Les souffleurs de rêves, de Mireille Pluchard

Ce roman de Mireille Pluchard est une petite perle ! En effet, non seulement c’est la chronique d’une famille de nobliaux des Cévennes de Henry IV à Louis XIII, mais aussi une lumière sur la vie des gens à cette époque mouvementé par les guerres de religion. Etre noble est une chose, mais appartenir à la religion réformée en est une autre. Le sieur de Villette frôlera le pire pour des raisons plus morale que religieuse. La guerre de Rohan cherche à éradiquer l’église réformée et ses fidèles, Villette risque d’être pris dans la tourmente.

Elias de Villette, est un nobliau* des Cévennes, sa famille tire ses revenus d’une verrerie. Une fabrique où l’on crée des modèles d’usage courant, mais aussi où l’on cherche à atteindre l’excellence. Les verriers sont régis par une corporation aux règles strictes. Devenir maître verrier demande un apprentissage long et coûteux. Villette n’ayant pas de fils pour lui transmettre l’œuvre de sa vie, réglera les frais de cette formation pour son fils naturel à défaut de fils légitime. La naissance d’un fils après son remariage pourrait bien remettre en question les plans de l’industriel pour le devenir de son entreprise après lui…

* Nobliau car non anobli au sens propre du terme, mais gentilhomme enrichi et faisant vivre ses employés. C’est au XVIIème que des grands bourgeois ont réussi à atteindre cette aisance, des domaines, des biens leur conférant une forme de noblesse quasi seigneuriale.

Cette chronique familiale est un véritable thriller aux rebondissements multiples. Les évènements s’enchaînent à un rythme soutenu. En dehors de la politique royale, des ambitions de certains nobles tumultueux, la vie de cette famille met en avant tous les sentiments humains, tels que l’ambition, la jalousie, et le goût du pouvoir. Le droit de cuissage de règle à cette époque n’est pas étranger aux problèmes qu’Elias de Villette va rencontrer. Les amours volages qui compliquent les relations conjugales et familiales, peuvent générer des remises en question salvatrices puisque reposant sur des sentiments véritables, alors que le mariage du XVIIème siècle n’est qu’une entente entre deux partis.

Mireille Pluchard nous offre ici un roman d’aventure qui pourrait bien être d’actualité. Ce livre brosse des traits de caractères, des émotions et des profils que le temps et la révolution de 1789 n’ont pas vraiment changés. Un roman instructif sur le métier de verrier, mais également captivant pour le rythme de l’intrigue et la qualité de l’écriture. Un livre accessible à tous, un plaisir de lecture indéniable.

Présentation de l’éditeur

Au XVIIe siècle, en Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes-verriers, va-t-elle s’éteindre faute d’héritier ? Elias de Vilette, dernier du nom, après la mort de son épouse, est face à un choix cornélien. Il vient d’être père d’un petit François, fruit de ses amours avec une servante. Légitimer ce bâtard serait enfreindre les strictes règles de la corporation.
Mais un remariage tardif et inespéré avec une jeune noble bien dotée sera couronné par la naissance d’un fils. Légitime cette fois. Pourtant, le talent et la vertu de François vont bouleverser les certitudes d’Elias et sceller l’avenir de toute une dynastie…

Un peu de l’auteur

Mireille Pluchard est née dans les Cévennes, à Alès. Après s’être consacrée avec bonheur à l’éducation de ses enfants, elle prend la plume encouragée par son époux, le premier et le plus fervent de ses lecteurs.
Mue par une passion pour l’Histoire et la généalogie, Mireille Pluchard se définit volontiers comme une véritable souris d’archives.
Ses recherches se veulent les fondations de chacun de ses romans car Mireille Pluchard, en bonne Cévenole, avoue ne pas aimer « construire sur le sable ».
Sa terre natale reste la première source d’inspiration de ses sagas mais au-delà des paysages et du climat si particulier de cette contrée entre mer et montagne, Mireille Pluchard aime « raconter les gens ».

Source bio: Editions Presses de la cité 

 

Détails sur le produit

• Broché: 464 pages
• Editeur : Presses de la Cité (5 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258133939
• ISBN-13: 978-2258133938
• Dimensions du produit: 14,1 x 3,5 x 22,9 cm







< Les souffleurs de rêves, de Mireille Pluchard >

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Peace and death, de Patrick Cargnelutti

La mort n’occulte pas la vie ! Les pires malfrats savent aimer. L’amour est à même de raser les montagnes, de sortir des tabous, d’avoir l’audace du pire. La complicité en découlant est plus forte que la mort !

Immoral tant qu’il est possible de l’être, aussi noir qu’un puit sans fond, ce roman atypique entraîne son lecteur sur des terres que l’on n’attend pas. En effet, qui pourrait imaginer qu’un décès dans une maison de retraite médicalisée soit un crime ? Les pensionnaires ayant des difficultés pour se déplacer sans déambulateur, sentant déjà leurs forces les quitter, ils envisagent plus de bouffer les pissenlits par la racine que de faire des expéditions aventureuses. Pourtant, la victime ne peut avoir été là où elle est morte sans l’aide d’une tierce personne. D’autant plus qu’Odette, avant de passer l’arme à gauche, refusait tous déplacement ! L’inspectrice en charge de l’affaire veut comprendre comment et pourquoi…

De la France aux USA, le passé d’une pensionnaire intrigue ! Dans les faits, elle n’a pas d’existence légale…

Patrick Cargnelutti, brosse un roman où le personnage principal est d’une immoralité crasse. Coutumière du silence, la vieille dame a brouillé les pistes sans laisser de trace. Ayant passé sa vie à fuir, elle sait se fondre dans un rôle d’invisibilité : elle est n’importe qui, une ombre perdant la tête et dont les déplacements sont hasardeux.

