Gaston des vignes, de Jean Siccardi

A la fin de la première guerre mondiale, la haute Provence ressemble à la campagne française, de petits hameaux, des villages isolés. Le travail de la terre y est dur, aussi, les paysans s’attachent à mettre en valeur leurs biens pour les transmettre à la génération suivante. Dans ces petites bourgades, tous se connaissent. Ils ont grandi ensemble se sont souvent mariés sur place. L’inexistence des moyens de transport les sédentarisent sur leurs terres. Le village devient une sorte de famille élargie. Certes, il y a des affinités, mais également des rancunes parfois tenaces. C’est un microcosme où pour vivre l’on préfère se taire plutôt que de se battre. Les secrets qui n’en sont pour personne ne doivent pas sortir au dehors.


De retour de la guerre, Noël Bertrand cultive sa terre avec sa mère. Lorsque son amour de jeunesse, Cécile, vient à passer sur sa ferme accompagnée d’un homme bien mis, en calèche, Noël ne pressent rien de bon. La jeune femme, mariée à un vieux barbon par son père, a fui son époux juste après le mariage. Quelle raison amenait ce duo improbable chez lui ? Noël était très ami avec le frère de Cécile, déclaré mort pour la France, ils étaient partis ensemble au front. Noël cherche à en savoir plus sur la visite chez lui. Plus il creuse l’affaire, moins cela sent la rose. Puis, le cadavre de Cécile est retrouvé, nue sur le bord de l’eau. La police débute son enquête. Noël commence à comprendre ce qui se trame et, c’est bien pire que ce à quoi il s’attendait !


Jean Siccardi signe ici un thriller sur fond de jalousie, d’envie et de rancœur. Au début du XXème siècle, les moyens de la police relevaient de la déduction logique. La guerre à peine terminée, tous voulaient oublier, quitte à passer un peu vite sur certaines choses. Avancer en omettant parfois de regarder de près. Mais derrière les mines de façades et les sourires que l’on se fait, il y a souvent un regard qui ne rate rien de qui se fait, une oreille pour entendre malgré tout. Une fois la violence amorcée, il est bien difficile de freiner cet élan funeste. Un thriller terroir qui fonctionne parfaitement, dont on ne suppose jamais jusqu’où conduiront ces évènements !

Présentation de l’éditeur

Au lendemain de la Grande Guerre, Noël Bertrand exploite avec sa mère, Madeleine, la ferme du Saut du Loup, au milieu de la nature âpre et sauvage de la Haute Provence. En son absence, Madeleine reçoit une étrange visite : celle de Cécile, une fille du pays, accompagnée d’un étranger qui propose de racheter à un bon prix la propriété.

Comme le projet de construction d’une ligne ferroviaire est dans l’air, cette offre inattendue ravive la crainte d’une expropriation.
Noël n’a plus revu depuis longtemps Cécile, son amour de jeunesse. Mariée par son père à un vieux paysan, Gaston, elle a abandonné son époux pour aller mener une vie de plaisirs à Digne. Qui est l’inconnu avec lequel elle s’affiche ? Quelles sont ses intentions ? En quête de réponses, Noël sera peu à peu entraîné dans les méandres de la folie et du crime…

« UN ÉCRIVAIN QUI SAIT CONCILIER
DANS SON STYLE FOISONNANT, L’AUTHENTICITÉ,
LA LUCIDITÉ ET LA BIENVEILLANCE. »
Didier van Cauwelaert


Un peu de l’auteur

Né à Nice, écrivain passionné, Jean Siccardi est imprégné des paysages lumineux et odorants de la Provence. À travers le magnifique portrait de François le sourcier, il nous fait communier avec des hommes qui faisaient corps avec la terre mais gardaient la tête dans les étoiles.
Homme de la terre et de la montagne, auteur d’une soixantaine d’ouvrages, Jean Siccardi, est considéré comme un des écrivains majeurs de la Provence.

Source photo : Editions Calmann-Lévy : https://calmann-levy.fr/

Détails sur le produit

• Broché: 230 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (6 février 2019)
• Collection : Cal-Lévy-Territoires
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702158668
• ISBN-13: 978-2702158661
• Dimensions du produit: 15,4 x 1,9 x 23,5 cm




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Le trône maudit, de Jose luis Corral et Antonio Pinero

