Tu entreras dans le silence, de Maurice Gouiran

Un livre qui gratte, une révélation, presque un devoir d’inventaire !

Printemps 1916, débarque à Marseille la 1ère brigade russe venue supporter l’effort de guerre sur le front de l’est. Le deal franco-russe est simple : le tsar envoie des hommes, la France fournira des armes en échange. Des hommes, le tsar en a beaucoup, mais point d’arme. Le front de l’est épuise nos ressources humaines, aussi la France a-t-elle fait appel au grand cousin russe. La brigade qui débarque à Marseille, comme celles qui suivront sont composées de paysans, d’aventuriers, voir de gens ayant trop à se reprocher pour rester en Russie. Il y a Kolya, un activiste favorable à la révolution pour renverser le tsar, Iouri qui rumine une idée de vengeance, Rotislav qui comme d’autres n’avait rien demandé… Aucun ne sait ce qu’est une guerre et, comme les français vont découvrir l’horreur des tranchées. Kolya qui est francophone et sait lire apprend par un journal le début de la révolution russe. Il souhaite rentrer rapidement chez lui, mais pour eux ce n’est pas encore l’heure de la démobilisation. Peu à peu, les idées révolutionnaires des russes atteignent la troupe française. Le régiment russe est écarté, mais qu’en faire puisque la Russie ne souhaite pas vraiment son retour ?


Maurice Gouiran est un auteur qui aime mettre en lumière ce que l’histoire aimerait cacher. L’appel de la France au tsar pour obtenir des hommes est totalement passé sous silence, tout comme on ne parle que peu de tous ces hommes venus des colonies défendre un sol qui n’était pas le leur. Et quelle guerre ! Une boucherie sans nom où les hommes les meilleurs peuvent perdre à jamais le sourire, des hommes pour qui la mort restera en permanence à l’esprit, tuant toute idée de sommeil réparateur ou de bonheur. L’auteur nous place cette histoire dans le ressenti de l’époque, l’arrivée massive d’étranger laissait perplexe beaucoup de monde. Le pays colonisateur voyait comme des sous-hommes les colonisés qui venaient défendre notre territoire. La notion de racisme n’est venue que bien plus tard… Refusé par le gouvernement provisoire russe, les régiments parqués en France menace de rébellion. Beaucoup ont refusés de rendre les armes, l’incertitude dans laquelle ils sont confinés commence à durer et ne cesse de les inquiéter. Certain, comme Kolya échafaudent des plans pour déserter afin de rentrer chez eux. Mais pour rentrer il faut le l’argent. Donner un petit coup de main aux truands Marseillais pour une jolie somme leur semble une aubaine. D’ailleurs, cela semble presque trop beau, mais ils n’ont pas d’autre choix…


Un roman très noir, et à plusieurs titres. D’abord sur les troupes venues combattre dans un conflit qui n’était pas le leur, une guerre qui signait la fin d’un monde dans un déluge de feu et de sang. En suite parce que ces hommes venus d’ailleurs n’étaient pas vraiment appréciés… Tous, au mieux, étaient-ils de la chaire à canon que l’on ferait montrer de préférence en première ligne ! On a tous en tête la notion de « tirailleurs sénégalais » ou « d’armée d’Afrique », des noms qui sonnent comme un folklore ensoleillé mais autant de pays qui ont envoyé leur jeunesse se faire massacrer en France. Une France qui se la coulait douce en dehors des champs de bataille. Seule l’Est était à feu et à sang. Puis, l’envie légitime de renter chez soi, contrecarrée pas le refus de Moscou de reprendre ses hommes, poussera certain à franchir une limite qui auraient voulu éviter : le grand banditisme ! N’ayant connu que la violence, l’usage de la force au combat semble moins risqué que monter sur un coup en un lieu désert. Kolya et ses camarades vont découvrir une nouvelle forme de violence : la duplicité !

Un grand roman, noir et aussi cru qu’il est possible de l’être. Ce roman emprunte à l’histoire réelle le décor et les hommes, la romance y apporte un peu d’humanité.
Un livre qui marque, qui gratte en mettant en lumière les bassesses des états de l’époque. Bassesse avec notre regard du XXIème siècle, mais presque normale en 1914. La mémoire, tout comme l’histoire est souvent sélective et, Maurice Gouiran met avec brio en lumière ces morceaux d’histoire enfouis dans les archives.

Présentation de l’éditeur

Avril 1916. Les 11000 hommes de la 1ère Brigade russe débarquent à Marseille où ils seront acclamés avant d’être envoyés sur le front de Champagne et le Chemin des Dames. Kolya, l’anarchiste amoureux de la France, Slava, le meurtrier d’un bourgeois moscovite, Iouri, obsédé par une étrange vengeance, et Rotislav, qui lui n’avait rien demandé, y partagent souffrances, angoisses et espoirs. C’est là que leur parviennent les premiers échos de la révolution russe. S’ensuivent les premières mutineries et la déportation des fauteurs de troubles au camp de la Courtine dans la Creuse. Kolya ne rêve que de filer vers Marseille pour rejoindre la Révolution à Moscou en y entraînant ses frères de combat. Y parviendra-t-il ? Quels impacts laisseront ces années laminées par la barbarie d’une guerre et l’utopie d’une révolution sur ces amis ?

