A voie basse, par Aliénor Debrocq

Mille et une petites agaceries qui vous empoisonnent la vie, des fausses routes, des erreurs de casting, des actes manqués sans lesquels la vie ne serait pas ! Justement, la vie est faite d’un nombre d’aléas certain, c’est ce qui nous pousse à changer, ou pas. Jeune, chacun s’imagine un avenir parmi tout un tas de possible, de préférence radieux. Les années passant, la trajectoire dévie souvent, des bornes sont franchies, chacun se rassure en pensant surmonter, que le meilleur reste à venir… Rien n’est moins sûr !

Aliénor Debrocq nous dresse dans ses nouvelles un tableau de situations que chacun de nous peut avoir vécu. Derrière la plume de l’auteur, on devine un petit sourire, une moquerie gentille sur ces petits travers du quotidien que nous subissons. Il fallait bien ce clin d’œil pour parler de ces habitudes, renoncements et désillusions : sans quoi elles deviendraient vite insupportables. Les nouvelles de ce recueil nous poussent à réfléchir sur ce que nous désirons vraiment, de la façon dont nous voudrions tout simplement vivre. Jusqu’où peut-on accepter les entraves de l’habitude ? Le corolaire de cette réflexion sera de voir s’il est envisageable de s’en affranchir, et avec quelles conséquences ?

La nouvelle se prête bien à ce genre d’exercice presque philosophique, la concision nécessaire à ce style d’écriture renforce le trait, renvoie une image pas toujours très flatteuse de soi-même, mais salutaire en touchant le point sensible. Le lecteur pourra toujours penser qu’il n’est pas concerné, qu’il s’agit des autres, c’est si facile ! Cependant, l’inconscient aura enregistré le message. Ensuite, soit on referme le livre, soit on se pose les bonnes questions. La littérature est faite pour rêver, mais surtout pour faire bouger en dérangeant. La puissance des mots vaut mieux que la force. L’écrivain a le devoir de mettre un peu de poil à gratter, qui le ferait sinon ?

A voie basse est un recueil qui touche quoi qu’on en pense. La lecture fait sourire, pendant qu’un petit-je-ne-sais-quoi tiraille en sourdine. C’est un recueil dont on ne sortira pas indemne, de ceux dont on se souviendra longtemps, chaque fois que se renouvellera un agacement coutumier.

En librairie le 10 avril 2017

Présentation de l’éditeur

« Un truc glauque, pensait-elle. Écrire un truc bien glauque entre deux tétées. Pour s’échapper. Retrouver un peu de consistance, suspendre la dilution. Celle des fluides – lait maternel, salive du nourrisson, pipis en série. Celle de l’amour absolu dont elle avait longtemps rêvé mais qu’elle n’imaginait pas rencontrer dans le regard bleu foncé et les gazouillis naissants d’un tout petit bout de fille. »
Tout commence sans crier gare, par une attente longue de promesses. Neuf mois dans la pénombre d’un corps de femme. Puis vient la vive lumière du premier jour et, avec elle, les étincelles, les compromis, les portes qui claquent. Treize nouvelles pour dire l’éblouissement, la peur, la joie, l’intimité des chambres et la dureté du monde où s’amorcent ces vies, dans un grand silence ou un grand bruit.

Un peu de l’auteur

Née à Mons en 1983, Aliénor Debrocq vit aujourd’hui à Bruxelles. Historienne de l’art, elle travaille dans le milieu radiophonique et rédige des critiques de livres pour la revue Indications. Elle aime écrire face à sa fenêtre, un chat calé contre son bras, ou dans les trains, les gares, les métros. Ses nouvelles ont été primées à plusieurs reprises. Cruise control est son premier recueil.
Source photo & bio: Edition Quadrature


Détails sur le produit

• Broché: 140 pages
• Editeur : Quadrature (10 avril 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2930538724
• ISBN-13: 978-2930538723
• Dimensions du produit: 21,4 x 1,1 x 13,4 cm

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Petites surprises sur le chemin du bonheur, par Monica Wood

Partage : un petit mot simple pour trouver le bonheur !

Petites surprises sur le chemin du bonheur est un roman qui fait du bien ! En effet, Monica Wood nous entraîne dans un festival totalement atypique avec une vieille dame de 104 ans, prénommé Ona, un couple de divorcés dont l’ex-mari ne s’en remet pas et, le fils du couple, âgés de 11 ans. A première vue, rien ne les rapproche, si ce n’est le fiston qui a pour BA chez les louveteaux de donner quelques heures de travail pour aider une personne âgée et, cherche surtout à acquérir le badge d’amis des oiseaux ! Le décor est planté !

Une malformation cardiaque fauche le garçon, alors qu’il était sorti faire un tour de vélo, comme ça, en un battement de cil. Quinn, son père, musicien plus occupé de ses concerts que de chercher à partager avec le fils, décide de continuer de verser la pension alimentaire et, de tenir l’engagement dudit fiston auprès d’Ona : peut-être pense-t-il en agissant de la sorte se rapprocher de son enfant et, de son ex dont il espère encore un retour en grâce. Il découvre vite un lien très fort entre Ona et son garçon. Intrigué, il cherche à comprendre, jusqu’à se prendre réellement d’affection pour Ona. A partir de cet instant, rien ne sera plus comme avant. Le service pour personne âgée devient une ambition commune, en découle une effervescence qui les conduira bien plus loin qu’ils n’auraient pu l’imaginer. Rapprocher leurs deux solitudes leur donnera la force d’oser, ensemble, l’aventure de la vie.