Que sait-on vraiment de Ponce Pilate, d’Antipas, et d’Hérode le grand ? Souvent cités dans les textes religieux comme les évangiles, mais vus sous le prisme de la chrétienté, accommodés à une sauce favorable aux idéaux du saint siège. Au premier siècle, les historiens étaient peu nombreux. Pourtant, quelques personnages ont rédigés des mémoires dont il reste des traces. Les auteurs de ce roman s’en sont inspirés afin de nous dresser un tableau proche de la vérité de ceux qui ont fait une partie non négligeable de l’histoire de la Palestine, qui ont vu naître les balbutiements du christianisme. Avec Jose luis Corral et Antonio Pinero, nous plongeons dans l’empire romain en terre promise au peuple élu de Dieu, la terre d’Israël vers laquelle Moïse a conduit son peuple. Les romains avaient fort à faire pour contrôler le peuple juif fermement attaché à ses traditions, opposé à l’occupant qu’il jugeait impur. Entre le conquérant et le vaincu un équilibre fragile s’est instauré…


Cette région du monde romain, en perpétuelle agitation, voit d’un œil perplexe la naissance d’un énième prédicateur. L’homme galvanise des gens de plus en plus nombreux venu l’écouter prôner la venue d’une ère nouvelle, la prochaine arrivée de l’envoyé de Dieu pour instaurer un nouveau monde. Afin de marquer le renouveau, il baptise ses adeptes par immersion dans le Jourdain. Jean le baptiste inquiète plus les autorités juives que le légat de Rome. Ce dernier ne voyant en lui que l’un de ces innombrables fanatiques se piquant d’être un nouveau prophète. Lorsque Jésus le rencontre, les gouvernances juives et romaines découvrent avec effroi qu’ils ont désormais affaire à deux prêcheurs. Il est temps d’y mettre fin, de rétablir le calme. On ne peut tolérer que des foules se regroupent en dehors du cadre établi. Jean le baptiste est capturé par la garde d’Antipas, puis exécuté. Rome ne s’en émeut pas, Antipas est juif, l’affaire réglée en interne ne les concerne plus…


Un peu de l’auteur

José Luis Corral : José Luis Corral est l’un des plus grands historiens et romanciers espagnols. Professeur d’histoire médiévale, directeur du département d’histoire de la faculté de Saragosse, il est également un homme de média. Ses romans parus en France – El Cid (Télémaque, 2005), L’Héritier du Temple (HC Éditions, 2012) et Le Nombre de Dieu (HC Éditions, 2015) – ont été de beaux succès de librairie.
Antonio Piñero : professeur de philologie grecque à l’université de Madrid, spécialisé dans la langue et la littérature du christianisme primitif, Antonio Piñero est un chercheur de renommée internationale. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le domaine du christianisme et du judaïsme.

Source photo : periodistadigital.com : http://www.periodistadigital.com/


Détails sur le produit

• Broché: 574 pages
• Editeur : HC éditions (17 janvier 2019)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357204214
• ISBN-13: 978-2357204218
• Dimensions du produit: 14,6 x 3,1 x 22 cm




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San Perdido, de David Zukerman

Un premier roman qui décoiffe, qui gratte, qui ose !

David Zukerman nous sert ici un roman qui bouscule le lecteur ! Loin des standards habituels, il situe l’action autour d’une décharge. Un monticule d’ordure faisant vivre une partie de la population, ces oubliés qui survivent de rien à proximité des nantis d’une petite ville du Panama : San Perdido. Mais il est toujours possible que naisse une pépite d’un tas d’ordure. La vie est ainsi faite elle peut sublimer d’un rien, créer une légende à partir d’une singularité. Avec David Zukerman, ça pue, ça bouge, c’est tendre et violent en restant parfaitement réaliste.


Le personnage principal, muet, arrive vers l’âge d’une dizaine d’année sur la décharge, comme vomi par la forêt. C’est un descendant d’anciens esclaves rebelles, les cimarrons. Il s’installe dans un trou creusé dans le sol. Une sorte de tanière dans laquelle il lit des livres. Ceux qui le croisent sont surpris par sa force. Il semble posséder une puissance formidable dans les mains. Certes ce n’est qu’un enfant, mais un noir muet, avec des yeux bleu pâles, presque blanc dérange. Son regard parait déshabiller jusqu’au tréfonds de l’âme et, sur son passage les oiseaux se taisent, les chiens fuient… Pourtant, nul n’a de raison de se plaindre de lui. La femme près de qui il loge le prend en affection, malgré le peu de communication dont il témoigne. Elle le baptise du sobriquet de La langosta, puisque nul de sait son nom et que ses mains sont puissantes. Serviable, le gamin lui apporte régulièrement de l’eau qu’il va chercher au point d’eau tôt le matin. Cependant, vient un jour ou le gosse devenu adolescent disparait, emportant avec lui ses livres. Dans la ville de San Perdido, il apparait parfois sans qu’on s’y attende, chaque fois avec une bonne raison. Il voit ce que nul ne peut voir, ne supporte pas l’injustice, fondant ainsi le mythe de la Mano. La Mano devenue un jeu, mais qui du temps La langosta il s’agissait d’un autre jeu, bien moins innocent !


