En love mineur, de Dominique Costerman

Naissant d’un même feu, l’amour est une porcelaine ayant la fragilité de l’instant,

Dans son nouveau recueil, Dominique Costerman nous offre dix-sept nouvelles pour parler d’amour, dix-sept ressentis brodés comme mille et une façons de décliner l’amour. Toujours différent, fragile malgré la force qui l’anime, l’amour naît d’un instant, d’un rien ou d’un tout. Exclusif, impérieux ou simplement généreux, ce sentiment aux costumes inlassablement différents distingue l’espèce humaine et lui confère ce qu’elle a de meilleur. Qu’il soit simplement ébauché ou complet, l’amour reste beau, un doux sentiment, un transport sachant faire souffrir, un feu nous consumant sur lequel la notion de temps disparaît.

Chacune des nouvelles de ce recueil frôle les frontières de l’amour, jouant avec ces instants si brefs et si forts que tout aurait plus basculer. Las, l’amour est farceur et dicte ses lois, parfois bien distinctes d’un l’élan naissant, d‘une vision d’avenir. Dominique Costerman maîtrise parfaitement son sujet, saisissant les minutes où s’installe une communion entre deux personnes, puis laissant le destin libre de conduire ou non l’aventure.

Ces nouvelles nous ressemblent, elles ne peuvent que réveiller chez le lecteur un petit arrière-goût, un sentiment de déjà vu, de déjà vécu. Face à ce genre de situation, chacun de nous se trouve démuni, mais un peu moins seul au vu des nouvelles de ce livre. Avec Dominique Costerman, le lecteur à ce petit pincement au ventre bien connu, de concert avec les protagonistes de la nouvelle dont vit l’histoire tant elle sait nous prendre par la main et nous transporter dans son univers.

Présentation de l’éditeur

« Le train poursuivait sa course dans la nuit tombante, en s’arrêtant toutes les cinq ou dix minutes. La narratrice se dit que ça pourrait donner un bon début d’histoire, un soir un train, une intersection entre deux trajectoires, une collision et puis, le champ des possibles qui s’ouvre en délicatesse. C’était un bon début. Ca démarrait au quart de tour. Elle se sentait sure d’elle, maitresse de la situation et de la tournure que pourrait prendre cette rencontre ».

Un peu de l’auteur

Née à Bruxelles dans les Marolles d’un père voyageur et d’une mère cosmopolite, journaliste de formation, Dominique Costermans s’est lancée dans l’écriture de fiction il y a une quinzaine d’années. Disciple de Carver ou d’Annie Saumont, elle explore le champ de la nouvelle et du texte court, genre auquel elle a déjà consacré six recueils, ce qui fera dire à Thierry Bellefroid que « Depuis la sortie de son premier recueil, Des provisions de bonheur, Dominique Costermans est considérée comme une représentante majeure de la nouvelle en Belgique. »
« Costermans », confirme Jacques De Decker, « a d’emblée trouvé son terrain de jeu : la nouvelle, portée la plupart du temps par un « je » féminin, qui met en scène les décalages amoureux, les infimes fractures de la vie, l’enfance, la nostalgie parfois, mais surtout la joie, la gourmandise à vivre, avec une tendresse mâtinée de cynisme ».

Photographie : Claire Allard
Site personnel de Dominique Costermans
Dominique Costermans est sur Facebook

Crédit bio  Editions Quadrature 

Détails sur le produit

• Broché: 115 pages
• Editeur : Quadrature (4 décembre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538783
• ISBN-13: 978-2930538785
• Dimensions du produit: 21,4 x 1 x 13,4 cm

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Deltas de Jean-Philippe Chabrillangeas

L’herbe ne brille pas toujours mieux ailleurs ! Partit plus pour fuir que par besoin, Pierre se fait une situation très convenable aux Etats Unis. Là-bas, il se marie, a des enfants : la vie lui sourit. A l’annonce du décès de son père avec qui il est presque en froid, Pierre rentre en France pour l’enterrement. Lors des funérailles, il retrouve sa première petite amie. Ses certitudes sont mises en doute, cette rencontre le met mal à l’aise.

Jamais on ne peut oublier son premier amour, c’est un fait, mais il arrive qu’une rencontre des années plus tard remette les pendules à l’heure. Le monde chavire, le doute s’installe, tous les possibles deviennent des évidences. Pierre entre dans un dilemme sévère, franchir le pas ou rentrer sagement, choisir entre l’envie et la raison le taraude. Dans la vie il est des choix difficiles, celui-ci en fait partie. Quel que soit sa décision, Pierre comprend qu’il se perdra à lui-même.

