La journée mondiale de la gentillesse, de Jacqueline Daussain

Bien faire ou faire le bien ne sont pas toujours des actes médités. Dans ce recueil de nouvelles, Jacqueline Daussain nous brosse une série de personnages qui tous, volontairement ou non font un geste vers l’autre. Dans une vie souvent chargée de grisaille, chaque geste prend une ampleur insoupçonnée. Celui qui reçoit le ressent souvent plus que celui qui en est l’auteur, encore que… Notre monde avance si vite que le moindre geste que l’on qualifierait de courtoisie, autrefois, semble désormais un acte de bravoure exceptionnel. Chacune de ces nouvelles nous ressemble, montrant un chemin vers un peu plus d’humanité, de partage, d’ouverture vers les autres. Aller vers l’autre peut aussi être mal pris, ou mal compris. J’en veux pour preuve ces femmes à qui l’on tient une porte et qui vous toisent du haut de leurs talons aiguille, outragées que l’on eût pu penser qu’elles ne pouvaient l’ouvrir elle-même ! Puis il y a ceux pour qui ce geste anodin est une petite lumière dans une journée morose, un baume qui redonne un peu de force.



Jacqueline Daussan a bien saisi le mode de fonctionnement des relations entre inconnus. Les personnes que l’on croisent en allant travailler dans les transports en commun sont toutes dans leurs mondes, perdues dans leurs pensées : vouloir faire bien surprendra d’autant plus. Il y a également les promesses que l’on se fait de faire bien pour rompre une solitude, briser un isolement en allant vers les autres. Les autres, tous ces gens que l’on ne connaît pas, que jamais plus l’on recroisera, mais qui comme nous, sont là. Faire le bien est un geste de civilité que notre époque semble avoir oublié. Faire du bien, c’est tout simplement faire un geste de politesse pour rendre la vie meilleure.



Un peu de l’auteur

Source photo Editions Quadrature 

Jacqueline Daussain est née à Namur en 1955. Elle vit à Lustin. Durant son enfance, la maison familiale est aussi l’un des cafés du village tenu par sa mère et sa grand-mère. La petite fille sera touchée d’emblée par ce qu’elle peut y observer : le plaisir des clients de partager un peu de chaleur humaine, leur solitude.
Elle a été institutrice, libraire, conteuse, lectrice en maison de retraite parce qu’elle aime les mots et les gens.
C’est pour cette raison aussi que, en 1996, elle s’inscrit aux ateliers d’écriture Aganippé. Elle a donc 46 ans quand elle commence à écrire.
Formée principalement par Éva Kavian, elle se consacre depuis 2006 à l’animation d’ateliers d’écriture.
Elle est membre de la Scam.



Détails sur le produit

• ISBN 978-2-930538-88-4 (format broché)
• ISBN 9782930538891 (format ePUB)
• 128 pages
• Livre broché – 16€
• ebook – 9.99€

Pour commander ce recueil suivre ce lien : https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100809370






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Tueuses en série, par Frédérique Volot

La douceur faite femme ne s’applique pas toujours !

Avec ces 20 histoires, ces 20 destins hors norme, Frédérique Volot nous raconte les histoires effrayantes de femmes ayant défrayé la chronique après avoir basculé dans le crime. Que ce soit par jalousie, pour l’argent ou par vengeance sur leurs propres vies de misère, toutes ont franchi la frontière entre les langes et le meurtre. Il est rare que des femmes manifestent autant de violence, mais pourtant, les faits sont là pour le démontrer. Souvent, cela commence presque par un geste désespéré semblant une solution, puis une culbute se produit dans le raisonnement de sorte que le crime se banalise. Elles semblent le faire avec un détachement glaçant, comme si elles n’étaient pas vraiment impliquées tout en étant parfaitement conscientes de leurs actes. On peut juste leur trouver un point commun : une violence subie dans la jeunesse, encore que…
Un peu comme le faisait Pierre Bellemare, ce conteur de génie, Frédérique Volot reprend brillamment le flambeau.

 



Avec ce nouveau livre, l’auteur change de registre. La romancière se fait chroniqueuse de faits divers d’une monstruosité sans borne. On est souvent surpris de voir avec quelle apparente facilité ces femmes ont tué, encore et encore. Dans l’art du meurtre en série les hommes sont maîtres, qui donc penserait qu’une femme, symbole de douceur sème les cadavres derrière elle ? Sans doute est-ce parce que nul ne s’y attend qu’elles soient parvenues à échapper à la justice durant un temps certain. Mais ce n’est pas si simple, il arrive que les enquêteurs, surtout autrefois, passent à côté d’évidences troublantes. Aujourd’hui, la police scientifique est très performante, mais c’est relativement récent.
Néanmoins, l’on découvre encore, parfois, quelques cadavres gardés au frais qui sont passés sous les radars de la justice. En général, ce sont des femmes infanticides par déni de grossesse : mais très rarement des assassins en jupons perpétuant des morts violentes.