Un roman dépaysant, mais on s’y plonge avec délectation. David Zukerman avec une écriture fluide ne lâche pas son lecteur. Il nous emmène dans un monde improbable mais la mayonnaise prend rapidement ; l’illogisme devient normal, presque banal comme une évidence. C’est immoral, mais juste, dans un univers d’une rare violence sociale. L’écart entre les riches et les pauvres est tel que le sens de la justice prend le seul chemin qui s’impose : agir quel qu’en soit le prix. Dans ce petit village côtier panaméen, que l’on soit riche ou pauvre, les moyens de chacun sont identiques, c’est ruse et la force qui prime. C’est une caricature de la société avec des accents de vérité. Loin du confort européen, bien que… il y a encore des endroits dans le monde où la vie se gagne à la force des dents !

Un peu de l’auteur

Né en 1960 à Créteil, David Zukerman a été successivement ouvrier spécialisé, homme de ménage, plongeur, contrôleur dans un cinéma, membre d’un groupe de rock, comédien et metteur en scène. Pendant toutes ces années, il a également écrit une quinzaine de pièces de théâtre, dont certaines furent diffusées sur France Culture, et quatre romans qu’il n’a jamais voulu envoyer à des éditeurs. San Perdido est sa première publication.

Source photo Calmann-Levy : https://calmann-levy.fr/

Détails sur le produit


• Broché: 450 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2019)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702163696
• ISBN-13: 978-2702163696
• Dimensions du produit: 13,5 x 3 x 21,5 cm



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Pour l’amour de Lauren, de karine Lebert

Les emmerdes volent toujours en escadrille disait Jacques Chirac : il avait raison !

Avec ce roman, nous retrouvons « Les amants de l’été 44  » Ces amoureux qui avaient bravé leurs familles, pris le risque fou de s’expatrier pour suivre un amant venu d’outre-Atlantique. A la libération, nombre de jeunes filles s’étaient éprises d’un jeune GI venu libérer la France. Les amants de l’été 44 racontaient cette histoire dont on parle peu. Karine Lebert nous conte ici avec brio la suite de ces aventures romanesques.


Quitter sa famille, son pays et ses habitudes pour endosser le costume d’épouse américaine est un défi personnel. Certes l’amour arrondit les angles, mais la différence culturelle au sortir de la guerre équivalait à faire le grand écart entre un monde européen très figé dans ses traditions et une Amérique en perpétuel mouvement. Si certaines y ont trouvé un épanouissement, d’autres n’ont pas eu la même chance. Le retour sur le sol français fut souvent houleux, lourd d’amertume, de désillusion avec une vie à reprendre en main. De plus, pourvu que le couple ait divorcé, la bonne société française lui jetait l’opprobre. N’oublions pas qu’au sortir de la dernière guerre les divorcés n’étaient pas reçu, n’avaient plus le droit de communier : ils étaient considérés comme de gens de peu…


Un grand roman mêlant le suspense et l’amour, où l’histoire s’écrit souvent en cachette par crainte de scandale, du regard des autres. Un roman montrant que rien n’est jamais joué d’avance. Entre ce que l’on doit faire et ce que l’on peut faire, la frontière reste à jamais franchissable pourvu que l’on s’en donne les moyens.

Présentation de l’éditeur

Entre la Normandie et la Louisiane, portraits croisés de deux femmes audacieuses en terre inconnue. L’une, américaine, cherche à remonter le fil de sa généalogie et enquête sur sa grand-mère maternelle française, une war bride, qui a tout quitté par amour…
Par l’auteur des Amants de l’été 44.

Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant
de femme d’affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part depuis Honfleur sur les
traces de son aïeule, Philippine, cinquante ans après, grâce à ceux qui l’ont connue.
Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau GI rencontré
à l’été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane. Passé le choc de la découverte
du Nouveau Monde, le bonheur s’offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions
de son pays natal ?
Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ?
Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ?…

Entre deux continents, deux époques, portraits croisés de deux femmes entières qui
vibrent à l’unisson. Pour l’amour d’une petite fille, Lauren…


Un peu de l’auteur

Née en Normandie, dans l’Orne, dont les paysages inspirent le décor de ses romans, Karine Lebert a été biographe pendant quinze ans, puis journaliste à Paris Normandie. Elle a publié aux Presses de la Cité Ce que Fanny veut… (2015), Les Saisons du mensonge (2016) et Les Demoiselles de Beaune (2017).

