L’auberge du gué, de Jean Siccardi

Naître dans les montagnes du sud de la France vers 1900, treizième enfant non désiré, d’un père alcoolique et violent, d’une mère qui depuis longtemps à baisser les bras, présage un avenir des plus sombre ! Le vingtième siècle débute à peine, la république se remet juste des diverses politiques post révolutionnaires, la France s’éveille au modernisme. Dans les coins reculés, on ne se mêle pas de ce qui ne nous regarde pas. Certes on en parle comme autant de confidences grivoises au comptoir après quelques verres, on médit sur le sort des autres afin de ne pas regarder sa propre vie, mais les huis clos de la sphère privée doivent rester les secrets du village.

Néanmoins, c’est toujours la vie qui domine et la loi de l’équilibre de la nature sait réagir. L’enfant, ce porte malheur portant tatoué sur le front ce chiffre maudit du désastre, privé de tout, trouve des échappatoires pour survivre. D’une santé inexplicable, il parvient à se construire un monde à lui comme d’un petit sauvageon, sale et dépenaillé, mais vivant. Treize enfants coûtent cher à nourrir lorsque qu’on boit les maigres ressources de la maison. De plus, le voir tous les jours tel un Juda augurant un malheur à venir est insupportable. Le père Rabuis décide de conduire ce fils exécré jusqu’à une autre ferme, celle des Bertrand. Voudront-ils de lui ?

Jean Siccardi nous offre là un roman lourd d’émotions, qui prend les tripes du lecteur. Avec des mots, il dresse un tableau de cette France que nous avons oublié, que seules les barbes blanches ont pu connaître par les anciens. C’était une France dure lorsqu’on la regarde avec les yeux de l’époque actuelle, mais la vie simple des campagnes avait ses bonheurs. Les lois et la politique se négociaient pourvu que l’on connaisse les bonnes personnes. Ce siècle nouveau désirait la stabilité, les jeunes commençaient à quitter les villages pour les usines. Les paysans s’inquiétaient de la transmission de leurs patrimoines terriens durement acquis. Un fils se devait de prendre la suite afin de poursuivre l’œuvre paternelle.



Jusque-là tout va bien, mais qu’une guerre surviennent, tel un rouage bloqué enrayant le système et c’est tout une logique qui est remise en cause. Le fils appelé sous les drapeaux pour défendre le pays reviendra-t-il prendre la suite du père ? L’être humain est imprévisible, ses convictions l’emportent facilement sur la raison. Pour défendre ses idéaux, l’homme est capable du pire et du meilleur. Cette guerre dite grande, personne n’en voulait, mais tous y sont partis en vainqueurs, heureux de défendre le territoire. Les horreurs vécues dans ce conflit ont bouleversé les consciences, changé les hommes, chacun était obsédé par le désir de sauver sa peau, de rentrer chez soi avec les fantômes des camarades massacrés dans la boue des tranchées. L’héritier des Bertrand saura-t-il survivre à ce marasme ? A la signature de l’armistice, au retour des soldats, les Bertrand ont attendu en vain, mais ils ne cessent d’y croire puisque personne ne sait s’il est mort. De son côté, Noël continue son combat pour vivre, il a retrouvé ses réflexes d’enfance pour se fondre dans la nature. Il souhaite revenir, mais quelques chose est mort en lui, rien ne peut plus être pareil qu’avant.

Il est à souligner qu’au long de ce roman le degré d’émotion est très fort. Jean Siccardi a forcé le trait majestueusement, encore que… Quel talent ! Il possède également le don de rendre captivant un roman du genre terroir. En racontant la France d’antan, il n’hésite pas à mettre un peu de poil à gratter, à écorner les biens pensants ; il met sous nos yeux les pages sombres de notre histoire, celles que nous nous sommes efforcés d’oublier. Le français n’aime pas toujours savoir…

Présentation de l’éditeur

En Provence, vers 1900. Antoine Rabuis est le treizième rejeton d’une famille de miséreux. Son père alcoolique et brutal l’abandonne à un couple de paysans aisés en mal d’enfant, les Bertrand. Chéri comme un don du ciel, bientôt officiellement adopté, le garçon prend le nom de ses nouveaux parents et se fait prénommer Noël.
Doux, intelligent, serviable, Noël Bertrand remercie chaque jour la Providence de sa générosité. Pourtant doué pour les études et promis à un brillant avenir, il préfère rester à la ferme, au milieu d’une campagne qui l’enchante, auprès de ses nouveaux parents qu’il vénère par-dessus tout.
Malheureusement la guerre éclate. Noël est appelé sous les drapeaux : adieu la rêveuse Catherine, adieu la sauvageonne Cécile entre lesquelles son cœur balançait.
Mais comment courir au massacre, quand on a appris à aimer passionnément la vie? Pour Noël, la tentation est grande de changer une nouvelle fois d’identité…

En librairie à partir du 24 janvier 2018

Un peu de l’auteur

Né à Nice, Jean Siccardi vit à Saint-Cézaire dans une ancienne chapelle qui domine Cannes, l’Esterel et la Méditerranée. Il partage avec quelques millions de citoyens de Marseille, Nice et Menton le privilège de porter un nom italien : celui de ses grands-parents qui, au début du xxe siècle, ont émigré du Piémont vers la France, dans le comté de Nice. C’est dans ses racines qu’il puise les sentiments et les personnages qui font la force brutale, romantique et drôle de ses histoires.