Jean-Philippe Chabrillangeas nous offre ici un roman qui touche une corde sensible du lecteur. Aucun de nous n’a oublié ses premiers émois amoureux. Qui n’a pas redouté ce genre de rencontre, inquiet d’avoir envie de compléter une histoire inachevée, au fi de tout ce que l’on a bâti depuis ? Dans ce roman, il est question d’amour, celui qui vous prend aux tripes et contre lequel on ne peut lutter tant il vous désarme, mais également des rancunes familiales qui pourrissent la vie de tous les jours. Amours et haines ne naissent-ils pas d’un sentiment identique ? On s’éloigne afin de les laisser derrière soi et, on découvre vite que plus on est loin plus elles restent présentes. Cependant, en fuyant pour oublier, ne laissons-nous pas une intention qui n’était qu’une preuve d’amour mal comprise ?

Un premier roman qui pose des questions importantes, bien mené, que j’ai lu d’une traite car je ne pouvais le lâcher. Poignant, et qui ranime une petite flamme endormie, là tout au fond de soi, ce livre nous interroge aussi sur les faits nous ayant marqués avec une interrogation dominante : qu’aurions-nous fait dans la même situation ? Un premier essai brillamment transformé !

Présentation de l’éditeur

Adolescent, Pierre décide de fuir la Camargue et ses fantômes pour vivre le rêve américain. Trente ans plus tard, la mort de son père le rappelle au pays. Il y retrouve Sara, son premier amour. Elle lui fait une révélation qui l’amène à remettre en doute son propre destin.
Ce roman nous entraîne dans un road-trip entre la France (delta du Rhône) et les États-Unis (delta du Mississipi) sur la route de grands écrivains (Shakespeare, Faulkner, Hemingway…). Il nous berce par des rythmes de blues dans la lumière des Saintes-Maries-de-la-Mer.
Secrets de famille, amour filial, destinée…

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Un peu de l’auteur

Passionné par la poésie, la littérature et la musique, Jean-Philippe Chabrillangeas trouve son inspiration chez les écrivains et artistes surréalistes, les auteurs et musiciens américains.
Infirmier dans les quartiers Est de Marseille, il se ressource en mer par la pratique de la voile.
Élu à l’unanimité, Jean-Philippe Chabrillangeas a reçu le Prix première chance à l’écriture
2017, Prix remis par Michèle Gazier lors du Salon L’Antre des livres à Orange début juin.

Crédit bio & photo Editions Elan sud

Détails sur le produit

• Broché: 180 pages
• Editeur : Elan Sud (3 juin 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2911137558
• ISBN-13: 978-2911137556
• Dimensions du produit: 21 x 1,4 x 12,5 cm






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Je dessine comme un pied mais j’ai plein d’idées, de Rod Judkins

La pensée créative vue par Rod Judkins est une bombe qui laissera des traces !
Comme le dit la fiche de presse de ce livre : A travers des thèmes tour à tour drôles, poétiques, caustiques ou totalement loufoques, ce livre nous encourage à développer notre créativité et à libérer notre imagination bridée par le quotidien.
Un livre qui m’a surpris lorsque je l’ai reçu, plus habitué aux romans, je ne m’attendais pas à un livre très philosophique, de coloriage, poussant le lecteur à réfléchir sur sa vie, ses actes, et sa façon de penser. Avec un humour acerbe ou poétique, l’auteur nous démontre la futilité de notre manière d’aborder le monde dans lequel nous vivons. Il met en évidence que nous agissons selon les modalités imposées par le courant de la société, parfois très éloigné de ce qui nous ressemble vraiment. Nous n’osons plus être nous-mêmes, pour n’être plus que l’image voulue par les conventions du moment. Convention du moment, car elles changent avec le temps, les modes et la pensée commune propre à notre situation.

Sous forme de petits textes, Rod Judkins force notre réflexion, nous interroge sur nous en ponctuant chacun d’eux par une citation bien sentie. Puis, ébauche un dessin en nous demandant de le finaliser avec le ressentis de la dernière lecture. Exercice périlleux car on se surprend à rester le crayon suspendu pour un exercice pourtant simple d’apparence, mais obligeant à se poser les bonnes questions.

C’est un ouvrage inclassable qui se lit lentement en invitant à la méditation. Le rythme du temps est souvent présent au fil des pages. Le temps est une notion très subjective, il n’est pas le même pour tous ! Les progrès des nouvelles technologies exigent l’immédiateté en toute chose, la ponctualité pour le travail, le quotidien se chargeant du reste. Le temps va toujours plus loin, plus vite sans se retourner et nous cavalons derrière sans vraiment le rattraper. Nous ne savons plus prendre le temps ! Mais peut-on prendre une illusion ?

