Loupo, de Jacques Olivier Bosco


Il est des malfrats sympathiques, bien que presque sans foi ni loi au regard de la pensée commune de la société civile. Loupo, dit le flingueur, est de ceux-ci : un être passé à côté de la normalité par la force des choses, pour sa propre survie. Enfant il a été rejeté, donc tous naturellement, il a rejeté les autres. La seule ligne de conduite qui lui serve de colonne vertébrale sont deux amis de l’assistance publique : ensemble ils sont animés par le jeu du chat et de la souris, le pas vu pas pris leur procurant la dose d’adrénaline nécessaire à leur subsistance. L’argent n’en est que la résultante, une manière de gagner sa croute sans chercher à s’enrichir vraiment ni à se grandir dans le monde.  La mort devient presque une alliée, un refuge potentiel en cas de coup dur, de revers de fortune. En bref, trois salopards de la truanderie avec les armes à la main, pour qui la vie n’est qu’un jeu, sans valeur aucune. Des vies dont ils n’hésitent pas à disposer au gré de l’instant vécu. Pour eux, la vie est enfin claire, simple…

Le pire ennemi du voyou n’est pas la police, mais le sentiment ! Il s’insinue dans le cœur et l’esprit, rétabli un ordre dans le chaos, affaibli les résolutions les plus fermes : l’attendrissement et la pitié amollissent le gangster. Loupo ne le sait que trop, aussi se garde-t-il d’aimer. Le sentiment n’aime pas le vide, un tir de semonce ayant presque tué un gamin qui se tapissait derrière un panneau publicitaire, fait remonter des émotions inconnues chez Lupo : pour la première fois il devra s’affronter lui-même, lutter non contre mais pour sa rédemption, sa conscience y viellera.

Dans les polards, j’aime bien que les salauds le soient vraiment : ces trois-là en sont. Violents, mais des branques à la petite semaine, dont la logique ne tiendrait pas un bon raisonnement. Cependant, ils finissent par devenir sympathiques au travers de leurs errements assassins. La grande violence les animant n’empêche nullement la quiétude de la vie de famille pour deux d’entre eux, seul Loupo y échappe, mais lui c’est l’homme, le chef, le mâle : un tigre s’avérant plus de carton pâte que de marbre.

Un policier qui agrémentera beaucoup le temps de transport en commun pour se rendre au travail.

4ème de couverture

Loupo, Kangou et Le Chat se sont rencontrés dans l’antichambre de l’enfer, à l’Assistance Publique. Orphelin, fugueur ou petit voyou, leur galère ne faisait alors que commencer… Vingt ans plus tard, la vie, ils ont décidé de la cramer… Ils sont devenus voleurs, braqueurs et délinquants. Les casses, les flingues, le fric, l’adrénaline, la révolte, la nuit… Ils sont comme l’orage, sombres et déchaînés… Sur les tuyaux du Chat, Loupo et Kangou – son ami, son frère – écument les bureaux de poste et les banques de la région parisienne. Pour l’argent, pour le plaisir, pour le frisson glacé… Jusqu’au jour où lors d’un braquage, Loupo tire par erreur sur un môme et le blesse grièvement. Après, c’est comme dans un rêve, plus la fin approche, plus les images s’effilochent… Les flics lancés à leurs trousses, une meute des cités qui leur colle aux basques, ils deviennent des loups… Disparaître, se livrer, tuer ou être tués… L’étau se resserre, mais avant, il leur faut solder les comptes et régler définitivement l’addition…

Sombre et brutal, un roman noir et désespéré, avec ses paumés, ses filles amoureuses, ses turbulences et la mort qui guette au coin d’une rue mal pavée.

L’auteur :

Tous ses livre sont sur : http://polar.jigal.com/?page=liens&s=20

Jacques-Olivier Bosco est né à Fontenay-aux-Roses le 10 mai 1967. Aimer et laisser mourir est son troisième roman publié aux éditions Jigal Polar. Ce livre est sélectionné pour le Prix Ancres Noires 2013.

Ses précédents livres aux éditions Jigal Polar : Et la mort se lèvera, février 2010, nominé Plume de glace 2011, Prix du Festival Polar de Serre Chevalier ; Le cramé, mai 2011, Choix des libraires 2012, nominé Plume de glace 2012.

D’après la biographie « officielle » des Éditions Jigal.

Jacques Olivier Bosco, surnommé JOB par ses amis est né dans le sud de la France, au bord de la Méditerranée d’un grand-père sicilien -un peu communiste, un peu socialiste- arrivé en France pendant les années 30 puis immigré plus tard en Algérie. Ses parents nés à Alger reviennent en France parmi les rapatriés, s’installent définitivement à Nice où le jeune Jacques Olivier va commencer une vie professionnelle très éclectique.

Il est balayeur, éboueur, plongeur, barman puis entre dans le milieu de cinéma où il est scénariste dans les années 90( de courts métrages ), régisseur avant de s’installer comme restaurateur sur une plage près de Gruissan. Il écrit déjà quelques polars qui restent à l’état de manuscrits, des nouvelles aussi et rencontre son idole: José Giovanni. Au gré de ses voyages, il poursuit son parcours professionnel dans divers milieux, autant d’expériences et de rencontres qu’il garde en mémoire, espérant bien un jour les utiliser comme sujets, lieux ou héros de ses livres. A ce parcours professionnel atypique, il faut ajouter ses passions, autres sources d’inspiration: « la famille », l’Histoire du Moyen Age, le cinéma américain des années 70, la cuisine, le rock, les voyages et aussi… ne rien faire sinon: rêver !

Début des années 2000, quelques unes de ses nouvelles sont publiées sur http://www.1000nouvelles.com/index.html (six nouvelles dont la lecture peut vous permettre une première approche de l’écriture, du style de Jacques Olivier Bosco) et les Éditions Jigal acceptent son premier polar, Et la mort se lèvera qui paraît en ce début 2010.

Nouvel auteur à découvrir… et à suivre…                           Elleon

Source fichesauteurs.canalblog.com : http://fichesauteurs.canalblog.com/archives/2010/02/16/16921894.html

Détails sur le produit

  • Broché: 200 pages : 16,80 euros, port gratuit.
  • Editeur : Jigal (12 septembre 2013)
  • Collection : Polar
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1092016062
  • ASIN: B00ESJ5DHY
  • Dimensions du produit: 19,4 x 12,6 x 2 cm

Cliquez sur ce lien pour commander le livre : http://polar.jigal.com/?page=liens&p=121

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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2 réponses à Loupo, de Jacques Olivier Bosco

  1. jerry OX dit :

    Parfaitement d’accord avectoi , Jérome , dans un polar , j’aime avant tout que les personnages soient dignes du role qui leur ait attribué dans ce domaine là et , j’imagine que Loupo (dit le flingueur) doit , comme il se doit dézinguer à tout va . Ce roman titille ma curiosité . merci !

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