La passion Inès, de Marie-Claude Gay


La guerre, son lot d’horreurs et d’injustices méprisant la vie au nom d’idéaux parfois discutables, est en rien freinatrice à la force d’aimer !

Virgile, journaliste se morfondant aux chiens écrasés, saisi l’opportunité de partir en reportage, en Espagne, durant l’année 1936. Les dictatures fleurissent en Europe, la guerre civile fait rage dans la péninsule. L’occasion de devenir grand reporter est le moteur portant Virgile à laisser femme et enfant quelques mois : il ambitionne de surprendre son journal, d’enfin se réaliser… Là-bas, son chemin croisera des personnalités hors du commun, lui montrera la couleur de la guerre civile, lui enseignera la force de l’amitié… Entre la mitraille et les coups bas, l’amour le saisira pour le déchirer entre sa vie d’avant et celle qui ambitionne aujourd’hui.

Continuant son travail sur le destin des femmes, Marie-Claude Gay entraîne son lecteur dans un univers désormais classé au rang de l’histoire, oublié des manuels, mais pourtant toujours vif dans le cœur hispanique. Ayant pour cadre une remarquable fresque de cette lutte fratricide qui méprisa tant de vies : « La passion Inès » conduit le lecteur sur les traces d’une andalouse aussi belle qu’ambitieuse. Alors que l’Espagne peine à reconnaître le statut de la femme, cette amazone ayant fait ses études de médecine, travaillant pour un dispensaire bien qu’issue d’une famille riche, se déchirera afin d’aimer ce journaliste français venu raconter au monde leur combat pour l’avenir. Sans renoncer à ses convictions, ni à son amour, Inès mènera une lute sur deux fronts en même temps. Les mois se suivent si vite, qu’elle deviendra mère : une vie est si précieuse que la donner n’est pas toujours seulement mettre au monde un enfant. Mère, amante et médecin tout autant, au cœur d’une révolution sanglante, Inès fera un chemin incroyable auquel rien ne la destinait.

Ce roman, poignant et remarquablement écrit est un double voyage : dans l’histoire d’abord, mais aussi dans les méandres de l’amour. La passion est un moteur fou, de cette force poussant certains à se sublimer, dont rien ne peut entraver l’avancée… Un livre tirant des larmes de rire, de tristesse, de rage parfois, mais aussi de soulagement !

Personnellement, je trouve qu’il s’agit là d’un des meilleurs romans de Marie-Claude Gay.

Présentation de l’éditeur

En 1936, prise dans une cruelle guerre fratricide, l’Espagne agonise. Virgile, journaliste bordelais, est envoyé sur le front pour couvrir les événements. A Madrid, il rencontre Ines,
issue de la haute société et pourtant partisane des républicains. Très attiré par elle, il fuit cet amour qui le culpabilise et se rend à Tolède où il est témoin de la barbarie des « Maures », ces troupes marocaines enrôlées par les franquistes. Enfermé dans l’Alcazar sans cesse pilonné, il vit l’enfer des prisonniers. La conscience en éveil, le coeur tiraillé entre sa passion grandissante pour Inès et son attachement pour son épouse Sarah, Virgile est à l’heure des choix. Ce roman dense et prenant dans une Espagne dévastée, tenaillée entre haine et espoir d’une vie nouvelle, nous tient en haleine jusqu’à la résolution finale.

Biographie de l’auteur

Marie-Claude Gay a récemment publié La Part belle (éditions Lattés, 2009) et Les Roses de Tlemcen (Presses de la Cité, 2010).

Broché: 440 pages

Editeur : Presses de la Cité (20 octobre 2011)

ISBN-10: 2258092337

ISBN-13: 978-2258092334

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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