Les cavaliers afghans, par Louis Meunier

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L’Afghanistan, le pays où toutes les armées s’enlisent pour imposer leurs vues de la paix, la démocratie à l’occidentale, les idéaux d’équité selon une échelle de valeurs des grandes puissances : un bourbier où les intentions sont louables mais ne recueillent pas l’adhésion des peuples le composant. C’est dans ce cadre mitigé, où la violence le dispute à la paix dans des paysages post-apocalyptiques de luttes armées incessantes ou bien totalement vierge d’un quelconque progrès depuis la nuit des temps, que Louis Meunier arrivé pour le compte d’une ONG tombe amoureux du pays et de ses habitants. Il cherche à s’intégrer au mieux, apprend la langue et les us de ces hôtes, partage avec eux une passion commune du cheval et surtout du buzkashi : sport national où la bravoure, la ruse et la force sont maîtres. Sa curiosité poussera Louis Meunier à faire tout un périple à cheval sur des terres presque inviolées par le monde moderne, à la rencontre des différents peuples de ces territoires hétéroclites, à l’image des « cavaliers » de Joseph Kessel auxquels il s’identifie.

Ce roman autobiographique entre dans la lignée des grands romans d’aventures. Sans voyeurisme de la part de l’auteur, ni jugement sur l’Afghanistan et la façon de vivre de ses habitants, Louis Meunier nous fait découvrir un pays tel qu’il est réellement : aspirant à un peu de modernisme sans doute, mais surtout fier de ses valeurs ancestrales et ne désirant que de pouvoir manger à sa faim dans un pays libre de tout dictat étranger. Sans xénophobie de la part des afghans, ils aiment recevoir, mais pas être jugés. Ils acceptent l’autre, mais refusent les contraintes bouleversant la tradition ayant fait d’eux ce qu’ils sont : un étranger reste un étranger avec lequel il est toujours possible de fraterniser, mais il doit s’adapter sans chercher à imposer !

C’était un risque fort que de tenter « la grande aventure » dans un pays agité de soubresauts continuels, mais la constance de l’auteur, l’humilité dont il sut faire preuve au long du voyage lui permit de démonter qu’il reste des portes inviolées au XXIème siècle et, de mettre en avant un univers dont nul ne soupçonnait l’existence. Hormis l’actualité des médias qui ne délivrent qu’une image troublée de l’Afghanistan, nul ne parle jamais des atouts de cette région du monde : Louis Meunier le fait remarquablement dans cet ouvrage.

Un livre fort qui ravira les amateurs d’aventures, les passionnés d’histoire et des civilisations : un livre qu’il faut avoir lu pour mieux comprendre ce pays et les enjeux de cette portion du monde.

4ème de couverture

 » Dans ce pays sans âge, on ne parle pas en nationalités, mais en peuples. On ne compte pas en kilomètres, mais en jours de route. Quand on se quitte, on se dit Zenda Bashi, sois vivant, parce que l’existence est incertaine.  » En 2002, Louis Meunier, tout juste diplômé, décide de plaquer une carrière tracée d’avance et de partir à l’aventure en Afghanistan. Il est ébloui par la beauté du pays et la dignité de ses habitants. Mais surtout, fasciné par la lecture des Cavaliers de Kessel, il rêve d’assister à un buzkashi, tournoi où les cavaliers ont droit à tous les coups pour déposer dans le cercle de justice, une dépouille de chèvre. Ces cavaliers redoutables, les tchopendoz, ne craignent ni les blessures ni la mort. Les combats sont d’une violence inouïe. Louis n’aura bientôt plus qu’une idée en tête : trouver le cheval de ses rêves pour, à son tour, devenir tchopendoz. Louis Meunier livre un puissant récit initiatique dans l’Afghanistan des légendes et des esprits : l’Ashvagan, littéralement en persan,  » la Terre des chevaux « .

Un peu de l’auteur

Louis Meunier débarque en Afghanistan au mois de mars 2002 pour participer à l’effort de reconstruction. Par la suite, il guide des groupes d’alpinistes dans les montagnes du Pamir et traverse l’Afghanistan à cheval. Il fera partie de l’équipe de buzkashi de Kaboul pendant trois ans aux côtés des fameux tchopendoz.

En 2007, il crée Taimani Films, une société de production audiovisuelle basée à Kaboul. Louis produit et réalise des films pour la télévision et le cinéma dont les documentaires Prisonniers de l’Himalaya et 7 000 mètres au-dessus de la guerre.

SourceBio & image : Editions KERO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détail du produit

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : KERO (22 mai 2014)
  • Collection : RECIT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2366581106
  • ISBN-13: 978-2366581102
  • Dimensions du produit: 24 x 16 x 3 cm

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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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