La Méditerranée au sens très large de ses frontières, de l’Espagne à l’Italie, le conduit à découvrir à chaque saison le bonheur tout naturel d’être du Grand Sud et de fouler les traces de Giono, Bosco, Suarès.



Auteur d’ouvrages poétiques, d’albums pour la jeunesse, de pièces de théâtre et de romans, Jean Siccardi est un polymorphe de l’écriture. Pour lui le travail d’écrivain est un véritable métier que l’on ne peut partager avec rien d’autre ; une vie entière hors des modes, des courants et des écoles. “On doit consacrer sa vie entière à son métier d’écrivain, sans aucune concession ni indulgence. ”

Il contribue aussi à des formations pour les maîtres, les éducateurs et les animateurs sur le thème des ateliers d’écriture. Il est à l’origine de nombreuses expériences d’écriture depuis 1972, dans les quartiers sensibles, les cités, les ZEP…

Crédit bio & photo Editis :

Détails sur le produit

• Broché: 460 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (24 janvier 2018)
• Collection : Cal-Lévy-France de toujours et d’aujourd’hui
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702153941
• ISBN-13: 978-2702153949
• Dimensions du produit: 15,5 x 3,6 x 23,5 cm






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Lorsque j’étais quelqu’un d’autre, de Stéphane Allix

Partir, quitter son confort, s’isoler des soucis quotidiens pour se retrouver, faire une pause reste un rêve souvent inaccessible car les contraintes de la vie, dont justement on souhaite prendre un peu de distance, ne le permettent pas. Stéphane Allix a pris le temps, mis en veille son travail, sa vie pour faire un voyage sur lui-même. Et quel voyage ! Habitué aux recherches sur les facultés spirituelles dont nous ignorons les possibilités, il parvient vite à un état de relaxation total ouvrant les portes de son inconscient. Puis, des images apparaissent, s’imposent à lui sous la forme de rêve éveillé. Une vision de guerre, une vision de mort. L’auteur voit un soldat mourir, une petite fille et, une présence forte comme celle que peut symboliser un amour vrai. Un nom lui vient avec ces flashs qui semblent si réels !

En journaliste qu’il est, passionné des choses de l’esprit non comprises, il commence une enquête sur ce rêve. Tout d’abord, cet homme a-t-il vraiment existé, ou est-ce son imagination qui lui a joué un vilain tour ? Les banques de données de Google lui donnent rapidement la réponse : l’homme a vécu durant la seconde guerre mondiale, c’était un officier allemand de la SS ! La proximité qu’il ressent avec cet homme décédé il y a 70 ans le perturbe, lui le pacifiste qui passe sa vie à tenter de comprendre la violence.
Versé dans les sciences occultes, l’auteur connait des gens suffisamment ouverts pour lui apporter de l’aide dans une recherche qui peut sembler bien illusoire au quidam moyen, des personnes qui ne lui riront pas au nez face à de telles allégations. Ses recherches vont le conduire en Allemagne et en Russie, lui faire rencontrer d’autres vies, d’autres souffrances, se faire des amitiés sincères.

Peu à peu, il va mieux concevoir la logique du nazisme, ce qui a amené cet officier mort au combat de faire appel à lui : les deux hommes ont une proximité étrange, mais pourtant, une forme de symbiose les rapproche. La chute de l’un fera-t-elle grandir l’autre, lui le vivant dans la force de la vie, ouvert à la compréhension de l’autre ? Il est devenu grand reporter justement pour cela, comprendre et dénoncer en informant.

Un roman captivant où l’on apprend beaucoup sur la seconde guerre mondiale, notamment sur la manière de penser du peuple allemand à cette période. Un peuple qui parfois loin de la monstruosité, a été pris dans une spirale infernale. C’était un autre temps, une autre façon de penser qui n’a pas empêché certains de prendre conscience du drame qui se jouait. Pour d’autre, la honte a provoqué une cécité de convenance, puis il y a cet officier qui cherche encore une rédemption. Parfois brutal, ouvert sur le monde sans porter aucun jugement de valeur, ce roman est une découverte. Un livre qu’on ne lâche plus.



Présentation de l’éditeur

Partir à la découverte de soi-même peut mener sur d’étranges chemins…

Pour se ressourcer et faire le point sur sa vie, Stéphane Allix entame une retraite en forêt. Il ignore qu’il va se confronter à l’impensable.
Lors d’une méditation, une vision s’impose à lui : un soldat de la Seconde Guerre mondiale meurt, touché à la gorge. Le nom de cet homme et d’autres informations lui parviennent également en pensée. L’expérience est extrêmement troublante. Pourquoi ressent-il une telle intimité avec ce personnage ?

Obnubilé par la puissance de cette vision, il se lance dans une enquête minutieuse et découvre avec stupeur que ce soldat a réellement existé. Commence alors une aventure bouleversante.

Les questions existentielles qui se bousculent en lui depuis toujours vont-elles enfin trouver une explication ?

456 pages dont un cahier photo de 24 pages avec 30 illustrations.

