Le bruit du rêve contre la vitre, d’Alex Sénéquier

Le bruit des rêves contre la vitre ! Le titre image très bien ce que l’on peut ressentir lorsque l’on ne peut sortir. Ce recueil de douze nouvelles nous conduit vers ce bruit si dérangeant parfois qu’il heurte le silence du confinement. Pour sortir de l’isolement, Alex Sénéquier s’est évadé en écrivant des nouvelles. Chacune d’entre elles est le reflet d’une situation. La découverte pour certain d’avoir des enfants scolarisés, d’être devenu persona non grata là où l’on a grandi alors qu’on s’y pensait accueilli en fuyant Paris, sont des cas d’école des répercussions du confinement. Mais pour certains ce fut presque salutaire, une manière de voir qu’autour ce soi il y a des gens qui vivent également. Lorsque l’on ne peut sortir, on regarde encore plus vers l’extérieur. Pour d’autre, cet entre-soi forcé est prendre le risque de découvrir avec qui l’on vit, ou de faire une introspection sur son parcours personnel pour découvrir qu’on s’est totalement planté. Ce genre de sport peut avoir des conséquences dévastatrices autant que profitables, c’est selon les ressentis de chacun. Le confinement peut être aussi drôle que dramatique, Alex Sénéquier au travers de douze nouvelles ouvre la porte que la sécurité de tous avait refermé.

Souvent drôles, les nouvelles d’Alex Sénéquier feront rire jaune certains lecteurs peu adeptes de l’autodérision. En effet, les différentes situations de ce recueil sont autant de cas dont l’un d’eux, au moins, relate ce que nous avons vécu. La vie va si vite actuellement que nous ne prenons plus le temps de voir. Le fait d’être bouclés chez nous a levé le voile masquant certaines vérités, pudiquement occultées. Le confinement c’est un peu la retraire anticipée pour beaucoup, sans la sagesse du temps qui arrondit les angles, a appris à faire des concessions. La réflexion obligée occasionnée par l’enferment, lorsqu’on est dans la force de l’âge devient vite un joli cocktail. Si certains ont découvert que la scolarité ressemblait à un vrai métier, d’autres se sont fixés sur les détails invisibles mais qui vous sautent à la figure si on les regarde. Le confinement, pour certains, fut une forme de thérapie de choc afin de s’ouvrir vers l’autre. Le confinement, en donnant du temps pour réfléchir à ouvert une fenêtre sur d’autres possibles, ce qui est toujours salvateur, ou non !

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Présentation de l’éditeur

« Sandra doit arriver d’une minute à l’autre. Il faut qu’elle se dépêche car derrière la vitre, il y a le soleil bleu, la mer jaune et les étoiles violettes qui s’impatientent, il y a cette vie bourdonnante qui attend qu’on la libère, il y a ces rêves qui frappent au carreau et craignent de mourir emprisonnés. Alors épuisé mais heureux, je désigne la fenêtre. L’infirmière comprend et me sourit. Lorsqu’elle tourne la poignée, le vent impatient s’engouffre dans cette chambre close et renverse les fleurs. Le vase explose sur le sol. Et dans les morceaux épars répandus aux quatre coins de la chambre, la lumière du soir se réfléchit et nous fait plisser les yeux. »
Douze nouvelles sur le confinement, le Covid-19 et cette époque trop sure d’elle-même qu’un virus a balayée.

Du 17 mars au 11 mai 2020, Axel Sénéquier est resté confiné dans son appartement parisien. Il a mis ce temps à profit pour faire la connaissance de ses trois enfants et écrire les 12 nouvelles qui composent ce recueil, le deuxième publié par les éditions Quadrature (après Les vrais héros ne portent pas de slip rouge).
Il est aussi auteur de théâtre. Son dernier test PCR s’est révélé négatif mais il continue de se désinfecter les mains plusieurs fois par jour.

Un peu de l’auteur

Source photo Editions Quadrature

Axel Sénéquier a l’habitude d’écrire tôt, le matin, avant le lever du jour. Il a publié un recueil de nouvelles noires, des romans-jeunesse ainsi qu’une pièce de théâtre consacrée à Edmond Rostand. Ses héros se nomment Chantecler, Sophie Scholl ou Charlie Bucket.

Détails sur le produit

• ISBN 978-2-931080-12-2 (format broché)
• ISBN 978-2-931080-13-9 (format ePUB)
• 146 pages
• Livre broché – 16.00€
• ebook – 9.00€

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L’oubliée de la ferme des brumes, de Corinne Javelaud

Alors que la France vit sous la menace de la seconde guerre mondiale, Colombe vit avec ses frères dans une petite ferme limousine. L’un d’eux ne rêve que d’entrer dans les ordres, mais Marceau, l’aîné, est violent. Souvent ivre, paresseux il aime traîner avec ceux qui lui ressemble. Colombe est seule à faire fonctionner la maison. Depuis le décès des parents, aucun des fils n’a repris le flambeau. Colombe peine à maintenir un semblant de vie dans une ferme dévastée, sans bétail ni récoltes. Lorsque qu’un recruteur cherchant des employés pour un atelier de couture arrive, Marceau vend sa sœur sans état d’âme. Colombe y voit rapidement une échappatoire à cette vie de quasi recluse, fuir la passivité de Sylvère qui ne pense qu’à prier et la violence de Marceau n’est pas pour lui déplaire. Un nouveau monde l’attend, d’autre codes qu’il lui faut apprendre vite. Intelligente, elle sait nouer des amitiés durables. Lorsque la guerre éclate, l’économie du pays s’arrête. Colombe s’éprend alors d’un garçon qui la convainc de la suivre. A son contact Colombe quittera l’adolescence pour devenir une femme décidée. A force de volonté, elle parviendra à gagner son indépendance. Cependant, il persiste des ombres sur son parcours. Par l’un de ses amis, elle découvre qu’un lourd secret pèse sur sa famille. Le découvrir risque bien de bouleverser sa vie !