C’est par amour, et dans le souci de préserver son anonymat que ce crime est commis, mais c’est aussi par vengeance pour des faits parfaitement prescrits par le temps, que seul le souvenir revendique. Un roman dont le cadre est une maison de retraite est surprenant. Pourtant, il y a tous les éléments d’un roman noir. Le lieutenant Céleste Alvarez, en charge de l’enquête, devra sortir des voies légales pour trouver la solution. Elle devra obtenir la confiance de Colette, la vieille dame suspectée, pour comprendre ce cheminement effarant, cette vie de fuite en avant en marge de la vie des citoyens normaux. L’histoire d’un couple uni pour le meilleur et pour le pire, surtout ! Un roman où la force de l’amour fait passer la pilule des crimes commis, où le pire semble presque normal. Une enquête dont même la justice ne saura que faire de l’assassin…

Présentation de l’éditeur

Y a-t-il eu un meurtre à la résidence pour personnes âgées Les Lilas ? C’est la première question que se pose la lieutenant Céleste Alvarez en se rendant sur les lieux aux aurores. Odette gît, fracassée, au bas d’un escalier auquel elle n’aurait jamais dû avoir accès. Comment a-t-elle pu arriver là en pleine nuit ? L’enquête s’annonce complexe et les témoignages plutôt flous : le personnel est surchargé de travail, quant aux autres pensionnaires, ils semblent tous un peu perdus… Dans sa chambre, Colette, elle, rêve de Rob, encore et encore : le ranch au Nevada, le Flower Power, San Francisco, la liberté, sa vie rocambolesque avec lui… Au cours de ses investigations, Alvarez va découvrir quelques incohérences qui, insidieusement, vont la conduire sur les traces d’une folle cavale entre le continent américain et la France… Avec l’amour pour feuille de route et la mort en filigrane…

Un peu de l’auteur

Patrick Cargnelutti est né en 1957 à Châlons-sur-Marne. En grande partie autodidacte, il a découvert comme il a pu la littérature, la musique, la peinture et la poésie, sans l’onction des institutions et la légitimité des diplômes, la curiosité lui tenant lieu de programme. Une carrière professionnelle en psychiatrie à tutoyer la folie dans tous ses états, la misère humaine sous toutes ses formes, puis un engagement associatif dans le domaine de la musique sous toutes ses formes également. Suivant le soleil, il est parti de l’est pour finir aujourd’hui totalement à l’ouest à scruter l’horizon depuis la rade de Brest, des fois que, dérive des continents aidant, l’Amérique pointe son nez dans la mer d’Iroise… Plongé dans le polar depuis son enfance, il a co-fondé en 2013 le webzine littéraire Quatre Sans Quatre et anime l’émission Des Polars et des Notes sur Radio Évasion.

Source bio: Editions JIGAL 

Détails sur le produit

• Broché: 344 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220150
• ISBN-13: 978-2377220151
• Dimensions du produit: 21 x 3,3 x 14 cm





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Dernier train pour Canfranc, de Rasario Raro

Les trains sont des symboles qui marquent l’imaginaire, une vue sur un ailleurs avec toutes les promesses dont on peut rêver. Le train, c’est la liberté d’aller voir plus loin, se rapprocher ou s’éloigner, selon le besoin ou l’envie que l’on a.

Pendant la guerre de 39/40, les trains ont joué un rôle essentiel pour permettre l’exil à ceux qui furent persécutés par le régime Nazi. Rosario Raro nous offre une vue un peu différente, peu connue : la gare franco-espagnole de Canfranc fut une zone de passage vers la liberté pour ceux qui fuyaient les rafles demandées par l’armée d’occupation allemande. Canfranc, un mon évocateur, un symbole fort. En effet dans Canfranc on peut comprendre « Camp » et « Franc » tel un endroit de liberté, une promesse d’avenir vers un monde meilleur. A Canfranc, la gare possède un côté français, l’autre étant espagnol, une zone frontalière entre un pays occupé et une terre non officiellement en guerre : le régime franquiste n’était pas en guerre avec l’Allemagne, malgré la présence des autorités allemandes dans cet endroit ouvert sur le monde libre.

Cette gare était une vitrine du luxe, bâtie avec toutes les commodités possibles, hôtel de grand standing et commerces. Le personnel, nombreux et de tous corps de métiers, de différentes nationalités, ému de voir la souffrance des réfugiés, a mis en place avec la résistance un système permettant le passage des émigrés persécutés vers des pays d’accueil. Le rôle de ces justes est peu connu du public, Rasario Raro rend hommage à ces gens ayant risqué la déportation pour sauver l’humanité*, parce qu’il n’y de valeur plus sûre que celle de l’homme, parce qu’ils croyaient en l’humanité, parce qu’ils avaient une idée de la justice qui primait sur le risque !