Un roman plein d’humour et de tendresse, où les cœurs brisés se motivent ensemble pour rendre à la vie la place qu’ils n’y trouvaient plus. Il n’y a que la force de l’amour qui soit un moteur suffisamment puissant pour oser lorsque tout vous pousse à admettre la défaite ! Le poids de plus d’un siècle sur les épaules d’Ona, le sentiment d’être passé à côté de son fils pour Quinn et sans doute le ratage de son couple, crée une situation propice à l’ouverture. Sans s’en rendre vraiment compte, l’improbable duo va regarder vers demain d’un œil nouveau.

Jouer avec les sentiments entre un quadra et une plus que centenaire est une gageure un peu risquée. Avec un joli tact, Monica Wood nous délivre un superbe roman, tout en finesse. Jamais trop, ni trop peu, toujours le sourire ou le clin d’œil nous accompagne dans cette aventure extraordinaire. Quelle qu’en soit sa forme exacte, l’amour se nourrit du partage et, pour cela, il n’y a pas de limite d’âge.

En librairie le 12 avril 2017

Présentation de l’éditeur

Un roman lumineux qui fait la part belle à l’amitié et l’espoir.
A 104 ans, Mlle Ona Vitkus pensait en avoir fini avec les sentiments. Mais l’arrivée dans sa vie si ordonnée d’un jeune garçon pas comme les autres va tout chambouler.
Du jour au lendemain, la vieille dame se trouve embringuée au cœur d’une famille en plein tourment, et même dans un road trip inattendu et burlesque. Chemin faisant, elle découvre que la vie lui réserve encore bien des surprises, et, surtout, qu’elle a encore beaucoup à offrir à ceux qui croyaient avoir tout perdu…
 » Plein de charme, bouleversant… tout simplement magnifique.  »
Source photo & bio Editions KERO

Monica Wood, née dans le Maine où elle vit toujours, a travaillé comme conseillère d’éducation avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Petites surprises sur le chemin du bonheur est son premier roman traduit en français.

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Kero (12 avril 2017)
• Collection : KER.LITTERAT.ET
• Langue : Français
• ISBN-10: 236658265X
• ISBN-13: 978-2366582659
• Dimensions du produit: 22,4 x 14 x 3,6 cm






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Les demoiselles de Beaune, de Karine Lebert

Les hospices de Beaune, qui ne connait pas, ne serait-ce par la vente des vins… Mais les hospices de Beaune ne sont pas que cela : c’est tout une aventure, un pari fou de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, en 1443. Un homme riche, qui a voulu offrir aux pauvres de quoi se faire soigner. Une gageure ayant surmonté les siècles pour parvenir jusqu’à nous. C’est grâce à la vente des vins de Beaune que cette institution survécut jusqu’à aujourd’hui.

Le roman de Karine Lebert nous entraîne dans la construction de l’hospice, jusqu’à sa mise en fonctionnement. Balbine, religieuse de l’hospice nous le fait vivre avec passion. La grande nouveauté de cet endroit, fut de penser au confort des malades, à bien les alimenter, à avoir toutes les disciplines médicales de l’époque sur place, apothicaires, chirurgiens barbiers et médecins. C’était quasiment du jamais vu. Les médecins avaient la fâcheuse habitude de mépriser les chirurgiens barbiers, alors les faire travailler de concert, en dehors des champs de bataille, était un enjeu risqué dans cette fin de moyen-âge où l’innovation scientifique relevait facilement de la sorcellerie, et conduisait au bûcher les curieux se faisant expérimentateurs de l’observation post mortem sur les cadavres.

Les demoiselles de Beaune est un véritable roman historique, se basant sur des faits qui ont été, des personnages ayant vécu et dont la force de volonté à peut-être aidé la médecine à avancer, en donnant du réconfort aux pauvres dans un temps où vivre était périlleux, dur et souvent violent.

En écrivant ce livre basé sur des faits avérés, L’auteur donne de la force au roman. Une histoire qui aborde également la vie en bourgogne au temps des ducs de bourgogne. Mais c’est aussi une chronique de la vie au travers de trois destins de femmes. Trois femmes qui prennent en main leurs avenirs, quitte à chambouler une société faisant la part belle aux hommes. Jusqu’à il y a peu, les femmes n’avaient pas de droits, les hommes avaient une main mise sur tout. Les femmes devant se satisfaire des maternités et des travaux de couture ! Seules quelques femmes ayant un charisme fort, une détermination de feu et beaucoup de diplomatie parvenaient à dominer les entendements pour imposer leurs volontés. Balbine et Guigone de Salins, l’épouse de Nicolas Rolin, furent de celles-ci.

L’écriture de Karine Lebert est fluide, son livre se lit facilement. Si facilement qu’on ne parvient qu’avec difficulté à lâcher. Un beau roman historique à lire absolument.

