un arrière-goût de trop peu ! Mais revenons-en à l’idée du bonheur que chacun recherche en pestant de le voir fuir toujours plus loin. Il appartient au domaine du ressenti, donc très subjectif selon l’état d’esprit du moment. Pourtant, loin d’être insaisissable, il est partout pour qui sait le voir. Dans ce premier roman, Angeline Michel met en scène deux jeunes femmes d’univers très différents, trouvant leur épanouissement dans son cade de vie pour l’une et dans son travail pour la seconde, de plus dans deux pays sans réelle proximité. Vivre chaque jour comme s’il était le dernier, avec la satisfaction d’avoir vécu au mieux de ses aspirations, va pourtant devenir un but commun les réunissant. L’auteur démontre ainsi que d’un détail peu naître une grande histoire. D’éphémère, le petit bonheur peut muter en un tout, plein et durable, pour ceux qui osent le regarder dans les yeux.



Avec ce premier roman d’Angeline Michel le lecteur part sur une idée du bonheur un peu guimauve, c’est superficiel et girly ! Venant d’une jeune primo romancière on n’est pas vraiment surpris ! Son tour de force est le mettre le grain de sable au bon moment, de lancer ainsi l’histoire qui, tout en gardant la bonne distance pour rester crédible, nous embarque sur des chemins auxquels nous n’aurions pas pensé. Le texte tient la route, on se prend au jeu en se demandant par quel truchement extraordinaire elle retombera sur ses pattes. Un équilibre bien contrôlé, l’auteur nous conduit là où elle le désire en douceur.



Passionnée d’écriture, on voit vite qu’elle a eu raison de tenter l’aventure d’un premier roman, certes du genre un peu inclassable, mais frais et agréable à lire. Une histoire improbable démontrant s’il en est besoin que le monde est petit, le bonheur à portée de main pourvu qu’on veuille bien la tendre. Un très bon moment de lecture, d’un jeune auteur* dont on attendra avec impatience le prochain livre.

*Sans aucune idée sexiste, sans doute est-ce dû à mon grand âge, mais auteur finissant par un E, ou pire encore autrice, me coupe l’appétit auquel je tiens beaucoup…



Présentation de l’éditeur

Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l’Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais…



Un peu de l’auteur

A 27 ans, Angéline Michel signe son premier roman. Dévoreuse de livres depuis toujours, c’est tout naturellement qu’elle s’inspire de ses auteurs favoris pour imaginer ce feel good aux personnages attachants, impossible à lâcher.

Source photo Amazon :

Détails sur le produit

• Broché: 224 pages
• Editeur : J’ai lu (13 mars 2019)
• Collection : LITTERATURE FRA
• Langue : Français
• ISBN-10: 2290206520
• ISBN-13: 978-2290206522
• Dimensions du produit: 19 x 2,1 x 13 cm








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Le berceau des jours meilleurs, d’Elise Fischer

Se marier comme une montée à l’échafaud, ou pas ?

Odile se marie sans aucune envie d’y aller. Un instant de faiblesse sans doute, une lassitude devant l’insistance de la demande sûrement, Odile a des principes l’empêchant de revenir sur la parole donnée. Elle a promis, donc elle se mariera avec ce garçon. La seconde guerre mondiale est finie, le pays est à reconstruire : tout est à faire et à repenser. Chaque conflit armé amène des idées neuves, une envie de renouveau, entraîne un essor des techniques dans tous les domaines. Dans l’est où vit Odile les talents ne manquent pas, la région de Nancy accueille l’usine de Jean Prouvé, architecte très inventif qui rompt avec les traditions architecturales. C’est aussi en Meurthe et Moselle que l’abbé Pierre fut député. Issue d’un milieu très modeste, seuls les aléas que peut offrir la vie permettront Odile de rencontrer cet architecte dont la renommée ne cesse de croître et l’abbé Pierre. Pour elle un choc des cultures, qui profitera plus à ses filles qu’à elle-même.



