Ce qui nous lie, de Gaëlle Pingault

Bannière Image cliquable pour commander

 

 

Ce qui nous lie est sûrement nos inclinaisons communes pour certaines faiblesses…

Elle ciselle et décortique les mots, tout comme nos habitudes, nos tics de langage pour plonger le lecteur dans ses propres confusions ; avec Gaëlle Pingault nous voyageons en terrain subtil mêlant l’aigre-doux au sourire. Dans ce nouvel opus, les nouvelles sont plus courtes que dans «On n’est jamais préparé à ça», donnant du dynamisme à l’ensemble.

Tour à tour, chacun verra que de petites lâchetés ne riment pas avec l’idéal amoureux, que les mots sont souvent des manies masquant une réalité parfois lourde à s’avouer, que la force de l’esprit montre le reflet de nos angoisses, que le symbolisme n’offre pas toujours une justification claire pour nos penchants, que tous nos petits travers sont épiés à la loupe par le regard pétillant de l’auteur.

Il est intéressant de suivre un auteur, de voir sa plume s’affermir, prendre un élan introspectif conduisant vers une certaine réflexion intrinsèque de soi-même. Gaëlle Pingault excelle dans le genre tout au long de ce nouveau recueil de nouvelles. Avec une inflexion emplie de fraîcheur, elle place le nez du lecteur là où elle l’a désiré. Jamais cruellement, chacun peut encore penser qu’il s’agit des autres, bien que… Car il est juste de se méfier, la nouvelle est un modèle littéraire plein de surprise où la chute a la divertissante habitude de surprendre.

L’auteur
Gaëlle Pingault, née en 1976, est orthophoniste. Elle travaille en région parisienne mais son cœur est définitivement breton. Ce qui nous lie est son deuxième recueil. Le premier (paru aussi chez Quadrature) – On n’est jamais préparé à çaa reçu le prix Nouvelles d’automne 2010.

Son blog : http://gaellepingault.blogspot.com/ 

 

Le livre
…Dieu qu’elle est belle ! Elle n’a pas changé. Enfin si. Bien sûr que si. Ça ne veut rien dire, pas changé, tout le monde change. Mais elle ne s’est pas altérée. Elle a toujours ces formes voluptueuses, ces yeux rieurs pas tout à fait symétriques, cette bouche ronde et gourmande, ces pommettes juteuses. Toujours cette peau dorée, ces cheveux noirs profond, cet accent craquant. La même vitalité débordante émane d’elle. Muy guapa, disait-il. Et elle riait de son accent approximatif, du « ou » qui traînait trop quand il prononçait muy. Elle disait tu n’es pas assez vif, pas assez pétillant, tu dis moui et pas muy, et puis elle riait encore. Elle insistait sur la tonicité de la langue espagnole, mon dieu tu ne peux pas la parler en mode « économie d’énergie », tu ne peux pas ! Débrouille-toi ! Et elle riait inlassablement.
Elle est toujours aussi guapa. Dominique en a le souffle coupé. Dix ans qu’il ne l’a pas vue, et le coup au ventre reste le même, puissant. Ça cogne et ça aspire au dedans de lui. Il ne dit rien. Il ne peut pas. Il est heureux, il se sent vivant, il sourit. Maria est là, avec lui, au restaurant. Après dix ans, Maria ne l’a pas oublié, Maria est venue. Pourquoi maintenant, la question est bonne, mais il s’en contrefout. C’est bien d’être là, c’est si bien, si bien.

Nous signalons aux lecteurs français que nos livres sont aussi recensés sur : www.bibliosurf.com 
Possibilité de commander directement chez l’éditeur (sans frais de port)

Il vous suffit d’envoyer un courriel à : quadraturelib@gmail.com

En précisant :

  • le titre de l’ouvrage,
  • le nom de l’auteur,
  • le nombre d’exemplaires souhaités,
  • l’adresse exacte à laquelle il faut que la commande vous soit envoyée.

Votre commande vous sera envoyée via la poste, dans un délai de, maximum, 8 jours ouvrables.

  • Pas de frais de port.
  • La facture accompagne le colis.
  • Paiement après réception de la commande (sur comptes français ou belge).
  • Chèques français acceptés.

Bannière

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
Ce contenu a été publié dans Critiques littéraires, Livres, Recueils de nouvelles, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Ce qui nous lie, de Gaëlle Pingault

  1. Aurore dit :

    Hier soir, j’ai pris « Ce qui nous lie » sous mon bras, du bout des doigts mes nouvelles lunettes de vue et zou, au lit.
    Je vais en lire une, je me suis dit.
    Une heure plus tard je tournais les pages, happée.
    C’est ça.
    Un kidnapping dans les règles de l’art de raconter des histoires et Gaëlle a ce don de vous tricoter des débuts qui vous accrochent, des milieux qui vous font suivre le fil et des fins qui vous scotchent.
    Vivement ce soir. Je retournerai certainement à Venise, avant de poursuivre.

Les commentaires sont fermés.