Le maître des pyramides, de Jean Michel Thibaux

Roman d’aventure, historique et thriller en même temps, ce livre démontre que la marche du progrès n’est pas un mirage !

Un roman envoutant, aux frontières de l’imaginaire, mêlant la féérie de l’orient au cartésianisme occidental, ou comment un rêve fou devient une réalité bravant les tabous pour durer des siècles. Avec Jean-Michel Thibaux, nous partons à la suite de Ferdinand de Lesseps dans la folle aventure de la construction du canal de Suez. Les politiques préférant leurs intérêts au progrès, surtout l’envie de freiner l’émancipation d’un pays sous domination coloniale, se mettent en travers des projets de Lesseps et des dirigeant de l’Egypte encore vassale de la sublime porte. C’est sans compter sur la force de volonté des initiateurs de cette folie grandiose !



Les opposants au projet de canal sont nombreux, l’Angleterre pour mettre des bâtons dans les visées françaises de Napoléon III et, rester en bon terme avec le sultan ottoman ; les fondamentalistes conservateurs, se revendiquant d’Allah et des dieux anciens de l’Egypte, prônant une éradication des infidèles et usurpateurs présumés pour prendre le pouvoir. Ces derniers ressuscitent le mode opératoire de la secte des hashashyn, leur force tenant de la discrétion et de la peur qu’ils inspirent. C’est une lutte sans pitié pour Lesseps et les hommes qu’il a choisi pour l’épauler. Ils se heurtent à des difficultés innombrables, doivent mener bataille sur plusieurs fronts. Fabien Fuentès, français passionné d’égyptologie et ingénieur hydrauliste, se trouve sur la liste noire des étrangers indésirables, surtout depuis que l’on sait son attirance pour une jeune femme musulmane. L’ obscurantisme prendra-t-il le pas sur l’ouverture d’un monde nouveau pour l’Egypte ?



Jean-Michel Thibaux signe ici un grand roman tant d’aventure qu’historique. Il aborde le projet de la construction du canal de Suez, depuis l’idée de sa réalisation au début des travaux. Bien que louable, cette innovation bousculait bien des intérêts, propulsait le conservatisme vers le progrès en ouvrant une voie de communication rapide entre les peuples. Peut-être était-ce là ce qui soulevait une partie de l’opposition au canal ? Qui dit progrès, s’oppose à la tradition qui se veut rassurante car bien connue de tous. Entremêlant astucieusement le rêve et la magie des dieux de l’Egypte ancienne, l’auteur nous fait songer aux mystères de l’orient. D’aventure et historique, ce roman tient également du thriller. C’est un livre qu’on ne parvient pas à reposer, le suspense est permanent. Un roman destiné à tous publics, même pour les jeunes : et je gage qu’ils l’apprécieront !

Présentation de l’éditeur

Au cœur des secrets de l’Égypte éternelle.

Le Caire, 1854. Fabien Fuentès, ingénieur français au service du gouvernement égyptien, se rêve en nouveau Champollion et consacre son temps libre aux fouilles archéologiques. Blessé lors d’un affrontement avec des voleurs de momies, Fabien est soigné par Fati, une jeune paysanne aux pouvoirs de guérisseuse dont la grand-mère, Aïcha, au cours d’une transe mystique, le met en garde contre un certain Zaïd le Noir.

À l’évocation de ce seul nom, les interlocuteurs de Fabien pâlissent. Zaïd le Noir serait le maître d’un ordre secret de moines guerriers dont l’origine se perd dans la nuit des temps et qui a toujours farouchement lutté pour l’indépendance de l’Égypte.

Sollicité par Lesseps pour participer au chantier du canal de Suez, Fabien ne le sait pas encore : il est le premier sur la liste des étrangers dont la secte sanguinaire veut purifier la terre des pyramides…

Un peu de l’auteur

Né à Toulon, ancien artificier de la marine nationale, Jean-Michel Thibaux a connu le succès dès son premier roman Les Ames brûlantes. Auteur prolifique et débordant d’imagination, ses romans régionaux, comme La Bastide Blanche qui a fait l’objet d’une adaptation télévisée encore récemment rediffusée sur FR3, l’ont imposé comme un auteur phare de la Provence.

Disparu trop tôt, il nous a laissé un roman flamboyant -le maiître des pyramides- où il donne libre cours à son style expressif, à son imagination débordante, nourrie par une connaissance historique sans faille.

Crédit bio & photo Amazon

Détails sur le produit

• Broché: 288 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (21 février 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702155936
• ISBN-13: 978-2702155936
• Dimensions du produit: 15,3 x 2,4 x 23,5 cm






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Le festin de l’aube, de Janis Otsiemi

Le maître du polar de Libreville sévit de nouveau !

Janis Otsiemi nous offre une nouvelle aventure dans le Ghetto Librevillois. Une jeune femme, nue sous la pluie, vient se fracasser contre une voiture conduite par un inspecteur de police. Emmenée encore vivante mais dans un sale état aux urgences, elle décède rapidement. La cause de la mort n’est pas le choc de l’accident, loin de là ! En effet, aussi improbable que soit cette mort, la jeune femme a succombé des suites d’un supplice monstrueux, que seul un individu à l’esprit dérangé ou satanique peut avoir conçu. L’enquête commence à peine qu’un vol important d’armes de guerre est commit dans une base militaire. La police est sous pression, d’autant plus que d’autres meurtres sont commis, dans les mêmes circonstances. Un braquage sanglant met la ville en émoi : la ville est-elle devenue folle ?…



Menant son roman sur deux plans, deux enquêtes criminelles qui agacent le ministre, pressé de clore ces histoires au plus vite car des élections approchent ; l’auteur plonge son lecteur dans la noirceur du milieu criminel dans ce qu’il peut engendrer de pire, dénué de tout sentiment, froid, glaçant à l’extrême. La police se décarcasse, les indics sont muets, la violence gagne du terrain. Un secret n’est pas un gage de silence, il finit toujours par fuiter quelque part, surtout lorsque l’on prend le risque de se dissiper sur deux fronts. La police commence à comprendre le raisonnement des voleurs, voire plus !