Un roman dans lequel Elise Fischer nous emporte en voyage visiter l’est de la France dans le milieu du XXème siècle qui vit l’arrivée des trente glorieuses. Tout est possible, tout est à faire et, l’oppression de la guerre est finie, le pays souhaite un air nouveau en cassant l’ordre ancien dont la rigidité semble une entrave aux libertés de faire et de penser. Les hommes sont revenus de la guerre, les femmes ont pris goûts au travail. Si l’homme porte encore la culotte, la femme est détentrice des bretelles ! Elle a désormais la possibilité de s’opposer, de s’imposer : quoi qu’en pense monsieur… Le progrès arrive, l’aluminium remplace la tradition de l’antique, le verre éclaire mieux que les colonnades. L’opacité de l’occupation donne envie de lumière. Le manque criant de logements ayant entraîné l’appel de l’abbé Pierre en 54, nécessite la construction rapide d’un modèle nouveau : les premières cités voient le jour. Des logements novateurs avec cuisine, salle de bain et toilettes. De plus, le chauffage central se généralise évitant les corvées de charbon. Ce monde nouveau sera celui de l’hygiène et du confort.



Elise Fischer signe ici un roman où l’on apprend beaucoup sur l’architecture, sur l’abbé Pierre, sur l’origine des cités qui désormais posent des soucis au pays. Elles n’étaient pas faites pour affronter le temps, mais juste pour parer à l’urgence ! Jean Prouvé, architecte et inventeur de génie est ici mis à l’honneur. Qui se souvient de lui ? Pourtant, il a fait souffler un vent novateur dans de nombreux domaines, fut une figure de premier ordre de la reconstruction d’après-guerre. Un voyage dans l’est de la France, dans notre histoire.



Présentation de l’éditeur

Peinture d’une époque, les Trente Glorieuses, à travers deux générations de femmes issues des classes populaires. Odile et Isabelle accompagnent le destin plein d’altruisme de l’artiste Jean Prouvé qui a fait de sa ville, Nancy, le merveilleux champ de ses créations et de ses utopies.
Un roman sous forme d’hommage à la ville de Nancy.
Entre Nancy et Champigneulles, les vies d’Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du xxe siècle. Odile, épouse d’un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d’élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à coeur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l’appel de l’abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d’Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes.
Avec, en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l’abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d’une ” maison des jours meilleurs ” pour les plus démunis.



Un peu de l’auteur

L’Est est la région de prédilection d’Elise Fischer : sa Lorraine natale lui a inspiré plusieurs romans : Trois Reines pour une couronne, Les Alliances de cristal et Le Soleil des mineurs. Ses romans ont reçu de nombreux prix locaux : Feuille d’or de Nancy, Prix de l’Association Le Printemps du Livre lorrain, Prix des Conseils généraux de Lorraine… L’Alsace est aussi le décor de plusieurs de ses romans, parmi lesquels Les Cigognes savaient et Le Secret du pressoir.

Source photo : Babelio.com

Détails sur le produit

• Broché: 432 pages
• Editeur : Presses de la Cité (7 mars 2019)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258148820
• ISBN-13: 978-2258148826
• Dimensions du produit: 14,2 x 3 x 22,6 cm








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Un jour comme les autres, de Paul Colize

Disparitions inquiétantes en Belgique :  la presse sur les dents !

Quoi de plus anodin que de disparaître sans laisser de trace ? D’après les chiffres du ministère de l’intérieur pour 2017, ils sont près de 10000 à s’être évaporés totalement… Des disparitions pouvant toutes avoir de nombreuses causes et, dont il faut attendre des années, parfois, pour en savoir un peu plus. Paul Colize nous présente ici Emily, jeune femme attendant le retour d’Éric, son compagnon. Depuis 2 ans, elle l’espère ! Lui, un universitaire épris de justice, passe son temps à défendre des causes ou dénoncer des abus notoires, prêchant parfois dans le désert, mais qu’importe si la cause est juste. Au fil du temps, sa renommée s’asseyant, Eric a commencé à durcir le ton jusqu’à devenir dérangeant. C’est parce qu’il est comme cela, justement, qu’Emily l’aime. Elle s’est réfugiée en Italie pour cultiver l’idée de son retour, épuisé et fourbu, mais vainqueur d’un long combat… Puis, il y a Alain, un Pitbull du journalisme belge, travaillant pour le Soir. Eric et lui se connaissaient suffisamment pour qu’il veuille diligenter des recherches sérieuses. Mais évidemment, l’absence de trace complique le travail des reporter…