 



 

Un recueil de 20 histoires extraordinaires, glaçantes, mais qui raviront les amateurs de sensationnel, de polars bien noirs. 20 histoires nous emmenant dans la face la plus sombre que peut échafauder l’esprit humain. La criminalité se réinvente sans cesse, trouvant toujours à se frayer un chemin, quitte à prendre pour bras armé le sexe faible !

Détails sur le produit

• Broché: 320 pages
• Editeur : Opportun (15 novembre 2018)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2360756125
• ISBN-13: 978-2360756124
• Dimensions du produit: 13,1 x 2,7 x 20,1 cm

 



 




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Tentations, de Jean-Pierre Bours

L’art de rester droit dans ses bottes lorsque l’on a vendu son âme au diable !

Faust, ce personnage sulfureux décrit par Goethe dans deux pièces de théâtre. Inspiré d’un homme ayant vraiment existé, alchimiste, déjà héro de contes, c’est un être troublé par la passion, qui peut obscurcir l’esprit de l’homme disait Goethe. Dans son tome II de son Faust, cet auteur Allemand, passionné de sciences, a écrit un prologue qui pose la question obsédante du salut de l’âme. Jean-Marie Bours tente dans ce roman de donner vie à Faust, de raconter l’existence qu’il aurait pu avoir. Nous partons donc faire un voyage dans la

renaissance, époque de Charles Quint et François 1er, période troublée par la progression de la réforme initiée par Martin Luther et la libéralisation de l’art. Ici, Faust est un érudit dont la soif d’apprendre ne connait pas de limite. Médecin, astrologue, diplomate et alchimiste, il enseigne également la médecine. Avec son équipe rapprochée, il dissèque des cadavres pour percer les secrets du corps humain qu’il veut cartographier dans un ouvrage qui profitera à la science. Autopsier des cadavres est fortement réprouvé par la sainte église, mais le temps des brûlots pour sorcellerie marque une pause. Le Vatican a de gros soucis avec les nouvelles idées des réformés, donc d’autres chats à fouetter que de perdre son temps avec l’inquisition.

 



 

Le saint empire chrétien bascule dans les idées luthériennes en contestant jusqu’à l’autorité du pape… Un souverain pontife qui se veut le gestionnaire des âmes, garant du spirituel alors que les rois ne sont là que pour gérer les corps. Le vicaire de dieu voit sa puissance contestée par un simple moine qui, bien qu’excommunié, propage sa vision de la religion bien trop vite pour son goût. Un moine si populaire, soutenu par son empereur, qu’il n’est même pas envisageable de le faire taire en le cloîtrant dans quelque monastère bien isolé. Faust, est proche de Luther, ils sont tous deux des contemporains et, il est normal que des esprits éclairés se rencontre, bien que ne partageant pas tout à fait la même vision de Dieu. Joueur, Faust s’amuse de l’offre de Méphistophélès : 24 années de bienfaits contre son âme ! La belle affaire… Faust tergiverse un peu, puis accepte de défier le pacte du diable. Il signe de son sang, mais se refuse donner ce qui, par son immatérialité, ne peut se vendre.




 

Ce roman s’inscrit dans la suite d’indulgences, une époque qu’affectionne l’auteur pour situer l’histoire de ses romans historiques. Le moyen-âge est aussi sombre que flamboyant, mais également un temps où l’on écrivait peu, dont nous n’avons que des traces éparses dans quelques documents en latin pas toujours très fiables, souvent mal retranscrits par des scribes monastiques certes appliqués, mais peu cultivés. Pour un romancier, c’est du pain bénit ! L’imprécision de ce que l’on sait lui permet de prendre toutes les libertés. Jean-Marie Bours respecte cependant la grande histoire lors de l’écriture de ses livres, celle dont nous sommes certains. Cela donne à l’ouvrage une force pour que la fiction cadre avec la véracité historique. Avec lui, le lecteur voyage dans le temps. Ses personnages sont si vrais que l’on vibre avec eux. Un livre qui ravira tous les publics.

 



 

Présentation de l'éditeur

Un roman dans la veine de ceux de Ken Follett qui explore une période encore peu connue en France et pourtant fondatrice de notre Histoire, celle de la naissance de la Réforme et de la Renaissance allemande.
Personnage de légende dont l'histoire a traversé les siècles, médecin brillant et visionnaire ou homme de l'ombre ayant vendu son âme au diable, Johann Faust continue d'intriguer et d'inspirer. Goethe l'a immortalisé et avec lui celle dont il serait tombé amoureux, Gretchen, personnage lumineux en contrepoint de Méphistophélès.
Roman historique inspiré, Tentations retrace ce qui pourrait être la dernière partie de la vie de Faust et Gretchen. Alors que sa légende se construit déjà, ce médecin aux méthodes obscures mais efficaces est appelé auprès des plus grands. De Lucrèce Borgia à Henri VIII et Thomas More, de François 1er à Martin Luther, une occasion unique de replonger dans l'effervescence intellectuelle et dans les enjeux de pouvoir de l'Europe de la Renaissance.