Un peu de l’auteur

Maurice GOUIRAN est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l’authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu’il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l’aventure balbutiante de l’informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d’information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l’ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l’existence d’une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l’enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l’Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 296 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220967
• ISBN-13 : 978-2377220960
• Dimensions du produit : 21 x 2,5 x 14 cm





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Ce qui reste de candeur, par Thierry Brun

Thomas Boral est en fuite ! mais ce n’est pas la police qu’il évite, mais son employeur… En effet, ex homme de main d’un truand de haut vol, bien comme il faut dans le civil mais capable de tout par derrière, Franck Miller veut le faire taire. Thomas est en effet ce qu’on appelle un repenti. Il a fait un peu de prison pour la forme, puis libéré il se cache sous la protection des services secrets afin de témoigner lorsque Miller sera enfin sous les verrous. Mais là où il a sa planque, rien ne va se passer comme prévu ! La campagne réputée calme ne le sera pas vraiment… Thomas Brun nous offre ici un polar atypique ! Ce n’est pas une course entre gendarmes et voleurs, mais entre malfrats de grande envergure.

Thomas en partant a emmener une grosse somme d’argent pour assurer ses vieux jours. Miller veut récupérer son bien et faire taire celui qui peut témoigner contre lui. Les moyens dont dispose Miller sont considérables. A sa solde, une armée de combattants rompus aux techniques du combat en restant invisibles ne cessent d’inquiéter Thomas Boral. Il ne sait que trop le risque encouru pour l’avoir lui-même exercé. Puis il y a cette jeune femme, si belle, trop belle qui lui tend les bras. Malgré lui, il succombe à son charme, comme tous les hommes qui l’approchent… le viendra une mine d’emmerdes, ou pas…

Avec Thierry Brun on plonge en enfer ! La campagne devient vite un cloaque où tout devient possible. La trahison est omni présente. Perdus dans les montagnes, chacun a quelque chose à cacher et, des reproches à se faire pardonner. C’est un thriller haletant mené à un rythme d’enfer. Thomas qui cherche à se faire oublier a bien du mal à ne pas paraitre sous les projecteurs des gendarmes locaux. C’est glauque et violent, aussi noir que peut l’être de mourir salement au fond d’un ravin. Un roman qui égratigne les bonnes consciences car dans le domaine des possibles ! Laissons-les s’écharper entre eux, on relèvera les restes lorsque ce sera terminé, semble être la devise des services chargés de la protection du témoin !…

Présentation de l’éditeur

Thomas Boral était l’homme de main de Franck Miller, un individu véreux en cavale suite à de nombreuses malversations. Il est aussi le témoin capital à son procès qui doit avoir lieu prochainement. Ayant fait main basse sur l’argent amassé par Miller, Boral est devenu un repenti pour sauver sa peau et échapper à une vengeance inéluctable. En attendant le procès, il est protégé par les autorités, mis à l’abri, reclus, au pied de la montagne Noire. Mais pour combien de temps ? Dans cette région on dit que le vent rend fou et que les gouffres attirent et ne rendent jamais les imprudents tombés dans leurs entrailles. Et plus dangereuses que le tueur lancé à ses trousses, il y a là des rancoeurs accumulées… D’ailleurs on dit aussi de Delphine qu’elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle.

Un peu de l’auteur

Né le 16 avril 1964, Thierry Brun vit à Paris après une enfance nomade qui le conduit du 17e arrondissement parisien aux quartiers de Garges-Lès-Gonesse en passant par Calais ou Fos-sur-Mer. Diplôme commercial en poche, il se lance dans la vie active et cumule des emplois aussi différents que steward Wagons-Lits, vendeur de tissus au marché Saint-Pierre ou secrétaire attaché aux passeports d’un importateur russe. Il fait ses véritables armes comme négociateur boursier à l’âge d’or du palais Brongniart, est plongé dans l’enfer de la criée, avant de se tourner dans les années 2000 vers la littérature. Il est l’auteur de Surhumain, (Plon, 2010), puis de La Ligne de tir (Le Passage, 2012), Les Rapaces, (Le Passage, 2016, Le Livre de Poche, 2017). Ce qui reste de candeur, (Editions Jigal, 2020) est son quatrième roman.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché : 192 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220940
• ISBN-13 : 978-2377220946
• Dimensions du produit : 19,5 x 1,6 x 12,5 cm






<” Ce qui reste de candeur, par Thierry Brun”>

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Le choix des apparences, par Martine Delomme

Avocate dont la spécialité est les affaires familiales, Camille est une tueuse dans sa profession. Tout lui réussit et, le cabinet dans lequel elle est actionnaire repose en partie sur ses épaules. Dans le civil, divorcée, Camille vit en couple avec les deux enfants de son compagnon. Alors qu’elle vient de régler brillamment le divorce d’une de ses clientes, l’ex époux se présente à elle sur le parvis du tribunal, sort une arme et se suicide devant toutes les personnes présentes. La presse s’empare de ce fait divers immédiatement. Camille se sent une responsabilité dans cet acte insensé. Le fils de la victime la harcèle. De plus en plus mal à l’aise, Camille décide de s’éloigner quelques jours. Là où Camille se repose, une offre d’emploi se présente. Contre toute attente, elle accepte le job, bien qu’elle soit surqualifiée pour le poste. Un nouveau monde s’ouvre devant elle, avec de nouveaux codes qui la séduisent rapidement. Cette période de transition, qui agace ses proches et son compagnon, l’intéresse au point qu’elle décide de s’attarder encore un peu. La passion de son vrai métier la tenaille rapidement ! Doit-elle rentrer chez elle, ou défendre les causes se présentant à elle ici, loin de son cabinet ? N’est-ce pax aussi le moment d’affronter des vérités qu’elle se cache depuis longtemps ?…