On notera un changement de style chez Janis Otsiemi, moins gouailleur, moins dénonciateur d’un système, plus professionnel dans son genre littéraire. Comme s’il avait acquit une forme de maturité afin un nous offrir un grand roman parfaitement sombre. L’impensable est l’apanage du crime, ce roman qui frôle l’actualité faisant la une des quotidiens le démontre.



Je connais Janis Otsiemi et, je me demande souvent comment un homme si doux peut avoir une telle imagination ! Mais connaissant d’autres auteurs de grands polars très noirs, tout aussi normaux et calmes, nous pouvons dormir tranquillement : ils ne sont pas prêts de passer à l’action ! La lecture de la presse suffira à alimenter les romans qu’ils nous offrent.

Présentation de l’éditeur

En pleine nuit et sous une pluie tropicale, une femme surgie de nulle part vient se jeter sous les roues de la voiture du lieutenant Boukinda. Bouleversé par ce tragique accident, il veut savoir d’où sort cette inconnue, d’autant que son décès semble suspect… Au même moment, à quelques kilomètres de là, plusieurs individus pénètrent dans un camp militaire et s’emparent de nombreuses armes et d’un stock d’explosifs. Plus tard, c’est dans une ville en ébullition, gangrénée par la violence et la pauvreté, qu’un braquage sanglant transforme le quartier en zone de guerre… Les forces de sécurité, en alerte maximum, sont à la recherche de truands visiblement déterminés. Et c’est tout à fait par hasard que ces deux affaires, apparemment sans aucun rapport, vont se télescoper et révéler un terrible complot… Sur fond de haine, de repli identitaire et de crise électorale, flics et gendarmes vont alors devoir s’épauler pour tenter de déjouer cette conspiration…



Un peu de l’auteur

Janis Otsiemi est entré dans le polar par effraction. Ses romans, il en a puisé la substance dans le chaudron bouillonnant du ghetto dans lequel il a grandi ! Janis Otsiemi n’écrit pas de polars, il écrit des romans historiques contemporains qui racontent l’Afrique, le Gabon, Libreville – un polar à ciel ouvert – et les hommes qui y vivent aujourd’hui… Le « vivant » est au cœur de tous ses polars ! Janis Otsiemi écrit avec ses tripes et l’on peut être certain qu’il est ici chez lui, que les quartiers qu’il décrit, il en a arpenté chaque ruelle boueuse, que ces mauvais garçons, c’étaient (ce sont…) ses amis, que ces galères, il les a lui aussi partagées ! C’est sombre et poisseux comme une nuit africaine. On oscille sans cesse entre cacophonie, tragédie et scènes de la vie ordinaire. Tout va trop vite, déraille, explose en vol… Il y a là une forme de désenchantement, de fatalisme, le tout enrobé d’un humour désabusé. Janis Otsiemi tricote les faits divers, les rumeurs, les fantasmes. Il dissèque au scalpel le monde dans lequel il vit et révèle au grand jour les dissensions d’une société écartelée. La plume est épurée, puissante, désordonnée, atypique. Et ce n’est pas un hasard si on parle souvent de lui comme du James Ellroy africain ! En quelques romans, il est devenu un maître du genre, un des talents les plus remarqués du polar africain actuel. Et c’est aux Éditions Jigal, bien sûr.

Crédit photo éditions JIGAL :

Détails sur le produit

• Broché: 272 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 février 2018)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220312
• ISBN-13: 978-2377220311
• Dimensions du produit: 19,5 x 2,2 x 12,5 cm






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Pourquoi tu réponds pas ? de Bernard Boudeau

Caroline est appelée par un grand-oncle, au seuil de sa vie. Un parent éloigné qu’elle ne connait pas. Cet homme, que certains pensaient mort depuis longtemps est toujours vivant. On a juste caché sa vie dans la famille, comme un secret inavouable. Surprise et curieuse, la jeune femme se rend à son chevet, contre l’avis de tous, dont celui de son compagnon. Le vieil homme, devenu moine est dans un monastère perdu dans la montagne. Là, elle n’a d’autre choix que de réfléchir, ou parler avec les autres religieux n’étant pas en claustration.



Un lieu de retraite propice à l’interrogation de soi. Qui suis-je et que veux-je faire de ma vie devient un questionnement qui la taraude. Son compagnon la rejoint rapidement, la pressant de ses attentions, de revenir avec lui, de quitter ce lieu perdu au monde. Une présence presque étouffante, souvent. Une présence dont elle pense ne pas avoir besoin, ce qui la pousse à tenter de comprendre en quoi cette séparation peut lui être bénéfique. Son amant est-il vraiment celui qu’il prêtant être ? De l’extérieur c’est un gendre idéal, avec toutes les qualités rêvées. De l’intérieur, il semble moins empathique que prévu. Caroline décide d’avoir plus d’information sur lui avant de prendre sa décision…

Ce roman a pour sujet la maltraitance. Ce vice qui se dissimule sous des abords charmant, derrière une prévenance trop appuyées. Le besoin d’omni présence confine à une forme d’étouffement qui peu à peu isole dans un huis clos, où chacun devient le seul sujet de l’autre, au risque de développer le syndrome de Stockholm envers celui qui devient la seule ouverture sur le monde. Caroline a du mal à l’admettre, mais elle est sur un terrain glissant avec son compagnon. Si charmeur qu’il soit, sa présence l’asphyxie lentement mais sûrement. Jusqu’où cela la conduira-t-elle ? Elle décide de rester encore au monastère après le décès du vieil oncle.



