La nièce du taxidermiste, de Khadija Delaval

Baya et ses sœurs, comme chaque été, rejoignent leurs cousins à Hammamet. Lorsqu’ils sont tous réunis, la famille devient un monde à part. C’est une microsociété où s’exerce des luttes de pouvoir entre les parties de cartes des adultes et les sorties à la plage. Un petit monde qui gravite autour d’une grand-mère dotée d’un caractère bien trempé. Elle est la colonne vertébrale de de la famille. Pendant que les adultes jouent au Rami-poker, les enfants, dont une majorité d’adolescents, s’inventent les souvenirs qu’ils garderont toujours. Pour Baya, c’est l’arrivée des premières règles, un changement de statut dans la hiérarchie du groupe de jeunes. Sa mère étant restée à Genève, Baya n’a personne à qui se convier, pour lui expliquer le passage de l’enfance au monde des adultes. Pour elle, cette transition est violente et, forge chez elle un caractère fort ! D’un regard neuf, Baya va découvrir les secrets et tabous se perpétrant au long des générations comme une fatalité implacable. Elevée en Europe, Elle n’accepte pas de continuer de faire comme si de rien n’était. Désormais, elle refusera de passer ses vacances en Tunisie.


Khadija Delaval tape fort ! Elle aborde le sujet très sensible de la transition de petite fille vers la femme, cet entre-deux fragile où naisent les appâts d’un désir encore tabou. Les plus grands font le mur pour avoir des soirées plus fun que de se coucher tôt avec les petits. La grand-mère a compris rapidement ces évasions nocturnes, aussi, de bon matin, efface-telle les dernières traces afin d’éviter un esclandre des parents. Il faut bien que jeunesse se fasse, du moment qu’aucune plainte ne vient troubler l’équilibre fragile de cette réunion de famille. Pour Baya, le début de l’adolescence est violent. Personne ne lui ayant expliqué les règles, elle vit très mal ce changement. Les poussées d’hormones travaillent les jeunes, Baya le découvre vite pour passer à marche forcée vers le monde des adultes… Un parcours initiatique qui marquera Baya à jamais.


Aborder dans un roman les premières règles et le tabou des désirs sexuels qui surviennent n’est pas de plus facile. Le sujet est lourd, peut devenir dérangeant en propulsant le lecteur en voyeur passif, presque coupable de n’avoir su réagir. Khadija Delaval aborde avec tact ces sujets. Elle sait mettre suffisamment de tendresse et de complicité pour faire passer la pilule. Baya, victime malgré elle, tout d’abord résignée car se sentant responsable, se forgera une belle philosophie afin de pouvoir regard que tous taisent. C’est un roman choc, qui marque le lecteur, un livre dont on se souviendra. Pour ceux qui comme moi, aiment bien les auteurs qui n’hésitent pas à taper là où ça dérange, ce livre se situe en haut de la pile ! Avec un regard et un langage d’enfant, Baya nous raconte ses vacances en Tunisie, loin des hôtels de luxe pour touristes, le lecteur pénètre un huis clos familial qui ne sent pas toujours la rose, mais se doit d’être irréprochable pour le regard de la rue…

En librairie le 17/08/2022

Vidéo de présentation

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Présentation de l’éditeur

“Ça s’est passé quatre fois. Ou peut-être une seule. Ça dépend de la manière de compter.”

Comme chaque année, Baya, ses sœurs et une ribambelle de cousins passent leurs grandes vacances à Hammamet. C’est pour elle l’été de tous les bouleversements. Véritable défi à la modération, cette famille est un univers où il est à la fois drôle, attachant et dangereux de naviguer. Les luttes de pouvoir s’exercent, y compris entre les enfants, dans l’indifférence totale des adultes. Sous le joug de cousins plus âgés, Baya vit des moments d’autant plus douloureux qu’en l’absence de sa mère elle ne peut se confier à personne.
Trébuchant mais découvrant aussi sa propre force, Baya va traverser cette mer de difficultés, d’injonctions silencieuses et de tabous transmis de génération en génération, et en sortir en tous points grandie.
Roman initiatique, La Nièce du taxidermiste nous offre une puissante et tendre évocation de ce qui attend les femmes dans la grande aventure de leur corps et de leur identité.

Un peu de l’auteur

Genevoise d’adoption, Khadija Delaval est née en 1973. Son enfance et son parcours professionnel l’ont conduite à vivre ou travailler dans de nombreux pays. L’écriture a toujours fait partie de sa vie, mais ce n’est qu’avec La Nièce du taxidermiste qu’elle s’est attelée à une oeuvre de fiction. Ce premier roman a été finaliste du prix littéraire Georges-Nicole, attribué au manuscrit d’un écrivain de langue française, suisse ou résidant en Suisse encore à découvrir.

Source photo Babelio 

Détails du produit

• Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (17 août 2022)
• Langue ‏ : ‎ Français
• Broché ‏ : ‎ 208 pages
• ISBN-10 ‏ : ‎ 2702185800
• ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702185803
• Poids de l’article ‏ : ‎ 358 g
• Dimensions ‏ : ‎ 13.7 x 2.2 x 21.5 cm







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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur littéraire, lecteur, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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