Martine Delomme nous plonge dans une forme de renaissance ! Ce roman montre à quel point il est possible de faire selon des habitudes, des traditions familiales, plus que par véritable envie. Camille vit en couple dans le confort de l’habitude. Le calme, le manque de surprise ayant à ses yeux l’image d’une harmonie. Sa famille ne lui ayant pas montré un exemple rassurant dans ce domaine, Camille ne sait pas vraiment ce qu’est l’amour. Il y a son métier qui est sa seule vraie source d’épanouissement, mais les récent événements ont ébranlé ses convictions. En partant pour tenter de se retrouver, ou fuir un mal-être grandissant, Camille entrevoit qu’il existe une vie différente qu’elle ne se soupçonnait pas. Jusqu’ici, de par son éducation, Camille ne comprenait que la réussite par l’excellence en faisant peu de cas de l’humain. Là où elle s’est réfugiée, Camille découvre l’inverse. En effet, dans une PME, la réussite ne peut venir que de la qualité des hommes la composant. Ouvrir les yeux, c’est aussi s’enrichir de nouvelles perspectives qui ne laisseront pas Camille insensible…


Un roman qui marque, qui pousse également le lecteur à la réflexion ! L’histoire de Camille, bien que poussée dans l’extrême, est un peu l’histoire de chacun de nous. C’est un roman avec de nombreux rebondissements, qui ne se laisse pas facilement le reposer. Martine Delomme brosse parfaitement les sentiments de ses personnages qu’ils soient anges ou démons ! Par effet boule de neige, le lecteur aura de nombreuse sources d’émotions !

Présentation de l’éditeur

Camille est une brillante avocate toulousaine spécialisée dans les divorces, à qui tout réussit ou presque… Un drame doublé d’un terrible sentiment de culpabilité fait basculer son univers et ses certitudes. Elle part se ressourcer à Douarnenez, berceau de sa famille. Là, elle va affronter les ombres de son passé. Et renaître, enfin ?
Brillante, déterminée, redoutable, Camille est avocate spécialisée dans les affaires familiales à Toulouse, où elle vit avec son compagnon. Jusqu’au jour où un acte d’une détresse extrême fait chanceler ses convictions. Bouleversée, la jeune femme se réfugie à Douarnenez, là où elle a vécu ses plus beaux étés, enfant. Alors qu’elle s’apprête à rentrer, elle accepte sur un coup de tête un travail d’assistante dans une biscuiterie locale. Qu’importe qu’elle soit trop qualifiée ; ce poste, même modeste, lui offre une parenthèse salutaire. Pour renaître, Camille va changer de vie, faire de nouvelles rencontres, découvrir combien on peut être utile aux autres. Différemment…
Et affronter enfin les fantômes qui la hantent depuis tant d’années ?

Un peu de l’auteur

Bordelaise d’origine, Martine Delomme a dirigé pendant vingt ans une entreprise d’exportation de vins. Créatrice de la revue France-Export à destination des vignerons, le monde viticole lui a inspiré son premier roman Un été d’ombre et de lumière, paru en 2009. Martine Delomme trouve très vite son style, celui du roman grand public, porté par un mélange des genres : le régionalisme en toile de fond, des histoires de famille mouvementées et mystérieuses, de poignants portraits de femme avec un soupçon de suspense. Elle s’attache ainsi à mettre en valeur une région et son économie dans chacun de ses romans. Elle achève aujourd’hui son dixième roman.

Source photo BABELIO

Détails sur le produit

• Broché : 360 pages
• Editeur : Presses de la Cité (23 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258162130
• ISBN-13 : 978-2258162136
• Dimensions du produit : 13,9 x 2,5 x 22,6 cm





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Deux balles, de Gérard Lecas

Deux balles, mais pas celles que l’on pourrait croire dans un polar ! En effet, il s’agit d’une pièce de deux euros lancée afin de déterminer qui sortira le premier du blindé pour lancer l’assaut… Soldats en Afghanistan Vincent Castillo et son frère d’arme Willy sortent du blindé en commencent à prendre position. Willy est salement touché par des tirs. De retour en France, Vincent revient chez lui, enfin chez son père. Celui qu’il n’a jamais pu nommer autrement que Gérard tant il sentait une distance entre eux. Ce dernier gère un hôtel hébergeant des migrants, un hôtel pouilleux, aussi délabré que son gestionnaire. Là, il retrouve aussi ses deux frères. L’aîné a monté une affaire de restauration, le cadet bosse avec lui. Ils lui demandent de venir travailler avec eux. Vincent qui voulait acheter un food-truck avec Willy, occupe son temps entre visites à l’hôpital où son ami est soigné et le restaurant. Il découvre vite que les affaires du frangin cachent la face la plus sombre que l’homme puisse imaginer et, que Willy est désormais totalement paraplégique. Un père looser et un frère trafiquant les pires magouilles est un piètre palmarès. Sortir du cloaque familial tout en réfléchissant à une solution avec Willy devient un équilibre très difficile. Vincent refuse l’impasse que représente désormais le handicap de Willy. L’avenir lui paraît très incertain, Il doit rebondir, mais dans quelle direction ? Finalement, la vie civile n’est-elle pas aussi violente que la guerre ? Vincent a le sentiment désagréable de perdre pied, de ne pas trouver de repère dans une vie qui ne l’attendait pas…

Un polar qui nous plonge dans le pire qui se peut concevoir. Il met aussi en lumière les difficultés des soldats revenant du front pour réintégrer une vie civile. Lorsque le retour est fait de solitude dans un monde que l’on ne reconnait pas, trouver ses marques devient une quadrature du cercle ! Le soldat est dressé à obéir, respecter le droit, vivre en société entouré de ses frères d’armes. Se retrouver seul, dans un univers de combines, de violence sordide dénuée de toute fraternité ne facilite pas son reclassement. Seul la présence de son camarade de combat le maintien dans l’espoir d’un lendemain. Si la mort si souvent côtoyée jusqu’ici sur le lieu des combats est aussi présente chez les civils, que vaut de vivre ? La mort n’est-elle pas une forme de délivrance ?