Colombe et ses frères vivent chacun sur une planète différente. La ferme est devenue une friche, rien ne va plus. Lorsque colombe quitte la maison, le fragile équilibre s’écroule. Personne ne faisant vivre la maison, Sylvère entre dans les ordres. Marceau laissé seul maître à bord commence à faire des petits larcins pour pouvoir boire. Colombe apprend le métier de dentelière, puis change pour travailler dans une boutique de chapeau. Mais lorsque Marceau surgit de nouveau dans la vie de colombe, la violence de la rencontre lui fait perdre son travail. La guerre venue, la France vit sous l’occupation. La jeune femme fréquente alors un garçon de son âge, communiste convaincu qui peu à peu lui instille ses idées. Colombe accepte de le suivre dans la clandestinité. Là, elle découvrira que chaque famille cache des mystères, que derrière les apparences des drames se sont produits. Lorsque l’heure de la libération arrive, Colombe découvrira que la réalité peut être encore un peu plus compliquée…


Un roman qui rebondit souvent, qui fouille les secrets de famille et montre qu’à force de volonté il est toujours possible de grandir réunit tous les ingrédients d’un bon livre. Un roman qui se laisse lire d’une traite. Certes, il y a les atrocités de la guerre, la violence d’un frère marginalisé et ivrogne, mais aussi la force de l’amitié pour animer les sentiments du lecteur. La grande force du roman est de brouiller les pistes. Corinne Javelaud nous conduit vers des évidences qui ne sont qu’apparences ! La vérité se cache souvent afin de couvrir quelques illusions, pour se montrer tel que l’on doit être, non pour ce que l’on aurait voulu. C’est aussi le reflet d’une époque où le paraître était de bon goût, le qu’en dira-t-on une épée de Damoclès dont on craignait les retombées. La guerre en changeant la façon de voir et de penser à fait souffler un vent de liberté, balayant les dernières barrières protégeant certains secrets de famille. Corinne Javelaud nous offre ici un roman avec des mystères comme on les aime et, des rebondissements tout au long du livre.

Présentation de l’éditeur

Dans les années 40, Colombe vit seule avec ses frères dans une ferme du Limousin. Le cadet, Silvère, aspire à devenir prêtre, mais Marceau, l’aîné, est un homme violent, alcoolique et coureur de jupons. Il déteste Colombe, l’exploite et la maltraite. La jeune femme vit un enfer, jusqu’au jour où le recruteur d’un atelier de dentelles se présente à la ferme. Marceau n’hésite pas un seul instant : il troque sa sœur contre de l’argent. Colombe se retrouve alors en apprentissage dans une ville voisine. Les conditions de vie ne sont pas faciles, mais à force de travail et de courage, la jeune femme conquiert progressivement sa liberté. Elle découvre aussi certains secrets sur ses origines. Des secrets qui vont bouleverser son existence…

Un peu de l’auteur

Source photo Calmann-Levy

Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud s’est tournée vers l’écriture. Originaire du Limousin, elle est l’auteure d’une dizaine de romans qui ont connu un succès croissant. Elle est membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

Détails sur le produit

  • Éditeur : DE BOREE (11 mars 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 330 pages
  • ISBN-10 : 2812928786
  • ISBN-13 : 978-2812928789
  • Poids de l’article : 170 g
  • Dimensions : 10.8 x 1.5 x 17.8 cm






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Une vie de château, de Madeleine Mansiet-Berthaud

Céline s’enfuit de chez elle. Son père, Simon, est souvent ivre et violent. Il lui a fait si peur qu’elle ne voyait d’autre solution. Retrouvée évanouie sous un arbre, les vêtements trempés par la pluie, Céline est recueillie par l’école de la préservation. Etablissement destiné aux filles que la société veut relettre dans le droit chemin. En 1944, les femmes se devaient de suivre l’avis des hommes… Le père de Céline signe sans en dire un mot à Estelle, sa femme, l’admission de sa fille dans cette maison pour enfants difficiles. L’école de la préservation cache, derrière un nom pompeux, une maison de redressement où la violence règne. Céline découvre un univers dont elle devra s’accorder jusqu’à sa majorité. C’est aussi cet éloignement qui l’amènera à se poser des questions sur sa famille, sur elle-même. Ses parents ne parlent jamais de leur vie, de leur enfance. Ont-ils une famille ? Seule chose dont Céline soit certaine est que ce n’est pas l’amour qui unit ses parents tant ils semblent vivre sur des planètes différentes. Aura-t-elle suffisamment de force pour survivre à cet enfer ?

En 1944 on ne se souciait pas du bien-être, ni de l’avis des enfants. Les adultes savaient, les enfants devaient obéir. Les maisons de redressement, ou de correction, accueillaient les enfants placés par décision de justice jusqu’à leur majorité. Le manque de formation spécialisée du personnel encadrant face à la violence de certains mineurs était une porte ouverte sur tous les possibles. La violence tant de ces enfants, qui n’avaient jamais connu d’autres choses, faisait face à celle du personnel chargé de les redresser… Estelle, dévastée par cette décision unilatérale de Simon, bien que soutenue par le maire et l’instituteur de son village, se referme sur elle-même jusqu’à l’internement dans l’asile proche de chez elle.


Madeleine Mansiet-Berthaud aborde ici un sujet difficile : les maisons de correction ! La protection de l’enfance, vue par la société en 1944 était loin du sentimentalisme. Le bagne de Cayenne était encore ouvert ! Ces établissements étaient ce que l’on pensait satisfaisant pour ces enfants de peu, dont on ne pensait pas vraiment obtenir quelque chose une fois adultes. Au mieux, pensait-on en faire pour les filles des domestiques… L’auteur nous plonge dans cet univers qui est désormais devenu les centres éducatifs fermés. Les années 40 sont aussi une époque charnière qui marquera la fin d’un monde figé sur ses certitudes pour ouvrir la porte sur le monde actuel, bien plus ouvert sur le ressenti de chacun. La vie de château dont Estelle parlait à Céline autrefois semble une utopie. Sans doute sa mère rêvait l’avenir de sa fille afin de fuir une réalité difficile a accepter, bien que. Madeleine Mansiet-Berthaud signe un roman dur, mais non dénué de sentiments. Une fiction qui prend aux tripes, mais avec des accents de vérité.

Présentation de l’éditeur

1944, en Gironde, le roman d’une mère et de sa fille, brimées chacune dans leur destinée. La première a été contrainte au silence, la seconde traverse son adolescence au château de Cadillac, terrible école disciplinaire pour jeunes filles. Séparation, initiation, révélations… Un roman au cœur des secrets d’une famille et d’un site patrimonial.
Une autre vie…
Loin de la chèvrerie, des jours sans joie et monotones. Loin de celui qui les tourmente… Estelle et Céline, mère et fille, si proches, aspirent à de nouveaux lendemains.
Un jour de 1943, après un accès de violence paternelle de trop, Céline fugue. Au bout d’une course folle entre vignes et champs de sa terre girondine, l’adolescente découvre un château magnifique. Un vertige la saisit. Serait-ce le rêve de sa mère qui se matérialise ? Hélas… ce lieu n’est autre que l’Ecole de préservation pour les jeunes filles de Cadillac. Une ancienne prison devenue une école à la discipline de fer où Céline va vivre plusieurs années. Séparée de sa mère tant aimée, rendue inconsolable par son absence. Et par des secrets enfouis depuis trop longtemps…

Un peu de l’auteur

Source photo Lisez.com

Originaire de Mâcon, en Bourgogne, Madeleine Mansiet-Berthaud vit depuis des années dans les Landes. Férue d’écriture, elle débute par la poésie, le conte et la nouvelle. Une fois à la retraite, elle se lance dans le roman.
Madeleine Mansiet-Berthaud puise son inspiration dans des thèmes coups de cœur toujours en lien avec l’Histoire, la culture et le patrimoine de sa région.
Elle est l’auteur de plus d’une vingtaine de romans, dont de la trilogie à succès consacrée aux cagots d’Aquitaine.