En librairie le 06 avril 2017

Présentation de l’éditeur

Balbine de Joinville est religieuse aux hospices nouvellement fondés à Beaune. Elle a choisi de s’enfermer en ces lieux, l’année de ses dix-huit ans, pour cacher la honte d’avoir été violée. Elle y est demeurée par passion pour les herbes médicinales – une passion qui nourrit un talent de thérapeute qu’apprécie le médecin Maric Lambert, attiré par cette religieuse singulière. Du viol, perpétré par son oncle dans le château familial, une petite fille est née, Jeanne. Elle est élevée par le jardinier, non loin de sa cousine Alix, seule héritière des Joinville. Bien qu’elles ignorent ce qui les lie, une forme de rivalité s’installe entre elles. Tout les oppose : Alix renonce à un grand amour pour faire un mariage de prestige ; Jeanne devient chef d’une bande de brigands et disparaît peu à peu de la mémoire de ses proches. Jusqu’au jour où une blessure plus grave que les autres la conduit aux hospices de Beaune…
Balbine, Alix, Jeanne : trois destins de femmes s’entremêlent pendant un demi-siècle comme les fils de laine d’une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne dans les hospices de Beaune à leur apogée.

Source photo & bio Presses de la Cité

Née en Normandie, dans l’Orne, dont les paysages inspirent le décor de ses romans, Karine Lebert a été biographe pendant quinze ans, puis journaliste à Paris Normandie. Elle a publié Les Sortilèges de Tremblay (2012), préfacé par Yves Jacob, puis, aux Presses de la Cité, Ce que Fanny veut… (2015) et Les Saisons du mensonge (2016).

 

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 avril 2017)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258118549
• ISBN-13: 978-2258118546
• Dimensions du produit: 14 x 2,7 x 22,5 cm






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Le marié de la saint Jean, d’Yves Viollier

L’émigration, c’est passer de Walt Disney au thriller sans préparation !

Un roman où l’auteur nous annonce en préambule que tout est faux, mais que si les personnages sont vrais, c’est la volonté du romancier ! Il n’en faut pas moins pour piquer la curiosité du lecteur.

Zhida, un jeune Sino-Cambodgien arrivé en France à l’âge de huit ans, va se marier avec la fille d’un paysan vendéen. Un mariage qui sera un choc des cultures. L’histoire se passe en 1977, le délit de racisme n’est pas encore inventé, alors, qu’un niakoué épouse une banche, en province, bouleversant les traditions tant paysannes qu’asiatiques ne peut qu’amener le doute. Zhida, par nécessité, est devenu souple pour parvenir à s’intégrer, sa force de volonté et sa gentillesse le font accepter. Pourtant, il reste partagé, nostalgique d’un bonheur perdu, d’une enfance tronquée trop tôt par l’exil.

Dans son roman, Yves Viollier, nous montre le Cambodge avant et pendant l’arrivée des khmers rouges qui poussèrent les gens sur les boat-people, tous fuyant la montée du communisme dur et violent. Sans être un roman sur la guerre d’Indochine, ce sont les souvenirs grevant le bonheur de Zhida qui mettent en avant cet aspect peu connu du public sur ce conflit, dans nos anciennes colonies. On a récupéré les gens sur les bateaux, dans les camps de transit : mais a-t-on cherché à savoir vraiment ? Nous cicatrisions de nos défaites, l’Indochine n’était plus qu’un souvenir amer.

C’est une histoire qui fait la part belle aux sentiments, à la générosité. La tendresse et l’amour sont omniprésent malgré la brutalité de la séparation et de la perte, l’humour également : sans lesquels la sinistrose serait au rendez-vous. Sans une bonne dose de philosophie, comment supporter de déchirement d’être éloigné si jeune de sa famille : huit ans, c’est bien jeune pour émigrer loin des siens.

Ce roman va paraître alors que la question des migrants est à l’ordre du jour partout en Europe. Mais est-ce le même genre ? Certes, fuir les guerres entraîne une émigration, un choc des cultures, demande une adaptation difficile, parfois. Reconstruire sa vie avec une nouvelle langue, des habitudes aux antipodes des siennes est une gageure demandant un véritable effort sur soi. Cependant, la grosse différence tient à plusieurs facteurs conjoncturels et sociétaux. Les asiatiques font tout pour conserver leurs traditions, en mettant un point d’honneur à passer inaperçu. Les musulmans cultivent également leurs us et coutumes, mais au grand jour. D’autre part, en 1977, le plein emploi commençait juste à s’atténuer, ce n’est plus qu’un souvenir aujourd’hui ! La générosité de l’époque tenait au fait que chacun vivait encore sur les vestiges des trente glorieuses, les nouveaux arrivants ne menaçaient personne. De nos jours, le risque du chômage exacerbe les sensibilités. Il suffit de voir la progression du nationalisme en Europe pour s’en convaincre.

Le marié de la saint Jean est un roman très actuel, Zhida pourrait être n’importe lequel de ceux qui dorment sous des tentes, l’espoir chevillé au cœur, des rêves qui peinent à l’emporter sur des souvenirs douloureux d’un temps révolu. Un roman que j’ai beaucoup aimé, lu sans pause jusqu’à la fin. J’ai découvert un auteur dont le style semble souligner son engagement envers les autres. Une belle leçon de vie qui démontre que toujours l’ouverture primera sur le repli. Yves Viollier nous offre là un roman que l’on pourrait penser autobiographique tant il sonne vrai !