Un roman qui touche là où cela fait mal. Très psychologique, Bernard Boudeau démonte lentement les mécanismes de la maltraitance. La progression de la trame tissée par le pervers narcissique est surprenante, criante de vérité ! Cela fait froid dans le dos. Bien différent des thrillers dont Bernard Boudeau a l’habitude de nous régaler, ce livre reste dans son domaine de prédilection : il est aussi noir que ses polards !

Présentation de l’éditeur

La maltraitance, la subtile mécanique qui conduit une femme, intelligente, instruite, bien insérée socialement à accepter l’inacceptable. Au-delà de la brutalité de son compagnon, l’apprentissage progressif, qui transforme la victime, la persuade que tout ce qui se produit est de sa faute. Qu’elle l’a cherché, qu’elle mérite ce qui lui arrive… Pourquoi tu ne réponds pas ? “Un type comme ça, on ne le laisse pas partir” lui répète son amie Joséphine. Caroline doute, ne sait pas, hésite, comme si une petite voix venait sans cesse lui murmurer que tout est trop beau pour être vrai, que… – Les marques sur votre bras ? C’est lui ? – Il ne se rend pas compte de sa force. – Non, c’est vous qui ne vous rendez pas compte de sa brutalité. Elle ne sait pas, ne sait plus, qui elle est, qui est Cédric. Elle se bat, contre elle, contre lui, contre tous ceux qui réprouvent sa décision. “Un type comme ça, on ne le laisse pas partir”.

Un peu de l’auteur

Bernard Boudeau naît à Tunis. Après des études classiques, il fait un bref passage dans le milieu des éducateurs spécialisés avant de devenir infirmier en psychiatrie.
Il décroche un master en psychologie, poursuit son travail en institutions fermées, en hôpitaux de jour, puis progressivement, intègre un cabinet de consultants en ressources humaines.
Son parcours professionnel lui donne une connaissance précise de milieux très différents (psychiatrie, entreprise, université : univers clos, univers de compétition, de confrontation) des enjeux de pouvoirs, des règles implicites qui les organisent.
Passionné par les thrillers et les ambiances noires, sa formation lui permet de rapprocher, le temps d’un roman, l’énigme policière et celle de l’esprit humain dans son étrange complexité.
Si parfois il fait un détour par le fantastique, c’est toujours avec le même souci de véracité, qu’il tisse les portraits de ses personnages.

Site : www.romanpolicier.net 

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Détails sur le produit

• Broché: 290 pages
• Editeur : Independently published (1 février 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 1520328087
• ISBN-13: 978-1520328089
• Dimensions du produit: 12,7 x 1,9 x 20,3 cm





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Le chemin des larmes, de Christian Laborie

Ce roman est une réédition de celui de 2007, aux éditions De Borée. Une manière de rendre un coup de frais pour un roman historique (même si Christiaan Laborie n’aime pas vraiment de qualificatif….) qui nous conduit sur la fin de l’empire sous napoléon III, au XIXème, dans le pays cévenol que l’auteur affectionne tout particulièrement.

Le thème phare de ce livre est la construction des chemins de fer : innovation importante qui permettra de conduire les gens et les biens partout dans le pays. Le train est plus confortable que la traction animale et, bien plus rapide il ouvre la voie du progrès. Le monde moderne est en train de naître !

Dans les campagnes, il n’y a pas de place pour tous les fils, l’ainé conserve les terres, les autres partent chercher un travail dans les usines, grosses pourvoyeuses d’emplois. La tradition terrienne lutte pour préserver ses idéaux dans la continuité, le progrès n’en a cure, il se doit d’aller toujours plus loin, toujours plus vite. Ruben quitte sa ferme en rêvant d’horizons lointains et de réussite. Il découvre la dureté du manœuvre de chantier. Le chemin de fer permet aux meilleurs de progresser, de gagner mieux leur vie. Mais il y a un coût, la rémunération augmente avec le risque sur le chantier. Des risques parfois mortels, surtout lorsque des sabotages mettent à mal les ouvrages en constructions, fomentés par des propriétaires hostiles à la marche de siècle.



La pénibilité du travail soude les hommes, la vie collective leur permet de s’ouvrir aux autres. Sur les chantiers, des hommes arrivent de partout, d’autres pays, d’autres provinces et chacun partage son expérience avec ses collègues. Parmi eux, des esprits ouverts aux idées de la revendication syndicale font germer des envies de plus de considération de l’ouvrier, plus de respect, plus de protection. L’empire vacille devant la poussée les doléances des travailleurs dont le nombre croît sans cesse : une multitude faisant leur force et sur laquelle ils comptent pour faire bouger la politique du pays.

C’est un roman où l’on apprend beaucoup sur cette époque qui révolutionna les transports en ouvrant l’aire du progrès industriel. Comme toujours Christian Laborie accroche son lecteur, ne le laisse jamais tomber : le suspense dure tout au long du livre. L’auteur sait aussi nous prendre par les sentiments ! La dureté de la vie n’exclue pas la naissance de l’amour, elle la contrarie, mais elle réchauffe le cœur de l’homme de peine.

En librairie le 08 février 2018

Présentation de l’éditeur

Ruben Lapierre, élevé dans la stricte tradition huguenote, aurait pu se résigner à son sort de paysan enraciné comme les siens dans la terre cévenole. Mais en 1865, contre l’avis paternel, il s’enrôle à vingt ans sur les chantiers de chemin de fer. C’est le début d’une nouvelle existence, celle des pionniers, faite de rencontres et d’engagement avec ses camarades ouvriers, cévenols ou étrangers. Leur mission, des plus ardues : construire la voie ferrée reliant l’Auvergne aux Cévennes.
Du rêve à la réalité, Ruben saura trouver son chemin de vie, mais au prix de sacrifices et de larmes.
Car il y a Marie, qu’il aime depuis toujours. Saura-t-elle l’attendre ?