Madeleine Mansiet-Berthaud est l’auteure notamment d’une trilogie consacrée aux cagots d’Aquitaine (rééditée dans la collection Trésors de France) et a également publié, entre autres titres aux Presses de la Cité, Bleu Gentiane, Les Nuits blanches de Lena, La Valse des mouettes et La Dame de la Ténarèze.

Détails sur le produit

• Éditeur : Presses de la Cité (25 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 402 pages
• ISBN-10 : 2258195535
• ISBN-13 : 978-2258195530
• Poids de l’article : 426 g
• Dimensions : 14 x 2.7 x 22.5 cm






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Dadjo Farel, par André Blanc

Explosif et sans l’ombre d’un remord : le fric n’a pas d’odeur !

Sa légion d’honneur à peine épinglée sur sa veste, Joseph s’effondre, victime d’une crise cardiaque. L’urgentiste du SAMU refuse de délivrer le permis d’inhumer. Un détail sur cette mort l’intrigue, il veut approfondir la cause du décès. Joseph, le Patti d’un clan Yéniche qui, par son charisme et sa force de volonté, s’est hissé de ferrailleur à capitaine d’industrie vient de rejoindre ses ancêtres dans un final grandiose ! L’autopsie démontre que la mort n’est sûrement pas naturelle. Le commandant Farel est chargé de l’enquête. Une sombre histoire de lutte pour le pouvoir se dessine, sauf que les protections intrinsèques du clan Yéniche compliquent la recherche de la vérité. Lorsque Farel commence à approcher du but, il est victime d’un accident grave qui le mène en réa pour un bon moment et, occasionne le décès de sa compagne, Maud. L’équipe de Farel continue cependant le travail. Une recherche compliquée dont certains rouages sont bloqués par des sources inattendues. Le Patti devait avoir établi des ramifications improbables, mais d’une rare efficacité. Le coupable n’est peut-être pas celui à qui le crime profite, ou bien est-ce indirectement… Le clan, sous le contrôle d’un chef extrêmement intelligent met en place une solution finale grandiose afin de parvenir à ses fins. Farel, la préfecture et la DGSI sont sur les dents pour éviter une catastrophe monumentale tant cette affaire prend de l’ampleur ! La police et le gang qui tirant les ficelles luttent à armes égales, avec une longueur d’avance pour les malfrats.

Une intrigue compliquée, des ramifications improbables, les politiciens et des truands de haut vol font de ce roman un livre qui marque. La violence qui suit l’infarctus de Joseph dépasse de loin un simple meurtre. Le clan yéniche dont les ramifications vont jusqu’en Russie applique des méthodes propres à la mafia des pays de l’est. Par principe, les voyous cherchent toujours à avoir une longueur d’avance sur les forces de l’ordre. Le clan, dirigé d’une main de maître par un jeune homme brillant n’échappe pas à cette règle. Les moyens qu’il met en œuvre sont colossaux et, à la pointe de la technologie. Le chef est jeune, il vit avec et dans son époque. Notre XXIème siècle débutant est un monde jeune, un monde qui évolue avec une technologie évoluant à une vitesse folle. Né dans ce vent d’hyper technicité, le codage informatique n’a pas de secret pour lui. Il est de la génération de l’immédiateté. Ce qu’il veut, il l’obtiendra, quels qu’en soient les moyens mis en action. S’il y a des obstacles, il suffit de les effacer ! Son univers ne fait pas de place aux sentiments. Froid, méthodique et génial ce Patti en culotte courte n’a rien a envier à Joseph, l’élève a dépassé le maître depuis longtemps.


La complexité de l’intrigue, les moyens mis en œuvre sont le reflet de notre société. Le tout connecté pouvant conduire vers une nébuleuse que seuls de rares initiés parviennent à maîtriser parfaitement. Cet happy few vit dans un monde très fermé, opaque aux profanes, mais lorsque l’un d’entre eux passe au stade industriel cela devient vite explosif ! D’une part un hacker de génie associé à un clan qui lui est totalement dévoué et, de l’autre des forces de l’ordre faisant le forcing pour rattraper leur retard font de cette histoire un régal de lecture. Si les voyous font péter la roteuse, les flics en boivent la lie, visqueuse et amère. Par le feu et le sang afin d’avoir toujours plus, ce gang réinvente leur art. Tout cela parce qu’un obscur urgentiste, un petit mec de rien, a voulu en savoir plus sur une banale crise cardiaque !
André Blanc pénètre, avec ce roman, dans le cercle fermé des grands auteurs polars.

Présentation de l’éditeur

« Le visage de Joseph s’était figé, tétanisé, la bouche ouverte, cherchant de l’air, le regard tourné vers son effroyable combat intérieur. Oublié le ministre, la Légion d’honneur, le grand salon et ses dorures, sa revanche sur la vie. Son corps vibrait comme une chaîne secouée par un forçat fou, ses mains s’accrochaient désespérément aux bras tendus. Joseph Kaiser ne voulait pas mourir. » L’assassinat d’un ancien patti issu de la communauté yéniche devenu un industriel en vue va entraîner le commandant Farel de la BRB dans un maelström international où des personnages inattendus vont faire surgir les aspects les plus sombres de la nature humaine : officier militaire, manouche, chaman, ministre en exercice, avocat international, mafieux de l’Est… Comme dans la tragédie grecque, la fatalité accablera les hommes, les habitera et les détruira. Personne ne sera épargné, pas même les héros qui devront payer le prix fort. Prévarications, trahisons, meurtres, attentats, c’est dans ce climat de guerre que Farel va être touché au plus profond de sa chair ! « Le visage de Joseph s’était figé, tétanisé, la bouche ouverte, cherchant de l’air, le regard tourné vers son effroyable combat intérieur. Oublié le ministre, la Légion d’honneur, le grand salon et ses dorures, sa revanche sur la vie. Son corps vibrait comme une chaîne secouée par un forçat fou, ses mains s’accrochaient désespérément aux bras tendus. Joseph Kaiser ne voulait pas mourir. » L’assassinat d’un ancien patti issu de la communauté yéniche devenu un industriel en vue va entraîner le commandant Farel de la BRB dans un maelström international où des personnages inattendus vont faire surgir les aspects les plus sombres de la nature humaine : officier militaire, manouche, chaman, ministre en exercice, avocat international, mafieux de l’Est… Comme dans la tragédie grecque, la fatalité accablera les hommes, les habitera et les détruira. Personne ne sera épargné, pas même les héros qui devront payer le prix fort. Prévarications, trahisons, meurtres, attentats, c’est dans ce climat de guerre que Farel va être touché au plus profond de sa chair !