 



 

Un peu de l’auteur

Jean-Pierre Bours est né le 11 juin 1945 à Liège, en Belgique. Il est avocat et a enseigné le droit fiscal à l'université de Liège et à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales.
Féru de littérature, il est l'auteur, dès 1975, d'une anthologie de nouvelles fantastiques russes (Marabout) et, en 1994, d'une anthologie de récits, policiers ou fantastiques, mettant en scène des magistrats (Fleuve noir).
Il est l'auteur d'un recueil de nouvelles couronné en 1977 par le prix Jean Ray, sous le titre "Celui qui pourrissait" (Marabout), réédité en 2012 par l'Arbre vengeur.
Se fondant sur sa parfaite connaissance du milieu judiciaire, il écrit en 1996 un roman policier, édité par Quorum, sous le titre "La Nuit du jugement", qui a souffert malheureusement de la mise en liquidation de son éditeur peu après. Il y imagine Liège en proie à la terreur, abritant en son sein un émule de Jack l'Éventreur sévissant la nuit. Ce livre peut-être téléchargé sur Kindle.
Il vient de terminer un roman historique, sous le titre "Indulgences", qui sortira le 30 octobre 2014(HC Editions). L'histoire se déroule dans l'Allemagne du début du XVIème siècle, sur fond de procès en sorcellerie, et l'on y voit passer Martin Luther, Lucas Cranach, et le docteur Faust.

Source Bio & photo Page Amazon de l’auteur

 

 



 

 

Détails sur le produit

• Broché: 316 pages
• Editeur : HC éditions (15 novembre 2018)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357203161
• ISBN-13: 978-2357203167
• Dimensions du produit: 14,6 x 2,5 x 22,1 cm

 

 



 

 






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Ours, de Philippe Morvan

Peut-on choisir entre la rédemption et le meurtre ?

Difficile choix pour Gabriel Morange en cette fin de XIXème. Fils de paysan, ayant fait le petit séminaire, Gabriel décide de ne pas faire le grand saut vers la prêtrise. Il choisit de partir faire la guerre, non dans l’idée de tuer, mais afin de voir du pays. En effet, les mouvements entre nations donnent autant d’occasions de voyager aux belligérants que la colonisation galopante des états européens. Cinq ans de conflits armés, de l’Algérie au Vietnam, suffisent à l’écœurement de Gaby. Sa vision de l’homme chancèle, les horreurs dont il fut témoin le révolte. Rentré au pays, il reprend ses études et devient missionnaire. Le clergé l’envoie évangéliser les indiens d’Amérique. Là, il découvre que l’homme ne change pas vraiment selon les continents. Seuls les chrétiens, blancs de préférence, ont une âme. Le reste des populations ne sont que des sauvages qu’il faut domestiquer à la trique, des animaux dont on peut disposer à l’envi. S’opposant à sa hiérarchie, il se défroque pour suivre ceux qu’il a appris à aimer. Des hommes comme tout un chacun, dont il fera siennes leurs valeurs. Sa vision d’un Dieu universel juste et bon s’érode, il doute… L’oppression est si forte envers les tribus indiennes, que Gaby se perdra de nouveau pour défendre les droits indiens en reprenant les armes. Il s’était fait curé pour expier, pour racheter l’homme en général, mais il comprend sa quête impossible par la seule force des idées.

 



 

Philippe Morvan signe là un roman d’aventure, mais aussi un roman historique. Pour l’aventure le lecteur est servi ! Sur quatre continents, Gaby accompagne les guerres de la colonisation avec leurs lots d’exactions. C’est ignoble, surtout vu de notre XXIème siècle bien-pensant, avec ses guerres propres comme celle en Irak contre Saddam Hussein et, qui n’ont de propre que l’adjectif ! Roman historique, car il place son histoire dans le bon contexte : celui d’une époque où l’Europe se voulait un phare guidant les peuples indigènes vers la lumière de la christianisation quel qu’en soit le prix. Une époque où l’abolition de l’esclavage était toute récente, dont l’idée du sauvage n’avait pas encore changé car Jésus lui-même est blond aux yeux bleu. En Amérique, l’abolition était encore une idée saugrenue, les colons devaient pouvoir s’installer là où ils le voulaient, indiens ou pas. Quant à ouvrir un débat pour trouver un terrain d’entente avec les natifs, respecter la coutume et leur mode de vie, cela semblait un non-sens total. L’homme blanc, tel un Dieu, se doit de sauver ou détruire et, l’armée y veille fermement.

 



 

Que ce soit au nom de Dieu, ou pour prendre la place, la guerre est toujours légitime pour l’envahisseur. Mais avant le XXème siècle, l’idée de la mort était bien différente de celle que nous en avons aujourd’hui. Donner la mort avait moins d’impact que de nos jours, surtout envers les non-blancs. La mort frappait tout le monde, quel que soit l’âge ou la condition sociale, la médecine balbutiait, les moyens d’enquête étaient limités, tout comme l’était la volonté de savoir… Les soldats conquérants usaient de tous les droits sur les peuples assujettis. On arrive, on s’installe, on fait le ménage en détournant le regard. De toute façon, le pire de ce que peut imaginer l’être humain ne fera que soumettre mieux par la peur, dieu pourvoira au reste ! Un dieu nouveau arrive en expliquant que souffrir rend divin : où donc est le souci ? Le colonisé devrait remercier plutôt que de se plaindre…

 

 



 

Un peu de l’auteur

PHILIPPE MORVAN est né en 1962 à Clermont-Ferrand. Auteur pour la célèbre Bibliothèque verte dans ses jeunes années, il renoue depuis 2012 avec sa passion, l’écriture, et publie notamment plusieurs romans noirs sous pseudonyme.
Ours lui a été inspiré par l’histoire vraie de l’un de ses ancêtres.