Un peu de l’auteur

Reporter de guerre pendant plus de quinze ans, Stéphane Allix a brusquement changé de voie après un événement bouleversant : la mort de son frère, au printemps 2001. Depuis, il explore les mystères de la conscience et de la mort.

Concepteur et animateur des documentaires Enquêtes extraordinaires sur M6, fondateur de l’INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires), fondateur et directeur de la rédaction du magazine Inexploré, Stéphane Allix accompagne le développement de l’INREES tout en poursuivant sa carrière d’écrivain.

Crédit bio & photo Amazon :

Détails sur le produit

• Broché: 456 pages
• Editeur : Mamaéditions (13 octobre 2017)
• Collection : Témoignages
• Langue : Français
• ISBN-10: 2845941714
• ISBN-13: 978-2845941717
• Dimensions du produit: 22 x 4 x 14 cm






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Un goût de terre dans la bouche, de Dominique Lin

Partir vers on ne sait où, tenter de voir si l’herbe pousse mieux ailleurs, ou plus simplement afin de se retrouver, se concentrer sur soi pour réfléchir à sa vie est un rêve auquel nombre d’entre nous ont songé un jour . Un rêve que l’on refoule bien vite pour conserver son confort qui, fut-il bancal, n’est finalement pas si désagréable. On s’accommode de compromis, mettant dans la balance plus lourd de positif pour ne pas voir la vérité, ne pas se demander ce que l’on fait là. Remettre en question sa vie, ce que l’on a construit demande une force certaine, une volonté, du courage, l’audace de regarder en face le problème : toute une dynamique faisant défaut au mâle en général.

Ce cadre encore jeune, accomplit au long de ce roman l’expérience d’une remise en question de sa vie. Une voie salvatrice, presque jouissive où il revient sur les épisodes qu’il a vécus, sur les raisons de son départ, sur ses choix et son devenir. La plume de Dominique Lin, toujours empreinte d’une forme de poésie, conduit le lecteur vers la réflexion. Il nous interroge, nous pousse à rechercher qui nous sommes et cela fait du bien !

Tout ce cheminement est un travail sur soi que peu d’hommes ont le courage de faire, les femmes y parviennent bien plus sûrement ! Dominique Lin nous conduit sur ce chemin abrupt de la remise en question d’un homme sur ce qu’il est ; un type qui prend son bagage et part sur les routes pour réfléchir. Un parcours comme un Road trip initiatique vers la compréhension du monde et de lui-même. Un chemin qui donne envie de vivre encore, d’aller plus loin, mais mieux !

Dominique Lin surfe dans ce nouvel ouvrage sur son sujet favori : l’homme et sa condition. Il pose un regard clair sur les points sensibles qui nous animent, mettant le doigt là où cela fait mal, tout en ouvrant la voie de la guérison. Un roman à lire absolument, surtout par la gent masculine qui, quoi qu’elle en pense, a besoin de guidelines pour y voir plus clair, d’un coup de pouce pour prendre de vraies décisions.


Présentation de l’éditeur

Se lever un matin et ne plus reconnaître celui qu’on voit chaque jour dans la glace. Prendre conscience que sa vie a glissé au point de ne plus ressembler à ce qu’on avait imaginé. Profiter d’un incident de parcours pour tout quitter, et prendre la route. C’est ce qu’il fait. En posant son regard sur les autres, c’est son histoire qu’il remonte. Ses espoirs ou fantasmes inassouvis, son parcours, ses choix, ou ceux qu’on lui a imposés, tout y passe. De Balzac à Moby, avec ce sixième roman, Dominique Lin est à l’écoute de l’enfant qui est en lui.

Un peu de l’auteur

Dominique lin se consacre entièrement à l’écriture :
• Romans, articles, chroniques, ateliers d’écriture,
• Formation, missions en entreprises ou établissements publics et privés, conseil… (rédaction, ciblage et structuration des écrits, mais aussi communication visuelle et graphique, événementiel…),
N° de déclaration : 93 84 03539 84 en Préfecture de Région PACA,
• Aide à l’édition, analyse de manuscrits,
• Rencontres d’auteurs et conférences.
Autant de vecteurs propices pour partager, transmettre mes compétences, mais aussi mon amour des mots. Vous avez un besoin, parlons-en.

Parus aux éditions Élan Sud, ses romans abordent des univers différents, décrivant le monde sous différentes facettes, tout en restant centrés sur un seul sujet : l’être humain.

De Balzac à Moby, avec ce sixième roman, Dominique Lin est à l’écoute de l’enfant qui est en lui.
« La poésie et l’émotion sont toujours aussi présentes dans ce nouveau tableau impressionniste de la condition humaine. »
C.N.

Crédit bio Edition Elan Sud photo Site de l’auteur 

Détails sur le produit

• Broché: 192 pages
• Editeur : Elan Sud (3 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 291113754X
• ISBN-13: 978-2911137549
• Dimensions du produit: 21 x 1,4 x 12,5 cm
Pour acheter le livre cliquez ce lien : http://elansud.com/boutique/hors-collections/66-un-gout-de-terre-dans-la-bouche-9782911137549.html .






