La soif des bêtes, de Johann Guillaud-Bachet

Travaillant comme dameurs sur les pistes, Ludo et David sont des amis d’enfance. Ce travail leur permet de vivre mal, mais ont-ils d’autre choix ? Ils sont nés ici, dans les montagnes où l’emploi est rare. David, un être un peu singulier, qui parfois peut déranger, trouve un cadavre en partie dévoré par des sangliers. Comme il a touché la scène du crime, Ludo décide de cacher le trépassé pour protéger son ami. Il craint que des traces ADN fassent de lui un coupable potentiel. Ce qui devait assurer une tranquillité sera le début de leurs ennuis. De plus, une sècheresse particulièrement féroce plombe la saison touristique. Seuls les canons à neige peuvent sauver la saison alors que les hommes et les animaux manquent d’eau !

C’est un roman très atypique. En effet, Johann Guillaud-Bachet ne respecte pas les codes du thriller, ni du polar, tout en nous offrant un roman noir avec quelques accents fantastiques, quoi que ? Dans une petite station de ski où tout appartient à une seule famille, par conséquent seul employeur du village, on tourne en vase clos. Sourires par devant et grimaces hors des regards font la routine des travailleurs. Tous se connaissent depuis des bancs de la primaire, chacun sait donc tout sur les autres. Pourtant, un équilibre entre tous s’est mis en place. L’arrivée d’un nouveau chef des pistes extérieur au village bouleverse les habitudes. D’autre part, la sécheresse en s’éternisant tape sur les nerfs de tout le monde. Même dans les maisons l’eau est rationnée et, la mairie se montre impuissante pour solutionner le problème. David, qui préfère vivre avec les animaux qu’avec les humains, organise des points d’eau pour les bêtes vivant sur ses terres.


Lorsque la police arrive pour chercher des traces d’un inspecteur des eaux ayant disparu, Ludo sent un vent froid lui courir l’échine ! Les propriétaires de la station regardent cela d’un œil distant. Ludo en profite pour glisser une info sur le mort au directeur de la station. Curieusement, Ludo est nommé chef des pistes en remplacement du nouveau actuellement hospitalisé.

Atypique, mais un roman qui accélère au fil des pages. Au début, en plantant son décor, Johann Guillaud-Bachet nous laisse presque penser qu’on s’est trompé de genre littéraire, que ce roman serait mieux dans les mains du petit ! Puis, il tisse une embrouille que seule la complicité du secret d’une vie en vase clos peut élaborer. A force de vivre entre eux, certains s’affranchissent des règles communes, oublient que la réussite n’est pas gage d’impunité. Un roman très noir, si noir qu’il pue parfois autant qu’un cadavre au soleil. Un livre bien ficelé qui tient en haleine le lecteur jusqu’à une fin tout autant improbable que ce roman !

Présentation de l’éditeur

« Quelque chose les enveloppait. Un écho, un murmure de rage, qui démangeait les âmes, les épluchait, réduisait les corps au sang. »

Ludo et David enchaînent les nuits à damer les pistes de ski pour un salaire de misère. Au cœur des montagnes qui les ont vus naître, le petit fûté et le géant naïf ont toujours veillé l’un sur l’autre.
Lorsque David trouve un corps dans les bois, à moitié dévoré, Ludo décide de le cacher pour leur éviter des ennuis.
Bientôt le géant prend l’habitude de se confier au cadavre, enfoui au fond de son étable sous une épaisse couche de glace.
Avec la sécheresse exceptionnelle qui sévit cet hiver-là, un mal étrange rode dans la forêt. Dans la commune, la colère gronde : quelle est cette rage qui transforme les animaux les plus paisibles en fauves ? Comment la station produit-elle encore de la neige artificielle alors que l’eau manque au robinet ?
Le géant le sent : un fil se tend qui enserre les bêtes et les hommes et leur fait perdre la tête.

Un peu de l’auteur

Johann Guillaud-Bachet vit et travaille dans un village des Alpes. La Soif des bêtes est son second roman. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif  , son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Source photo Calmann -Levy :

Détails sur le produit

• Broché : 272 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2020)
• Collection : Littérature
• Langue : Français
• ISBN-10 : 2702166288
• ISBN-13 : 978-2702166284
• Dimensions du produit : 13,6 x 2,2 x 21,5 cm






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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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