* sourate 5, verset 32 : C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes 5[…].

Image de la gare de Canfranc

Rosario Raro nous offre un roman historique, basé sur des faits réels. Un roman poignant où l’amour domine : l’amour des autres, de la justice, l’amour tout simple entre un homme et une femme que l’urgence de l’action a rapproché. Un livre fort, passionnant à un rythme d’enfer. Le lecteur est captivé par cette histoire.

Presentation de l’éditeur

Mars 1943. Accroupis dans une pièce secrète de la gare, les clandestins retiennent leur souffle en attendant que le bruit des bottes des soldats allemands s’éloigne. Au-dessus d’eux flotte le drapeau orné de la croix gammée. Au plus profond de cette époque sombre, Laurent Juste, le chef de gare breton, son amie Jana et le contrebandier Esteve Durandarte risquent tous les jours leur vie pour sauver des innocents, en leur faisant franchir la frontière franco-espagnole sur laquelle se dresse la gare mythique de Canfranc…

Un peu de l’auteur

Rosario Raro est docteur en philologie et dirige les cours d’écriture créative de l’Université Jaume I de Castellón. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages qui ont été récompensés par de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux. Dernier Train pour Canfranc est son premier livre à paraître en France.

Source bio: Editions KERO

Détails sur le produit

• Broché: 400 pages
• Editeur : Kero (27 septembre 2017)
• Collection : KER.LITTERAT.ET
• Langue : Français
• ISBN-10: 2366582153
• ISBN-13: 978-2366582154
• Dimensions du produit: 14 x 3,3 x 22,5 cm





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Retour à Duncan’s Creek, de Nicolas Zeimet

Il est des amitiés d’enfance indéfectibles mais qui peuvent s’avérer bien dangereuse ! A la vie à la mort se jure-t-on lorsque que l’on est enfant, un classique, qui n’empêche pas cependant de se séparer plus tard car la vie éloigne souvent. Puis, en grandissant, chacun change et on n’a plus grand-chose à se dire. Devenus adultes, les amis d’enfance sourient de ces promesses, les rangeant au rang des souvenirs heureux. Néanmoins, certains souvenirs marquent mieux que d’autres : ils frôlent le cauchemar. Derrière les jeux et la complicité peut se cacher des réalités du quotidien très sombres, on peut être coupable sans l’être vraiment.

Jake est appelé par son amie Sam, plus de vingt ans après leur séparation. Un appel curieux en quelque mots semblant presque un appel au secours. Sans hésiter, Jake prend la route vers les lieux de son enfance, vers les souvenir, contraint de regarder de face ce qui les a unis puis séparé. Un cheminement dans le temps dont nul ne peut sortir indemne. En dehors des trois amis qu’ils étaient à l’époque, une tierce personne sait surement quelque chose !

Nicolas Zeimet fait de son roman une sorte de Road Trip dans l’espace et dans le temps. Il nous entraîne vers ses secrets d’enfances, inavouées et inavouables que l’on tait. Sauf que pour Sam, Jake et Ben le troisième compère: il s’agit de trouver une issue possible, mettre le mot fin sur ce souvenir caché à tous, car rattrapés par le temps. C’est le moment où tout peut basculer. Pourront-ils enfin dormir apaisés ?

Dans le cheminement de Jake, l’auteur alterne les chapitres « hier » et « aujourd’hui ». Il y à l’instant présent qui ramène systématiquement vers hier, vers ce drame qu’ensemble ils ont vécu. Pourtant, c’était simple, c’était compliqué, c’était ingérable pour des adolescents de quinze ans. Puis, il y a des dossiers qui restent, même dans les affaires classées. L’éventualité qu’un perfectionniste les ouvre de nouveau est toujours possible, et les lettres anonymes qu’ils ont reçues ne présagent rien de bon. Peut-être que leur secret n’est pas si secret que cela ! C’était à la vie à la mort, mais la mort pour mieux vivre reste une alternative qui ne sera sans doute pas mieux vécue.

Présentation de l’éditeur

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d’enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi. C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l’Utah, à travers les étendues brûlantes de l’Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l’équilibre fragile de leurs vies. Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n’auront alors plus d’autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d’ombre qui les habite… et à se confronter à leurs propres démons.

Un peu de l’auteur

Nicolas Zeimet est né le 17 juillet 1977. Il est traducteur et vit à Paris. Il se passionne pour l’écriture dès son plus jeune âge. Son premier roman, Déconnexion immédiate, paru en 2011, est suivi en 2014 de Seuls les vautours, qui reçoit le Prix Plume d’Or 2015 avant d’être republié en poche chez 10/18. Son troisième roman, Comme une ombre dans la ville, le consacre comme « l’une des jeunes voix les plus douées du polar français ». Gageons qu’avec Retour à Duncan’s Creek, ça ne s’arrête pas là !

Source bio & photo: Editions Jigal 

Détails sur le produit

• Broché: 296 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220134
• ISBN-13: 978-2377220137
• Dimensions du produit: 21 x 2,5 x 14 cm


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Le Dernier Hyver de Fabrice PAPILLON

Les plus grands criminels ont souvent une forme de génie, des esprits torturés mais brillants !