En librairie le 06 avril 2017

Présentation de l’éditeur

1977. Le mariage de Zhida se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français  » banane  » comme il dit – jaune à l’extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l’âge de huit ans avec son petit frère, et aller en pension à Romilly.
Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France, seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l’histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l’a choisi sur les bancs du lycée. S’invitent aussi dans ses souvenirs l’enfance, que l’exil a rendue douloureuse, l’adolescence et la jeunesse précaires. Et c’est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l’accompagner jusqu’à l’autel.

Source photo & bio :  Presses de la Cité

Yves Viollier est né en Vendée. Il commence très jeune à écrire des poèmes, devient professeur de lettres, et commence à publier des romans en 1973. Ses premiers ouvrages le font remarquer par Robert Laffont, qui édite en 1988 la trilogie Jeanne la Polonaise. C’est avec ses romans vendéens, Les Pêches de vigne et Les Saisons de Vendée, qu’il fait son entrée au sein de l’Ecole de Brive. Il a obtenu, entre autres, le prix Charles Exbrayat pour Les Lilas de mer, le prix du Roman populaire pour Les Sœurs Robin, et le Grand Prix catholique de littérature pour L’Orgueil de la tribu. Il a récemment écrit L’Oratorio du Pardon avec le compositeur Bruno Coulais et reçu le prix Charette pour son roman Même les pierres ont résisté. Il vient de publier aux Presses de la Cité Y avez-vous dansé, Toinou ?, et, en avril 2017, Le Marié de la Saint-Jean.
Yves Viollier est critique littéraire à La Vie.

Détails sur le produit

• Broché: 304 pages
• Editeur : Presses de la Cité (6 avril 2017)
• Collection : TERRES FRANCE
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258144558
• ISBN-13: 978-2258144552
• Dimensions du produit: 14 x 2,6 x 22,5 cm






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La prophétie de Langley, de Pierre Pouchairet

Les plus beaux suspects sont les innocents, des assassins malgré eux !

Ce polar signé par Pierre Pouchairet sort des classiques du genre ! En effet, avec ce roman l’auteur nous entraîne dans la haute finance, dans le monde abscond des traders, cet univers où les profits sont colossaux, mais auxquels le profane ne comprend rien… Jouer avec les finances, c’est aussi jouer avec des vies, autant d’anonymes qui peuvent perdre un emploi, de petits épargnants spoliés jusqu’à la ruine. Un monde de requin où la pression est forte, l’adrénaline au taquet en repoussant toujours les limites quitte à frôler le risque d’une chute vertigineuse !

Chaque trader tente de savoir comment vont réagir les marchés, cherche l’information qui le placera sur la voie du succès. Avec son équipe, il tente de comprendre les dessous d’opérations étranges, anodines au premier regard, mais d’une importance capitale afin de rester dans la course. Cependant, il doit aussi veiller à se préserver du délit d’initié ! Jusqu’où peut-il aller pour chercher à vérifier une info ?

Justement, des opérations sur un titre français intriguent Ludovic d’Estre. Partis à la recherche de renseignements avec un collègue, ils tombent sur des agissements frauduleux venus du golfe : ces gens-là ne font pas dans la dentelle, la réaction sera à la mesure de leurs espérances de gains : énorme, violente, froide…

Il est plaisant de sortir des voyous traditionnels, on se sent presque dans du velours, le luxe et l’opulence, c’est propre et rassurant. Pourtant, les méthodes employées pour riposter peuvent facilement tenir du commando en terrain miné, plus que par la voie diplomatique entre états souverains. Ludovic et son confrère en feront les frais… La protection des valeurs françaises et dénouer les fils de ce micmac financier mettra la police sur les dents.

Un roman noir où le profit prime sur la vie, où la violence justifie les ambitions dans les dorures des beaux quartiers. Johanna, la flic en charge de l’enquête, pourrait se perdre dans cet imbroglio, au ras de l’incident diplomatique : il lui faudra agir avec des gants !
Le principal suspect restant introuvable, le meurtrier peut continuer d’agir à sa guise et, c’est ce qu’il fait, sans état d’âme.

Présentation de l’éditeur

Trader d’une des plus prestigieuses banques françaises, Ludovic d’Estre brasse chaque jour des millions d’euros… Issu de la bourgeoisie versaillaise, la vie a toujours souri à ce surdoué de la finance. Mais tout va basculer lorsqu’avec Reda Soulami, son fidèle collaborateur, Ludovic va s’intéresser à une transaction douteuse… Un délit d’initié ? Peut-être pire ! Très vite suspecté de meurtre, Reda, un enfant des cités qui pensait avoir définitivement tourné la page, se retrouve en première ligne d’une effrayante machination qui le dépasse complètement et menace des milliers de vies ! Au milieu du marigot politique habituel, seule Johana, la flic qui mène l’enquête, semble croire à l’innocence de Reda. S’engage alors une infernale course contre la montre pour éviter l’horreur…

Source photo & bio: Babélio 

Dans une vie précédente, il était commandant de la police nationale puis chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles…

Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure à Kaboul puis au Kazakhstan.

