Les chroniques de Mandor, de François Alquier

Un livre sur des chroniques, quoi de plus surprenant ?

Je me suis dit : il doit s’agir d’un énième bouquin dans le genre tout le monde est très beau et très gentil …, même pas ! Chacun connait, pourvu qu’il soit un peu blogueur, les chroniques de Mandor (alias François Alquier), journaliste spécialisé dans le showbiz, les stars, les paillettes et tout le saint-frusquin. Je me suis donc demandé ce qu’il pouvait nous dire de plus dans ce bouquin, d’autant plus que, je le lis fréquemment sur son blog, comme beaucoup. Au fil des pages Mandor emmène son lecteur dans une relation presque intimiste avec nos stars, passées, actuelles ou en devenir. ; il assoit le lecteur à sa table pour l’interview !

Mais ce sont aussi des facettes plus privées qu’il nous livre, entre deux articles sur un artiste, comme ça, en toute discrétion ; une forme de soupape rappelant que derrière Mandor, il y a aussi un homme qui aime et qui véhicule son quotidien, comme nous tous.

S’il en était encore, François Alquier serait notre conteur, le soir de la veillée. Son livre se parcoure avec le même côté prenant, qu’est captivé un auditeur au coin de feu ; avec lui, nous redevenons attentifs à la parole. Presque en filigrane, il déclare avoir été déjà tenté par le roman, contrairement à beaucoup, il en a la plume, ne lui reste plus qu’à rêver l’histoire..!

Présentation de l’auteur (source editions Laura Mare)

Depuis le 1er juillet 2006, François Alquier raconte sur son blog, Les chroniques de Mandor, ses rencontres avec les artistes qu’il interviewe. Ils peuvent être fascinants, exaspérants, humbles, prétentieux, sympathiques, timides, loquaces (ou pas) mais sont toujours « à part ».
L’idée de base était d’expliquer ce qu’on ne voit pas avant, pendant et après l’entretien. François Alquier a donc inventé le personnage de Mandor, qui est un peu lui-même, en plus excessif sur bien des points. Sous sa propre plume, il s’est métamorphosé en un journaliste un peu maladroit, poltron, un peu fan de toutes les personnalités qu’il rencontre, un peu bon vivant, un peu vantard… bref un peu « too much » (ce qu’il n’est évidemment pas dans la vraie vie).S’il se moque de quelqu’un, c’est de lui. Jamais des artistes.
En lisant ce livre qui reprend une grande partie de ses chroniques (bienveillantes, mais jamais consensuelles), vous comprendrez pourquoi.
Par petites touches bien dosées, il arrive aussi à François Alquier de parler de sa vie personnelle, de son passé (où la petite histoire rejoint la grande) et de ses blessures pas tout à fait cicatrisées… manière pour lui d’expliquer le pourquoi du comment d’une vie à côtoyer « les gens qui font rêver », une vie à capter la lumière des autres.

Sont « mandorisés » où apparaissent dans cet ouvrage, notamment, Daniel Balavoine, Jean-Louis Murat, Costa Gavras, CharlElie Couture, Jamel Debbouze, Raphaël, Guillaume Depardieu, Jean d’Ormesson, Louis Chédid, Philippe Katerine, Yannick Noah, Benjamin Biolay, Philippe Labro, Gad Elmaleh, Jérôme Attal, Yann Quéffelec, Laurent Baffie, Gotlib, Christian Jacq, Dany Boon, Arthur H, Youssou N’ Dour, Juliette, Christophe, Vincent Delerm, Tatiana de Rosnay, Zazie, Jean-Jacques Goldman, Michel Jonasz, Pascal Obispo, Renaud, Nicolas Rey, Éric-Emmanuel Schmitt, Gérard de Villiers, Kad Mérad et beaucoup d’autres…

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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