Un livre qui marque, un livre presque de témoignage parce qu’il semble vrai, si vrai ! Que ce soit les trafics abominables du frère aîné qui profite de la misère des plus démunis, où le retour des soldats, on est dans le concert. Un auteur que je ne connaissais pas, mais qui prend son lecteur et ne le lâche pas. Un roman bien noir, dont l’issue n’est pas très lumineuse… Deux balles ne seront pas de trop pour définir quel sera le destin de Vincent.

Présentation de l’éditeur

Juin 2013, alors que l’armée française engagée en Afghanistan se retire, le caporal-chef Vincent Castillo rejoint à Marseille Willy, son frère d’armes grièvement blessé au combat. Pour leur retour à la vie civile, ils avaient rêvé un projet : acheter un food-truck et sillonner la côte pendant l’été. Mais pour l’heure Willy est en chaise roulante et Vincent sous neuroleptiques. Faute de mieux, Vincent retourne chez son père, dans cet hôtel minable recyclé en foyer d’accueil pour migrants. Il retrouve là ses deux frères, Denis et Jordan, qu’il n’a pas vus depuis longtemps et qui ont tous les deux bien changé… Il y découvre Hamid, son ami interprète afghan, exilé pour échapper aux Talibans, et rencontre Leila, la jolie Afghane, et son fils Ashmat qui attendent il ne sait quoi… Après tout ce qu’il a vécu, Vincent est à la recherche d’une nouvelle vie. Mais le problème, c’est qu’ici, les frères, les vrais, ça ne court pas les rues…

Un peu de l’auteur

Gérard Lecas est né le 12 janvier 1951 à Paris. Il est écrivain de romans policiers, traducteur et scénariste. Après des études scientifiques et mathématiques supérieures à Saint-Nazaire et Nantes, il se réoriente pour travailler dans le milieu de sa passion et reprend ses études à l’Ecole Nationale de Cinéma Louis Lumière et en sort diplômé. Il devient ingénieur du son et travaille pour le cinéma, la musique et la télévision. Il écrit son premier roman en 1981. En marge de l’écriture, Gérard Lecas a traduit plus de vingt romans de l’italien au français (Cesare Battisti, Andrea G. Pinketts, Giorgio Scerbanenco…).

Source photo wikipedia

Détails sur le produit

• Broché : 216 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2020)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2377220894
• ISBN-13 : 978-2377220892
• Dimensions du produit : 19,5 x 1,8 x 12,5 cm





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Le pont des derniers soupirs, de Pierre Petit

Installé comme cafetier dans le village de son enfance, Jean-Baptiste Quillet mène une vie paisible. La désertification des campagnes, la déchristianisation ont fait fuir la clientèle depuis longtemps. Cependant, alors qu’une tempête de neige menace d’isoler l’accès au village, Jean-Baptiste voit entrer dans son établissement des naufragés de la route qui, ne pouvant aller plus loin pour cause de congères, viennent se réchauffer et passer le temps. Une jeune femme, Hélène, retient l’attention de Jean-Baptiste tant elle à des airs de celle qu’il a aimé, et perdu, lorsqu’il était jeune. La soirée se prolonge en jouant aux cartes, d’autres discutent jusqu’au moment où s’instaure un certain malaise chez des locaux venus passer un peu de temps entre amis. Personne n’a vu venir le coup, mais le climat bon enfant est soudainement devenu très lourd. Il aura suffi d’un regard d’Hélène aux joueurs de belote et qu’elle remette une enveloppe à Jean-Baptiste pour rendre poisseuse l’ambiance. La soirée ne fait que commencer !


La bio de l’auteur mentionne des écrits entre imaginaire et réalité ; avec ce roman, bien que sûrement imaginaire, on frôle en permanence le fait divers, du domaine du possible, donc. Pierre Petit restitue très bien l’ambiance d’un village où tous se connaissent et doivent vivre ensemble, une vie faite de concessions afin de ne pas déclencher des hostilités ne profitant à personne. Certes, il y a quelques points qui fâchent dans l’historique de chacun, mais mieux vaut se taire que de risquer de mettre au jour ce dont on n’est soi-même pas très fier…


Pierre Petit signe ici un roman terroir, certes, mais avec une tonalité particulière. Il plante son décor dans un village un peu isolé, avec une intrigue allant croissante au fil des pages. Débutant par un sentiment de malaise un soir de neige, dans un petit bistro où l’on se serre en attendant que la route soit dégagée, il nous conduit vers la grande délinquance ! S’il y a toujours une petite idée toute faite qui fredonne que le roman terroir est un genre un rien guimauve, ce roman démontre qu’il n’en est rien. Pierre Petit nous offre ici un livre aux airs de thriller, glauque, avec une intrigue qui pue bien plus que le fumier des campagnes !