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Mon linceul vous va si bien de Bernard Boudeau

Tout comme ses tueurs, Bernard Boudeau récidive avec ce nouveau roman noir. Il nous emmène dans la haute finance, dans les couloirs silencieux, les bureaux feutrés qui sont le domaine des costards trois pièces sur mesure. Dans cet univers, tout est prestige, doit être beau pour témoigner de la discrétion et de la réussite. Les coups foireux, le côté sombre de la magouille visant à obtenir la rentabilité maximale pour le client est enveloppée de toutes les protections juridiques possibles. C’est bien simple, il y a presque autant d’avocats que de tueur d’emplois, restructurateurs et délocalisateurs de société pour en réduire les coûts dans cette tour de la défense où est établi le bureau de la multinationale. Satisfaire le client et les actionnaires est son objectif principal, seul compte le résultat.

Un monde de loup où chacun des collaborateurs tente de manger l’autre pour atteindre le prestigieux titre d’associé, gage d’un salaire exorbitant. Ils travaillent ensemble, mais maintiennent la concurrence à tous les niveaux. Question décorum, leurs femmes ne sont pas en reste. Elles sont belles, jeunes et vivent dans un luxe inouï.

Lorsque l’on retrouve l’un des associés mort en compagnie d’une femme, brulé dans un hôtel rien ne va plus. L’armée des avocats envisage les stratégies de défense pour la Com aux journalistes et à la police dans l’urgence. Justement, l’enquêtrice chargée du dossier est une féroce quoi ne lâche rien. Fine psychologue, elle amène les gens à dire ce qu’ils voulaient taire en finesse.

Ils sont innombrable ceux qui pourraient en vouloir au point de tuer sauvagement. Tant de salariés se sont vus licenciés pour le profit des actionnaires, de concurrents voulant gravir l’échelle sociale, auraient pu tramer un tel acte. Pourtant, le professionnalisme du tueur est tel qu’il ne peut s’agir que d’un professionnel. Le genre de type que l’on ne croise pas au coin d’une rue, qui demande de gros moyen et un bon réseau.



Une fois de plus Bernard Boudeau nous offre un superbe roman policier, sombre et compliqué afin de régaler ses lecteurs.

Présentation de l’éditeur

Un tueur à gages, le meilleur de sa profession. Un cadre dynamique, très dynamique et très insupportable, sûr de son charme, de son pouvoir… Un ministre inquiet pour son portefeuille… Un cabinet d’audit, prestigieux, soucieux de sa réputation… Un laboratoire pharmaceutique à l’éthique conjoncturelle, un scandale sanitaire sur le point d’éclater. Un couple à la dérive… la justice en marche, des manœuvres en sous-main. Et puis Mélina, celle qui a travaillé chez les fous, qui a abandonné son boulot d’infirmière en psychiatrie pour devenir lieutenant de police. Qui doit son prénom au vieux Léo, son grand-père, amoureux de Théodorakis et de Mélina Mercouri. Un crime… la prison pour le coupable. C’est mérité, tout l’accuse Et pourtant… Mélina se demande… Mélina Gardin, flic, lieutenant de police, surdouée, atypique : la douceur de la brise, la férocité d’un pit-bull. Quand elle mord, elle ne lâche jamais.

Un peu de l’auteur

Bernard Boudeau naît à Tunis. Après des études classiques, il fait un bref passage dans le milieu des éducateurs spécialisés avant de devenir infirmier en psychiatrie.
Il décroche un master en psychologie, poursuit son travail en institutions fermées, en hôpitaux de jour, puis progressivement, intègre un cabinet de consultants en ressources humaines.
Son parcours professionnel lui donne une connaissance précise de milieux très différents (psychiatrie, entreprise, université : univers clos, univers de compétition, de confrontation) des enjeux de pouvoirs, des règles implicites qui les organisent.
Passionné par les thrillers et les ambiances noires, sa formation lui permet de rapprocher, le temps d’un roman, l’énigme policière et celle de l’esprit humain dans son étrange complexité.
Si parfois il fait un détour par le fantastique, c’est toujours avec le même souci de véracité, qu’il tisse les portraits de ses personnages.


Crédit bio & photo Amazon 

Détails sur le produit

• Broché: 372 pages
• Editeur : Independently published (10 février 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 1520568266
• ISBN-13: 978-1520568263
• Dimensions du produit: 12,7 x 2,4 x 20,3 cm






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En love mineur, de Dominique Costerman

Naissant d’un même feu, l’amour est une porcelaine ayant la fragilité de l’instant,

Dans son nouveau recueil, Dominique Costerman nous offre dix-sept nouvelles pour parler d’amour, dix-sept ressentis brodés comme mille et une façons de décliner l’amour. Toujours différent, fragile malgré la force qui l’anime, l’amour naît d’un instant, d’un rien ou d’un tout. Exclusif, impérieux ou simplement généreux, ce sentiment aux costumes inlassablement différents distingue l’espèce humaine et lui confère ce qu’elle a de meilleur. Qu’il soit simplement ébauché ou complet, l’amour reste beau, un doux sentiment, un transport sachant faire souffrir, un feu nous consumant sur lequel la notion de temps disparaît.

Chacune des nouvelles de ce recueil frôle les frontières de l’amour, jouant avec ces instants si brefs et si forts que tout aurait plus basculer. Las, l’amour est farceur et dicte ses lois, parfois bien distinctes d’un l’élan naissant, d‘une vision d’avenir. Dominique Costerman maîtrise parfaitement son sujet, saisissant les minutes où s’installe une communion entre deux personnes, puis laissant le destin libre de conduire ou non l’aventure.