Source photo Babelio.com

Détails sur le produit

• Broché: 416 pages
• Editeur : Presses de la Cité (17 janvier 2019)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258161959
• ISBN-13: 978-2258161955
• Dimensions du produit: 14,2 x 3,6 x 22,6 cm




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La journée mondiale de la gentillesse, de Jacqueline Daussain

Bien faire ou faire le bien ne sont pas toujours des actes médités. Dans ce recueil de nouvelles, Jacqueline Daussain nous brosse une série de personnages qui tous, volontairement ou non font un geste vers l’autre. Dans une vie souvent chargée de grisaille, chaque geste prend une ampleur insoupçonnée. Celui qui reçoit le ressent souvent plus que celui qui en est l’auteur, encore que… Notre monde avance si vite que le moindre geste que l’on qualifierait de courtoisie, autrefois, semble désormais un acte de bravoure exceptionnel. Chacune de ces nouvelles nous ressemble, montrant un chemin vers un peu plus d’humanité, de partage, d’ouverture vers les autres. Aller vers l’autre peut aussi être mal pris, ou mal compris. J’en veux pour preuve ces femmes à qui l’on tient une porte et qui vous toisent du haut de leurs talons aiguille, outragées que l’on eût pu penser qu’elles ne pouvaient l’ouvrir elle-même ! Puis il y a ceux pour qui ce geste anodin est une petite lumière dans une journée morose, un baume qui redonne un peu de force.



Jacqueline Daussan a bien saisi le mode de fonctionnement des relations entre inconnus. Les personnes que l’on croisent en allant travailler dans les transports en commun sont toutes dans leurs mondes, perdues dans leurs pensées : vouloir faire bien surprendra d’autant plus. Il y a également les promesses que l’on se fait de faire bien pour rompre une solitude, briser un isolement en allant vers les autres. Les autres, tous ces gens que l’on ne connaît pas, que jamais plus l’on recroisera, mais qui comme nous, sont là. Faire le bien est un geste de civilité que notre époque semble avoir oublié. Faire du bien, c’est tout simplement faire un geste de politesse pour rendre la vie meilleure.



Un peu de l’auteur

Source photo Editions Quadrature 

Jacqueline Daussain est née à Namur en 1955. Elle vit à Lustin. Durant son enfance, la maison familiale est aussi l’un des cafés du village tenu par sa mère et sa grand-mère. La petite fille sera touchée d’emblée par ce qu’elle peut y observer : le plaisir des clients de partager un peu de chaleur humaine, leur solitude.
Elle a été institutrice, libraire, conteuse, lectrice en maison de retraite parce qu’elle aime les mots et les gens.
C’est pour cette raison aussi que, en 1996, elle s’inscrit aux ateliers d’écriture Aganippé. Elle a donc 46 ans quand elle commence à écrire.
Formée principalement par Éva Kavian, elle se consacre depuis 2006 à l’animation d’ateliers d’écriture.
Elle est membre de la Scam.



Détails sur le produit

• ISBN 978-2-930538-88-4 (format broché)
• ISBN 9782930538891 (format ePUB)
• 128 pages
• Livre broché – 16€
• ebook – 9.99€

Pour commander ce recueil suivre ce lien : https://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100809370






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Tueuses en série, par Frédérique Volot

La douceur faite femme ne s’applique pas toujours !

Avec ces 20 histoires, ces 20 destins hors norme, Frédérique Volot nous raconte les histoires effrayantes de femmes ayant défrayé la chronique après avoir basculé dans le crime. Que ce soit par jalousie, pour l’argent ou par vengeance sur leurs propres vies de misère, toutes ont franchi la frontière entre les langes et le meurtre. Il est rare que des femmes manifestent autant de violence, mais pourtant, les faits sont là pour le démontrer. Souvent, cela commence presque par un geste désespéré semblant une solution, puis une culbute se produit dans le raisonnement de sorte que le crime se banalise. Elles semblent le faire avec un détachement glaçant, comme si elles n’étaient pas vraiment impliquées tout en étant parfaitement conscientes de leurs actes. On peut juste leur trouver un point commun : une violence subie dans la jeunesse, encore que…
Un peu comme le faisait Pierre Bellemare, ce conteur de génie, Frédérique Volot reprend brillamment le flambeau.

 



Avec ce nouveau livre, l’auteur change de registre. La romancière se fait chroniqueuse de faits divers d’une monstruosité sans borne. On est souvent surpris de voir avec quelle apparente facilité ces femmes ont tué, encore et encore. Dans l’art du meurtre en série les hommes sont maîtres, qui donc penserait qu’une femme, symbole de douceur sème les cadavres derrière elle ? Sans doute est-ce parce que nul ne s’y attend qu’elles soient parvenues à échapper à la justice durant un temps certain. Mais ce n’est pas si simple, il arrive que les enquêteurs, surtout autrefois, passent à côté d’évidences troublantes. Aujourd’hui, la police scientifique est très performante, mais c’est relativement récent.
Néanmoins, l’on découvre encore, parfois, quelques cadavres gardés au frais qui sont passés sous les radars de la justice. En général, ce sont des femmes infanticides par déni de grossesse : mais très rarement des assassins en jupons perpétuant des morts violentes.

