Les roses du Montfort, de Gilles Laporte

Quand le sang de la vigne coule dans vos veines, le destin est en marche !

Le vigneron, comme tout paysan est viscéralement attaché à son exploitation. Il ne souhaite que transmettre son bien et son savoir à un fils qui continuera de faire vivre ses terres. Charles Vinot est de ceux-là, sauf qu’en fait de fils il a une fille, Louise. Son voisin a un fils, Adrien, qui, ingrat de physique peine à trouver une femme. Vinot s’accorde avec le père d’Adrien pour unir leurs enfants afin d’accroître la surface de vigne à exploiter et, qu’importe l’avis de Louise ! Il est le maître chez lui, sa fille fera comme il l’aura décidé pour elle. Sa femme n’est pas du même avis, elle tente en vain de lui faire entendre raison. Louise, furieuse qu’on veuille la contraindre à un mariage dont elle ne veut pas, déménage chez son oncle qui tient un commerce de drapier en ville. Là, elle découvre un univers nouveau, plus large que dans la ferme paternelle. Vendeuse dans la boutique de tissus, Louise voit plus de personnes qu’elle n’en a jamais vu. Ici, elle n’est plus isolée du monde. Puis il y a ce client, bel homme qui la trouble et qui vient souvent. A son contact, Louise a l’impression que son cœur va exploser…

 

 



 

 

Gilles Laporte situe son roman pendant la grande guerre de 14-18. Certes il y a la guerre, ignoble, qui a entraîné le départ des hommes, laissant les femmes seules pour les replacer aux travaux de la terre, mais un malheur en entraînant souvent un autre, la sécheresse de l’été et le froid quasi polaire hivernal mettent à mal les cultures. Pourtant, le pire reste à venir : le phylloxéra venu des états-unis menace le vignoble français ! Puis, pour couronner le tout : la grippe espagnole semble avoir décider de décimer encore un peu plus la population. Louise devra affronter seule ces catastrophes, son père est blessé et vieillit, son fils Pierre est trop jeune pour cultiver avec elle. Pierre est un enfant naturel, un batard : une plaie, une insulte à l’honneur d’une famille. Pourtant, Charles acceptera ce petit fils au mépris de l’opinion publique.

 

 



 

 

Concernant le phylloxera, Gilles Laporte profite de ce roman pour mettre à l’honneur le travail de Léon Millot sur la culture de la vigne. Un travail remarquable qui a sauvé les vignes du l’insecte ravageur qu’est le phylloxera.

L’auteur aime à parler des femmes, qu’il veut libres et volontaires. La condition féminine est toujours présente dans les romans de Gilles Laporte. Il aime les femmes, les préférant curieuses, avec un esprit vif, que dociles et obéissantes.

Les roses du Monfort est un livre passionnant et instructif. Roman historique du genre terroir il entraine le lecteur dans le vignoble vosgien, la lutte contre le phylloxera, la grippe espagnole, dans l’ambiance du début du XXème siècle. Les femmes de cette époque n’avaient aucun droit si ce n’est celui d’obéir au père, puis au mari qu’il aura choisi pour elle. Un livre tous publics, un livre qu’on ne lâche pas, dont on aurait presque souhaité qu’il fut plus long !

 

 



 

 

Présentation de l’éditeur

De 1899 à 1918, dans le décor des Vosges et de leurs vignes, le destin de Louise, fille de vigneron, qui gagne sa liberté et l’amour après sa rencontre avec trois hommes.
Au premier jour des vendanges de 1899, Louise fête ses dix-huit ans sur les pentes du Montfort. Son père, Charles Vinot, viticulteur sur ces coteaux des Vosges, veille sur elle comme sur sa vigne : sans relâche. Quitte à sacrifier son bonheur, il est prêt à la marier à un vieux garçon dont la parcelle avoisine la sienne.
Mais le phylloxéra, ce fléau, ruine les vignobles. Grâce aux conseils d’un pépiniériste réputé du pays et d’un spécialiste alsacien, la vigne de Vinot sera reconstituée. Le temps d’une passion avec un ingénieur venu du Nord, le bonheur de Louise sera épargné, jusqu’à ce que cet homme révèle sa nature profonde…
Le travail patient de la terre et du vin, la paix retrouvée avec son père suffiront-ils pour que Louise, jeune rose à peine éclose, emportée par le tourbillon de l’Histoire, s’ouvre enfin au bonheur et à la liberté ?

Un peu de l’auteur

Né dans les Vosges, Gilles Laporte a publié aux Presses de la Cité Le Loup de Métendal (prix de Littérature des Conseils généraux de Lorraine 2010), La Fontaine de Gérémoy, Cantate de cristal, Des fleurs à l’encre violette, La Clé aux âmes, L’Etendard et la Rose, Sous le regard du loup et Un parfum de fleur d’oranger. Il a été également président du prix littéraire Erckmann-Chatrian.

Source photo Les Chroniques de Goliath.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (23 août 2018)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258153085
• ISBN-13: 978-2258153080
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,6 x 22,5 cm

 

 



 

 

 





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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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