Source photo EmOtionS blog littéraire :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 378 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (3 octobre 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 270216353X
• ISBN-13: 978-2702163535
• Dimensions du produit: 13,5 x 3,1 x 21,5 cm

 



 






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L’oiseau captif, de Jasmin Darznik

L’écriture peut-elle donner des ailes au désir ?

Forough Farrokhzad, vit à Téhéran dans les années 30. Son éducation est sévère, dans un pays donnant peu de place aux femmes. A la maison, son père que la famille n’appelle que « colonel », fait régner l’ordre… Dans la rue, où seuls les garçons se rendent pour jouer, la police du Shah et le commérage veillent à l’ordre public. Très tôt attirée par la beauté de la poésie persane, Forough compose des rimes. Facilement rebelle, elle brave les interdits, quitte à choquer cet ordre absolu pesant tant sur ses envies. Elle aime comprendre, la soumission exigée par sa condition de fille lui est pénible. Forough veut plus que tout sortir dehors, regarder droit devant elle sans devoir baisser les yeux. Par l’écriture, elle concrétise ses envies. Adolescente, elle trouve à publier dans un petit quotidien. Cette victoire lui donne des ailes. Mariée à seize ans pour ne pas mettre en péril l’honneur de la famille, Forough que son époux ne contrôle pas vraiment part faire la conquête de sa liberté : elle sera une poète, reconnue tel un poète, non sous le vocable péjoratif de poétesse se piquant de rimailler… Par le verbe, Forough Farrokhzad devient une grande figure du féminisme iranien.

 



 

On dit en France que ce que femme veut Dieu le veut ! Forough n’en exige pas autant du créateur, mais elle découvre en même temps que la liberté le désir, puis le plaisir. Se riant des interdits, elle croque la vie avec une insouciance qui peut choquer, ou donner des idées à d’autres. Sur la chaleur du sentiment, la rime devient brûlante ! Pensant à son amant, Forough Farrokhzad signe son plus célèbre texte : Le péché. Pour l’époque et encore plus en Iran, ce poème célébrant l’amour, qui plus est illégitime, était un scandale.

(…)
J’ai pêché, pêché dans le plaisir,
dans des bras chauds et enflammés,
j’ai pêché dans des bras de fer,
brûlants et rancuniers.
(…)
A l’oreille, l’histoire d’amour, je lui ai racontée,
je te veux mon amant,
je te veux, toi dont les bras sont vivifiants,
je te veux, toi mon amoureux fou.

Nombreuses sont les lectrices, nombreux sont ceux qui critiquent, avec un arrière-goût de jalousie, sûrement. L’opinion se perd en conjecture afin de découvrir qui est cet amant. La sphère intellectuelle s’agite. A braver l’ordre établi Forough crée le scandale et, maîtresse d’un homme établi elle se sent protégée, jusque quand ? Le désir est un absolu pour tous, mais chacun l’appréhende différemment. Le désir est un feu pouvant nourrir autant la haine que de la passion ; atteindre ses désirs équivaut à se mettre en danger au risque de s’y briser les ailes.

 



 

Source photo wikipedia

Avec ce livre, biographie romancée de Forough Farrokhzad car il existe peu de document la concernant, Jasmin Darznik signe un superbe portrait d’une grande poète iranienne, publiée dans le monde, ayant également réalisé des films. Elle fut la figure de proue du féminisme en Iran, alors que le shah poussait son pays à aborder le modernisme occidental en ce début de XXème siècle. Que ce soient les ambitions du roi ou celles de Forough Farrokhzad, l’avancée vers un monde nouveau bousculait la tradition, heurtait les consciences de beaucoup d’iraniens. L’exaspération grondait en sourdine. Une colère qui débouchera sur une révolution, vers un repli sur soi et beaucoup de sang versé. Forough Farrokhzad est décédée à l’âge de 32 ans d’un accident de voiture. L’oiseau captif est un roman de passion, un roman d’amour, une ode à la féminité.

 



 

Un peu de l’auteur

Jasmin Darznik est née à Téhéran. Arrivée en Amérique à l’âge de cinq ans, elle a obtenu son doctorat en littérature à l’université de Princeton. Son premier roman, The Good Daughter, a rencontré un succès immédiat et été traduit dans de nombreux pays.

Source photo Site de l’auteur :

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 394 pages
• Editeur : Stéphane Marsan (17 octobre 2018)
• Collection : Stéphane Marsan
• Langue : Français
• ISBN-10: 2378340222
• ISBN-13: 978-2378340223
• Dimensions du produit: 14,2 x 3 x 21,3 cm

 



 






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La séquence, de Stefan Catsicas

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme disait Rabelais !

