Tempête du désert, de Nicolas Casanova


Le colonel Nicolas Casanova en conversation avec moi devant son stand (Photo Edmond Huet)
Humain, foncièrement altruiste cette plongée au cœur de la légion étrangère !

Un livre sur la guerre du golf ! Je me disais qu’il devait s’agir d’un vieux gégène racontant sa guerre, ses coups de botte au train de ses hommes : moi les p’tit gars, je connais bien…

Le stand des auteurs des corps militaires faisait face au mien, au salon du livre de Paris, il me fallait en savoir un peu plus. Un rapide coup d’œil sur les ouvrages me donne un aperçu surprenant, un élan qui entraîne son lecteur dans la foulée. Me regardant en souriant, un homme en uniforme, s’approche. Son regard franc incite à la discussion, ma curiosité maladive me pousse à le questionner. Devant ma surprise de constater que les livres présentés emmènent le lecteur dans la bataille, avec la troupe, l’officier m’explique que son journal est l’histoire au jour le jour  de la vie de son régiment, hommes, lecteur et lui pour assurer une cohésion de l’ensemble ; tous de concert vers un objectif commun…

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Le colonel Nicolas Casanova en conversation avec moi devant son stand (Photo Edmond Huet)

Du coup, sans vraiment le lui dire, j’ai commandé son livre chez l’éditeur. Je désirais vraiment en savoir plus, comprendre mieux cet univers si éloigné du mien.

« Dans tempête du désert », j’ai fais la connaissance d’une brigade de légionnaires, tous de cultures différentes ou presque, mais unis comme les doigts d’une main, d’une volonté unique d’aller vers l’avant dans une fraternité comme seul le monde des hommes sait la nouer, indéfectible et entière.  J’ai découvert, aussi, ce que signifie un commandement, l’humanité dont il faut faire preuve pour ce rôle ; la notion de service à la nation y joue une composition étonnante, tour à tour joyeuse, résolue, constante, mais non dénuée d’humour, de culture et d’émotion vraie. Ce versant sensible m’a confondu, au-delà de toute attente dans un ouvrage sur une opération militaire d’envergure, ayant marqué l’histoire Moyen-Orientale pour longtemps…

Je sors de ce livre avec une vision nouvelle de ce qu’est l’armée, ce monde viril, un rien décalé du simple citoyen. Désormais, je regarderai d’un œil nouveau les soldats lorsque j’en croiserai.

 

À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

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Une réponse à Tempête du désert, de Nicolas Casanova

  1. Cela donne envie de le lire. Les points de vue des gens dont on ne connaît les activités que par le petit bout de la lorgnette sont toujours riches en découvertes. Et cela évite de se tenir à la vision du monde que veulent bien nous servir les médias, avides de sensations fortes !
    @ Monique, avec ce type, j’ai découvert un monde inimaginable de l’extérieur, dur, mais avec toujours une part affection et de respect entre tous…

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