Vidéo de présentation

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Récemment couronné du prix Lyon-Polar, André Blanc poursuit de façon magistrale sa saga sur le lobby politico-militaro-industriel ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça cogne fort ! C’est l’histoire de Joseph Kaiser, un chiffonnier devenu industriel, envié mais bien mal entouré. De militaires à l’affût d’un pouvoir musclé, de politicards corrompus et de leurs cohortes d’affidés… Ils sont tous là, avec leurs costards hors de prix, leurs dorures, leurs croyances, leur arrogance, leur suffisance, et cette volonté farouche de se remplir les poches… Car chez ces gens-là – et même si l’on prie parfois – on pense souvent que seul l’argent et les breloques accrochées au revers d’une veste sont LA valeur essentielle d’une vie enviée et réussie ! Et pour ça, ils sont tous prêts à tout ! Effrayant de réalisme… Bluffant de crédibilité… Et ça n’a rien de rassurant !

Docteur en chirurgie dentaire, André Blanc est également auteur de roman policier.

Scolarisé au lycée Ampère, il rejoint ensuite la fac dentaire, et sert dans la marine en tant qu’officier lors de son service militaire. Il a fait de fréquents séjours en Allemagne et ses études à Berlin.

Parallèlement, André Blanc est un passionné d’archéologie, il s’est spécialisé dans le Vème siècle, le paléochrétien, le Moyen Âge, et a été l’auteur d’une thèse sur les nécropoles mérovingiennes de Lyon.

Il a été, à la fin des années 80, adjoint au contrôle budgétaire et contrôle de gestion au maire de Lyon, Michel Noir.

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 312 pages
• ISBN-10 : 2377221254
• ISBN-13 : 978-2377221257
• Poids de l’article : 380 g
• Dimensions : 21 x 2.5 x 14 cm






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Le poète, de Michael Connelly

Le crime parfait demande le travail d’un marionnettiste génial !

Jack McEvoy est chroniqueur judiciaire. La mort de son frère jumeau, retrouvé suicidé dans sa voiture de service, lui donne l’envie de comprendre pourquoi. Commence alors une enquête qui montre vite que les apparences du suicide ont des failles. Jack déchiffre méthodiquement les derniers instants de son frère qui, en tant qu’inspecteur de police, travaillait sur un meurtre ignoble. Il désire écrire un article sur ce sujet et, en fouillant dans les bases de données du FBI, ses recherches le conduisent à découvrir que d’autres policiers se sont également suicidés alors qu’ils étaient sur des enquête similaires. Il parvient à convaincre le FBI de chercher un peu plus loin dans ces histoires de suicide dont il reste convaincu que se sont des assassinats déguisés. Des indices infimes mettent en évidence des points communs, démontrant qu’il s’agit sûrement d’un seul coupable agissant dans tout le pays. Rapidement, un suspect semble se dessiner. Cet homme dont la police après l’avoir interpellé pour une suspicion de pédophilie semble avoir disparu. Son nom semble un faux. Libéré sous caution, il demeure introuvable, bien qu’omniprésent lors de cette traque menée conjointement avec le FBI que Jack est parvenu à convaincre de le prendre comme observateur. Il faudra aller regarder au-delà des apparences pour dénouer les pièges de ce tueur en série diablement intelligent.

Michael Connelly signe ici un thriller d’enfer ! Une intrigue extrêmement compliquée qui ravira les amateurs de polars. Sévissant dans tout le pays, avec pour seul point commun des inspecteurs chargés enquêtes horribles durant lesquelles ils se sont suicidés, Le FBI et Jack McEvoy peinent à mettre en avant ce qui relie les suicides déguisés. Les victimes, objets des recherches des policiers gravitaient sur des personnes travaillant autour de l’enfance, ou étaient des enfants. Ils parviennent à trouver des pistes convergeant vers un réseau de pédophilie tapi dans le Dark Web. Jack, qui s’est épris d’une agent du FBI durant la traque du coupable, commence à se poser des questions sur cette femme. En effet, il lui semble qu’elle cache quelques points importants. Jack veut savoir ce qu’elle dissimule. Entre eux, rapidement un climat de tension apparaît.


Menée d’une main de maître par Michael Connelly, cette intrigue compliquée est un must du genre ! Des crimes ignobles sans avoir laissées de traces, des suicides en série que l’on ne peut expliquer, sinon qu’un crime peut-être la raison de l’autre, mettent les forces de l’ordre sur les dents. Le suspect identifié semble avoir toujours une longueur d’avance lui donnant une possibilité de fuite. Ce chemin meurtrier semble démontrer que la mort de l’inspecteur chargé de l’enquête n’a pas pour visée de ralentir cette dernière, mais d’être la raison du crime. Un meurtre primaire pour déterminer le second… Le manque d’indice est troublant. Le FBI découvre cependant que le suspect a étudié lors d’un séjour en prison le droit et la psychologie, notamment la psycho criminalité ! L’assassin joue avec presque les mêmes armes que la police. Seul un regard derrière les apparences pourrait faire avancer l’enquête, mais pour regarder derrière le miroir, encore faut-il trouver le marionnettiste…

Présentation de l’éditeur

Chroniqueur judiciaire au Rocky Mountain News, Jack McEvoy ne peut croire au suicide de son frère jumeau. Inspecteur de police, Sean ne serait pas parvenu à résoudre le mystère du meurtre d’une jeune femme retrouvée coupée en deux, et ne l’aurait pas supporté. S’il s’est bien tiré une balle dans la bouche comme le font les policiers dépressifs, que vient faire ce Hors de l’espace, hors du temps d’Edgar Allan Poe écrit sur le pare-brise de sa voiture¬? Et pourquoi Rusher, un indic qu’il devait voir ce jour-là, reste-t-il introuvable¬ ?
En s’immisçant dans une base de données du FBI pour les besoins d’un article, McEvoy découvre avec stupéfaction que beaucoup de policiers se suicident et que le FBI mène l’enquête sur la mort de son frère. Il comprend alors que cette affaire est en passe de lui fournir son plus gros scoop sur des meurtres en série.
Mais il pressent aussi qu’il est devenu la prochaine cible du suspect, un certain William Gladden, membre d’un réseau de pédophiles qui a, jusqu’à présent, toujours réussi à tromper les plus fins limiers lancés à ses trousses…

Un peu de l’auteur


Source photo Amazon 

Né en 1956, Michael Connelly, maître incontesté du polar américain, a reçu les plus hautes distinctions littéraires dont l’Edgar du premier roman policier pour « Les Égouts de Los Angeles ». Il est notamment l’auteur du « Poète » et de « Créance de sang », porté à l’écran par Clint Eastwood. Tous ses ouvrages sont disponibles en Points.
Il l’auteur de : « La Glace noire », « La Blonde en béton », « Le Poète », « Le Cadavre dans la rolls » , « La Lune était noire », « Lumière morte », « Deuil interdit », « La Défense Lincoln », « Echo Park », « A genoux », « L’Épouvantail » et « Neufs dragons » . Il s’est vu décerner le Prix Pulitzer pour ses reportages sur les émeutes de Los Angeles en 1992.