Un peu de l’auteur

Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de cœur depuis plus de trente ans. Il a notamment publié Les Rives Blanches (2013), puis la grande saga de la famille Rochefort qui comprend Les Rochefort (2014), L’Enfant rebelle (2015), Le Goût du soleil (2016) et La Promesse à Elise (Presses de la Cité).

Crédit photo Presse de la Cité

Détails sur le produit

• Broché: 480 pages
• Editeur : Presses de la Cité (8 février 2018)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258146224
• ISBN-13: 978-2258146228
• Dimensions du produit: 14,1 x 3,4 x 22,6 cm






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Noyé vif, de Johann Guillaud-Bachet

La voile, prendre le large, s’évader de la routine des jours et voguer vers l’infini est un rêve pour beaucoup, mais que seulement certains tentent de vivre pleinement. Pour prendre le large, il faut un apprentissage de la haute mer. Six personnes embarquent pour un stage de haute mer avec un moniteur chevronné. D’abord, il y a un temps où l’on doit faire connaissance, se préparer à la promiscuité de la vie à bord. Très vite, des clans se forment. Vivre ensemble n’est pas une mince affaire si l’on ne dispose que de quelques mètres carrés de surface habitable. De plus, avec les quarts de veille et le manque d’habitude la fatigue se fait ressentir, l’humeur devient aléatoire, aux instants de plaisir s’opposent les petites acrimonies inévitables lorsque des inconnus sont contraints de vivre les uns sur les autres.

En mer, rien n’est lisse, rien n’est sûr ! Face aux éléments, l’homme n’est que peu de chose. Une fois au large, loin des côtes, lorsque survient une tempête, chacun mesure l’insignifiance du bateau dont dépend sa survie. L’instructeur veille sur ses élèves, le bateau affronte une mer en furie, puis vient l’impensable : une vague plus grosse que le autres fait passer par-dessus bord le skippeur en chef. Les stagiaire sont livrés à eux-mêmes, doivent improviser pour surmonter des vagues hautes comme des immeubles, garder un cap fiable. Par radio, ils parviennent à contacter les secours.



Au même moment, un navire de réfugiés venant de Lybie est en perdition, faisant appel également au CROSS. Qui sera secouru en premier ? Entre coéquipiers, la température monte, chacun veut sauver sa peau le premier, quitte à le faire au détriment des autres. L’instinct de survie prédomine sur l’empathie !

Un roman qui met le doigt sur nos petites faiblesses en cas de promiscuité, en cas de danger. Avec Johann Guillaud-Bachet, nous faisons le tour des sentiments animant des personnes très normales, des gens comme vous ou moi, lorsque rien ne va plus. Les meilleures intentions, l’amour du prochain, l’ouverture d’esprit que l‘on peut éprouver sont-elles plus fortes face à l’envie de vivre ? Dans la balance, l’auteur met nos convictions à rude épreuve. Qu’aurions-nous fait en pareille circonstance ? La vie du plus grand nombre, celle des autres, prime-t-elle sur celles des français de souche ? La marine doit-elle secourir les nationaux en premier, ou les plus mal en point ? Un tel roman est tout à fait d’actualité avec le nombre impressionnant d’émigrants qui prennent la mer pour tenter d’avoir une vie loin des conflits, loin de la misère et offrir à leurs enfants un avenir.

Pour un premier roman, on ne peut que regretter qu’il ne fasse que 200 pages…

En librairie le 1 février 2017

Présentation de l’éditeur

Le soleil brille haut, la mer est calme. Six apprentis marins, quatre hommes et deux femmes, quittent le port de Sète dans une joyeuse anarchie encadrée par un moniteur de voile. Parmi eux, le narrateur, un homme sombre et secret, porte sur cette bande hétéroclite un regard doux-amer. Sous ses yeux qui en ont sans doute déjà trop vu se joue un concentré de comédie humaine.

C’est alors que se lève la plus effroyable des tempêtes. Une déferlante emporte le moniteur. Ils sont maintenant six néophytes sur ce bateau, dont un blessé. Les secours contactés les rassurent : un patrouilleur va se dérouter vers eux. Mais le canal d’urgence de la radio grésille à nouveau. Une voix très jeune supplie, en anglais : « S’il vous plaît, nous sommes nombreux, le bateau est cassé, il prend l’eau. »

Le dilemme surgit aussitôt : qui doit être secouru en premier ? Six Français sur un voilier qui ne tiendra peut-être pas jusqu’au bout, ou un bateau de migrants ? Tandis que les éléments continuent à s’acharner sur eux, les six s’affrontent sur la marche à suivre et la valeur des vies à sauver.

Un peu de l’auteur

Johann GUILLAUD-BACHET vit et travaille dans une commune de l’Isère. Il est aussi comédien amateur. Noyé vif, son premier roman bouscule nos certitudes et fait voler en éclats nos idées reçues.

Crédit photo Calmann-Levy 

Détails sur le produit

• Broché: 200 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (31 janvier 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702162940
• ISBN-13: 978-2702162941
• Dimensions du produit: 13,5 x 1,7 x 21,5 cm






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Blue light Yokohama, de Nicolás Obregón

Un polar qui sort des sentiers battus, entre le Japon et Hong-Kong, mettant en cause des émigrés coréens : tous les éléments sont réunis pour attirer la curiosité du lecteur. D’autant plus que l’on ne connait que peu de choses sur le Japon, juste quelques clichés et ce qu’en dit la presse. Outre l’intrigue, c’est l’Asie qui déboule, avec ses truands aux airs de yakusa, sa corruption, son clientélisme, et l’organisation rigoureuse du crime. Une rigueur à l’image de l’Asie, violente, précise et froide.