Toute vérité est-elle bonne à dire ? Sans doute, encore faut-il qu’elle soit parfaitement comprise. Daniel Fox, généticien souvent contesté, est le découvreur de « La séquence ». Un travail de recherche occupant toute sa carrière. Ce fragment d’ADN est unique, toute modification de ce brin de code génétique humain semble impossible ; sans doute cela permit à l’homme de franchir la frontière entre le monde animal pour devenir un être pensant, capable de modifier son environnement et, certains pensent qu’il serait même le lien entre l’homme et Dieu. Depuis cette découverte, de gros groupes industriels de la pharmacie convoitent cette séquence d’ADN. Elle n’a rien de comparable sur terre. Cette découverte permet à Daniel Fox d’avoir le Nobel. Lorsque le travail d’une vie tombe dans la sphère publique, il échappe un peu à son auteur. La presse se déchaine en conjectures les plus folles. L’émotion gagne en puissance auprès des religieux qui réclament un démenti. Puis, le nerf de la guerre apparaît : le financement de ces recherches, très secrèt jusqu’ici, semble nager en eaux trouble. Les financements occultes sont souvent le bras armé des grandes causes !

 



 

Stefan Catsicas signe ici un roman époustouflant, mêlant la science et l’histoire, la vérité scientifique et le possible d’une fiction. Ce livre est un thriller du meilleur cru, mené à un rythme d’enfer. Daniel Fox, captivé par son travail, ne mesure pas bien les implications colossales des moyens mis à sa disposition. A l’heure de la publication de ses résultats, les envieux s’agitent, se défient, mettent les moyens nécessaires pour pouvoir continuer un travail leur échappant. Ce brin d’ADN pourrait générer des profits colossaux si l’on parvient à le modifier. Lors de son discours, Daniel Fox a verrouillé l’exploitation commerciale de sa découverte. La guerre est déclarée.

 



 

Pour un premier roman, on ne peut qu’être agréablement surpris, l’auteur ose prendre des risques ce qui est rare lors d’un premier opus et, les risques sont ce que cherchent les lecteurs ! En combinant l’histoire des religions, tentant une approche de la naissance du monothéisme pour les cultes révélés, Stefan Catsicas prend un risque fort. D’autre part, la part d’ombre de son roman nous plonge de la lumière du prix Nobel à la violence des services action les plus occultes. Des groupes armés agissant comme mercenaires, parfois, pour servir les intérêts de grandes puissances pour qui le profit prévaut sur l’intérêt public. Ne jetons pas l’opprobre sur la recherche ! Il s’agit là d’une œuvre de fiction pour nous divertir, un roman rasant la frontière des possibles… Un premier jet dont une suite est déjà prévue, un livre qu’on attendra avec impatience.

 



 

Un peu de l’auteur

Stefan Catsicas, neurobiologiste de renom, interprète librement des découvertes anciennes et récentes et brosse un portrait fascinant de l’intuition, de la rigueur et de l’imaginaire qui mènent aux grandes découvertes.

Source photo wissenschaftsrat.ch

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 463 pages
• Editeur : Favre (11 octobre 2018)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2828917118
• ISBN-13: 978-2828917111
• Dimensions du produit: 14,9 x 3,8 x 24 cm

 



 






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Le fruit de mes entrailles, de Cédric Cham

Un thriller glaçant à la frontière du réel !

Vrinks est ce qu’on appelle un beau mec, une pointure du grand banditisme qui finit de purger une peine à la longueur de son CV. Il apprend la mort tragique et mystérieuse de sa fille. Une enfant dont il n’a jamais pris le temps de s’occuper : il avait d’autres soucis en tête… Cette annonce est un électrochoc, Vrinks décide de se faire la belle pour trouver les coupables et rendre un peu de ce qu’il n’a pas su donner à Manon. Amia, Prostituée en fuite d’un réseau mafieux croise la route de Vrinks en cavale. Ensemble, ils vont toujours avoir une longueur d’avance sur une police à la peine pour arrêter le duo qui parsème son chemin de sang et de cadavres.

 



 

Cédric Cham signe ici un roman noir et palpitant. L’histoire est menée à un train d’enfer. Cependant, la violence de Vrinks ne l’empêche pas d’avoir également des sentiments. Chemin faisant, la complicité avec Amia les rapproche. Elle pourrait être sa fille, mais Amia souhaite être aimée pour elle, ne plus servir d’objet sexuel et Vrinks lui plait. Elle fera tomber les garde-fous de Vrinks. Du côté de la police, le lieutenant Alice Krieg apprend qu’elle est victime du crabe, une grosseur pousse sur son sien qu’elle tente d’oublier en se lançant dans la traque du fugitif. Tenace, elle ne lâche rien jusqu’à donner de sueurs froide aux deux complices.