Détails sur le produit

• Éditeur : Le Livre de Poche (6 septembre 2017)
• Langue : Français
• Broché : 768 pages
• ISBN-10 : 2253085863
• ISBN-13 : 978-2253085867
• Poids de l’article : 300 g
• Dimensions : 11.2 x 3 x 17.8 cm





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Les fils du ciel, par Philippe Morvan

Abraham est un métis, né d’une relation entre un riche agriculteur et sa domestique. En ce milieu du XIXème siècle, bien que l’esclavage ne soit plus, l’apartheid demeure une règle. On peut batifoler avec les noires, mais hors de question de reconnaître le fruit de ces relations contre nature. Pourtant, le paysan élèvera chez lui cet enfant, sans faire de différence entre ses enfants. Abraham dont la famille noire descend des Zoulous, bénéficie de la double culture et parle les deux langues. Régulièrement mis à l’écart auprès des afrikaners comme étant considéré comme un noir, Abraham tombe amoureux d’Elize, fille de son oncle blanc qui méprise les noirs. Lorsqu’Elize tombe enceinte, puis après le remariage de son père, le difficile équilibre qui rythme le quotidien d’Abraham s’écroule. Il est contraint de partir, chassé de chez lui, livré à une nature sauvage sans armes ni bagage. Désormais, pour survivre il devra s’adapter alors que les armées anglaises entre en guerre contre les Boers. Partagé entre ses deux cultures, trouvera-t-il enfin le bonheur après une vie peuplée des nombreux décès de ceux qu’il a aimé ?

Philippe Morvan nous emmène en Afrique du sud, l’esclavage est aboli mais l’apartheid reste une barrière infranchissable entre les autochtones et les blancs. Bien que libres, les noirs sont restés dans les fermes où ils étaient jadis en esclavage, mais ne sont guère mieux considérés. L’Angleterre cherche à étendre son empire colonial en Afrique du sud et, déclare la guerre aux Boers qui refusent cette ingérence. Exilés de hollande, ces protestant rigides veulent garder leur liberté de république autonome quel qu’en soit le prix. Pour grossir leurs troupes, les Afrikaners font régulièrement appel aux tribus Zoulou qu’ils combattent en temps normal. Il arrive en effet que les intérêts de ces deux peuples convergent contre l’envahisseur commun.


Philippe Morvan nous délecte dans ce nouveau roman situé en Afrique du sud chez les Afrikaners. Il nous plonge dans le monde où la règle de l’apartheid durera encore longtemps. L’injustice que vit Abraham est celle d’un peuple entier, dépossédé de son pays, de sa liberté. Considéré comme étant de nature à peine mieux qu’un animal, les anciens exclaves ont la vie dure. Cependant, il existe encore quelques tribus indépendantes sur le territoire. Elles cultivent les traditions et leur culture. Paradoxe notoire, pour étoffer leurs maigres troupes face à l’armée anglaise, les Boers s’allie avec les tribus Zouloues pour combattre l’ennemi. En effet les Zoulous ont non seulement la science du terrain, mais sont de bons combattant. Avec sa double culture, Abraham doit naviguer entre deux mondes qui s’opposent. Seule sont adaptabilité et son intelligence lui permettent de survivre malgré les deuils jalonnant sa vie. Après Ours , Philippe Morvan nous délecte avec un grand roman d’aventure historique, si près du vrai que le lecteur est envouté par l’histoire.

Présentation de l’éditeur

Afrique du Sud, milieu du XIXe siècle. Abraham est le fruit d’une relation adultère entre un riche propriétaire terrien et une domestique issue d’une lignée de guerriers zoulous. Élevé aux côtés de ses demi-frères blancs, bercé par les légendes zouloues que lui racontent ses grands-parents maternels, il grandit tiraillé entre deux mondes que tout oppose, et nulle part à sa place.

Et le destin n’aura pour lui aucune pitié. Sa très grande histoire d’amour avec la douce Elize se transforme en un drame affreux, et Abraham va tout perdre. Ou du moins le croit-il. Les épreuves qu’il traverse bravement, pris dans les tourments de l’Histoire, le mèneront-elles sur le chemin de la réconciliation entre ses deux identités, et du bonheur, enfin ?

Un peu de l’auteur

Source photo EmOtionS blog littéraire

PHILIPPE MORVAN est né en 1962 à Clermont-Ferrand. Auteur pour la célèbre Bibliothèque verte dans ses jeunes années, il renoue depuis 2012 avec sa passion, l’écriture, et publie notamment plusieurs romans noirs sous pseudonyme.
Ours  lui a été inspiré par l’histoire vraie de l’un de ses ancêtres.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (24 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 480 pages
• ISBN-10 : 270216742X
• ISBN-13 : 978-2702167427
• Poids de l’article : 480 g
• Dimensions : 13.6 x 3.2 x 21.5 cm






<” Les fils du ciel, par Philippe Morvan”>

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Tarmac blues, de Gérard Carré

C’est sanglant, ça flingue avant sommation dans un duel aux intérêt très divergents !