Présentation de l’éditeur

Par une nuit de tempête de neige, dans un village de Haute-Loire, une douzaine de personnes se mettent à l’abri dans le seul café ouvert. Là, le passé, qu’il soit sulfureux ou romantique, se convoque. C’est un huis-clos sous tension qui attend ces naufragés…
Il était bien tranquille, Jean-Baptiste Quillet, dans son café du Pont, en ce dimanche d’hiver, à écouter les élucubrations de Kiki, le boulanger, souvent son unique client du jour. Pierpont n’est qu’un village de passage, on le traverse, on n’y reste pas… Rien donc ne serait venu troubler le calme dominical sans la violente tempête de neige qui, en quelques heures, bouche tous les accès à ce village de Haute-Loire. Comme assiégé, le café du Pont devient le refuge d’une cohorte bigarrée de naufragés de la route. On se réchauffe, on se réconforte, on joue une partie de belote… Tout bascule avec l’arrivée d’Hélène, vingt ans, porteuse d’une lettre dont le contenu fait écho à un sombre épisode qui a secoué le pays.
Dès lors, dans le paisible village de Pierpont, plus rien ne sera comme avant…

Un peu de l’auteur

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien –, la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Source photo  Lisez.com 

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258162815
• ISBN-13 : 978-2258162815
• Dimensions du produit : 14 x 2,8 x 22,6 cm






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Les dimanches d’Angèle, par Linda Vanden Bernden

Je le dis souvent, tout nouveau recueil de nouvelle est une nouvelle aventure totalement imprévisible ! La nouvelle met surtout le doigt là où cela doit gratter un peu, mais avec Linda Vanden Bernden nous changeons de registre ! En effet, l’auteur nous emmène dans les pas de Grand-maman dans l’établissement où désormais elle réside. Seuls ceux qui ont mis les pieds dans une maison de retraite peuvent vraiment le comprendre, mais c’est vraiment folklorique, souvent. Nos parents qui y sont perdent un peu la boule, ce qui entraîne des dialogues de sourds, des quiproquos en série, du rire et parfois des larmes. Ainsi va la vie, en vieillissant nous ne nous appartenons plus vraiment. Les petites nouvelles de ce recueil de Linda Vanden Bernden sont autant de pépites où elle raconte ses visites auprès de Grand-maman. Des histoires sur 5 ans, avec autant de lessive, d’inquiétudes et de sources de joie.


Il est à noter qu’il difficile de prendre suffisamment de distance pour relater avec humour des situations qui donneraient envie de pleurer plutôt que de sourire, surtout si l’on est concerné. Il faut pour cela avoir une bonne dose de philosophie, ou bien rire afin de conjurer le sort. Il est rassurant de voir qu’en perdant la tête, la fugacité des idées folles s’accompagne aussi de la perte de la notion de temps, si bien qu’un souci sera chassé très vite par une nouvelle lubie. Reconnaissons-le, c’est usant, mais également touchant de voir nos parents si démunis ! Une maison de retraite ressemble un peu à une cour des miracles, mais comment s’en passer aujourd’hui ? Ce recueil est un délice que l’on dévore avec le sourire. C’est fréquemment aigre-doux, drôle, tendre, c’est la vie qui continue en déraillant juste un peu. Un recueil vraiment dans le haut du panier de ce genre !

Présentation de l’éditeur

Grand-maman est entrée en maison de repos un 2 janvier. Elle y est décédée 5 ans plus tard. Il y eut donc 5 fois 52 semaines de lessives, de visites, de bisous, de sourires. Mais aussi une semaine et demie de dentier perdu, 17 jours de lunettes égarées, 14 jours d’hospitalisation, 5 anniversaires, 8,7 litres de liquides renversés, 4 Noël et demi, 3650 tartines, principalement la confiture. Ses angoisses. Mes réponses. Mes angoisses. Sans réponse. Et l’odeur de pisse, évidemment. Lorsque vous avez un proche en maison de repos, il est conseillé d’avoir le coeur bien accroché. Linda Vanden Bemden a donc accroché le sien et écrit des textes courts après chaque visite à sa grand-maman Angèle. Des instantanés postés par la suite sur les réseaux sociaux.

Un peu de l’auteur

Linda Vanden Bemden est interprète judiciaire à Bruxelles.

Auteure de plusieurs nouvelles, elle a remporté, en 2015, la première place du concours e-crire, organisé par le site aufeminin.com, avec sa nouvelle “Sur le pont”.

“La Reine, la Loi, la Liberté” (2019) a été son premier roman.

Source Bio Babelio.com

Source photo aufeminin sur twitter

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Détails sur le produit

• Broché : 86 pages
• Editeur : Quadrature (1 février 2020)
• Collection : MINIATURES
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2931080004
• ISBN-13 : 978-2931080009
• Dimensions du produit : 19 x 1 x 13 cm








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Les dames du mardi, de Jean Siccardi

Dans les rues étroites de la vieille ville, à Nice, les émigrés s’entassent dans des logements vétustes. Quelle que soit leurs pays d’origine, tous ont fuit la misère. Ce n’est pas qu’en France ils aient trouvé la fortune, mais au moins sont-ils logés et trouvent du travail. Leur quartier, isolé du reste du monde est un îlot dans lequel ils créent une atmosphère de village. Entre déracinés, une entraide s’établit car aucun n’oublie le déchirement de quitter son pays. Lorsque survient la grande guerre, la mobilisation emmène le père de Vittorio vers les lignes du front où il perdra la vie. Sa mère le suivra peu de temps plus tard. Orphelin, Vittorio débute une vie de petit brigandage avec les enfants du quartier. Les chapardages deviennent une source de revenus pour les veuves de leur territoire du 21 rue du Malonat. La police commençant à regarder vers eux, Vittorio décide de partir dans les montagnes après avoir dispersé sa bande. Là, il vivra en ermite faisant son ordinaire de petits riens. Puis, l’envie de vivre le prendra, mais vers quel avenir, quel destin attend Vittorio Lonbardo ?