 



 

Un roman noir, mais si proche de la réalité ! Lorsque l’on s’évade de prison on découvre vite que la vie devient très difficile. Il faut disparaître des écrans, devenir transparent, rompre toute relation avec ceux qu’on connait. Puis, comme on ne s’évade pas pour repiquer les poireaux du jardin, mais pour une raison précise, ce n’est pas facile de rester invisible. On appréciera le rythme soutenu de ce roman, emmenant le lecteur dans cette cavale effrénée où, l’on passe du meurtre sanglant à une faim de l’autre sans période de transition. Vivre une vie de truand, c’est vivre comme si on allait tout perdre d’un instant à l’autre. C’est vivre toujours comme si c’était son dernier jour. C’est satisfaire ses envies, fussent-elles fatales pour ceux qui s’y opposent.

 



 

Présentation de l’éditeur

Une cavale à la vie à la mort !

Vrinks, fiché au grand banditisme, finit de purger une longue peine en centre de détention quand on lui annonce brutalement que le corps mutilé de sa fille Manon a été retrouvé dans un fleuve. Fou de rage, il ne pense plus qu’à s’évader pour la venger… Amia, jeune femme d’une vingtaine d’années, prisonnière d’un sordide réseau de prostitution, réalise soudainement qu’elle va être mère ! C’est peut-être le signal qu’elle espérait pour trouver la force de fuir les griffes de ses bourreaux. La capitaine Alice Krieg, en charge du dossier Vrinks, est un flic pugnace de la brigade de recherche des fugitifs. Elle, a grandi sans père, en a toujours souffert et plus encore aujourd’hui quand elle découvre sa cruelle maladie… Le hasard va les faire se télescoper au cours d’une longue cavale infernale et sanglante. À la vie, à l’amour, à la mort, au destin…

 



 

Un peu de l’auteur

Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l’Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une « addiction ». Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts… Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d’après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle… Ce qui se passe au coin d’une rue oubliée, derrière une porte close, de l’autre côté de la ligne blanche… Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

Source bio & photo Editions JIGAL :

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 280 pages
• Editeur : Jigal Editions (10 septembre 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220444
• ISBN-13: 978-2377220441
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm

 



 






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Ecoute-le battre, de Marie Vautier

Quand l’envie de tout laisser tomber devient trop forte…

Il y a toujours des instants où l’on a envie de laisser tomber, tout quitter, puis basta ! Ces moments de désenchantement, nous les vivons tous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Cependant, il y en a pour qui c’est plus difficile que pour d’autres, comme si le sort se jouait d’eux, les maltraitant jusqu’au fond du trou, des gens pour qui tout semble perdu. Parmi eux, certains trouve une énergie étonnante pour dominer le marasme les étouffant, sortir de ce puit sans fond, vivre à nouveau en accord avec eux-mêmes : voire atteindre la lumière dans un sursaut de conscience salvateur. Marie Vautier met en histoires ces instants de vie. Elle démontre que rien n’est jamais perdu pourvu qu’on puise la force de se remettre en question, d’accepter de comprendre afin de rebondir. Neuf personnages dans ce recueil, neuf personnages différents qui chacun trouve une issue le satisfaisant.

 



 

Dans ce recueil, Marie Vautier met l’accent sur les sentiments nous animant lorsque notre univers s’écroule, nous laissant dans un grand désarroi. Nous sommes tous différents, ne réagissant pas de même manière et, l’auteur nous le prouve dans ce recueil délicieux attestant d’une profonde confiance envers l’espèce humaine. Marie Vautier nous montre le chemin vers la rédemption, un itinéraire toujours possible pourvu que l’on y croie, que l’on s’en donne les moyens. Il n’est pas obligatoire de prendre le taureau par les cornes, ni de faire acte d’une force inouïe, il suffit juste parfois de comprendre, de s’accepter tel que l’on est, d’être fier d’être qui nous sommes sans chercher à atteindre l’utopique.

 



 

Ce recueil tombe juste à point dans notre époque de grands changements très rapides, de recherche absolue d’efficience, de pression de l’encadrement. C’est un peu une fuite en avant pour laquelle la pression est forte. Un stress qui brise des couples, provoque des burnout, ou entraîne une perturbation du quotidien. Marie Vautier l’a bien saisi et, ses nouvelles s’en inspirent. Elle sait trouver le ton juste afin de nous immerger dans la vie de ses neuf personnages, puis insuffler avec douceur (j’allais dire une certaine tendresse…) le petit vent rendant de nouveau la respiration facile. Un recueil dont on se délecte, attachant même si parfois il donne envie de crier, de dire au coupable de se secouer un peu. Coupable, car ne sommes-nous pas responsable de ce qui nous arrive ?

 



 

Un peu de l’auteur

Marie Vautier vit en région parisienne. Après avoir travaillé dans la presse et l’édition elle enseigne et anime des ateliers d’écriture pour enfants et adultes. De son enfance en Afrique lui reste le goût des couleurs, de l’ailleurs, de la découverte. Elle aime l’air et le feu, l’eau et les rêves, les romans noirs, la poésie, les expos de peinture …et les stylos plume.
Dans ses deux recueils, La roue du silence, publié sous le nom de Dominique Vautier, et Écoute-le battre, elle explore avec finesse et empathie, de son écriture fluide et poétique, les émotions intimes et les tempêtes intérieures de personnages qui nous ressemblent

Source bio & photo Editions Quadrature

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 110 pages
• Editeur : Quadrature (1 octobre 2018)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538848
• ISBN-13: 978-2930538846
• Dimensions du produit: 21,4 x 1,2 x 13,4 cm

 



 






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Mort en eaux grises, de Pierre Pouchairet

Un polar du sang de Dieu, glaçant !