Aujourd’hui à la retraite, il vit à Jérusalem. Il a publié en 2013 un livre témoignage « Des flics français à Kaboul » et « Coke d’Azur » en 2014. Avec à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

En 2014, il publie son premier polar « Une terre pas si sainte ».

Détails sur le produit

• Broché: 280 pages
• Editeur : Jigal Editions (15 février 2017)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220037
• ISBN-13: 978-2377220038
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm






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La vie devant elles, de Maryline Martin

La force du sexe faible est de sourire là où le cri gronde en profondeur !

Avec ce nouveau recueil de nouvelles, Maryline Martin ne nous entraîne pas sur les chemins de la guerre de 14-18 : son sujet de prédilection. Non, ici, ce sont quinze histoires de femmes, de l’enfant à l’adulte, qui vous montrent chacune sa vie. Des destins aux consonances très vraies, intemporelles. Elles nous retracent des fortunes souvent mitigées, partagées entre l’image et le ressenti. En effet, derrière chaque femme, derrière chaque tableau de façade, il y a souvent des brisures, des renoncements que masquent des sourires de convenance. Autant de fragilités leur conférant une force peu commune, afin de surmonter des rêves brisés, des déceptions, des renoncements.

Chaque nouvelle représente l’histoire d’une vie. Chacune est différente, et pourtant si semblable. Il n’y a pas de vrai coupable, parfois cela tient à la violence des hommes, parfois aux silences pesant plus lourds qu’un aveu, qu’une simple discussion. La violence des hommes est souvent avérée, mais ne s’agit-il pas là d’une divergence de point de vue ? Bien des hommes pensent savoir ce que veut leur partenaire sans jamais chercher à la comprendre vraiment, prenant la fragilité affichée comme un aveu d’adhésion implicite. C’est l’instinct du mâle présent depuis la nuit des temps, perdurant encore malgré des efforts certains vers la cause féminine.

Les silences sont aussi dévastateurs que les pires violences, laissant s’installer le doute qui ronge le moral sans guérir jamais vraiment. Des silences destinés à protéger souvent, ou pour cacher quelques action dont on a honte, mais qui au long des ans minent jusqu’à empêcher de vivre libre. Le silence est l’enfer des familles, un cancer ne permettant pas à l’enfant de grandir, comment envisager demain si hier ne fut pas ?

Maryline Martin nous dresse une fresque de la société passée et toujours très actuelle, car les choses ne changent pas vite. Sans pour autant revendiquer sur le front des MLF, Maryline Martin nous montre l’envers du décor au travers d’une quinzaine de destinées. Chacune d’entre elles pourrait être notre mère, notre sœur ou peut-être est-elle notre femme !

Présentation de l’éditeur

Préface d’Hubert de Maximy

Quinze témoignages de femmes poignants, émouvants, tragiques jamais indécents.
Quinze portraits féminins, peut-être le reflet d’une seule et même femme : celle qui, depuis des générations, s’indigne et trépigne, trébuche mais se relève et se révèle malgré les discriminations.
Quinze nouvelles résolument féministes et optimistes.
Maryline Martin publie son troisième ouvrage après Les Dames du Chemin, recueil de nouvelles primé en 2014 par le Label Centenaire et deux prix (Prix de la nouvelle Lauzerte 2014, Prix des Lecteurs de la Bibliothèque d’Aumale, automne 2013), et L’Horizon de Blanche.

Source photo & bio: Edition Glyphe :

Maryline Martin est née à Angoulême mais vit, pour des raisons professionnelles, à Paris. Journaliste littéraire sur une radio libre parisienne, elle a rencontré de nombreux auteurs qui l’ont encouragée, au regard de la qualité de ses chroniques, à prendre la plume.
Maryline Martin est membre de la Sofia, de la Maison des écrivains et de la littérature (Mel), de la Société des auteurs de Normandie (SADN) et de l’Association des écrivains combattants…

Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Editions Glyphe (18 mars 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2358152048
• ISBN-13: 978-2358152044




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Mer agitée, de Christine Desrousseaux

A chercher la vérité, on s’expose au pire de ce qu’on voulait éviter !

En général, les romans se classent en fonction de leur contenu, par genre. Mer agitée de Christine Desrousseaux échappe à cette règle, non qu’il soit inclassable, mais il entre dans deux catégories. Au commencement c’est un roman contemporain, puis il opte pour le genre thriller presque inquiétant, dérangeant par son côté intimiste, si proche du lecteur que cela pourrait le concerner. Les faits, horribles, ressemblent aux faits divers de la presse. On s’indigne, mais c’est loin tout ça… Lorsque l’action se situe sur un espace quasi fermé, où les gens vivent ensemble comme dans un village ou à fortiori une presqu’ile, la rumeur enfle au point de devenir coup de tonnerre ; un membre de la famille élargie au village est coupable d’un crime dont tous peuvent être les auteurs. Le doute en ajoute à la peur, la vie devient vite un enfer.