Jean Siccardi à le chic d’écrire des romans qui prennent le lecteur sans jamais le lâcher. De plus, chaque roman est tellement proche du réel, qu’on pourrait croire à un vécu. Bref, Jean Siccardi nous écrit des romans terroir qui sont autant de témoignages historiques. Ce dernier roman est encore plus prenant que les autres tant il possède un parfum de vérité. Maîtriser l’art de la romance à ce point place l’auteur parmi les grands. Tout au long du livre, on se délecte des aventures de Vittorio, on tremble pour lui et, l’on s’émeut également. Un peu crapule, mais ayant un bon fond, Vittorio gardera toujours la générosité bien ancrée dans son caractère. Un altruisme ne l’empêchant pas de revêtir un costume plus sombre lorsque la nécessité survient. Vittorio a des codes qui lui sont propres pour affronter sa face noire, mais lumineuse dans la vie de tous les jours. Une dualité parfaitement maitrisée, totalement assumée…

Un roman tous public, fort instructif sur la vie des émigrés niçois à une époque où ils n’étaient aucunement considérés. N’ayant aucun droit, seul leur courage pouvait leur offrir une vie un peu meilleure que dans leurs pays respectifs. La faim est un moteur puissant vers l’intégration. Rejetés ou simplement ignoré des français, ils ont créé des entreprises ou des commerces afin d’avoir enfin une situation. Bien que leurs vies aient débuté par des drames, Jean Siccardi ne tombe jamais dans le piège du pathos. La misère de ces gens pauvres se veut propre en gardant toujours un sourire pour la vie.

Présentation de l’éditeur

Entre 1908 et 1956, des ruelles populaires du Vieux-Nice et son arrière-pays à la croisette de Cannes, de la misère de ses jeunes années à la bonne fortune, vie et destin de Vittorio Lombardo, fils d’immigrés piémontais. Avec en filigrane une magnifique évocation de la Côte d’Azur, région aux multiples influences et contrastes.

L’honneur… telle est la raison d’être de Victor Cousin, comte de Salèse. A Cannes, il promène sa haute stature avec l’aura d’un aventurier moderne. Comme d’autres notables, il se rend le mardi soir dans une ” maison ” tenue par la respectable Juliette. Mais il est déjà sous le charme d’une jeune fille perdue qui va bouleverser sa vie.
Des vies, il en a tant vécu… Né en 1908, Vittorio, enfant choyé d’un couple piémontais, a grandi dans les ruelles populaires du Vieux-Nice au sein d’une communauté immigrée solidaire. Bientôt orphelin, il va régner en chef incontesté dans plusieurs quartiers, rançonnant les riches au profit des déshérités. Jusqu’au jour où, sous la menace de bandes rivales, il doit fuir… Fuir Nice pour les montagnes.
Mais comment survivre, seul, démuni, sans espoir de retour ?

Un peu de l’auteur

Né à Nice, Jean Siccardi vit dans un petit village de montagne situé dans les Alpes-Maritimes. Ses grands-parents piémontais ont migré au début du xxe siècle dans le comté de Nice. De cet héritage sont nés son attachement et sa passion pour la culture méditerranéenne au sens large. Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre, de documents et de romans, Jean Siccardi est un auteur prolifique pour lequel le travail d’écrivain est un véritable métier que l’on ne peut partager avec rien d’autre” On doit consacrer sa vie entière à son métier d’écrivain, sans aucune concession ni indulgence. ‘

Source photo Editions Calmann-Lévy

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258148073
• ISBN-13 : 978-2258148079
• Dimensions du produit : 14 x 2,5 x 22,6 cm








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Un millionnaire à Lisbonne, de JR Dos Santos

Devenu l’homme le plus riche du monde, Kaloust Sarkisian continue son ascension. Son fils, qui comme tous les jeunes pensent détenir la vérité, s’enfuit retrouver celle qu’il aime en Turquie alors que le génocide arménien atteint son apogée. Une folie dont il fera les frais, et toutes les relations de son père n’y pourront rien changer. En Europe, l’arrivée au pouvoir d’Hitler donne quelques inquiétudes dans les milieux d’affaires. L’accord négocié par Sarkisian sur le partage des ressources pétrolières s’entend pour exclure l’Allemagne. Sitôt la guerre déclarée, Paris est conquis par les troupes de IIIème Reich. Citoyen britanniques résidant en France occupée, Sarkisian est déclaré ennemi et ses actions pétrolières sont confisquées. Il devra lancer la justice anglaise vers un procès contre les compagnies pétrolières des états unis afin de tenter de récupérer son dû.