Un crime étrange touchant tous les membres d’une famille intrigue la police. L’enquête est conviée à Iwata, un inspecteur nouvellement arrivé au commissariat. Ce dernier ne fait pas l’unanimité, dès sa prise de service l’hostilité de ses collègues est évidente, même le commissaire est sceptique sur ses capacités. Pourtant, c’est à lui qu’échoit cette enquête si brûlante que personne ne la veut. Assisté de la très jolie Sakai, bousculant certaines habitudes établies, fouillant là où il aurait mieux fait de s’abstenir, quoi qu’en pensent les autres, avec Sakai il creuse. Très vite, une dimension presque rituelle devient évidente. S’agit-il d’une secte ? De rapprochement en rapprochement, Iwata se rend compte que ce crime abominable cache d’autres mystères, dont la clef se trouve sans doute à Hong-Kong. Approchant de trop près le ciel, car rien n’eut été possible sans de nombreuses complicités de haut niveau, il est déchargé de l’enquête. Iwata se lance donc en solitaire et à ses frais sur les traces du tueur. Il va devoir jouer finement, sans mandat, dans l’univers glauque des bas-fonds chinois. Il part pour Hong-Kong où nul ne l’attend…



Un polar captivant, presque hypnotique où l’on découvre un univers bien différent des polars classiques. En effet, que le crime soit français ou asiatique, le résultat reste la mort de quelqu’un, mais la façon de procéder et la forme de l’enquête sont bien différentes. C’est un polar dans lequel on se plonge avec délice. La complexité des différents crimes demande une dose d’imagination peu commune, le tueur est donc une personne intelligente, qui ne laisse pas de trace, brouillant les pistes avec une complication rare. Un must du genre !

En librairie à partir du 31 janvier 2018

Présentation de l’éditeur

Iwata, flic solitaire au passé trouble, ne semble pas le bienvenu à la crim de Tokyo. Non seulement on le charge de remplacer un officier qui vient de se suicider, mais on lui confie une enquête dont personne ne veut : le massacre d’une famille coréenne dans un quartier malfamé.

Épaulé par la jolie Sakai, Iwata comprend vite que ce meurtre ressemble à un étrange sacrifice humain : le cœur du père a été arraché, et un soleil noir est dessiné sur le plafond. Bientôt, la veuve d’un grand juge est retrouvée morte dans les mêmes circonstances. Un tueur en série doit être aux manettes – le tueur au Soleil Noir. Mais qui peut-il bien être ? Un féru de rituels anciens ? Le membre fou d’une secte obscure ?

Quand l’enquête piétine tout en faisant la une des journaux, Iwata se fait renvoyer, mais il n’abandonne pas son investigation pour autant… Dans une veine à la True Detective, un polar atmosphérique qui nous dévoile la face obscure d’une société féroce.

Un peu de l’auteur

Émigré en Angleterre encore enfant, Nicolás Obregón développe très jeune une passion pour le Japon. Lors d’un séjour à Tokyo, il est fasciné par un cold case très médiatisé, une famille japonaise massacrée sans le moindre motif apparent. Ce sera le déclencheur de l’écriture de Blue Light Yokohama, son premier polar, très remarqué en Angleterre et aux États-Unis.

Crédit photo warwicks.com

Détails sur le produit

• Broché: 496 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (31 janvier 2018)
• Collection : Suspense Crime
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702160557
• ISBN-13: 978-2702160558
• Dimensions du produit: 15,3 x 3,3 x 23,5 cm






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L’auberge du gué, de Jean Siccardi

Naître dans les montagnes du sud de la France vers 1900, treizième enfant non désiré, d’un père alcoolique et violent, d’une mère qui depuis longtemps à baisser les bras, présage un avenir des plus sombre ! Le vingtième siècle débute à peine, la république se remet juste des diverses politiques post révolutionnaires, la France s’éveille au modernisme. Dans les coins reculés, on ne se mêle pas de ce qui ne nous regarde pas. Certes on en parle comme autant de confidences grivoises au comptoir après quelques verres, on médit sur le sort des autres afin de ne pas regarder sa propre vie, mais les huis clos de la sphère privée doivent rester les secrets du village.

Néanmoins, c’est toujours la vie qui domine et la loi de l’équilibre de la nature sait réagir. L’enfant, ce porte malheur portant tatoué sur le front ce chiffre maudit du désastre, privé de tout, trouve des échappatoires pour survivre. D’une santé inexplicable, il parvient à se construire un monde à lui comme d’un petit sauvageon, sale et dépenaillé, mais vivant. Treize enfants coûtent cher à nourrir lorsque qu’on boit les maigres ressources de la maison. De plus, le voir tous les jours tel un Juda augurant un malheur à venir est insupportable. Le père Rabuis décide de conduire ce fils exécré jusqu’à une autre ferme, celle des Bertrand. Voudront-ils de lui ?

Jean Siccardi nous offre là un roman lourd d’émotions, qui prend les tripes du lecteur. Avec des mots, il dresse un tableau de cette France que nous avons oublié, que seules les barbes blanches ont pu connaître par les anciens. C’était une France dure lorsqu’on la regarde avec les yeux de l’époque actuelle, mais la vie simple des campagnes avait ses bonheurs. Les lois et la politique se négociaient pourvu que l’on connaisse les bonnes personnes. Ce siècle nouveau désirait la stabilité, les jeunes commençaient à quitter les villages pour les usines. Les paysans s’inquiétaient de la transmission de leurs patrimoines terriens durement acquis. Un fils se devait de prendre la suite afin de poursuivre l’œuvre paternelle.