 



 

Un recueil de 20 histoires extraordinaires, glaçantes, mais qui raviront les amateurs de sensationnel, de polars bien noirs. 20 histoires nous emmenant dans la face la plus sombre que peut échafauder l’esprit humain. La criminalité se réinvente sans cesse, trouvant toujours à se frayer un chemin, quitte à prendre pour bras armé le sexe faible !

Détails sur le produit

• Broché: 320 pages
• Editeur : Opportun (15 novembre 2018)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2360756125
• ISBN-13: 978-2360756124
• Dimensions du produit: 13,1 x 2,7 x 20,1 cm

 



 




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Tentations, de Jean-Pierre Bours

L’art de rester droit dans ses bottes lorsque l’on a vendu son âme au diable !

Faust, ce personnage sulfureux décrit par Goethe dans deux pièces de théâtre. Inspiré d’un homme ayant vraiment existé, alchimiste, déjà héro de contes, c’est un être troublé par la passion, qui peut obscurcir l’esprit de l’homme disait Goethe. Dans son tome II de son Faust, cet auteur Allemand, passionné de sciences, a écrit un prologue qui pose la question obsédante du salut de l’âme. Jean-Marie Bours tente dans ce roman de donner vie à Faust, de raconter l’existence qu’il aurait pu avoir. Nous partons donc faire un voyage dans la

renaissance, époque de Charles Quint et François 1er, période troublée par la progression de la réforme initiée par Martin Luther et la libéralisation de l’art. Ici, Faust est un érudit dont la soif d’apprendre ne connait pas de limite. Médecin, astrologue, diplomate et alchimiste, il enseigne également la médecine. Avec son équipe rapprochée, il dissèque des cadavres pour percer les secrets du corps humain qu’il veut cartographier dans un ouvrage qui profitera à la science. Autopsier des cadavres est fortement réprouvé par la sainte église, mais le temps des brûlots pour sorcellerie marque une pause. Le Vatican a de gros soucis avec les nouvelles idées des réformés, donc d’autres chats à fouetter que de perdre son temps avec l’inquisition.

 



 

Le saint empire chrétien bascule dans les idées luthériennes en contestant jusqu’à l’autorité du pape… Un souverain pontife qui se veut le gestionnaire des âmes, garant du spirituel alors que les rois ne sont là que pour gérer les corps. Le vicaire de dieu voit sa puissance contestée par un simple moine qui, bien qu’excommunié, propage sa vision de la religion bien trop vite pour son goût. Un moine si populaire, soutenu par son empereur, qu’il n’est même pas envisageable de le faire taire en le cloîtrant dans quelque monastère bien isolé. Faust, est proche de Luther, ils sont tous deux des contemporains et, il est normal que des esprits éclairés se rencontre, bien que ne partageant pas tout à fait la même vision de Dieu. Joueur, Faust s’amuse de l’offre de Méphistophélès : 24 années de bienfaits contre son âme ! La belle affaire… Faust tergiverse un peu, puis accepte de défier le pacte du diable. Il signe de son sang, mais se refuse donner ce qui, par son immatérialité, ne peut se vendre.




 

Ce roman s’inscrit dans la suite d’indulgences, une époque qu’affectionne l’auteur pour situer l’histoire de ses romans historiques. Le moyen-âge est aussi sombre que flamboyant, mais également un temps où l’on écrivait peu, dont nous n’avons que des traces éparses dans quelques documents en latin pas toujours très fiables, souvent mal retranscrits par des scribes monastiques certes appliqués, mais peu cultivés. Pour un romancier, c’est du pain bénit ! L’imprécision de ce que l’on sait lui permet de prendre toutes les libertés. Jean-Marie Bours respecte cependant la grande histoire lors de l’écriture de ses livres, celle dont nous sommes certains. Cela donne à l’ouvrage une force pour que la fiction cadre avec la véracité historique. Avec lui, le lecteur voyage dans le temps. Ses personnages sont si vrais que l’on vibre avec eux. Un livre qui ravira tous les publics.

 



 

Présentation de l'éditeur

Un roman dans la veine de ceux de Ken Follett qui explore une période encore peu connue en France et pourtant fondatrice de notre Histoire, celle de la naissance de la Réforme et de la Renaissance allemande.
Personnage de légende dont l'histoire a traversé les siècles, médecin brillant et visionnaire ou homme de l'ombre ayant vendu son âme au diable, Johann Faust continue d'intriguer et d'inspirer. Goethe l'a immortalisé et avec lui celle dont il serait tombé amoureux, Gretchen, personnage lumineux en contrepoint de Méphistophélès.
Roman historique inspiré, Tentations retrace ce qui pourrait être la dernière partie de la vie de Faust et Gretchen. Alors que sa légende se construit déjà, ce médecin aux méthodes obscures mais efficaces est appelé auprès des plus grands. De Lucrèce Borgia à Henri VIII et Thomas More, de François 1er à Martin Luther, une occasion unique de replonger dans l'effervescence intellectuelle et dans les enjeux de pouvoir de l'Europe de la Renaissance.