Dans ce livre Paul Colize met en scène une jolie brochette de personnages, tous très différents, tous attachants. Il met souvent l’accent sur le profil psychologique de chacun, les rendant presque plus palpables, comme vous et moi ou ceux qui passent dans la rue. Excepté quelques crapules en second rôle, nous n’avons à faire qu’avec des gens très normaux. Une normalité donnant toute sa couleur à ce thriller : l’extraordinaire ne choisit pas toujours la marginalité pour pointer le bout du nez. Des assassins ou des violeurs peuvent incarner de bons pères de famille, tout comme un destin fulgurant peut naître de la plus crasse des misères. Paul Colize nous démontre ainsi que chaque individu possède un potentiel remarquable, les ressources nécessaires pour affronter l’adversité.



Une belle surprise que ce roman ! Certes un excellent thriller, mais l’auteur bouleverse les codes de ce genre littéraire. Dans un thriller, nous avons en général des vilains truands et des flics plus ou moins borderlines. La police est ici tellement en sourdine, qu’elle brille de son absence. N’ayant aucun élément concret, l’enquête ne parvient pas à démarrer, s’apprêtant même à rejoindre la pile des cold-cases. Situer le roman au cœur d’une rédaction montre une autre manière d’aborder, de voir, de comprendre chaque petite avancée. Dans ce roman, on est très loin des tirs en rafales et du sang qui coule à flots, bien que… Par contre, les voyous sont des pointures cultivant aussi bien que les disparus l’art de l’invisibilité !

Un roman qu’on ne lâche plus, un régal ! Paul Colize emmêle à la perfection la trame de son livre, donnant l’idée que plusieurs histoires s’y déroulent. On s’y perd, on s’agace, on s’y plonge avec une délectation immense.



Présentation de l’éditeur

L’auteur d’Un long moment de silence revient avec un roman noir qui flirte avec la littérature générale.

Emily vit seule en Italie où elle passe ses journées à trouver le mot juste – elle est traductrice littéraire de métier – et à faire parler les chiffres qu’elle affectionne. Mais surtout, elle passe ses journées à attendre.
614 jours qu’elle attend. Presque deux années à se repasser en boucle la dernière journée d’Éric.

En apparence un jour comme les autres. À essayer de comprendre. À ne pas pouvoir faire son deuil. Alain est reporter d’investigation au Soir, en Belgique. Il passe ses journées à enquêter, creuser, recouper les informations. Éric, il l’a connu. Suffisamment pour s’intéresser à sa disparition.
Et encore plus quand il réapparaît…

Paul Colize signe un polar qui flirte avec la littérature générale. Ses héros nous touchent, autant qu’ils nous déroutent. Un roman polymorphe sur les parts d’ombre de chacun, sur ces secrets que l’on garde et qui finissent toujours par réapparaître.
Pour Un long moment de silence :
Landerneau
Polars Pourpre
Boulevard de l’Imaginaire
Pour Concerto pour 4 mains :
Arsène Lupin
Plume de Cristal
Sang d’Encre des lecteurs



Un peu de l’auteur

Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles, d’un père belge et d’une mère polonaise.
Ses premiers romans sont publiés chez Krakoen, une coopérative d’auteurs-éditeurs. En 2011, il se plonge dans la rédaction de Back-up qui sera notamment finaliste du prix Rossel en 2012. Suit Un long moment de silence, roman en partie autobiographique qui sera finaliste du prix Rossel
et du Grand Prix de la littérature policière. Il recevra trois prix, le prix Landerneau, le prix Polars Pourpres et le prix Boulevard de l’Imaginaire. Vient ensuite L’Avocat, le nain et la princesse masquée, comédie policière.
Début 2014, il se lance dans la rédaction de Concerto pour 4 mains avec l’aide d’un ancien braqueur, qu’il rencontrera chaque semaine en prison. Publié aux éditions Fleuve, le roman recevra cinq récompenses, dont le prix Arsène Lupin, le prix Plume de Cristal et le prix Sang d’Encre des lecteurs. Zanzara sort en mars 2017.
Un jour comme les autres est son treizième roman.

Source photo : LeSoir.be https://plus.lesoir.be/

 

Détails sur le produit

• Broché: 445 pages
• Editeur : HC éditions (7 mars 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204621
• ISBN-13: 978-2357204621
• Dimensions du produit: 14,7 x 3,5 x 22,2 cm








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