Ces nouvelles nous ressemblent, elles ne peuvent que réveiller chez le lecteur un petit arrière-goût, un sentiment de déjà vu, de déjà vécu. Face à ce genre de situation, chacun de nous se trouve démuni, mais un peu moins seul au vu des nouvelles de ce livre. Avec Dominique Costerman, le lecteur à ce petit pincement au ventre bien connu, de concert avec les protagonistes de la nouvelle dont vit l’histoire tant elle sait nous prendre par la main et nous transporter dans son univers.



Présentation de l’éditeur

« Le train poursuivait sa course dans la nuit tombante, en s’arrêtant toutes les cinq ou dix minutes. La narratrice se dit que ça pourrait donner un bon début d’histoire, un soir un train, une intersection entre deux trajectoires, une collision et puis, le champ des possibles qui s’ouvre en délicatesse. C’était un bon début. Ca démarrait au quart de tour. Elle se sentait sure d’elle, maitresse de la situation et de la tournure que pourrait prendre cette rencontre ».

Un peu de l’auteur

Née à Bruxelles dans les Marolles d’un père voyageur et d’une mère cosmopolite, journaliste de formation, Dominique Costermans s’est lancée dans l’écriture de fiction il y a une quinzaine d’années. Disciple de Carver ou d’Annie Saumont, elle explore le champ de la nouvelle et du texte court, genre auquel elle a déjà consacré six recueils, ce qui fera dire à Thierry Bellefroid que « Depuis la sortie de son premier recueil, Des provisions de bonheur, Dominique Costermans est considérée comme une représentante majeure de la nouvelle en Belgique. »
« Costermans », confirme Jacques De Decker, « a d’emblée trouvé son terrain de jeu : la nouvelle, portée la plupart du temps par un « je » féminin, qui met en scène les décalages amoureux, les infimes fractures de la vie, l’enfance, la nostalgie parfois, mais surtout la joie, la gourmandise à vivre, avec une tendresse mâtinée de cynisme ».

Photographie : Claire Allard
Site personnel de Dominique Costermans
Dominique Costermans est sur Facebook

Crédit bio  Editions Quadrature 

Détails sur le produit

• Broché: 115 pages
• Editeur : Quadrature (4 décembre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538783
• ISBN-13: 978-2930538785
• Dimensions du produit: 21,4 x 1 x 13,4 cm

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Deltas de Jean-Philippe Chabrillangeas

L’herbe ne brille pas toujours mieux ailleurs ! Partit plus pour fuir que par besoin, Pierre se fait une situation très convenable aux Etats Unis. Là-bas, il se marie, a des enfants : la vie lui sourit. A l’annonce du décès de son père avec qui il est presque en froid, Pierre rentre en France pour l’enterrement. Lors des funérailles, il retrouve sa première petite amie. Ses certitudes sont mises en doute, cette rencontre le met mal à l’aise.

Jamais on ne peut oublier son premier amour, c’est un fait, mais il arrive qu’une rencontre des années plus tard remette les pendules à l’heure. Le monde chavire, le doute s’installe, tous les possibles deviennent des évidences. Pierre entre dans un dilemme sévère, franchir le pas ou rentrer sagement, choisir entre l’envie et la raison le taraude. Dans la vie il est des choix difficiles, celui-ci en fait partie. Quel que soit sa décision, Pierre comprend qu’il se perdra à lui-même.

Jean-Philippe Chabrillangeas nous offre ici un roman qui touche une corde sensible du lecteur. Aucun de nous n’a oublié ses premiers émois amoureux. Qui n’a pas redouté ce genre de rencontre, inquiet d’avoir envie de compléter une histoire inachevée, au fi de tout ce que l’on a bâti depuis ? Dans ce roman, il est question d’amour, celui qui vous prend aux tripes et contre lequel on ne peut lutter tant il vous désarme, mais également des rancunes familiales qui pourrissent la vie de tous les jours. Amours et haines ne naissent-ils pas d’un sentiment identique ? On s’éloigne afin de les laisser derrière soi et, on découvre vite que plus on est loin plus elles restent présentes. Cependant, en fuyant pour oublier, ne laissons-nous pas une intention qui n’était qu’une preuve d’amour mal comprise ?



Un premier roman qui pose des questions importantes, bien mené, que j’ai lu d’une traite car je ne pouvais le lâcher. Poignant, et qui ranime une petite flamme endormie, là tout au fond de soi, ce livre nous interroge aussi sur les faits nous ayant marqués avec une interrogation dominante : qu’aurions-nous fait dans la même situation ? Un premier essai brillamment transformé !

