IN FINE, de Stéphane Nolhart

Il n’y pas à tergiverser, personne n’aime la mort : c’est un fait ! Afin d’atténuer cette peur de l’inconnu, les hommes ont inventé une vie après la vie, un paradis où il fait bon vivre après avoir vécu, un endroit où être lorsque l’on n’est plus. Imaginez le capharnaüm que serait la terre, ce lieu enchanteur depuis que le monde existe, créé de la lubie d’un éternel qui devait s’ennuyer, si une aucune autorité n’exerçait un contrôle régulateur et salutaire pour tourner rond ! Catule, émule de Thanatos, se charge de la besogne pour le compte du grand ordonnateur de l’univers. Avec le temps qui passe sans s’écouler l’immortalité au panthéon des dieux devient longue et, Catule qui est un adepte des nouvelles technologies, des mots croisés et de la musique souffre à l’instar des humains de ne pas être la personne à suivre, la star des stars du box-office, la couverture des journaux. Le manque de reconnaissance équivalant à n’être pas il décide de se mettre ne grève. L’équilibre de la planète devient vite précaire, les vieux ne cédant plus leurs places aux successeurs, plus personne n’attend plus rien, les gouvernements sont aux abois, la vie sans la mort n’a plus de logique… Des plébiscites pour la mort apparaissent sur les réseaux sociaux, les journaux ne savent plus où donner de la Une, les politiques se désespèrent.

Très vite la mort personnalisée par Catule revient sur toutes les lèvres, dans toutes les pensées : c’est un bon début. Faire une grève est une chose, mais il faut savoir finir ce genre de mouvement, sans quoi, à trop en faire on tue les acquis nés du conflit. En redémarrant la grande faucheuse, Catule rend au grand saut ultime ses lettres de noblesse à la satisfaction du plus grand nombre.

Il est besoin d’un réel talent pour discourir ainsi avec humour, au long d’un livre, de la mort. Stéphane Nolhart réussit parfaitement ce tour de force. Présenté sous forme d’un roman, cet ouvrage tout à fait jouissif aurait pu être un essai tant la réflexion de l’auteur sur ce sujet controversé est bien menée. Oui, la mort fait partie de la vie et l’on doit s’y résoudre. Enfin, pour rester pragmatique, n’oublions pas que donner le vie reviendra forcément à condamner à mort le nouveau venu : preuve que vie et mort sont étroitement liés par une destinée immuable, n’en déplaise aux industriels du jeunisme éternel et aux carabins prolongeant coûte que coûte le seuil du trépas.

4ème de couverture Cette confession exclusive révèle au monde ce qu’aucun historien, ni chercheur, ni médecin n’a jamais pu dévoiler : la Mort a un nom ! Catule, de sexe masculin et fan des Beatles. Catule la Mort déprime. Il se sent mal-aimé par l’humanité, supplanté dans le cœur des hommes par la médecine et ses rêves grotesques de vie éternelle. Alors, la Mort décide de se mettre en grève et d’organiser une sensationnelle opération de communication planétaire pour instaurer un monde où il sera enfin reconnu d’utilité publique, adulé comme une Star. « C’est la gloire, les lauriers et les applaudissements ou je débraye. »

Un peu de l’auteur

Je tentais d’écrire un texte amusant, concentré devant l’écran. Je ne l’ai pas entendu venir. – Le visiteur du site : C’est ici que tu parles de toi ? – Moi : Peux-tu parler plus fort, je n’ai pas mes lunettes – Le visiteur du site: Je veux dire, qui es-tu ? – Moi : Bah, je suis auteur de fiction récréative. Je fais des ratures et des pâtés sur 200 ou 300 pages. – Le visiteur du site : De quelle taille les pâtés ? – Moi : Une bonne taille ! – Le visiteur du site : Quoi d’autre ? – Moi : Des romans, des biographies, des contes pour enfants, des scenarii, et  le nègre. – Le nègre ? – J’ai commis essentiellement des autobiographies, une vingtaine. – Quoi d’autre ? – Il y a des gens qui disent aux lecteurs des trucs sur les auteurs. Du genre, on sait ce qu’ils sont, on les connaît, ce sont des orgies sans nom entre deux livres.​ En ma qualité de directeur littéraire, je m’insurge contre cette idée répandue mais  fausse. – Le visiteur du site : Tu ferais mieux de raconter ta vie à tes lecteurs, ventre mou de la littérature française. – Moi :  Je ne sais pas quoi dire. Merci ? – Le visiteur du site : Si tu n’es pas capable d »écrire autre choses que 5 lettres, c’est pas gagné. – Moi : Il y a quelque chose de vrai dans ce que tu dis. – Le  visiteur du site : Espèce sous bonobo, vas-tu enfin parler de toi ? – Moi : J’ai été contaminé par le virus de la littérature, et c’est tenace. Pour tout dire, j’ai  essayé de passer à autre chose, de détruire mes manuscrits, mais je n’ai pas trouvé comment me débarrasser de cette masse considérable de papiers pour qu’il n’en existe plus rien. Impossible de la cramer sans risquer de mettre le feu à la maison, maladroit comme je suis. J’ai bien vu des films ou les types avalaient les dépêches pour qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains, mais manger des centaines de pages m’aurait demandé deux bonnes années, au moins. Alors, j’en ai fait des livres.

Source site de Stéphane Nolhart

 

 

 

 

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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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