Cernes pourpres, de Jean Bessiere

BannièreDébuter sa vie au milieu d’une guerre : c’est commencer par sa propre fin, amorcer déjà l’aube d’un renoncement, se destiner à une certaine réclusion dont il est difficile de sortir. Michel Bréal fait cette expérience, malgré lui, et voit ses illusions descendre en enfer. Pourtant, lors de son arrivée sur les terres d’Afrique du nord, l’ait fleurait bon les senteurs de l’Orient, lui promettant une forme de douceur de vivre ; il n’en fut rien. Ceux qui choisissent la guerre la font avant tout subir aux autres pour des idéaux souvent contestables… La reconstruction de l’individu ayant souffert les pires horreurs que peuvent imaginer les hommes est un long chemin de croix. En effet, que peuvent être les vérités du quotidien pour un homme ravagé par ses cauchemars, brisé au cœur avant même que d’avoir pu aimer ? Cependant, l’homme est fait de ressorts, l’instinct de vie fini souvent par reprendre le dessus, nonobstant des cicatrices toujours un peu sensibles. Cahin-caha, à petit pas, il réapprend la marche en continuant de frôler le risque qu’il aura appris à maîtriser dans sa jeunesse. Les sentiments inculqués trop jeune deviennent des lignes conductrices, le danger enseigne le goût de la poussée d’adrénaline, la volonté de contrôler l’imprévu.

Un livre touchant montrant clairement la destruction de l’individualité du soldat enrôlé dans un conflit auquel nul n’est préparé et, sa difficile reconversion vers la vie civile. Côtoyer la mort, la voir de face tous les jours reste une épreuve dont on ne sort pas indemne.

4ème de couverture (source Elan sud)

Prix Première Chance à l’écriture 2011

Michel Bréal, vingt-deux ans, revient de la guerre d’Algérie complètement détruit, hanté par les scènes d’horreur qu’il a vécues. Débute alors un travail de reconstruction au sein du foyer familial. Ses parents le dirigent vers la littérature qu’il a tant aimé pendant son enfance. Quelques philosophes l’aideront à retrouver le chemin de la sérénité et des souvenirs plus joyeux.
Un jour, un producteur de spectacles lui propose un projet farfelu. Michel pourra reprendre sa quête de liberté.

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Né en 1941, Jean BESSIERE est passionné de littérature.
Après avoir travaillé de nombreuses années dans le monde du cinéma en tant que cascadeur, c’est par hasard qu’il propose son manuscrit au Prix première chance à l’écriture. Il fait partie aujourd’hui des auteurs édités chez Elan Sud.

La sortie officielle du livre a lieu au salon de l’édition indépendante LIRE ENTRE LES VIGNES, le dimanche 19 juin 2011 à Sainte-Cécile-les-vignes [84] en présence des acteurs du Prix, de la presse et du public.

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Editions Elan Sud : http://www.elansud.fr/index.html

 

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À propos de Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l’édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches.

Je travaille habituellement avec les services presse des éditions :
In Octavo, Laura Mare, des Presses de la cité, du Moteur, JC Lattès, du Rocher, Luce Wilquin, Quadrature, Jigal, First, Elysad, Fleuve Noir, Lunatik, Volpiliere, PLE, T&A (Terre d’Auteur) , du Préau, Stéphane Millon, Borborygmes, glyphe, Edition KERO, etc.

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