Une vie de Ch’ti de Lille à Tataouine, de Paul F Deschaume

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A cent lieues des clichés sur le nord : les mines, les corons, Zola et l’industrie textile cherchant de la main-d’œuvre ; ce livre dresse une photographie du nord, peu connue, se distinguant par une exhalaison de sincérité inattendue. Cette vie de ch’ti n’est pas une romance, c’est la vérité des générations d’hier ; un quotidien qui poussera le monde à changer, qui gravera ses lois. Du soleil plein les yeux, ce livre fait la charnière entre l’ère moderne et ce qui fut…

Bien qu’il n’y ait rien dont j’ai plus horreur que les autobiographies (chacun pensant, en l’écrivant, édifier les foules avec une vie extraordinaire : il n’en est rien… Nous avons tous des vies singulières, et c’est heureux, la linéarité serait insupportable et bien triste.), cette histoire m’a touché, ému et appris bien des choses sur le nord. Cependant, pour qu’une autobiographie captive le lecteur lambda, qui n’a pas de lien d’affection avec l’auteur, il faut plus que de l’extraordinaire ! La vie de Paul F. Deschaume est de celles-ci ! Racontée avec un ton vif, ne s’embarrassant pas de fioriture, il file droit au but, n’hésitant pas à conter sans fard l’infect et son mieux… Avec lui, nous passons de la fin du XIXème au XXIème siècle avec un égal bonheur de vivre, bien que la valeur de la vie ait beaucoup changé ces dernières années. Un rayonnement forçant le respect de son entourage, une belle leçon de droiture, un exemple à suivre. De ces racines empêtrées dans la tourbe lilloise il puisera la force morale d’affronter le pire afin d’en tirer le meilleur. Son livre plonge le lecteur dans un dynamisme inouï, aussi communicatif que la profondeur de son regard, avec la tendreté de son sourire…

Présentation de l’éditeur

Le Ch’ti ? un sacré caractère ! Gamin, il pille les camions de ravitaillement de la Wehrmacht pour garnir la marmite de ses vieux ; ado, il se passionne pour les filles, le poker et… l’argent liquide, de préférence celui des bourgeois. La police s’en mêle, suivie par l’armée, qui aura bien du mal à mettre la main sur l’énergumène… Et en 1954, à Médenine, Tunisie, la Section Disciplinaire des Bataillons d’Afrique se voit chargée de mater une forte tête…

Avant-propos

Cela fait plusieurs années que ma femme Monique, mes filles Anita et Nadine, ainsi que certains de mes petits enfants, m’incitent et insistent pour que je le fasse. A mes filles, j’ai raconté quelques anecdotes. A Monique, par petites doses, par étapes : tout.

J’ai eu également, dans certaines circonstances, l’occasion d’en parler à d’autres. Devant leurs regards sceptiques, incrédules, je me suis vite tu… Il y a quelques jours, pour mon anniversaire, le cadeau de Nadine était un grand cahier relié en cuir avec un marque-page incorporé. Je l’ai ouvert, il n’y avait que des pages blanches, dorées sur tranche. Elle m’a dit : Allez papa, s’il te plaît, fais-le pour nous, tes neuf enfants, pour tes vingt petits-enfants, qu’ils sachent, qu’ils te connaissent.  J’ai hésité quelques jours et, aujourd’hui, je m’y mets. Je vais me replonger dans ma jeunesse en compagnie de mes grands-parents. Je vais retourner en prison. Je vais revenir dans l’enfer de la section disciplinaire du Bat-d’Af en Tunisie.

A 74 ans, je vais déchirer le voile du silence. Ce sera difficile. Et à certains moments douloureux.

 

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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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