La nuit de l’Orcière, de Pierre Petit

Dans le huis-clos d’une campagne, le monstre grandit sans entrave !

Dans les campagnes, tout se sait, mais le silence est d’or : on règle ses comptes en famille. On sait le paysan fier de ses terres, patiemment acquises au fil des générations et que chacun tente de valoriser pour les transmettre à son tour.

Dans une ferme, un veuf cherche à se remarier, à fortiori lorsqu’il n’a pas eu de descendance. Robert épouse donc Louise, jeune femme d’une petite vingtaine, du même milieu, rejetée par son père lui reprochant le décès de sa mère. Avec cette union, Louise pense avoir trouvé un endroit où elle sera enfin bien, avec un homme qu’elle aime, même s’il préfère son métier de maçon à celui de la terre. A l’Orcière, vit avec eux le beau-père, ancien paysan qui continue de faire quelques affaires en commerçant les bêtes lui restant. Rapidement, Louise sent une défiance du vieux : il l’observe dans un silence de cathédrale. Les affaires de robert commencent à se gâter lorsqu’il entreprend des chantiers trop importants pour la taille de son entreprise. Lorsque l’héritage de son père arrive, Louise devient subitement riche, très riche. La rancœur et la convoitise du beau-père deviennent criantes. Serai-elle bonne à plumer et, à quel prix ?



Dans l’intimité d’une ferme isolée on ne sait que ce qui filtre vers l’extérieur, c’est-à-dire ce que l’on raconte à mi-voix au bistrot du village. Le reste n’est qu’apparences ! Vu du dehors, Louise semble heureuse, joyeuse et aimer la vie. Son activité au sein de la nouvelle bibliothèque le confirme. Ses collègues ont plaisir à travailler avec elle. Du dedans, le beau-père murmure en jouant aux cartes que sa belle-fille est dépressive, qu’il est inquiet pour elle, se demandant même si elle ne voudrait pas attenter à ses jours.

Robert, qui veut devenir un gros entrepreneur se débat dans les difficultés financières, les chantiers trop gros et mal calculés mettent en péril la société, puis il y a l’argent de l’héritage de Louise qu’elle a placé à la banque, semblant garder pour elle seule cette manne financière, dont nul ne connait réellement le montant.
Le père et le fils s’isolent souvent pour parler à voix basse, se cachant de Louise.
Quelques indiscrétions commencent à conduire Louise vers une peur certaine : on en veut à sa vie et, surtout à son argent !



Pierre Petit nous sert ici un roman terroir, mais c’est également un thriller d’un très bon cru ! La méchanceté, l’envie, l’appât du gain, tout ce qui mène un homme à franchir les frontières du mal, à tramer les pires solutions est ici présent. Mais au-delà des biens de Louise, son arrivée sur l’Orcière n’est peut-être que la continuité d’une entreprise infernale commencée bien plus tôt, une spirale que seule la mort peu enrayer ! Monstrueux et cynique, ce roman est un thriller de très bonne facture.

Présentation de l’éditeur


Elle était mariée et, il fallait l’espérer, pour toujours.
Ses beaux yeux gris et sa jeunesse, Louise les a offerts à Robert, veuf de quinze ans son aîné. Mais au fil des jours, dans l’austère maison familiale enchâssée dans les sapins du Haut-Forez, la jolie épousée déchante. L’isolement, les absences de son mari accaparé par son entreprise de maçonnerie, l’enfant qui tarde à venir… Surtout il y a  » le Vieux « , le beau-père omniprésent et retors à souhait. Que dit-il à Robert, chaque soir, lors de leurs messes basses au coin du feu ?
En 1971, l’émancipation féminine est en marche et Louise a ses projets. D’autant que, dans le plus grand secret, elle vient de toucher un joli héritage.
Quand il n’est pas à la cueillette des champignons,  » le Vieux  » a l’œil à tout.
Et il est prêt à tout…

Un roman noir, construit comme un huis clos, qui va crescendo.



Un peu de l’auteur

Pierre Petit est notamment l’auteur du Secret d’Adèle (Editions des Monts d’Auvergne, 2011). Aux Presses de la Cité, il a publié La Folie d’Albert (2012), Le Rêveur et le Brigadier (2013) et Le Secret du docteur Favre (2016).

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
Il est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine de romans dont La Folie d’Albert et Le Rêveur et le Brigadier aux Presses de la Cité.
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien – , la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.

Crédit bio & photo Lisez-moi.com

Détails sur le produit

• Broché: 432 pages
• Editeur : Presses de la Cité (22 février 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258144949
• ISBN-13: 978-2258144941
• Dimensions du produit: 13,9 x 2,9 x 22,4 cm






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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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