Les dames du mardi, de Jean Siccardi

Dans les rues étroites de la vieille ville, à Nice, les émigrés s’entassent dans des logements vétustes. Quelle que soit leurs pays d’origine, tous ont fuit la misère. Ce n’est pas qu’en France ils aient trouvé la fortune, mais au moins sont-ils logés et trouvent du travail. Leur quartier, isolé du reste du monde est un îlot dans lequel ils créent une atmosphère de village. Entre déracinés, une entraide s’établit car aucun n’oublie le déchirement de quitter son pays. Lorsque survient la grande guerre, la mobilisation emmène le père de Vittorio vers les lignes du front où il perdra la vie. Sa mère le suivra peu de temps plus tard. Orphelin, Vittorio débute une vie de petit brigandage avec les enfants du quartier. Les chapardages deviennent une source de revenus pour les veuves de leur territoire du 21 rue du Malonat. La police commençant à regarder vers eux, Vittorio décide de partir dans les montagnes après avoir dispersé sa bande. Là, il vivra en ermite faisant son ordinaire de petits riens. Puis, l’envie de vivre le prendra, mais vers quel avenir, quel destin attend Vittorio Lonbardo ?


Jean Siccardi à le chic d’écrire des romans qui prennent le lecteur sans jamais le lâcher. De plus, chaque roman est tellement proche du réel, qu’on pourrait croire à un vécu. Bref, Jean Siccardi nous écrit des romans terroir qui sont autant de témoignages historiques. Ce dernier roman est encore plus prenant que les autres tant il possède un parfum de vérité. Maîtriser l’art de la romance à ce point place l’auteur parmi les grands. Tout au long du livre, on se délecte des aventures de Vittorio, on tremble pour lui et, l’on s’émeut également. Un peu crapule, mais ayant un bon fond, Vittorio gardera toujours la générosité bien ancrée dans son caractère. Un altruisme ne l’empêchant pas de revêtir un costume plus sombre lorsque la nécessité survient. Vittorio a des codes qui lui sont propres pour affronter sa face noire, mais lumineuse dans la vie de tous les jours. Une dualité parfaitement maitrisée, totalement assumée…

Un roman tous public, fort instructif sur la vie des émigrés niçois à une époque où ils n’étaient aucunement considérés. N’ayant aucun droit, seul leur courage pouvait leur offrir une vie un peu meilleure que dans leurs pays respectifs. La faim est un moteur puissant vers l’intégration. Rejetés ou simplement ignoré des français, ils ont créé des entreprises ou des commerces afin d’avoir enfin une situation. Bien que leurs vies aient débuté par des drames, Jean Siccardi ne tombe jamais dans le piège du pathos. La misère de ces gens pauvres se veut propre en gardant toujours un sourire pour la vie.

Présentation de l’éditeur

Entre 1908 et 1956, des ruelles populaires du Vieux-Nice et son arrière-pays à la croisette de Cannes, de la misère de ses jeunes années à la bonne fortune, vie et destin de Vittorio Lombardo, fils d’immigrés piémontais. Avec en filigrane une magnifique évocation de la Côte d’Azur, région aux multiples influences et contrastes.

L’honneur… telle est la raison d’être de Victor Cousin, comte de Salèse. A Cannes, il promène sa haute stature avec l’aura d’un aventurier moderne. Comme d’autres notables, il se rend le mardi soir dans une ” maison ” tenue par la respectable Juliette. Mais il est déjà sous le charme d’une jeune fille perdue qui va bouleverser sa vie.
Des vies, il en a tant vécu… Né en 1908, Vittorio, enfant choyé d’un couple piémontais, a grandi dans les ruelles populaires du Vieux-Nice au sein d’une communauté immigrée solidaire. Bientôt orphelin, il va régner en chef incontesté dans plusieurs quartiers, rançonnant les riches au profit des déshérités. Jusqu’au jour où, sous la menace de bandes rivales, il doit fuir… Fuir Nice pour les montagnes.
Mais comment survivre, seul, démuni, sans espoir de retour ?

Un peu de l’auteur

Né à Nice, Jean Siccardi vit dans un petit village de montagne situé dans les Alpes-Maritimes. Ses grands-parents piémontais ont migré au début du xxe siècle dans le comté de Nice. De cet héritage sont nés son attachement et sa passion pour la culture méditerranéenne au sens large. Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre, de documents et de romans, Jean Siccardi est un auteur prolifique pour lequel le travail d’écrivain est un véritable métier que l’on ne peut partager avec rien d’autre” On doit consacrer sa vie entière à son métier d’écrivain, sans aucune concession ni indulgence. ‘

Source photo Editions Calmann-Lévy

Détails sur le produit

• Broché : 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (16 janvier 2020)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2258148073
• ISBN-13 : 978-2258148079
• Dimensions du produit : 14 x 2,5 x 22,6 cm








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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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