La nouvelle technologie nous guident, nous aident, nous régissent en nous privant de notre libre arbitre. Il est à se demander si elles ne nous dominent pas, si elles ne nous contrôlent pas… Elles accaparent notre attention de chaque instant, laissant penser que la préhistoire remonte à hier. En 20 ans seulement le progrès a changé la face du monde, faisant oublier qui nous sommes, ce que nous sommes. Nous ne travaillons plus pour vivre, nous vivons pour travailler ! Toujours plus vite, toujours plus haut jusqu’à notre niveau d’incompétence (principe de Peter chez stock,1970).

Un livre remarquable, plein du bon sens dont nous avons perdu la trame, mettant en lumière les incohérences qui régissent notre vie moderne. Un livre pour réfléchir au fait qu’il est sans doute encore temps de prendre son temps, d’ouvrir les yeux sur le vrai, de passer du virtuel au réel, d’être soi pour de bon. La pensée créative, spécialité de Rod Judkins, me semblait jusqu’ici une idée saugrenue d’intellectuels en manque de sensation. J’ai beau avoir les pieds irrémédiablement sur terre, pris au jeu du questionnement induit par « Je dessine comme un pied mais j’ai plein d’idées », j’ai pris du temps pour le lire, j’ai su disposer de mon temps.

Présentation de l’éditeur

Prenez un crayon et laissez votre imagination prendre son envol

Un athlète entraîne son corps.
Une personne créative doit entraîner son imagination.
Les exercices que vous trouverez ici vous sculpteront, un esprit de rêve, apte à devenir un générateur d’idées.

PENSEZ PLUS LOIN QUE CE QUI EST CONVENU. OSEZ LIBÉRER VOTRE GÉNIE !

Un peu de l’auteur

Rod Judkins est professeur à la Central St Martins de Londres, l’une des écoles d’art et de design les plus réputées au monde.

Crédit bio Editions Kero 
Crédit photo R. Judkins sur Twitter 

Détails sur le produit

• Broché: 240 pages
• Editeur : Kero (8 novembre 2017)
• Collection : KER.PRATIQUE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366582374
• ISBN-13: 978-2366582376
• Dimensions du produit: 13,5 x 2 x 20,5 cm






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Le goût de la limace, de Zoé Derleyn

Quel titre ! Un peu baveux, pas très ragoutant, franchement infâme, pour des nouvelles un peu dérangeantes, souvent. Zoé Derleyn nous raconte ces impressions, les ressentis que l’on garde comme une habitude, tel un rituel auquel on ne peut déroger. Cela part d’un rien, avant de devenir un impératif. Bien qu’on s’en veuille, on y va, reproduisant inlassablement une chose absurde malgré soi.

Dans ce recueil, l’auteur décortique avec délice ces machinaux aux allures de tocs. Parfois morbides, ces nouvelles mettent en lumière ce qu’on pourrait qualifier de troubles compulsifs. Ses personnages reproduisent des actes stupides simplement parce qu’un instant les a marqués, se gravant afin d’être reproduit sans cesse. Mais c’est également un souvenir frappant venu du fond de l’enfance qui surgit, laissant un goût amer aux bords des lèvres au moment d’embrasser. Ce sont des associations d’idées qui peuvent gâcher l’instant présent, des images fugaces qui apparaissent sans prévenir pour accélérer un retour à la réalité brute.

Avec Zoé Derleyn, nous devenons voyeurs de nos petit travers. Dix nouvelles qui nous ressemblent. L’auteur maîtrise bien son sujet, même si elle nous laisse un goût un peu visqueux, parfois, sur la conscience. Le lecteur y retrouvera surement mieux les tics de ses voisins que les siens : c’est tellement plus confortable, pourtant…

Les nouvellistes ont cette faculté incroyable de mettre en évidence ce qui nous dirige, de démontrer la force du subconscient dans nos gestes les plus simples. Le goût de la limace est un recueil quelque fois poisseux, mais un regard lucide sur nous tous. Dix nouvelles comme autant de clichés pour nous mettre le doigt sur l’absurde de ce qui, sans raison valable, nous régit.

Présentation de l’éditeur

Si elle n’avait jamais eu de sœurs. Ou si elles étaient mortes toutes les trois. Plutôt que de les entendre hurler, dévaler les escaliers sans arrêt, de les voir débouler dans sa chambre pour lui demander de les départager d’un nouveau concours idiot ou de refaire pour la cinquième fois leurs tresses, Audrey pourrait se concentrer et parvenir à finir une phrase du premier jet. Sans ses sœurs, elle connaitrait enfin la paix. Pour que le silence soit parfait, il aurait fallu qu’elle n’ait plus de parents non plus, évidemment !

Un peu de l’auteur

Zoé Derleyn est née à Bruxelles en 1973. Peintre de formation, l’écriture a toujours été présente, jusqu’à couvrir les pages de ses carnets de croquis. Le gout de la limace est son premier recueil de nouvelles.