 



 

Un peu de l’auteur

Jean-Pierre Bours est né le 11 juin 1945 à Liège, en Belgique. Il est avocat et a enseigné le droit fiscal à l'université de Liège et à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales.
Féru de littérature, il est l'auteur, dès 1975, d'une anthologie de nouvelles fantastiques russes (Marabout) et, en 1994, d'une anthologie de récits, policiers ou fantastiques, mettant en scène des magistrats (Fleuve noir).
Il est l'auteur d'un recueil de nouvelles couronné en 1977 par le prix Jean Ray, sous le titre "Celui qui pourrissait" (Marabout), réédité en 2012 par l'Arbre vengeur.
Se fondant sur sa parfaite connaissance du milieu judiciaire, il écrit en 1996 un roman policier, édité par Quorum, sous le titre "La Nuit du jugement", qui a souffert malheureusement de la mise en liquidation de son éditeur peu après. Il y imagine Liège en proie à la terreur, abritant en son sein un émule de Jack l'Éventreur sévissant la nuit. Ce livre peut-être téléchargé sur Kindle.
Il vient de terminer un roman historique, sous le titre "Indulgences", qui sortira le 30 octobre 2014(HC Editions). L'histoire se déroule dans l'Allemagne du début du XVIème siècle, sur fond de procès en sorcellerie, et l'on y voit passer Martin Luther, Lucas Cranach, et le docteur Faust.

Source Bio & photo Page Amazon de l’auteur

 

 



 

 

Détails sur le produit

• Broché: 316 pages
• Editeur : HC éditions (15 novembre 2018)
• Collection : Roman
• Langue : Français
• ISBN-10: 2357203161
• ISBN-13: 978-2357203167
• Dimensions du produit: 14,6 x 2,5 x 22,1 cm

 

 



 

 






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Ours, de Philippe Morvan

Peut-on choisir entre la rédemption et le meurtre ?

Difficile choix pour Gabriel Morange en cette fin de XIXème. Fils de paysan, ayant fait le petit séminaire, Gabriel décide de ne pas faire le grand saut vers la prêtrise. Il choisit de partir faire la guerre, non dans l’idée de tuer, mais afin de voir du pays. En effet, les mouvements entre nations donnent autant d’occasions de voyager aux belligérants que la colonisation galopante des états européens. Cinq ans de conflits armés, de l’Algérie au Vietnam, suffisent à l’écœurement de Gaby. Sa vision de l’homme chancèle, les horreurs dont il fut témoin le révolte. Rentré au pays, il reprend ses études et devient missionnaire. Le clergé l’envoie évangéliser les indiens d’Amérique. Là, il découvre que l’homme ne change pas vraiment selon les continents. Seuls les chrétiens, blancs de préférence, ont une âme. Le reste des populations ne sont que des sauvages qu’il faut domestiquer à la trique, des animaux dont on peut disposer à l’envi. S’opposant à sa hiérarchie, il se défroque pour suivre ceux qu’il a appris à aimer. Des hommes comme tout un chacun, dont il fera siennes leurs valeurs. Sa vision d’un Dieu universel juste et bon s’érode, il doute… L’oppression est si forte envers les tribus indiennes, que Gaby se perdra de nouveau pour défendre les droits indiens en reprenant les armes. Il s’était fait curé pour expier, pour racheter l’homme en général, mais il comprend sa quête impossible par la seule force des idées.

 



 

Philippe Morvan signe là un roman d’aventure, mais aussi un roman historique. Pour l’aventure le lecteur est servi ! Sur quatre continents, Gaby accompagne les guerres de la colonisation avec leurs lots d’exactions. C’est ignoble, surtout vu de notre XXIème siècle bien-pensant, avec ses guerres propres comme celle en Irak contre Saddam Hussein et, qui n’ont de propre que l’adjectif ! Roman historique, car il place son histoire dans le bon contexte : celui d’une époque où l’Europe se voulait un phare guidant les peuples indigènes vers la lumière de la christianisation quel qu’en soit le prix. Une époque où l’abolition de l’esclavage était toute récente, dont l’idée du sauvage n’avait pas encore changé car Jésus lui-même est blond aux yeux bleu. En Amérique, l’abolition était encore une idée saugrenue, les colons devaient pouvoir s’installer là où ils le voulaient, indiens ou pas. Quant à ouvrir un débat pour trouver un terrain d’entente avec les natifs, respecter la coutume et leur mode de vie, cela semblait un non-sens total. L’homme blanc, tel un Dieu, se doit de sauver ou détruire et, l’armée y veille fermement.

