Les vents sauvages, de Johann Guillaud-Bachet

La France va mal ! La raréfaction des ressources, la disparition des structures d’état a créé une frontière entre certains nantis et le reste de la population. En dehors des enceintes protégées des riches, on frôle la guerre civile. Il est impossible de circuler librement sans autorisation. Etienne, une fois son viatique en poche quitte tout afin de fuir la ville avec sa fille Manon. Il se rend dans son village de montagne où il sait trouver une maison, des terres et de quoi éviter la violence citadine. Arrivé sur place, il découvre que même là, la vie paisible de son enfance a disparu. L’absence de tout contrôle pour assurer la sécurité, la disparition du travail pousse les gens du village vers une entraide permettant au moins de survivre. Rapidement, Etienne sent une tension auprès de ses amis qui l’ont accueilli chaleureusement. Sa maison a été pillée, ses bois rasés et, il semble même qu’il ne peut plus être maître chez lui. Une chappe de plomb pèse sur tous. Une pseudo milice veille pour le bien de tous, mais en se faisant facilement inquisitrice pour qui cherche à savoir. Il fini par apprendre que plusieurs jeunes filles ont disparu, que l’on retrouve régulièrement des corps atrocement mutilés sans explication rationnelle. Un climat de peur et de suspicion règne. La peur rend docile le village, le manque d’explication pousse à l’irrationnel. Certains murmurent se que d’autres n’osent avouer. Ces disparitions ne peuvent être qu’un fait de sorcellerie ! Etienne, pour sauver sa fille qui disparait subitement devra affronter la menace des hauts sommets s’il veut arriver avant le drame. Une montagne froide et hostile, balayée de tempêtes de neige, qui avale les humains d’une faim jamais satisfaite. Etienne devra affronter cette montagne, mais également les peurs d’une population en manque de repère.

L’irrationnel conduit facilement à envisager le pire ! Lorsque l’on perd ses repères, son travail pour être livré au vide total, le manque de tout peut faire croire que des forces occultes sévissent. La peur, quant à elle, emmène vers ce qui donne des apparences de sécurité. L’absence des structures étatiques à permis la mise en place de milices dirigées d’une main de fer par quelques autocrates forts en gueule et en muscle. Si le survivaliste pense pouvoir vivre de rien afin de faire un tout, c’est qu’il n’envisage pas que même dans le pire l’envie de pouvoir persiste ! Un pouvoir sans contrôle tourne vite vers la dictature. D’autre part, la peur engendre la peur et conduit rapidement à voir se concrétiser ses pires cauchemars. Etienne et ses amis devront affronter une montagne rebelle, des préjugés accablants pour retrouver Manon disparue ainsi qu’une autre femme et sa fille, sans doute avec Sériane craignent ceux qui la pensent un peu sorcière. D’un avis contraire, Etienne espère que justement Sériane est avec les trois femmes, mais il doit faire vite, le temps joue contre eux alors que la tempête fait rage sur les flancs de la montagne.

Johann Guillaud-Bachet nous emmène dans un monde apocalyptique où règne la peur et par conséquence à l’absurde faisant loi. Etienne, pour sauver sa fille, pour se protéger lui-même doit affronter l’horreur des pires cauchemars qui puissent être. Un roman du genre science-fiction, bien que très probable lorsqu’un état s’écroule. Déjà dan La soif des bêtes il nous emmenait dans son univers étrange, mais aussi dans Noyé vif
. Des romans qui se lisent avec délice en donnant des frissons, mettant parfois à vif les nerfs du lecteur. Des thrillers dans lesquels on se plonge sans parvenir à les lâcher.

Présentation de l’éditeur

Dans une France au bord de la guerre civile, où les ressources se font rares, Étienne décide de tout quitter pour se réfugier avec sa fille Manon dans la ferme familiale, au milieu des forêts d’épineux.
Il y retrouve de vieux amis mais son rêve d’autarcie s’écroule rapidement : la vie est rude dans la vallée cernée d’imposantes montagnes où plus personne n’ose
s’aventurer. Les pouvoirs publics ont déserté la région, au profit de la mystérieuse Fonderie qui semble tenir le village et les alentours sous son joug. Ici aussi,
peur et violence règnent.
Bientôt, Étienne apprend que plusieurs jeunes filles ont disparu et que des corps d’hommes déchiquetés sont régulièrement retrouvés à la fonte des neiges.
Chaque jour, les vents se déchaînent, chaque jour, les habitants se terrent… Et les peurs ancestrales resurgissent.

Un peu de l’auteur

Source photo Babelio

Johann Guillaud-Bachet partage sa vie entre le massif du Vercors et la ville de Casablanca au Maroc. Il est l’auteur de deux autres romans parus chez Calmann-Lévy, dont La Soif des bêtes, prix du Pays du Mont-Blanc 2020.

Détails sur le produit

• Éditeur : Calmann-Lévy (7 avril 2021)
• Langue : Français
• Broché : 352 pages
• ISBN-10 : 2702180671
• ISBN-13 : 978-2702180679
• Poids de l’article : 476 g
• Dimensions : 13.5 x 3 x 21.6 cm






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A propos Jérôme Cayla

Chroniqueur littéraire, lecteur, auteur de deux romans : Mathilde et Trois roses blanches. Je travaille habituellement avec les services presse des maisons d'éditions Me contacter par Mail sur contact Presse pour les livres en services de presse.
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