Credit bio & photo Editions Quadrature

Détails sur le produit

• Broché: 99 pages
• Editeur : Quadrature (4 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538740
• ISBN-13: 978-2930538747
• Dimensions du produit: 21,4 x 1 x 13,4 cm

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La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne, de René Freund

Un titre un peu surprenant, pour un roman qui ne l’est pas moins ! Peu préparée à l’aventure, Nora se voit contrainte par le testament de son père d’entreprendre un voyage initiatique, en compagnie d’un jeune notaire viennois qu’elle ne connait pas. D’abord furieuse de cette initiative paternelle qui l’expédie de Paris en Autriche, impérativement à pied de surcroît, Nora va se prendre au jeu, mais ce sera un peu moins facile qu’elle ne le prévoyait !

Un roman drôle à souhait, un humour tout en finesse où la psychologie des personnages est découpée au scalpel. L’idée phare de l’auteur est de nous faire voyager avec l’urne contenant les cendres du père de Nora. Durant ce périple, Nora apprendra à faire connaissance avec le notaire, s’ouvrira aux autres, calmera un peu son tempérament explosif, centré un peu trop sur elle-même.

Chemin faisant, des lettres posthumes de son père l’éclairent petit à petit sur l’histoire de sa famille : une histoire dont elle ne savait que peu de chose en vérité. En découvrant ce que son père lui a toujours caché, Nora va devenir une autre personne. Elle ne sera sans doute plus jamais vraiment seule !

Un humour tout au long de ce roman qui ravit l’esprit, plein de finesse et de tact. C’est presque un huis clos à deux personnages, qui devront apprendre à se connaître afin de comprendre le pourquoi de cette lubie d’un mourant. Nora et son compagnon ne savent même pas où ils doivent déposer les cendres, cela leur sera révélé qu’en fin de parcourt, une marche vers l’inconnu. Le dénouement surprend, car pas plus que Nora, le lecteur ne voit le coup venir. Les deux marcheurs devront quand même affronter quelques vérités, des ombres ayant survolé l’enfance de chacun d’eux deux. Un point final qui est loin d’être une fin, mais le début qu’une nouvelle aventure. Une fin pleine de tendresse ouvrant la voie d’un avenir meilleur, peut-être…

Un grand roman qu’on ne parvient pas à lâcher, qui se lit d’une traite avec délectation !

Présentation de l’éditeur

Lorsque Nora prend connaissance des dernières volontés de son père – transporter son urne (à pied !) vers une destination qui lui sera dévoilée progressivement -, elle ne comprend plus rien. Après la mort accidentelle de la mère de Nora, père et fille avaient fait leur vie à Paris et n’étaient plus jamais retournés dans leur Autriche natale. Nora, citadine convaincue, déteste la rando, et Klaus le savait parfaitement. Et puis quelle idée de lui imposer Bernhard, jeune aspirant notaire, ponctuel, sobre et végétalien stricte, comme compagnon de voyage ? Mais Nora n’a pas le choix, et elle se met donc en route, chaperonnée par le méticuleux et agaçant Bernhard qui ignore également tout des raisons de ce compagnonnage forcé. De monastère en lac de montagne, par pluie et neige et soleil, ils vont surmonter petits et grands obstacles, se crêper le chignon et se rapprocher. Mais la plus grande surprise les attend une fois le dernier sommet franchi…

Un peu de l’auteur

Né à Vienne en 1967, René Freund a étudié la philosophie, l’ethnographie et le théâtre. Après quelques années comme conseiller dramatique il s’est rapidement intéressé à l’écriture et vit aujourd’hui de sa plume comme auteur et traducteur. La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne est son premier livre traduit en français.

Crédit bio & photo Editions KERO :

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Les chiens de détroit, de Jérôme Loubry

Des enfants qui disparaissent et c’est le début de l’angoisse pour tous les parents. Tout d’abord, on retrouve des cadavres étranglés, sans qu’aucune trace ne soit laissée. Le meurtrier est prudent, la police s’arrache les cheveux, en perd le sommeil. Déjà, dans le passé, quinze ans plus tôt, des enfants avaient été retrouvés, tués de même façon. A l’époque, le coupable n’avait jamais été identifié. Stan Mitchell, l’inspecteur en charge de cette enquête inaboutie en avait perdu sa place d’inspecteur à la criminelle, relégué aux affaires courantes : l’expulsion de logement et autres chiens écrasés… Sarah Berkhamp, jeune inspectrice est chargée de cette nouvelle traque malgré elle, se lance sur l’affaire avec Stan pour adjoint, dont le retour en grâce est dû à sa connaissance des faits d’hier ! L’assassin continue sont œuvre macabre, mais il y a plus d’enfants qui disparaissent que de cadavres retrouvés. Où sont cachés les enfants de détroit ? Sont-ils vivants ? Le temps presse.