Présentation de l’éditeur

Adolescent, Pierre décide de fuir la Camargue et ses fantômes pour vivre le rêve américain. Trente ans plus tard, la mort de son père le rappelle au pays. Il y retrouve Sara, son premier amour. Elle lui fait une révélation qui l’amène à remettre en doute son propre destin.
Ce roman nous entraîne dans un road-trip entre la France (delta du Rhône) et les États-Unis (delta du Mississipi) sur la route de grands écrivains (Shakespeare, Faulkner, Hemingway…). Il nous berce par des rythmes de blues dans la lumière des Saintes-Maries-de-la-Mer.
Secrets de famille, amour filial, destinée…

Pour commander ce livre directement suivez ce lien (plus rapidement que parAmazon !): Cliquez ICI 

 

Un peu de l’auteur

Passionné par la poésie, la littérature et la musique, Jean-Philippe Chabrillangeas trouve son inspiration chez les écrivains et artistes surréalistes, les auteurs et musiciens américains.
Infirmier dans les quartiers Est de Marseille, il se ressource en mer par la pratique de la voile.
Élu à l’unanimité, Jean-Philippe Chabrillangeas a reçu le Prix première chance à l’écriture
2017, Prix remis par Michèle Gazier lors du Salon L’Antre des livres à Orange début juin.

Crédit bio & photo Editions Elan sud

Détails sur le produit

• Broché: 180 pages
• Editeur : Elan Sud (3 juin 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2911137558
• ISBN-13: 978-2911137556
• Dimensions du produit: 21 x 1,4 x 12,5 cm






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Je dessine comme un pied mais j’ai plein d’idées, de Rod Judkins

La pensée créative vue par Rod Judkins est une bombe qui laissera des traces !
Comme le dit la fiche de presse de ce livre : A travers des thèmes tour à tour drôles, poétiques, caustiques ou totalement loufoques, ce livre nous encourage à développer notre créativité et à libérer notre imagination bridée par le quotidien.
Un livre qui m’a surpris lorsque je l’ai reçu, plus habitué aux romans, je ne m’attendais pas à un livre très philosophique, de coloriage, poussant le lecteur à réfléchir sur sa vie, ses actes, et sa façon de penser. Avec un humour acerbe ou poétique, l’auteur nous démontre la futilité de notre manière d’aborder le monde dans lequel nous vivons. Il met en évidence que nous agissons selon les modalités imposées par le courant de la société, parfois très éloigné de ce qui nous ressemble vraiment. Nous n’osons plus être nous-mêmes, pour n’être plus que l’image voulue par les conventions du moment. Convention du moment, car elles changent avec le temps, les modes et la pensée commune propre à notre situation.

Sous forme de petits textes, Rod Judkins force notre réflexion, nous interroge sur nous en ponctuant chacun d’eux par une citation bien sentie. Puis, ébauche un dessin en nous demandant de le finaliser avec le ressentis de la dernière lecture. Exercice périlleux car on se surprend à rester le crayon suspendu pour un exercice pourtant simple d’apparence, mais obligeant à se poser les bonnes questions.

C’est un ouvrage inclassable qui se lit lentement en invitant à la méditation. Le rythme du temps est souvent présent au fil des pages. Le temps est une notion très subjective, il n’est pas le même pour tous ! Les progrès des nouvelles technologies exigent l’immédiateté en toute chose, la ponctualité pour le travail, le quotidien se chargeant du reste. Le temps va toujours plus loin, plus vite sans se retourner et nous cavalons derrière sans vraiment le rattraper. Nous ne savons plus prendre le temps ! Mais peut-on prendre une illusion ?



La nouvelle technologie nous guident, nous aident, nous régissent en nous privant de notre libre arbitre. Il est à se demander si elles ne nous dominent pas, si elles ne nous contrôlent pas… Elles accaparent notre attention de chaque instant, laissant penser que la préhistoire remonte à hier. En 20 ans seulement le progrès a changé la face du monde, faisant oublier qui nous sommes, ce que nous sommes. Nous ne travaillons plus pour vivre, nous vivons pour travailler ! Toujours plus vite, toujours plus haut jusqu’à notre niveau d’incompétence (principe de Peter chez stock,1970).

Un livre remarquable, plein du bon sens dont nous avons perdu la trame, mettant en lumière les incohérences qui régissent notre vie moderne. Un livre pour réfléchir au fait qu’il est sans doute encore temps de prendre son temps, d’ouvrir les yeux sur le vrai, de passer du virtuel au réel, d’être soi pour de bon. La pensée créative, spécialité de Rod Judkins, me semblait jusqu’ici une idée saugrenue d’intellectuels en manque de sensation. J’ai beau avoir les pieds irrémédiablement sur terre, pris au jeu du questionnement induit par « Je dessine comme un pied mais j’ai plein d’idées », j’ai pris du temps pour le lire, j’ai su disposer de mon temps.

Présentation de l’éditeur

Prenez un crayon et laissez votre imagination prendre son envol

Un athlète entraîne son corps.
Une personne créative doit entraîner son imagination.
Les exercices que vous trouverez ici vous sculpteront, un esprit de rêve, apte à devenir un générateur d’idées.

PENSEZ PLUS LOIN QUE CE QUI EST CONVENU. OSEZ LIBÉRER VOTRE GÉNIE !

Un peu de l’auteur

Rod Judkins est professeur à la Central St Martins de Londres, l’une des écoles d’art et de design les plus réputées au monde.

