Noyé vif, de Johann Guillaud-Bachet

La voile, prendre le large, s’évader de la routine des jours et voguer vers l’infini est un rêve pour beaucoup, mais que seulement certains tentent de vivre pleinement. Pour prendre le large, il faut un apprentissage de la haute mer. Six personnes embarquent pour un stage de haute mer avec un moniteur chevronné. D’abord, il y a un temps où l’on doit faire connaissance, se préparer à la promiscuité de la vie à bord. Très vite, des clans se forment. Vivre ensemble n’est pas une mince affaire si l’on ne dispose que de quelques mètres carrés de surface habitable. De plus, avec les quarts de veille et le manque d’habitude la fatigue se fait ressentir, l’humeur devient aléatoire, aux instants de plaisir s’opposent les petites acrimonies inévitables lorsque des inconnus sont contraints de vivre les uns sur les autres.

En mer, rien n’est lisse, rien n’est sûr ! Face aux éléments, l’homme n’est que peu de chose. Une fois au large, loin des côtes, lorsque survient une tempête, chacun mesure l’insignifiance du bateau dont dépend sa survie. L’instructeur veille sur ses élèves, le bateau affronte une mer en furie, puis vient l’impensable : une vague plus grosse que le autres fait passer par-dessus bord le skippeur en chef. Les stagiaire sont livrés à eux-mêmes, doivent improviser pour surmonter des vagues hautes comme des immeubles, garder un cap fiable. Par radio, ils parviennent à contacter les secours.



Au même moment, un navire de réfugiés venant de Lybie est en perdition, faisant appel également au CROSS. Qui sera secouru en premier ? Entre coéquipiers, la température monte, chacun veut sauver sa peau le premier, quitte à le faire au détriment des autres. L’instinct de survie prédomine sur l’empathie !

Un roman qui met le doigt sur nos petites faiblesses en cas de promiscuité, en cas de danger. Avec Johann Guillaud-Bachet, nous faisons le tour des sentiments animant des personnes très normales, des gens comme vous ou moi, lorsque rien ne va plus. Les meilleures intentions, l’amour du prochain, l’ouverture d’esprit que l‘on peut éprouver sont-elles plus fortes face à l’envie de vivre ? Dans la balance, l’auteur met nos convictions à rude épreuve. Qu’aurions-nous fait en pareille circonstance ? La vie du plus grand nombre, celle des autres, prime-t-elle sur celles des français de souche ? La marine doit-elle secourir les nationaux en premier, ou les plus mal en point ? Un tel roman est tout à fait d’actualité avec le nombre impressionnant d’émigrants qui prennent la mer pour tenter d’avoir une vie loin des conflits, loin de la misère et offrir à leurs enfants un avenir.

Pour un premier roman, on ne peut que regretter qu’il ne fasse que 200 pages…

En librairie le 1 février 2017

Présentation de l’éditeur

Le soleil brille haut, la mer est calme. Six apprentis marins, quatre hommes et deux femmes, quittent le port de Sète dans une joyeuse anarchie encadrée par un moniteur de voile. Parmi eux, le narrateur, un homme sombre et secret, porte sur cette bande hétéroclite un regard doux-amer. Sous ses yeux qui en ont sans doute déjà trop vu se joue un concentré de comédie humaine.

C’est alors que se lève la plus effroyable des tempêtes. Une déferlante emporte le moniteur. Ils sont maintenant six néophytes sur ce bateau, dont un blessé. Les secours contactés les rassurent : un patrouilleur va se dérouter vers eux. Mais le canal d’urgence de la radio grésille à nouveau. Une voix très jeune supplie, en anglais : « S’il vous plaît, nous sommes nombreux, le bateau est cassé, il prend l’eau. »

Le dilemme surgit aussitôt : qui doit être secouru en premier ? Six Français sur un voilier qui ne tiendra peut-être pas jusqu’au bout, ou un bateau de migrants ? Tandis que les éléments continuent à s’acharner sur eux, les six s’affrontent sur la marche à suivre et la valeur des vies à sauver.

Un peu de l’auteur

Johann GUILLAUD-BACHET vit et travaille dans une commune de l’Isère. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif, son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Crédit photo Calmann-Levy 

Détails sur le produit

• Broché: 200 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (31 janvier 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702162940
• ISBN-13: 978-2702162941
• Dimensions du produit: 13,5 x 1,7 x 21,5 cm






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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des éditions : In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d'Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc. Me contacter par le formulaire de contact pour livre en services de presse.
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