Jusque-là tout va bien, mais qu’une guerre surviennent, tel un rouage bloqué enrayant le système et c’est tout une logique qui est remise en cause. Le fils appelé sous les drapeaux pour défendre le pays reviendra-t-il prendre la suite du père ? L’être humain est imprévisible, ses convictions l’emportent facilement sur la raison. Pour défendre ses idéaux, l’homme est capable du pire et du meilleur. Cette guerre dite grande, personne n’en voulait, mais tous y sont partis en vainqueurs, heureux de défendre le territoire. Les horreurs vécues dans ce conflit ont bouleversé les consciences, changé les hommes, chacun était obsédé par le désir de sauver sa peau, de rentrer chez soi avec les fantômes des camarades massacrés dans la boue des tranchées. L’héritier des Bertrand saura-t-il survivre à ce marasme ? A la signature de l’armistice, au retour des soldats, les Bertrand ont attendu en vain, mais ils ne cessent d’y croire puisque personne ne sait s’il est mort. De son côté, Noël continue son combat pour vivre, il a retrouvé ses réflexes d’enfance pour se fondre dans la nature. Il souhaite revenir, mais quelques chose est mort en lui, rien ne peut plus être pareil qu’avant.

Il est à souligner qu’au long de ce roman le degré d’émotion est très fort. Jean Siccardi a forcé le trait majestueusement, encore que… Quel talent ! Il possède également le don de rendre captivant un roman du genre terroir. En racontant la France d’antan, il n’hésite pas à mettre un peu de poil à gratter, à écorner les biens pensants ; il met sous nos yeux les pages sombres de notre histoire, celles que nous nous sommes efforcés d’oublier. Le français n’aime pas toujours savoir…

Présentation de l’éditeur

En Provence, vers 1900. Antoine Rabuis est le treizième rejeton d’une famille de miséreux. Son père alcoolique et brutal l’abandonne à un couple de paysans aisés en mal d’enfant, les Bertrand. Chéri comme un don du ciel, bientôt officiellement adopté, le garçon prend le nom de ses nouveaux parents et se fait prénommer Noël.
Doux, intelligent, serviable, Noël Bertrand remercie chaque jour la Providence de sa générosité. Pourtant doué pour les études et promis à un brillant avenir, il préfère rester à la ferme, au milieu d’une campagne qui l’enchante, auprès de ses nouveaux parents qu’il vénère par-dessus tout.
Malheureusement la guerre éclate. Noël est appelé sous les drapeaux : adieu la rêveuse Catherine, adieu la sauvageonne Cécile entre lesquelles son cœur balançait.
Mais comment courir au massacre, quand on a appris à aimer passionnément la vie? Pour Noël, la tentation est grande de changer une nouvelle fois d’identité…

En librairie à partir du 24 janvier 2018

Un peu de l’auteur

Né à Nice, Jean Siccardi vit à Saint-Cézaire dans une ancienne chapelle qui domine Cannes, l’Esterel et la Méditerranée. Il partage avec quelques millions de citoyens de Marseille, Nice et Menton le privilège de porter un nom italien : celui de ses grands-parents qui, au début du xxe siècle, ont émigré du Piémont vers la France, dans le comté de Nice. C’est dans ses racines qu’il puise les sentiments et les personnages qui font la force brutale, romantique et drôle de ses histoires.

La Méditerranée au sens très large de ses frontières, de l’Espagne à l’Italie, le conduit à découvrir à chaque saison le bonheur tout naturel d’être du Grand Sud et de fouler les traces de Giono, Bosco, Suarès.



Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre et de romans, Jean Siccardi est un polymorphe de l’écriture. Pour lui le travail d’écrivain est un véritable métier que l’on ne peut partager avec rien d’autre ; une vie entière hors des modes, des courants et des écoles. “On doit consacrer sa vie entière à son métier d’écrivain, sans aucune concession ni indulgence. ”

Il contribue aussi à des formations pour les maîtres, les éducateurs et les animateurs sur le thème des ateliers d’écriture. Il est à l’origine de nombreuses expériences d’écriture depuis 1972, dans les quartiers sensibles, les cités, les ZEP…

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Détails sur le produit

• Broché: 460 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (24 janvier 2018)
• Collection : Cal-Lévy-France de toujours et d’aujourd’hui
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702153941
• ISBN-13: 978-2702153949
• Dimensions du produit: 15,5 x 3,6 x 23,5 cm






< » L’auberge du gué, de Jean Siccardi »>
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Lorsque j’étais quelqu’un d’autre, de Stéphane Allix

Partir, quitter son confort, s’isoler des soucis quotidiens pour se retrouver, faire une pause reste un rêve souvent inaccessible car les contraintes de la vie, dont justement on souhaite prendre un peu de distance, ne le permettent pas. Stéphane Allix a pris le temps, mis en veille son travail, sa vie pour faire un voyage sur lui-même. Et quel voyage ! Habitué aux recherches sur les facultés spirituelles dont nous ignorons les possibilités, il parvient vite à un état de relaxation total ouvrant les portes de son inconscient. Puis, des images apparaissent, s’imposent à lui sous la forme de rêve éveillé. Une vision de guerre, une vision de mort. L’auteur voit un soldat mourir, une petite fille et, une présence forte comme celle que peut symboliser un amour vrai. Un nom lui vient avec ces flashs qui semblent si réels !

En journaliste qu’il est, passionné des choses de l’esprit non comprises, il commence une enquête sur ce rêve. Tout d’abord, cet homme a-t-il vraiment existé, ou est-ce son imagination qui lui a joué un vilain tour ? Les banques de données de Google lui donnent rapidement la réponse : l’homme a vécu durant la seconde guerre mondiale, c’était un officier allemand de la SS ! La proximité qu’il ressent avec cet homme décédé il y a 70 ans le perturbe, lui le pacifiste qui passe sa vie à tenter de comprendre la violence.
Versé dans les sciences occultes, l’auteur connait des gens suffisamment ouverts pour lui apporter de l’aide dans une recherche qui peut sembler bien illusoire au quidam moyen, des personnes qui ne lui riront pas au nez face à de telles allégations. Ses recherches vont le conduire en Allemagne et en Russie, lui faire rencontrer d’autres vies, d’autres souffrances, se faire des amitiés sincères.