Jérôme Loubry fait fort pour un premier roman, noir, dans l’ambiance glauque d’une ville en déliquescence. Détroit a perdu sa superbe d’antan, la ville se meurt lentement, ses habitant fuient, le travail a disparu. Elle devient un no mans land avec des rues désertes, des maisons vides qui se délabrent peu à peu. La police cherche une ombre dont le seul indice est un homme de grande taille : un géant. La fable du « géant de brume » est mise en avant par une presse friande du pire.

Dans ce polard, il y a deux histoires qui se rejoignent, ce qui rend l’intrigue plus que passionnante. Le coupable, aussi invisible et cruel soit-il, n’est peut-être pas si loin que cela des enquêteurs. La clef qui permettra de l’identifier est au cœur de la police. Si proche qu’elle en devient invisible. Le serial killer réserve bien des surprises : il ne souhaite que la rédemption de Sarah ! Elle seule peut encore sauver tous les enfants s’ils vivent encore, la solution est en elle, là où sont les herbes hautes…

Un polar dont le final vous explose à la figure, aussi glauque que les crimes, et incroyablement sophistiqués. Une issue avec des coupes chirurgicales nécessaires pour calmer la peur du citoyen. Ramener le calme dans la rue demande parfois de grands sacrifices, indispensables, aussi alambiqués fussent-ils. La raison doit parfois ignorer la morale pour que puisse se faire une justice acceptable. Un grand roman bien noir, dans la lignée des grands du genre. On attend avec impatience que Jérôme Loubry réitère cet exploit.

Jusqu’ici, seul Amédée Mallock (pseudonyme de Jean-Denis Bruet-Ferreol) réussissait cette performance dans la complexité du crime. Désormais, ils sont deux à atteindre ce niveau d’excellence dans le polar !

Présentation de l’éditeur

DÉTROIT A PERDU SES REPÊRES.
SES HABITANTS L’ABANDONNENT.
SES ENFANTS DISPARAISSENT.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

UNE INTRIGUE MAGISTRALEMENT ENTRELACEE JUSQU’A LA FIN, BOULEVERSANTE.

Un peu de l’auteur

Jérôme Loubry a travaillé à l’étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant.

Installé à Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence, il a déjà écrit « Prison Dichotome » (2013) et « Le sourire des morts » (2014).

Désormais établi en Provence, il publie son premier roman, « Les chiens de Détroit », en 2017.

Credit bio & photo Babelio :

Détail du produit

• Broché: 306 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (11 octobre 2017)
• Collection : Suspense Crime
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702161707
• ISBN-13: 978-2702161708
• Dimensions du produit: 13,5 x 2,5 x 21,5 cm

 






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Les folles années d’Ana, de Marie-Claude Gay

Marie-Claude Gay est un auteur qui ne cesse de surprendre son lecteur, ce nouveau roman nous conduit sur des chemins inattendus. En effet, Ana, née de souche française à Ushuaïa, avec pour seul avenir une vie en autarcie dans son village de la terre de feu, rêve de la France comme d’un pays de cocagne. Sa grand-mère qui l’a élevée lui en a tant parlé ! Visiter la France ? Cela relève plus du fantasme que d’une éventualité concevable. Passionnée de couture et de dessin, elle occupe son temps à faire des vêtements selon les rares catalogues venus de France qui lui tombent sous la main. De plus, elle est amoureuse de Volodia, un jeune homme originaire de Russie, qui désire l’épouser. La jalousie de son cousin va contrecarrer cet avenir. Le destin, farceur, en décidera autrement. Elle se trouvera malgré elle sur un bateau, dont la destination changera sa vie. Ana va découvrir que le vaste monde n’est pas tendre, voire dangereux. Seule sa volonté farouche d’être elle-même pourra peut-être la sauver d’un avenir bien morose : la rue ou la prostitution semblent les seules issues possibles lorsque la lutte pour vivre devient trop pénible, voire impossible pour une étrangère sans papiers-.

Un roman qui nous fait voyager du bout du monde à la France, dans les années folles. La guerre de 14-18 vient de se terminer, le pays demande à vivre pleinement. Les femmes qui ont fait fonctionner le pays durant la guerre prennent une place légitime dans le monde du travail, s’émancipant de la tutelle du mari. Elles coupent leurs cheveux, raccourcissent les robes, sortent et profitent de la vie. Le mode de vie a changé, mais pour Ana, c’est une totale découverte, un apprentissage de la modernité. Son pays d’origine ne vit pas au même rythme que l’Europe. Elle découvre des choses incroyables qui n’existent pas en terre de feu. Elle est fascinée par ce qu’elle découvre, mais vite inquiétée par les dangers de la vie moderne. Sans papiers, clandestine en terre étrangère, elle devient vite une proie facile pour les rabatteurs des maisons closes prêts à venir en aide aux filles perdues…