On retrouve ici avec plaisir Kaloust Sarkisian que nous avions découvert dans L’homme de Constantinople. Arménien d’une famille de banquiers, cet homme a construit un empire en étant l’intermédiaire indispensable aux compagnies pétrolières du début du XXème siècle. L’essor du modernisme, le nombre croissant de véhicules autonomes, l’augmentation des distances font les choux gras des pétroliers. Le drame arménien et la guerre de 39/40 ébranlent l’édifice édifié par Sarkisian. C’est sans compter sur la force de rebond de cet homme hors du commun. Résidant en France et en Angleterre tout en cultivant la nostalgie du Bosphore, Kaloust Sakisian installe sa famille au Portugal pour fuir l’occupation de la France et, l’Angleterre qui l’a humilié en le privant de ses sources de revenus. Le Portugal est un pays qui va vraiment le marquer, où il prendra des décisions capitales…


L’auteur nous informe que toute cette venture a pour base des faits réels, des personnages ayant vraiment existés. Si son nom est changé, Kaloust ( en vrai Calouste Sarkis Gulbenkian) à vraiment été l’homme le plus riche du monde. Seul le périple de son fils en territoires ottomans durant l’épuration ethnique, bien que fort probable, semble appartenir plus au romancier qu’à l’historien. Sarkisian n’oubliera jamais ses racines, que sa fortune vient de son premier et très modeste succès sur un marché : sa première vente ! Sa réussite financière lui a permis de réunir des collections d’œuvres d’art époustouflantes. Il a le sens de beau, ou tout au moins recherche toujours ce qui est beau. Depuis sa jeunesse, une question le taraude : qu’est-ce que la beauté ?


Source fondation Gulbenkian 

Présentation de l’éditeur

L’apogée et la fin de la vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l’art.
L’organisation mondiale de l’industrie pétrolière est désormais établie et Kaloust Sarkisian devient l’homme le plus riche du XXe siècle. Vivant entre ses suites du Ritz à Paris et à Londres, l’homme d’affaires se consacre à sa collection d’art et à ses jeunes maîtresses. Mais l’Histoire va le rattraper.
L’horreur du génocide arménien puis le chaos de la Seconde Guerre mondiale forcent le millionnaire arménien à chercher une nouvelle ville pour s’installer. Il choisit Lisbonne ; un choix qui étonne tout le monde… notamment le dictateur Salazar qui ne voit pas cela d’un bon œil.
Avec la magie propre à J.R. dos Santos, ce deuxième roman nous fait comprendre combien ce petit Arménien si mystérieux a bouleversé l’ordre mondial. Il explique également comment il a marqué l’histoire des Portugais et notamment celle de Lisbonne, en léguant toute sa collection d’Art à la ville. Aujourd’hui, la Fondation Gulbenkian est l’une des plus riches et des plus importantes d’Europe.

Un peu de l’auteur

Journaliste, reporter de guerre, présentateur vedette du 20H au Portugal depuis plus de vingt-cinq ans, J.R. dos Santos est l’un des plus grands auteurs européens de thrillers. Avec sa saga Tomás Noronha qui compte aujourd’hui 7 volumes et qui s’est traduite en 18 langues, il s’est fait connaître en France avec La Formule de Dieu, vendue à plus de 500.000 exemplaires.

Source photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché : 599 pages
• Editeur : HC éditions (9 janvier 2020)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2357204990
• ISBN-13 : 978-2357204997
• Dimensions du produit : 14,6 x 3,1 x 22 cm








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L’année du gel, par Agathe Portail

En difficulté dans son exploitation viticole, Bernard Mazet décide d’ouvrir des chambres d’hôtes afin de limiter ses pertes financières. Un groupe de jeunes citadins viennent passer un séjour dans son château joutant les vignes. Le groupe semble vite un peu disparâtre. Ils se sont connus lors de leurs études, mais depuis chacun a sa vie et, l’unité n’est pas vraiment au rendez-vous. En livrant le pain, le boulanger découvre un cadavre dans la chambre froide ! L’enquête piétine rapidement, si les suspects sont nombreux, la police peine à trouver un mobile qui désignerait le coupable. Le village est petit, tourne un peu en autarcie et tous se connaissent depuis l’enfance, les liens familiaux n’arrangent rien non plus. Pourtant, des pistes s’ouvrent peu à peu vers un dénouement surprenant…


Un roman bien ancré dans son territoire : les vignobles du bordelais. Le cadre est bien restitué avec le château entouré de vignes, un couple de châtelain qui bien qu’agriculteurs de piquent d’une certaine noblesse. Ils tirent le diable par la queue pour joindre les deux bouts, mais astiquent les vestiges d’un monde qui disparait. Madame semble ignorer les difficultés financières que son mari, par fierté, lui cache. La tension entre les jeunes vacanciers et le couple monte, mais le bon ton exige de ne rien voir afin de préserver l’harmonie du séjour. Seule la présence des enquêteurs trouble la sérénité du séjour.


Agathe Portail nous brosse ici des personnages bien dans leur temps. Parmi le groupe de jeunes on a une bobo aux airs baba cool, un jeune cadre à qui tout semble réussir, une assistante de direction ayant perdu son boulot, une jeune femme à qui tous se confient sans qu’elle ne dévoile rien sur elle. Un couple mal assorti, elle voulant briller autant que lui cultive l’effacement ! Bref, un ensemble très hétéroclite, un cocktail un peu au bord de l’explosion. On apprécie la description des châtelains sur la voie de la décadence, mais conservant la tête haute en toutes circonstances pour continuer de vivre comme ils ont toujours vécu, et la justesse du groupe de jeunes bien dans leur siècle.
Issu d’une famille de vignerons, avec vignes et château, j’y retrouve un univers que je connais bien, parfaitement restitué ! Ce livre est un bon roman, bien soutenu par une intrigue allant crescendo au fil des pages avec une conclusion bien surprenante.

Présentation de l’éditeur

Le crime s’invite dans un château du Bordelais.