Récemment nommé patron aux stups de Paris, Léonard Delevigne fait équipe avec son presque frère, Milo, dans la traque des narcotrafiquants. Entre eux il y a Salomé qui, après avoir aimé les deux, s’est unie à Léonard. Elle est enceinte de jumeaux lorsqu’elle est enlevée par l’organisation de Viking, un caïd puissant qui dirige son entreprise depuis sa prison. Soupçonné de fournir des armes aux djihadistes contre de la drogue, Viking veut récupérer une clef USB contenant les preuves qui risque de transformer sa détention préventive en perpétuité. Pour parvenir à ses fins Viking, alias Jüri Ostnik, donne carte blanche pour l’utilisation de la force à ses hommes de main. Une consigne parfaitement respectée, la force étant presque la seule chose que connaissent les troupes du cartel. Léonard est grièvement blessé lors d’une fusillade. Milo prend alors le relai pour retrouver Salomé qui doit être sur le point d’accoucher. Milo qui a combattu au Rwanda comme casque bleu, constitue une petite équipe prête à tout pour atteindre leur but, quitte à franchir le ligne jaune du droit. Le temps est compté car le Viking a fomenté un attentat pour éliminer un témoin à charge, mais nul ne sait où ni quand, juste que ce sera avant la date de son procès… Milo veut éviter le massacre d’innocents autant qu’il veut délivrer Salomé. Contre les mercenaires du cartel, Milo doit lutter avec les mêmes moyens s’il veut aller vite sans s’embarrasser de la paperasse et de la hiérarchie.

Gérard Carré signe ici un scénario de film d’action digne des meilleurs ! Ça flingue à tout va, ne s’embarrasse pas de la morale qui serait faire aveu de faiblesse, c’est un festival de rebondissement : bref un régal pour le lecteur. Entre la violence sourde à toute émotion du cartel, il y a l’amour pour faire passer la pilule. L’amour entre mecs, qui lie deux hommes mieux que par le sang jusqu’au sacrifice ultime. L’amour entre un homme et une femme qui d’un regard se sentent aspirés l’un vers l’autre pour ne faire plus qu’un. Puis il y a l’amour de la vie qui prime sur le ressentiment, sur l’instinct de vengeance parce que l’on peut être une crapule et, avoir un sursaut comme un éblouissement salvateur.


Gérard Carré emmène son lecteur dans un thriller haletant pour ne plus le lâcher. Aucun temps mort ne vous laisse sur le bord de la route. Les voyous, autant que les flics, mettent en œuvre l’artillerie lourde dans une intrigue aux multiples ramifications n’ayant pour visée que la justice. Une justice bien différente selon que l’on soit d’un bord ou de l’autre ! On appréciera particulièrement de côté borderline du groupe de Milo, un flic comme on les aime avec ses faiblesses mais aussi la force qu’il sait mettre en action pour combattre à armes égales contre les cartels de la drogue. On n’entre pas avec des courbettes dans le monde souterrain du deal ! C’est gore, ça pue, ça flingue à tous les étages et on aime ça. Un polar qui glace le sang, qu’on lira cependant avec une jouissance certaine. Gérard Carré ne compte pas fleurette, il nous conduit dans l’univers du crime organisé, sans arrondir les angles…

Présentation de l’éditeur

Léonard Delevigne est le tout jeune patron de la BAND, branche spéciale de la brigade des Stups de Paris en charge de la lutte contre le narco-djihadisme. Milovan Milosevic, commandant dans la même unité, est le « presque » frère de Léonard que ses parents ont adopté lorsqu’ils étaient adolescents. À l’inverse de Léonard, Milo est un homme d’action, pulsionnel et intuitif, pour qui la fin justifie souvent les moyens. Salomé Delevigne, une brillante avocate d’origine juive hongroise, a rencontré ces deux hommes de sa vie le même jour, une vingtaine d’années auparavant. Elle les a aimés l’un et l’autre, incapable de choisir entre le cérébral et l’aventurier, jusqu’à ce que Milo s’engage dans les casques bleus de l’ONU pour laisser le champ libre à ce « presque frère » envers qui il se sent redevable. Jüri Ostnik, alias Viking, est le parrain d’un important cartel, incarcéré à Fleury pour détention et trafic de drogue. Afin de faire pression sur son mari, Viking donne l’ordre à ses hommes d’enlever Salomé qui est enceinte et prête à accoucher de jumeaux…

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Avec Tarmac Blues, Gérard CARRÉ avait envie – besoin ? – d’incarner, pour mieux les exorciser, ses propres angoisses concernant ce monde chaotique qui est le nôtre. Le racisme, l’antisémitisme, la misère, l’injustice sociale et leur corolaire, la violence et les extrémismes religieux qui terrorisent le monde… C’est le début d’un engrenage infernal où de nombreux personnages, tous plus paumés les uns que les autres, naviguent à vue, jonglant entre survie, enjeux personnels et principes. Et qu’elles soient victime, bourreau, cible émouvante ou simple complice, c’est essentiellement vers les femmes – ses héroïnes – que vont ses pensées, elles qui portent l’histoire sur leurs épaules, les hommes ne faisant que se débattre, victimes de leurs turpitudes, de leurs trahisons, de leurs jalousies, de leur violence… Un roman dense, carré, efficace qui déboule à toute vitesse !

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 368 pages
• ISBN-10 : 2377221262
• ISBN-13 : 978-2377221264
• Poids de l’article : 299 g
• Dimensions : 21 x 2.8 x 14 cm






<” Tarmac blues, de Gérard Carré”>

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Séquences mortelles, de Michael Connelly

Accusé de meurtre par deux inspecteurs de la criminelle, Jack McEvoy, a l’impression de vivre un mauvais film. Certes il a connu la victime, mais juste pour une rencontre d’un soir et, c’était il y a longtemps ! Dans ce cas, pourquoi avait-elle les coordonnées de Jack ? Les inspecteurs le mettent en détention provisoire. Journaliste dans une revue en ligne dont la vocation est la défense du consommateur, il est rapidement relâché pour charges insuffisantes. Jack persuade alors son rédacteur en chef de le laisser mener sa propre enquête sur le meurtre dont il est soupçonné. Il découvre que d’autres jeunes femmes ont été assassiné par le même procédé : le cou brisé. En fouillant, en interrogeant les personnes les ayant connues un détail l’intrigue. En effet, toutes ont fait un test génétique dans la même société. Toujours sous la surveillance des inspecteurs, il constitue une petite équipe pour tenter d’y voir plus clair et, se disculper totalement. Pendant ce temps, un tueur continue de se préparer à sévir de nouveau…

Michael Connelly signe à nouveau un thriller dont l’intrigue est parfaitement ciselée. S’il y a des points qui se recoupent, les traces disparaissent rapidement. Jack peine à trouver le lien entre la société de tests génétique et les victimes. Il devra enfreindre un peu la loi pour trouver enfin un indice sérieux. Il semble qu’un gène particulier intéresse le tueur. Si le dirigeant de la société a eu des reproches à se faire autrefois, pour une accusation de viol classée sans suite, cela n’en fait pas pour autant un assassin. Pourtant, en creusant un peu, Jack McEvoy trouve une incohérence dans les minutes de son procès. C’est peu de chose, mais sans autre piste Jack décide de tenter d’éclaircir cet indice qui le conduit encore une fois vers des tests génétiques. Trouver le bon ADN sera sans doute la clef de l’énigme.