 



 

Que ce soit au nom de Dieu, ou pour prendre la place, la guerre est toujours légitime pour l’envahisseur. Mais avant le XXème siècle, l’idée de la mort était bien différente de celle que nous en avons aujourd’hui. Donner la mort avait moins d’impact que de nos jours, surtout envers les non-blancs. La mort frappait tout le monde, quel que soit l’âge ou la condition sociale, la médecine balbutiait, les moyens d’enquête étaient limités, tout comme l’était la volonté de savoir… Les soldats conquérants usaient de tous les droits sur les peuples assujettis. On arrive, on s’installe, on fait le ménage en détournant le regard. De toute façon, le pire de ce que peut imaginer l’être humain ne fera que soumettre mieux par la peur, dieu pourvoira au reste ! Un dieu nouveau arrive en expliquant que souffrir rend divin : où donc est le souci ? Le colonisé devrait remercier plutôt que de se plaindre…

 

 



 

Un peu de l’auteur

PHILIPPE MORVAN est né en 1962 à Clermont-Ferrand. Auteur pour la célèbre Bibliothèque verte dans ses jeunes années, il renoue depuis 2012 avec sa passion, l’écriture, et publie notamment plusieurs romans noirs sous pseudonyme.
Ours lui a été inspiré par l’histoire vraie de l’un de ses ancêtres.

Source photo EmOtionS blog littéraire :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 378 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (3 octobre 2018)
• Collection : Littérature Française
• Langue : Français
• ISBN-10: 270216353X
• ISBN-13: 978-2702163535
• Dimensions du produit: 13,5 x 3,1 x 21,5 cm

 



 






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L’oiseau captif, de Jasmin Darznik

L’écriture peut-elle donner des ailes au désir ?

Forough Farrokhzad, vit à Téhéran dans les années 30. Son éducation est sévère, dans un pays donnant peu de place aux femmes. A la maison, son père que la famille n’appelle que « colonel », fait régner l’ordre… Dans la rue, où seuls les garçons se rendent pour jouer, la police du Shah et le commérage veillent à l’ordre public. Très tôt attirée par la beauté de la poésie persane, Forough compose des rimes. Facilement rebelle, elle brave les interdits, quitte à choquer cet ordre absolu pesant tant sur ses envies. Elle aime comprendre, la soumission exigée par sa condition de fille lui est pénible. Forough veut plus que tout sortir dehors, regarder droit devant elle sans devoir baisser les yeux. Par l’écriture, elle concrétise ses envies. Adolescente, elle trouve à publier dans un petit quotidien. Cette victoire lui donne des ailes. Mariée à seize ans pour ne pas mettre en péril l’honneur de la famille, Forough que son époux ne contrôle pas vraiment part faire la conquête de sa liberté : elle sera une poète, reconnue tel un poète, non sous le vocable péjoratif de poétesse se piquant de rimailler… Par le verbe, Forough Farrokhzad devient une grande figure du féminisme iranien.

 



 

On dit en France que ce que femme veut Dieu le veut ! Forough n’en exige pas autant du créateur, mais elle découvre en même temps que la liberté le désir, puis le plaisir. Se riant des interdits, elle croque la vie avec une insouciance qui peut choquer, ou donner des idées à d’autres. Sur la chaleur du sentiment, la rime devient brûlante ! Pensant à son amant, Forough Farrokhzad signe son plus célèbre texte : Le péché. Pour l’époque et encore plus en Iran, ce poème célébrant l’amour, qui plus est illégitime, était un scandale.

(…)
J’ai pêché, pêché dans le plaisir,
dans des bras chauds et enflammés,
j’ai pêché dans des bras de fer,
brûlants et rancuniers.
(…)
A l’oreille, l’histoire d’amour, je lui ai racontée,
je te veux mon amant,
je te veux, toi dont les bras sont vivifiants,
je te veux, toi mon amoureux fou.

Nombreuses sont les lectrices, nombreux sont ceux qui critiquent, avec un arrière-goût de jalousie, sûrement. L’opinion se perd en conjecture afin de découvrir qui est cet amant. La sphère intellectuelle s’agite. A braver l’ordre établi Forough crée le scandale et, maîtresse d’un homme établi elle se sent protégée, jusque quand ? Le désir est un absolu pour tous, mais chacun l’appréhende différemment. Le désir est un feu pouvant nourrir autant la haine que de la passion ; atteindre ses désirs équivaut à se mettre en danger au risque de s’y briser les ailes.