Été 2017. Après un épisode de gel qui a dévasté ses vignes, Bernard Mazet se range à l’idée de sa femme d’ouvrir des chambres d’hôtes pour sauver la propriété familiale de Haut Méac. Le château affiche complet avec la venue d’un groupe de trentenaires pour une semaine. La fantasque Olivia, Vincent, le célibataire volage, Clara, si discrète, et leurs deux couples d’amis semblent heureux de se retrouver. Mais dans la chaleur écrasante, les esprits s’échauffent et les drames personnels refont surface.
À l’aube du quatrième jour, un cadavre est découvert dans la chambre froide du château. Le major Dambérailh, chef de la brigade locale, est chargé de l’affaire. Tandis que les conflits d’intérêt émergent au sein de son équipe, sa tante Daphné, vieille fille loufoque, s’invite dans l’enquête. Il faudra exhumer bien des secrets honteux ou douloureux pour que la lumière se fasse.

Vidéo de présentation par culturevsnews.com/

Un peu de l’auteur

Agathe Portail, trentenaire, travaille dans la communication dans le secteur de la viticulture. Elle réside dans la région de Bordeaux. L’Année du gel est son premier roman.

Source photo France bleu 

Détails sur le produit

• Broché : 416 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (8 janvier 2020)
• Collection : Cal-Lévy-Territoires
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702167381
• ISBN-13 : 978-2702167380
• Dimensions du produit : 15,5 x 2,5 x 23,5 cm






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Une semaine et un jour, de Marijosé Alie

Soraya erre dans les rues, elle marche avec pour seul bagage un sac dans lequel elle conserve précieusement un vieux cahier. Elle semble à la recherche de quelque chose de presque inaccessible, du moins le pense-t-elle. Son cahier est une relique relatant l’histoire d’une jeune femme ayant vécu a la veille de la révolution française. Lors des pauses qu’elle s’accorde, Soraya se plonge dans son cahier. Lorsqu’elle lit, ses soucis s’envolent pour la transporter vers un autre monde qui ne lui est rien, mais avec qui elle ressent une proximité certaine. Sa déambulation la conduit à des rencontres très improbables, mais riches en qualité humaine. Parfois, elle loue une chambre avec de préférence une douche, qu’elle paye avec sa carte bleue premium ! Elle a donc eu une autre vie, d’autres moyens dont il reste encore de quoi aller jusqu’à demain. Soraya saura-t-elle trouver le ressort qui la ramènera chez elle, dans son monde ?


L’errance quasi destructrice de Soraya est déroutante ! En effet, elle ignore les mains qui se tendent vers elle et, même si parfois la crasse lui pèse, le plus minable des grabats lui semble un paradis. Ses manières laissent entendre qu’elle arrive d’un milieu aisé, mais choisit de préférence l’amitié des plus démunis, voire de ceux qui ont complètement pété les plombs. Elle s’enfonce dans la mouise avec pour seule oxygène la lecture de l’histoire de Célestine en 1789.


Marijosé Alie nous conduit ici sur une pente dangereuse en forme de road trip dans Paris. On retrouve avec plaisir le phrasé singulier de l’auteur. Déjà dans son premier roman, Le convois, elle nous avais charmé avec ce langage très imagé, voire poétique mais toujours percutant. Marijosé Alie a une écriture qui va droit au but, parfois politiquement incorrect, mais délicieuse pour rendre plus légère les choses graves.

Présentation de l’éditeur

Prix Ivoire 2016, Marijosé Alie reprend sa plume unique pour peindre avec force et émotion la vie
de deux femmes liées par l’Histoire et par la violence de leur destin. Bouleversant.
Soraya marche dans les rues de Paris ; elle erre comme peuvent errer les gens qui ont tout perdu
ou qui se sont perdus eux-mêmes. Elle n’a qu’un sac sur le dos et un vieux cahier qu’elle ne quitte pas. Elle a certainement eu une autre vie avant ; ses manières sont trop belles, son porte-monnaie trop plein. Alors quoi ? Qu’est-ce qui la pousse à vivre dehors, à écumer les chambres d’hôtel minables, à suivre cet homme étrange qui parle aux morts ?
Et pourquoi ce vieux cahier qu’elle ouvre dès qu’elle le peut et qui semble être le seul à pouvoir l’apaiser ? Qui est donc cette Célestine qui a traversé les océans pour arriver à Paris durant l’hiver 1788, alors que le froid sévit et que la Révolution française se prépare ?

Un peu de l’auteur

Journaliste de formation, Marijosé Alie fait carrière dans le service public à la télévision. Successivement grand reporter, rédacteur en chef, directrice régionale, elle évolue entre Paris, Dijon et la Martinique jusqu’en 2002, où elle occupe à Paris le poste de directrice de l’international à RFO. Elle est ensuite nommée directrice déléguée aux programmes, chargée de la diversité pour l’ensemble des chaînes du groupe France Télévisions, qu’elle quitte en 2014 pour se consacrer à ses deux autres passions. La musique, dans les années 1980, elle compose, écrit et chante ” Karésé Mwen ” qui devient un tube et reste aujourd’hui incontournable. Et la littérature, son premier roman Le Convoi a reçu le Prix Ivoire en 2016. Une Semaine et un jour est son deuxième roman.

Source photo Editions HC

Détails sur le produit

• Broché : 345 pages
• Editeur : HC éditions (2 janvier 2020)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10 : 235720513X
• ISBN-13 : 978-2357205130
• Dimensions du produit : 14,6 x 2,8 x 22 cm






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