Marie-Claude Gay, outre ce superbe voyage dans les années folles vers une destinée improbable pour Ana, signe là un roman où l’on apprend beaucoup. Elle met un point d’honneur à mettre en avant les détails de l’histoire souvent ignorés du public. Tout comme dans son autre roman «Deuxième vie  », de chez J.C. Lattès en 2004, elle n’y va pas à pas de velours concernant la question du sexe. Sans papier, clandestine, Anna est sollicitée par les rabatteurs des maisons closes : un univers glauque désormais un peu oublié. Ses personnages sont criants de vérité, l’émotion au rendez-vous, de grands frisson en perspective. Un roman qu’on n’a non seulement pas envie de lâcher, mais qui plaira à tous les publics.

Présentation de l’éditeur

Ushuaïa, décembre 1918. Isolée dans l’univers implacable de la Terre de Feu, Ana, adolescente, vit aux côtés de son père. Marquée par la désertion de sa mère, elle brûle de savoir ce qui se passe derrière les montagnes, rêvant de partir à la recherche de la fugitive. Ayant hérité des dons en dessin de son arrière-grand-mère, elle se passionne pour la couture, crée et réalise des vêtements. Sur cette île perdue, se trouve un bagne enfermant de dangereux prisonniers. Agressé par l’un d’eux, la jeune fille se cache sur un cargo français qui prend la mer. Après bien des péripéties, le bateau arrive au Havre en juillet 1919. Ana rejoint la capitale la veille du défilé du 14 juillet. Clandestine, elle tente de survivre. Après un emploi à l’usine de sucre Say, où elle ne peut rester, elle est embauchée aux Halles, et doit faire face à des situations périlleuses. Par un curieux hasard, la jeune fille rencontre un grand couturier qui, étonné par son talent, lui offre un poste de modéliste. Le destin va trancher pour elle et des bas-fonds au monde du luxe, Ana, va s’accomplir.

Un peu de l’auteur

Née en Algérie, Marie-Claude Gay a publié de nombreux romans à succès. Elle est notamment l’auteur de L’Enfant de Tolède (éditions Lucien Souny,1999), Blessures de femmes (éditions Lucien Souny, 2000). Elle a publié aux éditions J.C. Lattès Le Serment de Saint-Jean-de-Luz (2003), Une famille bien comme il faut (2006), La Part belle (2009) et L’Or de Malte (2013).

Source bio: Editions Presses de la cité 

Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Editions De Borée (14 septembre 2017)
• Collection : Romans
• Langue : Français
• ISBN-10: 2812921595
• ISBN-13: 978-2812921599
• Dimensions du produit: 24 x 3,3 x 16,2 cm

 

 

 






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Les souffleurs de rêves, de Mireille Pluchard

Ce roman de Mireille Pluchard est une petite perle ! En effet, non seulement c’est la chronique d’une famille de nobliaux des Cévennes de Henry IV à Louis XIII, mais aussi une lumière sur la vie des gens à cette époque mouvementé par les guerres de religion. Etre noble est une chose, mais appartenir à la religion réformée en est une autre. Le sieur de Villette frôlera le pire pour des raisons plus morale que religieuse. La guerre de Rohan cherche à éradiquer l’église réformée et ses fidèles, Villette risque d’être pris dans la tourmente.

Elias de Villette, est un nobliau* des Cévennes, sa famille tire ses revenus d’une verrerie. Une fabrique où l’on crée des modèles d’usage courant, mais aussi où l’on cherche à atteindre l’excellence. Les verriers sont régis par une corporation aux règles strictes. Devenir maître verrier demande un apprentissage long et coûteux. Villette n’ayant pas de fils pour lui transmettre l’œuvre de sa vie, réglera les frais de cette formation pour son fils naturel à défaut de fils légitime. La naissance d’un fils après son remariage pourrait bien remettre en question les plans de l’industriel pour le devenir de son entreprise après lui…

* Nobliau car non anobli au sens propre du terme, mais gentilhomme enrichi et faisant vivre ses employés. C’est au XVIIème que des grands bourgeois ont réussi à atteindre cette aisance, des domaines, des biens leur conférant une forme de noblesse quasi seigneuriale.

Cette chronique familiale est un véritable thriller aux rebondissements multiples. Les évènements s’enchaînent à un rythme soutenu. En dehors de la politique royale, des ambitions de certains nobles tumultueux, la vie de cette famille met en avant tous les sentiments humains, tels que l’ambition, la jalousie, et le goût du pouvoir. Le droit de cuissage de règle à cette époque n’est pas étranger aux problèmes qu’Elias de Villette va rencontrer. Les amours volages qui compliquent les relations conjugales et familiales, peuvent générer des remises en question salvatrices puisque reposant sur des sentiments véritables, alors que le mariage du XVIIème siècle n’est qu’une entente entre deux partis.