Crédit bio Editions Kero 
Crédit photo R. Judkins sur Twitter 

Détails sur le produit

• Broché: 240 pages
• Editeur : Kero (8 novembre 2017)
• Collection : KER.PRATIQUE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366582374
• ISBN-13: 978-2366582376
• Dimensions du produit: 13,5 x 2 x 20,5 cm






< Je dessine comme un pied mais j’ai plein d’idées, de Rod Judkins « >

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Le goût de la limace, de Zoé Derleyn

Quel titre ! Un peu baveux, pas très ragoutant, franchement infâme, pour des nouvelles un peu dérangeantes, souvent. Zoé Derleyn nous raconte ces impressions, les ressentis que l’on garde comme une habitude, tel un rituel auquel on ne peut déroger. Cela part d’un rien, avant de devenir un impératif. Bien qu’on s’en veuille, on y va, reproduisant inlassablement une chose absurde malgré soi.

Dans ce recueil, l’auteur décortique avec délice ces machinaux aux allures de tocs. Parfois morbides, ces nouvelles mettent en lumière ce qu’on pourrait qualifier de troubles compulsifs. Ses personnages reproduisent des actes stupides simplement parce qu’un instant les a marqués, se gravant afin d’être reproduit sans cesse. Mais c’est également un souvenir frappant venu du fond de l’enfance qui surgit, laissant un goût amer aux bords des lèvres au moment d’embrasser. Ce sont des associations d’idées qui peuvent gâcher l’instant présent, des images fugaces qui apparaissent sans prévenir pour accélérer un retour à la réalité brute.

Avec Zoé Derleyn, nous devenons voyeurs de nos petit travers. Dix nouvelles qui nous ressemblent. L’auteur maîtrise bien son sujet, même si elle nous laisse un goût un peu visqueux, parfois, sur la conscience. Le lecteur y retrouvera surement mieux les tics de ses voisins que les siens : c’est tellement plus confortable, pourtant…

Les nouvellistes ont cette faculté incroyable de mettre en évidence ce qui nous dirige, de démontrer la force du subconscient dans nos gestes les plus simples. Le goût de la limace est un recueil quelque fois poisseux, mais un regard lucide sur nous tous. Dix nouvelles comme autant de clichés pour nous mettre le doigt sur l’absurde de ce qui, sans raison valable, nous régit.



Présentation de l’éditeur

Si elle n’avait jamais eu de sœurs. Ou si elles étaient mortes toutes les trois. Plutôt que de les entendre hurler, dévaler les escaliers sans arrêt, de les voir débouler dans sa chambre pour lui demander de les départager d’un nouveau concours idiot ou de refaire pour la cinquième fois leurs tresses, Audrey pourrait se concentrer et parvenir à finir une phrase du premier jet. Sans ses sœurs, elle connaitrait enfin la paix. Pour que le silence soit parfait, il aurait fallu qu’elle n’ait plus de parents non plus, évidemment !

Un peu de l’auteur

Zoé Derleyn est née à Bruxelles en 1973. Peintre de formation, l’écriture a toujours été présente, jusqu’à couvrir les pages de ses carnets de croquis. Le gout de la limace est son premier recueil de nouvelles.

Credit bio & photo Editions Quadrature

Détails sur le produit

• Broché: 99 pages
• Editeur : Quadrature (4 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538740
• ISBN-13: 978-2930538747
• Dimensions du produit: 21,4 x 1 x 13,4 cm

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La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne, de René Freund

Un titre un peu surprenant, pour un roman qui ne l’est pas moins ! Peu préparée à l’aventure, Nora se voit contrainte par le testament de son père d’entreprendre un voyage initiatique, en compagnie d’un jeune notaire viennois qu’elle ne connait pas. D’abord furieuse de cette initiative paternelle qui l’expédie de Paris en Autriche, impérativement à pied de surcroît, Nora va se prendre au jeu, mais ce sera un peu moins facile qu’elle ne le prévoyait !

Un roman drôle à souhait, un humour tout en finesse où la psychologie des personnages est découpée au scalpel. L’idée phare de l’auteur est de nous faire voyager avec l’urne contenant les cendres du père de Nora. Durant ce périple, Nora apprendra à faire connaissance avec le notaire, s’ouvrira aux autres, calmera un peu son tempérament explosif, centré un peu trop sur elle-même.

Chemin faisant, des lettres posthumes de son père l’éclairent petit à petit sur l’histoire de sa famille : une histoire dont elle ne savait que peu de chose en vérité. En découvrant ce que son père lui a toujours caché, Nora va devenir une autre personne. Elle ne sera sans doute plus jamais vraiment seule !

Un humour tout au long de ce roman qui ravit l’esprit, plein de finesse et de tact. C’est presque un huis clos à deux personnages, qui devront apprendre à se connaître afin de comprendre le pourquoi de cette lubie d’un mourant. Nora et son compagnon ne savent même pas où ils doivent déposer les cendres, cela leur sera révélé qu’en fin de parcourt, une marche vers l’inconnu. Le dénouement surprend, car pas plus que Nora, le lecteur ne voit le coup venir. Les deux marcheurs devront quand même affronter quelques vérités, des ombres ayant survolé l’enfance de chacun d’eux deux. Un point final qui est loin d’être une fin, mais le début qu’une nouvelle aventure. Une fin pleine de tendresse ouvrant la voie d’un avenir meilleur, peut-être…



Un grand roman qu’on ne parvient pas à lâcher, qui se lit d’une traite avec délectation !