S’il est des polars qui marquent, celui-ci en est ! La découverte d’un cadavre dans la Seine, apparemment banale, met la PJ sur les dents. Le mort dont l’identité est inconnue a laissé derrière lui une bombe chimique capable d’infecter les réserves d’eau de la capitale. D’autre part, les causes du décès sont troublantes : il a été tué avec des moyens militaires dont seuls disposent les USA et la Russie. La menace ne vient pas d’une radicalisation issue de la banlieue, mais sans doute de gens rompus à l’art de la guerre, des soldats d’élites servant la cause du djihâd. La PJ de Versailles peine à trouver des infos fiables. Il semble que le groupuscule terroriste ait toujours une longueur d’avance. S’il parvient à son objectif, le commando pourrait faire une hécatombe en région parisienne. Le professionnalisme de ces hommes prêt à mourir pour leur cause, nécessite la mise en œuvre de très gros moyens logistiques. L’anti-terrorisme et le RAID sont de la partie, l’Elysée est tenu informé en temps réel, la pression est maximale, surtout qu’il ne faut pas ébruiter l’affaire pour que la population continue de dormir du sommeil du juste.

 

 



 

 

Ce polar est presque trop vrai, on y est, on le vit ! La lecture de cette fiction donne un arrière-goût d’histoire vécue. Tout y est crédible. L’immersion du lecteur dans la traque du commando est totale. Le fait que ce soit rédigé par un ancien commandant de police renforce encore la possibilité d’une vérité d’une rare violence. Heureusement, l’intimité de ces hommes et femmes qui luttent jour et nuit contre le crime, réchauffe un peu l’atmosphère du livre.

 

 



 

 

Un roman écrit par un ancien flic, cela se sent… Pierre Pouchairet nous emmène dans son monde, celui qu’il connaît bien, trop bien. Avec lui, on mesure l’étendue des capacités opérationnelles de notre police chargée de la sécurité des citoyens. Une police décriée, mais qu’on appelle rapidement lorsqu’on est face à un problème… Paradoxe très français que de critiquer par principe l’autorité sans laquelle se serait l’anarchie totale. Un roman froid, très réaliste cependant avec la montée en puissance des attentats, avec cette armée sans uniforme, ces soldats de Dieu ressemblant à n’importe qui, fondus dans la masse pour rester invisibles dont le seul but est de semer l’effroi. Un roman presque trop court tant il est jouissif, autant que glacial.

 

 



 

 

Présentation de l’éditeur

Fraîchement de retour au sein de la police judiciaire, la commandant Johana Galji est plongée dans une nouvelle enquête qui révélera l’existance d’une menace effroyable pour la population…
Après avoir été grièvement blessée lors d’une précédente affaire, c’est avec appréhension que la commandant Johana Galji reprend ses fonctions de chef de groupe à la police judiciaire de Versailles. Mais la découverte dans la Seine du corps d’un plongeur étrangement mutilé l’entraîne très vite dans une nouvelle enquête qui va révéler l’existence d’une menace effroyable pour la population. En effet, de la frontière turco-iranienne à Moscou, en passant par la Syrie, Conflans et Paris, une machination infernale est en train de se mettre en place… Il va falloir toute leur détermination à Johana et son équipe pour tenter de déjouer ce qui pourrait devenir l’une des plus terribles catastrophes de ces dernières années…
Les droits d’auteur de ce roman seront entièrement versés à l’orphelinat mutualiste de la police nationale, Orpheopolis.
Plongez dans ce polar haletant et suivez pas à pas l’équipe du commandant Galji, bien décidée à déjouer ce qui pourrait devenir l’une des plus terribles catastrophes de ces dernières années.

 

 



 

 

Un peu de l’auteur

Pierre Pouchairet s’est passionné pour son métier de flic ! Passé par les services de Police judiciaire de Versailles, Nice, Lyon et Grenoble, il a aussi baroudé pour son travail dans des pays comme l’Afghanistan, la Turquie, le Liban… Ayant fait valoir ses droits à la retraite en 2012, il s’est lancé avec succès dans l’écriture. Ses titres ont en effet été salués par la critique et récompensés, entre autres, par le Prix du Quai des Orfèvres 2017 (Mortels Trafics) et le Prix Polar Michel Lebrun 2017 (La Prophétie de Langley). En 2018, il a été finaliste du Prix Landerneau avec Tuez-les tous…mais pas ici.