Mireille Pluchard nous offre ici un roman d’aventure qui pourrait bien être d’actualité. Ce livre brosse des traits de caractères, des émotions et des profils que le temps et la révolution de 1789 n’ont pas vraiment changés. Un roman instructif sur le métier de verrier, mais également captivant pour le rythme de l’intrigue et la qualité de l’écriture. Un livre accessible à tous, un plaisir de lecture indéniable.

Présentation de l’éditeur

Au XVIIe siècle, en Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes-verriers, va-t-elle s’éteindre faute d’héritier ? Elias de Vilette, dernier du nom, après la mort de son épouse, est face à un choix cornélien. Il vient d’être père d’un petit François, fruit de ses amours avec une servante. Légitimer ce bâtard serait enfreindre les strictes règles de la corporation.
Mais un remariage tardif et inespéré avec une jeune noble bien dotée sera couronné par la naissance d’un fils. Légitime cette fois. Pourtant, le talent et la vertu de François vont bouleverser les certitudes d’Elias et sceller l’avenir de toute une dynastie…

Un peu de l’auteur

Mireille Pluchard est née dans les Cévennes, à Alès. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par son époux, le premier et le plus fervent de ses lecteurs.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives.
Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer « construire sur le sable ».
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas mais au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime « raconter les gens ».

Source bio: Editions Presses de la cité 

 

Détails sur le produit

• Broché: 464 pages
• Editeur : Presses de la Cité (5 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258133939
• ISBN-13: 978-2258133938
• Dimensions du produit: 14,1 x 3,5 x 22,9 cm







< Les souffleurs de rêves, de Mireille Pluchard >

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Peace and death, de Patrick Cargnelutti

La mort n’occulte pas la vie ! Les pires malfrats savent aimer. L’amour est à même de raser les montagnes, de sortir des tabous, d’avoir l’audace du pire. La complicité en découlant est plus forte que la mort !

Immoral tant qu’il est possible de l’être, aussi noir qu’un puit sans fond, ce roman atypique entraîne son lecteur sur des terres que l’on n’attend pas. En effet, qui pourrait imaginer qu’un décès dans une maison de retraite médicalisée soit un crime ? Les pensionnaires ayant des difficultés pour se déplacer sans déambulateur, sentant déjà leurs forces les quitter, ils envisagent plus de bouffer les pissenlits par la racine que de faire des expéditions aventureuses. Pourtant, la victime ne peut avoir été là où elle est morte sans l’aide d’une tierce personne. D’autant plus qu’Odette, avant de passer l’arme à gauche, refusait tous déplacement ! L’inspectrice en charge de l’affaire veut comprendre comment et pourquoi…

De la France aux USA, le passé d’une pensionnaire intrigue ! Dans les faits, elle n’a pas d’existence légale…

Patrick Cargnelutti, brosse un roman où le personnage principal est d’une immoralité crasse. Coutumière du silence, la vieille dame a brouillé les pistes sans laisser de trace. Ayant passé sa vie à fuir, elle sait se fondre dans un rôle d’invisibilité : elle est n’importe qui, une ombre perdant la tête et dont les déplacements sont hasardeux.

C’est par amour, et dans le souci de préserver son anonymat que ce crime est commis, mais c’est aussi par vengeance pour des faits parfaitement prescrits par le temps, que seul le souvenir revendique. Un roman dont le cadre est une maison de retraite est surprenant. Pourtant, il y a tous les éléments d’un roman noir. Le lieutenant Céleste Alvarez, en charge de l’enquête, devra sortir des voies légales pour trouver la solution. Elle devra obtenir la confiance de Colette, la vieille dame suspectée, pour comprendre ce cheminement effarant, cette vie de fuite en avant en marge de la vie des citoyens normaux. L’histoire d’un couple uni pour le meilleur et pour le pire, surtout ! Un roman où la force de l’amour fait passer la pilule des crimes commis, où le pire semble presque normal. Une enquête dont même la justice ne saura que faire de l’assassin…

Présentation de l’éditeur

Y a-t-il eu un meurtre à la résidence pour personnes âgées Les Lilas ? C’est la première question que se pose la lieutenant Céleste Alvarez en se rendant sur les lieux aux aurores. Odette gît, fracassée, au bas d’un escalier auquel elle n’aurait jamais dû avoir accès. Comment a-t-elle pu arriver là en pleine nuit ? L’enquête s’annonce complexe et les témoignages plutôt flous : le personnel est surchargé de travail, quant aux autres pensionnaires, ils semblent tous un peu perdus… Dans sa chambre, Colette, elle, rêve de Rob, encore et encore : le ranch au Nevada, le Flower Power, San Francisco, la liberté, sa vie rocambolesque avec lui… Au cours de ses investigations, Alvarez va découvrir quelques incohérences qui, insidieusement, vont la conduire sur les traces d’une folle cavale entre le continent américain et la France… Avec l’amour pour feuille de route et la mort en filigrane…