Michael Connelly nous offre aujourd’hui un polar choc, qui démontre que ce que l’on pense confidentiel ne l’est jamais vraiment. Notre siècle est celui de l’hyper communication grâce à l’évolution extraordinaire de la technologie. Cependant, nous laissons de la sorte des traces que des hackers de génie savent exploiter. Mais pas que, les sociétés avec lesquelles nous interchangeons se revendent nos données à des fins publicitaires. Alors que nous pensons acheter en sécurité, notre intimité nous échappe rapidement ! Désormais, le Dark Web est devenu l’arme ultime des malfrats de tous bords. Pour commettre ses crimes ignobles, l’assassin reste caché derrière un pseudo glaçant en effaçant toutes traces le concernant. C’est un polar envoutant, ignoble, mais qui se déguste avec avidité. Seule une alliance improbable permettra, peut-être, de solutionner l’affaire, bien que…

Présentation de l’éditeur

L’illustre Jack McEvoy, maintenant journaliste au Fair Warning, un site Web de défense des consommateurs, a eu raison de bien des assassins. Jusqu’au jour où il est accusé de meurtre par deux inspecteurs du LAPD. Et leurs arguments ont du poids : il aurait tué une certaine Tina Portrero avec laquelle il a effectivement passé une nuit, et qu’il aurait harcelée en ligne. Malgré les interdictions de la police et de son propre patron, il enquête et découvre que d’autres femmes sont mortes de la même et parfaitement horrible façon : le cou brisé.

Le tueur, il le comprend aussi, choisit ses victimes à l’aide de leurs propres données génétiques. Trouver la séquence ADN qui le conduira à sa prochaine proie devient la priorité de Jack.

Mais déjà, le monstre est de nouveau prêt à frapper.

Un peu de l’auteur

Michael Connelly est né à Philadelphie en 1956. Il a déménagé en Floride avec sa famille quand il était âgé de 12 ans, il y vit toujours. Michael a décidé de devenir écrivain après avoir découvert les livres de Raymond Chandler alors qu’il assistait à l’Université de Floride. Il s’est spécialisé dans le journalisme. Il devient chroniqueur judiciaire pour le Los Angeles Times. Après trois ans au rythme du crime à Los Angeles, Michael Connelly commence à écrire son premier roman avec Hieronymus Bosch, détective au LAPD. En 1996, il publie un thriller avec un journaliste en tant que protagoniste : Le Poète (LE titre de référence concernant Connelly). Michael Connelly a reçu les plus hautes récompenses internationales, dont l’Edgar, le Nero Wolfe, l’Anthony et le grand prix de littérature policière.
Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma : Créance de sang, La défense Lincoln.
Il joue également son propre rôle dans plusieurs épisodes de la série CASTLE.

Source photo Calmann-Levy

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (10 mars 2021)
• Langue : Français
• Broché : 486 pages
• ISBN-10 : 2702182712
• ISBN-13 : 978-2702182710
• Poids de l’article : 450 g
• Dimensions : 13.6 x 2.9 x 21.5 cm





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Vol AF 747 pour Tokyo, de Nils Barrellon

Le commandant de bord affiche un sourire Kabyle lors d’un vol vers le Japon !

Comme cadeau de départ en retraite, l’équipe du commandant Choulot lui offre un séjour au Japon dont sa femme est originaire. Le vol s’endort tranquillement dans le silence de la nuit quand il voit un petit air de panique sur l’équipe du personnel de nuit. Intrigué, il se lève pour voir de quoi il en retourne. Avec une grosse inquiétude il constate que l’équipage est devant la porte du cockpit dont ils demandent en vain l’ouverture. Contre toute règle de sécurité, il n’y a qu’un pilote en cabine. La porte blindée résiste au pied de biche, puis après quelques turbulences dues au mauvais temps, la porte accepte enfin de s’ouvrir. La surprise est grande, effrayante car l’avion trace sa route en mode pilotage automatique, mais le commandant de bord est mort. Une mort qui semble très violente. Pierre Choulot, piqué par son instinct de flic, prend d’office les choses en main. Il veut savoir, comprendre le déroulement des faits alors que le pilote était seul dans un cockpit fermé. Si c’est un suicide, il est d’une rare violence ; s’il s’agit d’un homicide, comment s’est-il déroulé puisque la porte était fermée de l’intérieur ? L’enquête va permettre au commandant Choulot de tromper l’ennui de ce très long voyage.

Nils Barrellon tisse ici une intrigue d’enfer ! En effet, qu’un pilote meure en vol est un risque qui justifie que deux pilotes soient toujours dans le cockpit, mais qu’il décède de mort violente alors qu’il est seul aux commandes, la porte fermée de l’intérieur ressemble à un remake du vol de l’A320 de la Germanwings. Sauf que le pilote automatique est resté branché et, cela change la donne. En effet, si l’on veut se suicider, pourquoi laisser une chance au vol de continuer ? Que signifie le dernier message du pilote à son chef de cabine ? Peut-on vraiment se faire une telle blessure soi-même ? Alors que le vol continue de tracer sa route, que les passagers dorment tranquillement, Choulot va devoir mener une enquête rapide, le temps est compté car s’il y a, comme le pressent le commandant, un meurtrier à bord, il faut dénouer cette affaire rapidement. En effet, le Japon n’ayant pas d’accord d’extradition avec la France, le temps est un facteur clef. Cependant, le commandant de bord était seul dans un cockpit fermé de l’intérieur, cela complique sérieusement la traque de la vérité !


Ce roman est un thriller d’enfer, une mort ignoble semblant un meurtre atroce alors que le défunt est seul dans le huis clôt de son poste de pilotage. D’autre part, le temps du vol pour comprendre complique l’affaire. La seule certitude est que seul un membre de l’équipage peut avoir joué un rôle dans le déroulement de ce crime, mais comment ? A la manière des polars noir, où un assassinat est commis sans assassin présent, dans une pièce fermée de l’intérieur, Nils Barrellon nous entraîne dans un roman psychologique, noir et alambiqué captivant. Le genre de roman qui vous tient en haleine toute la nuit. Pour comprendre, il faudra trouver quel mobile peut avoir celui ou celle qui a perpétré ce crime horrible.
C’est un roman qui fouette, sanglant dans l’univers aseptisé d’un cockpit, dont les passagers ne doivent pas savoir qu’il y a un souci majeur à bord.

