Mensonge et abandon, de Marie Olivier-Ziglioli

C’est un livre très bien écrit, qui nous renvoie au cœur de XVIII ème siècle, dans la campagne profonde. C’est une époque ou labourages et pâturages étaient les deux mamelles du pays… En ce temps là, les pères et le clergé avaient tous les droits, ils représentaient l’autorité pour l’un et l’éducation pour l’autre. Les vies d’alors étaient simples ; sans lumière et sans eau courante, tout se faisait à la main au rythme de l’alternance du jour et de la nuit.

Un temps reculé où il n’était pas bien de perdre son temps, justement !

Même les enfants devaient contribuer à l’effort commun, chacun en fonction de ses capacités.

 

C’était une époque où les choses étaient ce qu’elles étaient, simplement parce qu’il en était ainsi depuis la nuit des temps. Certes, le pouvoir en place taraudait un peu la classe laborieuse, puisant en elle revenu et main-d’œuvre, chair à canon ou coupable selon les cas ; ces gens là croissaient seuls tels de mauvaises herbes.

Que quelqu’un puisse se permettre de penser ou de vouloir exprimer son ressenti eût semblé une digression, une expression du plus mauvais esprit, la victoire du diable sur la faiblesse humaine.

Les certitudes ancrées des uns ne se souciaient pas de telles sautes d’humeur.

 

La vie était souvent si difficile pour tous, et surtout pour le petit peuple constitué majoritairement de femmes, d’enfants et de faibles, que le sentiment cédait la place à la raison ; on n’avait pas les moyens se s’aimer bien…

Combien de drames ont-ils eu lieu, combien de sacrifice à la raison ont été commis simplement parce qu’il fallait absolument survivre, à défaut de vivre en famille ?

Mais il est vrai que c’était là un autre temps, jadis…

 

Le seul inconvénient est que l’histoire de ce livre touchant, ce passe en 1960, que c’était hier, sous notre nez. Au milieu du XX ème siècle il vivait encore des peuples comme on ne l’imagine plus que dans nos livres d’histoire, des gens qui nous ressemblaient tant que désormais on ne les distingue plus parmi nous, des hommes et des femmes qui se sont battus pour vivre et donner à leurs enfants des droits qui leur rendraient une dignité qui leur manquait tant.

Aujourd’hui on crée l’Europe, plus personne ne dirait c’est un « portos« , on dirait qu’il vient de Lisbonne, de Coimbra ou de Faro…

 

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Isabel est née au Portugal en 1960 « de père inconnu ». Elle vitpourtant une petite enfance heureuse, près de ce père dont elle se sentsi proche ! À l’âge de quatre ans, la maladie puis la mort de son père,vont faire basculer sa vie dans la misère, la tristesse, la solitude. Un an plus tard, sa mère est contrainte à l’exil pour survivre, et la confieà des familles qu’elle ne connaît pas. Isabel grandira tant bien que mal, dans l’expectative de jours meilleursauxquels elle croit de toutes ses forces. Elle nous offre pudiquement sa vision d’un monde rural dans un paysgouverné par un dictateur, elle nous confie ses espoirs, son attente,avec une fraîcheur infinie. 

ISBN 978-2-916685-30-4 Tarif : 15 €  

 

Auprès de l’auteur si vous souhaitez une dédicace : marie.ziglioli@gmail.com

 

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

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Une réponse à Mensonge et abandon, de Marie Olivier-Ziglioli

  1. Linda Le Mintier dit :

    Je suis la petite Suzy dans « Mensonge et abandon ».
    Je ressens depuis mon enfance ce décalage entre mon passé et mon présent, comme si j’étais née plusieurs siècles auparavant, et n’arrivais pas à l’exprimer.
    Merci d’avoir réussi à mettre des mots sur mon ressenti !

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