L’hyver du monde est là, demain ne sera plus pareil…
La science avance toujours plus vite, plus loin, tant dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit. Le plus petit comprend la génétique qui permet d’envisager la thérapie génique afin de réparer les gènes défaillants provoquant des maladies auto-immunes que les médications ne prennent pas en charge jusqu’ici. Une modification des chromosomes ouvrant la place à l’eugénisme qui effraye le milieu scientifique, mais que cultivent des esprits fous se prenant pour des dieux.

Fabrice Papillon nous entraîne dans son roman sur cette pente glissante. Partant d’une hypothèse des grands anciens tels que Platon et tant d’autres ayant imaginés devenir meilleurs, s’est constitué une forme de secte œuvrant depuis 415 après J-C à tenter de rendre le monde moins violent en suggérant une domination du monde par les femmes, éliminant de fait l’ambition et la conquête du pouvoir par les armes des hommes. Durant des siècles, ce mouvement fut parfaitement philosophique, la théorie ne pouvant exaucer leurs vœux : la science se limitant à l’alchimie des caves et des greniers de quelques esprits brillants, mais dont les moyens de laboratoire étaient limités. Désormais, la science a progressé, la manipulation génétique est une pratique courante. Souvenez-vous de Dolly, cette brebis née d’une simple cellule. En 2018, les membres de la secte ont enfin les moyens de tenter de parvenir à leur but ultime : envisager de changer le monde !

A cet instant, il faut à l’équipe de généticiennes rassembler tous les éléments nécessaires à la mise en place de ce grand œuvre. Il leur faut réunir les gènes intéressants, quitte à user d’une rare violence. Même dans une société pacifique, l’instinct humain peut se réveiller, l’ambition n’est pas l’apanage des hommes. L’une des prêtresses envisage la place de la reine, de presser le pas, La domination féminine va enfin pouvoir débuter.

La police scientifique et criminelle y perd son latin, elle cavale après une bande de fantômes qui disparaissent mystérieusement leurs forfaits accomplis. Ils sont doués, ne laissant aucune trace de leur passage si ce n’est des cadavres horriblement mutilés.

Un premier roman, mais un très grand roman, passionnant, à un rythme fou jusqu’à la dernière page. Un livre extrêmement bien documenté sur les questions scientifiques et sur les moyens mis en œuvre par la police du 36 quai des orfèvres et scientifique : la PST. Un roman qui nous emmène dans le passé avec les esprits les plus brillants de leurs époques respectives, jusqu’au futur proche où l’homme se prendra pour dieu en recréant l’humanité : un monde nouveau va-t-il voir le jour ?

En librairie le 5 octobre 2017

Présentation de l’éditeur

On dit que l’hiver vient. Peut-être le dernier pour les porteurs du chromosome Y…

Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand œuvre et visent à accomplir son dessein.
Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la  » crim  » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au cœur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou  » le dernier Hyver  » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Un peu de l’auteur

Source bio: Editions Belfond 
Source photo Babelio 

Fabrice Papillon, journaliste scientifique depuis vingt ans, producteur de nombreux documentaires, est déjà l’auteur de huit ouvrages de vulgarisation scientifique, avec d’éminents savants comme Axel Kahn. Historien de formation, il renoue avec ses premières amours et signe un thriller édifiant, d’une maîtrise spectaculaire, à l’intersection de l’histoire, de la philosophie et des plus récentes découvertes scientifiques. Le dernier Hyver est son premier roman.

Détails sur le produit

• Broché: 624 pages
• Editeur : Belfond (5 octobre 2017)
• Langue : Français
• ISBN-10: 2714475434
• ISBN-13: 978-2714475435
• Dimensions du produit: 14 x 4,1 x 22,5 cm





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La reine noire, de Pascal Martin

Des voyous, qu’ils soient élégants ou embourgeoisé, restent des crapules !

Pascal Martin situe son roman dans un petit village, replié sur lui-même, vivant du souvenir de l’époque bénie où tous avaient du travail à l’usine, désormais fermée. La plupart des enfants du village sont partis faire leur vie ailleurs dans de meilleurs lieux de vie. Quelques décennies plus tard, reviennent deux natifs du bourg. Les catastrophes se suivent à un bon rythme, les morts se succèdent. Les autochtones voient leur tranquillité mise à mal, les esprits s’échauffent vite. L’un de ceux qui sont revenu, dont la jeunesse a été mouvementée, voire un peu chaude, semble le coupable idéal : tous veulent le voir partir…

Malgré les apparences, les gens peuvent changer, ou cacher parfaitement la face sombre qui les anime. Le tuer sévissant en ville n’est peut-être pas celui auquel on pense. Les préjugés ont la part belle dans cette histoire, cependant, l’assassin pourrait être n’importe qui, car nombreux sont ceux qui auraient des raisons de commettre ces meurtres. Puis pendant qu’on y est, pourquoi n’y aurait-il pas plusieurs meurtriers ? Pascal Martin embrouille si bien les pistes que les coupables potentiel sont nombreux.