Un peu de l’auteur

Patrick Cargnelutti est né en 1957 à Châlons-sur-Marne. En grande partie autodidacte, il a découvert comme il a pu la littérature, la musique, la peinture et la poésie, sans l’onction des institutions et la légitimité des diplômes, la curiosité lui tenant lieu de programme. Une carrière professionnelle en psychiatrie à tutoyer la folie dans tous ses états, la misère humaine sous toutes ses formes, puis un engagement associatif dans le domaine de la musique sous toutes ses formes également. Suivant le soleil, il est parti de l’est pour finir aujourd’hui totalement à l’ouest à scruter l’horizon depuis la rade de Brest, des fois que, dérive des continents aidant, l’Amérique pointe son nez dans la mer d’Iroise… Plongé dans le polar depuis son enfance, il a co-fondé en 2013 le webzine littéraire Quatre Sans Quatre et anime l’émission Des Polars et des Notes sur Radio Évasion.

Source bio: Editions JIGAL 

Détails sur le produit

• Broché: 344 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220150
• ISBN-13: 978-2377220151
• Dimensions du produit: 21 x 3,3 x 14 cm





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Dernier train pour Canfranc, de Rasario Raro

Les trains sont des symboles qui marquent l’imaginaire, une vue sur un ailleurs avec toutes les promesses dont on peut rêver. Le train, c’est la liberté d’aller voir plus loin, se rapprocher ou s’éloigner, selon le besoin ou l’envie que l’on a.

Pendant la guerre de 39/40, les trains ont joué un rôle essentiel pour permettre l’exil à ceux qui furent persécutés par le régime Nazi. Rosario Raro nous offre une vue un peu différente, peu connue : la gare franco-espagnole de Canfranc fut une zone de passage vers la liberté pour ceux qui fuyaient les rafles demandées par l’armée d’occupation allemande. Canfranc, un mon évocateur, un symbole fort. En effet dans Canfranc on peut comprendre « Camp » et « Franc » tel un endroit de liberté, une promesse d’avenir vers un monde meilleur. A Canfranc, la gare possède un côté français, l’autre étant espagnol, une zone frontalière entre un pays occupé et une terre non officiellement en guerre : le régime franquiste n’était pas en guerre avec l’Allemagne, malgré la présence des autorités allemandes dans cet endroit ouvert sur le monde libre.

Cette gare était une vitrine du luxe, bâtie avec toutes les commodités possibles, hôtel de grand standing et commerces. Le personnel, nombreux et de tous corps de métiers, de différentes nationalités, ému de voir la souffrance des réfugiés, a mis en place avec la résistance un système permettant le passage des émigrés persécutés vers des pays d’accueil. Le rôle de ces justes est peu connu du public, Rasario Raro rend hommage à ces gens ayant risqué la déportation pour sauver l’humanité*, parce qu’il n’y de valeur plus sûre que celle de l’homme, parce qu’ils croyaient en l’humanité, parce qu’ils avaient une idée de la justice qui primait sur le risque !

* sourate 5, verset 32 : C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes 5[…].

Image de la gare de Canfranc

Rosario Raro nous offre un roman historique, basé sur des faits réels. Un roman poignant où l’amour domine : l’amour des autres, de la justice, l’amour tout simple entre un homme et une femme que l’urgence de l’action a rapproché. Un livre fort, passionnant à un rythme d’enfer. Le lecteur est captivé par cette histoire.

Presentation de l’éditeur

Mars 1943. Accroupis dans une pièce secrète de la gare, les clandestins retiennent leur souffle en attendant que le bruit des bottes des soldats allemands s’éloigne. Au-dessus d’eux flotte le drapeau orné de la croix gammée. Au plus profond de cette époque sombre, Laurent Juste, le chef de gare breton, son amie Jana et le contrebandier Esteve Durandarte risquent tous les jours leur vie pour sauver des innocents, en leur faisant franchir la frontière franco-espagnole sur laquelle se dresse la gare mythique de Canfranc…

Un peu de l’auteur

Rosario Raro est docteur en philologie et dirige les cours d’écriture créative de l’Université Jaume I de Castellón. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages qui ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Dernier Train pour Canfranc est son premier livre à paraître en France.

Source bio: Editions KERO

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Kero (27 septembre 2017)
• Collection : KER.LITTERAT.ET
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366582153
• ISBN-13: 978-2366582154
• Dimensions du produit: 14 x 3,3 x 22,5 cm





< Dernier train pour Canfranc>

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