Présentation de l’éditeur

Vol AF 747 pour Tokyo, nous dit Nils Barrellon, est né de la volonté de rendre hommage et d’adresser un clin d’œil appuyé aux lectures de sa jeunesse : les romans à énigme d’Agatha Christie, de Arthur Conan Doyle, de John Dickson Carr ou de Gaston Leroux pour ne citer qu’eux. Ce roman invoque plus particulièrement les meurtres en chambre close. Quézako ? Mais si, souvenez-vous : un meurtre est commis dans une pièce fermée. Quand les policiers investissent les lieux (en cassant la porte) ils constatent qu’aucune issue existante ne saurait expliquer la fuite du meurtrier. Comment est-ce possible ? Ici, pas d’appartement, pas de chambre à coucher, mais le cockpit d’un avion. Le pilote est retrouvé mort à l’intérieur. Et c’est Pierre Choulot, commandant de police à la retraite qui, partant en vacances au Japon, qui va s’y coller. Saura-t-il élucider ce mystère de haut vol ? Et vous avant lui ?

Un peu de l’auteur

Nils Barrellon est professeur agrégé de sciences physiques dans un lycée à Paris ET auteur de polar.

Janvier 2014. Le Jeu de l’Assassin, premier roman. Finaliste du Prix Quai des Orfèvres 2013, du Prix Balai de la Découverte 2014 et du Prix Polar Lens 2015.
Mars 2015 sort le deuxième épisode des enquêtes du Commissaire Kuhn, La fille qui en savait trop.
Mai 2016. Un one shot sec et abrupt, La position des tireurs couchés chez Fleur Sauvage.
Septembre 2016. Thriller historique chez Jigal, La lettre et le Peigne.
Mai 2017. I invade you, Polar jeunesse , fruit d’un travail à 4 mains.
Septembre 2019. Le neutrino de Majorana devrait ravir les fans de polar et de sciences !!!
Septembre 2020. Un petit roman jeunesse, Who’s Banksy ? (pour les 10-11 ans)
Février 2021. Vol AF747 pour Tokyo, une énigme qui devrait ravir les fans d’enquête à l’ancienne…

Source photo Amazon 

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 240 pages
• ISBN-10 : 2377221076
• ISBN-13 : 978-2377221073
• Poids de l’article : 240 g
• Dimensions : 19.8 x 2.5 x 19.5 cm





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Le rouge et le brun, de Maurice Attia

Un idéal peut être aussi meurtrier, qu’un amour passionnel !

Après une carrière de flic, Paco Martinez s’est reconverti comme chroniqueur de presse. Autant dire que les chiens écrasés et les sorties cinématographiques ne lui offrent pas les décharges d’adrénaline de son ancien métier. Pour échapper à l’ennui routinier, il part en Italie, suivre au plus près l’affaire de l’enlèvement d’Aldo Moro par les brigades rouges. Sur place, sa proximité avec une journaliste locale, qui lui sert de traductrice et de carte de visite, et l’éloignement remet en cause ses certitudes sur son couple avec sa femme, sur sa vie en général. Restée chez elle, comme l’absence de Paco se prolonge, sa femme Irène entreprend elle aussi une grosse phase de réflexion. Une double réflexion car elle a trouvé par hasard un manuscrit de son père mort par suicide. En le lisant, elle balance entre la romance ou une autobiographie. Un questionnement qui la fait réfléchir sur son propre couple et la force des sentiments qu’elle éprouve pour Paco. En Italie, les lettres d’Aldo Moro publiées dans la presse partagent l’opinion. La violence des ultras, qu’ils soient de gauche ou de droite, peut-elle prendre le pas sur la raison d’état ? Un chassé-croisé s’est installé dans le couple, rythmé par les lettres d’Aldo Moro.

Maurice Attia nous emmène en 1978, alors que les brigades rouges sévissent avec l’enlèvement d’Aldo Moro. La classe politique italienne résiste aux exigences les terroristes. Le monde entier suit cette affaire qui se calque sur le mode opératoire de la bande à Baader, autre fraction de l’armée rouge. Les courriers d’Aldo Moro, laissent entendre que derrière le terroriste vit un homme animé de sentiment. La violence dont il fait preuve n’étant qu’un cri ultime, seul moyen pour faire tribune à ses yeux. Paco, pris dans le tourbillon médiatique entourant l’affaire, comprend vite qu’il n’en sortira pas indemne, ni lui ni sa femme. Tout au mieux espère-t-il pouvoir reprendre le fil de sa vie sur des bases saines. Irène, en lisant le texte de son père, comprend que l’histoire de sa famille est bien plus sombre qu’elle le pensait. Un passé peu glorieux qui laissera des traces car l’oubli n’existe pas.


C’est un roman presque historique sur une affaire de terrorisme qui date désormais. 1978 semble loin de nous, mais le terrorisme a demeuré avec le temps. Les causes à défendre sont différentes, mais les armes dont disposent les minorités restent les mêmes : l’ultra violence pour marquer l’opinion. Aujourd’hui, nous devons tous vivre avec la possibilité d’être malgré nous pris dans cette tourmente. L’affaire Aldo Moro ayant démontré qu’une armée de gardes du corps ne suffit pas. Psychanalyste de métier, Maurice Attia décortique le cheminement du terrorisme. Suivre de près ces affaires d’une rare violence transforme un homme, le poussant à réfléchir également sur lui, sur sa propre vie. C’est là le talent de l’auteur car il mène de front deux histoires ! En effet, d’une part il y a celle qui marque la grande histoire avec le début des luttes armée sans uniforme ni déclaration de guerre et, celle toute aussi violente que l’on fait contre soi-même lorsque votre monde s’écroule.

Ouvrir une porte fermée, c’est prendre un risque mortel, parfois…

Présentation de l’éditeur

Après La Blanche Caraïbe, Maurice Attia nous revient ici avec LE ROUGE ET LE BRUN, un étrange roman très engagé dans lequel nous retrouvons avec plaisir les aventures de Paco et d’Irène dans un tout autre univers. Paco, toujours journaliste, part en Italie pour un reportage sur les traces d’Aldo Moro et nous fait revivre avec beaucoup de recul et de lucidité ses derniers instants… Irène, elle, traque les souvenirs d’une autre période douloureuse, à Paris cette fois. Entre Irène et Paco, s’engage alors une sorte de duel dramatique en lien avec ces deux tragédies.

Un peu de l’auteur

Psychanalyste, psychiatre, scénariste et cinéaste, il est l’auteur de plusieurs romans noirs. Sa nouvelle Ça va bien remporte le prix de la Nouvelle noire du festival Le Noir dans le blanc en 2005.

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Éditeur : Jigal Editions (20 février 2021)
• Langue : Français
• Broché : 296 pages
• ISBN-10 : 237722105X
• ISBN-13 : 978-2377221059
• Poids de l’article : 281 g
• Dimensions : 21 x 2.4 x 14 cm





<” Le rouge et le brun, de Maurice Attia”>

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