Un polar au cœur d’un village de France, dans la campagne profonde, dans une ambiance glauque où le flic qui enquête n’est sans doute pas si blanc que cela et, le voyou pas si noir que le prétend sa réputation. Dans le café où tous se retrouvent, où l’on parle, personne ne dénonce : ici on règle les histoires en famille, cela vaut mieux pour tous…

Un polar un peu dérangeant, semblant couver quelque chose de pas très clair, l’orage gronde et nul ne sait quand il pètera, ni où la foudre tombera. La reine noire a de beaux restes, elle est le centre de l’intrigue, la cause de tout !

Présentation de l’éditeur

En ce temps-là, il y avait une raffinerie de sucre dont la grande cheminée dominait le village de Chanterelle. On l’appelait la Reine Noire. Tous les habitants y travaillaient. Ou presque… Mais depuis qu’elle a fermé ses portes, le village est mort. Et puis un jour débarque un homme vêtu de noir, effrayant et fascinant à la fois… Wotjeck est parti d’ici il y a bien longtemps, il a fait fortune ailleurs, on ne sait trop comment… Le même jour, un autre homme est arrivé. Lui porte un costume plutôt chic. L’un est tueur professionnel, l’autre flic. Depuis, tout semble aller de travers : poules égorgées, cimetière profané, suicide, meurtre… Alors que le village gronde et exige au plus vite un coupable, dans l’ombre se prépare un affrontement entre deux hommes que tout oppose : leur origine, leur classe sociale, et surtout leur passé… La Reine Noire est peut-être morte, mais sa mémoire, c’est une autre histoire…

Un peu de l’auteur

Source bio & photo : Editions JIGAL

Pascal Martin est né en 1952 dans la banlieue sud de Paris. Après une formation en œnologie, il devient journaliste, fonde sa boîte de production et parcourt le monde comme grand reporter. Ses reportages, très remarqués, sont alors diffusés sur toutes les chaînes de TV. En 1995 il crée les « Pisteurs », des personnages de fiction qui reposent sur son expérience de journaliste d’investigation, pour une série de films diffusés sur France 2. Après avoir enseigné quelques années au Centre de formation des journalistes, il développe avec Jacques Cotta une série de documentaires « Dans le secret de… » qui compte aujourd’hui plus de 40 numéros. Il réalise à cette occasion Dans le secret de la prison de Fleury-Mérogis et Dans le secret de la spéculation financière. C’est sur la base de ces deux enquêtes qu’il crée le personnage de Victor Cobus, jeune trader cousu d’or qui se retrouve du jour au lendemain dans l’enfer d’une prison. Pascal Martin s’est toujours inspiré de ses enquêtes journalistiques pour nourrir ses personnages de fiction en les inscrivant dans une dimension sociale et environnementale. Et ce n’est sûrement pas LA REINE NOIRE qui dira le contraire.

Détails sur le produit

• Broché: 248 pages
• Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 2377220142
• ISBN-13: 978-2377220144
• Dimensions du produit: 19,5 x 2,7 x 12,5 cm





< La reine noire, de Pacal Martin>

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Chacune ses peurs, de Peter Swanson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aussi noir que possible, horrible et passionnant !

Une jeune femme un peu fragile, Kate, accepte de faire un échange d’appartement avec un cousin éloigné qu’elle n’a jamais vu. En arrivant sur place à boston, elle découvre une ambiance lourde, d’autant plus qu’un meurtre vient d’être commis dans l’appartement d’à côté. A Londres, son cousin ne semble pas habiter son appartement, il aurait disparu. La tension monte !

Un thriller où tous les éléments sont là pour faire monter l’angoisse. Très psychologique, ce roman progresse lentement, comme pour cuisiner le lecteur à petit feu. L’enquête progresse au ralenti car les pistes sont totalement brouillées. Le coupable potentiel n’est sans doute pas celui auquel pense la police, encore faudrait-il pouvoir le nommer !

Rédigé sur plusieurs plans, ce roman s’attache à quatre personnages, dont l’un a disparu, le second parait ne pas exister, un voyeur obsessionnel et Kate impliquée malgré elle dans ce jeu, pervers.

Pervers en effet, Peter Swanson met en scène dans ce roman Corbin qui travaille dans la finance a tué dans sa jeunesse une jeune femme avec un ami de faculté, ce dernier s’avère être un psychopathe dont l’imagination est sans borne, sachant parfaitement se fondre dans l’invisible, pour qui la notion du beau atteint des sommets dans l’horreur et, qui semble passer sous tous les radars, dont le nom n’est même pas certain. Mais il y a aussi cet homme qui observe les femmes jusqu’à savoir tout de leurs vies, jusqu’à s’imaginer avec elles. Puis il y a Kate, qui malgré elle est au centre de l’intrigue. Kate qui a été agressé violement par un ex et qui appréhende tout du monde qui l’entoure, une angoissée de nature mais dont la curiosité la pousse à chercher à comprendre.

Les amateurs de thriller apprécieront ce roman bien noir, compliqué à merveille. Un livre qu’on ne peut pas lâcher avant la fin : une fin en apothéose et sans retour possible ! On appréciera la progression dans la noirceur au long du livre, toujours plus profondément vers l’horreur, jusqu’à ce demander s’il n’y a pas derrière nous quelqu’un qui observe en silence. Du meurtre à la profanation de cadavre, du viol de l’intimité à la complicité de l’amitié, les frontières ne sont jamais bien définies.