L’atmosphère d’un village de bord de mer vivant en autarcie hors des périodes estivales est parfaitement restituée par Christine Desrousseaux. La proximité de tous est telle que le moindre geste est vu. Chacun sait la vie de l’autre, du moins, celle qu’on laisse paraître aux regards des autres : une vie rangée dont on est fier. Puis, il reste les zones d’ombre… Ne saute pas aux yeux de tous la vie de ceux qui sont partis, ni des reliefs d’épisodes ayant précédés l’installation dans la communauté. Des fragments de vie qui refont surface si l’on creuse un peu plus que d’habitude et, lorsqu’un drame survient, il est facile de chercher un coupable en marge du village.

C’est justement ce qui arrive au personnage principal, lui qui ne cherche que le calme, se mêlant peu aux autres. Certes, il les connait tous, mais cultive son indépendance d’ours mal léché. Un équilibre qui deviendra délicat lorsque son petit-fils arrivera chez lui, avec ses cauchemars dus au syndrome post traumatique du soldat revenant de mission en Afghanistan. Le grand-père veut croire à l’innocence, mais les faits sont là, accablants !

A la façon des thrillers américains, le suspense dure tout au long du livre, rebondissant chaque fois que l’atmosphère semble se calmer un peu. Plus le grand-père cherche à comprendre, mieux il entrevoit les dessous d’une histoire bien plus compliquée qu’il n’y paraissait : une seconde affaire, plus ancienne, refait surface. Les dernières lignes donneront les clefs surprenantes de ces événements dérangeants.

Un roman captivant, bien ficelé et se lisant bien. Catherine Desrouseaux, partant d’un fait divers, tisse un thriller très psycho qui prend aux tripes le lecteur.

A paraître le 15 mars 2017 dans toutes les librairies.

Présentation de l’éditeur

Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l’eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d’Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. À quel moment s’est envolé l’enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l’une de ses missions ?
Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s’en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Il commence lui-même à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l’irréparable ?

Un peu de l’auteur

Christine Desrousseaux vit à Lille. Parallèlement à son métier de conceptrice-rédactrice en publicité, elle a écrit plusieurs romans policiers.

Source: Editions KERO :

Détails sur le produit

• Prix : 18.90€
• Broché: 232 pages
• Editeur : Editions KERO (15 mars 2017)
• Langue : Français
• ISBN : 9782366582970
• Format : 140*225






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Le piège de verre, d’Éric Fouassier

Le piège de verre d’Eric Fouassier est un roman historique, mais pas que…

Un roman historique très bien documenté : de nombreux personnage ont vraiment existés, de même que bien des situations sont avérées dans l’histoire de la France. Cela rend encore plus vivant ce roman captivant nous faisant parcourir la France au moyen âge, apercevoir les guerres d’Italie pour défendre les intérêts français sur le royaume de Naples sous le règne très peu connu de Louis XII. En effet, ce roi ayant régné durant un peu plus de 16 ans n’a pas laissé de souvenir impérissable, bien qu’il ait participé au redressement des finances de l’état et réformé la justice du pays. L’histoire n’a retenu de lui qu’il a été un bon roi, sage et modéré.

Son mariage en secondes noces avec Anne de Bretagne n’avait pas contenté certains dont les ambitions en furent contrariées ; le duché de Bretagne n’entrait pas dans la succession ! L’époque est dure, les complots foisonnent dans le royaume. Anne de Bretagne se sent menacée. Une lettre glissée dans son livre l’inquiète.
Des meurtres suspects attirent son attention, mais elle ne peut diligenter une enquête officielle, trop voyante, qui risquerait d’avertir les commanditaires en leur laissant la possibilité de se mettre à l’abri des représailles. Elle demande à Héloïse Sanglar, jeune apothicaire, très indépendante, de chercher la vérité sur ces affaires. Elle lui adjoint le Baron de Comballec, qui lui est entièrement dévoué, pour sa mission. Ensemble ils devront dénouer une énigme soigneusement dissimulée afin de parvenir à trouver les auteurs du complot. Au centre de cette sombre histoire, l’alchimie et la science du codage seront omniprésents. De plus, aussi belle soit-elle, une femme menant une telle enquête de cesse d’intriguer. Les complotistes ont vent de ses recherches, aussi tentent-ils de contrecarrer ce projet.

Le romancier reste toujours maître de son histoire et de ses personnages. Eric fouassier met ici en scène un complot imaginaire dans un cadre ayant existé pour lui donner la force du vrai. Un roman complexe, où il est certes question de vie ou de mort, mais aussi d’amour. L’amour vrai, celui qui a suffisamment de force pour supporter l’attente et l’éloignement. Héloïse, farouchement indépendante dans une société reléguant la femme au foyer et à ses maternités, aime Pierre Terrail, seigneur de Bayard, plus connu sous le nom du chevalier Bayard. Un serment les sépare, mais les circonstances ne peuvent-elle pas lever cet engagement éternel ?

Eric Fouassier présente ici un grand roman historique, une aventure au XVIème siècle qui n’a rien à envier aux romans classiques. C’est une histoire qui prend le lecteur de bout en bout, sans temps pause, l’action est permanente.

