Les demoiselles de Beaune, de Karine Lebert

Les hospices de Beaune, qui ne connait pas, ne serait-ce par la vente des vins… Mais les hospices de Beaune ne sont pas que cela : c’est tout une aventure, un pari fou de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, en 1443. Un homme riche, qui a voulu offrir aux pauvres de quoi se faire soigner. Une gageure ayant surmonté les siècles pour parvenir jusqu’à nous. C’est grâce à la vente des vins de Beaune que cette institution survécut jusqu’à aujourd’hui.

Le roman de Karine Lebert nous entraîne dans la construction de l’hospice, jusqu’à sa mise en fonctionnement. Balbine, religieuse de l’hospice nous le fait vivre avec passion. La grande nouveauté de cet endroit, fut de penser au confort des malades, à bien les alimenter, à avoir toutes les disciplines médicales de l’époque sur place, apothicaires, chirurgiens barbiers et médecins. C’était quasiment du jamais vu. Les médecins avaient la fâcheuse habitude de mépriser les chirurgiens barbiers, alors les faire travailler de concert, en dehors des champs de bataille, était un enjeu risqué dans cette fin de moyen-âge où l’innovation scientifique relevait facilement de la sorcellerie, et conduisait au bûcher les curieux se faisant expérimentateurs de l’observation post mortem sur les cadavres.

Les demoiselles de Beaune est un véritable roman historique, se basant sur des faits qui ont été, des personnages ayant vécu et dont la force de volonté à peut-être aidé la médecine à avancer, en donnant du réconfort aux pauvres dans un temps où vivre était périlleux, dur et souvent violent.

En écrivant ce livre basé sur des faits avérés, L’auteur donne de la force au roman. Une histoire qui aborde également la vie en bourgogne au temps des ducs de bourgogne. Mais c’est aussi une chronique de la vie au travers de trois destins de femmes. Trois femmes qui prennent en main leurs avenirs, quitte à chambouler une société faisant la part belle aux hommes. Jusqu’à il y a peu, les femmes n’avaient pas de droits, les hommes avaient une main mise sur tout. Les femmes devant se satisfaire des maternités et des travaux de couture ! Seules quelques femmes ayant un charisme fort, une détermination de feu et beaucoup de diplomatie parvenaient à dominer les entendements pour imposer leurs volontés. Balbine et Guigone de Salins, l’épouse de Nicolas Rolin, furent de celles-ci.

L’écriture de Karine Lebert est fluide, son livre se lit facilement. Si facilement qu’on ne parvient qu’avec difficulté à lâcher. Un beau roman historique à lire absolument.

En librairie le 06 avril 2017

Présentation de l’éditeur

Balbine de Joinville est religieuse aux hospices nouvellement fondés à Beaune. Elle a choisi de s’enfermer en ces lieux, l’année de ses dix-huit ans, pour cacher la honte d’avoir été violée. Elle y est demeurée par passion pour les herbes médicinales – une passion qui nourrit un talent de thérapeute qu’apprécie le médecin Maric Lambert, attiré par cette religieuse singulière. Du viol, perpétré par son oncle dans le château familial, une petite fille est née, Jeanne. Elle est élevée par le jardinier, non loin de sa cousine Alix, seule héritière des Joinville. Bien qu’elles ignorent ce qui les lie, une forme de rivalité s’installe entre elles. Tout les oppose : Alix renonce à un grand amour pour faire un mariage de prestige ; Jeanne devient chef d’une bande de brigands et disparaît peu à peu de la mémoire de ses proches. Jusqu’au jour où une blessure plus grave que les autres la conduit aux hospices de Beaune…
Balbine, Alix, Jeanne : trois destins de femmes s’entremêlent pendant un demi-siècle comme les fils de laine d’une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne dans les hospices de Beaune à leur apogée.

Source photo & bio Presses de la Cité

Née en Normandie, dans l’Orne, dont les paysages inspirent le décor de ses romans, Karine Lebert a été biographe pendant quinze ans, puis journaliste à Paris Normandie. Elle a publié Les Sortilèges de Tremblay (2012), préfacé par Yves Jacob, puis, aux Presses de la Cité, Ce que Fanny veut… (2015) et Les Saisons du mensonge (2016).

 

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 avril 2017)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258118549
• ISBN-13: 978-2258118546
• Dimensions du produit: 14 x 2,7 x 22,5 cm






À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

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