Présentation de l’éditeur

Lorsque Corbin propose à Kate d’échanger leurs appartements respectifs de Boston et de Londres, Kate, récemment victime d’un ex à la jalousie pathologique, pense que cela l’aidera à remonter la pente et accepte avec joie la proposition de son cousin américain. Malheureusement, à peine arrivée, elle apprend qu’une Voisine, Audrey Marshall, a été assassinée. Troublée, elle se pose aussitôt des questions sur Corbin, d’autant qu’elle s’aperçoit rapidement que ce cousin, locataire fort sympathique au demeurant, se montre très énigmatique sur sa relation avec Audrey… Alors quand l’ex-petit ami de la victime l’accuse clairement à son tour, et que le mystérieux Corbin disparaît brusquement…

« Dans ce troisième roman, Peter Swanson
fait sortir un délicieux monstre du placard et,
inexorablement, grâce à des personnages
superbement campés, l’angoisse monte. »
Booklist
.

Un peu de l’auteur

Auteur de nombreux poèmes hautement récompensés, Peter Swanson a étudié la littérature à Trinity Collège et aux universités d’Amherst et d’Emerson. Il vit à Somerville, Massachusetts avec son épouse et son chat.

Auteur entre autres ouvrages, de La Fille au cœur mécanique et Parce qu’ils le méritaient, Peter Swanson est déjà traduit dans trente langues.

Source bio & photo : Editions Calman Levy :

Détails sur le produit

• Broché: 384 pages
• Editeur : Calmann-Lévy (20 septembre 2017)
• Collection : Cal-Lévy- R. Pépin
• Langue : Français
• ISBN-10: 2702160271
• ISBN-13: 978-2702160275
• Dimensions du produit: 14 x 2,5 x 21,6 cm

 

 





< Chacune ses peurs, de Peter Swanson>
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La tyrannie du sucre d’orge, par Isabelle Vouin

La tyrannie du sucre d’orge, comme une envie que l’on pourrait mais ne veut assouvir ; une friandise visible, que l’on n’ose pas prendre de suite par crainte des conséquences, de l’addiction à un plaisir qui risque de fondre bien vite.

Ce titre convient parfaitement à ce recueil de nouvelles d’Isabelle Vouin. Chaque nouvelle nous entraîne sur la recherche du plaisir d’être deux pour ne devenir plus qu’un, d’avoir envie de l’autre, de s’aimer encore et encore. Avec un humour qui décoiffe, caustique parfois, Isabelle Vouin nous brosse un tableau sans concession de l’Amour tel que le voient les hommes. Messieurs, prenez-en de la graine ! La satisfaction de votre partenaire et ses attentes sont bien éloignées des vôtres. A ce propos, les attentes des femmes divergent de celles des hommes à de nombreux niveaux : L’auteur profite de ces nouvelles pour remettre un peu les pendules à l’heure.

C’est un livre drôle et grave à la fois car il touche les points sensibles des relations homme/femme. Vaste sujet inépuisable, sans cesse remis sous les projecteurs, qui fait bien rire, sans que nul ne se sente vraiment concerné. Du coup, rien ne change vraiment.

L’homme, le mâle qui s’endort en ronflant dès l’acte de chair accompli est bien loin du tantrisme auquel aspire la femme. Le tantrisme est, pour les ignares, la façon d’atteindre un orgasme partagé. Cette philosophie orientale murmure que de très loin aux oreilles du mâle occidental, la femme le déplore en silence, souvent.

Cerise sur le gâteau, ce recueil est si petit qui entrera facilement dans une poche ou un sac à main, si petit soit-il. Ainsi, le lecteur pourra l’emmener partout avec lui, où qu’il soit, comme une raison d’avoir en permanence un rappel aux bonnes conduites à tenir en cas d’une rencontre pouvant devenir galante, voire plus si affinité, pourvu que le cap du troisième soir survienne !

Présentation de l’éditeur

Marie, Grégoire, Claire, François… Des hommes et des femmes au lendemain d’amours perdues avec leurs blessures et leur peur d’aimer de nouveau. Mises en bouche littéraires, les nouvelles de ce recueil défilent comme des petits plats, de l’apéritif jusqu’à l’ultime carré de chocolat, en nous donnant l’envie furieuse de goûter aux délicieuses incertitudes de leurs rencontres. Car en fait, l’amour, c’est le festin de la vie, quel que soit le montant de l’addition. À déguster sans modération.

Un peu de l’auteur

Ethno-historienne, Isabelle VOUIN-BIGOT a vécu plusieurs années au Kenya. Professeur d’histoire géographie au Lycée français de Nairobi, elle a également passé de nombreux moments avec les Masaï.
Elle a parcouru la Corne de l’Afrique (Ethiopie, Tanzanie, frontière somalie) dans le cadre d’une recherche de doctorat sur le Khat. Elle également partagé la vie des personnels humanitaires dans les camps de réfugiés somalis au Nord du Kenya.
De ses rencontres elle a ramené des aquarelles et des textes en prose jetés sur des carnets.
Après avoir séjourné en Thaïlande et à la frontière birmane au sein de l’ethnie Karen, elle a vécu deux ans à Paris où elle enseignait dans une école bilingue.
Elle a finalement posé ses valises à Montpellier où elle enseigne toujours l’histoire et la géographie, peint et écrit des romans.