Source photo Wikipedia :

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 232 pages
• Editeur : Jigal Editions (10 septembre 2018)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220428
• ISBN-13: 978-2377220427
• Dimensions du produit: 21 x 1,9 x 14 cm

 



 






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Les parfums d’Iris, de Florence Roche

Dans un petit port breton, dans les années 60, Iris coule des jours heureux avec Hyppolite, son père. Ce dernier, herboriste talentueux y fait office de pharmacien. La visite d’une femme élégante et mystérieuse sème le trouble dans l’esprit d’Iris. Elle ne sait rien de sa naissance, son père semble lui cacher une autre vie : celle d’avant. L’assassinat d’Hyppolite la contraint à fuir son village et ses amies. Une nouvelle vie commence pour Iris. Elle sera la meilleure, un grand nez dans le monde feutré du parfum. Cela lui ouvrira peut-être les portes sur des vérités méticuleusement tues depuis longtemps. Des vérités dont le parfum n’est pas du meilleur cru. La note de tête peut générer la folie, celle de cœur est viscérale et celle de fond donne la nausée. Un thriller haletant où Iris tient les rênes du jeu, le pouvoir est dans ses mains : c’est elle le nez de l’avenir.

 

 



 

 

Pour créer un parfum, il faut avoir un nez, un talent de chimiste et du génie. Hyppolite avait ces trois qualités. Il savait inventer des compositions nouvelles depuis son plus jeune âge. La chimie est une science étrange, pouvant pactiser avec le mieux ou le pire. Il peut y avoir dans la chimie un relent d’alchimie un peu nauséabond s’il tombe dans de mauvaises mains. Un poison, aussi subtil d’un parfum d’exception, serait-il sorti des carnets de notes d’Hyppolite pour permettre d’assouvir des chimères dont seuls des fanatiques peuvent concevoir l’utilisation ? Dans ce livre, le fanatisme est très présent !
Les jusqu’auboutistes, que ce soit pour faire vivre la famille ou des idées insensées, ont dans ce livre une volonté farouche de durer longtemps, très longtemps quitte à lubrifier les rouages par la contrainte ou à éliminer les obstacles par le meurtre !

 

 



 

 

Florence Roche signe ici un roman, poignant, prenant le lecteur par la main, elle ne le lâche plus. L’histoire d’Iris, jeune femme brillante surgissant dans le monde clos de la parfumerie est captivante. Avec Iris, les sentiments du lecteur sont mis à rude épreuve. En effet, Florence Roche sait alterner l’amour et la haine, la droiture et la folie. Ses personnages ont pourtant un point commun, celui d’être sûr de leur bon droit. L’auteur nous amène à ressentir ses personnages. Tour à tour, on se prend pour Iris symbolisant la lumière, mais l’on parvient également à comprendre pourquoi la famille Dorian à agit de la sorte, dans l’ombre. Un exercice difficile entre le bien et le mal, un délice de lecture.

 

 



 

 

Présentation de l’éditeur

Iris est un  » nez  » de talent. A Grasse, dans les années 1960, munie des formules de parfum léguées par son père assassiné, elle lance avec succès des fragrances. En menant ses recherches sur le meurtrier de son père, Iris remonte le fil de l’histoire de sa famille et de ses origines…
Iris a – presque – suivi à la lettre les ultimes recommandations de son père, Hippolyte :  » Si je meurs, pars de cette ville. Pars très loin, et n’approche jamais la famille Dorian.  » Peu après la visite de la richissime Marie-Claire Dorian avec laquelle il s’est violemment disputé, le paisible apothicaire et parfumeur est retrouvé assassiné. Dans une valise que le défunt avait cachée à son intention, Iris trouve de faux papiers, et des cahiers avec des formules de parfum. Sous une nouvelle identité, la jeune femme quitte le petit port breton pour Aix-en-Provence, où elle s’inscrit dans une célèbre école de parfumerie. Ses premières créations, inspirées des formules d’un carnet d’Hippolyte, remportent un vif succès. Son père avait un talent de génie… Mais Iris n’a jamais vraiment rien su de lui, de sa famille, Hippolyte ayant tiré un trait sur son passé. Lors de son apprentissage, elle rencontre Armand, issu de la prestigieuse lignée de parfumeurs Dorian. Son charme, sa prestance opèrent sur elle immédiatement. Elle accepte bientôt de travailler dans les laboratoires de la firme à Grasse. Mais elle ne peut révéler ses véritables motivations : son amour pour Armand, sa volonté de connaître la famille d’Hippolyte. Et celle de retrouver son assassin.
Un roman au parfum tenace et envoûtant sur l’univers magique des parfumeurs auquel se mêlent les notes troubles d’une famille au passé chargé de secrets qui côtoient l’horreur de l’idéologie nazie, notamment les Lebensborn (maternités dédiées à la reproduction de  » la race aryenne « ).

 

 



 

 

Un peu de l’auteur

Née au Puy-en-Velay en Haute-Loire, Florence Roche a fait des études d’histoire à la faculté de Saint-Etienne. Elle a notamment publié L’Honneur des Bories (2010), L’Héritage maudit (2011), La Trahison des Combes (2012), La Réfugiée du domaine (2017) et dans la collection Trésors de France Les Carnets d’Esther (2018).

Source photo Editions Calmann-Levy :

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

Détails sur le produit

• Broché: 320 pages
• Editeur : Presses de la Cité (4 octobre 2018)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258145384
• ISBN-13: 978-2258145382
• Dimensions du produit: 14 x 2,8 x 22,6 cm

 

 



 

 

 






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