QARAQOSH, de Maurice Guiran

Combattre pour la justice, c’est prendre le risque de tomber très bas !

Nous avons ici des compagnons d’arme, partis lutter avec les peshmergas contre l’Etat Islamique. Intention très louable, mais pas sans risque ! Pour s’y rendre, il faut emprunter des chemins de traverses passant par un ex pays de l’est. Encore vivants à la chute de l’EI, ils rentrent au pays selon la nationalité de chacun par le même chemin. Craignant de devoir justifier à la police ce retour d’Irak, ils se font discrets. L’un d’eux débarque chez Clovis, un journaliste de la connaissance de celui l’hébergeant provisoirement car il a besoin d’aide : il est menacé de mort ! Les dires de ce Mikki semblent cohérents lorsqu’il raconte son histoire, Pourtant Clovis souhaite prendre un peu de temps pour tout vérifier. Cet individu qui n’a pas l’ait d’être grand-chose lui a servi une histoire presque trop propre sur elle. Puis, il a d’autres préoccupations pour le moment avec son métier… Officiellement une recherche à Prague, mais sa compagne, inspecteur au SRPJ, a deux meurtres sur les bras pour lesquels Clovis une fois sur place pourrait sans doute obtenir quelques renseignements intéressants.

Au XXIème siècle, Molière aurait dit : mais que diable allaient-il foutre à QARAQOSH !
N’est pas Léandre qui veut, encore que s’eut mieux vallu pour Mikki ! Et avec Maurice Gouiran on ne joue pas sur le registre du comique. Lui préfère bâtir des histoires où la noirceur occulte les meilleures intentions. Tout en collant de près à l’actualité, il nous entraîne dans un thriller haletant. D’un côté on a Mikki, de l’autre une enquête de police pour assassinat. L’auteur nous promène dans plusieurs directions. Des enquêtes se chevauchant, mais dont seuls d’infimes détails peuvent les relier. Cependant, les compagnons de guerre ont tous de bons alibis. L’affaire piétine… La résolution de toute cette histoire a de quoi donner des idées, sur ce qu’il ne faut pas faire, quand on veut passer inaperçu afin de commettre un crime.

On ne saura pas si Maurice Gouiran a inventé les combines mises en œuvre par les malfrats, ou s’il l’a lu dans les faits divers, mais on ne peut que s’incliner bien bas devant son imagination pour échafauder un tel sac de nœuds ! Dans un remake « du crime était presque parfait », c’est encore un détail du genre à passer sous les radars qui attire l’attention d’un bidouilleur en informatique, faisant s’écrouler les alibis. Mais on n’en est pas encore à la solution, car les experts n’ont pas encore livré leurs conclusions.
Quand Maurice Gouiran accroche un lecteur, il ne le lâche pas ! N’en déplaise à certains se pensant fins limiers, il vous faudra attendre la dernière ligne pour obtenir la clef d’une combine où les surprises s’enchaînent à un rythme d’enfer. Avec lui, les tueurs sont propres du dehors, mais noirs comme l’ébène du dedans.



Présentation de l’éditeur

Ce qui est sûr, c’est que Clovis ne voit pas arriver ce Mikki d’un très bon oeil… D’une part, parce que cet escogriffe pas très clair se dit menacé et cherche une planque du côté de la Varune, d’autre part, parce qu’il arrive d’Irak où il prétend avoir combattu au sein d’une milice chrétienne nommée Qaraqosh. Et puis Clovis n’a pas de temps à perdre : il doit partir le surlendemain pour un reportage à Prague où l’on vient de retrouver la bibliothèque d’Himmler consacrée à l’ésotérisme et à la sorcellerie. Coïncidence ou opportunité, c’est justement à Prague que la milice Qaraqosh a été créée. De leur côté, Emma et le SRPJ se retrouvent à enquêter sur deux meurtres commis dans la région, sur le même modus operandi. Les deux victimes s’avèrent également avoir été membres de Qaraqosh. Y aurait-il un lien avec ce fameux Mikki ? Entre les investigations de Clovis à Prague et celles d’Emma partie en urgence à Londres, le fil de la vérité semble se dénouer… Mais tous deux sont bien loin de se douter de la tournure que va prendre cette affaire !

Un peu de l’auteur

Maurice GOUIRAN est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l’authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu’il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l’aventure balbutiante de l’informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d’information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l’ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l’existence d’une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l’enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l’Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

Source photo Babelio

Détails sur le produit

• Broché: 264 pages
• Editeur : Jigal (15 mai 2019)
• Collection : Polar
• Langue : Français
• ISBN-10: 237722069X
• ISBN-13: 978-2377220694
• Dimensions du produit: 21 x 2,2 x 14 cm








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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur litteraire, lecteur et directeur de collection dans l'édition, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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