Source bio & photo : Amazon 

Détails sur le produit

• Poche
• Editeur : Editions du Jasmin (1 septembre 2017)
• Collection : JASMIN LITTERAT
• Langue : Français
• ISBN-10: 2352842212
• ISBN-13: 978-2352842217
• Dimensions du produit: 1,4 x 1 x 1,1 cm






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Il n’y a pas internet au paradis, de Gaëlle Pingault

Voici un roman tout à fait intéressant, un témoignage fort sur le Burn out au travail !

S’il n’est pas rare pour une nouveliste de tenter un texte long, tel un roman, il est peu fréquent d’y parvenir. En effet, la rédaction de nouvelles a des codes bien à elle, des phrases chocs, un rythme fort pour une chute rapide. Un roman répond à d’autres impératifs : Il faut prendre le lecteur par la main, le garder en haleine sur des centaines de pages, sans le noyer dans des phrases sans fin, ni se répéter. Un roman à une logique propre qui diffère tant de la nouvelle que cela revient à faire le grand écart pour la nouveliste s’y essayant ! Gaëlle Pingault, que l’on attendait sur cette tentative de texte long depuis longtemps, a opté pour un jugement de Salomon, coupé la poire en deux en écrivant un journal à la première personne.

Cette histoire est dans l’actualité, un phénomène classique de notre société du toujours plus avec le toujours moins. La pression des investisseurs pour augmenter la rentabilité en réduisant le personnel est préoccupante. Les cas de burn out sont devenus la maladie du siècle. En première ligne se sont les cadres qui trinquent, peu préparés à être si mal traités. Les plans de licenciement qui se suivent n’épargnent pas plus les cadres que les ouvriers. Les méthodes de gestion des DRH est simple, consistant à démontrer aux cadres qui sont mauvais dans leur travail, manquant d’autorité, avec des résultats mitigés, des objectifs non atteints. Peu à peu, on leur retire des dossiers, on annule des déplacements ; sauf en réunion où ils sont systématiquement sous le feu des réprimandes, ils sont oubliés dans leur bureau. Les DRH mercenaires préférant les pousser à la démission que de procéder à un licenciement sec. Beaucoup partent, d’autres pètent les plombs, entre dans une dépression grave pouvant aller jusqu’au suicide.

Gaëlle Pingault, prend ici la place de l’épouse : elle est Aliénor qui raconte dans son journal intime sa vie de couple, leur rêve commun avec Alex. Certes, ils ont tous deux une belle situation, mais à quel prix ? Aussi aiment-ils à s’imaginer tout plaquer pour aller en province, dans la campagne se bâtir une vie plus authentique et plus saine. Le rouleau compresseur de la rentabilité sera le plus rapide et, réduira à rien les idées champêtres du couple.

Un roman dur, d’actualité, un témoignage où seront nombreux ceux qui trouveront dans ce livre un sentiment de déjà vécu. Un livre expliquant bien de désarroi de ceux qui en font les frais, mais également de ceux qui restent, qui doivent vivre avec cet arrière-goût amer d’un gâchis innommable. C’est un instantané de notre société dite moderne, où tout doit aller vite pour un profit toujours plus grand, quel qu’en soit le prix à payer.

Présentation de l’éditeur

Gentiment bourgeois bohèmes sans être tout à fait dupes, Alex et Aliénor s’aiment, envisagent de faire un enfant ou deux, et de se déconnecter d’un monde qui va trop vite. Mais la Grande Entreprise en a décidé autrement. À coups de réorganisations, elle consomme de l’être humain comme une machine du carburant : sans états d’âme.
Entre chagrin et souvenirs, la colère d’Aliénor monte contre l’entreprise, mais aussi contre Alex, à qui son amour n’a pas suffi pour continuer à vivre. Et puis le deuil se fait, Aliénor commence une existence nouvelle, un peu hésitante, avec une seule certitude : face à l’adversaire, il ne faut pas plier.
Sans rien masquer de la souffrance de son personnage, l’écriture enlevée, touchante et drôle de Gaëlle Pingault réussit à tenir à distance la cruauté des entités déshumanisées pour laisser à l’individu toute la place, car en continuant à chercher son paradis sur cette Terre et dans cette vie, il est le seul grain de sable capable de gripper la machine.

Un peu de l’auteur

Nouvelliste, et maintenant romancière, animatrice d’ateliers d’écriture, orthophoniste, bretonne. Et réciproquement, ou l’inverse. Ça dépend du sens du vent. Celui que je préfère, moi, c’est le noroît qui claque.
Pas très sérieuse, enfin pas trop, parce que la vie est trop courte pour ça. Déjà 40 ans de passés, c’était bien, merci. Barman, vous m’en remettrez le double, s’il vous plaît ?
Un homme, une petite fille de moins en moins petite, la mer à 50 km : triangle parfait, équilibre atteint.