Peu à peu, il va mieux concevoir la logique du nazisme, ce qui a amené cet officier mort au combat de faire appel à lui : les deux hommes ont une proximité étrange, mais pourtant, une forme de symbiose les rapproche. La chute de l’un fera-t-elle grandir l’autre, lui le vivant dans la force de la vie, ouvert à la compréhension de l’autre ? Il est devenu grand reporter justement pour cela, comprendre et dénoncer en informant.

Un roman captivant où l’on apprend beaucoup sur la seconde guerre mondiale, notamment sur la manière de penser du peuple allemand à cette période. Un peuple qui parfois loin de la monstruosité, a été pris dans une spirale infernale. C’était un autre temps, une autre façon de penser qui n’a pas empêché certains de prendre conscience du drame qui se jouait. Pour d’autre, la honte a provoqué une cécité de convenance, puis il y a cet officier qui cherche encore une rédemption. Parfois brutal, ouvert sur le monde sans porter aucun jugement de valeur, ce roman est une découverte. Un livre qu’on ne lâche plus.



Présentation de l’éditeur

Partir à la découverte de soi-même peut mener sur d’étranges chemins…

Pour se ressourcer et faire le point sur sa vie, Stéphane Allix entame une retraite en forêt. Il ignore qu’il va se confronter à l’impensable.
Lors d’une méditation, une vision s’impose à lui : un soldat de la Seconde Guerre mondiale meurt, touché à la gorge. Le nom de cet homme et d’autres informations lui parviennent également en pensée. L’expérience est extrêmement troublante. Pourquoi ressent-il une telle intimité avec ce personnage ?

Obnubilé par la puissance de cette vision, il se lance dans une enquête minutieuse et découvre avec stupeur que ce soldat a réellement existé. Commence alors une aventure bouleversante.

Les questions existentielles qui se bousculent en lui depuis toujours vont-elles enfin trouver une explication ?

456 pages dont un cahier photo de 24 pages avec 30 illustrations.

Un peu de l’auteur

Reporter de guerre pendant plus de quinze ans, Stéphane Allix a brusquement changé de voie après un événement bouleversant : la mort de son frère, au printemps 2001. Depuis, il explore les mystères de la conscience et de la mort.

Concepteur et animateur des documentaires Enquêtes extraordinaires sur M6, fondateur de l’INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires), fondateur et directeur de la rédaction du magazine Inexploré, Stéphane Allix accompagne le développement de l’INREES tout en poursuivant sa carrière d’écrivain.

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Détails sur le produit

• Broché: 456 pages
• Editeur : Mamaéditions (13 octobre 2017)
• Collection : Témoignages
• Langue : Français
• ISBN-10: 2845941714
• ISBN-13: 978-2845941717
• Dimensions du produit: 22 x 4 x 14 cm






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Un goût de terre dans la bouche, de Dominique Lin

Partir vers on ne sait où, tenter de voir si l’herbe pousse mieux ailleurs, ou plus simplement afin de se retrouver, se concentrer sur soi pour réfléchir à sa vie est un rêve auquel nombre d’entre nous ont songé un jour . Un rêve que l’on refoule bien vite pour conserver son confort qui, fut-il bancal, n’est finalement pas si désagréable. On s’accommode de compromis, mettant dans la balance plus lourd de positif pour ne pas voir la vérité, ne pas se demander ce que l’on fait là. Remettre en question sa vie, ce que l’on a construit demande une force certaine, une volonté, du courage, l’audace de regarder en face le problème : toute une dynamique faisant défaut au mâle en général.

Ce cadre encore jeune, accomplit au long de ce roman l’expérience d’une remise en question de sa vie. Une voie salvatrice, presque jouissive où il revient sur les épisodes qu’il a vécus, sur les raisons de son départ, sur ses choix et son devenir. La plume de Dominique Lin, toujours empreinte d’une forme de poésie, conduit le lecteur vers la réflexion. Il nous interroge, nous pousse à rechercher qui nous sommes et cela fait du bien !

Tout ce cheminement est un travail sur soi que peu d’hommes ont le courage de faire, les femmes y parviennent bien plus sûrement ! Dominique Lin nous conduit sur ce chemin abrupt de la remise en question d’un homme sur ce qu’il est ; un type qui prend son bagage et part sur les routes pour réfléchir. Un parcours comme un Road trip initiatique vers la compréhension du monde et de lui-même. Un chemin qui donne envie de vivre encore, d’aller plus loin, mais mieux !

Dominique Lin surfe dans ce nouvel ouvrage sur son sujet favori : l’homme et sa condition. Il pose un regard clair sur les points sensibles qui nous animent, mettant le doigt là où cela fait mal, tout en ouvrant la voie de la guérison. Un roman à lire absolument, surtout par la gent masculine qui, quoi qu’elle en pense, a besoin de guidelines pour y voir plus clair, d’un coup de pouce pour prendre de vraies décisions.


Présentation de l’éditeur

Se lever un matin et ne plus reconnaître celui qu’on voit chaque jour dans la glace. Prendre conscience que sa vie a glissé au point de ne plus ressembler à ce qu’on avait imaginé. Profiter d’un incident de parcours pour tout quitter, et prendre la route. C’est ce qu’il fait. En posant son regard sur les autres, c’est son histoire qu’il remonte. Ses espoirs ou fantasmes inassouvis, son parcours, ses choix, ou ceux qu’on lui a imposés, tout y passe. De Balzac à Moby, avec ce sixième roman, Dominique Lin est à l’écoute de l’enfant qui est en lui.