Présentation de l’éditeur

Automne 1503, trois alchimistes sont retrouvés assassinés dans des circonstances dramatiques. Convaincue qu’un terrible complot se trame à l’ombre de la Couronne, la reine Anne de Bretagne lance sur la piste des suspects le plus improbable des duos d’enquêteurs : le baron de Comballec, un soldat rude et autoritaire, accompagné d’Héloïse Sanglar, une séduisante jeune femme experte en apothicairerie.
Pour déjouer l’incroyable machination conçue par un esprit dérangé, ils devront décrypter les énigmes d’un mystérieux parchemin et récolter des indices en différents hauts lieux symboliques du Royaume. Mais les apparences sont souvent trompeuses. Dissimulés en coulisses, les véritables ennemis sont bien décidés à contrecarrer les efforts de nos héros. Dans ces conditions, le chasseur peut rapidement devenir gibier à son tour…
Vitrail aux pouvoirs mortifères, sciences occultes, disparitions mystérieuses… les menaces ploient sur la jeune Héloïse, bien décidée à venir à bout des adversaires du roi. Mais les temps sont difficiles quand on est une femme, et afin de survivre, il lui faudra l’aide de tous ses alliés. Peut-être même devra-t-elle faire appel à son amour de jeunesse, le chevalier Bayard. À moins que l’attrait grandissant que Comballec exerce sur elle ne bouleverse ses plans…

Source photo Babelio

Source Bio : Du noir si bleu

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Maur-des-Fossés , le 6/10/1963

Docteur en droit et en pharmacie, Eric Fouassier est professeur d’université en région parisienne. Il écrit depuis l’âge de 15 ans, mais n’a cherché à diffuser ses textes que depuis l’an 2000.

Après avoir beaucoup écumé les concours de nouvelles entre 2002 et 2006 et récolté de nombreux succès (prix Albertine Sarrazin 2005, grand prix littéraire de Péronne 2005, prix Harfang 2003…), il a d’abord publié des nouvelles en revues et dans des recueils collectifs.

Son premier roman, « Morts thématiques », en 2009 lui vaut de décrocher le prix Plume de Glace au festival du roman policier de Serres-Chevalier en 2011.

Il est secrétaire du Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de pharmacie et membre du jury du prix Védrarias (concours de nouvelles).

Détails sur le produit

• Broché: 480 pages
• Editeur : JC Lattès (1 février 2017)
• Collection : Romans historiques
• Langue : Français
• ISBN-10: 2709658410
• ISBN-13: 978-2709658416
• Dimensions du produit: 13,5 x 3,2 x 20,5 cm




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Connemara black, de Gérard Coquet

Un polar en passant en Irlande ne peut qu’être aussi noir que l’est ce peuple doux, mais ô combien ombrageux, parfois !

Sur fond de paysages sauvages comme seule l’Irlande a le secret, là où rodent toujours les légendes, les anciens combattants de l’IRA s’activent encore en sourdine : pour eux la paix a une autre signification que la nôtre. Des meurtres en série jalonnent l’enquête de Ciara MacMurphy, les indices oscillent entre l’occulte et la vendetta. Sa hiérarchie l’envoie là où elle est née, dont elle s’est jadis enfuie, tenter de démêler ce sac de nœuds. En Irlande, une pensée latine, presque mafieuse, anime les consciences, les esprits risquent de rapidement s’échauffer et, ils ne se battront pas avec des cure-dents !

Avec Gérard Coquet, le lecteur visite l’âme Irlandaise dans ce qu’elle a de plus cher : le sentiment national. Il faut bien connaître ce peuple plus latin que british pour en bien parler. L’auteur retranscrit parfaitement ce qui anime vraiment les irlandais. Le nationalisme solidement ancré frôle l’appartenance à un régime presque mafieux, surtout hors des grandes métropoles. Les demi-mesures ne sont pas le point fort des combattant de feue l’IRA dont la conscience anime encore une quantité de gens. Leur violence, leur imagination n’a pas vraiment de limite : seule la cause si longtemps défendue leur importe.

Pour avoir vécu longtemps dans ce pays fantastique, je peux vous dire que la légende, les fantômes et l’occultisme ne sont jamais loin en Irlande. Les combattant de l’IRA, souvent jusqu’au-boutistes, ne sont pas des enfants de cœur. Le mélange de cette armée de l’ombre avec celle non moins rassurante de l’imaginaire entraîne une explosion dont les reliefs demandent une présence d’esprit peu commune afin de faire ressortir la vérité.

Connemara black est un roman comme on les aime, noir de chez noir. Avec ce livre Gérard Coquet monte en puissance, il augmente la pression par rapport à ses précédents ouvrages en tissant une intrigue complexe et sombre. Un roman que les amateurs de polars noirs et dont l’intrigue sort des sentiers battus apprécieront.

Présentation de l’éditeur

La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille… C’est également le nom d’un ancien groupe armé de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise. Mais c’est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l’ouest de l’Irlande. Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu’un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s’est engagée dans la Garda, la police locale. Mais lorsqu’une série de meurtres balaie la ville de Galway, c’est elle que le commissaire Grady choisit d’envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes. Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui entre terres désolées, légendes d’un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords veille dans l’ombre… Mais sur quoi veille-t-il ?