Source bio: Editions Jasmin
Source photo Editions quadrature


Détails sur le produit

• Broché
• Editeur : Editions du Jasmin (3 septembre 2017)
• Collection : JASMIN LITTERAT
• Langue : Français
• ISBN-10: 2352842204
• ISBN-13: 978-2352842200
• Dimensions du produit: 19 x 1,2 x 15 cm






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Un parfum de fleur d’oranger, de Gilles Laporte

En cette fin de XIXème siècle, l’Italie peine à trouver de l’emploi pour ses fils, les premiers émigrants se cherchent un avenir ailleurs. La France, toute proche, peut leur offrir une chance. Valturno, ne pouvant se maintenir sur l’exploitation familiale, doit s’exiler malgré lui. Son père lui a donné une formation de maçon tailleur de pierre afin de lui forger des armes pour s’écrire lui-même un destin, loin des siens.

Le roman de Gilles Laporte met en lumière ces italiens venus en terre de France entre le XIXème et le XXème siècle. Ceux-là même qui ont écrits une page de notre histoire en bâtissant nos maisons, nos bâtiments publics avec un savoir-faire et une volonté de réussir à l’épreuve des difficultés. Le déchirement occasionné par le fait de devoir émigrer, donnera à Valturno l’énergie nécessaire pour chercher à s’intégrer au point de vouloir faire oublier ses origines. Un sentiment d’abandon l’anime : son pays l’a rejeté, il sera donc français. Seul son nom trahit ses origines, mais il en est fier : Plalazzi il est et il l’affichera en grand sur son entreprise de BTP lorsqu’il la fondera en lorraine.

Un roman où il est question de l’intégration, mais également d’amour. Les Femmes jalonnent la vie de Valturno. Elles sont sa colonne vertébrale, son ancrage dans son envie de réussir jusqu’à devenir indispensable pour la gestion de ses affaires.

Ils sont nombreux à être venus en France de la péninsule transalpine. Le bâtiment et les travaux publics ont été pour eux un moyen de réussite sociale, un symbole d’intégration réussie. Peut-être aussi avaient-ils la rage de démontrer à ceux qui étaient restés au pays, à leurs familles, qu’ils n’étaient pas démunis de ressources.

Gilles Laporte nous offre ici un beau roman sur un monde peu connu. L’arrivée des italiens en France s’est faite à une époque porteuse pour le bâtiment. La situation économique redevenait stable, la politique post révolutionnaire se stabilisait enfin. Il y avait des besoins que le savoir-faire de ces entrepreneurs a su combler.

Présentation de l’éditeur

A ceux qu’il rencontre sur sa route depuis l’Italie, Valturno Palazzi aime à dire qu’il est  » tailleur de pierre, maçon, simple ouvrier qui, de ses mains, veut créer du beau et du bon dans ce monde « . Un heureux hasard conduit l’exilé chez la belle Malou qui tient seule le Café des Lilas dans un village des Vosges. Son mari, Albert, a été assassiné. Un meurtre non élucidé, qui n’en finit pas de la hanter : en lettres anonymes, le nom de Mostaganem, lui revient telle une menace. C’est à Paris, lors de l’Exposition universelle de 1889, que Valturno fait le vœu de créer son entreprise de maçonnerie, de taille de pierre et de construction. Sa réussite sera fulgurante. En quelques années, Valturno s’épanouit dans cette Lorraine devenue sienne. Quand, un jour de 1895, un enfant de dix ans arrive subitement dans sa vie et ravive le souvenir de cette femme tant aimée, là-bas,  » vers son Sud « , commence entre le petit Victor et Valturno une jolie passation de savoirs et de connaissances…

Un peu de l’auteur

Source photo & bio: Editions Presse de la cité 

Né en 1945 sur la rive gauche de la Moselle, dans une famille d’ouvriers du textile, Gilles Laporte est un authentique Lorrain. Romancier, biographe, scénariste et conférencier, il consacre toute son énergie de créateur et de conteur à son pays et à ses gens qu’il aime passionnément. Il écrit, raconte des histoires, depuis qu’il sait tenir un crayon. Fidèle à sa culture d’origine, il se présente comme un « ouvrier des lettres ».
Couronnée par de nombreux prix littéraires dont le célèbre prix Erckmann-Chatrian, son oeuvre va de la poésie au roman historique, en passant par le théâtre, le film de télévision, le roman contemporain et la biographie. Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres, Gilles Laporte a aussi créé et animé quatre magazines littéraires pour radio et TV, et intervient régulièrement en milieu scolaire.
Il est l’auteur de sept romans aux Presses de la CitéLe Loup de Métendal, prix des Conseils généraux de Lorraine 2010, La Fontaine de Gérémoy, prix de la Société des Ecrivains d’Alsace-Lorraine, 2011, Cantate de cristal, Des fleurs à l’encre violette, La Clé aux âmes, L’Etendard et la Rose, et Sous le regard du loup.

Détails sur le produit

• Broché: 448 pages
• Editeur : Presses de la Cité (31 août 2017)
• Collection : Terres de France
• Langue : Français
• ISBN-10: 2258137489
• ISBN-13: 978-2258137486
• Dimensions du produit: 14 x 3,1 x 22,5 cm






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