 



 

Source photo wikipedia

Avec ce livre, biographie romancée de Forough Farrokhzad car il existe peu de document la concernant, Jasmin Darznik signe un superbe portrait d’une grande poète iranienne, publiée dans le monde, ayant également réalisé des films. Elle fut la figure de proue du féminisme en Iran, alors que le shah poussait son pays à aborder le modernisme occidental en ce début de XXème siècle. Que ce soient les ambitions du roi ou celles de Forough Farrokhzad, l’avancée vers un monde nouveau bousculait la tradition, heurtait les consciences de beaucoup d’iraniens. L’exaspération grondait en sourdine. Une colère qui débouchera sur une révolution, vers un repli sur soi et beaucoup de sang versé. Forough Farrokhzad est décédée à l’âge de 32 ans d’un accident de voiture. L’oiseau captif est un roman de passion, un roman d’amour, une ode à la féminité.

 



 

Un peu de l’auteur

Jasmin Darznik est née à Téhéran. Arrivée en Amérique à l’âge de cinq ans, elle a obtenu son doctorat en littérature à l’université de Princeton. Son premier roman, The Good Daughter, a rencontré un succès immédiat et été traduit dans de nombreux pays.

Source photo Site de l’auteur :

 

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 394 pages
• Editeur : Stéphane Marsan (17 octobre 2018)
• Collection : Stéphane Marsan
• Langue : Français
• ISBN-10: 2378340222
• ISBN-13: 978-2378340223
• Dimensions du produit: 14,2 x 3 x 21,3 cm

 



 






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La séquence, de Stefan Catsicas

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme disait Rabelais !

Toute vérité est-elle bonne à dire ? Sans doute, encore faut-il qu’elle soit parfaitement comprise. Daniel Fox, généticien souvent contesté, est le découvreur de « La séquence ». Un travail de recherche occupant toute sa carrière. Ce fragment d’ADN est unique, toute modification de ce brin de code génétique humain semble impossible ; sans doute cela permit à l’homme de franchir la frontière entre le monde animal pour devenir un être pensant, capable de modifier son environnement et, certains pensent qu’il serait même le lien entre l’homme et Dieu. Depuis cette découverte, de gros groupes industriels de la pharmacie convoitent cette séquence d’ADN. Elle n’a rien de comparable sur terre. Cette découverte permet à Daniel Fox d’avoir le Nobel. Lorsque le travail d’une vie tombe dans la sphère publique, il échappe un peu à son auteur. La presse se déchaine en conjectures les plus folles. L’émotion gagne en puissance auprès des religieux qui réclament un démenti. Puis, le nerf de la guerre apparaît : le financement de ces recherches, très secrèt jusqu’ici, semble nager en eaux trouble. Les financements occultes sont souvent le bras armé des grandes causes !

 



 

Stefan Catsicas signe ici un roman époustouflant, mêlant la science et l’histoire, la vérité scientifique et le possible d’une fiction. Ce livre est un thriller du meilleur cru, mené à un rythme d’enfer. Daniel Fox, captivé par son travail, ne mesure pas bien les implications colossales des moyens mis à sa disposition. A l’heure de la publication de ses résultats, les envieux s’agitent, se défient, mettent les moyens nécessaires pour pouvoir continuer un travail leur échappant. Ce brin d’ADN pourrait générer des profits colossaux si l’on parvient à le modifier. Lors de son discours, Daniel Fox a verrouillé l’exploitation commerciale de sa découverte. La guerre est déclarée.

 



 

Pour un premier roman, on ne peut qu’être agréablement surpris, l’auteur ose prendre des risques ce qui est rare lors d’un premier opus et, les risques sont ce que cherchent les lecteurs ! En combinant l’histoire des religions, tentant une approche de la naissance du monothéisme pour les cultes révélés, Stefan Catsicas prend un risque fort. D’autre part, la part d’ombre de son roman nous plonge de la lumière du prix Nobel à la violence des services action les plus occultes. Des groupes armés agissant comme mercenaires, parfois, pour servir les intérêts de grandes puissances pour qui le profit prévaut sur l’intérêt public. Ne jetons pas l’opprobre sur la recherche ! Il s’agit là d’une œuvre de fiction pour nous divertir, un roman rasant la frontière des possibles… Un premier jet dont une suite est déjà prévue, un livre qu’on attendra avec impatience.

 



 

Un peu de l’auteur

Stefan Catsicas, neurobiologiste de renom, interprète librement des découvertes anciennes et récentes et brosse un portrait fascinant de l’intuition, de la rigueur et de l’imaginaire qui mènent aux grandes découvertes.

Source photo wissenschaftsrat.ch

 

 

 

 

 

 



 

Détails sur le produit

• Broché: 463 pages
• Editeur : Favre (11 octobre 2018)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2828917118
• ISBN-13: 978-2828917111
• Dimensions du produit: 14,9 x 3,8 x 24 cm

 



 






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