Un peu de l’auteur

Dominique lin se consacre entièrement à l’écriture :
• Romans, articles, chroniques, ateliers d’écriture,
• Formation, missions en entreprises ou établissements publics et privés, conseil… (rédaction, ciblage et structuration des écrits, mais aussi communication visuelle et graphique, événementiel…),
N° de déclaration : 93 84 03539 84 en Préfecture de Région PACA,
• Aide à l’édition, analyse de manuscrits,
• Rencontres d’auteurs et conférences.
Autant de vecteurs propices pour partager, transmettre mes compétences, mais aussi mon amour des mots. Vous avez un besoin, parlons-en.

Parus aux éditions Élan Sud, ses romans abordent des univers différents, décrivant le monde sous différentes facettes, tout en restant centrés sur un seul sujet : l’être humain.

De Balzac à Moby, avec ce sixième roman, Dominique Lin est à l’écoute de l’enfant qui est en lui.
« La poésie et l’émotion sont toujours aussi présentes dans ce nouveau tableau impressionniste de la condition humaine. »
C.N.

Crédit bio Edition Elan Sud photo Site de l’auteur 

Détails sur le produit

• Broché: 192 pages
• Editeur : Elan Sud (3 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 291113754X
• ISBN-13: 978-2911137549
• Dimensions du produit: 21 x 1,4 x 12,5 cm
Pour acheter le livre cliquez ce lien : http://elansud.com/boutique/hors-collections/66-un-gout-de-terre-dans-la-bouche-9782911137549.html .






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Mon linceul vous va si bien de Bernard Boudeau

Tout comme ses tueurs, Bernard Boudeau récidive avec ce nouveau roman noir. Il nous emmène dans la haute finance, dans les couloirs silencieux, les bureaux feutrés qui sont le domaine des costards trois pièces sur mesure. Dans cet univers, tout est prestige, doit être beau pour témoigner de la discrétion et de la réussite. Les coups foireux, le côté sombre de la magouille visant à obtenir la rentabilité maximale pour le client est enveloppée de toutes les protections juridiques possibles. C’est bien simple, il y a presque autant d’avocats que de tueur d’emplois, restructurateurs et délocalisateurs de société pour en réduire les coûts dans cette tour de la défense où est établi le bureau de la multinationale. Satisfaire le client et les actionnaires est son objectif principal, seul compte le résultat.

Un monde de loup où chacun des collaborateurs tente de manger l’autre pour atteindre le prestigieux titre d’associé, gage d’un salaire exorbitant. Ils travaillent ensemble, mais maintiennent la concurrence à tous les niveaux. Question décorum, leurs femmes ne sont pas en reste. Elles sont belles, jeunes et vivent dans un luxe inouï.

Lorsque l’on retrouve l’un des associés mort en compagnie d’une femme, brulé dans un hôtel rien ne va plus. L’armée des avocats envisage les stratégies de défense pour la Com aux journalistes et à la police dans l’urgence. Justement, l’enquêtrice chargée du dossier est une féroce quoi ne lâche rien. Fine psychologue, elle amène les gens à dire ce qu’ils voulaient taire en finesse.

Ils sont innombrable ceux qui pourraient en vouloir au point de tuer sauvagement. Tant de salariés se sont vus licenciés pour le profit des actionnaires, de concurrents voulant gravir l’échelle sociale, auraient pu tramer un tel acte. Pourtant, le professionnalisme du tueur est tel qu’il ne peut s’agir que d’un professionnel. Le genre de type que l’on ne croise pas au coin d’une rue, qui demande de gros moyen et un bon réseau.



Une fois de plus Bernard Boudeau nous offre un superbe roman policier, sombre et compliqué afin de régaler ses lecteurs.

Présentation de l’éditeur

Un tueur à gages, le meilleur de sa profession. Un cadre dynamique, très dynamique et très insupportable, sûr de son charme, de son pouvoir… Un ministre inquiet pour son portefeuille… Un cabinet d’audit, prestigieux, soucieux de sa réputation… Un laboratoire pharmaceutique à l’éthique conjoncturelle, un scandale sanitaire sur le point d’éclater. Un couple à la dérive… la justice en marche, des manœuvres en sous-main. Et puis Mélina, celle qui a travaillé chez les fous, qui a abandonné son boulot d’infirmière en psychiatrie pour devenir lieutenant de police. Qui doit son prénom au vieux Léo, son grand-père, amoureux de Théodorakis et de Mélina Mercouri. Un crime… la prison pour le coupable. C’est mérité, tout l’accuse Et pourtant… Mélina se demande… Mélina Gardin, flic, lieutenant de police, surdouée, atypique : la douceur de la brise, la férocité d’un pit-bull. Quand elle mord, elle ne lâche jamais.

Un peu de l’auteur

Bernard Boudeau naît à Tunis. Après des études classiques, il fait un bref passage dans le milieu des éducateurs spécialisés avant de devenir infirmier en psychiatrie.
Il décroche un master en psychologie, poursuit son travail en institutions fermées, en hôpitaux de jour, puis progressivement, intègre un cabinet de consultants en ressources humaines.
Son parcours professionnel lui donne une connaissance précise de milieux très différents (psychiatrie, entreprise, université : univers clos, univers de compétition, de confrontation) des enjeux de pouvoirs, des règles implicites qui les organisent.
Passionné par les thrillers et les ambiances noires, sa formation lui permet de rapprocher, le temps d’un roman, l’énigme policière et celle de l’esprit humain dans son étrange complexité.
Si parfois il fait un détour par le fantastique, c’est toujours avec le même souci de véracité, qu’il tisse les portraits de ses personnages.


Crédit bio & photo Amazon 

Détails sur le produit

• Broché: 372 pages
• Editeur : Independently published (10 février 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 1520568266
• ISBN-13: 978-1520568263
• Dimensions du produit: 12,7 x 2,4 x 20,3 cm






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