Source photo & bio: Editions Jigal :

Gérard Coquet est né le jour anniversaire de la mort de Louis XVI… le 21 janvier 1956. Mais il jure encore qu’il n’y est pour rien. Issu d’une longue lignée de blanchisseurs, il passe son enfance avec sa jumelle à se cacher au milieu des draps séchés au vent. Puis dans un ordre aléatoire se succèdent le collège des Lazaristes, un diplôme d’expert-comptable, la guitare basse et la création de ses premières chansons. D’ailleurs, tout vient sans doute de là, l’écriture… Après la reprise de l’entreprise familiale, il devient juge consulaire avant de créer récemment un cabinet d’archi. Ce qui ne l’a jamais empêché d’adorer la charcuterie, le gamey, le tablier de sapeur et la cervelle de canut ! Sauf bien sûr quand il se ressource en Irlande avec la pêche à la mouche et la Guinness.

Détails sur le produit

• Broché: 344 pages
• Editeur : Jigal (15 février 2017)
• Collection : JIGAL POLAR
• Langue : Français
• ISBN-13: 979-1092016925
• ASIN: B01MSDZGRL
• Dimensions du produit: 21 x 2,7 x 14 cm




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Il était temps, de Myriam Saligari

La notion d’amour chez nos seniors, est-ce dégradant, ou une aubaine ?

Presque politiquement incorrecte, la notion d’amour des personnes âgées reste un tabou pour beaucoup, une tendresse inouïe pour quelque uns, rares, mais plus tolérant !
Cette question se pose de plus en plus. En effet, la population vieillit mieux et plus longtemps que dans le passé, les ménages divorcent même à un âge avancé, des opportunités se présentent et, chacun peut saisir la chance s’offrant à lui, ou non…

Pour les enfants, les parents sont des êtres asexués : ils sont des parents, point à la ligne ! C’est lorsque survient un divorce que les enfants, s’ils sont en âge de l’envisager, ajoutent à la notion de parent une sexualité potentielle. Mais la vraie question serait plutôt de savoir si l’amour n’est qu’une question de sexe, ou de sentiment qui volerait la primauté au physique. Mécaniquement, il est bien connu que le charnel est une denrée périssable, mais pas l’esprit pour qui le temps reste profitable.

 L’esprit, cet organe immatériel, plein de ressources qui tel un muscle sollicité croît en puissance en réservant bien des surprises. Michel Tournier, récemment entré dans la prestigieuse Pléiade, ne disait-il pas que l’âge le rapprochait de son enfance ? Et très justement ce rapprochement peut mener aux mêmes questionnements. Il faut vivre de près avec des personnes âgées pour deviner derrière les rides et les rhumatismes le regard briller lorsque survient un intérêt particulier pour une personne, une attention chargée de tendresse, un regard d’enfant qui peut en dire long sur les pensées se bousculant sous les cheveux blancs !

Dans notre esprit, notre âge mène une vie différente de notre corps et, si ce dernier à une fâcheuse tendance à nous lâcher, ce qui se trame dans notre tête conserve toute sa force.
Myriam Saligari n’aborde pas le sujet sensible de l’amour physique du troisième âge, mais elle ose aborder avec délicatesse le ressenti, la grande tendresse qui uni deux êtres, motivant le rapprochement pour ne plus vivre seuls, parce que le besoin de l’autre vient d’ailleurs afin de partager mieux encore, quitte à bousculer des idées reçues et un équilibre que l’on pensait imperturbable.

Avec Myriam Saligari le lecteur plonge dans la jeunesse du troisième âge. Tour à tour drôles ou routiniers, ses personnages sont bien ancrés dans la vie : une vie commençant à s’étioler et pour lequel ils peuvent envisager un avenir. Un premier roman chargé de tendresse, les yeux bien ouverts sur notre temps, sur nos anciens beaucoup moins à la ramasse que l’imagerie populaire veut nous faire croire. Demain, les baby-boomers seront majoritaires, cela va décoiffer les esprits chagrins !

Présentation de l’éditeur

Dans sa tête, Madeleine a moins de cinquante ans, mais demain, elle soufflera vingt bougies de plus.
Pierre, son voisin du dessus, fêtera ses quatre-vingts printemps ce même jour. Ils se croisent sans se voir, jusqu’à l’erreur de distribution de courrier d’un certain Jean qui va changer le cours de leur histoire.

   

Source photo & bio : Editions Elan Sud

Après ses études de psychologie, Myriam Saligari a enseigné pendant une vingtaine d’années. Aujourd’hui, elle se consacre aux élèves en difficulté, toujours pour l’Éducation nationale.
Ses premiers écrits sont des ouvrages et articles professionnels. Il était temps est son premier roman.
Ce texte a été primé en 2016 par le jury du Prix « Première chance à l’écriture ».

Vidéo de Myriam Saligari qui parle de son livre : https://www.facebook.com/1Myriamsaligari/videos/278060125875388/

Détails sur le produit

• Broché 16 euros
• Editeur : Elan Sud (2 juin 2016)
• Collection : Elan d’elles
• Langue : Français
• ISBN-10: 2911137477
• ISBN-13: 978-2911137471
• Dimensions du produit: 21 x 1,5 x 12 cm

Commande directe sur le site de l’éditeur ICI : http://elansud.com/boutique/




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