Présentation de l’éditeur

Lorsque Nora prend connaissance des dernières volontés de son père – transporter son urne (à pied !) vers une destination qui lui sera dévoilée progressivement -, elle ne comprend plus rien. Après la mort accidentelle de la mère de Nora, père et fille avaient fait leur vie à Paris et n’étaient plus jamais retournés dans leur Autriche natale. Nora, citadine convaincue, déteste la rando, et Klaus le savait parfaitement. Et puis quelle idée de lui imposer Bernhard, jeune aspirant notaire, ponctuel, sobre et végétalien stricte, comme compagnon de voyage ? Mais Nora n’a pas le choix, et elle se met donc en route, chaperonnée par le méticuleux et agaçant Bernhard qui ignore également tout des raisons de ce compagnonnage forcé. De monastère en lac de montagne, par pluie et neige et soleil, ils vont surmonter petits et grands obstacles, se crêper le chignon et se rapprocher. Mais la plus grande surprise les attend une fois le dernier sommet franchi…

Un peu de l’auteur

Né à Vienne en 1967, René Freund a étudié la philosophie, l’ethnographie et le théâtre. Après quelques années comme conseiller dramatique il s’est rapidement intéressé à l’écriture et vit aujourd’hui de sa plume comme auteur et traducteur. La femme qui traversait les Alpes avec une valise à roulettes et une urne est son premier livre traduit en français.

Crédit bio & photo Editions KERO :

Détails sur le produit






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Les chiens de détroit, de Jérôme Loubry

Des enfants qui disparaissent et c’est le début de l’angoisse pour tous les parents. Tout d’abord, on retrouve des cadavres étranglés, sans qu’aucune trace ne soit laissée. Le meurtrier est prudent, la police s’arrache les cheveux, en perd le sommeil. Déjà, dans le passé, quinze ans plus tôt, des enfants avaient été retrouvés, tués de même façon. A l’époque, le coupable n’avait jamais été identifié. Stan Mitchell, l’inspecteur en charge de cette enquête inaboutie en avait perdu sa place d’inspecteur à la criminelle, relégué aux affaires courantes : l’expulsion de logement et autres chiens écrasés… Sarah Berkhamp, jeune inspectrice est chargée de cette nouvelle traque malgré elle, se lance sur l’affaire avec Stan pour adjoint, dont le retour en grâce est dû à sa connaissance des faits d’hier ! L’assassin continue sont œuvre macabre, mais il y a plus d’enfants qui disparaissent que de cadavres retrouvés. Où sont cachés les enfants de détroit ? Sont-ils vivants ? Le temps presse.

Jérôme Loubry fait fort pour un premier roman, noir, dans l’ambiance glauque d’une ville en déliquescence. Détroit a perdu sa superbe d’antan, la ville se meurt lentement, ses habitant fuient, le travail a disparu. Elle devient un no mans land avec des rues désertes, des maisons vides qui se délabrent peu à peu. La police cherche une ombre dont le seul indice est un homme de grande taille : un géant. La fable du « géant de brume » est mise en avant par une presse friande du pire.

Dans ce polard, il y a deux histoires qui se rejoignent, ce qui rend l’intrigue plus que passionnante. Le coupable, aussi invisible et cruel soit-il, n’est peut-être pas si loin que cela des enquêteurs. La clef qui permettra de l’identifier est au cœur de la police. Si proche qu’elle en devient invisible. Le serial killer réserve bien des surprises : il ne souhaite que la rédemption de Sarah ! Elle seule peut encore sauver tous les enfants s’ils vivent encore, la solution est en elle, là où sont les herbes hautes…



Un polar dont le final vous explose à la figure, aussi glauque que les crimes, et incroyablement sophistiqués. Une issue avec des coupes chirurgicales nécessaires pour calmer la peur du citoyen. Ramener le calme dans la rue demande parfois de grands sacrifices, indispensables, aussi alambiqués fussent-ils. La raison doit parfois ignorer la morale pour que puisse se faire une justice acceptable. Un grand roman bien noir, dans la lignée des grands du genre. On attend avec impatience que Jérôme Loubry réitère cet exploit.

Jusqu’ici, seul Amédée Mallock (pseudonyme de Jean-Denis Bruet-Ferreol) réussissait cette performance dans la complexité du crime. Désormais, ils sont deux à atteindre ce niveau d’excellence dans le polar !

Présentation de l’éditeur

DÉTROIT A PERDU SES REPÊRES.
SES HABITANTS L’ABANDONNENT.
SES ENFANTS DISPARAISSENT.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

UNE INTRIGUE MAGISTRALEMENT ENTRELACEE JUSQU’A LA FIN, BOULEVERSANTE.

Un peu de l’auteur

Jérôme Loubry a travaillé à l’étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant.

Installé à Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence, il a déjà écrit « Prison Dichotome » (2013) et « Le sourire des morts » (2014).

Désormais établi en Provence, il publie son premier roman, « Les chiens de Détroit », en 2017.

Credit bio & photo Babelio :

Détail du produit

• Broché: 306 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (11 octobre 2017)
• Collection : Suspense Crime
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702161707
• ISBN-13: 978-2702161708
• Dimensions du produit: 13,5 x 2,5 x 21,5 cm

 






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